OMAR SY : L'INCROYABLE POLÉMIQUE - CÉDRIC CHOUVIAT : LA POLICE IMPUNIE ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] Ah. [Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur le média.
Il est 18h45, nous sommes un peu en retard à cause d'un problème de flux sur YouTube. Veuillez nous en excuser. Et en ce mardi 3 janvier 2023, nous sommes en direct pour la première fois de l'année.
J'ai l'immense plaisir de vous retrouver sur ce plateau pour ouvrir cette nouvelle année au média après avoir préparé et animé la dernière émission en direct de 2022. Entre ces deux émissions, toute l'équipe du média s'est bien reposé tandis que vous là chez vous étiez mobilisé bien plus que nous l'avons espéré. Vous êtes des milliers à avoir participé à notre campagne de fin d'année qui courait pendant 2 mois. jusqu'au 31 décembre 2022 à minuit.
Des milliers à avoir explosé la barre des 200000 € requis pour que nous permettre de finir l'année dans le vert puisque ce sont00 € qui ont été récoltés. Je me fais alors la voix de toute l'équipe du média pour vous en remercier chaleureusement. Grâce à votre soutien, nous allons pouvoir débuter 2023 plus sereinement et poursuivre l'ambitieux chantier qui consiste à porter notre antenne en 247 sur les box internet puis sur la TNT d'ici à 3 ans.
Il y a du travail encore beaucoup à faire. Pour se faire, le média doit faire croître son équipe. Deux journalistes viennent d'être titularisés.
On est très content de cela, Lisa Lap Nadia Lazuni. D'autres suivront ses prochains mois pour renforcer l'équipe et permettre de nouveaux chantiers comme de nouvelles émissions de reportage ou encore entre autres la mise en place d'une application le média pour tablettes et smartphone très prochainement. Objectif que notre offre médiatique prenne toute sa place légitime dans le paysage audiovisuel français et venir concurrencer le rond-rond médiaticocapitaliste sur son propre terrain.
Le média est l'alternative médiatique qu'on attendait toutes et tous. Unissons-nous pour la réaliser. Rendez-vous sur lemediatv.fr pour vous abonner des 5 € par mois et nous accompagner sur le long terme dans ce projet.
Pour l'heure, nous sommes toujours en direct et c'est l'heure de votre émission quotidienne d'actualité et de débat. L'heure de toujours debout. [Musique] Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ?
Et ben, c'est la question cette petite phrase à ce que le président Emmanuel Macron lors de ses vœux télévisés a prononcé et a mis le feu aux poudres. Ce soir au média, nous ouvrirons ce premier direct de l'année avec une carte blanche de mon confrère Emy Kenzo Pages qui reviendra sur cette am hypocrisie macroniste sur le terrain de l'écologie. Ensuite, nous aborderons ce qui fait l'actualité aussi de ce euh à partir du 1er janvier, depuis le 1er janvier, pardon, l'entretien donné aux Parisiens par l'acteur français Omars dans le cadre de la sortie du film Tirailleur en salle demain 4 janvier où il incarne un père enrôlé avec son fils parmi les soldats sénégalais envoyés à Verdin en 1917.
Depuis, tout le milieu politique a fortement réagi ainsi que beaucoup de monde sur les réseaux sociaux, notamment en raison des propos de l'acteur sur l'Ukraine. Pour en parler et comprendre ce que tout cela peut révéler, je recevrai Thomas Dittrich, journaliste aux médias que vous connaissez bien sur les questions frança-africaines, si on peut le dire comme ça, et Yassat Sec, présidente de l'association pour la mémoire et l'histoire des tirailleurs sénégalais. Dans la seconde partie de Toujours Debout, nous rendrons hommage à Cédric Choufia, ce dernier qui donne son nom à une affaire qui a aujourd'hui 3 ans.
Pour rappel, le 3 janvier 2020, Cédric Chouvia, un livreur à scooter, est violemment plaqué au sol par des policiers à Paris, étranglé, il perdra la vie 48 heures plus tard. Depuis, l'affaire n'a toujours pas connu d'isse. Aucun procès n'a été tenu.
Les policiers mis en cause sont toujours en fonction et la famille demande une requalification des faits en violence volontaire ayant entraîné la mort. Pour aborder cette difficile affaire, je recevrai Christian Chouvia, père de Cédéric Chouvia, la victime et Vincent Brengart, avocat de la famille. Vous êtes bien en direct sur le média, il est 18h un peu passé, vous l'avez compris.
Et on commence tout de suite avec la carte blanche. [Musique] Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? Cette petite phrase question prononcée par le président Macron a eu l'effet d'une bombe dans le milieu scientifique et politique mais aussi dans l'opinion.
Salut Renzo. Salut Jimmy. Ça va bien et toi ?
Très bien. Très bien. Bonne année alors oui c'est vrai.
Bonne année à toi aussi. Alors avec Macron, on pouvait s'attendre un peu près à tout mais là quand même on était scotché n'est-ce pas ? Ouais ouais moi j'ai été en tout cas scotché.
On s'est pas vu depuis le nouvel an et les vœux du président de la République, je pouvais pas commencer l'année sans revenir sur les anneries an annies qui ont été dites. Le journaliste que je suis pouvait vraiment pas laisser passer ça. Je vous propose d'écouter précisément ce qu'a dit le président de la République lors de ses vœux pour 2023.
Écoute qui aurait pu prédire la vague d'inflation ainsi déclenchée ou la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ? Qui aurait pu prédire la crise climatique ? Bah oui Jimmy qui aurait pu prédire ?
Je sais pas moi, les scientifiques peut-être depuis 50 ans ou encore le GC depuis 30 ans. Ah bah oui, Jimmil, ça fait longtemps en fait qu'on parle de la crise climatique. Étonnant que le président de la République soit passé à côté déjà en 1972, on a tous vu ça à l'école à l'époque, le rapport Midov sur les limites à la croissance, le fameux rapport du club de Rome alerté.
On a tous aussi en tête évidemment la littérature du JC, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Leur premier rapport date de 1990. Depuis, il y en a eu 6.
Euh, il y a aussi eu 27 COP climat. On rappelle qu'en 2015, lors de la COP 21 qui a abouti sur l'accord de Paris, Emmanuel Macron était ministre euh de François Hollande qui était alors président de la République. Il peut même se référer au rapport annuel du Haut Conseil pour le climat, institution qu'il a lui-même mis en place en devenant président de la République et qui alerte depuis 2019 tous les ans sur la crise climatique.
Cette liste, elle est pas exhaustive. Ce ne sont que des exemples parmi d'autres qui documentent la crise climatique mais bon déjà c'est déjà pas mal. Et Emmanuel Macron, notre président est donc passé à côté.
Ah, en fait, difficile d'y croire, je le rappelle hein, les auteurs du GEC sont reçus par le gouvernement et l'Élysée euh lors de la publication de nouveaux rapports pour présenter les conclusions de leurs travaux. Le dernier, il date quand même d'avril 2022, donc c'est tout récent. Je précise aussi que les rapports du GEX sont validés par les États et je rappelle qu'au regard de tout cela, la France a même été condamnée, enfin l'État français a été condamné pour une action climatique dans le cadre de l'affaire du GIAC.
Évidemment, la communauté scientifique, elle est outrée. J'ai appelé euh Wgon Kramer, c'est un écologue allemand euh très réputé sur ces questions-là. Il est auteur du GEC depuis euh 1995.
Euh donc, on a recueilli sa réaction. Écoutez-le. Comme j'ai eu euh le privilège d'échanger avec le un président de la République sur ce sujet, je ne je sais parfaitement bien qu'il est au courant de la situation et donc comme beaucoup d'autres, je suis euh dans la difficulté d'interpréter ce discours.
On peut s'interroger bien sûr pourquoi on a passé tant de temps à communiquer et et faire des analyses et des synthèse quand après on entend ce genre de discours. Alors les soutiens politiques d'Emmanuel Macron ont tenté de répondre. Euh Pascal Confin, heureux député, l'un des euh monsieurs climat euh de la majorité, il répond au journal Le Monde en disant que le président euh parlait du ressenti des Français, soit-disant qu'il voulait se mettre à leur hauteur.
Euh si c'est le cas, c'est pas forcément mieux car c'est sous-estimé aussi le niveau de conscience des Français. Dans la même veine, écoutez euh comment Aurore Berger, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, invitée sur Télé Matins, tente de justifier la sortie du chef de l'État. à partir du moment où ça rentre dans le quotidien des Français de manière extraordinairement brutale comme ça a été le cas cet été et quand ça rentre dans le quotidien des Français y compris en terme de pouvoir d'achat évidemment on y est beaucoup plus sensible et on y est beaucoup plus sensible collectivement toujours un plaisir et galère un peu quand même.
Oui. Alors là, à ce niveau-là, on peut se demander soit c'est de l'incompétence et une maladresse qui traduit un manque incroyable de maîtrise sur le sujet, soit en réalité c'est idéologique et un signal dangereux envoyé un message au climatoceptique et en tentant de justifier l'inaction du gouvernement et de préparer ses rencements. C'est d'autant plus concernant qu'au-delà du consensus scientifique, c'est aussi devenu depuis longtemps un sujet en réalité en politique, même ces prédécesseurs qui n'étaient pas non plus de grands écologistes n'ont pas dit pareil sautise sur le sujet.
On se souvient en 2002 de Jacques Chirac euh président de la République alors au sommet de la terre de Joanisbourg qui dit "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs." Euh c'est peut-être exactement ce qu'a fait Emmanuel Macron euh s'il est passé tout ce temps à côté des rapports et des études qui annonçaient justement le changement climatique et ses effets. Et même imaginons Jimmy qu'avant d'être président de la République, il avait vécu loin de tout et était passé à côté des rapports scientifiques.
Ce qui on le sait n'était pas le cas. Il suffisait par exemple de suivre le média ces cin dernières années pour s'informer. Effectivement, mais il n'a pas dit que cela, il a aussi dit ceci, on l'écoute.
Parce que la transition écologique est une bataille que nous devons gagner. Il nous faut la mener avec résolution et méthodes. La planification écologique sera l'instrument de ce dépassement historique pour baisser nos émissions de CO2 et sauver notre biodiversité.
Avec notre plan France 2030, nous continuerons d'investir, d'innover, de déployer une écologie à l'échelle industrielle. Et après la loi visant à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, la loi sur le nucléaire marquera le lancement de la construction de nouvelles centrales sur notre territoire. Alors, Emmanuel Macron a donc reparlé de la planification écologique. planification qu'il a qu'il avait repris à son compte dans la dernière ligne droite de l'élection de la campagne présidentielle à l'un de ses adversaires politiques Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise même si d'autres candidats comme par exemple Anindalgo du Parti socialiste avaient également repris ce ce sujet dans leur programme mais avec un un contenu différent de la part d'Emmanuel Macron puisque le plan France 2030 ne ressemble en rien au programme de la NUPES et que sa politique énergétique notamment se base sur le nucléaire.
