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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 3 avril 2026 91 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Développement et climat

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 78 %Attaque 9 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous préciser le rôle de l'AFD dans les négociations climatiques et son implication dans les COP ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment percevez-vous le bilan de la COP30 et quelles attentes pour la COP31 ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la coordination avec les banques de développement européennes sur les questions climatiques ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les objectifs de l'AFD auprès des grands émergents comme la Chine ?

  • 17:00RelanceRéponse directe

    Quelles conséquences opérationnelles des baisses budgétaires sur le mandat climat de l'AFD ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Quelles innovations financières sont envisagées face aux contraintes budgétaires ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Euh donc vous représentez ce comment on dit le bras armé de l'État en matière de développement en particulier pour les relations bilatérales avec une part de 87 % des financements. En 2017, l'agence s'est engagée à assurer des financements entièrement alignés sur l'accord de Paris. Et vous pourrez peut-être com nous en dire un peu plus et ce que cela implique pour vous euh concrètement.

Vous êtes implanté sur 160 pays même en France. Vous disposez aussi d'un point de vue unique sur les problématiques liées au sous-développement et des efforts à faire sur l'adaptation et l'atténuation. pour le coup même en France sur un centre de territoire.

C'est pourquoi nous sommes impatients de vous entendre car vous êtes approche à la fois précieuse pour nous et puis vous avez une expertise qui faut le dire et salué par beaucoup d'experts en la matière. propose que vous puissiez faire un un propos liminaire et puis ensuite notre rapporteur que je salue puisqu'il est à l'origine en plus de cette mission d'information prendra le relais pour vous interroger ainsi que mes deux collègues ici présentes et je encore une fois en vous remerciant d'être ici en sel le travail que fait l'AFD en vous remerciant maintenant de prendre la parole. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur et mesdames les sénatrices pour votre pour votre accueil et cette présentation de des activités de l'agence dans le cadre de cette audition.

Donc vous l'avez rappelé effectivement le le rôle clé que joue le groupe Agence Française de développement dans les engagements de diplomatie climatique que joue que que prend la France. Euh vous avez rappelé ce chiffre de 87 % de finances climat euh assumé euh par l'Agence française de développement et ses filiales euh pour le compte de de l'État. Euh donc chaque année, nous engageons euh environ 6 milliards euh de enfin ça c'est l'objectif 6 milliards de finances climat euh avec euh des résultats excellents en 2025 et 2024 puisque nous avons atteint 7,7 milliards d'euros.

Donc c'est effectivement près de 90 % des engagements qu'avait pris la France de financer lors de l'accord de Paris en en 2015. Donc notre action, vous l'avez rappelé monsieur le président, s'inscrit en droite ligne avec les directives que nous donne l'État et en particulier la loi du 4 août 2021 sur les partenaires internationaux et la solidarité internationale que vous connaissez bien et qui nous a donné un double mandat à la fois de lutte contre la pauvreté et la rédiction des vulnérabilités et de promotion au-delà de nos frontières nationales mais également dans nos frotti national puisque vous l'avez rappelé, nous sommes également actifs dans les outresemers depuis depuis notre création. Donc cette agenda de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité.

Donc on est guidé depuis cette cette loi de du 4 août et les décisions subséquentes du conseil présidentiel pour le développement de 2023 traduit en en SICIDE donc comité interministériel pour la coopération internationale et le développement et ensuite le conseil présidentiel pour les partenaires internationaux. on déploie cette feuille de route relative aux engagements climatiques de l'État en travaillant donc sur cet aspect quantitatif donc 7 milliards de de finances climat et également avec des instructions de renforcer notamment notre part sur ce qu'on appelle la finance adaptation hein puisqu'on a ces deux familles atténuation c'est-à-dire la réduction des des émissions de CO2 et l'adaptation pour aider nos partenaires dans les outresemers et dans les États du sud à adapter notamment leurs infrastructures, leur modes de fonctionnement, leur justice sociale aussi à cette nouvelle donne liée au changement climatique. Ça veut dire faire des digs, rendre les infrastructures plus résilientes aux éventuels chocs climatiques qui sont évidemment [grognement] de plus en plus nombreux et qui touchent bien évidemment les les en réalité les plus vulnérables, donc les pays les moins avancés, mais également nos outre mères.

Euh comme on a pu le voir à la faveur de certains événements climatiques extrêmes, euh on déploie à chaque fois une gamme de produits euh financiers qui est adaptée au contexte, donc des plus ou moins concessionnels dans notre jargon hein de la subvention, le don pur que l'on met en œuvre pour le compte de l'État sur programme 209 pour ce qui est des activités dans les États étrangers du programme 123 euh pour ce qui est des outremèes avec un donc un accompagnement à la fois sur des des opérations d'assistance technique, c'est-à-dire d'accompagnement de nos partenaires à développer leur propre stratégie au regard de la réalité de terrain de leur leur pays d'intervention et puis on va jusqu'à le prêt non concessionnel donc sans aucun coût budgétaire pour l'État qui vise principalement les pays émergents. Voilà ce que je peux vous dire comme propos introductif sur notre activité. Merci à vous.

Je vais laisser la parole maintenant à notre rapporteur. Très bien. Merci encore du temps que vous consacrez à notre audition.

Monsieur Pardon ? Non rien non. Pardon.

Euh et merci pour ce propos liminaire. Peut-être revenir un peu plus précisément sur le rôle de l'AFD dans ces négociations climatiques. Est-ce que vous participez à à l'équipe France lors des COPS ? euh ou de manière interministérielle en préparation de ces copes.

Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur cet aspect organisationnel et pratico-pratique pour qu' comprenne bien le euh si je puis dire le jeu des acteurs en la matière, s'il vous plaît. Très bien. Donc je vais vous donner ça de manière générale et puis Audrey qui a participé à la dernière COP pour vous exprimer la la réalité de terrain de de ce qui se passe avec les avec les collègues de de l'équipe France.

Évidemment, nous vous l'avez rappelé, monsieur le président, on est opérateur et on décline la stratégie du pays. Donc on est nous ne sommes pas des diplomates, hein. La négociation appartient totalement à l'État.

En revanche, notre notre rôle ou notre valeur ajoutée de banque de développement, c'est de pouvoir euh aider d'une certaine manière l'équipe France à tester un certain nombre de points de négociation et de discussion au regard de la réalité de terrain que nous on rencontre euh sur les questions d'adaptation, parfois sur les questions notamment de de de genre également puisque lors de la dernière COP, il y a eu un plan d'action genre qui a été adapté. Euh donc à chaque fois, on essaie d'éclairer euh l'équipe France à à la fois pour décoder des positions de certains États au regard de ce que nous on connaît euh de ces étapes de par notre présence sur le terrain. Hein, on est on est actif dans euh plus d'une centaine de pays euh et euh de ce que nous apprend les expériences de l'Agence française de développement sur des terrains similaires.

Donc typiquement, il y a souvent des des sujets très particuliers portés par les les je l'acronyme français, les seeds en anglais, les les petits états insulaires. Évidemment, ce sont souvent des petits états sur lesquels on est pas nécessairement très présent de par leur petite taille, l'histoire et cetera. Donc on met on est par exemple au Vanoatou ou à Fiji [grognement] euh mais on est évidemment depuis très longtemps dans les Caraïbes, dans l'océan Indien, dans l'océan Pacifique.

Et donc la réalité de ce qu'on connaît de la pratique de nos autres mèes nous sert aussi à orienter la réflexion sur de de l'équipe France dans ces dans ces discussions avec nos nos partenaires internationaux. Euh mais peut-être Audrey, je te laisse euh illustrer par le concret de ton vécu. Merci beaucoup.

Et je peux je peux un petit peu compléter mais euh l'essentiel a été dit, je crois. Moi, je vois euh peut-être euh quatre fonctions principales euh dans notre interaction avec l'équipe France au moment des négociations. Je dirais qu'une première fonction, c'est d'illustrer par nos projets les contributions de la France.

Donc l'équipe France en négociation peut arriver plus forte euh avec des exemples en disant "Mais nous, on a participé euh à votre effort, on a financé votre effort en faisant ça, ça, on a des forts volumes de finance climat, on est un petit peu euh plus fort dans la discussion. Euh une deuxième fonction, je dirais, c'est aussi de conseiller sur ce que l'équipe France peut demander. Par exemple, elle va vouloir pousser la négociation, mais nous de notre connaissance de terrain, parfois on pourra dire attention, ce pays, il est au maximum de ce qu'il peut faire.

Il a fait énormément d'efforts, on connaît les projets. Euh voilà, on peut conseiller sur sur ce qu'on connaît de la situation concrète. Une troisième fonction, je dirais que c'est comme bah vous l'avez rappelé, on met à peu près 90 % en œuvre de la finance climat.

Donc en quelque sorte toutes les décisions qui vont être prises, c'est la majorité vont être mises en œuvre par l'AFD. Donc on conseille sur jusqu'où on peut aller, jusqu'où nous on a la capacité de mise en œuvre. Euh on peut enfin voilà, on peut dire on peut aller plus loin ou attention euh nous on a des faibles capacités euh budgétaire ou humaine pour euh s'avancer encore davantage.

Euh une 4e fonction euh c'est plus politique où je je c'est c'est plutôt dans les relations. On a beaucoup d'interlocuteurs dans les pays dans lesquels on intervient qui font partie des équipes de négociateurs local et on les connaît bien et on a tissé des liens et on est capable de mettre en relation, de donner les bons contacts, de d'agir pour créer un lien. Euh j'ai un exemple tout récent avec notre euh euh programme adapte action.

On intervient au Sénégal et euh la personne au ministère sénégalais qui s'occupe de la mise en œuvre de ce projet, c'est la négociatrice sénégalaise. Donc on la connaît très bien, elle nous aime bien et euh voilà, on on à Bélhem à la COP 30, elle était là. On a réussi à tisser un lien qui peut être différent de celui des négociations.

Voilà. Merci. Ça me fait une transition vers votre appréciation de la COPE de Bél justement et et ce que vous attendez de la prochaine.

