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ChroniquePublic Sénat (sur YouTube)· 17 octobre 2025 26 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Sébastien Lecornu échappe à la censure, le plus dur commence ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Fait
    « À seulement 18 voix près, Sébastien Lecornu échappe de justesse à la censure. »
  • 5:30Fait
    « Le PS justifie sa position par une volonté de peser pour de bons sur le prochain budget. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

À seulement 18 voix près, Sébastien Lecornu échappe de justesse à la censure. Pour l'adoption 271, la majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. À l'exception de sep députés, les socialistes n'ont pas voté la motion comme il l'avait promis en échange d'une suspension de la réforme des retraites concédées par le gouvernement.

Alors que les Républicains n'ont pas non plus voté pour la chute du gouvernement, le RN considère que le PSCLR pactise avec les macronistes pour le plus grand malheur des Françaises et des Français. Ils ont assisté aux NOS rouge entre tous les membres du Parti unique, l'UMPS. Le PS justifie sa position par une volonté de peser pour de bons sur le prochain budget.

En acceptant d'entrer dans le débat comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre. De son côté, le bloc central a du mal à digérer la suspension de la réforme des retraites, mais compte bien défendre la réforme au moment des débats au nom de de du refus de la politique du pire et avec l'idée simple que dès lors que il va y avoir un débat budgétaire, on peut à l'intérieur de ce débat budgétaire lutter contre telle ou telle position et contester cette suspension. Nous votons contre cette suspension.

Les débats budgétaires commencent dès la semaine prochaine dans une assemblée nationale très divisée et s'annonce déjà comme une nouvelle épreuve du feu pour l'exécutif. Et on va en parler tout de suite avec Arnaud Benedéti. Bonjour Arnaud, merci d'être là.

Éditorialiste politique Frédéric Dabi. Bonjour Frédéric. Merci également d'être avec nous.

Directeur général d'opinion de l'IFOP. Sébastien Lecornu qui a donc échappé de peu à la censure grâce notamment au Parti socialistes et au fait que les députés et socialistes ont respecté leur consigne de groupe dans leur immense majorité. grâce aux deux flotteurs que sont euh le groupe socialiste et le groupe LR, les deux anciens partis de gouvernement qui évidemment en ne votant pas la censure ont permis au Premier ministre au moins de passer ce euh premier obstacle.

Ce n'était pas évidemment une surprise à partir du moment où les deux groupes avaient clairement indiqué leurs intentions. Maintenant, j'allais dire le parcours d'obstacles se poursuit parce que on rentre, j'allais dire dans la séquence que voulait le Premier ministre, monsieur le Cornu, il a répété le gouvernement propose, le parlement débat et vous votez. Et bien, on est dans cette séquence là.

Euh ça sera certainement compliqué, ça sera très compliqué à la fois sur le budget, à la fois sur le PLFSS. Il y a quand même des tas de questions qui qui se posent et on reste dans une situation qui à mon sens reste pour l'instant profondément déséquilibrée, profondément instable mais avec un premier ministre au moins qui peut souffler parce que c'est vrai la menace de la censure immédiate eut été un coup de tonner supplémentaire dans une succession de coup de tonner depuis maintenant plusieurs mois et encore plusieurs semaines. Ouais.

Est-ce qu'il a réussi ? Comment perçoit l'opinion publique de ce qu'a réussi à faire au moins jusqu'à maintenant Sébastien Lecnuil, c'est-à-dire échapper à la censure en trouvant une forme de compromis avec le Parti socialiste. Je pense que les Français ont solué une forme d'habilet, voire de ruse.

Quelqu'un dans un qualitatif avait comparé Sébastien Cornu à Louis X ce roi retort, rusé. Alors il imprisonné ses ses opposants dans des cages qu'on appelait des fillettes. C'est pas le cas de Sébastien de Cornu mais c'est vrai qu'il a été très bon. manœuvrier et ça s'est ressenti directement dans une enquête faite au lendemain de euh son discours de politique générale où les Français ont été beaucoup moins nombreux à souhaiter la dissolution.