Tout cela ça va jouer dès ce mois de janvier puisque dès les semaines prochaines, on aura à l'Assemblée nationale la loi sur le déploiement des énergies renouvelables et il va falloir suivre tout ça de très près. On le fera avec toi bien sûr au média. Merci Remy Kenzo.
On se retrouve bientôt du coup pour une prochaine carte blanche évidemment et on enchaîne tout de suite s'entendre avec le prochain la prochain plateau. Merci à toi Reméy. Kenzo.
Il est l'un des acteurs français les plus en vog depuis plusieurs années. Déjà intouchable le film d'Olivier Nakach et Éric Tolando. Là la révélé au grand public en 2011.
Depuis, il enchaîne les succès. Mais ce n'est pas pour son prochain film qu'il fait l'objet de discussion en diablé sur les réseaux, mais pour l'entretien qu'il a donné aux Parisiens ce 1er janvier. Le journal en parle aujourd'hui encore dans ces colonnes, je le cite, un échange nourri et passionnant avec Omarci sur la guerre, sur ce qu'elle raconte pendant le film Terriur dans les années 14-1 dans les salles sort dans les salles ce ce 4 janvier à celle d'aujourd'hui.
Dans cet entretien, l'acteur déclarera entre autres, je cite encore, "L'Ukraine n'a pas été une révélation dingue pour moi. Je suis surpris que les gens soient si atteints. Ça veut dire que quand c'est en Afrique, vous êtes moins atteints, pose-t la question.
Selon le parisien, c'est l'urodéputé macroniste Nathalie Loiseau qui ouvra les festivités avec un tweet singlant. Non, au Marcis, les Français ne sont pas moins atteints pour la cité par ce qui se passe en Afrique. La polémique est alors lancée et tout le monde s'y engouffre.
Ce soir, nous allons nous demander alors ce que cette polémique va bien révéler. Polémique bien vide pour nous évidemment, un racisme malheureusement encore bien systémique dans notre société française, mais aussi une méconnaissance de l'international et de l'histoire. Pour en parler, je reçois sur ce plateau mes deux invités de ce soir.
Thomas Litrich, journaliste au médiia que vous connaissez bien sur les questions françafricaines et Yassata Sec, présidente de l'association pour la mémoire et l'histoire des tirailleurs sénégalais. [Musique] Quelle émission he bien rythmée. Bonsoir à tous les deux.
Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là ce soir.
Merci beaucoup. Avec plaisir. Alors 3 jours que ça dure le nom d'omar est régulièrement encore en top tweet.
Vous l'avez peut-être suivi aujourd'hui et les commentaires indignés contre l'acteur français afflu de toute part alors même jusqu'à appeler au boycotte de l'artiste et de son travail. Qu'est-ce qui cloche ? Qu'est-ce qui cloche ?
Alors pour moi déjà c'est une polémique stérile, une polémique qui n'a pas sa place, certainement pas encore aujourd'hui et qui malheureusement à mon sens gâche un petit peu la sortie d'un magnifique film. Je pense qu'on on reviendra sur le le contenu du film et sur l'histoire. Euh il a juste fait part d'un sentiment et d'un sentiment qui est euh le sentiment de beaucoup de Français et ce qu'il dit et en plus on ressort cette phrase du contexte et on n'évoque pas du tout euh le l'interview complète quand il parle des conflits mondiaux et qu'il parle de la guerre en Ukraine et qu'il parle de l'Afrique, il évoque aussi euh le fait que ça le touche en tant qu'homme, ça le touche en tant qu'humain et que n'importe quel drame humain le touche.
Aujourd'hui, c'est une polémique qui est portée par la droite et l'extrême droite. On va pas se mentir, elle est stérile. Elle certains pensent que il a il a sorti cette phrase pour faire de la pub à son film, mais au marci n'a pas besoin de ça.
Au marci n'a pas besoin de cette polémique stérile pour pouvoir avoir une audience importante autour de ce film. Donc pour moi, c'est une vraiment je pense que les médias devraient éteindre cette polémique. On a fait pas mal d'émissions, moi j'ai fait pas mal d'interviews.
J'ai vu aussi que beaucoup de politiques notamment de gauche étaient monté au créneau suite à cette phrase qui à mon sens n'est pas maladroite et et même réaliste et il y a un contexte aussi qui est évoqué. Donc euh politique vraiment polémique stérile et vraiment parlons du fond, parlons du film, parlons de l'histoire de France, parlons de ce qui nous anime nous aujourd'hui. On va en parler avant d'en parler justement, ça révèle peut-être quelque chose sur le côté médiatique peut-être le fait que récupérer une petite phrase et en faire qui est assez inquiétant parce que il y a quand même un film qui parle de gens qui sont morts pour la France qui sont montés à l'assaut chemin des dames et qui ont été envoyés en première ligne et après qui ont été renvoyés pour ceux qui avaient survécu chez eux dans des conditions atroces en 3945 aussi les gens qui ont fait partie de la 2e division blindée du général Leclerc qui sont partis traverser le Cameroun, le Tchad, le fameux serment de Koufra, ben C'était des Tchadiens, des Camerounais, des Congolais, des gens qui sont partis se battre pour la France et quand on les a renvoyé chez eux, ben on les a renvoyé sans pension, sans rien, sans honneur et même quand ils réclamaient leur sold.
Don souvient de ce fameux événement à à Tio, au Sénégal, ben on leur tirait dessus et je trouve que faire cette polémique, monter en épingle cette polémique qui est stérile, ben c'est oublier ceux à qui on devrait rendre hommage et ça c'est désolant. On va tenter de le faire ce soir. Alors en toile de fond, comme vous l'avez rappelé à l'instant, il y a la sortie de ce film tira ailleur donc de Mathieu Vadpier qui sort en salle demain où au Marci incarne, je le disais tout à l'heure, un père enroulé avec son fils parmi les soldats sénégalais envoyés à Verdin en 17.
Alors il vous qui êtes petite fille d'un ancien tiriur sénégalais, on imagine que votre curiosité est au moins piquée par la de ce film. Vous êtes d'ailleurs très engagé pour la mémoire, on le sait de cette partie de notre histoire. Comment vous voyez vous la sortie de ce film ?
Est-ce que c'est j'imagine une bonne nouvelle ? Enfin, vous en réjouissez. Évidemment, c'est une bonne nouvelle, c'est même une Aubène parce que déjà c'est un film qui va permettre de transmettre cette histoire.
Une histoire qui est encore trop peu connue aujourd'hui, une histoire de France, une histoire qui est encore mal intégrée dans le récit national français. Et avoir un film comme celui-ci aujourd'hui, grand public, permet en tout cas de transmettre à toutes les générations, parce que on peut dire ce qu'on veut, mais les on dit souvent que les jeunes ne connaissent pas cette histoire, mais les adultes non plus ne connaissent pas cette histoire. C'est une histoire qui a sa place dans les programmes scolaires mais qui a très peu de place.
On l'évoque, on évoque l'histoire des tirailleurs sénégalais et notamment pendant le premier conflit mondial et le 2e conflit mondial, mais ça reste vraiment trop peu euh à mon sens aujourd'hui. Et le fait d'avoir un film grand public permettra de de faire de la pédagogie. Et au-delà d'avoir ce film grand public, j'aimerais rendre hommage à à un certain nombre de choses qui ont été qui ont été faites avant. euh notamment euh Stommy Bugy qui a sorti une pièce de théâtre et qui raconte euh l'histoire notamment à des tirailleurs sénégalais à travers le massacre du Tiaroy.
On a des documentaires qui sont sortis, on a des livres qui existent mais qui ne sont pour le moment pas encore accessibles au grand public. Et c'est vrai qu'un film avec en tête d'affiche au marci un film comme celui-ci que j'ai vu et je peux vous dire que il questionne beaucoup, il questionne sur beaucoup de choses notamment sur la tombe du soldat inconnu, sur l'histoire atroce parfois sur le rendlement forcé sur aussi les engagés volontaires et surtout aussi sur le combat qu'ont pu mener ces hommes avec des soldats blancs où ils se considéraient comme étant des frères d'armes. Et aujourd'hui, c'est vrai que on a une société qui est extrêmement divisée et un film comme celui-ci peut apaiser un certain nombre de choses.
On va y revenir encore une fois, mais malheureusement c'est pas ça qui fait débat depuis quelques jours, depuis le premier et ce qui fait débat ce qui fait le débat très rageux, j'ai envie de dire ce terme là autour de pardon sur les propos tenus par Omars sur le conflit russoau-rainien, on en revient, faut faut le commenter et sa différence de traitement en comparaison avec les les conflits en Afrique. Alors pour cela, je vous propose d'écouter Judith White Trose qui est une journaliste au Figaro hier sur C News. On regarde.
Alors oui, il y a une différence de traitement. Il y a un élément qui l'occulte et à mon avis volontairement, c'est que en Afrique il y a une forte proportion de guerre civile y compris dans les pays qui se battent contre le djihadisme. En Ukraine, vous avez un état souverain attaqué par un autre état.
Ça n'a rien à voir. À part ça, alors euh Nathalie Loiseau euh et Vardon le le rappel effectivement euh soldat français ont donné leur vie euh au Mali. Ça c'est quand même extrêmement important.
Euh en terme d'immigration, euh la France accueille énormément de réfugiés africains. En tout cas, il y a un flux il y a un flux important. Donc on ne peut pas nous accuser d'indifférence.
C'est totalement injuste. Quant à dire que on accueille plus volontiers des réfugiés ukrainiens que des des réfugiés africains, la réponse qu'on accueille plus volontiers, la réponse est oui. Pourquoi ?
Parce que les Ukrainiens ne posent pas les problèmes d'assimilation de différence culturelle que peuvent poser certains africains. Donc ça me paraît tout à fait normal. Alors selon la journaliste qu'on veut l'entendre du Figaro, on accueillit donc énormément de réfugiés africains et tout tiré dans le meilleur des mondes s'il savaient bien s'assimiler bah aussi bien que les Ukrainiens.
Peut-être une réaction, je vous ai vu réagir en fait je découvre ces propos et je suis extrêmement choquée par la teneur de ces propos et je me dis comment en tant que politique on peut faire de la concurrence sur des drames humains. C'est-à-dire que quand on a des personnes qui prennent le bateau et qui quittent l'Afrique, ils ne prennent pas ce bateau en se disant "On a vu de la lumière et on espère trouver une meilleure vie." Ces gens-là quand ils quittent un conflit mondial, ils meurent, ils ont perdu des pères, des mères, des enfants, ils ont été massacrés, ils quittent des conflits et nous en tant que pays des droits de l'homme, on se doit les accueillir.
On ne peut pas dire que une nation comme la nôtre ne peut pas accueillir ces personnes-là. Moi, c'est pour moi, ces propos là ne sont absolument pas entendables et devraient être condamnés et même dénoncés. Alors pays de la déclaration droit de l'homme, c'est ça qui fait la différence dans l'histoire.
