Retraites : loi validée par le Conseil constitutionnel, et après ? - C à vous - 14/04/2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 2:50OuverteRéponse directe
Le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel de la réforme des retraites, y compris le recul de l'âge légal de 62 à 64 ans. Qu'en pensez-vous ?
- 9:36OuverteRéponse directe
Vous partagez ce sentiment de déséquilibre après la censure de six dispositions ?
- 13:08OuverteRéponse directe
Cette procédure, vous l'aviez qualifiée de baroque. Est-ce que tous les arguments juridiques étaient présents pour que cette loi soit retoquée ?
- 13:49RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est un détournement de procédure ou est-ce malgré tout possible dès lors que les dispositions sont présentes dans le PLFSS ?
- 15:58OuverteRéponse directe
Est-ce que cette décision est juridique ou politique ?
- 18:59OuverteRéponse directe
Vous avez appelé à maintenir la mobilisation. Quelles sont les réactions sur place après la décision ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 13:28Benjamin MorelFait
« La réforme des retraites par PLFSS, il n'y avait personne qui avait essayé avant ça. »
- 15:35PrésentateurFait
« Est-ce que c'est une décision juridique ou politique ? »
- 30:50Christophe GaltierFait
« Je suis profondément choqué par les propos que l'on me prête et qui ont été relayés par certains de manière irresponsable. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Présentateur 211 %
- Locuteur 84 %
- Locuteur 94 %
- Locuteur 62 %
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Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. C'est à vous pour vous accompagner jusqu'à 20h55 avec Mohamed, Mathieu, Patrick et Pierre. Salut à tous les quatre. Bonjour Mohamed. Dans un instant, le général Jean-Louis Georgelin, chargé du chantier de Notre-Dame, sera sur notre plateau pour nous expliquer l'avancée des travaux. Il assure que le calendrier sera tenu avec une réouverture du monument le 8 décembre 2024. Mohamed, votre story ce soir ? C'est l'affaire qui secoue le football français accusé de racisme. L'entraîneur du Paris Saint-Germain, Christophe Galtier, a pris la parole pour la première fois aujourd'hui. Patrick, votre édito en construction ?
Oui, il est en construction parce que je reviens du Conseil constitutionnel qui a donc validé l'essentiel de la réforme des retraites et notamment le recul de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans. Beaucoup de réactions évidemment à cette décision du Conseil constitutionnel et d'abord celle de nos deux invités. Jérôme Guedj, député PS NUPES de l'Essonne, vice-président de la mission d'évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale. Très actif dans l'hémicycle pendant tout le débat de cette réforme. Bonsoir, merci de votre présence. À vos côtés, Benjamin Morel, essayiste et maître de conférences en droit public puisque c'est de droit dont il est question ce soir.
C'est une décision juridique qui théoriquement a été prise par les neuf sages du Conseil. Mathieu dans le 5 sur 5.
On va rendre hommage à Marie Cointe et j'ai envie de citer Laurent Woulzy, babette Marie Cointe, qui un jour a fait son grand carnage en coupant les robes des filles les plus sages.
C'est l'inventrice de la mini-jupe à qui on rend hommage 1966, une révolution. Pierre, votre œil ? Les temps sont durs, votez-mous, c'était le slogan de Pierre Dac. Il y a un doc qui raconte sa vie et qui sera proposé sur France 5 dans une semaine. Je vais bien sûr en profiter pour vous le présenter ce soir. Nos invités après 20h, un duo irrésistible, on les avait adorés dans les ch'tis. Ça faisait 10 ans qu'ils n'avaient pas fait de cinéma ensemble. Danny Boone et Cadmerade sont de retour dans le 8e long-métrage de Danny Boone, La vie pour de vrai. Et puis on vous présente aussi une pianiste et compositrice, Charlotte Rénart, qui sera sur la scène de C'est à vous.
Le dîner est préparé ce soir par la chef propriétaire du restaurant Bayettaste à Paris. Et c'est une ambassadrice de la table et des chefs de cette association qui est à l'honneur dans C'est à vous depuis le début de la semaine. Tout de suite, l'édito de Patrick Cohen. Patrick, le Conseil constitutionnel a donc validé l'essentiel de la réforme des retraites, y compris le recul de l'âge légal de 62 à 64 ans. Voilà, c'était le scénario privilégié par la majorité des professeurs de droit public et de constitutionnalistes. C'est la censure partielle, c'est-à-dire qu'un certain nombre de mesures votées par le Parlement passent à la trappe.
Mais le cœur du réacteur, c'est-à-dire le report de l'âge légal à 64 ans, est validé. C'est ce que retiendront ce soir évidemment les opposants à cette réforme. Laurent Berger de la CFDT avait prévenu s'il n'y a pas censure des 64 ans, ça ne répondra en rien, disait-il, à la conflictualité sociale. On en est là ce soir et on va voir dans un instant la virulence évidemment des réactions. Les opposants à la réforme contestaient la procédure utilisée par le gouvernement. Oui, c'était le principal moyen qui avait été invoqué auprès du Conseil constitutionnel. Le Conseil qui juge en droit, qui n'est pas juge de l'opportunité politique.
Il vérifie la conformité des lois et des procédures à la Constitution et à un ensemble de blocs de constitutionnalité, comme on dit notamment les lois organiques. L'utilisation du 47.1, on en a beaucoup parlé dans la Constitution, c'est-à-dire une réforme qui passe non pas par une loi ordinaire mais par un projet de loi de finances rectificative à la sécurité sociale. Le Conseil dit rien ne l'interdit. On a regardé le 49.3, centième utilisation, rien ne l'interdit non plus. Et le cumul de tous ces dispositifs n'est pas interdit. Il n'a pas nuit, ce cumul, à la sincérité et à la clarté du débat parlementaire. Conclusion du Conseil, je vais lire la décision.
Si l'utilisation combinée des procédures mises en œuvre a revêtu un caractère inhabituel, donc le côté inhabituel est souligné par le Conseil, en réponse aux conditions du débat, donc ça c'est pour l'opposition, les conditions du débat c'est la multiplicité des amendements, c'est l'obstruction notamment d'une partie de la NUPES, et bien cette utilisation combinée n'a pas eu pour effet de rendre la procédure législative contraire à la Constitution. Voilà la conclusion du Conseil constitutionnel.