On est à peine maintenant sur une personne, sur deux. Alors que jusqu'à maintenant, jusqu'à son discours de politique générale, les Français disaient face à cette crise, face à cette éclipse du politique, face à cette paralysie aux urnes pour trancher euh le nœud gordien. Et d'un côté, les Français ne la souhaitent plus, les Français ne la pronontiquent plus.

Et c'est vrai que il a eu des paroles fortes sur le fond. il a comment dire rompu avec il a je vais être méchant enterré le 2e mandat d'Emmanuel Macron en suspendant cette réforme des retraites ce qui est soutenu Orian par 66 % des Français et 66 c'est presque un chiffre magique pour cette réforme des retraites le jour du vote de cette réforme dans les circonstances que l'on sait on avait 66 % des Français qui étaient défavorables à la réforme des retraites. Il y a quelques semaines, le Parti socialisme commande une enquête sur la suspension de la réforme.

On a 66 % des Français qui veulent la suspension. Et là dans l'enquêteop pour LCI diffusé hier soir, on a 66 % des Français qui approuvent qui considèrent que Sébastien de Corneu a eu raison de suspendre la réforme. Ça montre à quel point la page n'a jamais été tournée.

Ça a été un point de blocage, un virou qui a sauté et sur la forme et j'en finirai là, il a aussi enterré Jupiter dans le sens où il a dit avec cette anaphor le parlement, l'Assemblée votera, choisira. On il va essayer de coconstruire un budget mais comme l'a dit Nometti ça va être extrêmement compliqué mais en tout cas il a eu ses soutiens inattendu des deux anciens partis de gouvernement enfin inattendu pas pour LR plus pour le PS qui a qui a fait preuve peut-être d'une distinction très forte et peut-être profitable face à la France insoumise. Juste un peut-être pour rebondir sur sur ce que dit Frédéric sur Emmanuel Macron parce qu'effectivement la réforme de retraite c'était l'un des totems du macronisme.

Emmanuel Macron qui hier a reçu député et cadre de renaissance alors qu'il a dit que le compromis était désormais entre les mains de Sébastien Lecnu. Il lui laisse carte blanche comme il s'était engagé. Il a eu cette phrase, on va la regarder.

C'est douloureux pour nous tous. Je sais pour nous tous. Je sais que ce ce que vous coûte cette suspension, ce que vous a coûté aussi de défendre cette réforme, les menaces parfois la violence, ce combat était juste et le reste, mais il fallait ce compromis pour permettre la stabilité.

Ça coûte pour nous tous, dit le chef de l'État. Il s'inclut du coup dans le Oui. Alors attention, soyons très prudents parce que moi je ne suis pas de ceux qui pensent qu'elle est totalement enterrée.

Vous savez qu'il y a le problème du véhicule législatif de cette suspension qui est quand même un vrai sujet parce que en principe ça doit passer par le PLFS le budget de la sécurité sociale. Le budget de la sécurité sociale sur lequel je rappelle déjà Michel Barnier était tombé l'année dernière. Donc il faut être encore, je crois, extrêmement circonspect, extrêmement prudent, ce que d'ailleurs ne cache pas en privé un certain nombre de cadres du Parti socialiste qui ont compris que en effet ont risqué de leur faire entériner une suspension, certes qu'il souhaitait, mais en même temps à travers le PLFSS des mesures qui pourraient être en effet pour eux des mesures inacceptables.

Donc on est encore très loin de, me semble-t-il de la suspension, même si politiquement et médiatiquement et symboliquement, il y a la volonté de en tout cas pour l'instant rester sur ce compromis là. Mais c'est pas fait. C'est pas fait.

Et quand on voit la position, je le rappelle aussi du Sénat, là aussi il y a quand même des questions qui se posent. Donc je pense qu'il faut être très prudent pour pour l'instant. Ensuite, si vous voulez, moi je pense que par rapport à l'opinion, on va voir comment ça va se développer parce que bon, je parle sous le sous l'autorité indiscutable de Frédéric, mais il sait comm moi que l'opinion ça mature et que ça peut évoluer parfois de manière assez rapide.

