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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 11 décembre 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

La sénatrice LR Agnès Evren est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Quelle est votre analyse de la sécurité défaillante du Louvre ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    La direction du Louvre a-t-elle mis la sécurité comme priorité ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Réaction à l'affaire de l'enfant tondue en foyer ASE Paris ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous les divisions au sein des Républicains sur le budget Sécu ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Votre position sur l'union des droites avec le RN ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Réaction aux propos de Brigitte Macron sur les militantes féministes ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Ag Sveren, sénatrice à l'air de Paris et porte-parole des républicains. Merci d'avoir accepté notre invitation. D'abord, comme à chaque heure, il est l'heure de retrouver un membre de la cellule vrai ou faux.

Bonsoir Léa Souvitz. Aujourd'hui Léa, vous vous intéressez à une à une accusation virale sur les réseaux sociaux qui vise le président ukrainien Volodimir Zelenski. Et oui, avec ma collègue Lena Lacambé, on s'est intéressé donc à cette accusation selon laquelle Volodimir Zelenski, il aurait acheté une maison à un acteur américain pour 29 millions de dollars.

Écoutez, l'immense villa de Bill Cosby à New York a été vendue il y a moins d'un mois au président ukrainien Volodimir Zelenski. Alors, la villa dont il s'agit, c'est cette maison de ville. Elle est située donc à quelques pas de Central Park.

On est vraiment en plein cœur de New York. Alors ce qui est vrai, c'est qu'elle appartenait bien à l'acteur Bill Cosby et ce qui est vrai aussi c'est qu'il l'a bien vendu début novembre et d'après les internautes, cette transaction, elle serait passée par une société offshore qui appartiendrait à Volodimir Zelenski Films Heritage. Cette société donc elle existe.

Elle appartient à Elena Zelenska, la première dame ukrainienne. H donc ça a l'air d'être une vraie info mais en fait c'est une vraie gros syntoxe. Exactement.

En fait, en consultant le registre des des transactions immobilières de la ville de New York, on s'aperçoit que l'acteur américain, il a vendu sa maison à une entreprise qui s'appelle Seven Manor Holding. Donc c'est pas du tout le nom qui avait été donné par les par les internautes. Et cette société surtout, elle a rien à voir avec le président ukrainien.

Donc c'est complètement faux. Mais comme ces dernières semaines, on a eu plusieurs scandales de corruption qui ont concerné le gouvernement ukrainien, et bien ces accusations comme quoi Volodimir Zelenski aurait acheté ce bien très très luxueux, ça permet de faire planer le doute sur sa probité. C'est évidemment le but de cette campagne des fausses d'information.

Et alors, on sait d'où ça vient. Alors oui, plusieurs experts pointent une opération de propagande russe qui s'appelle Storm 1516 pour plusieurs raisons. Déjà le narratif utilisé donc d'épeindre Volodimir Zelenski comme quelqu'un de corrompu, c'est totalement dans la ligne des fausses informations qu'ils ont diffusé ces dernières années.

Par exemple, ils vont le montrer souvent soi-disant en train d'acheter des bijoux hors de prix pour sa femme ou bien en train d'acheter des voitures de luxe ou comme ici des villas autour du monde. D'après un spécialiste des des des opérations des informations en ligne. En fait, si on devait croire tout ce qui avait été publié à ce sujet pour les villas notamment, Volodimir Zelenski lancerait à sa 6e ou 7e villa euh autour du monde euh acheté.

Bon, ça peut faire sourire comme ça, mais n'empêche que les enjeux sont quand même importants à l'heure où la paix en Ukraine se négocie. Puisque toujours d'après ce spécialiste américain avec qui on a parlé, cette propagande, elle est plutôt efficace parce que ces dernières années, elle participe à affaiblir le soutien à Volodimir Zelenski dans certaines parties de la société américaine. Merci Léa.

On rappelle les rendez-vous avec la cellule vrai ou faux du weekend. Exactement. l'émission le samedi à midi et le et le dimanche à 20h.

