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ChroniqueLe Figaro (sur YouTube)· 12 avril 2023 13 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesImmigration & asileÉducation & recherche

Retraites: Emmanuel Macron peut-il se relancer ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 30 %Défensif 50 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « c'est une majorité très relative »
  • 4:00Fait
    « le texte de loi sur l'immigration qui devait être présenté au Sénat a été retiré »
  • 6:00Promesse
    « Emmanuel Macron avait annoncé dans sa campagne présidentielle que il allait baisser d'autres impôts notamment les impôts sur les successions »
  • 8:00Fait
    « la réforme du lycée professionnel il s'agit de dire en gros c'est professionnel il ne doit pas uniquement servir à former des gens dans une voie de garage »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

cette séquence des retraites vient conclure un début de quinquennat d'abord lent avec la nomination d'une première ministre voilà qui n'était pas non plus une immense surprise qui a mis du temps à arriver ensuite il y a eu les législatives enfin en plus il y a eu les législatives qui n'ont pas donné de majorité absolue au président de la République et c'en est suivi tous qu'on sait de l'Assemblée nationale jusque cette séquence de la réforme des retraites nourris par l'attention sociale chaque semaine quoi et donc en effet tout ça vient un peu parachevé ce que certains observent comme le ventre Moon non pas d'un deuxième quinquennat mais d'un décennat quoi et on est amis parcours oui et donc maintenant bon voilà ils essaient de tourner la page de la séquence des retraites avec la qualité de de vie au travail mais ça tombe un peu à plat comme un soufflet surtout que de c'est parce que en effet la séquence de la réforme des retraites n'est pas terminée on est suspendu aux confions de des sages d'avoir une Montpensier donc quel sujet il reste il y en a il y a la fin de vie il y a l'école il y a mais bon comment se relancer après ce début mood de second quinquennat c'est voilà il va user la première ministre jusqu'à la corde avant de passer à autre chose là comment ça se passe là la question c'est ce qui a gagné a-t-il seulement commencé on la maintenir parce que si vous voulez moi je pense que le problème c'est que Emmanuel Macron a fait une lecture de la situation politique qui conforme à ses intérêts mais qui est pas forcément conforme à la réalité du pays il a quand même oublié manifestement que l'Assemblée nationale qui lui a été envoyé par les électeurs au mois de juin dernier est une Assemblée nationale qui lui en partie des mains et que peut-être c'était à ce moment-là qu'il fallait essayer d'ouvrir sa majorité ce qui n'a pas fait donc peut-être que là a-t-il commis une erreur tactique et a-t-il d'une certaine manière était un peu présomptueuse sur ses forces parce que il faut rappeler une chose il y a quelque chose de très important sur cette assemblée c'est que c'est une assemblée chacun sait avec une majorité relative mais la majorité la plus relative que n'est jamais connue la Cinquième République on a eu trop majorité relative en 67 en 88 et lors des dernières lors de cette 16e législature là manifestement quand on regarde comptablement un rythmétiquement c'est une majorité très relative et il a déjà été mis en minorité plusieurs fois depuis le début de la législature ce n'est pas la première fois qu'ils rencontrent des difficultés la difficulté c'est maintenant que va-t-il se passer qu'est-ce qui va se passer après la réforme des retraites quand bien même la réforme des retraites serait validée par le Conseil constitutionnel comment va-t-il pouvoir continuer à disons monitorer ou manager une majorité qui est quasiment devenue introuvable c'est à dire qu'on va pas imaginer que les républicains tous les quatre matins vont venir majoritairement on renfort ou alors dans ce cas là il décide de disparaître on peut imaginer qu'une partie des républicains qui ont même voté la réforme qui n'ont pas voté en tout cas la motion de censure vont vraisemment vouloir durcir leur position d'ailleurs je n'en veux que pour preuve c'est que le texte de loi sur l'immigration qui devait être présenté au Sénat a été retiré pour l'instant faire retirer reporter reporté cinédié donc ça prouve bien que du côté du pouvoir on a aujourd'hui qu'un conscience qu'on a un problème avec l'Assemblée nationale comment peut-il en sortir en changeant le Premier ministre éventuellement s'il veut élargir sa majorité ça peut être une solution mais c'est une solution dont on sait très bien que c'est