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InterviewRMC (sur YouTube)· 19 novembre 2024 10 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Colère des agriculteurs : Les tracteurs sont de sortie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Cette colère d'aujourd'hui puise-t-elle ses racines dans celle que vous aviez incarnée en 99 ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la colère d'aujourd'hui est aussi légitime que celle de 99 ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Les règles du jeu peuvent-elles évoluer depuis 99 ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron est en Amérique du Sud pour bloquer le Mercosur, est-ce que ça suffira ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Les gagnants du Mercosur (viticole, cognac) justifient-ils ces accords ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les normes françaises sont-elles un adversaire des agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30José BovetFait
    « En 1999 on est déjà dans un conflit puisque l'Europe a interdit depuis le début des années 80 les hormones dans l'élevage. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

José Bovet bonjour vous êtes l'invité de 7h40 ce matin et cette colère elle vient de loin parce que quand on vous écoute au fond on vous a découvert vous votre moustache votre propos votre incarnation des campagnes françaises et d'une certaine paysannerie d'un monde agricole en 99 lors de la contestation les arrachage d'OGM le démontage du McDo de mot est-ce que la colère d'aujourd'hui puise ses racines déjà dans la colère que vous aviez incarné en 99 alors je dirais qu'en 1999 on est déjà dans un conflit puisque l'Europe a interdit depuis le début des années 80 les hormones dans l'élevage suite à des actions de paysans qui refusaient d' d'en mettre et qu'en 95 quand l'Organisation mondiale du commerce se met en place les États-Unis veulent exporter vers l'Europe du bœuf qui a été traité aux l'Europe résiste l'Europe est condamnée par le tribunal de l'OMC l'Europe va en appel et elle est recondamnée et les États-Unis ont le droit de surtaxer à 100 % des produits euh européens qui arrivent sur le sol américain voilà le point de départ de cette affaire et je dirais pourquoi pour une raison très simple c'est qu'il y a en avant que l'OMC soit mise en place un tour qui s'appelle appelle l'Uruguay Round dans lequel se négocient les nouvelles règles agricoles mondiales c'est déjà la question presque de l'Amérique du Sud he et de l'AL alors à l'époque vous app vous appeliez ça almondialisation c'était même bien enfin c'est 10 ans avant mais le le le problème à ce moment-là c'est qu'on dit à l'Europe il faut changer radicalement de politique agricole plus d'aide au revenu c'est interdit et c'est toujours interdit obligation d'importer au minimum 5 % de chaque produit même si on en a pas besoin si est autosuffisant et troisième règle c'est le prix mondial qui sera maintenant la référence dans tous les échanges et y compris en interne dans les pays c'est un bouleversement c'est en 1992 la première réforme de la pack qui amène des colères en France et en Europe de manière incroyable et su à ça est est-ce que José Bové vous soutenez la colère aujourd'hui est-ce que vous estimez que la colère d'aujourd'hui elle est aussi légitime que celle que vous avez vécu en 99 je dirais qu'elle est aussi légitime et que lutter contre cet accord de libre échange et contre tous les accords de libre échange est aujourd'hui une responsabilité évidemment syndicale au niveau des paysans mais je dirais de toutes les hommes et femmes politiques et je dirait aussi de l'État et de la Commission européenne mais on ne pourra gagner cette bataille que si on change les règles du jeu et que si on respecte à la fois les droits humains les droits c'est-à-dire les droits du travail le droit à l'environn et qu'on soit en capacité d'intégrer dans tous les accords commerciaux des règles internationales qui soient justes et qui ne profitent pas à quelques multinationales qui veulent imposer leur logique commerciale est-ce que ça veut dire que aujourd'hui ces règles peuvent évoluer c'estàdire que quand on vous écoute alors qu'on sait que pendant ce temps-là Emmanuel Macron est en Amérique du Sud et qu'il a beau dire que il ne veut pas de cet accord du Mercosur il est en train de se faire sans nous en quelque sorte c'est cet accord est-ce que vraiment les règles du jeu peuvent changer si elles n'ont pas changé depuis 99 non le problème c'est que il faut d'abord bloquer cet accord en lui-même il a été bloqué à plusieurs reprises il a pris un temps faux effectivement aujourd'hui il est complètement obsolè donc il faut le bloquer parce qu'on aura pas la contrôle ni sur les hormones ni sur les OGM et qu'on voit bien que c'est alors certains disent c'est pas parce qu'on rajoute 1 % d'importation mais 1 % + 1 % + 1 % euh ça devient invraisemblable et les États-Unis suite à notre conflit du buff aux hormones n'ont pas été on a bloqué les hormones mais l'Europe a été obligée d'accepter 1 2 3 % de plus d'exportation depuis les États-Unis il y a eu il y a eu des contreparties José Bovet quand on écoutait tout à l'heure Emmanuel le Chipre qui nous disait qu'il y