Merci beaucoup Agnè Sverren. Donc vous êtes notre invité ce soir, sénatrice, porte-parole des Républicain et membre de la commission de la culture du Sénat devant laquelle cette semaine ont été exposées les premières conclusions de l'enquête administrative sur le case du Lourre. Et alors là et alors là on a appris un certain nombre de choses.

On a appris que les les braqueurs auraient pu être arrêtés à 30 secondes près. Oui, c'est ça. Qu' y avait bien des caméras de vidéo extérieure contrairement à ce qu'on avait dit dans un premier temps, qu'elles avaient filmé l'arrivée des malfaiteurs mais qu'en fait elles n'étaient pas visionnée en direct par un agent de sécurité.

C'est bien ça ? Alors en fait très concrètement comment dire la principale faiblesse en fait du Louvre c'est sa sécurité. Paradoxalement, c'est quand même le plus grand musée du monde et on s'est rendu compte que ce musée était totalement vulnérable et on le voit à travers justement ces caméras, c'est-à-dire qu'il y a un PC sécurité extrêmement vétus qui est le PC central où je me suis rendue.

D'ailleurs, j'avais été assez étonnée de me rendre compte que c'était un avec des écrans très anciens et il se trouve qu'en fait comme il n'y a pas assez d'écrans dans le PC central, ils ne peuvent pas filmer en direct et en temps réel toutes les images qui sont filmées des lieux sensibles. Autrement dit, oui, la caméra a fonctionné pour filmer en fait la mise en place de la nacelle, sauf qu'elle n'était pas retransmise en temps réel. Et autrement dit, il a fallu 4 minutes pour aller actionner un bouton quand ils ont compris qu'il se passait quelque chose.

Et donc, c'estes 4 minutes de perdu puisqu'en effet, on était à 30 secondes près et ces 4 minutes auraient pu évidemment éviter le cambriolage. C'est là où en fait on se dit comment se fait-il que le plus grand musée du monde ait une sécurité qui date du 20e siècle. Ça n'est pas admissible de se dire que tous les rapports, tous les audits de sécurité pointaient en fait la faiblesse de ce balcon de la galerie d'Apollon par lequel sont pénétrés ont pénétré en fait les cambrioleurs.

Et là et bien l'insuffisance d'écran, c'est quand même dingue de se dire ça, l'insuffisance d'écran en fait a fait que sur le tableau central n'y avait pas cette fameuse cette fameuse image qui montrait qu'il y avait la nacelle en temps réel. Mais Ania Sverine, c'est quoi votre analyse ? c'est ce n'est pas la priorité actuellement de la direction du Lourd d'assurer la sécurité des œuvres d'art.

Comment vous analyser cette situation ? Et bien, vous avez tout dit, c'est exactement ça. C'est-à-dire qu'en fait la gouvernance du du Louvre n'avait pas comme priorité la sécurité.

Et d'ailleurs, c'est ce qu'a dit l'inspecteur général des affaires culturelles et il a dit la sécurité n'était pas un élément cardinal. Et c'est vrai que la politique était privilégiée, c'est la politique d'acquisition ambitieuse des œuvres et le Louvre Renaissance qui visait à réaménager en fait le Louvre pour augmenter le nombre de visiteurs de 9 à 12 millions de visiteurs. Mais à aucun moment la priorité n'a été la sécurité et c'est même plus grave encore puisqu'en fait il n'y avait même pas de direction de sûreté.

C'estàd qu'il y avait une direction de la sûreté et de la surveillance, mais cette directrice s'occupait plus de la surveillance au sens accueil du public plutôt que elle vient d'être tout simplement euh Mais du coup, quelles conséquences ? Qu'est-ce que vous demandez vous aujourd'hui ? Écoutez, aujourd'hui euh ce qu'on demande évidemment, c'est d'abord de pointer euh la chaîne des responsabilités parce que les Français ne peuvent pas comprendre que le plus grand musée du monde a été cambriolé en quelques minutes, en plein jour, aussi simplement sans qu'on puisse pointer des responsables de la sécurité des œuvres et de la sécurité du musée.