Il y a quand même une tendance de fond par rapport à la séquence que l'on a vécu qui apparaît dans les commentaires d'un certain nombre de Français. c'est que tout ça c'est un sauvetage. C'est pas un sauvetage pour la stabilité forcément, c'est un sauvetage pour les anciens partis de gouvernement qui continuent à gouverner et qui infiner, je veux dire, ont trouvé ce compromis quit à se régner parce que dire les LR, je suis désolé, les LR c'était inattendu que les socialistes à la limite votent la suspension de la réforme des retraites, c'est tout à fait logique.

Il la demande, ils étaient contêre réforme. C'est la censure qu'ils ont voté hein. C'est pas c'est pas c'est la censure ou la non censure qu'ils ont voté.

Et c'était derrière. Je suis d'accord. Ils l'ont ils l'ont quand même je veux dire ils ont ils ont accepté en ne votant pas la censure, ils ont accepté la suspension de la réforme des retraites alors qu'ils étaient quand même des artisans de cette réforme.

Je rappelle quand même qu'au Sénat on a beaucoup travaillé et d'ailleurs c'est pour ça qu'il y a une position très différente du groupe sénatorial du groupe parlementaire du groupe parlementaire. Donc moi, je pense que c'est une séquence qui euh sur le fond euh va euh percoller euh profondément négativement pour une partie de la classe politique parce que ça signifie que on se renit alors déjà que l'image de la classe politique est une image quand même très abîmée, on se renit pour tout simplement préserver à un moment donné ses intérêts électoraux. Ça, je crois que c'est quelque chose qui déjà existe fortement, si vous voulez, ce cette défiance vis-à-vis de la classe politique et de la classe dirigeante.

Et je crains que cette séquence ne fasse que renforcer euh ce sentiment. D'ailleurs, il suffit de voir par exemple au niveau des LR ce que l'on sait les remontées qu'on a des fédérations des LR sont des remontées qui sont extrêmement négatives vis-à-vis du vote du groupe par enfin d'une du de de de l'absence de de censure du groupe parlementaire LR. Bon non mais alors je comprends ce que dire nous quelques remarques.

Euh c'est vrai qu'il y a toujours et c'est bien de le dire un temps de maturation de l'eau de l'opinion publique et moi j'oppose souvent l'opinion publique telle qu'elle existe sur les réseaux sociaux qui est un peu éruptive qui peut très vite bouger et l'opinion sondagère qui n'est pas la réalité qui est une perception durelle qui souvent a une logique de digestion. Là dans catifop LCI, ce qui est très intéressant c'est qu'en moins de 10 jours, il y a eu 15 points de moins sur nous voulons une dissolution, nous pronontiquons une dissolution. On voit très bien que Sébastien Lecnue a réussi à marquer le point.

D'ailleurs, l'évaluation de son discours de politique générale montre qu'il a été jugé, euh clair, sincère, à l'écoute, toute une série de qualités que n'a pas Emmauel Macron. Et peut-être que ce discours de politique générale, c'est un acte d'autonomisation par rapport à celui dont on disait c'est Macron bis, c'est la marionnette. Vous connaissez ce registre.

Donc là, il a marqué la rupture, il a marqué une forme de une forme de distinction. C'est pas le le lui c'est lui et moi c'est moi de Laurent Fabus il y a une quarantaine d'années face à François Mitterran pour nos auditeurs et téléspectateurs les plus anciens. Mais en tout cas, c'est une marque d'autonomisation.

Deuxièmement, Arnaud a raison sur LR. Dans l'enquête dont je parle, les Français, toutes les familles politiques soutiennent assez fortement, massivement chez les filles et et au RNES la suspension possible de la réforme des retraites. On a une fracturation chez les sympathisantsir, c'est on la soutient à 44, on la soutient pas à 56 avec un petit échantillon, c'est du 5050.