J'imagine que ça te fait réagir aussi parce qu'il y a quand même des de l'argument de l'assimilation des personnes venantes de l'Europe de l'Est serait plus facile que les personnes c'est une sorte de concours l'épine en ce moment pour savoir qui est sur quelle chaîne on sera le plus raciste et le plus indigne vis-à-vis voilà ben de nos frères en humanité. Et puis il y a il y a autre chose qu'elle raconte, ça veut dire au grand concours du grand n'importe quoi. Ben, elle entend dire "Ben, vous savez, en Afrique c'est euh des guerres civiles euh alors qu'en fait en Ukraine euh une invasion." Alors tout à fait, il faut bien sûr condamner l'invasion russe de l'Ukraine mais en Afrique c'est quand même un peu plus compliqué que cela.
C'estàd je vois bien le fond raciste et condescendant de son propos qui dit que voilà en fait ce sont des sauvages qui s'entretuent entre il suffisait de regarder il suffisait de regarder par exemple la présentation des conflits qui sont fait en Afrique. Je vous prends un simple exemple quand il y a eu le conflit en Centrafrique en 2013 où la France est intervenue militairement. On a présenté ça sur toutes les chaînes d'un fond continu d'un conflit entre des chrétiens et des musulmans qui savaient pas faire autre autre chose que de s'entretuer.
Personne n'est allé expliquer que un moment derrière ce conflit confessionnel, bah il y avait des une bataille pour des ressources minières et notamment pour les ressources de l'uranium qui avait fait que la France s'était fâchée avec le président de l'époque s'appelait Bisé et a renversé ce président qui a créé le chane absolument ne l'a expliqué et n'a dit que nous puissance occidentale on avait un rôle dans ces ces guerres-là mais on préfère présenter ça sous l'angle en fait voilà de tribus quasiment qui qui se bas qui se battrait entre et ça c'est scandaleux et il y a aussi cet argument massu qu'on a entendu là et qu'on va entendre encore de nouveau. Vous allez voir contre Mars sur le terrain de la supposée indifférence française envers le sort des peuples africains notamment ceux des victimes des conflits guerriers hein qui qui est tout trouvé massu la mort de 58 militaires français au Sahel et nous du coup on n'est pas ça v faudrait dire qu'on qu'on est au contraire très engagé que la France n'a pas de de problème avec cela. Alors je vous propose d'écouter Nathalie Loisou à ce sujet-là eurodéputé macroniste hier sur BFM.
Mais ce que je trouve injuste, c'est de dire que les Français ne s'intéressent pas au conflit en Afrique. Ça m'a choqué parce que je me suis rendu au Sahel parce que j'ai assisté à des cérémonies euh à la mémoire de Français qui sont morts. 58 milit 58 militaires de Barkane français sont morts au Sahel pour essayer d'y ramener la sécurité sans y parvenir parce que l'aginante malienne ne voulait pas de la France.
Et j'ai été blessée pour ces familles d'entendre que les français ne s'intéresseraient pas au conflit en Afrique. Je crois que ça n'est pas vrai. Alors qu'après, on est euh un sentiment de proximité avec l'Ukraine qui est très fort parce que Kief est à 2h30 de Paris parce que logique euh j'étais encore juste avant Noël à Odessa à Kief.
Quand vous allez Irpine à Boucha, ça ressemble à Viroflet. Donc vous avez l'impression que ça se passe chez vous. Alors, les français d'origine africaine, je pense, doivent apprécier ces propos tenus à l'instant par l'Eurodéputés macroniste qui semble bien vouloir voir, j'ai l'impression, une France un peu blanche, cathéo et chrétienne et bourgeoise peut-être.
Rappelons au passage qu'elle aura passé une partie de sa jeunesse militante dans les rangs de l'extrême droite. Il y a cette Qu'auriez-vous pu répondre à l'élu là si elle serait là sur ce plateau encore là, elle sort complètement des propos d'omarie et vraiment c'est vraiment là on se dit qu'on marche sur la tête. Très clairement, moi j'arrive pas à comprendre comment on peut tenir de tels propos, comment on peut comparer la mort de 58 soldats au propos tenu par au marcis.
C'est c'est juste pour moi, c'est impensable. Et je me dis d'ailleurs, elle est revenue sur ses propos, hein. Elle a atténu un peu plus ses propos parce que les justement des personnes de de son de son rangé mais les au.
C'est important de elle les a tenu et elle les a tenu maladroitement et c'est pas la première fois que Nathalie l'oiseau tient des propos extrêmement maladroits. Après, comme vous l'avez dit hein, elle vient des rendre l'extrême droite et encore une fois c'est une polémique qui est portée par la droite et l'extrême droite et vraiment je pense qu'on devrait éteindre cette polémique et parler vraiment du fond et de la situation aujourd'hui aussi des personnes issues de l'immigration qui peuvent aussi vivre difficilement dans nos territoires français. J'ai envie de parler aussi de la situation des anciens tirailleurs sénégalais qui vivent aujourd'hui des situations extrêmement complexes.
On n parle pas, on parle pas de ce fond-là, mais aujourd'hui, on a une quarantaine d'hommes qui vivent sur le territoire français dans des conditions difficiles pour la plupart dans des foyers à doma, dans des chambres et qui souhaitent rentrer chez eux, terminer leur fin de vie chez eux. Ils ont donné pour la France et on ne leur permet pas cela aujourd'hui. Donc revenons vraiment sur le fond des choses et arrêtons cette polémique et parlons du film et parlons de la situation des personnes qui sont vraiment dans des situations très complexes.
Euh Thomas euh là tu as entendu aussi cette cette séquence là. Tu l'as découvre ce soir ou tu l'avais déjà ? Non, je l'avais déjà entendu mais c'est un propos qui est sorti régulièrement comme une sorte on demande une injonction à la gratitude.
On demande à des gens qui par leur couleur de peau, voilà, sont différents soi-disant, ben de remercier la France parce que soi-disant elle serait intervenue au Mali et que des soldats seraient tombés en luttant contre le djihadisme. Alors oui, c'est vrai, il y a eu 58 morts. Bien sûr qu'il faut le déplorer et bien sûr qu'il faut leur rendre hommage.
Mais faut faut se souvenir en fait dans le narratif. Le narratif est complètement faussé. Si vous demandez à un malien, un Sénégalais, à un nigérien est-ce que la France est venue faire du bien au Mali en luttant contre les jihadistes, ils vont vous dire mais en fait la France est venue réparer ce qu'elle a créé.
Parce que ce qui a créé l'instabilité au Sahel, c'est la guerre en Libye. La guerre en Libye, il faut-il le rappeler, a été provoquée par Nicolas Sarkozy qui n'en avait rien à faire très clairement du peuple libien mais voulait régler des comptes avec Mohamar Kaddafi, peut-être des comptes financiers puisque Mohamar Kaddafi est soupçonné d'avoir financé l'élection présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozi et c'est la chute de la Libye qui parce que Mohamar Kaddafi tout dictateur qu'il était était un peu garant de la stabilité au Sahel qui a créé qui a permis au djihadisme de proliférer d'abord au Normali et de s'étendre ensuite au pays limitrophe. Donc finalement la France est pas venue se sacrifier en Afrique au Sahel, elle est venue réparer ce qu'elle avait créé.
Déjà peut-être que ça en changeant ce storytelling, bah faut en parler. Et après, c'est vrai ce que est très vrai, c'està-dire faut revenir au fond du film, de ce qui est important, de ce qu'on porte comme parole. Moi, je l'ai pas encore vu, mais j'ai une histoire un peu personnelle qui qui m'a beaucoup touché.
Un jour, j'étais en Guinée, j'étais en reportage en Guinée et j'étais invité à une radio locale, un journal local connu qui s'appelle le Lynx. Et donc, j'ai fait une émission euh voilà pour échanger sur le sur le journalisme. Et à la fin de de l'émission, puisque c'était une émission directe, il y a un monsieur qui était venu à la à la radio et qui m'attendait et en fait, c'était le fils d'intérailleur guinéen.
Il est venu avec son gros dossier et il m'a dit "Est-ce que vous pouvez m'aider et faire quelque chose pour moi ?" Et puis moi je savais, bien sûr, je savais pas quoi faire. Et j'ai eu honte à ce moment-là.
J'ai eu honte que mon pays la France et fait combattre dans ces rangs des gens qui ont perdu leur vie, qui se sont sacrifiés, qui ont perdu les années de leur vie et qui en plus ont été renvoyés dans leur pays d'origine sans rien et qui parfois plus tard ont été massacrés. On parle de Tiarol mais aussi faut oublier que le 8 le 8 mai 1945 quand on fête la libération de la France à ces tif en Algérie, on réprime très violemment, il y a eu des milliers de morts des Algériens qui manifestent pour leur indépendance et on pourrait aussi parler de toutes ces répressions oubliées à Madagascar en 1947. comment en fait on a récompensé des gens qui se sont battus pour notre liberté en les privant de leur liberté et ça bien sûr c'est complètement occulté dans le débat avec des petites phrase.
Et ben justement comment vous l'expliquez vous vous qui en fait d'ailleurs votre combat d'une grande partie de votre vie hein pour rétablir ma fois l'histoire et la vérité. Comment vous expliquez que euh il y ait la euh l'oiseau ou d'autres qui disent qui affirment "Nous nous sentons nous la France évidemment naturellement presque plus proche de l'histoire des Ukrainiens ou d'autres sans est nommé que celle de l'Afrique. C'est c'est pas grave, c'est loin, c'est normal, c'est comme ça ça tout simplement parce qu'ils ne connaissent pas leur histoire simplement. le il y a il y a il y a le fait de ne pas connaître son histoire et il y a après bien évidemment des relistes mais racistes mais ça on peut pas on peut enfin on peut pas changer les gens mais par contre nous à notre niveau en tant que élu en tant que responsable associatif on se doit de transmettre cette histoire et transmettre cette histoire ça passe par quoi ?
Ça passe par des émissions comme la vôtre, ça passe par des films, ça passe par des documentaires et ça passe aussi par des choses qui sont extrêmement symboliques teles que des cérémonies commémoratives. Moi avec mon association, ce que je fais par exemple chaque année, c'est qu'on va raviver la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe pour rendre hommage aux soldats venus d'Afrique, du Pacifique et des Antilles. Pourquoi est-ce qu'on fait cela ?
C'est il y a toute une symbolique autour de ça, mais c'est aussi de faire venir un certain nombre de personnes et de transmettre cette histoire. Une personne qui va venir à l'Arc de Triomphe va essayer de se renseigner, de chercher, de de savoir quelle est l'histoire de France. L'histoire de France, elle est riche de sa diversité.
On a eu certes l'histoire de l'esclavage, on a eu l'histoire de la colonisation. Aujourd'hui, il faut qu'on le dise très clairement. Pourquoi il y a des noirs en France ?
C'est clairement issu de l'histoire de l'esclavage et de l'histoire de la colonisation. Les soldats issus des colonies ont permis la libération de la France. On a voulu le nier pendant un certain nombre d'années, sauf qu'on a une génération aujourd'hui qui est demandeuse, qui va qui est en recherche.