J'ajoute ce qui a été dit tout à l'heure en marge de la décision du Conseil, qu'une autre procédure eût été possible, les anciennes réformes des retraites ont été adoptées par d'autres véhicules législatifs, mais le choix était resté ouvert par la Constitution, et donc je le répète, rien n'interdisait de cumuler tous ces dispositifs. Le Conseil constitutionnel a tout de même invalidé une série de dispositions. Oui, et même de façon plus large qu'attendue, parce qu'effectivement on s'attendait à ce que l'index senior article 2 de la Constitution soit retoqué, et ça a été le cas. Pardon ? Non, de la loi, pas de la Constitution.
De la loi, pardon, j'ai dit de la Constitution, parce que j'improvise, voilà. Le contrat de travail senior, le CDI senior, article 3, pareil, même sort, même punition. L'article 6 qui apportait certaines modifications à l'organisation du recouvrement des cotisations sociales, dehors. Article 10, certaines dispositions de l'article 10. Alors ça, on n'en a pas beaucoup parlé, mais ça va être très embêtant par le gouvernement, parce que c'était une carotte apportée par... Pour les policiers. Voilà, exactement, notamment pour les policiers.
Condition d'ouverture du droit au départ anticipée pour les fonctionnaires ayant accompli leur service dans un emploi classé en catégorie active ou super active pendant les 10 années précédant leur titularisation. Gens Fédicara, ok, elle connaît absolument par cœur toutes les dispositions de la loi. Non, mais c'est un truc qui, voilà, c'est une disposition qui maintenait la durée de poste des fonctionnaires qui sont en catégorie active, c'est-à-dire sur le terrain, les policiers, mais aussi les écoutiers, beaucoup d'autres catégories, etc. Et donc c'était quelque chose qui était un avantage, en quelque sorte, donné à ces catégories-là. C'était une concession du gouvernement, voilà.
Alors ça peut revenir évidemment par un autre texte de loi. Certaines dispositions de l'article 17 et puis l'article 27. Enfin voilà, ça c'est des dispositions mineures. Mais enfin, en tout cas, la censure est assez large. Voilà pour la réforme elle-même. On y reviendra bien sûr avec nos invités. Mais le Conseil a rendu une autre décision sur le référendum d'initiative partagée, initié par les parlementaires de gauche. Surprise, le référendum est considéré comme irrecevable. Oui, alors ça c'est une vraie surprise parce que personne, pas grand monde ne s'y attendait.
Le raisonnement du Conseil constitutionnel se base sur la teneur de l'article 11 de la Constitution qui prévoit la possibilité de soumettre au peuple une réforme relative à la politique économique et sociale de la nation. Et le Conseil a tenu ce raisonnement. Est-ce que le maintien de l'âge légal à 62 ans, ou plutôt la formulation qui dit que l'âge légal ne peut pas excéder les 62 ans, est-ce que c'est une réforme ? Eh bien non, ce n'est pas une réforme parce que dans l'état actuel du droit, on est déjà à 62 ans. Donc ça n'est pas une réforme, donc ça ne peut pas être soumis à la Constitution. Alors, peut-être... Un référendum. Un référendum, pardon, excusez-moi.
Mais on va faire réagir tout ça. J'en perds mon droit. Et donc, mais une autre initiative a été déposée hier soir... Qui sera éputée le 3 mai prochain. ... par les parlementaires de gauche et une décision sera rendue le 3 mai prochain. Donc le Conseil laisse ouvert la possibilité de répondre favorablement à cette deuxième demande formulée par les parlementaires de gauche pour un référendum d'initiative populaire. Pour conclure, vous revenez du Conseil constitutionnel, bâtiment en état de siège. Oui, c'est un dispositif policier qui ressemble à celui qui nécessite la réserve d'ordre de la Banque d'Angleterre ou à peu près, enfin c'est absolument incroyable.
Toute la circulation a été bloquée entre l'opéra et la scène et avec une mobilisation qu'on avait, je pense, pas vue depuis longtemps. Voilà, on voit les barrières qui ont été mises et qui ont été portées. Et donc il y a une ambiance que n'avait jamais connue le Conseil constitutionnel physiquement avec aussi un très grand nombre de journalistes venus essayer de comprendre les motivations. Il faut dire que ça faisait très longtemps qu'on n'avait pas attendu avec autant d'impatience une décision du Conseil constitutionnel. Pour l'anecdote, le Conseil constitutionnel est dans une aile du Palais-Royal.
Sur l'aile juste à côté, il y a la Comédie française qui a annulé ses représentations à cause du... Ah oui, les spectateurs étant empêchés d'accéder, j'imagine, à la salle de spectacle. Ce qui a sauté, c'est le sucré, il ne reste que le salé, ce qui rend la potion plus amère. Commentaire de votre député, de votre collègue député PS Arthur Delaporte. Vous partagez ce sentiment, Jérôme Gage ? Évidemment, évidemment, parce que, d'ailleurs, Patrick Cohen vient de le mentionner, la censure de six dispositions, qui étaient présentées un petit peu comme la compensation de la mesure dure, l'allongement des deux années, déséquilibre totalement la réforme aujourd'hui.
Et maintenant, je me place sur le terrain politique. Aujourd'hui, il faut continuer la mobilisation. Et la première étape, c'est de demander au président de la République d'avoir la sagesse qui avait été celle de Jacques Chirac sur le contrat de première embauche. Après que le Conseil constitutionnel ait validé, il avait eu la sagesse de ne pas promulguer la loi. Il l'avait promulguée ? Oui, alors, de promulguer et après, de ne pas l'appliquer. Il l'a fait en deux temps. Il l'a fait en deux temps pour dire, je vais promulguer, mais on va mettre le truc en place. Ce n'est pas du tout l'intention du président qui pourrait la promulguer dans les 48 heures.
Mais vous savez, nous, on va continuer, dans les 15 jours, on va continuer la mobilisation juridique. On écrit au président de la République pour lui demander, en application de la Constitution, de l'article 10, une nouvelle délibération des parlementaires, qui d'ailleurs ne serait pas une nouvelle délibération, puisque ce serait la première fois qu'on est à se prononcer sur le texte. Je veux revenir une seconde quand même sur le contenu de la décision du Conseil constitutionnel, parce que moi, je suis un républicain, je l'espère, conséquent, attaché à l'État de droit, donc je ne remets pas en cause la décision. Mais il y a quand même deux analyses qui sont très problématiques.