Mais quand même, rappelons-nous, autant j'ai pu parler de Sainte Alliance LR LREM, l'ancien nom du parti présidentiel pendant toute la première partie du quinquena où ils avaient soutenu ensemble les ordonnances sur la loi de travail, la réforme de la SNCF, toutes les réformes un petit peu libérales autant sur la réforme des retraites qui avait déjà eu une fracturation et DLR moins favorable que prévu. Enfin, dernier point, là, vous avez complètement raison. Bon, c'est un épisode heureux pour le premier ministre qui a gagné quelques quelques semaines.

On en est là dans dans cette dans cette période très compliquée qui a suivi la dissolution du 9 juin et cette assemblée introuvable, ingouvernable si je puis dire. Mais le glas sonne pour tout le monde. Nous venons de publier avec Paris Match et Sud Radio notre baromètre mensuel des personnalités.

Il y a des choses symboliques. Personne ne dépasse 45 % de bonnes opinions. J'ai rappelé dans le commentaire qu'en 2012 avec une question très gentille, bonne mauvaise opinion, on avait une personne une vingtaine de personnalités qui avaient une majorité de bonnes opinions.

On en a maintenant zéro. On a deux premières places des personnes qui sont sorties du champ politique, Jean-Louis Berlot et Dominique de Villepin même si ce dernier a des VDIT de candidature présidentielle, tout le monde est à la baisse ou presque. Et puis en 51e place, dernière position euh qui ne même pas symboliquement dans ce classement, c'est le président de la République qui a plus de très mauvaises opinions que j'en qui jusque là été le prouvé.

On va revenir sur ce va remettre parce qu'effectivement il est riche ennement Frédéric mais sur la réforme des retraites. Le débat parlementaire va donc commencer et Pierre Moscovici le président de la Cour des comptes prévient il va falloir aller chercher des milliards et c'est pas fini. On l'écoute.

C'est plutôt une bonne nouvelle 1 d'avoir un gouvernement et de savoir qu'il y a un budget que ce budget a été déposé dans les temps ou à peu près et que ça donne 70 jours au parlement pour l'examiner. Franchement, nous avons besoin d'un budget pour 2026 et il est mieux que ce soit un budget qui ne soit pas exécuté par ordonnance ou spéciale et cetera. Bref, que la démocratie puisse jouer son rôle.

Voilà, ça c'était Pierre Moscouvici sur la bonne nouvelle de pouvoir lancer le débat parlementaire. On va l'écouter maintenant sur les milliards à aller chercher sur les retraites. Nous n'en avons pas fini avec la question des retraites.

Si on trouve pas ces 10 milliards d'ici 2030, il faudra les trouver autrement ou accepter que notre financement des retraites soit durablement déficit. Ce qui dans un pays qui vieillit avec un ratio entre les actifs et inactifs qui se dégradent est un problème réel. Voilà, c'est pas fini.

Maintenant, il va falloir aller chercher des miniards. Sébastien Lecornu a prévenu, OK, pour suspendre la réforme des traites, mais il va falloir compenser le manque à gagner. Est-ce que les Français se disent que cette suspension sera effective et verra vraiment le jour ?

Amérique. Ah pour l'instant oui puisque vous savez il y a ce cette dimension performative du langage politique hein. Quand dire quand annoncer c'est faire c'est comme si c'était fait.

Donc c'est vrai que bah oui exactement les mêmes références. J'entends ce que dit Arnaud sur les prudences cavaliers législatifs. Ah ça serait une rupture d'opinion terrible si il y avait un loup comme disait Martin Aubry derrière cette suspension.

Mais c'est vrai aussi que la prise de conscience des Français sur l'état de nos finances publiques est réelles. D'ailleurs, il y avait une vraie dissociation dans les annonces de François Baou du 15 juillet, un insatisfait site des Français sur la lucidité, sur le courage, sur le constat d'un pays qui ne peut plus continuer comme ça. 5000 € par seconde, le pays en état de pronostic vit avancé et un rejet total des Français sur les sur les solutions symbolisé par les de jours fé parce que c'était jugé injuste avec des efforts mal répartis et ces deux dimensions d'injustice de mauvaise répartition des efforts qui après font émerger le fameux clivage gros petit c'est-à-dire un clivage antiélite dire que tout ce que va décider le gouvernement tout le plan et c'était un un des axes de critique très fort de la France insoumise à l'Assemblée nationale est un cadeau aux riches, touche les plus modestes et cetera.