On a les réseaux sociaux, on a le développement du numérique, on a des jeunes chercheurs historiens qui font des vidéos et qui permettent d'avoir accès euh à à cette histoire. Ce qu'on avait pas euh il y a même pas 10 ans. Il y a 10 ans, on avait pas toutes ces informations.
Si on allait pas à la bibliothèque, on avait pas ces informations. Donc pour moi, c'est de la méconnaissance, c'est aussi de la stupidité hein. Excusez-moi du du mot, mais c'est aussi un peu de stupidité.
Mais tant que on ne transmettra pas cette histoire à l'ensemble des Français, il y aura euh forcément ces relistes. Et je vais pas défendre l'extrême droite, je suis pas du tout euh enfin vraiment je combat leurs idées. Mais euh souvent les les personnes issues des rentes d'extrême droite quand ils parlent de l'histoire des tirailleurs sénégala des tirailleurs sénégalais, ils en parlent bien.
Il parce que ils ont cette notion d'hommes qui ont défendu la patrie. Alors vraiment je je vomis nationaliste finalement je vomis vraiment tout toutes les idées venant de leur rang et ils le savent et je les combats mais le rôle en tout cas ce qui a été reprocher à la gauche de ne pas je reproche à une certi à une partie de la classe politique de ne pas investir assez ce terrain. Le travail de mémoire est essentiel aujourd'hui encore plus avec cette jeune génération et aujourd'hui encore plus avec le climat nous avons dans lequel on est on est confronté encore aujourd'hui.
Et tant qu'on ne transmettra pas toutes ces histoires, tant qu'on ne fera pas le nécessaire pour que ça soit pleinement intégré dans les manuels scolaires, dans le récit national français où on n'est pas obligé d'interpeller un président de la République pour organiser une commémoration. que j'ai fait en 2019, j'ai dû interpeller Emmanuel Macron pour que le le 75e anniversaire du débarquement de Provence et sa place entière en tant que cérémonie nationale, ce qui n'avait pas été prévu avant. Alors qu'au mois de juin, on commémore les débarquements de Normandie comme il se faut en grande pompe.
On invite des chefs d'État et on oublie carrément de faire exactement la même chose pour le débarquement de Provence. Et le débarquement de Provence, c'est des soldats venus du Sénégal, d'Algérie, du Pacifique et des Antilles. Pourquoi on le fait pas ?
Pourquoi on l'oublie ? Pourquoi on le nie ? Est-ce que là, il y a peut-être le spectre de la France-Afrique que tu étudies encore aujourd'hui euh ou qu'est-ce qui explique c ça tout ça est bien sûr tout ça est bien sûr lié euh c'est ce que fait Isata en promouvant et la mémoire des tireurs sénégalais c'est important et ça se répercute aujourd'hui euh dans la situation telle quand Omars dit ben oui les guerres en Afrique touchent moins les Français c'est une réalité c'est une vérité alors moi je jette pas la pierre à 67 millions de français je jette la pierre au système à la classe politique au système médi Tout à fait.
Quand par exemple depuis 1996, vous avez à l'est du Congo une guerre abominable où il y a des millions de morts, des millions de déplac, des viols sur les femmes et tout ça que le docteur Mukweg qui a pris Nobel de la paix tente de réparer. Et personne n'en parle. Personne n'en parle parce que non seulement il y a de l'indifférence mais on construit cette indifférence parce que derrière ces massacres entre guillemets entre tribus rival soi-disant bah il y a des gros intérêts en jeu.
Qu'est-ce qui se passe à l'est du Congo ? On y extrait notamment le coltant qui se permet de fabriquer nos ordinateurs, nos téléphones et donc qui va nourrir et qui est essentiel à des grosses firmes firmes américaines. C'est pareil c'est pareil pour les intérêts économiques français qui sont en Afrique et tout ça, les intérêts des ports de Boloré, les intérêts dans l'uranium qui sont là.
Euh souvent ben on construit cette indifférence parce que elle profite à la classe politique qui a intérêt à cacher ses conflits, les causes réelles de ces de ces conflit. Et je pense que c'est justement en faisant œuvre de mémoire et en jetant un regard aussi lucide sur notre présent, bah qu'on arrivera euh à sans à à faire en sorte ben que ces conflits là soient enfin pris en compte mais pris en compte sur toute leur dimension et pas avec ce regard raciste colonialiste. Moi, j'ai l'impression qu'on est à la fin du 19e siècle.
J'ai l'impression que j'entends des fois Jules Ferry ou j'entends Victor Hugo qui était un grand homme mais qui a quand même dit au passage que ah oui, Dieu offre la terre aux hommes et puis Dieu offre l'Afrique à l'Europe, prenons-la. Et c'est il y a quand même je pense qu'on a pas fait tout à fait le deuil de notre empire colonial et qu'on continue à considérer finalement les africains comme des races inférieures comme c'était le cas à la fin du 19e siècle. Et pour finir, peut-être que la boucle se boucle.
On espère avec la sortie de ce film demain que vous avez vu du coup en avant-première, ce qui est pas mon cas encore. J'ai j'ai hâte me spoilez pas je pense même si une parl c'est vrai. En tout cas, vous l'avez bien vendu.
On ira le voir dès demain. Donc je rappelle qu'il sort demain en salle. Est-ce qu'on peut espérer là y voir une un objet dire majeur de vulgarisation peut-être un premier dans notre histoire médiatique et en même temps culturelle et donc politique ?
Et puis une autre question en même temps à côté de ça, est-ce qu'il y a d'autres leviers existants ou à créer que vous pouvez peut-être nous illustrer ce soir pour qu'on puisse ou construire des ponts, abattre les murs qui nous séparent manifestement ? Bah plein de leviers sont possibles. Bon, un film comme celui-ci sera de toute façon un très bon levier comme je l'ai dit dans dans mes propos li notamment sur l'accessibilité au grand public et ensuite il y a l'espace public qu'on peut modifier c'estàd qu'on peut nommer renommer des rues en mettant en avant des personnages historiques de ces histoires.
Et d'ailleurs quand j'avais interpellé le président Emmanuel Macron sur le débarquement de Provence, il avait lancé cet appel au maire en demandant au maire de nommer et de renommer des rues pour rendre hommage aux soldats venus d'Afrique. Certains ont suivi, d'autres non. Il faut qu'il y ait beaucoup plus d'effets.
Donc, il y a l'espace public qui nous permet cela. Il y a aussi les musées où on a beaucoup d'œuvres qui regroupent des des des œuvres issues de cette histoire. On a la possibilité aussi, comme l'a fait Stomy Bugsy, à travers une pièce de théâtre, à travers des documentaires, on a beaucoup de jeunes aussi euh qui font pas mal de de vidéos sur les réseaux sociaux.
Les leviers sont nombreux. Le tout, c'est de pouvoir les saisir et vraiment de de les mettre en place. Mais je je crois vraiment que en modifiant l'espace public, en mettant beaucoup plus en avant dans les cérémonies officielles cette histoire, les programmes scolaires en font partie.
Les discours aussi prononcés par nos politiques sont extrêmement importants parce que ça permet aussi de de renvoyer un certain nombre de messages. Les leviers sont nombreux. Nous, on est là en tout cas pour inciter cette dynamique et on le fait.
Et j'ai été contacté par par pas mal de maires de collectivité qui souhaitent s'en saisir. On a aussi dans le 18e arrondissement une place qui va s'appeler place des tirailleurs sénégalais au niveau de la porte de clients. C'est c'est vraiment c'est énorme.
Et puis du coup ça questionnera. On peut mettre une plaque, on peut on peut apposer aussi un certain nombre de choses. On peut faire des parcours pédagogiques parce que l'espace public français regorge de cette histoire.
Le tout c'est vraiment de de la faire ressortir et de la montrer au plus grand nombre de le faire des actes évidemment et qui sont nombreux apparemment et évidemment. Et ben merci beaucoup à tous les deux pour cet entretien. Merci Thomas, merci à d'avoir accepté l'invitation ce soir.
Quant à vous derrière cet écran, restez connecté. L'émission continue juste après ce court clip que j'adore personnellement. à tout de suite.
Coucou mes petits amours. Alors comme ça on veut mettre la hagraoré. [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Ce soir, nous rendons au médias hommage à Cédric Chouvia.
Ce dernier donne son nom à une affaire qui a aujourd'hui 3 ans et sur laquelle la justice n'a toujours pas été rendue. Pour rappel, le 3 janvier 2020, Cédric Chouvière livreur à scooter et violemment plaqué au sol par les des policiers durant un contrôle à Paris. étranglé, il pardra la vie 48 heures plus tard.
Les enregistrements de son propre téléphone montreront ses derniers instants conscients où il dira à plusieurs reprise est en train de s'étouffer. Ce drame a eu lieu 5 mois avant la mort de George Floyd dans des circonstances similaires aux USA. Événement qui, vous vous souvenez, verra naître le mouvement Black Life Matters.
Depuis la disparition de Cédric Chouvia, les policiers mis en cause sont toujours en fonction et la famille demande une requalification des faits en violence volontaire ayant entraîné la mort. Pour aborder cette difficile affaire, je reçois Christian Chouya, père de la victime et Vincent Brengart, avocat de la famille. [Musique] Et mes invités s'installent puisque nous sommes toujours en direct.
Bonsoir à tous les deux. Bonsoir. Merci d'avoir accepté l'invitation ce soir.
Merci beaucoup. Alors, monsieur Chouvia, pour commencer avec vous, je pense que beaucoup des personnes qui nous regardent ce soir, en direct ce soir se demandent à juste titre comment vous et votre famille vous vous allez. Bah sur 24 heures, on y pense 24 heures.
Moi, je me réveille le matin avec la pensée, je me couche le soir avec la pensée. Euh c'est un drame, c'est un vrai drame. Mes petits enfants, le petit dernier qui a 6 ans, bah tous les jours, il parle de son papa.
Papa papa et on essaie tous de le de le comment de l'entourer de le de le chouchoter de le bichonner de lu faire comprendre que et quand il va à l'école et puis le premier jour de la rentrée il dit et moi mon papa il est pas là. Voilà ce que je voudrais que ces quatre individus qu'on tué mon fils se rendent compte de ce que ça fait de perdre un père. Voilà.
Moi, j'ai perdu un fils. Vous avez perdu un fils effectivement, un fils qui avait un enfant. Comment vous gérez enfant des enfants effectivement ?
Comment comment vous gérez pardon ? Ben ça en fait avec ces enfants-là comment vous faites ? Et ben, on essaie d'être fort parce qu'il faut leur montrer une certaine force.
On a pris euh euh de très bons avocats pour justement on veut gagner, on veut gagner contre la justice, contre la police surtout, mais on on n'est pas contre on n'est pas contre toute la police. On est contre ces quatre individus qui sont pour moi des tueurs, c'est pour moi des tueurs en série puisque ils étaient sur leur deuxième affaire pour les deux principaux euh acteurs. Euh donc il faut après faut entourer les enfants, les enfants, sa femme euh bah faut être costaud pour leur faire voir que la terre s'arrête pas de tourner.