Vous l'avez mentionné, le fait d'avoir validé le recours à un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif. C'était le cœur des arguments qu'on a défendus. Moi, je suis allé avec d'autres plaider devant le Conseil. Elle était baroque, quoi. Elle est totalement baroque. C'était la première fois que le Conseil constitutionnel était saisi sur le recours, sur une réforme aussi importante. Et là, de manière assez légère, en tous les cas, dans l'argumentaire, il a dit, on peut le faire. Et donc, du coup, ça crée un précédent. Ça veut dire que demain, par exemple, on pourrait légiférer sur la fin de vie dans un PLFSS rectificatif. Non, non, non, c'est pas...
Non, non, mais parce que ça a un impact... Pardon, j'ai l'argumentaire du Conseil constitutionnel sous les yeux et j'étais sur place. L'argumentaire du Conseil constitutionnel, c'est que toutes les mesures qui sont validées rentrent dans le Code de la Sécurité sociale. Et c'est un critère simple. L'index senior et le contrat de travail senior, ça ne rentre pas dans le Code de la Sécurité sociale, donc ça n'a rien à y faire. En revanche, le reste, effectivement, le report de l'âge, ça rentre dans le Code de la Sécurité sociale.
Mais on peut avoir des réformes d'ampleur de la Sécurité sociale qui rentrent dans le Code de la Sécu, mais pour lesquelles le débat démocratique, regardez, toutes les précédentes réformes des retraites, ont été faites en utilisant une loi ordinaire. Et puis, le deuxième argument qui a été balayé un peu vite d'un revers de la main, c'est sur la clarté et la sincérité des débats. On avait beaucoup alerté.
Vous-même, sur ce plateau, vous aviez interpellé la Première ministre Elisabeth Borne en lui disant « Mais vous savez, sur les 1 200 euros de pension minimale, il n'y avait pas de données dans l'étude d'impact, et il a fallu qu'on aille les chercher chez eux, moi personnellement, les chercher. » Et je vous lis le considérant du Conseil constitutionnel, il dit « Les circonstances que certains ministres auraient délivré à l'Assemblée nationale ou dans les médias, des estimations initialement erronées sur le montant des pensions, etc. » Et sans incidence sur la procédure d'adoption.
Ça veut donc dire qu'un ministre, dans l'Assemblée nationale, il peut donner des chiffres initialement erronés, et que ça n'a pas de conséquences sur la clarté et la sincérité des débats. Et ça, je trouve que c'est aussi problématique sur la place du travail parlementaire, à fortiori dans un moment où il y a une majorité relative et que le centre de gravité de la vie politique s'est redéplacé du côté du Parlement. – Benjamin Morel, cette procédure, vous l'aviez vous-même qualifiée de baroque. Et est-ce que vraiment tous les arguments juridiques étaient présents pour que cette loi soit retoquée ? – La réponse est oui. Mais plusieurs interprétations étaient possibles.
Si vous voulez, le droit, ce n'est pas des mathématiques. Et donc vous pouvez avoir sur une même vision plusieurs interprétations possibles. La réalité, c'est qu'on n'avait pas assez de recul. – Comme vous l'avez bien dit, la réforme des retraites par PLFSS, il n'y avait personne qui avait essayé avant ça.
Et donc ce faisant, est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est impossible ? Est-ce que c'est un détournement de procédure ? Parce que ce véhicule législatif avec tous ses outils de rationalisation n'est pas fait pour ça ? Ou est-ce que c'est malgré tout possible,
dès lors qu'en effet les dispositions sont présentes dans le PLFSS ? – Oui, ce n'est pas illégal en quelque sorte ? – Ce n'est pas inconstitutionnel. En revanche, on peut en effet interroger la pertinence de la chose. Et c'est vrai que cette décision, elle est étonnante et en même temps pas étonnante. On s'attendait quand même à ce que pour des raisons, je dirais, d'équilibre du texte,
il n'y ait pas de censure totale. En revanche, on s'attendait, et là je rejoins M. le député, à de sévères réserves d'interprétation. Parce que face à une telle procédure baroque, même si le Conseil ne censure pas, on s'attendait à ce qu'il envoie quelques scudes, à ce qu'il dise au gouvernement,
attention, la prochaine réforme des retraites, vous n'allez pas la faire comme ça. Attention, la prochaine réforme des retraites, il va falloir... Ou de l'assurance maladie, ou de l'assurance maladie. Ou du dispositif consubstantiel. Il ne faudra pas faire usage. Exactement. Or là, ça va faire jurisprudence. Alors, est-ce que ça va faire jurisprudence ? Alors, on a en effet une censure sévère des cavaliers sociaux. Notamment l'index senior. Exactement. Y compris d'un article dont vous n'avez même pas demandé la suppression, l'article 6. C'est ça, dont je ne sais pas dans votre cas.
L'article 6, celui relatif au recouvrement de l'agir carco, oui, mais on va se le dire sincèrement, c'était une mesure très, très mineure. Oui, mais le conseil constitutionnel est allé au-delà de ce que vous demandez. Oui, parce que c'était... Et malgré tout, cette censure-là montre que le conseil sur les cavaliers sociaux se veut un petit peu un réel garde-fou. Et donc, que ce faisant, si demain vous aviez de nouveau ce type de velléité, il faudrait faire extrêmement attention à ce que vous mettez dedans. Ce qui est intéressant sur les cavaliers sociaux, si je peux me permettre, pardon, c'est que moi, je m'étais procuré l'avis du conseil d'État qui n'avait pas été rendu public.
Et le conseil d'État avait déjà dit au gouvernement retirer ces quatre dispositions parce qu'elles n'ont pas leur place dans un PLFSS. Et le gouvernement avait fait le choix délibéré de les maintenir pour continuer la communication qui était de dire que c'est des mesures de compensation. Et donc, il avait pris le risque assumé qu'elles soient censurées et qu'on ait le déséquilibre que j'ai mentionné de ça.