C'est quelque chose qui va être très compliqué à à je dirais à à dégeler euh par Sébastien le Cornu. Si comme pour le budget Baou les 43 44 milliards euh les d'économie, la principale euh perception et représentation des Français c'est que c'est injuste et les bonnes personnes ne sont pas ciblées. Là il y a il peut y avoir un problème très important et un PS et ça a été dit par Fort qui n'hésitera pas à censurer.

Ouais. et un Sébastien Lecornu qui va mouiller la la chemise, hein. Il a dit c'est lui euh qui ira euh défendre les budgets, c'est lui qui fera l'introduction des débats.

Je je crois que c'est pas c'est pas arrivé non sous la 5e ça Arnaud hein premier ministre peut-être qu'av ministre de l'économie je crois. Oui oui, il a été dans la deuxième partie, il était ministre de l'économie en même temps. C'est vrai, c'est une faites bien nous rappeler, on l'avait on l'avait oublié.

Mais euh si vous voulez, le problème de Sébastien Lecnu, c'est qu'il est soumis aux injonctions contradictoires du parlement tout simplement. Euh quel budget va sortir des débats ? Est-ce que c'est un budget qui sera avec une dominante beaucoup plus sociale comme le souhaitent les socialistes pour aller très vite ou est-ce que c'est un budget qui sera avec une dominante, j'allais dire plus de rigueur voire d'austérité comme vracemment le veut une partie de la droite ?

C'est la grande question. Moi, je crois que encore une fois, je le répète, j'ai tendance à me répéter sur cette question, c'est que les le les équilibres parlementaires aujourd'hui, tels qu'ils sont à l'Assemblée nationale, les rapports de force politiques, les arrière-pensées des uns et des autres, les élections municipales qui quand même vont aussi jouer un rôle dans les anticipations politiques et les calculs des différentes formations politiques rendent encore une fois la séquence dans laquelle on rentre extrêmement incertaine. jusqu'à quand finalement le vrai problème c'est jusqu'à quand les forces politiques qui n'ont pas voté la la censure, c'est-à-dire le Parti socialiste et les LR sont prêts à faire des concessions qui ne s'apparentent pas trop vis-à-vis de leur électorat des renimements.

C'est la question fondamentale. On voit bien que du côté quand même du groupe encore une fois LR, il y a un vrai sujet. Il y a un vrai sujet.

Jusqu'où ils peuvent aller ? Et en plus, il y a un autre sujet, c'est que le le groupe LR, s'est complètement autonomisé de la direction nationale du parti, c'est complètement autonomisé du groupe parlementaire ici au Sénat. Il joue un peu comme une s'il était une sorte de République indépendante à l'intérieur de de LR.

Et du côté des socialistes, c'est la même chose. Vont-ils accepter en effet encore une fois que dans le PLFS, il y ait des mesures qui soient euh des mesures qui pour les catégories populaires soient particulièrement difficiles à avaler tout simplement pour faire voter euh la suspension des retraites. Donc en effet, il faut que le premier ministre se mouilleux, ça c'est clair.

Il y a besoin qu' il a il a besoin de il a besoin de s'engager. Mais il n'est sûr de rien à ce stade. On est sûr de rien, ni de la façon dont l'opinion publique va évoluer, ni de la façon dont les jeux parlementaires vont se nouer.

Tout simplement parce que la situation reste la même encore une fois que celle que l'on avait connu avant que la motion de censure soit rejetée. Et pour l'opinion, c'est maintenant c'est Sébastien Lecnu qui incarne. Ah oui, ça c'est clair que c'est lui.

Le président est beaucoup plus en retrait ce qui est bien pour Sébastien Lecnu pour comme je disais pour se descotcher de l'image de l'exécutant ou l'hommel d'Emmanuel Macron. Par rapport à tout ce qu'a dit Arnaud Bénédétique est très juste, je rajouterai une dimension, c'est la dimension de temporalité électorale. Euh vous disiez que le PS et LR sont les deux anciens partis de gouvernement faible à l'échelle nationale, même si le PS a retrouvé des couleurs aux élections européennes.

