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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 octobre 2023 8 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueEurope & international

Israël/Hamas : le conflit fait exploser la désinformation en ligne - T. Breton - C à vous-26/10/2023

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce compliqué de devoir dépendre d'Elon Musk et de son réseau X, dont la régulation vous inquiète ?

  • 0:19OuverteRéponse directe

    TikTok a supprimé 4 millions de vidéos problématiques depuis l'attaque du Hamas. Qu'a fait Elon Musk ?

  • 2:21RelanceRéponse directe

    Tous les réseaux ont réagi vite, y compris X ?

  • 2:40ComplaisanteRéponse directe

    Ils vous demandaient de dresser la liste des violations, en vous disant merci beaucoup.

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Donc, ils ont peur des sanctions ?

  • 4:25OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui vous dérange chez Musk ? La liberté d'expression ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03Invité politiqueFait
    « Depuis le 25 août maintenant, une loi qui s'appelle le DSA, qui est en application pour 19 services actes, pour les 19 plus grandes plateformes qui opèrent sur le continent européen. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « On veut que les algorithmes arrêtent de pousser des contenus à forte viralité, parce que précisément, ils peuvent être excessifs. »
  • 3:07Invité politiqueChiffre
    « Ces 450 millions, c'est le plus grand marché numérique. Ils ne peuvent pas s'en passer. »
  • 3:23Invité politiqueChiffre
    « TikTok nous a informé immédiatement que c'était 500 000. Maintenant, vous l'avez dit, c'est 4 millions. »
  • 3:26Invité politiqueChiffre
    « TikTok a mis maintenant 7 000 modérateurs supplémentaires pour faire face, dont 700 en France. »
  • 6:03Invité politiqueFait
    « Tout ce qui est condamné dans la vie physique, l'est aussi dans la vie numérique. »
  • 7:43Invité politiqueChiffre
    « Les utilisateurs européens de X, ça représente en gros la moitié des utilisateurs de cette plateforme. »

Temps de parole

  • Invité politique79 %
  • Présentateur12 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %

6,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est quand même compliqué de devoir demander un service ou de dépendre d'Elon Musk avec lequel vous avez engagé un bras de fer depuis qu'il est le propriétaire de Twitter devenu X, mais qui reste un réseau social dont l'influence et la potentielle dérégulation vous inquiètent, notamment parce que plus ça va, moins il est coopératif quand il s'agit notamment de lutter contre les fake news. TikTok, à votre demande, a supprimé 4 millions de vidéos au contenu problématique, voire mensonger, publiées depuis l'attaque du Hamas. Qu'a fait Elon Musk ?

0:28
Invité politique

D'abord, une petite nuance, on n'a demandé aucun service à Elon Musk. SpaceX est une société commerciale, ce n'est pas un service. Vous achetez ? Oui, mais enfin, il y a de la concurrence et les équipes de l'ESA ont voulu contractualiser avec SpaceX, et pas avec du reste Elon Musk, mais avec la directrice générale de SpaceX. Ce n'est pas un service, ce n'est pas donné non plus. Qu'est-ce qu'il a fait Elon Musk ? Alors maintenant, en ce qui concerne les plateformes, sujet totalement différent. Il se trouve qu'il y a peut-être un actionnaire qui est le même, mais les plateformes, moi ce que je connais sur les plateformes, c'est évidemment le management, les directions générales.

Nous avons donc, comme vous le savez, depuis le 25 août maintenant, une loi qui s'appelle le DSA, qui est en application pour 19 services actes, pour les 19 plus grandes plateformes qui opèrent sur le continent européen. Et donc, il y a des obligations. J'ai donc veillé à ce que chaque plateforme, alors c'est Meta, c'est TikTok, c'est YouTube, c'est évidemment X, puissent se mettre en conformité pour pouvoir précisément respecter les obligations. Et puis est arrivé le 7 octobre, cette attaque absolument terrible.