Mais de temps en temps, voyez, aujourd'hui c'était le 3e anniversaire, on a été commémoré à l'endroit à la tour Effel, le Cranly. On on a mis des t-shirts, tout ça, des fleurs. Il y avait sa fille Sopia que vous avez reçu au tout début.
Euh voilà, on essaie de de tenir le coup quoi. C'est c'est très difficile c'est pas une action facile. Et alors pour des parents c'est encore je veux pas vous dire que c'est il y a pas un concours mais on n'est pas fait pour enterrer ses enfants.
Les enfants, ils sont c'est presque dans l'ordre normal mais pas dans ces circonstances là. C'est les circonstances qui sont graves. Un plaquage ventral plus une clé d'étranglement.
Quand vous avez quatre individus sur le dos, vous avez aucune chance de vous en sortir. Mais aucune chance. On imagine tout à fait cette douleur là, on la comprend et et bien sûr alors maître Brengard, vous êtes vous avocat de la famille depuis tout ce temps-là, 3 ans après les faits dramatiques que que monsieur nous raconte encore ce soir avec difficulté.
On imagine tout à fait pourquoi. Est-ce que on peut officiellement parler de violence policière de manière clai ? Oui, on peut on peut clairement parler de violence policière.
On peut parler de violence policière, enfin de violence totalement disproportionnée, totalement hors de proportion par rapport à à la raïé de ce qui s'est passé. On parle quand même du d'un contrôle policier qui dégénère au point où quelqu'un trouve la mort parce que on a voulu contrôler ces papiers, parce que on a voulu finalement chercher peut-être une contravention là où il n'y en avait pas. Euh je veut dire il il faut bien mesurer ici que euh l'opération policière a été déclenchée sur une base qui au départ était administrative et qui est même pas claire euh au moment euh où je vous parle et donc qui a abouti à ce que euh Cédric Chouvia trouve la mort avec une fracture du larinx euh et donc euh des faits qui évidemment sont des faits innommables et qui doivent revêtir des qualifications pénales qui correspondent à leur à leur gravité.
Alors pourquoi pourquoi il y a pas d'ici judici à 3 ans plus tard il y a pas de procè pourquoi on en est là alors ? parce que je pense enfin le maître il sera plus fort que moi pour le dire. Je pense qu'il y a il y a la recherche en face de de d'enlever la culpabilité de ces quatre individus.
On cherche des excuses, non ? Euh mais à nos yeux, il y en a pas. Il y a des témoins, il y a des témoignages, il y a il y a des vidéos, il y a tout.
Il il invente une situation comme quoi qu'il y a une grossièreté et en tout état de causes et c'est prouvé par les les vidéos. Tu dis si je me trompe Vincent la seule personne qui est grossière mais qui est grossière hein c'est le policier c'est lui qui est grossier donc je vois pas le contrôle il est euh enfin c'est un un banal parce queendre c'est un banal contrôle en gros on dit qu'il est au téléphone il a un casque il a un casque avec le prédcroché donc il a aucune raison d'avoir le téléphone le avec le kit malib il a aucune raison d'avoir le téléphone à la Euh s'il veut regarder l'heure, bah il regarde l'heure sur son scooter. En plus de ça, ouais, c'est un scandale.
Il a même pas de permis. Mais c'est un 50 cm c il y a pas de permis. Voyez c'est enfin c'est enfin c'est maître.
Du coup vous vous pour vous pourquoi pourquoi de manière claire pourquoi il y a pas encore justice sur cette affaire ? Beaucoup de gens se posent la question. Il y a plusieurs il y a plusieurs paramètres. que le premier paramètre c'est un paramètre général qui est lié malheureusement au temps de la justice.
Je pense qu'il faut aussi reconnaître ça, c'est-à-dire que aujourd'hui des informations judiciaires prennent en moyenne au moins 2 à 3 ans. Après effectivement comme le disait aussi Christian, il y a un paramètre aussi qui est lié au fait que nous sommes confrontés à des personnes qui contestent leur responsabilité que à partir du moment où il y a une contestation de responsabilité, ça aboutit à ce qu'il y a des actes d'invalisation complémentaire. Maintenant, il est il est certain aussi que il y a une forme de contraste assez saisissant entre la brutalité finalement et la simplicité aussi des faits et cette longueur de la procédure parce que on parle de quelqu'un qui est mort asphyxier sous le coût des policiers qui sont à l'origine de son interpellation et on comprend difficilement pourquoi est-ce que la justice a besoin de tant d'années pour pouvoir documenter ce qui devrait être relativement simple parce que c'est un dossier dans lequel il y a des témoignages.
C'est un dossier dans lequel il y a aussi des vidéos. Veut dire on va pas discerter 100 ans sur ce qui s'est passé. Veir quelle est la logique derrière ça ?
Est-ce que la logique ce serait de se dire finalement il existerait des techniques d'interpellation pour lesquelles il pourrait y avoir comme dommage collatéral le fait d'entraîner la mort de la personne ? Enfin je crois qu'il y a aucun espèce de régime qui se prétend à état de droit qui peut prétendre à une telle vision des techniques d'immobilisation. Donc je pense que il y a plusieurs plusieurs facteurs mais c'est ce qui est certain que dans l'affaire de Cédric Chouvia, on peut s'étonner malgré tout qu'il faille 3 ans d'instruction.
Surtout qu'en plus ce qu'on voit aussi c'est que derrière les 3 ans d'information judiciaire peuvent infiné bénéficier aux personnes qui vont être jugées parce que on en reparlera probablement tout à l'heure mais en dépit de la demande que nous avons faite notamment au ministère de l'intérieur ces policiers n'ont pas été suspendus et on peut penser voilà et on peut penser que dans 3 ans, dans quelques années lorsque on aboutira enfin à un procès, en tout cas c'est ce que nous c'est ce que nous demandons et nous ne voyons pas comment est-ce queon pourrait dans aussi échapper à un procès. Et bien on dira ben ce sont des personnes qui depuis 3 ans ont des vies de famille, depuis 3 ans ont des exercices professionnels et ça je veux dire c'est c'est c'est un c'est aussi une forme de géométrie variable par rapport à la justice du tout commun si je puis dire avec des personnes qui parfois peuvent être jugées en comparison immédiate et auxquelles onofre absolument pas le bénéfice de ces années qu'on est en train de de réserver aux personnes à l'origine du décès de Cheouvier. Alors là, ce qu'on ce qui est intéressant dans votre réponse, c'est qu'on aussi on observe dans la pratique policière, si on peut appeler ça comme ça, euh ben des morts survenir ces dernières années, ces derniers mois, notamment dans les refuses d'obtempéré, il y a il y a des morts.
Alors, je sais pas si on peut faire un un un rapport direct avec l'affaire de monsieur Chouvia, mais il y a aussi cette cette avancée sur la défense de la police de l'outrage à agent. Il y a aussi ça qui est très avancé euh comme cette infraction, c'est ce délit qui est euh on le voit fort protecteur pour les agents de police. Euh vous vous en parlez dans votre dans un des ouvrages qu'on avait on pu d'ailleurs vous inviter à ce moment-là ici.
Je l'avais sur moi tout à l'heure malheureusement, je peux plus à moins qu'il passe à l'écran à ce moment-là, je ne suis plus sûr, mais vous parlez des violences policières. En quoi ce délit d'outrage de pas ma fois répondre dans l'immédiat et en plus pourquoi pas d'être outraagent envers un agent ? En quoi ça peut poser problème ce délit, cette infraction qui est souvent mis en avant ?
Mais ça peut poser problème à tous les niveaux déjà parce que le délit d'outrage est un délit qui est assez indéfini, c'estàd quel moment il est il est totalement flou, à partir de quel moment il y a outrage. Et en plus ce qu'on voit aussi c'est que il y a des cas dans lesquels et c'est d'ailleurs le cas de l'affaire d'historique Juvia où on cherche l'instrumentalisation, on va vers la recherche de la provocation à l'outrage pour pouvoir justifier éventuellement une interpellation ou d'aller plus en avant dans le contrôle. Et puis on voit également des cas dans lesquels il y a des violences policières qui sont perpétrées par les policiers et tout de suite on cherche à justifier ces violences par le fait qu'il pourrait y avoir un outrage ce qui permet d'avoir une espèce de bouclier de la part de la part des policiers.
Donc c'est vrai que c'est c'est véritablement un délit un délit qui pose problème et qui à nouveau fait un peu résonance par rapport à ce qu'on voit dans d'autres affaires. C'està-dire ce que je disais tout à l'heure par rapport à nouveau à cette question la géométrie variable où vous avez ben des personnes qui parfois sont poursuivies pour des faits d'outrage qui vont être condamnés extrêmement rapidement là où pour les fonctionnaires qui sont coupables de violences policières et bien la justice met des années évidemment. Alors, monsieur Chau aujourd'hui, vous l'avez dit, c'est aussi pour ça qu'on vous invite, c'est l'occasion.
Ça fait 3 ans que votre fils est décédé. 3 ans, c'est long, hein, c'est le comme on le voit sur le terrain de la justice, mais c'est encore autre chose sur le terrain d'un père. Comment pouvez-vous nous ce soir en quelques mots nous résumer ces trois annéesl ?
En quelques mots, est-ce que vous avez eu des relations particulières avec je ne sais pas des membres du gouvernement, un soutien des respons politique ? La seule personne qu'on a rencontré, la seule personne qu'on a rencontré aujourd'hui, je vais pas vous dire euh je le remercie, je le remercie. C'est Castaner.
Castaner nous a reçu le premier ministre à l'époque. Il nous a reçu dans son il nous a demandé il était en fonction. Donc il y avait il y avait une partie de la famille, les plus grands euh enfants.
Il y avait ma belle fille, il y avait ma fille, il y avait ma femme et puis on on a fait on a fait il nous a posé à chacun des questions et puis moi il m'a demandé, il m'a dit "Honnêtement, je vous comprends, je suis père. Perdre un enfant, c'est ce qu'il y a de plus dur. Euh, il a vraiment été euh compatissant.
Il a été euh euh on a senti le père de famille et et je lui dis "Moi, je je vais vous demander quelque chose solennement, je vais vous demander quelque chose. Enlever la clé d'étranglement et le plaquage ventral. Je vous demande ça solennellement." Il m'a dit "Je vous promets" et et il je crois tu étais là Vincent.
Oui, tout à fait. Il il m'a dit "Je vous promets de déjà de faire une euh une étude une étude et je vous promets que je ferai le maximum pour l'enlever 3 mois après ou 4 mois après. On on va mettre un une petite parenthèse sur les mois, je sais plus, il l'a enlevé mais il m'avait il m'avait il nous avait prévenu, il nous avait dit vous allez voir que le jour où je ferai enlever la clé éétranglement, j'aurai tous les syndicats de police dans mon bureau." Ouais.