avait eu quand même il y a des gagnants à ce Mercosur il y a notamment la filière viticole et dans une moindre mesure la filière les tiers qu'est-ce que vous leur dites à eux eux ils disent bah nous ça nous arrange de pouvoir aller vendre notre vin notre cognac à l'Amérique du Sud c'est un très gros marché mais je dirais qu'il y a d'abord une solidarité interne au paysans est-ce que l'agriculture ça doit être la guerre de tous contre tous entre paysans d' dans un même pays dans un même continent l'Europe et est-ce que c'est une guerre aussi entre des des régions du monde où les paysans doivent s'affronter donc il y a des gagnants et des perdant n'a pas de sens quand on parle d'alimentation parce que on fait tous le même boulot et si on doit vendre des produits parce que B effectivement dans notutre pays par exemple sur le vin bah le Brésil est pas connu pour son vin par contre il est très connu pour ces oranges et ça a jamais posé un problème à personne donc on est capable de construire autrement que la la la concurrence permanente entre le paysan mais la question oui et la question effectivement de la croissance il y aussi une autre colère qui qui sont les normes Charles oui c'est Philippe qui nous écrit sur Direct studio il nous dit l'adversaire des agriculteurs ce n'est pas seulement l'Union européenne José Bovet c'est aussi la question des normes qu'on surtranspose en France on entend aussi ces agriculteurs qui disent laissez-nous bosser alors là aussi je voudrais introduire un autre élément mais qui va aller je pense qu'il comprendra très bien ce que je dis c'est que tous ces accords sont liés à des règles de produit qu'on a le droit d'utiliser ou pas en agriculture que ça soit dans le vin sur la viande les céréales ou autre chose c'est le Codex Alimentarius alors c'est un nom barbare mais dans lequel on dit tout ce qu'on peut utiliser tous les pesticides qu'on peut utiliser ce interdit en Europe ou pas par exemple les hormones sont autorisé dans le Codex Alimentarius et bien le Codex Alimentarius il est adossé à tous les accords que ça soit l'OMC ou que ça soit les accords de libre échange ce qui veut dire que effectivement il y a les pays qui peuvent utiliser tout et n'importe quoi parce que dans ce codex c'est vraiment une tromperie totale je vous donne juste un exemple pour le vin on a le droit à 180 additifs différents pour faire du vin ça c'est dans le codex donc si on ne réforme pas euh ce qui est autorisé ou pas au niveau international euh on aura toujours ce problème de mise en adéquation entre les pays les uns par rapport aux autres et ça je dirais que c'est né tenu que parce que les multinationales tiennent euh ce codex alimentarus ce ne sont pas les États qui négocient mais les entreprises et c'est en général en Suisse en Suisse effectivement pour une sorte de de terrain José Bovet vous avez été quatre fois en prison pour effectivement du fauchage d'OGM pour le le le McDo il y a des moments de bascule on a l'impression à l'inverse que ce soit la mobilisation d'il y a un an ou celle qui est en train de reprendre aujourd'hui qui a une forme de bienveillance de la part de de l'État à l'endroit de cette colère vous comprenez ce changement écoutez moi ce que ça c'est quelque chose que j'ai souvent vu c'est vrai qu'en général quand la FNSEA manifeste elle est jamais très ennuyée alors là je crois qu'ils ont quand même compris la FNSEA que c'était pas la peine c'est pas vos copains José Bové la f quand vous dites ça comme ça on sent que vous avez presque l'impression s'ils sont pas ennuyés c'est que c'est c'est peut-être des gens un peu complices mais je je j'iraai pas jusqu'à là mais je dirais simplement que aujourd'hui effectivement ils ont toujours été favorables aux accords de libre échange ils ont été favorables à la mise en place de l'Organisation mondiale du commerce et donc effectivement ils ont cru à une certaine for par ils sont jugé partis ou est-ce qu'aujourd'hui quand même ils représentent pour vous le monde agricole premier syndicat officiellement en tout cas du monde agricole hein il il y a aucun souci ils ont leur place et je leenlèverai pas je suis pas évidemment pour pour dénoncer ça et c'est plus à moi de donner des des des slogans pour les élections mais en tout état de cause le le le problème c'est que on peut pas dire d'un côté on veut tel accord par exemple avec le Maroc et en disant en même temps de l'autre et ça j'ai entendu ça de la président de la FNSEA quand j'étais député européen qui me dit ça sert à rien de de défendre les producteurs de tomates de toute façon ils sont condamnés et et ben j'ai dit non on n pas vous avez pas le droit de dire ça aujourd'hui l'agriculture c'est un tout et on peut pas sacrifier un domaine pour un favoriser un autre ça n'a pas de sens et c'est ce que vous disiez aussi tout à l'heure sur la question des gagnants ou des perdant vous disiez en fait la réalité c'est qu'il y a une forme de solidarité il doit y avoir en tout cas à vos yeux une forme de solidarité du monde agricole sans distinguer certains gagnants au mépris des des perdants merci José Bové d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin et d'avoir été l'invité de 7h40 José Bové fondateur de la Confédération [Musique] paysane I