L'index senior, c'était évident depuis le départ que ça allait être censuré.
Il n'y avait aucun constitutionnaliste conséquent qui vous aurait dit que cette chose va passer le conseil constitutionnel. Personne ne pensait qu'il y aurait une validation totale de cette loi. Donc là, en effet, il y a eu l'introduction de dispositions dont on connaissait très très bien le futur. Mais est-ce que c'est une décision juridique ou politique ? J'imagine votre réponse, Jérôme Gage, Benjamin Morel, et vous pourrez quand même la compléter. Un peu des deux. C'est-à-dire que juridiquement, comme je vous le disais tout à l'heure, il y avait des fondements pour valider ou ne pas valider cette loi.
Si vous m'aviez demandé de vous pondre 20 pages pour valider cette loi ou pour s'y opposer, c'était juridiquement possible de construire des argumentaires. Donc forcément ? À la fin, il y a une affaire d'interprétation. Et l'interprétation, elle n'est pas forcément politicienne. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Il ne s'agit pas de compter les membres de droite et de gauche. Elle tient compte du contexte politique et de l'impact politique de la décision. La censure totale, c'était une bombe à fragmentation lancée au-dessus de l'Elysée. Et donc, ce faisant, on peut comprendre que ce type de considération est poussé de conseil plutôt vers une interprétation que vers une autre.
Est-ce que pour autant, la décision du Conseil constitutionnel montre qu'il est plus attentif aux besoins de la monarchie présidentielle qu'à ceux du peuple souverain ? C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon ce soir. Vous savez, si le Conseil constitutionnel ce soir avait censuré et donné quittus crédit à nos arguments, j'aurais tressé les louanges du Conseil constitutionnel. Et donc, moi, je ne vais pas sur le terrain de la contestation d'une institution qui participe de l'État de droit et qui est un outil de régulation. On peut discuter de sa composition, etc. Donc, ce n'est pas le terrain sur lequel j'ai envie d'aller.
J'ai plutôt envie de citer Robert Badinter qui disait « Toute loi anticonstitutionnelle est nécessairement mauvaise, mais toute loi mauvaise n'est pas nécessairement anticonstitutionnelle ». Ça veut dire que cette loi, voilà, elle peut être valide au regard de la Constitution, mais on peut continuer à la trouver injuste, inutile, et donc à être légitime, à continuer à la combattre par tous les moyens juridiques. Je vous ai mentionné celui qu'on a activé. Je vous en donne un un peu en primeur aussi. Avec le groupe socialiste, nous allons, si la loi est promulguée, je continue à espérer que le président ait un peu de sagesse, déposer... Il est obligé de la promulguer. Il sera promulgué.
Il est obligé, Benjamin. Ah oui, alors il faut voir que ne pas promulguer une loi, ça serait le retour du droit à ne pas sanctionner une loi au droit de veto royal. Donc, même dans l'opposition, aujourd'hui, on peut espérer que cette loi soit promulguée. Sinon, ça donne un pouvoir extraordinaire au président de la République. Néanmoins, le CPE, il demande, Jérôme Chirac, à l'époque, de ne pas prendre les décrets d'application. Ça, ça pourrait être... Vous avez compris l'idée.
Donc, si d'aventure, il va au bout du processus, nous, nous déposerons avec le groupe socialiste, le texte est prêt, une proposition de loi portant abrogation de l'article 7, fixant l'allongement des deux années supplémentaires pour que le débat revienne le plus tôt possible dans le cadre d'une niche parlementaire et que le Parlement, vous avez bien vu que ce n'est pas passé loin sur le 49.3 et que cette disposition, peut-être qu'encore aujourd'hui, au regard de la mobilisation qui continue dans le pays... Voilà. Donc, nous, on ne va pas abandonner le combat juridique et dans le même temps, il faut que la mobilisation sociale... On va y venir dans un instant.
Oui, parce qu'il y avait la mobilisation ce soir. J'avance sans doute un peu sur le programme de l'émission, mais tout de même, dans la décision sur le RIP, le Conseil envoie de très bons signes en faveur du prochain RIP. Et donc, ce faisant, même si ce n'est pas encore fait, même s'il faut être extrêmement prudent, l'affaire n'est peut-être pas finie de ce côté-là. Du côté du référendum d'initiative partagée. Et je vous confirme, vous prenez un peu d'avance sur l'émission. Je suis désolée. On y venait dans un instant. Vous avez appelé à maintenir la mobilisation.
Il y a eu un rassemblement spontané qui n'a pas eu lieu devant le Conseil constitutionnel puisque c'était interdit, mais qui a eu lieu à l'hôtel de ville. Des manifestants s'étaient mobilisés depuis 4h30. Et donc, ils étaient présents. Au moment où a été rendue publique cette décision du Conseil, quelles ont été les réactions sur place, Louis Amard, qui est pour cet avou.
Il y a eu, Anne-Elisabeth, un bref moment de déception, quelques huées, mais très vite, les manifestants ont recommencé à chanter « Constitutionnelle ou pas, cette loi, on n'en veut pas » ou bien encore « On ira jusqu'au retrait » qui est un des champs qui ont animé ces trois mois de mobilisation sociale. Pour l'instant, l'ambiance est encore assez calme. Ici, place de l'hôtel de ville, à quelques centaines de mètres du Conseil constitutionnel, exception faite de quelques feux de poubelle qui commencent à être allumés.
Environ 3 000 personnes sont rassemblées pour le moment, mais d'autres commencent à arriver, essentiellement des jeunes, puisque ce sont des syndicats étudiants qui ont appelé principalement à cette mobilisation. On a croisé aussi des députés insoumis comme Thomas Porte ou Hugo Bernalicis, des figures du mouvement des Gilets jaunes comme Jérôme Rodriguez ou des leaders syndicaux comme la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, qui est arrivée il y a quelques minutes. Le mot d'ordre, c'est ici que la lutte doit continuer. Écoutez les manifestants qu'on a interrogés tout à l'heure avec André Payas.