Alors, on a entendu à l'instant effectivement notre ambassadeur qui nous a décrit sa vision des choses. Mais quel comment percevez-vous le le bilan de la COP 30 de Bélhem et et comment préparez-vous la COP 31 ? Alors euh bon, il y a eu beaucoup de il y a eu beaucoup de de critiques sur les les résultats de la COP 30 où où certains ont pu estimer effectivement qu'on éétait peut-être pas all assez loin dans dans les résultats euh notamment euh au regard de la question des énergies fossiles euh et du euh de tout ce process de transition away, donc quitter quitter les énergies fossiles notre de notre côté.

Mais c'est parce queeffectivement nous on est dans un dans un dialogue permanent avec nos nos partenaires au sud. On considère quand même que on a obtenu au au total une un résultat qui a quand même permis de maintenir euh un multilatéralisme existant. Au final, il y a quand même 190 pays qui ont voté euh pour la pour le le texte euh enfin qui ont euh valider le texte euh y compris euh l'Arabie Saoudite et la Russie.

Euh c'était pas forcément gagné au regard du euh du retrait euh de des États-Unis d'Amérique du euh de cette de l'UNFC. Donc on a évidemment des résultats qui sont probablement insuffisants, mais on a quand même évité un un recul majeur et on a maintenu la déclaration qu'il fallait cibler toujours un réchauffement climatique limité à 1 degré et demi comme on l'avait décidé à Paris. Donc ça c'est quand même un on a évité le pire sur cette 30.

Par ailleurs, c'est aussi une COP qui a [grognement] permis de parler de de sujets concrets, qui a travaillé sur toutes les questions de transition juste, donc la capacité des États à reconfigurer leur matrice productive et à savoir accompagner les populations dans ces dans ces nouvelles économies à l'exemple de de ce qu'on fait en en Afrique du Sud. Et puis après, il y a euh la COP euh officielle, on va dire, la partie diplomatie économique et puis il y a tout. ce qui se passe autour euh tout ce qu'on appelle l'agenda de l'action, les discussions bilatérales qui se font à côté. ce que nous on on voit dans la partie concrète.

Donc je me place en dehors des négociations diplomatiques he en tant que banque de développement de de française, c'est que euh dans les couloirs, on on parle concrètement de ce sujet du changement climatique et des décisions d'investissement, de repositionnement qu'il est nécessaire de prendre. Donc euh au-delà des questions euh et des débats sur la légitimité de la science ou je ne sais quoi, c'est quelque chose qui est maintenant euh complètement euh adopté par nos partenaires au sud. Il ils vivent les sécheresses au quotidien, ils vivrent ils vivent [grognement] pardon les cyclones.

Les banquiers voient bien les risques pris sur leur bilan lorsqu'ils financent des quand ils vont financer ceux qui ont financé très récemment des nouvelles installations de production électrique au pétrole. vont avoir je pas rentrer dans les la technique bancaire mais il va avoir des effets de provisionnement assez difficiles vu la situation qu'il y a depuis un mois. Donc aujourd'hui c'est des choses qui sont comprises par nos partenaires.

Il y a évidemment les assureurs qui ne se posent absolument pas la question de de l'existence ou non du changement climatique et qui sont engagés eux dans la capacité à à animer de nouveaux outils, les banquiers centraux et cetera. Donc au-delà de la négociation climatique réelle, il y a il y a autour de de cet événement tout un tas d'acteurs qui continuent qui continuent à travailler. Tu veux compléter là-dessus Audrey ?

Euh encore une fois, je pense l'essentiel dit, mais ma lecture à moi c'était que effectivement j'avais l'impression que pour avancer sur des nouveaux engagements en matière de réduction euh des émissions, on entendait très fort le signal qu'il fallait régler la question de l'homme au centre des transitions. On a parlé de genre, on a parlé de transition juste, on a parlé d'intégrité de l'information climatique. Pour moi, c'est des sujets qui touchent à la société et le sujet très fort de l'adaptation, je considère aussi que c'est un sujet humain de de moyen de subsistence et de qualité de vie au quotidien et et c'est comme j'avais le sentiment que on pourrait pas progresser beaucoup plus en matière d'atténuation tant qu'on avait pas euh régler des sujets de d'humain au centre au centre du développement du développement peut-être bacarbone mais du développement vous souhaitez oui monsieur le rapporteur vous posez la question de la COP 31 et de la suite.

Oui. Donc qui nous amène à Antalia en Turquie. Bon, on et puis ensuite c'est ce sera en Éthiopie.

Donc là, on rentre dans un dans un processus peut-être plus j'is dire laborieux, pas laborieux mais assez comment dire de prise en compte du du bilan global, de où on en est, quels sont les résultats, comment on fait pour avancer. Nous, côté groupe agence française de développement avec nos partenaires banque de développement, on va continuer à pousser évidemment l'agenda de ce qu'on appelle la finance transformationnelle, c'est-à-dire la capacité qu'on a au-delà du simple soutien à des projets à transformer la manière de faire de nos partenaires. Pour parler concrètement, c'était c'est financer un champ d'éolienne, c'est ça a des impacts concrets, mesurables.

On voit les tonnes de CO2 évités, accompagner tel ou tel État dans son changement de réglementation, dans son changement de code des marchés publics pour y inclure des normes environnementales et sociales et des et climatiques. Travailler avec des banques centrales pour mettre en œuvre un certain nombre de comment dire d'outils de pondération de capital et cetera. Ce sont des choses dont les résultats ne sont pas forcément mesurables en tonne de CO2, mais qui en revanche ont des impacts systémiques très importants.

Donc ça ce sera un des éléments qu'on que l'on travaillera côté groupe agence française de développement avec nos nos partenaires banque de développement que puisqu'on travaille beaucoup en coopération que ce soit avec l'International Development Finance Club qui réunit 27 membres et qui définissent ensemble des méthodologies et des des et des pratiques pour rendre concrets ces engagements climatiques ou dans le mou mouvement finance en commun qui lui est un club beaucoup plus large qui réunit l'ensemble des banques publiques de développement de la planète et qui permettent ensemble de porter cette voie et qui porte notamment cette voie ce que je vous disais au dehors de la négociation entre état mais de la de la discussion du du monde de l'économie de la finance de ceux qui pratiquent cette question de finance climat au-delà des des négociations. Mais mais pour le coup, vous n'évoquez pas l'échelon européen. Est-ce qu'il y a une coordination aussi avec les banques de développement euh européennes ou est-ce que vous êtes un peu euh seul sur le sujet en tant que français ?

Comment enfin je pense que l'Allemagne aussi intervient pas mal, mais est-ce que vous avez des exemples de coopération que vous avez à l'échelle européenne ? Alors sur le la l'échelle européenne, bon il y a il y a beaucoup de il y a plusieurs niveaux. Il y a évidemment la c'est la Commission européenne qui a une capacité d'orientation assez forte sur ces questionsl d'abord alors pour partie par ces directions générales internes à la commission DG climat DG environnement DG énergie bon qui traite de ces questionsl à l'échelon des des Étatsmembres mais qui chacune possède des comment dire des des équipes qui qui travaillent aussi sur les questions internationales et puis de l'autre côté il y a nos euh nos partenaires ou homologues des directions générales extérieures hein qui sont qui sont trois maintenant les partenaires internationaux enfin le NEST donc le le voisinage est MENA pour le pouretour méditerranéen et puis les partenaires internationaux qui couvrent le reste du monde.

Donc la question du changement climatique est abordée par la Commission européenne. Elle était dans son premier cadre financier pluriannuel 2021-2027 avec des objectifs euh sous le contrôle d'audray mais on vous reconfirmera. Je crois que vous avez 35 % de cobénéfice climat comme objectif.

On va je on vérifiera, on confirmera ça par écrit. Euh sur le la période qui s'ouvre euh la la question du climat reste transversalisé même si effectivement la logique Global Gateway que suit la Commission européenne donc de renforcer les infrastructures, les grands corridors qui relient l'Europe au reste du monde ont un prisme beaucoup plus économique et de transition énergétique plus que de recherche particulière d'action sur le climat. Donc, il y a probablement un engagement qui est transversal mais moins direct, en tout cas moins affirmé que que celui de la France.

Même si effectivement on travaille nous énormément avec la Commission européenne qui qui a qui apporte des fonds à l'Agence française de développement. C'est environ 600 millions d'euros par an de financement qu'apporte l'Union européenne à l'agence qui les qui les déploie. Après, nous on travaille également en équipe Europe.

Alors, pour répondre très clairement à votre question, il est clair que la France a un leadership sur ce sujet. Ça c'est incontestable. Évidemment, nos partenaires allemands, donc nos homologues de la KFW, sont également engagés là-dessus.

La Banque européenne d'investissement est également une banque investie dans les questions de climatique. Mais il est vrai que le le groupe AFD et la France ont un temps d'avance, notamment du fait de la Corée historique de 2015. Et effectivement, nous nous travaillons donc au-delà de la Commission européenne en en équipe Europe à travers un groupement des banques publiques de développement européennes qui s'appelle le Jeffic qui réunit l'AFD française, la KFV allemande, la TDP italienne et la espagnol.

Et donc ensemble, on renforce nos nos partenariats. Donc on fait on fait des cofinancements ensemble. Euh on peut al pas d'exemple en tête avec le Jefic par exemple si là le le directeur général sera en Côte d'Ivoire très prochainement, il devrait signer une opération d'énergie renouvelable assez massive que l'agence a structuré et qui est cofinancé par la BEI et la KFW.

Donc c'est on travaille en commun dans cette logique là. Voilà, sur à l'échelle européenne évidemment à l'échelle au-delà, le club IDFC que je mentionnais est un club à l'origine européen. Sur les 27 membres, on doit en avoir 6 ou se européens qui réunit 27 membres et qui travaillent ensemble à définir des normes et des pratiques notamment des des principes de de comptabilisation pardon de la de la finance climat que l'on détermine entre partenaires et sur lesquels on partage ensuite avec l'ensemble de nos partenaires multilatéraux s'il y a aussi un club des bailleurs multilatéraux qui réunissent la banque mondiale, la banque africaine de développement et cetera et que l'on met que l'on met en commun.