Laurence Descart avait proposé cette démission, elle a été par Oui, elle l'a proposé à l'oral, elle ne l'a jamais vraiment établi à l'écrit. Et moi ce que je dis c'est que il y a eu des révélations. Là par exemple l'audit de 2019, l'audit qui a été commandé à Vancliff pointait encore une fois toutes les vulnérabilités du musée et le fait que la protection périmétrique était totalement défaillante indiquait même ce balcon comme possible en et en fait ce qui est grav mais ça lui avait pas été transmis.

C'est ça le problème, c'est ce qu'on appelle le tuilage. C'est-à-dire quand elle est arrivée, monsieur Martinez qui était son prédécesseur visiblement n'avait pas de très bonne relation avec elle et il a omis de lui transmettre ce rapport qui était absolument essentiel pour la sécurité des œuvres. Et donc je trouve ça, on va d'ailleurs l'auditionner la semaine prochaine seulement Laurence de Caréel.

Mais c'est vrai qu'il faut dire que la priorité n'était pas mise ni dans les investissements ni dans l'organisation sur la sécurité. Mais en clair aujourd'hui, vous demandez la démission de Laurence Descart. Écoutez, moi je le dis, je pense que compte tenu des nouvelles révélations et c'est assez concernant parce que nous nous sommes la démocratie parlementaire, nous sommes la représentation nationale et quand elle est venue devant l'Assemblée et le Sénat, à aucun moment elle n'a mentionné ce cet audit puisquelle ne le savait pas.

Et donc oui, je pense qu'en fait il y a eu pourtant des alertes qui ont été faites et le schéma de sécurité de 2017 qui devait mettre en place en fait un plan de sécurité, elle n'a pas agi. Elle n'a pas agi tout simplement contrairement à Rachid Adati qui dès lors qu'il y a eu ce cambriolage tout de suite a initié cette enquête administrative. cette c'est pas exactement quand même ce qui a été dit, c'est-à-dire que ce qui est visé, c'est aussi le ministère de la culture, pas uniquement Rachiad aujourd'hui, mais le ministère de la culture et donc ses prédécesseurs qui avait aussi une responsabilité de de contrôle du musée du Louvre et quelles étaient les priorités et que là aussi il y a eu un manquement.

Non, moi je trouve qu'au contraire madame Dati qui est la ministre de Tutelle en effet a pris toutes les initiatives. Elle a demandé une mission d'information sur la sécurité des musées. Elle a refléché 1 million d'euros pour organiser mieux la sécurité.

Donc mais quand le président de la commission du Sénat dit la défillance générale du musée comme de sa tutelle dans la prise en compte des enjeux de sûreté, il parle de quoi ? Bien, écoutez, là encore, je pense que c'est tout simplement euh des choix politiques qui ont été faits, des choix même encore une fois dans le l'organisation, c'est-à-dire l'ambition euh de l'acquisition des œuvres par exemple. Voilà, Rachid Adati entre nous, ça fait 20 ans qu'il y a une forme d'inquérité au Louvre.

Rachidati, elle est arrivée il y a un an, on peut pas lui faire porter quand même le chapeau de ce cambriolage, sachant qu'encore une fois, il y avait des tas d'audites qui alertaient sur cette vulnérabilité et que rien n'a été fait. Il faut savoir que encore une fois le schéma de sécurité qui visait à sécuriser le Louvre existe depuis 2017. Qu'est-ce qui s'est passé en 6 ans ?

Strictement rien en fait parce que il y a un projet pharaonique encore une fois qui est le Louvre Renaissance. Tout a été mis sur ce Louvre Renaissance et rien sur la sécurité. Donc il faut complètement changer de lunett, changer d'approche et désormais mettre la totalité en fait du budget sur la sécurité.

Sachant que c'est inadmissible. Encore une fois, je le redis, moi j'ai été très choqué de voir ces cinq PC de zone de sécurité où en fait dans n'importe quelle bijouterie aujourd'hui, il y a des caméras augmentées avec l'intelligence artificielle et là même les écrans sont totalement anciens, vieillot avec aucune modernité en fait. Agnè Sverren, vous êtes sénatrice de Paris. votre réaction ce soir à cette affaire dont nous parlions hier soir sur France info qui a été révélée par nos confrères de France info, la radio et le site.