Le constitutionnel qui était
en état de siège en vérité, c'est un peu à l'image de nos institutions, même de manière symbolique. Il y a un tel mouvement de contestation, ils ne peuvent pas nous ignorer. On est là dans la rue, on reste présent. On va continuer de manifester, on va continuer d'être là et on va continuer d'essayer de montrer ce que c'est la démocratie pour nous. Pas forcément, il y a de la colère, mais c'est des jeunes depuis le 49-3 en fait, une colère vraiment très viscérale. Le combat n'est pas perdu. On peut continuer le combat. Parce que ce que Macron fait à 49-3,
c'est franchement, moi je ne suis pas d'accord, c'est mon avis. C'est franchement, c'est une force, il n'a pas la force, ce n'est pas logique.
Cette décision va relancer la mobilisation qui était un peu plus molle ces derniers jours. Ce qui est certain, c'est que la validation juridique n'éteint en rien la crise politique et sociale qui subsiste. Parce que dans les profondeurs du pays, alors peut-être qu'il y a moins de gens qui participent aux mobilisations, mais 12 journées de mobilisation pour les salariés qui y participent, c'est autant de journées non payées. Mais on voit bien que l'adhésion, si vous permettez l'expression, au rejet de la réforme reste à peu près identique dans toutes les enquêtes d'opinion.
Et que donc, ça laissera des traces dans le fonctionnement politique, dans la vie sociale, accessoirement dans le fonctionnement parlementaire, parce qu'aujourd'hui, Elisabeth Borne, la malheureuse, on lui demande d'élargir sa majorité, mais elle ne peut pas y parvenir. Elle déclare ce soir qu'il n'y a ni vainqueur ni vaincu après la décision du Conseil. Oui, je pense que c'est tout à son honneur de faire profil bas. Pas de triomphalisme. Parce que dans toute la période, quand même, ça n'a été pas très glorieux. Donc la mobilisation, elle va, j'en suis convaincu, emprunter d'autres formes. Ce qui est important, c'est que le rejet de la réforme subsiste.
Si demain, le référendum d'initiative partagée est validé, nous pourrons donc lancer une possibilisation de mobilisation avec un objectif qui est celui de pouvoir organiser ce référendum. Il faudra revenir 4 900 000 signatures. Vous avez bon espoir de les rassembler ? C'est, je pense, la bonne manière de continuer avec l'appui de l'intersyndical, avec les associations, avec les partis politiques, puis surtout avec tous les citoyens qui ont envie d'une chose. C'est que ce texte, tout à l'heure, vous avez dit, voté par le Parlement. C'est un peu court comme expression. Adopté par le Parlement.
Il a été adopté de fait, mais en tous les cas, moi, je n'ai jamais eu l'occasion de me prononcer, même sur les conclusions de la commission mixte paritaire. Et donc, en dernier recours, c'est pour ça qu'on propose le référendum d'initiative partagée, on en revient au juge d'épée qui est le peuple. Et en tout dernier recours, parce que moi, je m'inscris aussi dans un temps long, c'est que ça deviendra aussi un sujet des prochains rendez-vous législatifs. Et donc, l'alternance que nous souhaitons construire, elle aura comme postulat numéro 1 que nous reviendrons à minima à la retraite à 62 ans.
Parce que dans l'esprit, dans le cœur des gens, vous savez, à partir du mois de septembre et d'octobre, il y a des gens pour lesquels il va falloir commencer à travailler trois mois, six mois de plus. Donc, elle va vivre, si elle est appliquée, et donc, il faudra qu'on entretienne cette rancœur et qu'on la canalise dans une alternance démocratique. Si la première version du RIP a été retoquée, c'est parce qu'elle était écrite avec les pieds, je crois que c'est ce que vous avez déclaré. En quoi la deuxième version sur laquelle le Conseil devrait se décider le 3 mai est mieux rédigée et permet une possible validation ? Il y a deux éléments.
D'abord, il faut comprendre que le référendum d'initiative partagée a été construit,
pensé, pour ne jamais être utilisé. Et donc, pour qu'on ne l'utilise jamais, on a dit, il faut que le texte porte sur quelque chose qui n'a pas été promulgué depuis moins d'un an. C'est bizarre. En Italie,
vous avez besoin de 500 000 signatures et pas de 4,9 millions. Et c'est justement des référendums veto sur des lois qui viennent d'être adoptées. Mais là, on a mis cette procédure baroque. Mais quand même, le Conseil constitutionnel a été assez intelligent dans sa décision sur ADP. Il a dit, dès le moment où on me soumet un RIP, je prends comme date, non pas la date où je délibère ou la date postérieure, mais la date où je suis saisi, la date de dépôt. Et donc, ce faisant, sur quoi il s'est basé aujourd'hui ? C'est la loi sur 4 millions. Exactement. Il s'est basé sur l'état du droit le jour où il a été saisi. Et donc, là, on a un premier élément.
C'est-à-dire qu'en effet, le RIP était une redite. Dans la nouvelle version qui est proposée, il y a des éléments qui sont des éléments d'allitération. C'est-à-dire que, déjà, l'état du droit ne sera pas le même si la loi est promulguée. Et puis ensuite, il y a un nouvel article qui porte notamment sur la CSG. Ce n'est pas grand-chose, ce n'est pas l'essentiel, mais malgré tout, ça permet d'apporter une nuance, d'apporter une variation à l'état du droit. Et donc, si on en croit la décision d'aujourd'hui, eh bien, de faire entrer la chose dans les clous. Le gouvernement a été brutal avec cette réforme. On a été obligé d'être très inventif pour essayer de la contester.
Donc, on espère que cette deuxième rédaction pourra être approuvée par le Conseil. Il faut voir que ce n'est pas gagné après parce qu'évidemment, il y a 4,8 millions de signatures. Je disais 500 000 en Italie. Et ensuite, pourquoi vous les avez ? Ensuite, c'est le président. C'est-à-dire que... C'est plus contraignant que ça. Voilà. Ensuite, c'est plus contraignant que ça. Il faut que le Parlement ne délibère pas pendant 6 mois, refuse d'examiner la réforme. En soi, ça voudrait dire que le président accepte l'idée d'un référendum. Et là, il va y avoir deux choix.