Ça a pas raté. Il y a eu le je sais pas si vous souvenez toute la police était jetais les menottes par derrière. et il avait dit nous enlève nos armes d'intervention les séquen médiatiques qui étaient assez dérangeant pas oui ça vraiment dérangé çait fait un tabac donc il a été obligé de la remettre d'accord et 6 mois après c'est la clé étranglement elle a été enlevée et le plaquage ventral a été enlevé ça a été modifié par une autre pratique que mais la seule personne dans le gouvernement de l'époque et moi je demandé à rencontrer Darmanin il a jamais voulu me recevoir.
J'ai demandé à rencontrer le président, il a jamais voulu me recevoir. Moi, je voulais juste les rencontrer pour leur demander qu'est-ce qu'ils en pensaient et et qu'est-ce qu'ils allaient faire. Je je leur demandais pas parce que pour vous, ça n'a pas évolué depuis puisque ça c'est ce ce cette clé d'étranglement a été remplacée.
Aujourd'hui, vous souhaiterez rencontrer les nouveaux responsables politiques pour leur demanderou. Ah oui, je voulais moi ce que je voudrais c'était rencontrer Oui, je voudrais rencontrer Darmana parce qu'il s'acharne sur moi et sur sur différentes choses. Mais je voudrais le rencontrer pour lui demander des explications.
Pourquoi vous n'avez pas suspendu les quatre individus ? Pourquoi vous les avez pas mis ? Euh parce que moi Castaner m'avait promis que le jour qu'il serait mis en comment en examen, il les suspendrait.
Il m'a dit tant qu'ils sont pas mis en examen, je ne peux pas les suspendre. Mais une fois qu'ils sont mis en examen, je vous promets, je l'ai il serait suspendu. Entre-temps, il a sauté.
Je pense que l'affaire Chouvia était pour pour beaucoup et puis les gilets jaunes derrière ça a fait beaucoup de tort et après il a sauté et après il y a Darmalin qui est arrivé. Dharmin c'est c'est euh c'est une pagne de fer. Il est 2000 2000 % pour la police et ils ont toujours raison.
Il peut il peut tuer 12 enfants. Un policier dira que c'était de la légitime défense même si le bébé il est à 3 mois. Enfin, c'est Christophe Casser qui est d'ailleurs par en passage pas très bien vu pour le coup par beaucoup de français et françaises notamment durant la période gilets jaunes qui d'ailleurs va je crois que c'est déjà le cas la légende d'honneur il l'a reçu je crois le prés il est présenté je sais pas s'il s'est fait mais ça y est vous vous en pensez quoi de cette nouvelle ?
Bah moi si vous voulez j'ai pas d'a priori j'ai pas de il mérite il mérite pas euh toutes les légions d'honneur ça me regarde pas qui les mérite pas çaitou je pose exemple ça fait beaucoup réagir sur le réseaux euh ouais ben moi euh moi personnellement personnellement il a été il a été correct avec la famille Chouvia donc je vais vous dire est-ce que le fait d'avoir été correct avec la famille Chouvia il mérita les gens d'honneur ça fait un peu hypocrite voyez j'en sais rien j'en sais rien si la mérite c'est pas et c'est pas à moi de juger je pense qu'il il y a des gens plus plus qualifiés pour juger ça mais Moi aujourd'hui, il m''est arrivé quelque chose de grave, c'est que voilà, on m'enlevait le on m'enlevait une partie de moi, une partie de mon corps, une partie de mes tripes et aujourd'hui, j'ai cinq enfants en héritage. Je vous dire que c'est pas tous les jours facile. J'imagine.
Est-ce que vous avez quand même espoir maintenant que la justice se fasse encore ? Alors moi honnêtement sur la justice, on pourrait presque vous dire que la justice c'est ceux qui préparent le le jugement. C'est pas eux qui vont juger, hein.
Je dis pas de bêtises. C'est ça. Oui, tout à fait.
Oui, c'est prépar On a l'impression qu'ils sont en train de préparer un bon dossier. On a l'impression qu' qu'ils vont quand même dans des recherches approfondi. On a on a l'impression que ils sont pas convaincus qu'ils ont raison les policiers.
Ils prennent leur temps peut-être pour établir un dossier plus confortable. Le temps, vous avez parlé du temps long tout à l'heure. Est-ce que vous là, est-ce que vous pouvez nous nous annoncer ce soir des des choses que vous avez prévu d'entreprendre sur ce terrain judiciaire ?
Justement, maître alors c'est difficile de de vous annoncer des choses puisque de fait le dossier est couvert par le secret de l'information judiciaire. Maintenant, ce que je peux vous dire, c'est que il est normalement en voie d'achèvement, c'est-à-dire que on attend maintenant les derniers actes d'instruction et on espère que ce dossier pourra enfin se clôturer peut-être au premier semestre 2023 pour que ça puisse aboutir à un renvoi devant une juridiction jugement. Mais en plus avant ça, il y aura tout un débat aussi sur la qualification.
D'ailleurs, vous parliez tout à l'heure de avec avec Christian de des résultats et des conséquences que ça ça avait pu avoir. De de façon générale, il est tout à fait stupéfiant de constater que en dépit du décès de S Chvia, ça n'a pas abouti à une démarche extrêmement claire de la part du gouvernement et du ministère intérieur sur la question des techniques d'immobilisation. C'est que au moment où je vous parle, moi je n'ai j'ai je n'ai pas de clarté sur ce que peuvent être ou non des techniques d'immobilisation réglementaire et autorisé comme je n'ai pas de clarté sur les exercices auxquels seraient astreints des policiers parce que on peut voir éventuellement qu'ils peuvent être formés à telle ou telle technique d'immobilisation, mais qu'est-ce qui nous permet de dire que ils ont je sais pas tous les 6 mois, tous les tous les ans euh la possibilité de pouvoir s'exercer euh sur ces techniques d'immobilisation ?
Aucune. Alors que vous comparez par exemple avec l'usage des armes, même si c'est complètement dérisoire, on sait que ils sont tenus par exemple de tirer 30 cartouches par an. Rien s'agissant des techniques mobilisation rien s'agissant de techniquisation.
Je dire il font un peu au feeling enfin c'est un peu ça. Ils le font ils le font complètement au feeling. Sauf qu'en fait ce sont des techniques don on voit qu'elles peuvent être mortifères.
Comment est-ce qu'on peut accepter que une technique mortifère soit en fait le fait d'une appréciation discrétionnaire de la part de l'agent ? Je crois que ça c'est insupportable. Donc premier temps, c'est vrai que c'est c'est véritablement une source d'insatisfaction d'un point de vue politique, d'un point de vue général et j'espère en tout cas de ce point de vue que le procès pourra permettre enfin d'avoir ce débat qui est nécessaire et aussi de demander un peu plus de courage de la part de notre classe politique parce que tout à l'heure Christian le disait c'est vrai que lorsque on a été reçu par monsieur Castelner, il a plus plutôt cordial avec la famille.
Sauf qu'en fait ce qu'on attend de lui c'est pas d'être cordial, tu c'est d'avoir une correspondance entre ce qu'il peut dire euh dans le cadre d'un entretien quasiment informé qui est une traduction politique et même par rapport je veux dire je pense que de ce point de vue cette récompense à légion d'honneur c'est une récompense pour des services pour sa loyauté pour des services pour des services rendus. Donc malheureusement il y a un échec de ce point de vue politique et après pour l'instant il y a un échec si je puis dire judiciaire où on se retrouve aujourd'hui avec une qualification un peu amima parce que on parle d'un homicide involontaire. Il y a une demande de la famille hein de de requalifier les faits mais évidemment ou parce que violence volontaire ayant violence volontaire oui puisque à un moment donné il y a il y a un des un des comment des quatre agents qui est sur le qui qui est sur son dos donc comment euh l'autre il lui fait sa clé l'étranglement et puis il y a il y en a un qui est son dos et à un moment donné il y en a un l'entend il dit bon c'est bon arrête maintenant mais l'autre il continue donc il a il a une intention de tuer il est il est il est au bout de sa il il va jusqu'au bout de scène et euh pour avoir été traité de clown.
Et le deuxième mot, je me rappelle plus ce qu'il dit. Euh mais je lui dis s'il va celui-là, c'est pas clown qu'on va y dire. Et dans cette paslieu de je sais pas, c'est vrai que ça justifie pas un mot enfin traiter ça revient sur le le le ce délit d'outrage hein.
Traiter de clown un policier outrage et violence et peut-être mort. C'est vrai que c'est très mois plus loin. Je vais plus loin parce que vous tombez sur des vous tombez sur quelqu'un.
Alors déjà d'une refus d'obtempéri moi m'a envoyé des des tex j'ai eu des appels, pas des appels des messages. Oui mais il avait oempéré et là je lui dis mais espèce d'abruti. Il a oéré puisqu'il a donné ses papiers, on le voit sur les vidéos, il a tout donné.
Il a donné ses papiers, il prend ses PV qui même pas même pas ils ont mis des PV puisque alors c'est quoi que vous voulez obtempérer ? Ça veut dire quoi s'arrêter ? s'est arrêté donner ses papiers les a donné ses papiers donc il y a pas de refus d'obt tempéré donc c'est que moi je pense qu'à un moment donné euh Perez il il il a explosé et pourtant euh il y a pas il y a il y a pas de de verbe qui qui lui permettent de des des Je pense qu'il a pas supporté que quelqu'un le taquine comme ça quoi.
L'insolence peut-être mais en même temps c'est une raison de Est-ce que l'insolence vous donne le droit de tuer ? B voilà, c'est la question. Il y a un mot, il y a un mot c'est ils sont gardiens de la paix.
On utilise rarement ce terme aujourd'hui. Gardien de la paix normalement avec je veux dire une responsabilité accrue ça veut dire non. Et ce que je voulais dire en plus c'est que ils ont son nom, son adresse.
Vas-y, rentre chez toi comme tu veux pas nous écouter, on va te faire une convocation au magistrat, tu vas prendre 500 ou 1000 € d'amende voilà et puis ça va être une affaire classée. Oui. Non, là il y a un acharnement sur place directement.
Mais comment vous l'analysez-vous ? Là, il veut aller au conflit, veut aller à la bagarre. Et un moment, on voit bien dans les scènes, je sais pas, on voit bien dans les scènes, il y a même un agent, enfin un des quatre qui se met devant Perez parce qu'il sent que Perez il monte en tension.
Il fait il fait un peu barrière, il sent que Perez il monte en tension mais en fin de compte, il passe par derrière Cédric. Cédric le voit pas, il passe par derrière, il fait la clé des tremblement et là c'est fini. C'est c'est révélateur ce que vous racontez là. parce que vous avez pas été présent mais les images permett dans cette affaire.
On apprend aussi enfin on apprend on on le revoit de nouveau que la vidéo amateur pour le coup est souvent cruciale vitale pour la manifestation de la vérité chose que bah qu'on observe dans bien les affaires mais dans les policiers mais pas que. Profitons peut-être de l'occasion ce soir pour éclaircir ce point. A-t-on toujours le droit de filmer la police ?
