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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 1 octobre 2025 11 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalSécurité

Déclaration du Président Emmanuel Macron au conseil européen informel à Copenhague.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « nos travaux seront dédiés au soutien à l'Ukraine et à l'Europe de la défense »
  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « ce qui permettra de faire le point sur les travaux de la Coalition des volontaires, sur l'action que nous menons au soutien de l'Ukraine »
  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « les équipes d'intervention ont agi en temps et en heure »
  • 4:00Emmanuel MacronChiffre
    « on a entre 600 et 1 000 bateaux qui circulent comme ça et qui permettent aux hydrocarbures russes de cheminer »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « toute personne qui viole l'espace aérien européen est susceptible d'avoir des représailles »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « nous avons besoin de systèmes de pré-alertes très efficaces et de coopérer entre nous pour protéger notre espace commun »
  • 8:30Emmanuel MacronFait
    « nous souhaitons accroître cette familiarité avec l'ASEAN, le PTPGP ainsi que les pays d'Afrique et d'Amérique latine »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « notre Communauté politique européenne est si importante, car elle représente une manière de coopérer du Royaume-Uni à la Türkiye »
  • 11:00Emmanuel MacronChiffre
    « contribuant au financement de l'économie et de l'effort de guerre russes, probablement pour au moins un tier de ce dernier »
  • 12:00Emmanuel MacronFait
    « toutes les discussions qui permettent aux Ukrainiens de résister de manière bien plus efficace et de mettre fin à cette guerre sont de bonnes discussions »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[INAUDIBLE] le président Costa pour ce conseil. D'abord, nos travaux seront dédiés au soutien à l'Ukraine et à l'Europe de la défense. Deux sujets essentiels sur lesquels nous avons beaucoup poussé, ce qui permettra de faire le point sur les travaux de la Coalition des volontaires, sur l'action que nous menons au soutien de l'Ukraine, sur les initiatives que nous voulons prendre aussi, d'un point de vue opérationnel et financier.

Et puis ensuite, il y a le développement d'une Europe de la défense. On s'est doté de capacités nouvelles avec, vous savez, ces prêts exceptionnels que nous sommes collectivement prêts à faire pour soutenir des programmes de défense, le programme dit SAFE, avec une préférence européenne, ce qui était un tabou jusque là. Et donc on va déployer, sur la base d'un concept stratégique partagé, des programmes pour mieux protéger les Européens.

Et au fond, c'est un peu la garantie de sécurité des Européens pour eux-mêmes dans le contexte de cette guerre et pour le jour d'après. Monsieur le Président, un mot sur l'interception de ce navire de la flotte fantôme russe qui a été repris tout à l'heure, que pouvez-vous nous en dire aujourd'hui ? Écoutez, je peux vous en dire que c'est évidemment ce qu'il faut faire, qui a eu des fautes très importantes qui ont été commises par cet équipage, ce qui justifie d'ailleurs que la procédure soit judiciarisée aujourd'hui, puisque vous avez vu qu'il y a eu une communication de la justice.

En tout cas, les équipes d'intervention ont agi en temps et en heure, mais ça manifeste la présence et la réalité d'un phénomène qu'on décrit et qu'on dénonce depuis longtemps, qui fait partie des sanctions que nous prenons, c'est la lutte contre ces fameuses flottes fantômes, qui représentent des dizaines de milliards d'euros pour le budget de la Russie, qui financent, selon nos évaluations collectives, 40 % de l'effort de guerre russe, et on a entre 600 et 1 000 bateaux qui circulent comme ça et qui permettent aux hydrocarbures russes de cheminer, y compris quand ils sont interdits. Donc, je pense que c'est une bonne chose que ce travail ait été fait, et qu'on ait pu l'interrompre. [INAUDIBLE] D'abord, je pense que nous avons besoin de rester une place attractive et fiable, nous Européens.

C'est-à-dire que quand des avoirs sont gelés, on respecte le droit international. C'est ce que rappelait aussi le Premier ministre belge. La deuxième chose, c'est qu'on doit donner de la visibilité à l'Ukraine en termes de financement.