Soit le président accepte l'idée d'un référendum, ce qui, évidemment, peut induire des problèmes à la fois économiques, etc., et des problèmes de stabilité pour lui, ou bien il décide de soumettre le texte au Parlement, auquel cas, ça signifierait creuser quand même la crise démocratique. Oui, on imagine mal Emmanuel Macron refuser un référendum s'il y a vraiment près de 5 millions de signatures. Exactement. En fait, le RIP nous offre une manière de poursuivre la mobilisation en lui offrant un débouché institutionnel. Et c'est vrai que c'est compliqué à ce moment-là. Regardez ce qui s'était passé sur Aéroport de Paris, sur un sujet quand même plus ténu.
Un million de signatures et la réforme a été abandonnée à la fois parce qu'il y avait déjà un million de signatures et pas aussi parce que le contexte économique n'était pas favorable à l'époque pour une privatisation d'Aéroport de Paris. Mais cette mobilisation avait quand même créé un rapport de force. La politique, c'est du rapport de force dans le cadre démocratique et cet outil nous permet de le faire. Jérôme Gage, Emmanuel Macron a annoncé vouloir recevoir mardi les syndicats dans un esprit de concorde. Ils ont déjà répondu qu'ils n'iront pas ce rendez-vous. Aujourd'hui, pour les syndicats, c'est une main tendue beaucoup trop tôt.
Mais dans l'absolu, elle arrive beaucoup trop tard selon vous ? Depuis le début du processus, la main tendue consistait à dire je vais faire une réforme, je concerte avec vous mais le cœur de la réforme ne peut pas être discuté. Donc vous voyez bien qu'il y avait une sorte d'hypocrisie originelle et qu'aujourd'hui, le gouvernement qui voudrait très vite effacer les traumatismes de cette réforme veut proposer des objets de négociation.
Mais je vois mal l'intersyndicale, dont je veux vraiment saluer la cohésion et la cohérence de bout en bout sur la réforme, venir absoudre, si j'ose dire, le gouvernement et commencer à engager des discussions qui par ailleurs sont utiles et nécessaires sur un certain nombre de sujets. Quand je vois le président de la République ou la première ministre qui dit qu'il faut qu'on avance sur les sujets relatifs à l'usure professionnelle, c'était précisément un des enjeux de cette réforme qui n'a pas été traitée. Moi, je préfère parler de pénibilité.
La question de l'emploi des seniors, elle n'a été traitée que par le petit bout de la lorniette en créant cet index senior alors que si on s'était vraiment attelé à augmenter le taux d'emploi des seniors en France pour atteindre celui par exemple existant en Allemagne, on n'aurait pas eu besoin de faire une réforme des retraites parce qu'on aurait équilibré mécaniquement le régime. Donc je vois mal les syndicats venir comme ça rediscuter comme si de rien n'était et je crois que leur détermination sera utile pour continuer le rapport de force. Pour conclure, avancer, mais avancer sur quoi peut-être, mais également avec quelle majorité ?
Je crois que c'est l'un des faits quand même qu'il faut avoir en tête. Il n'y a plus de majorité aujourd'hui. L'intergroupe ensemble n'existe quasiment plus. Vous avez des propositions de loi horizon qui sont rejetées par Renaissance, etc. Et il s'est passé quelque chose. On parlait du RIP et je disais tout à l'heure le RIP a été créé pensé pour ne jamais être utilisé.
Il y a une deuxième disposition qui a été pensée pour ne jamais être utilisé. C'est le contrôle des nominations du président de la République. On était persuadés que ça ne servirait jamais, que jamais le Parlement ne refuserait
l'onction du président de la République. Or, il y a deux jours, le président de la 2ME en effet a été retoqué par le Parlement. Ça c'est nouveau et c'est très très symptomatique. Aujourd'hui, Emmanuel Macron ne tient pas le Parlement. Le président a très très peu de pouvoir en réalité à part des pouvoirs d'exception. S'il n'a pas de majorité parlementaire derrière lui, elle n'est pas là. Elle n'est pas là, je vous confirme. L'ambiance est assez intenable même sur des textes anodins. Hier, on débattait d'un texte sur le vieillissement de la population et on avait un gouvernement largement à la ramasse.
Oui, c'était un peu étonnant d'avoir glissé un texte sur le bien vieillir alors que la réforme des retraites n'a pas l'affecté. Oui, avec Laurent Garcia, j'ai vu. Exactement. Vous restez avec nous ? Le temps de la story de Mohamed Bouhafsi sur un tout autre sujet. 48 heures après avoir été accusé d'avoir tenu des propos racistes, l'entraîneur du Paris Saint-Germain, Christophe Galtier, est sorti de son silence. Oui, une prise de parole qui était attendue depuis que mardi, le journaliste Romain Molina et RMC Sport révélaient le contenu d'un courrier électronique du supérieur de Christophe Galtier à l'époque où il était entraîneur à l'OGC Nice.
Ce mail expliquerait en substance que Christophe Galtier se plaignait d'avoir trop de Noirs et de musulmans dans son équipe, ce qui ne correspondrait pas à ce que les Niçois attendaient dans leur ville, la ville de Jacques Médecins, ni à ce que lui-même attendait de son équipe. Le PSG tenait une conférence de presse à 13h, chose très très rare. C'est l'attaché de presse qui a pris la parole
en premier. Le club soutient Christophe Galtier après les menaces nombreuses et inacceptables qu'il a reçues et souhaite désormais que la vérité soit établie par la justice. Je laisse maintenant la parole à Christophe. A l'issue de son intervention, je vous prie de bien vouloir poser des questions uniquement sur la rencontre qui nous attend demain soir contre Lens.
Bien évidemment, les journalistes n'ont pas respecté la consigne et n'ont posé que des questions sur l'affaire.
Comment tu as traversé ces trois jours d'opprobre ?
C'est possible de préparer le match dans ces conditions ? Pour les joueurs, c'est un contexte particulier. Est-ce que vous les avez sentis perturbés ?
Est-ce que ça vous a touché ces marques de soutien de la part de vos homologues ? Tu penses payer une jalousie, une vengeance ?
Avant même cette conférence de presse, le début de journée avait été agité puisque le parquet de Nice qui s'était autosaisi avait organisé une perquisition dans les locaux de l'OGC Nice et ce, dans le cadre d'une enquête judiciaire ouverte pour discrimination au travail. On a senti l'émotion de Christophe Galtier au moment de s'exprimer pour la première fois sur cette affaire.