Merci beaucoup. [grognement] Alors, on évoquait aussi à l'instant la question de l'élargissement des contributeurs notamment sur enfin sur sur la question des financements effectivement de la finance climat. Euh et on a évoqué bien entendu les grands émergents et la Chine.

Quelle est l'action de l'AFD ? Est-ce que vous avez une action d'ailleurs particulière chez les grands émergents, la Chine en particulier mais mais plus globalement sur le climat et et comment quels sont les objectifs de ces interventions ? Comment ça se passe ?

Donc sur la effectivement nous intervenons euh en Chine et dans les grands émergents. Alors pour ce qui est de la de la Chine, c'est le cas c'est c'est le cas aussi globalement pour les les très grands émergents. Quand on parle de très grands émergents, on pense au Brésil, à l'Afrique du Sud, à l'Indonésie.

On intervient en Chine depuis 2004 dans ce qui était à l'époque notre mandat qualifié par le directeur général à l'époque Jean-Michel Séverino de de croissance verte et solidaire. et on a structuré petit à petit un partenariat rapproché avec nos nos partenaires du ministère des finances ou de la commission la commission nationale du développement et de la réforme. Notre sujet en tant que bailleur du climat qui maintient 60 % de son activité sur l'atténuation, c'est évidemment de soutenir des politiques et des investissements qui contribuent directement à réduire les émissions de gaz à effet de serre, donc partout dans le monde et singulièrement euh au sein du pays le plus émetteur qui est la Chine.

On intervient on intervient dans ce pays donc depuis une vingtaine d'années sans sans coût pour le budget de l'État. Il y a pas les les press sont fait à taux de à taux de marché et donc sans mobilisation de crédit de bonification. Euh et d'ailleurs, on ne on ne comptabilise plus non plus ces financements au sein du comité d'aide au développement de l'OCDE depuis développe depuis depuis 2021. même si techniquement on le pourrait enfin on le pouvait à l'époque parce que l'environnement de ta était était favorable à l'agence.

Donc notre action en Chine c'est à la fois soutenir cette transition énergétique, limiter et réduire fortement l'utilisation de charbon. On a également un énorme euh travail de partenariat euh sur les questions de préservation de la biodiversité en soutenant euh les parcs, un certain nombre de parcs nationaux en Chine avec le soutien d'acteurs d'acteurs français avec lesquels on partage nos nos pratiques. Et puis on a également un un lourd travail, je parlais tout à l'heure avec ce réseau IDFC puisque la banque la China Development Bank qui est la première banque publique chinoise est membre de ce réseau.

Donc notre activité en Chine c'est à peu près 100 millions d'euros par an aujourd'hui en prêt non bonifié. Voilà, ça c'est pour la Chine et dans les pays dans les pays émergents, on a également la même logique d'intervention. On est sur des mandats bien publics, mondiaux.

On n'est pas sur des questions de réduction de la lutte contre la pauvreté et cetera, mais on est sur sur ces questions de climat. Euh on fait par exemple des choses sur les océans en Indonésie euh en partenariat avec euh avec euh les CLS filières filiales du Kness euh pour aider à superviser le le le fonctionnement le fonctionnement des océans. Au Brésil récemment, on a financé un un câble un câble numérique qui permet de de doubler et de renforcer la connexion de de la Guyane française sur laquelle on a notamment placé un certain nombre de capteurs permettant de faire des des mesures sur la capacité des océans à maintenir leur leur leur capacité à à jouer leur rôle de de puit de carbone.

On est vraiment sur un un des opérations sans coût sans coût pour l'État et sur cet agenda bien public mondial. Mais je reviens de 2 minutes sur la Chine parce que je faisais le parallèle justement avec cet appel qu'il y a à élargir la base de contributeur. Est-ce que vous participez à ces discussions ?

Estce que vous vous en vous voyez une une fenêtre non pas de tir mais d'ouverture euh du côté de la Chine sur ce sujet là où ce sont des positions très arrêté parce qu'on a entendu plusieurs versions au fil des auditions ça nous intéresse d'avoir la vie de spécialiste comme vous des finances. Ouais. Dans notre pour ce qui est de nos partenariats, on a un dialogue très honnêtement fluide avec nos partenaires chinois euh notamment sur ces questions de banque de développement.

Donc avec la China Develop la Development Bank, avec China Exim Bank, on a un certain le système financier chinois est assis sur des grandes des policy banks si s'appelle ça. Il une banque de l'agriculture, une banque de l'industrie. Euh c'est des partenaires qu'on avait financé dans les années 2008- 2010 pour les ademer justement sur des lignes de finances vertes à prendre en compte l'impact environnemental de ce qu'il de ce qu'il finançait.

Euh donc on a un un un dialogue régulier avec eux. Le directeur général était encore l'année dernière en discussion. Euh nous on on dans dans notre quotidien, on crée des ponts avec nos partenaires.

Donc on essaie de les amener à discuter, regarder comment on fait, les écouter et les amener à regarder les choses éventuellement différemment. C'est comme ça qu'on avait avec la China Development Bank réussi au Sénégal à l'époque à amener la China Development Bank à cofinancer avec l'Agence française de développement un programme un projet d'assaignissement dans la la baie de Hann en aide délié alors que les Chinois avaient de ne faisaient que de l'aide liée. Donc on a réussi à les faire suivre nos procédures de passation de marché ouvertes et transparentes.

Donc on voit que ce dialogue continue de de paire à paire. Un dialogue de paire à paire entre professionnel permet d'ouvrir un certain nombre de portes. Sur la question également de la du sujet climatique et des positions de chacun.

On voit qu'aujourd'hui, alors que les États-Unis s'éloignent euh pour le moins de notre manière d'appréhender le sujet, euh la Chine a pris des engagements beaucoup plus proches de ceux de l'Europe. Si on dans le sujet dans un sujet pas très attrayant de la comptabilité des entreprises par exemple, le monde anglo-saxon au sens général défend par exemple l'approche de l'ISSB qui est un un groupement qui travaille sur les normes comptables et les normes de durabilité qui vise à mesurer les impacts du changement climatique des problématiques de la nature sur les états financiers d'une entreprise. Bon, ce que fait l'Union européenne, elle soutient l'approche EFrag qui elle va chercher à mesurer les conséquences de ce changement climatique ou du changement de de la biodiversité sur les comptes des banques et des entreprises, mais également l'impact que nous avons en tant qu'opérateur économique sur la nature, sur le changement climatique.

Ben, l'année dernière, les Chinois ont décidé de d'entrer dans cette même logique. Donc ils suivent une approche beaucoup plus européenne de double matérialité, excusez-moi le langage technocrate et qui est celui qui est en fait le modèle européen. Donc dans un dans un monde multipolaire mais avec effectivement trois grands groupements de financement de notre politique de de solidarité internationale avec un un groupement américain, un groupement européen et peut-être des partenaires chinois, on voit un certain nombre de de liens et de visions communes sur ces sur ces sujets-là.

Alors, ça veut pas dire côté américain euh avec le retrait de la Convention des Nations-Unies euh pour le changement climatique, que [raclement de gorge] qu'on a'ura pas de partenariat ou de discussion avec les opérateurs américains. C'est encore une fois ce que nous permet notre rôle si particulier de banque de développement, technicien et laborieux. Euh et donc on discute notamment avec euh avec USDFC qui est une euh une une sorte d'homologue de la FD, c'est pas tout à fait euh pareil, mais une banque de développement.

Il y a vu le le la fermeture avec fracas de l'USID début 2025 qui était l'agence de dons euh de des États-Unis d'Amérique avec des conséquences évidemment très lourdes notamment sur les questions sociales d'éducation et de santé. Euh mais le président des États-Unis a maintenu son outil USDFC qu'il avait créé lui-même lors de son premier mandat de financement du développement en près euh sans sans nécessairement de bonification de taux d'ailleurs et dont il a renforcé les capacités euh de projection à l'international. Donc il a dans dans le projet de loi de finance au Congrès, il y a un triplement du capital déployable par cet opérateur.

Euh il aura pas de mandat climat. En revanche, on voit bien USDFC qui est très intéressé, comme nous nous sommes aussi en Europe, à travailler sur les minerais de la transition pour sécuriser des approvisionnements qui en fait vont contribuer à la réduction des gaz à effet de cerne. Donc en fait, on continue dans ces grands jeux d'acteurs à à avoir ce dialogue technique qui nous permet de de garder un certain nombre de liens et de finalement d'avoir de de de d'avoir un un comment dire un discours peut-être plus nuancé sur certaines choses ce qu'on peut voir au quotidien des des progressions. poursui monsieur le président euh sur je reviendrai un peu plus sur les outresemes et et et leur région océanique puisque l'AFD effectivement est présent sur les ce qu'on appelait les trois océans, mais maintenant on dit qu'il n'y a qu'un océan mais globalement sur les trois bassins océaniques et euh et vous évoquez tout à l'heure la question des alors ce qui est appelé en Europe les petits états insulaires mais dans le Pacifique les grands états océaniens.

Oui. euh de par la superficie. Euh est-ce que vous pensez qu'il y a euh matière ou pas d'ailleurs à euh développer de nouveaux outils financiers ?

Euh euh euh j'ai en tête sur un autre sujet l'exemple de Kiwa dans le Pacifique, mais qui pourrait faire travailler à la fois les territoires d'outre mer et les et les États souverains voisins sur ces questions de climat qui se euh qui ne s'arrêtent pas à des questions statutaires puisque la montée des eaux et le réchauffement climatique concerne toutes nos îles. Euh est-ce que vous pensez qu'il y a peut-être un vide à combler sur le sujet ou en tout cas est-ce qu'il y a déjà des actions qui sont envisagées ou engagées sur ce sujet ? On évoquait tout à l'heure la question de la trajectoire de référence de l'adaptation pour le changement climatique qui est aussi un une particularité française qui qui selon l'ambassadeur mériterait d'être davantage euh partagé.