Et donc, c'est une très bonne chose que nous ayons une capacité financière à offrir pour accompagner son équipement en matière de défense, ses efforts macro-financier. Et à ce titre, ce que la commission a travaillé, qui permet d'aller chercher de la dette sur les marchés en commun et de le faire en ayant une garantie du budget européen et/ou des États membres est une très bonne chose. [INAUDIBLE] Alors, attention, ne bougez pas.

Je prends votre collègue là, puis je vais prendre là. [INAUDIBLE] La réponse européenne doit être opérationnelle, c'est-à-dire qu'il faut n'avoir aucune faiblesse. Je pense qu'il faut redire que toute personne qui viole l'espace aérien européen est susceptible d'avoir des représailles, parce que c'est notre notre droit, et nous ferons respecter l'espace aérien européen, essayer de continuer de nous équiper.

Tout ça, ce qui s'est passé ces dernières semaines en Pologne, en Roumanie, en Estonie et également, même si elles ne sont pas aujourd'hui attribuées, les incursions de drones au Danemark montrent que nous avons besoin de systèmes de pré-alertes très efficaces et de coopérer entre nous pour protéger notre espace commun. Et tout cela est très cohérent avec les équipements que nous sommes en train de déployer, et les systèmes que nous sommes en train de prévoir. [INAUDIBLE] En tout cas, nous sommes dans une confrontation avec la Russie qui, depuis plusieurs années, est un acteur très agressif dans notre espace informationnel.

On l'a vu dans le cadre des élections comme ailleurs, qui multiplient les attaques cyber, qui évidemment a lancé une guerre d'agression en Ukraine, qui utilise la menace nucléaire et qui aujourd'hui, on le voit bien, provoque dans des espaces aériens. Tout ça est un ensemble hybride qui est dans le champ de la confrontation. Monsieur le Président, quel est actuellement le plus grand défi lorsqu'il s'agit de la construction d'un mur de drones européen ?

Je me méfie de parfois des termes un peu rapides. Est-ce qu'il y a des dômes de fer qui existent pour les Européens ou des murs anti-drones ? Les choses sont plus sophistiquées et plus complexes.

En réalité, il nous faut avoir des systèmes d'alerte pré-avancés pour mieux anticiper la menace. S'ils existent techniquement, il faut les développer en commun. Il faut dissuader avec des capacités de tir de longue portée et des capacités balistiques européennes.

Il faut que nous ayons plus de systèmes de défense sol-air et de défense anti-drones. Donc il y a à la fois de l'innovation, mais il y a aussi de la capacité de production européenne, et la dissuasion nucléaire fait partie de cet ensemble aussi, dans le domaine de la dissuasion et du non conventionnel. Donc si vous voulez, c'est un ensemble d'observations, de pré-alertes, de défense et de capacité de dissuasion dont les Européens doivent se doter, et c'est ce que nous sommes en train de faire.

En tout cas, nous sommes en train d'avancer à marche forcée pour avoir des capacités supplémentaires de drones, d'abord pour aider l'Ukraine, mais aussi pour nous-mêmes, et pour développer des systèmes de plus en plus performants anti-drones. Les organisations mettent en place un nouveau système monétaire, économique et politique qui est cohérent avec l'idée d'une nouvelle architecture internationale de la sécurité et du développement. Pensez-vous que l'Europe devrait signaler au Sud global qu'elle est prête à coopérer sur le développement économique attaché à la sécurité ?

Une idée de la paix par la sécurité qui pourrait aider à résoudre le problème des crises à Gaza et en Ukraine ? Je pense vraiment que nous coopérons, et nous souhaitons augmenter cette coopération avec les pays et continents partout dans le monde afin de progresser ensemble sur des programmes de paix et de libre-échange, de commerce ouvert et équitable. C'est pourquoi nous souhaitons accroître cette familiarité avec l'ASEAN, le PTPGP ainsi que les pays d'Afrique et d'Amérique latine.

Je pense qu'il s'agit d'une stratégie très importante, qui ne sous soustrait aucunement à notre alliance existante au sein de l'OTAN, mais qui constitue un complément important pour l'Union européenne et pour les Européens. Et par ailleurs, travailler en Européens, avec la coopérations de tous les Européens et non pas seulement de ceux qui sont membres de l'UE, est primordial. C'est pour cela que notre Communauté politique européenne est si importante, car elle représente une manière de coopérer du Royaume-Uni à la Türkiye.