Et on a vu, j'ai maintenant 120 personnes qui sont des très grands spécialistes, des data scientists, des scientifiques, des juristes, qui suivent nuit et jour ce qui se passe sur les réseaux. On a commencé à voir des propos antisémites, des propos injurieux, évidemment beaucoup des appels aussi à des actes qui pourraient être qualifiés de terroristes. Donc, on a tout de suite décidé, et j'ai décidé, d'informer les patrons des grandes plateformes en leur disant, attention, il se passe quelque chose. On commence à voir des informations qui sont beaucoup plus, je dirais, négatives, néfastes, illégales que d'habitude. Comment vous faites pour vous préparer à ça ?

2:21
Présentateur

Certains ont réagi vite, on l'a vu avec TikTok.

2:22
Invité politique

Tous ont réagi vite.

2:23
Présentateur

Y compris X ?

2:25
Invité politique

Ils ont tous réagi, on leur a demandé, parce qu'ils ont eu l'urgence, de réagir dans les 24 heures. Alors, c'est vrai que la réaction de Donald Musk a dit, mais quoi, qu'est-ce, comment, mais qu'est-ce que j'ai fait, etc. Non, ce n'est pas la question. La question, c'est comment...

2:37
Présentateur

Ils vous demandaient de dresser la liste des violations auxquelles vous faisiez allusion, en vous disant merci beaucoup.

2:42
Invité politique

Voilà. Alors, je crois que sa directrice générale, elle a très bien compris, puisqu'elle est tout de suite rentrée en contact avec nos équipes. Ils nous ont répondu dans les 24 heures. On veut évidemment quoi ? Plus de modération. On veut que les algorithmes arrêtent de pousser des contenus à forte viralité, parce que précisément, ils peuvent être excessifs. Donc, ils ont tous répondu, y compris TikTok.

3:00
Présentateur

Donc, ils ont peur des sanctions ?

3:02
Invité politique

Bien sûr, parce que les sanctions sont là. Donc, de toute façon, ils sont obligés. On ne les force pas, vous savez, à venir sur notre marché. Ces 450 millions, c'est le plus grand marché numérique. Ils ne peuvent pas s'en passer. Bien sûr que non. Ils le savent. Mais du reste, on est très content qu'ils viennent. Mais voilà, il faut maintenant qu'ils respectent nos obligations. Vous l'avez dit. Ils nous ont indiqué, du reste eux-mêmes, qu'ils avaient commencé à supprimer un nombre important de contenus, qui étaient des contenus illicites. TikTok nous a informé immédiatement que c'était 500 000. Maintenant, vous l'avez dit, c'est 4 millions.

TikTok a mis maintenant 7 000 modérateurs supplémentaires pour faire face, dont 700 en France. Et X le fait. Mais voilà, je ne veux pas maintenant vous dire. J'ai donc décidé d'ouvrir des procédures formelles sur 3 des grandes plateformes, c'est-à-dire X, c'est-à-dire Meta et également TikTok. Et donc, ces procédures sont en cours. Donc, je ne vais pas vous dire ce qui se passe. Mais ce que je constate, c'est qu'il y a de la bénévolence, qu'ils savent tout ce qu'il faut qu'ils ont à faire et qu'ils le font. Alors, vous savez, l'espace informationnel, c'est comme l'espace physique. Ce ne sera jamais une zone où rien ne se passera.

Ce n'est pas parce qu'on met des lois qu'elles ne sont pas contournées. Mais ces lois sont là maintenant. Et donc, elles sont faites pour être appliquées. Je dois dire qu'avec les interactions que nous avons, ça va évidemment plutôt dans le bon sens. Mais c'est un combat.

4:25
Invité

Elon Musk, il ne lui arrête pas de parler de transparence et de liberté d'expression. Et d'ailleurs, pour d'autres, il est devenu l'icône de la liberté d'expression. C'est le cas, par exemple, de la députée européenne du RN, Virginie Joron, qui vous a interpellée il y a quelques jours. C'était au Parlement européen. Le 10 octobre, soit trois jours après avoir fait campagne à Bordeaux, au campus du parti d'Emmanuel Macron, on vous a lancé avec véhémence dans une bataille de tweets avec Elon Musk, propriétaire de Hicks. Mais qu'est-ce qui vous dérange chez Musk ? La liberté de penser ? La liberté d'expression ? Ses révélations sur le fils Biden ?