Est-ce que ça peut être une piste également dans une politique diplomatique indo-acifique de développer à la fois entre nos territoires et leurs voisins des programmes communs sur le l'adaptation mais aussi pourquoi pas sur l'atténuation ? Euh puisque vous évoquez 60 % de vos financements sont sur l'én l'atténuation. C'est dire que 40 % si euh je ne me trompe pas donc sont consacrés à l'adaptation ou à la réparation.

Peut-être pourriez-nous vous nous préciser aussi ces ces chiffres. Merci beaucoup. Merci. [grognement] Euh donc effectivement, on donc on a effectivement qu'un océan.

Notre stratégie s'appelle toujours effectivement trois océans depuis depuis 2019 puisqu'elle vise elle vise les trois bassins. On a effectivement cet avantage à la FD de d'être un des très rares acteurs qui est présent à la fois dans les outres mers. Je crois qu'on est le seul mais je par prudence je dirais un des très rares effectivement présents à la fois dans les outresemers et dans les États étranger ce qui est très utile.

Alors évidemment les enjeux la la Polynésie est très isolée en terme d'éloignement. En revanche, quand on est en Martinique ou en Guadeloupe, on on peut pas ne pas s'intéresser à des des des états qui sont à quelques à quelques minutes en en bateau. Donc, on a cette logique de réintégration effectivement des outremères dans leur dans leur bassin.

Ça veut dire soutenir des euh des opérations régionales. Vous avez effectivement cité Kiwa qui opère donc pour l'ensemble de de de nos collègues sur le le Pacifique Sud. Euh, on a la son cousin Varuna pour pour l'océan Indien euh et qui travaille effectivement à des opérations euh qui implique l'ensemble des acteurs sur avec un souci qui est effectivement de mobiliser euh l'expertise nationale qui est présente dans ces outresemes.

Donc monsieur le rapporteur, vous vous savez sûrement on a on a dans le cadre de Kiwa financé un un projet qui est en partenariat avec FIDji et la Pogisi où l'Institut Louis Malardé hein qui est le l'institut de référence qui a joué un rôle clé à l'époque du du Covid en Polynésie qui est l'Institut de référence de Polynésie française avec nos partenaires à Fiji pour construire des outils de surveillance épidémiologique chikungunia et cetera et de mesurer l'impact du changement climatique dans la transmission de ces de ces maladies de de la transmission de ces maladies par moustique interposé. On a un enjeu effectivement à développer ce type d'outil. À ce stade, c'est effectivement extrêmement consommateur de subvention.

Donc là, on entre dans un dans une sujet de limite de des euh des décisions du du programme de la programmation de de loi de finance pour pouvoir poursuivre ce type ce type de de euh d'intervention. Euh on a des partenariats également entre les opérateurs, je pense à des discussions entrecal qui est l'opérateur calédonien d'énergie et ses homologues en Papoisie Nouvelle-Ginée pour essayer aussi de développer des outils de comment dire des accès à des programmes de d'atténuation et de développement d'énergie renouvelable dans certains pans de de cet archipel. Euh voilà.

Mais ça aussi, tout ce qui est euh comment dire appui technique, dialogue de politique publique, c'est malheureusement très consommateur de de dons de subvention. il est il est difficile d'entrer dans une dans une logique de prêt. Après, sur des aspects beaucoup plus économique, on soutient par ailleurs un certain nombre de programmes de développement propre à chaque pays qui contribuent à l'adaptation à l'échelle de chaque pays. je pense à des des des prêts à la banque de développement des Fiji par exemple ou au port de Rabou en en Papoisie Nouvelle Guinée qui vise à à préparer et adapter le le territoire au changement climatique sur le trommer.

Est-ce qu'on a d'autres euh Sophie ? Merci monsieur le président. Moi, j'avais une toute pose de question au préalable.

Je veux quand même rappeler que je suis membre du conseil d'administration de la FD pour les besoins du contre-entendu. Euh ma question c'est sur les baisses budgétaires. H euh quelles conséquences opérationnelles vous voyez sur le mandat climat de la FD ?

Est-ce qu'il y a des choses qu'on fait aujourd'hui qu'on ne pourra plus faire ? Alors euh oui, il y a des choses qu'on fait aujourd'hui qu'on ne pourra plus faire. Euh donc comme vous comme vous le savez, les différents projets de loi de finances ont réduit fortement le la mission aide publique au développement hein.

On a par rapport à 202 au PLF 2024, on a divisé à peu près par 4 les subventions déployées par la FD et à peu près par deux les crédits de bonification. Bon nécessairement donc notre métier de banque de développement c'est de transformer l'argent qu'on lève sur les marchés financiers. chaque année entre 8 et 10 milliards d'euros.

Euh d'y ajouter des éléments de bonification qui permettent de rendre les conditions financières de la FD soutenable pour nos emprunteurs et de transformer en projet en projet de développement. nécessairement. Tout à l'heure, j'évoquais à la question de monsieur le rapporteur, notre intervention dans les grands émergents ou en Chine, dès lors que ces activités ne coûte pas à à l'État, au budget de l'État, ce sont des activités qu'on peut continuer de manière homothétique, on garder ce niveau-là.

En revanche, toute notre activité dans les pays moins les moins avancés, dans les pays vulnérables, c'est-à-dire donc les pays les moins les moins avancés, pardon, c'est-à-dire les plus pauvres dont les capacités d'endettement sont limitées, soit parce qu'ils peuvent pas soutenir un taux d'intérêt élevé, soit parce qu'ils sont déjà en situation de surendettement. et les pays les plus vulnérables qui pourraient avoir des des capacités d'endettement mais qui manquent de compétences notamment dans leur capacité à développer des stratégie d'adaptation des stratégies d'adminuation avec des programmes, on va nécessairement réduire euh réduire cette activité. Le la finance adaptation par exemple qui vise beaucoup plus largement les PMA euh consomme un peu près pour schématiser deux fois plus d'argent public que l'atténuation.

Donc si on réduit euh l'argent euh l'argent public peut déployer l'AFD, nécessairement on réduit euh les programmes euh les programmes d'adaptation. Donc ça veut dire euh moins de moins de subventions, moins de prébonifiés, donc moins d'interventions euh sur les géographies euh les plus fragiles. Et donc ça donc c'est d'abord une déformation géographique mais qui en fait se traduit derrière en donc ça veut dire pour faire simple moins d'Afrique et ça se traduit en déformation sectorielle moins d'adaptation au bénéfice de de l'atténuation. une relance madame sénatrice.

Non, je sentais non. Alors moi je vais je vais me permettre ça, je vais plonger. Non parce que là on on touche quand même essentiel.

Vous l'avez dit vous-même, vous êtes le bras armé 87 %. On voit le niveau. Et comme l'a dit ma collègue saintrice Brian Gummont, on on il s'était je crois 2 milliards l'an dernier, je ne m'abuse de réduction.

Et je rappelle que parallèlement à ça, la loi que vous évoquez tout à l'heure, que je connais bien pour être coprapporteur, euh elle s'est arrêtée en 2025. C'est que c'est que la loi de programmation, il y en a plus. Et si je encore plus loin, le président République lui-même seul a [raclement de gorge] décidé d'ailleurs de s'asseoir, si je peux pas cette expression. puisque il y avait 19 pays 19 pays cibles et là c'est lui de changer totalement ce qu'il y avait dans la loi par un petit problème et il en a fait autre chose et et donc quand on fait on additionne tout cela plus que vous avez évoqué à savoir que doréen avant bah il c'est plus c'est plus de prêt que de don et en plus sur des pays émergents pour les raisons que vous l'avez évoqué il y a un mé ça va commencer à se voir c'est que ça va être compliqué d'expliquer aux français que finalement Euh bah c'est plus simple pour des raisons qui vous sont pas vous êtes pas responsables de placer des du crédit à la Turquie à la Chine que d'aider un nombre de pays dont on estime qu'il y a des priorités qui soient des pays étrangers d'ailleurs ou même sur nos propres territoires via l'Utrem.

Et donc la question qui est la mienne, c'est qu'à un moment donné, est-ce qu'on n'est pas au bout de ce mécanisme là et de cette audit là ? Parce que moi, j'ai toujours pensé pour être jusqu'au bout de transparent qu'il fallait séparer dans le groupe AFD d'un côté le prêt, l'autre côté le don, ce qui donnerait pas la même visibilité. Donc ma question c'est est-ce que au moment où les crédits chutent, vous êtes de fait pas une agence mais une banque qu'on vous rajoute aussi des contraintes.

Est-ce qu'il y a apparemment une réflexion sur la mutation nécessaire de cet outil ? Soit en disant que vous êtes le seul opérateur ou pas ? Ça c'était ma première question et ma et et ma deuxième question c'était sur la question, vous l'avez évoqué tout à l'heure sur alors vous dites oui la banque chinoise nous a suivi, c'est bien, c'est bien, oui, mais est-ce que c'est pas aussi ouvrir de vastespaces aux chinois ou d'autres sur ce que nous savons faire ?

Alors, on peut dire que d'un point de vue sur la l'ensemble de la planète, c'est bien. Est-ce que pour la France, c'est bien également ? se discute.

Euh voilà mes deux questions à ce stade. Oui, très bien. Euh je je vais je réponds puis tu vous voulez compléter après.

Alors effectivement nous on est une LAAFD est une institution financière qui déploie au mieux de ses capacités le mandat que lui donne l'État avec effectivement la loi que vous avez rappelé et les moyens financiers qui nous sont donnés. Donc notre et notre notre objectif c'est pour répondre aux demandes de formulé par le législateur dans cette loi et par c'est de faire le maximum au regard de la demande qui est formulée avec les moyens qu'on nous donne. Donc je dirais pas pour que c'est plus facile de faire de l'atténuation dans les émergences et d'autres défis aussi.