un fusil à un coût et que ça va pas durer très longtemps donc on est dans une situation qui est aujourd'hui assez complexe c'était après une première ministre un Premier ministre qui pourrait aller chercher du côté de la droite par exemple le problème c'est que Arnaud l'a dit Emmanuel Macron conçoit l'élargissement comme un aliment qu'on appelle en général les débauchages individuels c'est ce qu'il y a toujours fait quand des personnalités de droite à commencer par Édouard Philippe ont accepté de le rejoindre alors certes ils ont eu des responsabilités imminentes mais c'est revenu comme les Bourgeois de Calais sans rien quoi d'accord debout sans projet sans exigence là pour élargir en fait Emmanuel Macron qui a discours ambigu parce que dans la même déclaration il a dit je demande à elisabethorn d'élargir mais de toute façon des accords de gouvernement ne sont pas possibles dans la même phrase quasiment et pourquoi c'est pas possible parce qu'il n'en veut pas il n'en veut pas par nature trouve que c'est à lui de créer son programme de fixer le cap et que ça ne peut pas être l'objet d'une négociation entre lui et une autre force OBD et une autre force politique qu'elle soit au nom représentés par le futur premier ministre d'une part et puis d'autre part parce que lui aussi dans cette majorité toute relative qu'elle est est victime de tension entre ce qu'il faut bien appeler à des fausses vocabulaire plus plus adaptés une aile gauche et une aile droite son grand truc c'est de mettre c'était de mettre une première ministre de gauche dont il savait qu'elle ne pouvait faire passer des projets que grâce à la pointe des forces de droite à l'Assemblée nationale c'était déjà gonflé comme Paris on voit très bien l'idée qu'il avait la tête la gauche à sa première ministre la droite aura les textes qui lui conviennent sur l'immigration sur les retraites ça ne fonctionne pas ce scénario là aurait tombé dans l'accord de gouvernement c'est tout à fait vrai que Emmanuel Macron ne veut pas de coalition mais c'est tout aussi vrai que les parties qui pourraient chercher quelqu'un par exemple qui n'est plus dans le paysage mais qui tient ce discours là qui s'appelle Jean-François Copé alors combien de décès libre quand même combien de divisions combien de députés LR aujourd'hui qui se disent nos positions disent ah bah oui si c'est Jean-François Copé qui est premier ministre à ce moment on soutiendra il y en a pas plus que donc malheureusement je pense que Emmanuel Macron est confronté un problème politique insoluble insoluble donc si on vous écoute il doit dissoudre alors si dissous la seule certitude qu'il a c'est de plus en plus qui veulent ce qu'ils veulent mais enfin voilà tout le monde que les grands perdants ce la majorité la majorité présidentielle et au même il faut payer aussi que cette majorité présidentielle il y a aussi les amis d'Edouard Philippe les amis de François Bayrou il savait que lorsqu'une majorité lorsqu’un président des difficultés en général les alliés sont les premiers à au lieu de faire que de de faire corps on a plutôt tendance à chercher d'autres solutions donc non ça y est c'est ce qu'on je crois qu'on a en navigation on appelle ça le cabotage c'est que quand on peut pas faire de grandes traversées parce que on n'a pas la force on longe la côte on fait et on va bien c'est ce qui va essayer de faire l'immigration retire le grand projet on dit mais on va faire plusieurs petits textes en espérant bon ça a marché ou pas et moi ce que je trouve surtout frappant c'est de voir que avant même de vérifier ce qui est possible papa possible de lui-même il a renoncé à part la même chose faisons la liste de tout ce qui était annoncé ou de tout ce que l'on croit comprendre depuis depuis la séquence des retraites l'immigration n'en a parlé le texte est formellement retiré on nous dit il y en aura d'autres mais pour l'instant alors il y a un triptyque écologie mais santé avant même critique tout ce qui était dans les tuyaux est-ce qu'il arrivait bon ça c'est supprimer ensuite on disait grande réforme le service national universel qui va être obligatoire et qui va être inscrit dans la loi de programmation militaire bon on sait aujourd'hui qu'elle ne sera pas dans la programmation mitter on dit mais c'est pas abandonné d'accord mais ça n'est plus dans le texte était prévu bon et ensuite je suis prêt à mettre ton billet que l'obligation qu'avant de décréter ce obligatoire il va réfléchir à deux fois or quoi qu'on pense du CNU où il est obligatoire où il ne sert à rien comme ça ensuite Emmanuel Macron avait annoncé dans sa campagne présidentielle que il allait baisser