Euh cet enfant de 8 ans euh dont la tête a été tondue par ses éducateurs dans un foyer d'aide sociale à l'enfance à à Paris. Rappelons que l'aide sociale à l'enfance dépend des départements mais qu'à Paris donc c'est comme Paris considéré comme un département, ça dépend de la ville de Paris. Votre réaction ce soir à cette affaire ?

Écoutez, moi je suis totalement outrée en tant qu'élu de la République évidemment et en tant que maman aussi. C'est inadmissible, ça fait mal au cœur, ça soulève le cœur en fait de voir de telles images. Et donc nous avons demandé nous justement au conseil de Paris avec Rachid Dadati et Nellie Garnier la possibilité d'organiser un débat au conseil de Paris la semaine prochaine parce que pour l'instant la ville de Paris fait la sour d'oreille et refuse de répondre.

En fait, nous avons demandé également une enquête administrative globale pour essayer d'étudier ce qui s'est passé et rassurer les parents. Ça n'est pas normal qu'à Paris, quand on va dans un centre de loisirs ou à l'école, nos enfants ne soient pas en sécurité. Ça n'est pas acceptable.

Et donc, nous attendons la réponse de madame Hidalgo qui pour l'instant encore une fois est dans le déni accepte ce ce débat que nous demandons. Un débat sur quoi ? Un débat sur la situation aujourd'hui justement du périscolaire.

Que se passe-t-il dans le périscolaire ? Là c'est pas la vous parle d'autre chose. Oui mais moi je parle de ça aussi parce que la pour expliquer précisément le périscolaire à Paris c'est parce qu'il y a eu plusieurs cas d'accusation d'actes pédocriminels commis par ceux qui sont chargés d'encadrer les enfants à la cantine et voilà dans les temps du périscolaire donc et ça c'est une autre affaire où donc aujourd'hui vous demandez des réponses de la c'est ça le message que je tiens absolument à porter et je lance encore une fois cet appel.

J'ai reçu une association de parents d'élèves encore hier et qui me disait c'est inadmissible qu'en fait on ait l'impression qu'on ne soit pas écouté, pas cru et que les choses ne soient pas rendu à la fois publique et et expliqué. Et qu'est-ce que vous reprochez pardon à Anidalgos dans la gestion de ce dossier des de ne pas vouloir répondre, ne pas accepter en fait cette enquête administrative que nous demandons. Pourquoi est-ce que on ne mettrait pas tout sur la table ?

Ça fait ça fait maintenant plusieurs plusieurs années en fait qu'on demande parce que c'est pas la première fois et là on a l'impression qu'il y a une justapposition qui a encore beaucoup de faits. C'est pas des faits isolés, ça devient véritablement Il y avait un rapport d'ailleurs qui avait été fait en 2015 pour rendre plus sûr les écoles pour les enfants et pour qu'il n'y ait plus d'actes pédocriminels commis de la sorte. Est-ce que vous aviez connaissance de ce rapport ?

Est-ce que vous aussi dans l'opposition à droite vous avez demandé pendant toutes ces années qu'il se passe quelque chose ? Mais bien évidemment et c'est pour ça qu'aujourd'hui je le redis, nous demandons l'organisation d'un débat la semaine prochaine au conseil de Paris. Nous entamons nos travaux dès mardis et il faut que madame Hidalgo l'accepte.

Ce qui se passe aujourd'hui dans les arrondissements, ce qui se passe tout simplement à Paris est inadmissible. Oui, il y a il y a pas qu'à Paris, on en parlait avec le le militant des droits de l'enfant liqu mais c'est c'est malheureusement ce sont des ce sont des drames et des situations qui arrivent qui arrivent partout. Il y a un problème avec l'aide sociale à l'enfance.

Les socialistes ont déposé une proposition de loi qui devait être examinée aujourd'hui à l'Assemblée euh pour proposer qu'un avocat accompagne chaque enfant euh placé aujourd'hui à l'aide sociale en enfance. C'est c'est une bonne idée ça. C'est une bonne question.