Donc forcément avec moins de d'argent public, on est en capacité de faire plus effectivement de faire moins en en terme de subvention. Mais ça d'une certaine manière, mais comme vous l'avez dit monsieur le président, on déploiera le le moyens qu'on nous confie. En revanche, je n'opposerai pas nécessairement ce la question près parce que une grande capacité de notre enfin notre capacité à faire des prêts, elle repose aussi beaucoup sur le travail en amont qui est fait sur subvention, ce dont on parlait à l'instant sur l'Indo-Pacifique, notamment ce que ce sur quoi travaillent les équipes de madame Rochkov sur ce qu'on appelle facilité 2050 ou les ou adaptation où on accompagne nos partenaires dans la définition de ces fameuses contributions nation. national déterminé.

Donc où on les aide et ça c'est de la subvention que l'on déploie sur leurs modèles économiques, sur leur trajectoire de finances publique et donc sur leur capacité à générer demain des investissements résilients au changement climatique qu'on va financer sur près. Donc on on est nécessairement sur les sur les deux sujets. Je vais peut-être laisser ma question.

Ouais. Est-ce que aujourd'hui à l' de tout ce qu'on évoque, il y a une réflexion au sein de l'Agence française développement d'un nouveau modèle qui intègre effectivement que l'argent public devient de plus en plus rare, que je rappelle queà l'époque la loi de programmation il n'a plus donc il y a même plus de sens donné par le législateur de ce que l'aide publique au développement [raclement de gorge] que je rappelle que quand on a fait la dernière loi le le le com le contrat justif moyen avait été signé au lendemain ce qui n'intégrait pas la loi que le conseil présentiel a permis a s'est permis par le président public de faire près ce qu'il voulait de changer totalement au sens de la loi. Donc je mets ça de côté sur le rapport au législateur.

On a à peu près l'habitude malheureusement mais ma question c'est est-ce qu'il y a au sein de l'AFD une réflexion sur le nouveau monde dans lequel on vit ? Je dis référation l'argent public. Il y a quand même mine de rien une forme de guerre en tout cas entre ce que font les États-Unis la Chine, il y a quand même des concurrences exacerbé.

Il y a la question d'un cent de pays qui ont du mal à intégrer. Quand j'évoquais séparation don et et presse et dans des structures séparées. Vous avez aujourd'hui trois structures.

Moi je pense qu'il fallait en avoir quatre. Je parle bien dans le groupe AFD. Et donc par rapport à ce le rapport dont prêt, est-ce que globalement et puis je pourrais ajouter plein d'autres éléments, est-ce qu'il y a une réflexion au sein de la FD pour dire demain notre bras armé de la politique climatique comme vous l'avez dit avec 87 % des financements, il y a une réflexion sur une mutation, une présence en compte de données et cetera.

C'est déjà on est je crois qu'au au maximum quand on au moment où le l'État nous a confié le plus de dons qu'on était à 85 % de prêt versus 15 % de don. Donc le le si aujourd'hui on passe à 80 95 5, il y a pas un changement de modèle extrêmement structurant. C'est-à-dire que le fonctionnement d'activité de l'agence euh et sa capacité à délivrer des résultats n'est pas fondamentalement modifié.

En revanche, ce qui est structurellement modifié, c'est effectivement le le contenu de ce qu'on va financer. Donc ça ça n'appelle pas une refonte du modèle pour répondre à votre question, mais effectivement on ne va plus financer la même chose. C'est nécessairement moins de par exemple pour parler sectoriellement quand on a moins de subvention c'est moins de service au pays les moins avancés c'est moins de capacité d'intervention sur le secteur d'éducation par exemple.

Vous entendez bien, vous comprenez bien que ça nous pose un problème avec nous. Et donc j'entends voà vous me répondez d'un point de vue comptable de gestionnaire, ça j'avais bien compris. Moi je parlais d'un point de vue où vous portez une politique publique qui est que la France veut qu'il y ait de l'époquement et donc du don.

Donc donc il y a pas il y a pas de réflexion sur l'évolution d'un modèle de nouvelle ingénierie, nouveaux sources de financement, nouvelle structuration. Ça non, vous vous dites juste on s'adapte avec ce qu'on nous donne et on fera on sait faire avec ce qu'on nous donne sur la partie sur la partie que l'on déploie avec l'argent public national. Mais par ailleurs, je vous l'ai indiqué tout à l'heure, on travaille avec l'Union européenne assez largement.

Donc aujourd'hui l'Union européenne effectivement c'est environ 600 millions d'euros par an qu'elle qu'elle confie à la FD pour déploiement. Donc le projet de loi de finance de cette année était à peu près à 280 millions si je me souviens bien sur le programme 209. Donc effectivement, on a l'Union européenne qui est un partenaire qui aujourd'hui pèse plus lourd que l'État en terme de volume financier.

On a par ailleurs si on compte les encours, oui, mais en en annuel, en conviction annuelle par ailleurs, on a un travail avec d'autres d'autres partenaires financiers. Je pense au fond vert pour le climat notamment qui a été doté par la France et l'ensemble de des partenaires qui sous le contrôle d'Audrey nous confie une centaine de millions par an en moyenne de d'argent de pour le coup 100 % dédié au changement climatique. Donc on a au-delà effectivement de l'argent public national un travail avec l'Union européenne, avec le fond vert, avec le partenariat mondial pour l'éducation.

Je suis hors sujet euh hors sujet climat là, mais pour ce qui est de notre capacité à faire avec d'autres d'autres fonds euh et on a des discussions également en cours avec des philanthropes notamment dans la la perspective du G7 pour voir ce qu'on pourrait effectivement obtenir par d'autres d'autres partenaires sur ce volet subventionnel. Tu complé Ouais, mais merci beaucoup. Si je peux compléter un petit peu.

Effectivement, Laurent a mentionné les facilités qui sont dotées en subvention. Elles sont petites mais elles permettent de préparer euh les projets du futur. Ça veut dire je voudrais juste dire que une baisse de budget une année N a des répercussions jusqu'à au moins année N + 5 comme ça fait 2 ans.

Donc euh ces facilités elles permettent de préparer des projets, de parler de politique de développement de trajectoire de long terme et cetera, de éventuellement financer des projets pilotes qui vont donner des plus grands projets. près. Un problème de baisse des subventions, ça a aussi une répercussion dans la mobilisation des financements des autres puisque euh il est quand même exigé qu'on mette un minimum de ticket en face de la mobilisation.

Donc que ça soit le fond vert, le nouveau fond perte et préjudices et même l'Union européenne, il y a une contribution à mettre en face. Donc ça va altérer notre capacité à mobiliser au fur et à mesure et et sur les prochaines années. Et pour conclure, je pense sincèrement que une baisse de budget va vraiment vraiment nous faire perdre le vent qu'on avait dans les voiles pour l'influence en matière de changement climatique.

C'est pas seulement les financements, c'est pas seulement la finance, c'est une sorte de crédibilité générale, notre capacité à influencer les débats, à être fort sur les nouvelles propositions, les nouveaux cadres, les nouveaux standards à peser tout simplement. Et je parle que de climat plus globalement en développement. Merci à vous.

Jean-Lucel avait une question. Merci président. Excusez-moi [raclement de gorge] d'abord pour mon retard.

Je voulais vous parler d'expertise France qui fait je je suis aussi administrateur d'expertise France qui fait qui apporte un complément inédit hein aux activités de l'AFD en apportant toute une gamme de services techniques, de conseils techniques, d'assistance technique qui sont de très haute qualité. Alors, on voit que du côté par vous avez cité l'exemple de la Chine, hein, la Chine, elle n'a pas n'a pas ses capacités d'accompagnement he de soft. Alors, est-ce il y a plusieurs peut-être petites questions, c'est premièrement est-ce que lorsqu'on les lorsqu'on associe comme vous l'évoquiez également par dans le cas du Sénégal euh ou quand vous Oui, c'est ça.

Vous avez fait une opération combinée avec la banque agricole, hein, c'est ça ? enfin ou quelque chose comme ça de Chine là. Euh vous appuyez sur l'expertise, vous êtes peut-être appuyé sur l'expertise de expertise France.

Euh bon, est-ce qu'il n'y a pas un risque de [grognement] de détournement ou de copie de ces prestations techniques que Expertise France rend ? Ça c'est la première question. Et puis la deuxième question, c'est ça nous cette ce package que l'on apporte nous différencie véritablement des autres bailleurs.

Est-ce qu'on en tire à votre sens tous les tous les profits ? Merci. Alors pour cette sur cette question en lien avec votre question, monsieur le président, effectivement sur cette question de du du loup dans la bergerie d'une certaine manière si je si vous m'autorisez cette reformulation.

Euh alors sur le le projet en question, c'est on est sur un on était sur un projet d'infrastructure de de d'eau et d'assainissement. Il y avait il y avait pas d'appui de d'expertise France. on est on est sur de l'infrastructure classique.

Euh cet élément euh effectivement la l'entrée de d'expertise France dans le groupe, c'est c'est une vraie valeur ajoutée parce que ça nous permet nous de venir à la fois avec effectivement [raclement de gorge] des prêts et de mieux arranger l'offre française en accompagnement de ses prêts. Une des une des valeurs ajoutées d'un bailleur bilatéral, en réalité, c'est bien ça qui est demandé par nos partenaires. Il y a des questions, on le voit vraiment sur les questions climatiques, hein, sur un pays comme l'Afrique du Sud où on accompagne cette dynamique de transition juste, on a eu à monter un un petit voyage d'étude avec les collègues d'Expertise France justement à Los Anguel en il y a quelques mois pour regarder comment sur un territoire dans le nord de la France, on a nous-même vécu ces réadaptations de de énergétique.

Donc c'est un pour répondre à votre question, c'est un c'est un vrai c'est un vrai plus et c'est une la demande de nos partenaires, c'est de savoir comment on fait en France sur la protection sociale, comment vous faites en France sur les questions de de d'énergie renouvelable de système et cetera. À l'inverse, d'ailleurs, on est on reçoit et c'est ça aussi toute la force de l'AFD. On a aussi des euh des euh comment dire des on est en capacité d'éclairer nos nos acteurs français de la réalité de ce qu'on voit sur le terrain.