C'est c'est juste de les ramener t tout le temps au score de 1,75 % de la Nelgo à la présidentielle. Ils ont repris les couleurs depuis LR est au gouvernement mais il y a aussi la dimension locale où ces partis sont extrêmement forts. C'est l'énorme majorité des sortants aux élections municipales.

Même si c'est des élections qui vont réussir à s'autonomiser du contexte national, ça sera en principe sauf dissolution survenant après le dernier scrutin avant l'élection présidentielle. Et c'est vrai que un PS qui accepterait, comme vous le dites, d'avaler des coups d'œuvres sur des mesures jugées injustes pour les catégories moyennes, pour les catégorie populair pourrait dans telle ou telle ville où ça se jouerait à peu de choses le payer, pourrait aussi être pénalisé par un vote alternative vers des forces de gauche plus radicales. Elle est fiologiste.

D'ailleurs, nos téléspectateurs le savent mais il faut le rappeler aux élections municipales, on se maintient très facilement au second tour. % des suivrages exprimés et donc voilà on a cette temporalité électorale que mon avis les parlementaires socialistes même si sont plus mè pour la plupart pour l'énorme majorité puisque même pour la qualité totalité voilà puisqueil y a le nom cumul des mandat c'est quelque chose qui va avir qui va jouer à mon avis qui va peser de son poids alors et ça va être difficile pour les aller mais c'est aussi difficile à accepter pour le bloc central he cette suspension de la réforme des retraites le bloc central qui s'autonomise de plus en plus et c'est notamment le cas d'Édouard Philippe qui a rappelé hier soir sur France 2 que la sortie de crise passée par le départ d'Emmanuel Macron l'écoute. Il devrait peut-être en prenant exemple sur des prédécesseurs et notamment le général de Gaulle essayer d'organiser un départ qui nous évite pendant 18 mois de continuer à vivre dans cette situation de blocage, d'instabilité, d'indétermination.

Philippe qui maintient la sortie de crise, elle passe par Emmanuel Macron. Je crois qu'on a rarement et pourtant on a vu des premiers ministres s'autonomiser des présidents de la République et s'opposer à des présidents de la République souvenons nous Jacques Chirac et et Valérie Giscard Destin entre autres ou même Michel Rocard et François Mitteran. Là, je crois que j' dire une attaque aussi frontale, je de mémoire je n'en ai pas vu sous la C'est un appel de Rome archivitaminé puisque l'app l'appel de R de Pompidou, c'est je serai candidat à une présidentielle anticipée, si je puis dire.

Il est pas anticipé mais vous avez raison. Mais bon, on est on avait des formes qui étaient un peu différentes. Mais enfin, c'est vrai, vous avez raison de rappeler l'appel de Rome.

Mais ça, c'est vrai que c'est quelque chose de de nouveau. Édouard Philippe, enfin, il y a deux interprétations en fait dans cette il y a deux lectures. La première lecture c'est dire oui, il a raison.

Il a raison parce que finalement l'esprit de la Constitution, pas la lettre, l'esprit de la Constitution tel que le général de Gaul l'avait lui-même pensé et dessiné et pratiqué surtout, c'est qu'à un moment donné quand il y a une telle défiance et quand le général de Gaul est battu sur le sur le référendum, il est battu de trois ou quatre points. C'est vraiment une défiance relative en l'occurrence et ses côtes de popularité ne sont pas mauvaises. Ça ça n'a strictement rien à voir avec la situation d'Emmanuel Macron.

Mais il en tire les conséquences, il démisse. Mais c'était, j'allais dire dans la personnalité du de Gaul. Il l'avait fait déjà en 46, il le refait en en 69.

Euh après, il y a quand même l'exemple historique d'autres présidents qui ont été désavoués sous la 5e République. Monsieur Mitteran perd les élections en 86, il les repère en 93. Jacques Chirac perd les élections législatives en 97.