Et lorsque vous évoquez cette menace existentielle pour les Européens, lorsque vous évoquez la coopération contre le narcotrafic, nous travaillerons sur ce sujet demain, contre les groupes terroristes, les menaces existentielles ou les conflits avec certaines puissances telles que la Russie, c'est absolument essentiel. Monsieur Macron, quelle est votre… Quelle est votre réaction aux nombreuses attaques de drones dans plusieurs pays de l'UE récemment, dont le Danemark ? Pardon ?

Que pensez-vous des nombreuses attaques de drones ? Je mentionnais cela à vos collègues. Pour moi, elles signifient que nous sommes testés.

Au sein de certains pays, un lien avec la Russie est clairement établi. Dans d'autres pays comme le votre, je reste très prudent. Mais cela indique que nous devons collectivement améliorer notre équipement, que nous devons coopérer pour avoir un système de pré-alerte, un bien meilleur système anti-drones, une capacité bien plus grande à dissuader nos ennemis ainsi qu'une bonne coopération.

C'est pourquoi la rencontre de cet après-midi est si importante. Suspectez-vous que la Russie soit derrière cela ? Je vais être très prudent.

Je ne souhaite pas rendre coupable qui que ce soit. Une autre question pour la télévision danoise. La France a ouvert une enquête sur un navire fantôme russe qui a navigué dans les eaux danoises et qui est maintenant ancré sur les côtes françaises.

Que pouvez-vous nous dire sur cette enquête ? Y a-t-il un lien avec ces incursions de drones que nous avons observées dans l'espace aérien danois ? Ce n'est pas à moi d'établir ce lien, je vais rester très prudent.

Mais je pense que notre marine a fait son travail, et que c'était une opération très importante. C'est désormais entre les mains de notre justice. C'est également la preuve qu'il y a, dans la mer Baltique, la mer du Nord, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, de nombreux navires faisant justement partie de cette flotte fantôme.

Nous estimons qu'il y aurait entre 600 et 1 000 bateaux au sein de cette flotte, contribuant au financement de l'économie et de l'effort de guerre russes, probablement pour au moins un tier de ce dernier. Donc si nous voulons être efficaces, nous devons sanctionner ces bateaux, les compagnies d'assurance et les ports. C'est ce que nous sommes en train de faire, nous le faisons d'ailleurs avec le 19e paquet de sanctions.

Mais nous devons également coopérer, nous organiser afin d'être bien plus efficaces collectivement, et nous assurer que tous ces navires soient conformes à nos lois internationales et nationales. Ce n'était pas le cas de cette opération, et évidemment, tout ce que nous pouvons établir et clarifier après les attaques de drones du Danemark sera établi et clarifié, vous pouvez en être sûrs. Je souhaite ici réitérer tous mes vœux de solidarité.

Nous avons fourni de l'équipement pour la protection de votre espace aérien pour les jours à venir dans le contexte de ce sommet. Vous êtes un pays très fort et très bien équipé, doté d'une armée très impressionnante. Nous coopérerons sur tous ces problèmes.

Que pensez-vous des discussions sur l'envoi de missiles à longue portée des États-Unis vers l'Ukraine, de la discussion portant sur la possibilité de les envoyer ? Je pense que toutes les discussions qui permettent aux Ukrainiens de résister de manière bien plus efficace et de mettre fin à cette guerre sont de bonnes discussions. Mette Frederiksen a comparé cette situation à celle qui a conduit à la seconde Guerre mondiale.

Êtes-vous d'accord avec cette comparaison ? Mette Frederiksen a comparé la période que nous traversons actuellement à celle qui nous a mené à la seconde Guerre mondiale. Êtes-vous d'accord avec cela ?

Nous devons tous être prudent car nous sommes dans une période de confrontation avec beaucoup d'hybridité. C'est pour cela que nous devons être forts pour dissuader toute agression, mais nous devons également rester très prudents pour éviter toute escalade. Merci.

Merci beaucoup.

Déclaration du Président Emmanuel Macron au conseil européen informel à Copenhague. — Emmanuel Macron · Pourquijevote