Écoutez, pourquoi pas honnêtement, si on peut renforcer les droits des enfants, ça me semble aller dans la bonne direction. Là, franchement, il y a pas de d'esprit partisan. Il faut être pragmatique.

Il faut surtout agir et efficacement et très rapidement. Mais sur cette question, vous êtes également donc sénatrice. Il y a eu un rapport sur la ZEU, sur l'aide sociale à l'enfance qui montre les difficultés à Paris mais dans beaucoup d'autres départements.

Et pour autant, il y a là cette histoire de ce petit garçon qui est terrible mais il y a eu aussi beaucoup d'articles sur la prostitution de jeunes femmes mineures placées à la on a l'impression qu'il y a pas de politique de santé publique qui suit. Comment vous expliquez ça ? Le Sénat a fait ce rapport et depuis rien rien vous avez raison.

Vous savez, moi j'ai été rapporteur d'une mission d'information sur les femmes à la rue et notamment celles qui malheureusement se prostituent, celles qui sont avec des bébés à la rue pour certaines qui accouchent et et c'était d'autant plus stupéfiant qu'en fait désormais en fait il y a tellement de femmes à la rue, il y a une recrudescence depuis depuis 10 ans qu'aujourd'hui on a mis des critères de vulnérabilité pour avoir accès à l'hébergement d'urgence par exemple. Aujourd'hui, il faut avoir, grosso modo, si on est enceinte, il faut être enceinte de plus de 7 mois pour pouvoir avoir une place en hébergement d'urgence et il faut que le bébé et moins de 3 mois. C'est-à-dire qu'on voit aujourd'hui, comme vous le dites, des femmes qui sont obligées de se prostituer parce qu'elles sont à l'arri et qu'elles n'ont pas de place en hébergement. certaines disent "Je suis prête à le faire pour avoir un toit et être en protection d'un homme." Parlons un peu de la situation de votre partie Agnè Évere.

Les Républicains, il y a eu un vote cette semaine, le vote du budget de la sécurité sociale qui est passé de justesse à à l'Assemblée. Le groupe s'est divisé. Euh Bruno Rotaillot que vous aviez soutenu pour la présidence avait donné des consignes pour voter pour.

Il n'a pas été écouté par une partie euh du groupe. Comment vous définissez la situation aujourd'hui euh dans votre famille politique ? Une situation de division objective.

Très franchement, la situation euh de division, de fracturation, elle est partout à l'Assemblée nationale aujourd'hui. Euh ou mais là, on parle de votre famille politique. La droite, c'est quand même particulièrement fragrant.

C'estàd que d'un côté, il y a Laurent Vioquier qui appelle les troupes, les députés à voter en disant il a mis quand on regarde les les Twitter, c'est quandme les messages sur les réseaux sociaux. Laurent Voquier dit "Ce texte n'est ni parfait ni idéal, c'est un moindre mal." Et de l'autre côté, Bruno Rotayo qui dit "Ce budget envoie la France dans le mur et je le recrète profondément." Agnès Sverren, quelle est votre droite ?

Ouais. Alors, d'abord juste une chose, c'est qu'aujourd'hui, il faut bien que ceux qui nous écoutent comprennent qu'il y a un chaos indescriptible à l'Assemblée nationale parce qu'en fait l'abandon du 493, c'est un gigantesque changement. Aujourd'hui, on a des alliances totalement irréalistes.

Le RN qui vote avec le LFI. Euh c'est vrai que la droite en fait euh pour parti a considéré que le budget était certes mauvais, mais ils avaient eu des victoires politiques. La réindexation des retraites par exemple, la la défiscalisation des heures succes notamment.

Nous euh au Sénat et ça a été la position de Bruno Retaillot, la suspension de la réforme des retraites était pour nous une totale ligne rouge. Pourquoi ? Parce qu'on transfère tout simplement le déficit amissal du régime de de retraite sur les futures générations.

Mais du coup, quelle est votre droite ? Vous pensez quoi vous Annie Sverren ? Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire sur ce budget de la ?

Alors moi je vous le dis très franchement pour moi c'est un budget qui est qui est qui est mauvais. Je me serais abstenu. Pourquoi ?