Il perd le référendum, souvenons-nous, de 2005. Les présidents de la République restent et demeurent. Donc si vous voulez l'interprétation de Édouard Philippe, elle peut être contrebalancée par d'autres exemples historiques.

Sur le fond, la vraie question, c'est de savoir si ce calcul pour lui ensuite enfin sur le fond sur le sur le plan électoral, est-ce que ce calcul est payant pour lui aujourd'hui ? Ça, bah peut-être que les enquêtes d'opinion nous le diront. Ce qui est sûr, c'est que les enquêtes d'opinion montrent quand même que vous avez une grande majorité de Français qui considèrent que le départ d'Emmanuel Macron serait plutôt une bonne chose.

Et Frédéric, vous nous l'avez un peu dit mais on va le voir he ce baromètre des personnalités. Alors Emmanuel Macron jugeait très sévèrement mais c'est un peu la classe politique dans son entièreté qui paye ces derniers jours. C'est pour ça que je parlais de Gla qui sonnait pour tout le monde.

Les personnalités du bloc central dévissent fortement. Édouard Philippe, Gabriel Atal, Gérald Darmana un degré moindre. Ce qui est intéressant, c'est pas leur chute parce que un baromètre ça va ça vient.

C'est des pertes fortes dans l'électorat d'Emmanuel Macron présidentiel avec un Sébastien Lecnu pas si mal. Oui mais tout à fait plutôt bien plutôt bien classé au-dessus de ce qu'il était quand il était au ministère des armées. On ne faut pas sous-estimer à quel point son passage de 3 ans au ministère des armées l'a crédibiliser.

Les armées c'est un domaine sur lequel l'imaginaire du déclin qui touche la santé l'éducation, l'école, l'hôpital n'existe pas, ne joue pas. Donc il a plutôt capitalisé là-dessus. C'est vrai que ce qui a peut-être précipité ce super appel de Rome, si je puis dire, d'Edouard Philippe euh la phrase terrible de Gabriel Atal qui est vrai qui est ressenti par son électorat, euh beaucoup de Français comme moi ne comprennent pas les décisions du président de la République, c'est le fait que ces ces dernières semaines, on a vu la fin de la dissociation entre un président de la République impopulaire et ces héritiers avec des gros guillemets du bloc central qui tenaient le choc.

Édouard Philippe en tête des enquêtes d'attention de vote ou en tout cas un niveau élevé par en tête, il était derrière Marine Le Panou, Jordan Pared mais à 25 26 Gabriel Atal qui rassemblit beaucoup d'électeurs Macron. C'est aujourd'hui terminé. C'est ça aussi cette défenance et qui a fait que euh beaucoup de personnalités se sont vraiment mais se sont vraiment mais descotché mais un un niveau jamais vu comme Arnaud l'a dit de du président de la République.

Merci à tous les deux. les vendredis c'est la fête au pendant 10 jours. Rien à voir avec Philippe vous connaissez la transate Jacques Vabre et ben c'est fini ça s'appelle plus comme ça ça change de nom ça s'appelle la transate caféor il va falloir s'y habituer pour le reste rien ne change.

Les skippeurs prennent la mer du Havre direction la Martinique. Le départ c'est dimanche prochain, le 26, mais dès aujourd'hui c'est l'ouverture du village des pas. 600000 visiteurs attendus pour découvrir les bateaux.

Tout a été prévu pour la fête. Des concerts, des DJ jusqu'à 3h du matin en semaine, 4h le weekend, Frédéric Arnaud, on peut y aller. Des baptême de voile gratuits et on n'oublie pas le café évidemment marque de fabrique de la transat.

Le Havre Port Café donne le départ de cette transate en 93. Ça partait, ça arrivait en Colombie à l'origine depuis c'est Martinique et le village des Pas célébrera évidemment le café dimanche. Vous pourrez même apprendre à confectionner des produits cosmétiques ou d'entretien à base de café et le café évidemment il est servi gratuitement sur le site.

C'est quand même mieux. On y va. Ça donne envie.

Allez, ça donne envie. Merci à tous les deux d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi.

On vous souhaite un excellent weekend. On se retrouve lundi. [Musique]