Je suis profondément choqué par les propos que l'on me prête et qui ont été relayés par certains de manière irresponsable. Je suis un enfant des cités HLM élevé dans la mixité. Les valeurs de partage et de respect de l'autre quelle que soit son origine, sa couleur, sa religion. J'ai donc décidé d'attaquer en justice quiconque porte atteinte à mon honneur.
Et aujourd'hui, l'entraîneur parisien a porté plainte contre son supérieur et deux journalistes. Une vidéo refait par ailleurs sur face depuis quelques heures, celle montrant Christophe Galtier en 2013 se défendant déjà contre des accusations de racisme à Saint-Etienne après sa gestion d'un joueur algérien dans l'équipe.
Ce matin, j'ai lu un article me concernant fait par un journaliste d'un journal qui s'appelle Le Buteur en Algérie où il me traite de raciste. Donc je vais m'adresser aux caméras et je pense qu'il va me regarder. Monsieur, vous êtes un con et un incompétent. Je ne suis pas raciste, je ne l'ai jamais été. Et si je l'étais raciste, je serais devenu bête vu mes origines.
Après ces révélations autour de Christophe Galtier, plusieurs entraîneurs du championnat de France ont tenu à manifester leur soutien à l'entraîneur parisien.
J'ai qu'une envie, c'est donc d'apporter mon soutien à Christophe et à toute sa famille. Parce que ce qu'il est en train de vivre lui et toute sa famille, c'est quelque chose d'horrible, terrible.
Christophe Galtier, il a même un peu plus âgé que moi, donc ça fait plus de 35 ans qu'il est dans le foot de haut niveau. Moi, qui suis aussi dans le foot de haut niveau depuis longtemps, je n'avais jamais entendu ça.
J'ai l'occasion de le fréquenter dans le foot, en dehors du foot. Je ne l'ai jamais entendu tenir ce genre de propos ni en privé ni avec d'autres gens. Le PSG, leader de la Ligue 1, lance deuxième. C'est le choc de notre championnat. Demain, à 21h, on surveillera la réaction du Parc des Princes. Merci beaucoup, Mohamed Bouhebsi. Merci, Jérôme Guedj, député PS NUPES de la 6e circonscription de l'Essonne. Merci beaucoup, Benjamin Morel, maître de conférence en droit public à l'Université Paris de Assas. Ne rien lâcher, c'est ma devise. Tenir le cap, c'est ma devise.
Une déclaration qui pourrait s'appliquer à la réforme des retraites, mais qui, en l'occurrence, s'adressait aux ouvriers du chantier de Notre-Dame de Paris qu'Emmanuel Macron visitait ce matin. Une heure et demie de déambulation dans la nef de la cathédrale ravagée il y a 4 ans pour s'assurer que les délais seront bien tenus. Au soir de l'incendie, le président de la République avait lancé ce défi, reconstruire le monument en 5 ans pour une réouverture en décembre 2024. Bonsoir, Général. Bonsoir, Madame. Général Jean-Louis Georgelin, président de l'établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. C'est exact. Merci de votre présence.
Alors que ce matin, vous montriez à Emmanuel Macron l'avancée des travaux à la veille d'une étape importante, la finalisation de la pose du tabouret de la flèche. En quoi cette étape est aussi importante que symbolique ? Écoutez, si on regarde, ce qui finalement est le symbole de l'incendie de Notre-Dame, c'est l'effondrement de la flèche. Je crois que les gens identifient beaucoup cet incendie à l'effondrement de la flèche.
Et donc, le fait que nous ayons installé, car le tabouret est maintenant installé, c'est-à-dire la partie inférieure de la flèche, et quand vous le voyez, large à la base, étroit, vous sentez que la flèche va partir, pour nous, ça veut dire que vraiment, la reconstruction est bien lancée. Et qu'au fur et à mesure de l'année 2023, on verra petit à petit c'est l'échafaudage et la flèche s'est lancée dans le ciel de Paris. On verra la flèche s'est lancée dans le ciel de Paris. Cette étape importante qui sera finalisée demain, 4 ans, jour pour jour, après l'incendie, c'est le signe que les délais seront tenus ? Oui, madame, les délais seront tenus.
Je sais que cette question ne vous agace pas, elle vous étonne, parce que c'est la question qu'on vous pose sans arrêt. Non, non, non, on me la pose 10 fois par jour, si vous voulez, donc, regardez, je réponds très aimablement. Alors, quand je dis que les délais sont tenus, en général, je dis, j'ajoute, j'ai été nommé pour ça, en fait, pour que cette affaire soit tenue en un temps record, pas record, pardon, en un temps raisonnable, parce qu'au lendemain de l'incendie, on entendait des gens nous expliquer « Moi, vivant, je ne reverrai jamais la cathédrale, moi, je n'y reviendrai plus jamais.
» Ce n'est pas la cathédrale de Reims, pour laquelle on a mis 20 ans, mais qui était dans un état beaucoup plus détruit que celui de Notre-Dame de Paris. Donc, on a mis un délai de 5 ans et on a pris les mesures nécessaires pour que cela soit rendu possible. Mais c'est un combat de tous les instants, la gestion de ce galandrier. Oui, madame. C'est un combat de tous les jours. Et finalement, ce dont je suis assez fier, c'est que tout le monde sur le chantier, ça n'a pas été simple au début, et maintenant, enfin, depuis un an ou deux maintenant, est convaincu, un, que le délai de 5 ans était raisonnable, deux, qu'il est atteignable, et trois, que nous allons y arriver.
Quand je dis tout le monde, c'est-à-dire, nous, bien sûr, la maîtrise d'ouvrage, la maîtrise d'œuvre avec les architectes, les entreprises qui sont sur le chantier. Et puis, il faut coordonner différents chantiers parallèles, c'est-à-dire qu'il y a la charpente, déjà, ça paraissait un obstacle parce qu'on imaginait que pour reconstruire la charpente, il fallait le temps au bois de chêne utilisé de sécher. Or, ce n'est pas tout à fait le cas ? C'est assez compliqué.