Parce qu'on aggrave le déficit. Vous savez quand le déficit initial du gouvernement enfin de prévisionnel du gouvernement était de 17 milliards, il est arrivé en sortant de l'assemblée à 24 milliards, on l'a rétabli à 17 milliards. Moi, je ne l'aurais pas voté pour une simple et bonne raison, c'est que par esprit de responsabilité, je considère que c'est un budget qui aggrave le déficit de la France et qui mise tout sur la fiscalité et non pas sur la réduction des dépenses.

On sait qu'aujourd'hui, on le sait, la fiscalité, elle étouffe l'économie, l'entreprise, l'innovation, elle fracasse le pouvoir d'achat des Français et elle empêche la réindustrialisation. Donc, il faut qu'on change complètement d'approche et qu'on pense d'abord en réduction de dépenses et qu'on arrête d'étouffer l'entreprise avec la fiscalité. Écoutez, vous savez, il y a un chef qui a été élu à 74 % des voix, c'est Bruno Retaillot.

Après, je vous le disais, aujourd'hui euh c'est un parti, il est vrai, qui a été affaibli, mais la difficulté c'est qu'on a des députés qui considèrent aujourd'hui qu'ils doivent leur réélection ou leur élection comme députés, non pas au porti, mais parce qu'ils étaient très identifiés sur leur territoire et que voilà, ils n'ont pas forcément c'est plus compliqué hein. Agen, vous êtes en train de vivre une nouvelle fois la droite, votre parti qui s'entréchire à l'approche des présidentiels. plusieurs commentaires de la de la vie politique, commentateurs qui connaissent bien votre partie disent en fait leur renvoquier il est en train de régler ses comptes avec Retillo.

Vous comment vous regardez ce spectacle là ? Vous dites que voilà vous êtes encore en train de tomber dans ces ces arms de la droite française ? Ben écoutez, moi évidemment je je je le regrette et en tout cas sur le fond, une chose est certaine, c'est qu'on était totalement aligné sur notre boussole qui est aucune augmentation d'impôts et réduction des dépenses publiques.

Et là encore, la différence entre euh le groupe à l'assemblée, c'est qu'ils ont obtenu des victoires politiques. Mais vous êtes illisible. Vous êtes illisible en ce moment.

Oui. Bah écoutez, vous voyez, j'ai le courage de venir devant vous justement pour vous répondre et euh et et tout le sujet justement c'est d'essayer d'avoir désormais un projet qui soit concret, crédible et d'être encore une alternance possible aujourd'hui au macronisme. Il y a un autre sujet qui divise les Républicains, c'est la question de l'Union des droites et de la ligne à tenir face au rassemblement national.

Comment vous réagissez à cette à cette tournée médiatique de Nicolas SarkoZi ? qui était il était aujourd'hui à Marseille, je crois, pour signer son livre, Journal d'un d'un prisonnier qu'il a fait paraître. il est attendu à chaque fois par des des fils de de supporters qui veulent absolument le le rencontrer.

Et dans son livre, il parle de cette union des droites, il parle du chemin de la reconstruction de la droite qui ne pourra passer que par l'esprit de rassemblement le plus large possible sans exclusive, sans anathème. Il parle également de Jordan Bardella dans une interview au point en disant que Jordan Bardella lui fait un peu penser au RPR au temps de Jacques Chirac. écouter la réaction de Florence Portelli et puis après vous réagissez.

Je pense que Jacques Chirac doit faire des saltos arrières dans sa tombe. Jacques Chirac, il a pas toujours été constant, mais il avait quand même une constance dans sa vie, c'est d'être farouchement opposé au Front National, au Rassemblement national. Oser réclamer de Jacques Chirac pour aller cautionner une rédition, une capitulation du pays vers l'extrême droit.

Je trouve ça lamentable. En plus, ce qui est vraiment dommage, c'est que Nicolas Sarkozi, qui a été un grand président de parti, qui a été un très bon ministre de l'intérieur d'économie, qui a bien commencé son mandat de président de la République, aujourd'hui donne une piètre image finalement de ce qui par rapport à ce qu'il a été. Agne.

