Planification écologique : les annonces d’Emmanuel Macron - L’Édito - C à vous - 25/09/2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09InvitéChiffre
« La diminution en 2030 de 55% de nos émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. »
- 0:20InvitéChiffre
« Et passer de moins 25% à moins 55% revient à faire en moins de 10 ans davantage que ce qu'on a fait en plus de 30 ans. »
- 0:45InvitéChiffre
« La France devra en 7 ans augmenter de 30% sa production électrique pour décarboner et répondre aux nouveaux besoins. »
- 0:52InvitéChiffre
« Et simultanément réduire d'autant sa consommation globale d'énergie. »
- 2:48InvitéChiffre
« Cette première mine moderne de France sera capable de fournir 34 000 tonnes d'hydroxyde de lithium, de quoi équiper 700 000 batteries par an et pendant 25 ans. »
- 4:28InvitéFait
« C'est une zone naturelle parce que c'est une zone protégée, parce que c'est juste pour des intérêts financiers et pour des intérêts pseudo-écologiques. »
Temps de parole
- Invité76 %
- Présentateur11 %
- Présentateur 27 %
- Invité 26 %
≈ 8,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Emmanuel Macron vient donc de présenter sa politique de planification écologique.
Oui, c'est une feuille de route secteur par secteur censée définir une trajectoire et un objectif. La diminution en 2030 de 55% de nos émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. C'est un horizon que l'Europe entière s'est fixé il y a deux ans. Et pour la France, la marche est particulièrement haute parce que l'an dernier nous en étions à moins 25%. Et passer de moins 25% à moins 55% revient à faire en moins de 10 ans davantage que ce qu'on a fait en plus de 30 ans. Cela tient maintenant de la course contre la montre en vue de cette grande bascule.
Pour reprendre le titre du dernier rapport de RTE, le gestionnaire du réseau électrique, RTE montre bien l'ampleur du double défi qui nous attend. La France devra en 7 ans augmenter de 30% sa production électrique pour décarboner et répondre aux nouveaux besoins. Et simultanément réduire d'autant sa consommation globale d'énergie. Autrement dit, électrification massive et sobriété, nucléaire renouvelable et rénovation thermique avec économie d'énergie.
Le président insiste beaucoup sur la souveraineté énergétique.
Oui, c'est l'autre mot de ce plan souveraineté parce qu'il serait économiquement et politiquement désastreux de passer d'une dépendance, celle des fossiles à une autre, celle des composants nécessaires aux renouvelables et aux voitures électriques. D'où les investissements massifs pour lancer ces gigafactories de batteries électriques dans le nord de la France. En France, c'est des usines géantes. On en a beaucoup parlé. Ce qu'on a moins vu, c'est la mine géante qui se prépare dans le massif central pour alimenter ces batteries.
Une mine de lithium.
Oui, ce métal léger à forte capacité électrique dont la demande mondiale explose et dont la Chine détient aujourd'hui un quasi-monopole. La France se rend compte aujourd'hui qu'elle en a sous ses pieds. C'est une stratégie de souveraineté parce qu'on va produire des batteries, mais surtout, nous, on n'a pas de pétrole, mais on a du lithium. On a du lithium, des milliers de tonnes de lithium. Nous sommes à Échassières, dans l'Allier, pas très loin de Montluçon, dans une carrière où on a longtemps exploité le kaolin pour fabriquer de la porcelaine ou du carrelage et qui devrait devenir la plus grande mine de lithium d'Europe.
C'est un gisement exceptionnel, en fait.
L'opération de cette mine exploitée par Imeris. Et on va tout de suite la voir. C'était il y a quelques mois au moment où le projet a été annoncé.
C'est un gisement exceptionnel, en fait. Il y a du lithium, un petit peu, en fait, quelques traces de quelques ppm dans le granit d'une manière générale. Mais là, on a un granit exceptionnel qui, en fait, de par son histoire, il y a 320 millions d'années, il y a eu différentes poussées magmatiques qui ont fait qu'on a concentré le lithium dans ce granit de Beauvoir.
Voilà, c'est l'entreprise Imeris qui est l'héritière de Peignaroya et qui estime qu'à terme, cette première mine moderne de France sera capable de fournir 34 000 tonnes d'hydroxyde de lithium, de quoi équiper 700 000 batteries par an et pendant 25 ans, puisqu'il faut environ 5 kg de lithium par batterie. Le projet a été présenté l'an dernier, mais l'exploitation ne doit commencer qu'en 2028.
C'est un gisement qui a été découvert récemment ?
Pas du tout, ça fait 50 ans qu'il est connu et que les élus locaux réclament l'ouverture d'une mine de lithium. Voici ce qui se disait déjà sur FR3 au printemps 79.
Le lithium métal semble avoir un avenir peut-être assez foudroyant devant lui. Aux Etats-Unis en particulier, des études sont faites par la batterie électrique. Des voitures avec des batteries pesant 150 kg, c'est-à-dire en gros de l'ordre de deux fois le poids d'un réservoir d'essence et d'une batterie normale, ont une autonomie de 3000 km. Il est évident que la présence en Europe occidentale d'un gisement peut présenter un certain intérêt.
Et on trouve ensuite dans les années 80 de multiples manifestations communistes avec André Lajoigny qui était le député du coin et des banderoles. L'Auvergne a du lithium, la France en a besoin, mais bon, ça a pris 50 ans. Et la fin de l'histoire n'est pas écrite. Parce qu'il y a encore des oppositions. Évidemment, même si l'opérateur promet une mine propre, même si celle-ci ne sera pas a priori à ciel ouvert, même si la consommation d'eau serait maîtrisée, il y aura forcément un impact environnemental. On le voit sur ces images. L'an dernier, un autre gisement de lithium à Tréguenec dans le Finistère au sein d'une zone naturelle protégée avait mobilisé plusieurs centaines d'opposants.
C'est une zone naturelle parce que c'est une zone protégée, parce que c'est juste pour des intérêts financiers et pour des intérêts pseudo-écologiques. Donc s'il y a à choisir entre du lithium et l'environnement, moi, je choisis l'environnement. Je préfère l'environnement au lithium. En juillet dernier, Echassir a vu le passage du Tour de France et en bord de route. On le voit sur cette photo, ces banderoles qui disaient non au lithium et au projet de mine. C'est peut-être l'ébauche d'un mouvement plus vaste. L'écologie est un combat souvent rempli de contradictions.