Oui, je c'est un droit c'est un droit citoyen. C'est vrai qu'en plus on le voit dans l'affaire de SC Chuvia où effectivement les vidéos ont été complètement déterminantes parce que on peut penser que la réaction judiciaire de rapidement d'ailleurs ordonner l'ouverture d'une information judiciaire et aussi la conséquence de l'existence de vidéos de personnes qui ont pu assister au fait et que si nous n'avions pas eu ces vidéos probablement que ça aurait été parole contre parole mais opposer la parole d'un défunt avec la parole de plusieurs policiers qui ont en plus la possibilité et le temps de se mettre d'accord sur le leur déclaration tion qu'il là encore vient accroître 6h pour nous dire ils ont mis 6 he pour nous dire où il était Cédric parce que Cédric il a il a il avait un scooter géolocalisé moi et tous mes scooters ils sont géolocalisés donc je sais où il est le scooter et pendant 6h c'était le blackout et pendant 6h j'ai envoyé ma belle fille j'ai envoyé un de mes chauffeurs qui était dans le secteur j'ai dit va voir là-bas il y va on lui dit non non il est pas là il dit si le scooter il est dans votre cours puisquil est géolocalisé donc il est dans la cour et là on lui dit non non non il y a personne. Et moi j'écoute la conversation avec mon chauffeur et je lui dis "Vas-y, il me dit mais Christian, il veut rien savoir.
Il y a personne." Après ma fille, ma belle fille, elle revient de de Rennes. Je lui dis "Va vite à au commissariat, il y a le scooter de Cédric qui est là-bas." À mon avis Cédric il est là-bas.
Je croyais je pensais qu'ils avaient emmené Cédric dans le 7e au commissariat du 7e. Et là-bas, ils l'ont jeté carrément. Doria, ma belle fille, il ont dit "Non, il est pas là.
Voilà, vous avez rien à faire ici, il est pas là. Vous avez qu'à faire les hôpitaux." Elle me dit ça, j'ai dit "Bah fait avec les hôpitaux." Son fils aîné Ryan il est en scooter.
Je dis "Bah faites les les hôpitaux du coin, appelez partout et puis vous allez voir." Et au bout de au bout d'unhure ou 2h rien. Il donc il est 16h.
J'ai dit "Tu retournes au commissariat, je l'engueule." Je fais "Tu retournes au commissariat, tu te couches devant la porte, tu te mets à pl vente par terre et tu leur dis voilà je bougerai pas de là." Et là ils ont déployé le tapis rouge.
Il était là. Ouais, il non il était pas là. Il était il était il était je dire les policiers en étaient euh là. rac tout un film toute une histoire qui est moles il ont dit ouais il a fait un malaise il est tombé par terre après on l' on lu a fait un massage.
Mais bon des heures se sont déroulé effectivement il y a il y a cette possibilité voà 6h entre le moment entre le moment où ils l'ont tué parce que Cédric il est pas mort le 5 janvier, il est mort le 3 janvier. C'est ça tout à fait 400 plus tard. Et ils ont mis plus de 3 minutes pour le pour le réanimer.
Un cerveau sans oxygène pendant 3 minutes, le cerveau il est mort et au bout de 3 minutes, ils l'ont pompé mais ça a rien démarré et ils l'ont redémarré juste mécaniquement à l'hôpital pour faire parce que la démarche là, je crois, tu me dis si je me trompe, quand on est mort sur la voie publique, c'est pas pareil que quand on meurt à l'hôpital. Oui. Oui.
C'est quoi la différence justement ? jusque là voilà a été avancé depuis le temps qu'il avait eu des antécédents, qu'il n'est pas mort sur les coups des policiers qu'il est mort à l'hôpital peut-être suite à ces à ces interc là. Qu'est-ce qui change justement comme si si s'il était mort sur la voie publique ? probablement que ça aurait été serait entraîné immédiatement une une enquête une enquête de flagrance et probablement que ces policiers auraient été immédiatement écartés voir placé en garde à vue ne serait-ce que pour les empêcher de pouvoir se concerter pour échanger sur leurs différentes visions.
Parce que c'est ça aussi, je veux dire, qui est surprenant, c'est que on parle quand même de personnes qui sont à l'origine de l'interpellation et qui se retrouvent finalement avec la double casquette, c'està dire à l'origine de l'interpellation. Donc ils vont rédiger le procès verbal d'interpellation et puis après ils vont devoir rendre des comptes à la justice mais voyez avec avec un délai qui peut encore une fois leur permettre d'accorder d'accorder leur récit. Et ça, je pense que c'est véritablement insupportable.
Mais vraiment au moment où je vous parle, si vous voulez, nous on serait pas là avec Christian si la justice fonctionnait normalement. euh je veux dire dans ces dossiers. Malheureusement, il faut en appeler aussi euh aux responsables politiques, au responsables public pour que euh enfin euh les choses les choses bougent.
Mais lorsque vous faites l'addition des choses, euh un contrôle complètement disproportionné, une absence de clarté sur le cadre réglementaire dans lequel ne serait-ce que la clé d'étranglement a pu être utilisée. Une absence à ce stade en tout cas de détermination claire sur le fait que de toute façon il n'aurait pas pu et pas dû agir agir de la sorte. C'est dire encore une fois, il faut pas 3 ans d'information judiciaire pour se dire que jamais il n'y aurait il n'aurait dû y avoir euh de décès.
Et de la même manière, c'est simplement sur enfin je dire sur l'homicide involontaire. L'idée de l'homicide involontaire, c'est que vous entraînez par accident aussi la mort d'une personne par négligence ou par imprudence. Mais lorsque en fait vous exercez une violence volontaire et que cette violence volontaire est à l'origine du décès de la personne, comment est-ce que on peut associer l'homicide volontaire de la violence qui aboutit au décès ?
Moi, je crois que je dire vraiment d'un point de vue juridique, c'est complètement contreintuitif et j'espère en tout cas que ça pourra permettre une requalification au stade de la fin d'information judiciaire au moment où les policiers seront envoyés. Alors, pour élargir un peu et pour finir un peu pratiquement notre entretien, pour élargir un peu le truc, comme je dis dans l'intro, ce drame intervient en France 5 mois avant un autre drame qui a fait date aussi cette fois survenu lieu aux USA, le décès de George Floyd. Alors, suite auquel le mouvement Black of Matters apparaît, hein, évidemment euh si le temps de la justice, comme on le disait, est lui euh plus long, euh celui des médias et lui plus court, on le sait bien, est-ce qu'on peut dire que les mentalités euh que le débat qu'on a ce soir, enfin la discussion qu'on a ce soir peut permettre à ce que les mentalités aient pu changer depuis est-ce qu'on a raccé sur ce parler de l'affaire Jorge Floyd Pon âme.
J'étais à 100 %, Cédric est décédé 5 fois après. Ouais, hein. Euh vous avez vu le tabac que ça a fait sur la planète George Floy, un noir américain, noir africain, ça fait un tabac maintenant tous les sportifs machin, ils ont tous ils sont tous intervenus, les Français sont tous intervenus pour George le Floy.
En France, il y a pas une personne. Il y a pas une personne, il y a pas un sportif, il y a pas un comment un comment un acteur. Il y a pas il y a personne qui s'est passé dans un père de famille de 5 enfants qui travaillent durement sur coursier.
Il est assassiné par la police comme une are c'est passé enfin il y a eu un tapage. Oui oui il y a eu un tapage des médias mais c'est pas sorti. Enf au contraire c'était même d'ailleurs je me souviens de mémoire vous si je me trompe c'est beaucoup de responsables politiques peut-être de droite souvent disaient ne pas importer ça n'a rien à voir on n'est pas aux États-Unis.
Oui, voilà, exactement. C'est exactement ça. Je sais pas s'ils avaient peur de de de Qu'est-ce que ça révèle selon vous deux ?
Le fait que moi j'ai une vision plus tempérée. Je pense quand même que aussi grâce à la diffusion différentes vidéos sur des des faits de violence policière, il y a eu quand même une évolution des mentalités parce que on s'est rendu compte en réalité que il y avait pas véritablement d'exemplarité de la justice enfin de de la police et que elle pouvait être amenée à tuer sur la voie publique. On le voit avec le cas de CC Chouvia. ce qu'on ce qu'on presque je vais dire ce qu'on ne voulait pas voir avant parce queon avait pas ces vidéos prises par des smartphones et en plus il y avait une contestation de responsabilité.
Donc je pense quand même que progressivement il y a une évolution de de mentalité. Mais le problème c'est que il y a il y a un obstacle profond à cette évolution de mentalité, c'est notamment la pression qui est exercée par syndicats euh policiers qui sont vent debout alliance police et cetera qui sont vent debout euh pour dire que ben par exemple pour obtenir de plus en plus de droits et notamment on parle d'une présomption, certains parlent même d'une présomption de légitime de légitime défense. En fait, vous avez véritablement un gouvernement qui est tiraillé, je pense, entre à la fois la reconnaissance peut-il faire autrement du fait qu'il y a quand même une augmentation des violences policières ou au moins une augmentation de leur visibilité grâce à ces différentes vidéos et en même temps le fait de devoir donner des gages tout à fait important aux fonctionnaires de police parce que ce sont des acteurs et aussi parce que ils comptent sur eux.
C'est dire, on a bien vu au moment de de la crise des gilets jaunes et il compte encore plus sur eux euh dans dans un dans le climat social qu'on connaît avec notamment la réforme des retraites dont on a largement parlé euh dans ces dans ces prochains jours où le gouvernement aura besoin de sa police parce que il n'a pas la légitimité démocratique. Donc lorsque vous avez besoin de votre police et bien forcément que vous n'allez pas véritablement aller chercher à remettre en cause les techniques d'immobilisation sans quoi bien vous retrouver face à des actions coup de point comme celles qui on pu être mené si si on fait aujourd'hui aujourd'hui si vous devez faire la guerre à quelqu'un c'est même pas au gouvernement c'est au syndicat parce que c'est eux les patron c'est eux qui dirigent pour vous c'est les syndicats policiers qui dirigent bah oui quand vous voyez qu'il y a il y a il y a deux policiers qui sont condamnés pour avoir comment attaqué défoncer un mom de 14 ans ou de 16 ans là, ils sont condamnés à la prise ferme là les syndic ils sont mis à l'écart. Il plus le droit d'exercer le métier de policier.
Euh moi, je l'ai vu dans l'émission de télé là de ils ont été réintégrés. C'est les syndicats qui on qui ont exigé leur réintégration alors qu'ils ont été mis à ils ont été carrément enlevés. Oui, il y a un sentiment enfin que beaucoup alors je sais pas si c'est un sentiment ou pas, c'est la question que je peux vous poser là, d'impunité dans la police hein, que beaucoup de Français Français partagent et dénoncent.