Ouais, je Écoutez, je suis pas tout à fait d'accord avec Florence Portelli parce qu'en fait le rassemblement d'aujourd'hui n'est pas le Front National de Jean-Marie Le Pen. C'est vrai que Jacques Chirac avait dit toute compromission avec le France national serait mortelle. Moi je ne veux pas moraliser le Rassemblement national.

Le Rassemblement national, c'est quand même 11 millions d'électeurs. C'est un parti qui a gagné 8 millions de voix en 20 ans. Que s'est-il passé ?

Et c'est là où je me dis à chaque fois qu'on moralise le le Rassemblement national, ça le renforce. Après philosophiement, le Rassemblement national pour vous est devenu un est devenu un parti de gouvernement avec qui la droite pourrait s'allier. Mais non, je alors là, vous voyez, typiquement les journalistes qui surinterprètent les propos.

Je dis juste pose une question pour savoir à quel point selon vous le national a évolué. Il dit juste qu'il faut arrêter de moraliser le rassemblement national. Il y a pas un/ers de fasciste en France, il y a pas un/ers de racisme, c'est 11 millions d'électeurs et le RN a performé aujourd'hui sur les fractures territoriales parce que aujourd'hui, c'est vrai que l'État incarne une forme d'urbanité et que dans la France périphérique justement Marine Le Pen a parlé sur les a réussi à parler à ces classes populaires qui ont été abandonnées par la droite et par la gauche.

Bien sûr, ça ça explique un succès mais ça n'explique pas la position que vous vous défendez de votre famille politique de de relation avec votre parti. Exement. Après, moi je pense que ce sont deux entités différentes.

Philosophiquement, ce qui nous distingue déjà, c'est la Croix de Laoren. Ça c'est une première chose. Ensuite, sur le plan économique, nous nous avons une vision libérale qui est fondée en fait sur plus de de travail et moins de dépenses publiques.

Là, c'est l'inverse, c'est une vision plus étatiste. Ça dépend, ça dépend, ça dépend si vous regardez plus du côté de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella. C'est vrai aussi, il est pro business.

Mais en l'occurrence, c'est ça qui nous distingue, c'est qu'en fait nous nous sommes pour une solidarité avec contrepartie là où eux ils sont pour une solidarité sans contrepartie. C'est vrai, il y a plus que ça qui pardon mais il y a plus que ça qui vous dit je ne moraliserai pas le Rassemblement national. C'est a une partie de nos électeurs qui sont partis.

Vous savez, moi je l'assume de le dire. Beaucoup de nos électeurs sont partis entre d'un côté au Rassemblement national et chez Emmanuel Macron. Aujourd'hui, ce qui compte c'est pas l'Union des droites.

Vous verrez jamais Marine Le Pen serrerit la main de Bruno Rotaillot, hein, je vous le dis tout de suite. C'est l'union des électeurs. Parce qu'aujourd'hui, encore une fois, les Français, la la France penche à droite, ils veulent moins d'immigration, plus de sécurité et moins d'impôts.

Comment on fait l'union des électeurs avec une primaire de la droite, une primaire des droites ? Non, mais là c'est non, vous avez tort. C'est-à-dire que l'Union des droites, elle est déjà faite dans les ures.

Je vais vous dire quelque chose. En fait, je vous le disais, il y aura pas de main serrée entre Marine Le Pen et Bruno Rotaillot, mais moi, je connais beaucoup d'électeurs qui entre LFI et Ren préfèrent voteren. Pourquoi ?

Et ils le me disent, ils me disent LFI en fait est le pire danger pour la démocratie et pour nos valeurs républicaines. Et donc même s'il y a un front républicain, j'imagine pas un électeur de droit dire "Ben finalement, je vais voter à la fille, forcément ils voteront RN." Donc en fait cette union elle est elle a déjà lieu dans les urnes.

Agne. La question elle n'est pas de de moraliser ou pas. La question elle est aussi de l'analyse de Nicolas Sarkozy.