Il y a il y a quelques mois, on recevait il y a quelques semaines, on recevait à à la FD des partenaires du Kenya et de l'Ouanda euh qui pour parler géothermie, bon géothermie c'est 40 % de leur énergie. Nous en France c'est je sais plus si c'est moins de 1 ou moins de 0 1 %. Euh en réalité c'était euh nos nos nos l'association des des des géothermiciens français dont j'ai oublié le nom, était très contente de venir euh écouter cette expérience du sud pour savoir comment ça se passait, ce qui pouvait en en tirer.

Donc on a euh une euh une capacité à faire euh à faire ces ponts-là euh au au nord comme au sud. Euh pour le sujet de l'investissement chinois, euh quand on amène la banque donc la banque de développement chinoise euh à financer selon des règles de passation de marché ouvertes qui sont les règles dans lesquelles on pratique, ce qu'on au contraire c'est plutôt leur montrer que ça ça apporte des résultats et c'est demain les amener petit à petit à augmenter eux leur capacité à financer aussi des interventions. sans sans lien avec leurs entreprises chinoises.

Donc ça ça n'est pas du tout un un danger un danger pour nous que de travailler de cette manière-là avec ce partenaire. Le le risque c'est que micro ah pardon [raclement de gorge] le risque c'est que ce savoir-faire que détient exertis France ne soit copié parce que ça doit manquer au projet chinois hein puisque comme vous l'expliquez c'est un c'est un atout exceptionnel que dont dispose l'AFD hein. Alors, est-ce qu'on a pas le risque en faisant des opérations avec notamment la Chine de bah de susciter de telles vocation hein chez les chez les banques de développement chinoises par exemple hein ?

Ouais. Une une Oui, effectivement, d'une certaine manière, si on amène les banques de développement chinois à la financer plus largement la décarbonation, ce sera effectivement positif pour tous. Et puis par ailleurs, il faut reconnaître qu'il y a aussi une ce qu'on permet à travers ce type d'intervention, y compris quand on intervient en expertise technique en Chine, quand on fait ce travail avec le parc national du Ballon des Vauges en Chine, il y a effectivement on on d'une certaine manière, c'est une bonne chose que les Chinois regardent comment on fait et s'approprie cette cette approche française en fait de gestion durable de leurs ressources.

Et donc c'est une c'est un échange un transfert de compétences pour le coup qui est qui est positif pour pour tout le monde pour les Chinois mais qui permet aux Chinois de préserver leur biodiversité, de ne plus défricher, de maintenir leur capacité à à absorber le le le CO2 qu'il émettent et donc et de le faire selon des normes et des processus qui sont euh des normes et processus d'inspiration européenne. Est-ce qu'on tire le maximum donc de cet avantage différenciant que nous avons ? On en tout cas c'est une c'est clairement une une demande de nos partenaires.

Je je pour le pour vous répondre sur la question du du bailleur bilatéral que d'être en capacité d'apporter ces appuis techniques sur le climat mais pas que. hein, je pense notamment à la protection sociale, à tout notre savoir-faire sur les politiques publiques de santé des sur lesquelles on en tire d'ailleurs un certain avantage puisque une capacité de gestion bien éclairée par l'expérience française de gestion des pandémies comme le le passé nous l'a rappelé, vous imaginez bien le le bénéfice que que nous en tirons. Et puis effectivement, c'est ce travail, c'est cette comment dire ce dialogue de paire à paire que ça permet.

C'està-dire que c'est ce que je vous ai illustré par le sujet de la de la géothermie où en fait on apporte des choses à nos partenaires mais en retour euh ils nous apportent aussi un un éclairage sur leur sur leur pratique. De repasser la parole au rapporteur pour suivre ces questions. Merci monsieur le président.

Je voulais du coup prolonger notre discussion en fait sur les euh bah les alternatives les voir que nous recherchons dans un un contexte budgétaire contrat euh à la fois peut-être lié autour des questions de du vous avez parlé tout à l'heure des indirectement des la politique de provisionnement donc la l'appréhension des risques pays. qu'on les si les pays les moins avancés ont moins accès à la subvention, ça suppose donc du coup qu'il puissent accéder plus facilement au crédit ou à de meilleures condition sans forcément passer par de la bonification systématique puisqu'on revient à la rareté budgétaire. Euh Yanig Marek qu'on avait entendu il y a quelques auditions parler de proposition sur les fonds de garantie multisouverain ou ce genre de d'initiative.

Est-ce que vous avez en tête des choses à partager avec nous sur ces innovations en cours ? Ouais. Euh euh alors sous l'angle à garantie effectivement pour baisser le coût du crédit ou en tout cas permettre d'y accéder aussi tout court pour [grognement] les PMA.

Euh d'autres voies pourraient être autour mais vous le faites serait certainement déjà davantage de concentration sur des sortes de blocs stratégiques dans vos choix de financement. Euh ce que j'appelle les blocs stratégiques, ça serait sur des critères euh euh liés effectivement à euh au au changement de modèle économique que ça engage pour éviter une aggravation de l'impact sur le climat, sur l'effet de levier éventuel que ça peut avoir avec le secteur privé. Euh enfin voyez toutes ces grilles d'analyse peut-être qui évoluent euh même si on n'est pas en terme de on va dire de masse sur l'équivalent d'une subvention que l'on n pas obtenu mais quelles sont vos réflexions en course sur ces innovations effectivement ou donc effectivement en pour faire face à ce changement assez rapide et fort hein de de [raclement de gorge] de de contrainte budgétaire il y a plusieurs choses qu'on qu'on explore notamment en terme En terme d'innovation financière, comme vous l'avez rappelé, le sujet des garanties est effectivement un sujet qu'on étudie de près.

Notre donc l'AFD qui assure le secrétariat général de ce groupement finances en commun travaille en ce moment avec nos partenaires de MIGA qui est le la branche garantie de la Banque mondiale à structurer un un hub de garantie pour les les banques publiques de développement. Euh l'objectif étant pour nos euh partenaires banques publiques de lever euh beaucoup plus largement des fonds euh à coût plus faible en bénéficiant d'une garantie de ce de ce hub de garantie, hein, euh puisque une des difficultés de nos partenaires localement, c'est évidemment euh le coût du crédit euh et donc apporter ce type de garantie permet de réduire le crédit et évidemment de d'augmenter la capacité d'intervention de de ces banques-là. On travaille également sur les questions d'assurance.

On avait il y a 2 ans engager des fonds importants sur l'initiative Global Shield en partenariat avec les Allemands pour identifier des moyens de développer des des outils assurantiels qui permettent de faire face au choc climatique. Donc typiquement des des donc ça ça ne coûte pas nécessairement beaucoup d'argent. En revanche, ça a des impacts importants.

Par exemple, un un on est en train d'étudier la la capacité de de monter des outils de d'assurance sur des risques de pluie qui peuvent avoir des impacts sur des barrages et sur leur leur capacité à produire de l'énergie. Donc ça c'est des c'est des sujets effectivement qui permettent de contourner la contrainte la contrainte budgétaire. On a également, mais Audre pourra en dire un peu plus donner un peu plus de détail, un gros travail sur les crédits carbone.

La la Commission européenne dans sa dans sa contribution déterminée, c'est s'est engagé donc sur sa réduction de sur la réduction de nos gaz à effet de serre pour ce qui est de l'Europe en s'autorisant à recourir jusqu'à hauteur de 5 % au crédit carbone. Donc ces fameux 5 %, c'est derrière des opportunités d'accompagnement de nos clients sur le terrain et de et de et de comment dire d'accès à de la ressource supplémentaire pour développer des projets des projets 100 % climat. Euh et puis pour terminer sur les les réflexions en cours, mais sans trop technique, on regarde aussi euh notre capacité à monter ce qui a été fait par certaines banques multilatérales de dispositifs d'échange de dette euh pour transformer de la dette à coût élevé détenu par les marchés financiers à de la dette peut-être moins moins élevée, ce qui nit qui nécessiterait, pardon, des garanties également et d'affecter l'argent libéré par cette par ces les économies de charge de la dette à des actions spécifiques sur le le climat et la nature.

Donc on a effectivement des pistes pour avoir des leviers d'action additionnels, même si comme l'a dit Audre ça ça ne remplacera jamais le don pur bien sûr, mais ça nous permet de maintenir une activité et de soutenir nos partenaires. Peut-être sur les crédits carbone, tu peux dire Oui, merci beaucoup. Euh oui, sur Crédit Carbone et un potentiel assez intéressant puisque évidemment 5 % de euh des émissions euh de l'Union européenne euh euh qui serait obtenu par des projets à l'étranger, ça représente un volume quand même assez intéressant et je pense que c'est précisément dans les pays émergents que on pourrait utiliser ces mécanismes financiers.

Ça veut dire que peut-être on pourrait libérer nos autres sources de financement pour se se concentrer sur les pays les moins avancés. À ce stade, on a développé des projets pilotes de crédit carbone mais avec des acteurs privés et on est on a commencé le travail pour des échanges entre États. Donc l'Union européenne qui achèterait des crédits carbone peut-être l'Afrique du Sud.

Euh c'est assez intéressant et encore une fois on y travaille entre partenaires européens donc avec les autres banques publiques de développement européenne pour savoir quel pourrait être notre rôle euh dans la vente et l'achat de ces crédits carbone. Je pense qu'on peut aller assez loin avec ce mécanisme jusqu'à peut-être mais à explorer des annulations de dette en échange de crédit carbone. J'ai pas terminé d'explorer le mécanisme financier, mais je pense qu'on a un potentiel pour faire des pour trouver des compléments de de financement du climat pour au sujet de la pauvreté.

Non, au sujet de la dette en matière de crédit carbone le micro pour le contrendu. Excusez-moi, j'ai la parole. Monsieur le rapporteur.

Alors euh Oui. Du coup, est-ce que vous participez aux réflexions sur le carbone bleu justement ? Parce que c'est aussi quelque chose qu'on entend beaucoup dans le Pacifique évidemment euh mais il y a les questions de référencement, les questions de voilà de de la confiance qui peut-être accordée au systèmes qui sont proposés.