Ses révélations sur le contrôle des informations durant la crise Covid ? C'est député qui est allé jusqu'à dire que vous étiez un commissaire politique qui mettrait en place un nouveau ministère de la vérité. Qu'est-ce que vous avez envie de lui répondre ?

5:08
Invité politique

Vous avez la suite en boîte ? Parce que j'aurais bien voulu que vous puissiez montrer ma réponse. Alors je vais vous la dire, ma réponse. Ma réponse, c'est que le DSA n'est pas fait. Ce n'est pas un instrument qui va contrôler les informations. Et c'est très important. Pourquoi cette régulation a été si compliquée à mettre sur pied ? Parce que la liberté d'expression qui existe dans la vie courante, dans la vie quotidienne, qui existe dans la vie physique, elle doit exister et elle existe évidemment dans la vie numérique aussi. C'est cardinal. Ça a été vraiment l'architecture de cette régulation. En revanche, il y a des lois.

Par exemple, on vient d'en parler, les propos antistémiques, c'est condamné. Des appels à des actes terroristes, c'est condamné. Des actes de pédopernographie, c'est condamné. Ces lois, elles existent verticalement dans la vie physique, elles existent également verticalement dans la vie numérique. Et donc, on n'est pas là et on n'a pas les instruments pour aller contrôler ce qui se passe. En revanche, tout ce qui est condamné dans la vie physique, l'est aussi dans la vie numérique. Et je disais à Mme Joron qu'elle était beaucoup moins véhémente lorsqu'il s'agissait, lorsqu'on avait Rufian Today ou Spoutnik.

On en avait parlé du reste, je crois, Patrick Cohen, qui occupait 30% de la bande passante, notamment sur Meta, avec leur fake news. Ça, ça ne la dérangeait pas.

6:30
Présentateur

Est-ce que vous allez participer demain au No Twitter Day, qui est lancé par des spécialistes de la lutte contre la désinformation ? L'objectif, c'est de boycotter X, de ne pas tweeter de la journée de demain pour dénoncer les dérives de la plateforme depuis qu'elle a été rachetée il y a un an pile, demain, le 27 octobre 2022, par Len Mosk. Est-ce que vous allez y participer ? Est-ce que c'est une bonne initiative ?

6:49
Invité politique

Je ne la commande pas. Le monde fait ce qu'il veut. Encore une fois, Twitter, X, est un réseau qui est très important puisqu'on peut s'exprimer. Et chacun peut faire ce qu'il veut. En ce qui me concerne, non, je ne vais pas… Je vais peut-être tweeter un petit peu moins, je n'en sais rien, on verra bien, ça dépendra de l'actualité.

7:09
Présentateur

Vous avez 132 000 abonnés.

7:10
Invité politique

Oui, mais j'en ai aussi sur Mastodon, j'en ai aussi sur Blue Sky, j'en ai aussi sur Instagram, j'en ai aussi sur LinkedIn. Donc voilà, il y a aussi de la concurrence. Non, ce que je veux dire là-dessus, c'est que je respecte parfaitement ce qui est fait parce qu'encore une fois, X joue un rôle important dans nos démocraties. C'est aussi pour ça qu'il faut appliquer, faire respecter la loi, les lois qui font notre démocratie, l'état de droit. Mais il y a des gens que j'apprécie beaucoup et pour lesquels j'ai beaucoup d'estime qui ont décidé de signer. Mais non, en ce qui me concerne, je ne le ferai pas. Mais ce qui est important, en revanche, c'est qu'au fond, ils envoient un signal.

Les utilisateurs européens de X, ça représente en gros la moitié des utilisateurs de cette plateforme, sont très importants pour X, X Twitter. Donc c'est aussi important de les écouter. Il faut toujours écouter ses clients.