Est-ce que ce n'est pas une erreur politique ? Est-ce que ça ne renforce pas le Rassemblement national ? Écoutez euh moi je je vais vous dire quelque chose, c'est qu'en fait aujourd'hui le Rassemblement national est à 35, on est à 8 et en fait c'est le rapport de force est inversé.

C'est pas une alliance, c'est une absorption. Le gros mange le petit. Donc en fait c'est une disparition.

Un parti comme le nôtre qui a donné cinq présidents à la France, qui a dominé la 5e République, se laisser comme ça bouffer, absorber par le Rassemblement national, c'est la disparition pure et simple en fait de notre parti politique. Moi je ne veux pas qu'on se dissolve dans aucun parti, niène ni macronisme, mais qu'on essaie justement d'avoir notre propre projet d'alternance avec encore une fois moins de dépenses publiques, plus de libéralisme, un candidat qui représente LR à l'élection présidentielle. Ben c'est très simple, sinon on disparaît.

C'estàd qu'avec la démultiplication des candidatures à droite, on risque d'être absent du second tour. Et donc moi, j'appelle la droite avec une primaire d'abord entre nous, c'est-à-dire pour éviter qu'on se dissou dans un autre parti et on choisit s la proposition de le renvoquer de Gérald Darmanin. Sarf.

Je pense que moi je trouve Sarah Knafo elle a beaucoup de talent mais je pense que d'abord il faudrait au sein de notre propre parti qu'on ait notre champion et après on voit si dans un deuxième temps en effet on fait une primaire. Avant vous étiez avant vous étiez opposé hein la primaire vous disiez que c'était la division de la droite et je vais vous dire pourquoi. Je vais vous dire pourquoi.

Parce qu'en fait quand malheureusement on est entre 6 et 8 % comment est-ce que vous les départagez par des sondages à la précédente présidentielle même moi vous étiez en dessous de 5 %. Oui, on a fait 4 et demi mais là on est à 8 en fait. Donc au début je me suis dit allez on va pas retourner dans une primaire, on va faire des sondages.

Le problème des sondages c'est que vous voyez bien 6 suite comment on peut les départager. Tu es dans la marge d'erreur, c'est compliqué hein. Voilà, vous voyez, je suis lucide hein, j'ai pas la langue de bois.

Donc je me dis finalement la primaire, notre champion pourrait être décidé, choisi par nos adhérents et c'est sont les adhérents qui trancheront. Un petit mot parce que j'ai vu que vous aviez réagi sur une une autre chaîne d'information au propos de Brigitte Macron qui a qualifié des militantes féministes de Salcon. Elles avaient interrompu la veille le spectacle d'un humoriste qui a été accusé de viol et puis il a bénéficié d'un non lieu.

Euh bah votre réaction ? Bah écoutez, moi je honnêtement j'en ai assez en fait de cette agressivité dans notre société. On a l'impression que le combat a mené, c'est contre Brigitte Macron au lieu de mener les combats contre les violences sexistes et sexuelles.

Il a eu un non lieu. Et donc aujourd'hui ce qui est inadmissible surtout c'est de voir qu'on a des activistes à chaque fois à la philonie, au cinéma, au théâtre qui viennent interrompre un spectacle. Moi c'est ça en fait que que je récuse maintenant l'utilisation du terme salon dans la bouche de la première dame attendez qui a beaucoup choqué hein.

Qui a beaucoup choqué notamment la jeune génération en privé. Non mais franchement entre qui n'a pas tenu des propos comme cela ? Je veux dire ce qui est dit dans une loge doit rester dans une loge mais on a tous entre nous on peut se parler dans dans 5 minutes.

On aura sans doute des propos qui sont un peu différents de ce qu'on porte devant un micro. Et voyez c'està-dire qu'aujourd'hui il y a plus de décorrélation entre la les conversations privées et la parole publique et ça je trouve ça gravissime en fait. Merci beaucoup Agn d'être venue ce soir et d'avoir répondu à toutes nos questions.

Sénatrice de Paris, porte-parole des des républicains. Merci Camille, à bientôt. Avec plaisir.

Bonne soirée sur France Info TV. Tout de suite, vous avez rendez-vous avec les informés. Ah.