Est-ce que la FD est partie prenante de ces discussions ? Oui, absolument. On a à la fois un fond hébergé à l'AFD mais qui est aujourd'hui de petite taille et qui commence son activité.

Et puis euh on travaille en lien avec nos partenaires allemands euh un fond plus gros, le Blue [grognement] Global Fund euh euh pour lequel ensemble on est en train de présenter une soumission au fond vert pour le climat pour l'abonder davantage. Euh je dois dire que oui, nous sommes impliqués mais que on est que dans les débuts je crois de de la réflexion par rapport à ce qu'on a pu faire en matière de forêt, ce qui le travaux sur le carbone des océans et en tout cas du côté de la FD euh un peu nouveau encore. Mais c'est vous intervenez aussi sur plan technique la construction de des mécanismes au-delà de la constitution de fonds.

On travaille sur le financement de projet et la le travail sur les standards. Sur les standards. Oui.

Euh il est vrai qu'on on est euh nous sommes très prudents sur cette sur ces affaires de crédit carbone euh parce que il y a eu il y a eu un certain nombre de mauvaises pratiques sur les marchés volontaires et c'est extrêmement euh technique. Donc on a un système en Europe de de DTS de de trading système de d'émission et donc tout le travail que mènent les équipes d'Audre, c'est effectivement d'être d'être en capacité à faire naître des opérations et à être sûr de la qualité du crédit et de la qualité du pistage du crédit. Donc on a et donc cette réflexion sur le carbone bleu, on l'a par ailleurs sur un sujet un peu frontière avec le climat qui est celui de la biodiversité qui est encore plus complexe sur lequel on travaille avec nos partenaires de enfin différents partenaires français et britanniques notamment pour sécuriser la qualification du crédit et surtout son intégrité.

Et effectivement c'est le le la difficulté technique principale, elle est elle est là-dessus. C'est comment être sûr qu'on a un crédit de qualité euh et qui se et qui se maintient dans la durée qui est pérénisé dans le temps. Exactement.

C'est ça. P merci. Est-ce que vous pouvez me donner un peu plus d'explication sur le crédit carbone ?

Parce que pour moi le crédit carbone c'était s'acheter un droit à polluer. Allez-y. Alors vu de vu de le du côté de de l'aide au développement ou de l'accompagnement qu'on va faire auprès de nos clients, nous notre sujet c'est d'accompagner des des projets de séquestration carbone dans les pays du sud. effectivement qui vont permettre de réduire fortement le CO2 dans ces pays.

Soit on réduit le CO2 sur le territoire national ou européen avec les coûts associés, soit on peut le faire puisque le CO2 ne connaît pas de frontière dans d'autres dans d'autres pays. Donc c'est là où ça devient un outil intéressant pour le le sujet de la solidarité internationale puisque nous notre sujet c'est de faire émerger des projets qui vont contribuer à la réduction du CO2 d' manière peut-être avec un exemple concret concrètement si on prend le le bleu donc c'est la captation dans l'océan ou de la forêt. Donc peut-être un exemple concret de qui fait quoi ce que ce que fait le pays ce que vous faites.

Vas-y, vas-y, je laisse Audre. Euh, je je peux parler d'un exemple, je sais pas si il existe encore, mais par exemple, le Ghana souhaite se doter d'une centrale solaire. Disons qu'elle va coûter 20 millions d'euros et avec ce projet, il va permettre de réduire ses émissions de gaz à effet de serre et sa consommation disons de gaz ou de pétrole.

Nous, on va lui acheter euh les émissions évitées. Donc, on va s'attribuer sur notre contribution nationale déterminée ses réductions, mais en revanche, on va lui acheter son projet. Donc les le coût de son installation sera financé avec nos crédits carbone, nos crédits que l'on mettra en face de son carbone.

On lui donne donc nous on peut on peut continuer et voilà c'est parce que c'est à la fin le l'idée du cercle vertueux. Chacun sera vertueux au final. Donc ça c'est c'est une période de transition.

H et puis ce nombre d'émissions évitées sur le territoire ganéen aurait coûté bien plus que les 20 millions d'euros euh sils avaient été évités sur le territoire européen. Et vous le revendez à quelqu'un ce que vous avez ton micro Vous le revendez à à quelqu'un ce que vous avez le crédit que vous avez acheté ou vous [raclement de gorge] en faites quoi alors de ce crédit ? On parle de l'AFD là quand elle dit vous c'est l'FD.

Oui. Oui. Et dans mon exemple, je situais plutôt une transaction entre État euh et le rôle de l'AFD n'est pas encore défini, mais admettons que l'AFD joue le rôle d'achat acheteur, vendeur pour le compte de l'État français.

Euh non, je pense qu'on l'utiliserait pas. on le on le on on le comptabilise dans la contribution européenne. On est bien pardon, excusez-moi, on est on est bien effectivement sur cette sur cette approche prospective puisque ça c'est un c'est un cas théorique de la manière dont on pourrait nous en tant que banque de développement faciliter l'émergence de ces projets. financer d'ailleurs sur près bon à l'exemple de cette centrale ganéenne financer sur près l'opération centrale au Ghana et et faciliter enfin comment dire certifier avec un partenaire clé en l'occurrence pourquoi pas effectivement avec expertise France certifier la qualité du crédit et ensuite organiser la revente de ce crédit sur un marché stable et organisé donc ça contribuerait effectivement à la réduction donc ça permet à ces pays-là d'entamer leur transition énergétique et de se de se comment dire de se débrancher de leur dépendance au fiou lourd et autres fossiles tout en effectivement soutenant la la CDN européenne qui s'autorise à aller jusqu'à maximum 5 % d'utilisation de crédit extérieur mais ça remet pas en cause de toute façon les engagements européens qui été pris de diminuer leurs leurs émissions de gaz à effet de donc c'est vraiment un outil qui va permettre de de soutenir plus largement ces ces les invissements gagnant gagnant puisque puisque le Ghana aurait un outil performant et sortirait de sa dépendance et l'Europe pourrait dans sa phase de transition absolument qui sera en baisse avoir quand même la la la transition serait moins dure je veux dire en terme de de descente c'est donc c'est que c'est ce principe de les deux sont gagnants, il y a un système vertueux de ce point de vue-là en théorie c'est bien et donc après il y a toutes les lacions des outils du marché et que ça soit pas exactement qu' soit à la fois fluide sécurisé et qui a un impact réel et pour le Ghana et pour l'Europe en sachant que l'idée c'est qu'à la fin tout ça c'est la globalisation du CO2 pour la planète.

Donc c'est ça qu'il faut avoir comme point de globalité. Absolument. Oui.

Oui mais pardon. Oui mais c'est vrai que c'est un plus pour le Ghana mais pour l'Europe je suis désolé là vraiment où j'ai la tête dure mais pour l'Europe on continue de on peut continuer de de polluer comme on veut puisque on a acheté quelque chose qu'onutilise pas. Non, sur pour l'Europe, l'idée c'est qu'il y a bien cette baisse tendantielle de de de projection de CO2 sur papier.

Non, c'est que la la baisse, elle est donc de fait moins dure. Enfin, la pente, elle est donc moins dure puisqueon intègre cela. Il y a bien cette baisse pour maintenir l'accord.

Ben, c'est une proportion de 5 %. dans une proportion de 5 %. On n'est pas les 95 % hautes sont fait euh sur l'Europe dans l'effort si j'ai bien compris.

Alors monsieur, c'est exactement ça. Monsieur Raporteur, les autres questions ? Non, écoutez, oui, euh effectivement, on était concentré sur ces questions-là.

Euh alors, je je regardais un petit peu le champ des questions qui vous ont été euh adressées et et on sera preneur éventuellement de contribution écrite sur ces sujets pour avoir quelques chiffres aussi. peut-être euh reposer la question, vous l'avez un peu évoqué tout à l'heure, des perspectives. Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux ou comment on peut le faire mieux en dépit de Je veux pas réouvrir le débat sur le budget mais en tout cas pour plus de visibilité ou pour continuer de soutenir la crédibilité de la diplomatie française sur le climat, c'est c'est le thème de la mission 10 ans après l'accord de Paris.

Euh bien entendu, je pense que nous évoquerons la question budgétaire parce qu'on peut pas à chaque fois euh le nerf de la guerre reste bien celui-là. Mais au-delà de ces questions de budget, est-ce que vous avez des des recommandations opérationnelles stratégiques que nous pourrions faire nôtre dans le cas de ce rapport ? Que ce soit sur la diplomatie globalement ou le financement climat plus particulièrement ?

Oui, c'est ça. Bon, sur la sur la le sujet diplomatie climiniqueement, c'est pas on pourra on a on n pas à s'exprimer sur ce sur ce point là en tant que que coopérateur de cette politique. Euh, on a faites votre question, elle porte aussi sur la visibilité parce qu'en fait, il faut reconnaître que le le la politique climat de la France est quand même ambitieuse. on a un pays extrêmement engagé enfin qu'on porte la voix et puis la vue effectivement à la COP et donc on voit bien qu'il y a quand même un enjeu à le faire savoir y compris aujourd'hui où cette diplomatie climatique est fortement remise en question.

Donc on a un un enjeu de probablement de communication. Je pense que là-dessus sur ce renforcement de la visibilité, il faut très probablement user utiliser les les opérateurs qui sont les vôtres, expertise France effectivement, enfin tout le groupe AFD et et illustrer au maximum les résultats de cette diplomatie climatique, les résultats concrets. C'est dire que derrière cet ensemble de négociation dans les COP, on a des pratiques concrètes, on a des savoir-faire français qui sont déployés en partenariat, que ce soi des ONG, des établissements publics, on en évoquait tout à l'heure, de l'outreemer ou de ou de Métropole et et démontrer comment euh voilà, c'est quoi les l'intérêt concret pour nos partenaires et puis l'intérêt en retour pour la France puisque c'est on On est effectivement sur un agenda d'intérêt d'intérêt mutuel euh de comment dire de à la fois de réduction des vulnérabilités et de la pauvreté et de réduction du du CO2 qui bénéficie à toutes et tous ici ici en Europe.