Est-ce que c'est un sentiment, on va pas faire une binarité claire et et simpliste, mais ou une partie de sentiment, une vision un peu tordue de la réalité puisque on l'a vu dans la première partie de l'émission que vous avez suivi, il y a le temps médiatique qui permet de voir les choses et effectivement il y a il y a ce spectre qui peut modifier une réalité plus complexe ou alors ça ça traduit, ça révèle un réel mal profond de notre institution policière qu'il faudrait réformer réellement en fait. Est-ce que c'est un sentiment ou alors il y a un vrai problème et qu'on peut pas résoudre autant que il y a pas tout le reste qui peut changer autour ? Clairement, ce n'est pas qu'un qu'un sentiment mais c'est un sentiment qui se nourrit de mécanismes extrêmement extrêmement clairs.
On a parlé tout à l'heure de ce recours à de l'instrumentalisation du délit d'outrage et on le voit dans plein de dossiers. Moi, j'ai plein de dossiers dans lesquels vous avez les personnes qui sont d'abord jugées par les outrages avant que les policiers soient jugés sur les violences enfin pour les violences policières qu'ils auraient pu commettre. Euh et on voit de façon générale dans ces dossiers, elle veut dire pourquoi est-ce que il y a pas eu de placement garde à vue euh automatique euh des policiers qui sont notamment à l'origine du décès de Cédric Chouvia.
Pourquoi est-ce que à chaque fois euh il faut attendre ? Pourquoi est-ce que à chaque fois il faut interpeller euh les responsables politiques pour que enfin les choses euh puissent euh enfin avancer ? On le voit aussi dans la manière dont dont se déroule les procédures.
On le voit aussi dans dans les peines dans les peines qui sont qui sont prononcées. Encore une fois, moi je pense que les policiers on c'est une profession aussi qui manque cruellement de lanceur d'alerte parce que en tout cas de personnes, il y en a quelquesuns mais en fait à chaque fois voilà il y en a quelquesuns mais en fait on voit qu'ils sont complètement après écrasés par par le système parce que justement il y a une protection qui est dead il y a une camaraderie extrêmement forte mais lorsque après vous parlez à des policiers en si je puis dire en off je dans dans le secret de certaines confidences en fait ils vous disent que la FR ils peuvent aussi en parler entre eux ils savent très bien qu'en fait les policiers ont dépassé la ligne rouge. Ils savent très bien aussi que derrière en fait de tels agissements portent atteinte à l'image même de l'institution.
Mais pourquoi est-ce qu'ils veulent pas le reconnaître ? Parce que ils pensent en tout cas pourquoi est-ce que les syndicains ne veulent pas le reconnaître ? Parce que ils pensent que si on admet que il y a pu avoir une dérive qui a pu avoir un agissement répréhensible et bien ils vont perdre en pouvoir, ils vont perdre en influence, ils vont perdre en autorité.
Mais je veux dire il y a une panique interne. Je dire mais mais quel mécanisme psychologique peut conduire à ça ? Moi, je veux dire c'est tout à fait le contraire.
C'est au contraire une une institution qui se réfugie dans une impunité et dans le délit qui crée un effroi et qui crée une véritable crainte parce que vous savez pas aujourd'hui comment peut aboutir un contôle policier. Et en plus on voit que si jamais je dire si jamais dans le contrôle policier vous commencez à dire ben en fait il est en dehors des coûts de la légalité, vous risquez un l'outrage, vous risquez le fait d'avoir d'avoir une interpellation et donc ça amène des pratiques qui sont tout à fait incompatibles avec ce qu'on est en train de droit d'attendre dans une démocratie. Monsieur Chouviard s'engage que moi.
Mais pour moi les syndicats c'est une mafia, on peut pas appeler ça autrement. C'est une mafia, une vraie mafia. Quand on voit que le gouvernement un des responsables de syndicat dit "Moi, je suis élu, lui il est mis en place, il peut sauter à tout moment.
Je peux le faire sauter à tout moment." Ça s'est passé sur une émission à la télé. Le gars, il vous dit ça clairement.
Il dans l'interview, il le dit. Moi je suis élu 5 ans. Lui il est mis en place donc je peux il sautera.
Il prend Castaner qui a sauté et tous les tous ceux qui étaient avant Castaner on sait aussi. Donc c'est un an 2 ans. Là le seul qui tient le coup c'est parce que il suit le il suit Macron et qu'il a une main de fer.
Donc lui il sait qu'il sautera pas. Il a été ministre du budget maintenant ministre là et la prochaine fois il cherche la présidence je pense. Alors pour finir vous publiez justement une tribune hier dans Libération appelant le ministre de la justice du pommorité à à à réhumaniser la la justice.
En quelques mots pour terminer, expliquez-nous. Mais en quelques mots, on voit que véritablement la justice est en état de crise en état de crise à tous les niveaux. Euh on voit sur la question de la surpopulation carcérale, on le voit également sur l'insuffisance de moyens euh avec notamment des alertes tout à fait fortes notamment au tribunal judiciaire de Bobini euh où vous avez un état de désespérance euh de certains de certains personnels.
Euh on le voit aussi parce que cette justice est lente. On on parlait tout à l'heure des 3 ans euh d'information judiciaire en plus qui tranche aussi avec le délai parfois le rythme le rythme médiatique et à tous les niveaux. Ça dysfonctionne, ça dysfonctionne aussi parce qu'on est en train de généraliser les les cours criminels, c'estàdire l'exclusion des jurés populaires qui sont précisément le symbole de l'introduction du peuple dans la manière de rendre la justice au profit de magistratel.
Je vous dis à tous les niveaux ça dysfonctionne et pourtant vous avez le sentiment que c'est un gouvernement qui procède un peu par réformette et on peut même se demander finalement c'est pas des réformes d'ailleurs qui sont tout simplement guidé aussi par des cabinets de conseil et sans avoir une logique tout à fait précise de ce que peut-être et doit être notre justice. C'est est-ce qu'on peut aujourd'hui se se contenter et se satisfaire d'une justice qui est en train de dématérialiser complètement quasiment je dire la justice civile de plus en plus aussi la justice pénale qui a de plus en plus aussi recours à des juges professionnels. disait notamment par rapport à cette question des des crimes des crimes les plus graves et en plus qui qui n'a toujours pas réglé ce ce problème du de de de la carence et de l'insuffisance des moyens.
Donc je pense que il y a une réaction extrêmement forte qui a attendue mais cette réaction est d'autant plus difficile à émerger que vous avez un des ministres qui a été peut-être un des solides qui a été le plus mis en cause notamment par des syndicats de magistrat parce qu'il était mis en examen par la Cour de justice de la République. Donc non seulement vous avez un ministre qui est fragilé mais il est fragilisé au moment où précisément tous lesires de justice dont je fais partie demandent à ce que il y ait des réformes extrêmement fortes qui soient qui soient prises. Parce que je dire qu'est-ce qu'on veut faire la justice ?
On a bien vu au moment d'ailleurs du de la crise du Covid-19 à quel point on on avait tué, si je puis dire, le système hospitalier. On est presque en train de faire la même chose entre justice sauf qu'en fait ce sont des secteurs essentiels et ce sont des secteurs essentiels qui doivent pas forcément répondre aux lois du marché, pas forcément gig rentabilité où on doit traiter les dossiers. On voit, je veux dire le dossier Cédric Chouvia, je veux dire c'est pas un dossier euh je veux dire qu'on qu'on traite c'est pas c'est pas un fichier Excel, c'est je veux dire c'est c'est de l'humain et c'est ce sont ce sont des vies et qui imposent des moyens à la hauteur de la gravité des agissements qui ont été commis et pour l'instant en tout cas ce n'est pas le cas.
Merci à tous les deux d'avoir été présents sur ce plateau ce soir. Merci à vous. On suivra avec attention la suite de ce de cette affaire mais aussi des autres évidemment.
On vous souhaite à tous les deux une bonne année pleine de combat. J'imagine plein de choses à à Vous la voyez comment cette année ? Vous êtes confiant ?
On dit toujours bonne année mais alors je suis confiante. Vous parl de l'affaire ou de cette affaire fait partie de votre vie dans Ah non, c'est c'est toute ma vie maintenant. Toute ma vie, c'est 200 % ma vie.
Euh j'ai confiance en mes avocats, il y en a trois. On a confiance j'ai confiance en eux. que toute la famille euh nous porte euh sur leurs épaules.
Euh à aujourd'hui, aujourd'hui, j'ai confiance à aux deux juges qui préparent le dossier. J'ai confiance en eux parce que on a vu que voilà ça ils ont fait des choses qu'on s'attendait pas à ce qu'il fasse. Nos avocats, ils ont dit "Ah bah ils ont fait un truc, je m'y attendais pas." Tat tata.
Bon après c'est comment ça va être jugé ? Ouais, c'est ça. C'est la partie de l'inconnu mais on voit en tout cas il y a beaucoup d'humain et la justice comme c'est très justement rappelé c'est un service public euh Oui, tout à fait. qui doit être vu comme ça.
Et ce que je voulais dire ce que je voulais dire c'est que notre famille n'a pas de haine envers la police. Ce qu'on je le dis à chaque non mais à chaque interview je le dis parce que on n pas de haine. Moi quand je vois un policier qui me demande mes papiers, je suis pas tremblant.
Je dis pas ça y est, je non, je vous comprenez que beaucoup euh qu'ils sont bonus mais que des des gens sont tremblants aujourd'hui je sais pas ce qu'ils ont quel à se reprocher. Vous pensez ça ? Peut-être.
Ouais. Moi je j'en veux je veux j'en veux j'en veux à tous les tueurs d'enfants dans la police quel qu'il soit. Il y a des euh enfin je vois comment qui tirent dans les voitures.
Ils peuvent tirer les pneus, ils peuvent enfin aujourd'hui il y a des abus dans tout. Et il y a quelqu'un qui a dit aujourd'hui ils ont le droit ils ont le permis de tuer. Oui, ça a été dit.
Ça a été dit. Je le reprends. Ils ont le permis de tuer.
Voilà. Donc dans l'affaire de Cédric euh c'est les quatre individus qui ont tué mon fils à qui j'en veux. Voilà, ça c'est Mais la police, j'en veux pas.
On aura entendu votre message. Merci beaucoup encore une fois à tous les deux et peut-être à très bientôt pour la suite. Merci beaucoup et quant à vous derrière votre écran, merci d'avoir suivi cette émission en direct ou en replay peut-être.
Encore une fois très heureux d'avoir copréparé mon cette émission avec mon confrère Nicolas Mayard et de l'avoir animé pour vous ce soir. Une nouvelle année démarre et je me fais la voix de toute l'équipe du média pour vous dire que nous sommes toujours plus jamais plus que jamais déterminés pour vous proposer des émissions et des reportages dans la droite ligne des valeurs que nous portons qui nous animent. Rejoignez-nous dès maintenant et donnez-nous de la force en vous abonnant des 5 € par mois sur le médiatv.fr. fr.
Quant à moi, je donne rendez-vous ici même. On se retrouvera le très le jeudi prochain à 13, 15 et 17h en direct pour les Flash info que nous animons chaque jour du lundi au jeudi. Bonne soirée à toutes et à tous et meilleur vœux pour cette année 2023 qui s'annonce électrique sur bien des plans.
À très vite. [Musique] [Musique]
Emmanuel Macron