d'autres impôts notamment les impôts sur les successions très bien bonne idée et là on vient la prendre c'est pas on va pas faire ça on verra ça on verra ça on retire ça Emmanuel Macron voulait également associer le versement du RSA à des contreparties en termes de travail effectivement c'est pas c'est pas d'assistanat c'est une une allocation vieille idée bon bon et il y a l'idée mais qui n'est pas vraiment dans la logique Erde de gauche pour faire vrai on a cru comprendre que voilà le le les contreparties de travail ce serait pour des temps futurs autre grande réforme importante et majeur la réforme du lycée professionnel il s'agit de dire en gros c'est professionnel il ne doit pas uniquement servir à former des gens dans une voie de garage mais à permettre à des jeunes qui sont pas dans les filières did général de trouver un emploi et bon et de fait il y a des besoins sur le marché du travail ça supposé notamment que l'on puisse offrir des stages à ses élèves pour qu'il soit en entreprise il y a eu des conversions courte est faite et la Ministre en charge ça a constaté que cette idée de stage ça ne plaisait pas au syndicat enseignants qu'ils adorent on est l'école c'est pas fait pour travailler c'est fait pour eux donc bon et là on a appris ça ça pas fait la une des journaux mais j'ai vu ça dans les échos parce que les échos suivent ça de très près que bon d'accord on va faire la réforme des professionnels mais ça je bons sera pour plus tard donc oui donc dès quelque chose un peu un peu majeur un peu décisif qui pour le coup pourrait être des vraies références comme ça c'est mal parti pour envisager un un grand chantier réformateur après quoi Arnaud une issue issu aujourd'hui moi je rejoins ce que dit Guillaume c'est-à-dire que ça va être la stratégie du cabotage en espérant qu'elle puisse se poursuivre encore longtemps moi je suis de ceux qui considèrent que cette législature ne peut pas aller jusqu'au bout au regard de du rapport de force donc à un moment donné il faudra qu'il trouve une fenêtre de tir pour pouvoir dissoudre c'est évident que si il dit Soudan on va se retrouver avec une assemblée introuvable c'est-à-dire un tiers de députés un tiers de députés du pain un tiers de députés rassemblement national et un groupe et un groupe et un groupe Renaissance qui va perdre certainement des députés donc on ne voit pas comment cette solution peut être immédiate ensuite il y a toujours des la Constitution de la Cinquième République offre des ressources un chef de l'État qui veut véritablement les utiliser mais elles ont un coût politique elles ont un risque politique en effet il peut dissoudre il pouvait aller aussi au référendum aussi c'est une autre manière d'un moment donné de vous allez dire de dénouer la crise de légitimité mais il ne le fera pas comme d'ailleurs c'est prédécesseurs mais c'est un vrai c'est un vrai sujet c'est-à-dire jusqu'à quand va-t-on continuer sur ce rythme de lente crise démocratique comme dit Monsieur berger parce que le coup de la sortie de la crise démocratique sera certainement supérieur à ce que l'on peut imaginer aujourd'hui plus on tardera prendre une solution institutionnelle qui soit une solution institutionnelle conforme à l'esprit de la 5e République alors le problème clair problème compliqué est-ce que le problème c'est lui le président ou si on écoute Arnaud enfin directement parce que c'est pas tout à fait ce qu'il me dit ce sont les institutions je pense il me semble que c'est une vieille fable des hommes c'est une vieille femme désordre de je sais plus quel animal qui a la tête d'un petit village et qui a disons 10 règles et le l'animal chef du village les suit à la lettre sans que personne ne secouer soit content à la fin donc il demande à son bras droit mais attends il manque une règle j'ai tout bien suivi il a dit la dernière règle c'était de ne pas suivre les directs et donc pour répondre indirectement à votre question je pense qu'il y a de toute façon une cristallisation de la détestation de Macron qui était déjà bien en germes c'est ce que dit Frédéric David dans nos pages d'ailleurs aujourd'hui et ce qu'il y a une crise institutionnelle en tout cas on reproche on reproche au gouvernement d'avoir peut-être même trop habilement employer les les outils institutionnels pour aller jusqu'au bout de son projet qui était constitutionnel quand même faut le dire c'est pour ça moi je ne parle pas de crise institutionnelle et c'est une crise politique au sens strict du terme avec des acteurs politiques qui soient ne savent plus où ils habitent je parle des parties soit ont un horizon complètement bouché [Musique]