Et puis je pense qu'on a aussi dans le on a peut-être c'est le travail qu'on fait aussi dans le groupe AFD où on a renouvelé notre approche sur ces questions climatiques en parlant plus volontiers de des marches planètes, donc en en rapprochant les enjeux climat des enjeux de nature au sens large. Il est vrai qu'une partie de la visibilité de ce qu'on fait dans le le narratif pour prendre ce mauvais anglicisme, enfin dans le récit et l'argumentaire, il faut probablement qu'on euh qu'on soit en mesure d'illustrer aussi ce que ça veut dire concrètement. Une tonne de CO2, c'est malheureusement pas très concret.

Par contre, 1 degré et demi quand on habite au 6e étage sous les combres, c'est très concret. Euh et de la même de la même manière tout l'agenda nature, préservation de la ressource en eau qui sont aussi des enjeux des enjeux climat, c'est des sujets qui parlent plus à à toutes et tous. Donc on a un un probablement un enjeu de de de narratif ou de récit autour des questions des questions de nature.

Donc ça c'est vraiment pour le sujet visibilité. Peut-être Audrey, tu as des éléments complémentaires ? Oui, je veux bien compléter si vous le permettez euh en réfléchissant un peu à cette question, j'ai l'impression qu'on a encore eu beaucoup de possibilités euh pour être visible.

Je dirais que on a engagé un grand travail sur la qualité de la finance climat qui mérite, je pense, d'être étendu et un peu valorisé au moment des COPES. On a parlé de finances transformationnelles, mais ça ça peut aller un peu plus loin euh tout le travail de la qualité qui se mesure encore euh un peu mal, même si on a des outils, mais les négociations portent surtout sur les volumes et je pense que ça ne nous permet pas de beaucoup parler de ce qu'on fait avec cet argent. Euh je pense qu'on a des chambres d'éco au sein des coalitions dans lesquelles on peut encore investir davantage avec d'autres partenaires de banque de développement euh mais aussi toutes sortes de coalitions du secteur privé euh euh des de ceux qui détiennent le plus euh de assets d'actif d'actifs.

Merci. pardon euh actif financiers de ceux qui contribuent à toutes les politiques euh de développement. À mon avis, on a on a encore euh encore de la place pour intervenir encore davantage dans les grandes coalitions et on y a parfois de la crédibilité.

Je pense que c'est utile aussi d'intervenir dans les grands objets politiques comme les Jet P. Jetp Just energy transition partnership. En français, ça donne quoi pour nous ?

Ça donne un partenariat pour la transition énergétique juste et je pense principalement à celui qu'on a mis en œuvre en Afrique du Sud conjointement avec nos partenaires allemands du Royaume-Uni, de l'Union européenne et initialement des États-Unis qui ont fini par s'en retirer. Ce sont des objets politiques où chaque membre, chaque partenaire international s'engage à à financer une partie de la transition du partenaire local et euh je pense que ça nous a procuré une immense visibilité à la fois au niveau international mais aussi localement Euh je pense à deux autres volets, peut-être trois. Un, c'est tout l'événementiel international.

On a eu une période où on a fait beaucoup d'événements internationaux euh en matière de climat, nature et on l'a vu encore à l'Unc l'année dernière, ça offre une immense visibilité et je pense que euh sommet des océans. Ah, le sommet des océans. Euh à Nice.

Je dirais enfin qu'on a encore des engagements à faire en matière de finance climat puisque notre engagement actuel est arrivé à échéance en 2025 et on n' pas pris de nouveaux engagements pour mettre en face des 300 milliards et 1300 milliards qui ont été adopté. à la COP 29. Euh nos engagements français sont ceux pris depuis 2021 si je me trompe pas et on les a pas révalué.

Donc on a encore une annonce à faire sur les États-Unis en plus. [grognement] Et euh un dernier point, je dirais, c'est sans doute la valorisation de nos entreprises françaises qui interviennent en matière de climat et de nature. C'est-à-dire qu'à l'international, je pense qu'on a en France des champions euh des entreprises avec lesquelles on peut avancer ensemble en matière de diplomatie climatique.

Je veux dire une alliance entre la diplomatie économique et la diplomatie climatique. Je crois qu'on a des belles choses à mettre en avant et que voilà, on a on a des grandes entreprises à valoriser. Et d'ailleurs, si je peux me permettre, c'est que souvent dans les débats que nous avons nous dans euh au Sénat, mais je crois l'assemblée pareil sur euh justement l'aide plus collevement, on essaie en tout cas ceux qui sont dans ça de leur rappeler que c'est aussi un plus pour nos entreprises et vous faites bien de le dire parce que souvent c'est pas compris comme ça.

Juste d'un point sur vous évoqué au début tout à l'heure qu'il fallait vous l'avez dit al pression c'est je crois remettre l'homme au cœur bon sur l'atténuation si je ne m'abuse mais un des sujets aussi que nous avons si je peux me permettre et gagner la bataille de l'opinion publique c'est aussi les la terminologie qu'on utilise juste enfin quand on comprend les expressions qu'il y a et c'est pas de votre faute hein mais c'est des ça ça donne des concepts hyper creux et c'estd que les gens regardent en disant mais de quoi on me parle euh voilà ça C'est mon premier point. Donc peut-être qu'il y a aussi un travail, je crois, de revenir à des mots, on va dire, pour les gens normaux, notamment si on veut que la jeunesse soit dedans parce que sinon c'est assez compliqué. Et l'autre élement, vous faites bien et c'est peut-être une question mais comme il y a plus, vous le dites, comme il y a il y a plus de de loi de programmation là maintenant, il y a un trou.

C'estàd on est aussi dire que tout ce qui a été fait et comme disait mon mon collègue rapporteur, les sont retirés, il serait bon qu'on reprenne en France le travail qui est finalement dans ce qu'on fait dans l'aide plus colopant. Il y a un peu de projection. C'est en cela qu'une une loi de programmation est intéressante.

C'est la projection. C'est la profondeur et du temps de travail. Il serait bon qu'on revienne et que le la loi soit de nouveau au parlement parce que c'est aussi comme ça qu'on peut mettre des objectifs.

Rappelezer ce qu'on a fait d'abord pour commencer. Il peut mettre des objectifs. Donc là-dessus, il y a aucun travail qui a été commencé, élaboré, intellectualisé sur une nouvelle loi de programmation.

Alors au ministère, on quand on leur pose la question, c'est non. Et chez vous c'est vous êtes que l'opérateur non plus. D'accord.

Ça me permet de parce que je pense que c'est aussi un des vrais sujets parce que sinon la bataille de l'opinion publique même si on parle de diplomatie climatique aussi une vocation extérieure mais ça commence en intérieur. Je pense que c'est c'est un sujet qui est que personne ne comprend vraiment ce qu'on fait. On a le sentiment que ça coûte cher, que c'est quelque chose de spécialiste et on le voit dans les mots je sais plus confidence juste, climat je sais pas quoi, la résilience.

C'est dire qu'à la fin, moi je connais assez peu de gens qui disent le mot résilience quand il boivent un coup ou qui mangent ensemble le dimanche midi. Non mais je à la fin les gens pensent que ça les concerne pas. Vous voulez répondre ?

Je je j'abonde totalement dans votre sens, monsieur le président. Il faut il faut queon travaille toutes et tous sur notre réduction du langage parfois trop technocratique voire novlangesque de certains sujets. Alors entre nous après on est là dans une très spécialiste effectivement mais de dans la communication grand public on a on a ce sujetl sur le climat comme sur d'autres sujets sensibles.

Il faut probablement qu'on qu'on améliore ce travail de communication même s'il y a effectivement beaucoup qui est fait. L'actualité nous a invité à le faire beaucoup dernièrement. Euh peut-être un dernier point pour répondre à à la question de monsieur le rapporteur et et et je j'y pense en pensant à votre géographie d'origine.

Je pense que dans la visibilité, on a effectivement en fait un un énorme avantage avec les outres parce que juste et et donc dans notre capacité de négociation climatique, on n'est pas un pays du nord qui commente théoriquement puisque on a 2 millions de nos concitoyens qui le vivent au quotidien. et donc pouvoir illustrer aussi en disant bah voilà ce que l'on pousse dans cette diplomatie économique. D'ailleurs, c'est ce qu'on fait en Polynésie, c'est ce qu'on fait dans la dans les Caraïbes.

On a un projet de Clipsa avec les partenaires de l'IRD qui qui réétudie le le RAWI polynésien par exemple. Et donc partager ces expériences issues de nos territoires nationaux ultramarins, c'est ça nous apporte en fait énormément de crédibilité dans cette négociation. Donc je pense que ça aussi c'est un élément de visibilité.

Merci beaucoup. Avant de d'abord je vous remercie encore une fois pour votre présence et la qualité de nos échanges même si parfois on a un peu dire poussé mais c'est c'est aussi ça l'enjeu de de ce type de de mission d'information. Dire à mes collègues et puis je crois que à tous.

Donc nous avons deux des réunions importantes cette semaine puisque nous avons ce mercredi à 14h une table ronde sur les entreprises parce que justement on a souhaité avoir aussi un dialogue avec elle. Nous aurons à 17h ce même jour l'audition de François Hollande président la République parce que semblait intéressant d'entendre le portage politique de la C21 que chacun sou comme un accord historique. Vous l'avez dit encore et puis le le l'ambassur de climat l'a dit juste avant vous et le lendemain, le jeudi, nous aurons à la fois là aussi Laurence Tubiana, donc celle qui a aussi porté concrètement cette le succès de cette COP et puis nous aurons l'après-midi aussi juste après là une autre table ronde mais sur les migration climatique parce que là aussi ça nous semble intéressant de regarder ce que ça veut dire concrètement pour la population dans les grands pays océaniques hein parce que c'est vrai que c'est l'océan qui lit donc c'est l'océan qui fait que ce soit des grands pays tu as raison de le rappeler et il me reste encore une fois à vous remercier.

Merci beaucoup. À bientôt. Au revoir.

Développement et climat — Rachid Temal · Pourquijevote