Vous savez, j'étais chef d'état-major des armées et je disais toujours à mes officiers, avant de me donner une information, pardonnez-moi cet anglicisme, il faut cross-checker, c'est-à-dire à demander à deux, trois sources différentes pour être sûr que l'information qu'on vous donne soit juste. Quand je suis arrivé, vous savez, il y a beaucoup de grands docteurs dans ces domaines, un monsieur très distingué m'a dit, vous savez, mon général, il faut 70 ans pour faire sécher le bois. Moi, j'arrivais de mon métier, et je n'avais pas de compétences tout à fait particulières là-dessus, qu'un jour après, la même personne me dit, non, non, en fait, deux ans suffiront.
Oui, c'est en permanence un peu comme ça.
Et en fait, quand on a étudié à fond cette question avec le mécénat de François Forêt, avec les entreprises, avec des laboratoires, avec des études faites par le LRMH, le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques, et le CNRS, qui a un chantier, qui a des groupes de travail particuliers, dont un sur le bois, on s'aperçoit d'abord que quand Viollet-Luc a reconstruit sa flèche, il n'avait pas partout des bois secs, d'ailleurs, enfin, secs, on avait fixé la règle de 30% d'humidité partout, on s'aperçoit qu'au Moyen-Âge, finalement, souvent, on construisait, on abattait les chaînes et on construisait, on s'aperçoit que finalement, l'état de séchage des bois que nous avons est compatible pour être utilisé pour reconstruire la flèche.
Mais ça a été un vrai débat, une vraie recherche scientifique, et c'est même peut-être le point, je l'avoue, qui m'a le plus inquiété à un moment donné. Quid de l'orgue de Notre-Dame ? Parce que ça a été un chantier considérable, il fallait démonter les 8000 tuyaux, les 115 jeux, il fallait les envoyer à nettoyer, tout est revenu ? Alors l'orgue, c'est un beau chantier, chantier dans le chantier, comme on dit, on a démonté cet orgue, non pas parce qu'il avait reçu des flammes, non pas parce qu'il avait reçu de l'eau, car il était au fond de la cathédrale, mais parce qu'il avait reçu de la poussière de plomb, sans que d'ailleurs on puisse déterminer à quel niveau.
Et on l'a complètement démonté, on l'a envoyé dans trois facteurs d'orgue, un dans l'Hérault, un dans le Vaucluse, un dans la Corrèze, ce qui montre, entre parenthèses, que ce chantier de Notre-Dame est réparti dans toute la France. En gros, vous avez aujourd'hui 500 ouvriers qui travaillent, compagnons, sur l'île de la Cité et 1000 personnes en France qui travaillent sur Notre-Dame. Donc on a envoyé tout cela, ça a été nettoyé, requinqué, essoufflé, les tuyaux. Ce qui est intéressant de voir, c'est que le maître d'œuvre de cette affaire, c'est un chilo italo-allemand qui vient d'Argentine et qui est responsable de... Ça vous montre à quel point ce chantier est international.
Et depuis maintenant trois mois, petit à petit, les soufflés sont revenus, les tuyaux vont revenir et on aura l'orgue toutes prêtes en 2024. En temps voulu. Anne-Elisabeth l'a dit, demain sera finalisée la pose du tabouret de la Flèche, un socle de 80 tonnes constitué de pièces en chaîne fabriquées en Lorraine et qui fait la fierté des artisans. La restauration doit toujours vraiment respecter l'œuvre du créateur.
Notre but, c'est vraiment de restaurer au maximum l'original sans altérer tout ce qui est à côté. Là, on est en train de faire un décrasage qui va permettre de retrouver toutes les couleurs d'origine.
Alors ici, c'est la partie après dépoussiérage et avant nettoyage et ici, en cours de nettoyage.
Là, on est en train de remonter complètement l'orgue. Toutes les pièces ont été restaurées et maintenant, on les remet en place. On essaie de ne pas se tromper. Ce chantier de Notre-Dame, il est unique. C'est assez émouvant, oui. Et à notre petite échelle, on apporte notre contribution. Bon, on a vu plutôt la fierté de ces personnes, de ces compagnons qui travaillent sur le chantier de Notre-Dame. Vous avez dit 500 à Paris, 1000 en France, donc 1500 personnes qui travaillent sur toute la restauration de la cathédrale. Vous espériez aussi que ça crée des vocations à la fin de cette restauration. Ça va être le cas ? Vous avez déjà une certaine émulation.
Alors d'abord, la loi du 29 juillet 2019 qui crée l'établissement public que je préside nous fait obligation de prendre des mesures pour développer les météas en France. Et dans le cahier des charges des entreprises que nous sélectionnons, elles ont obligation d'un certain volume d'horaires assez important de formation. Par ailleurs, on constate que tous les reportages nombreux qui sont faits sur la restauration de la cathédrale, par exemple, au début, les cordis, ça plaisait beaucoup, etc. à chaque fois qu'il y a des reportages, on voit les gens venir frapper à la porte des entreprises pour s'engager.
Alors, ce n'est pas l'armée américaine à la veille du débarquement, mais enfin, il y a effectivement une émulation, une prise de conscience de l'intérêt de ces métiers. Il faut voir, vous les avez vus, tous ces gens qui travaillent sur... Il faut voir leur enthousiasme et leur fierté. Ils sont très fiers de travailler sur Notre-Dame. Tout à l'heure, le président de la République s'est exprimé sur Twitter en faveur d'un musée dédié à Notre-Dame. Il a écrit « Parce qu'elle est une part de notre destin national, de notre histoire, parce qu'elle a encore tant à montrer, je suis favorable à ce qu'une réflexion s'engage sur la création d'un musée qui lui sera dédié.
» Vous y êtes également en favorable, en général ? Bien sûr. Je le dis depuis longtemps. J'en ai parlé d'ailleurs avec lui. Je crois... Comment ? Ce matin, entre autres. Mais bien avant, madame. Tout ça, c'est un travail de longue à l'aide. Il faut semer des cailloux, semer des graines pour... Que pourrait-on y voir ? Alors, il nous faut ce qu'on appelle, en gros, un musée de l'œuvre Notre-Dame. Notre-Dame, on s'est bien rendu compte au cours de Saint-Incendi qu'elle a une place centrale dans la vie de ce pays. C'est son âme, qu'on soit chrétien, catholique ou pas croyant. Elle est complètement en face avec toute l'histoire de la France depuis le début.
Et donc là, elle vient de subir un drame. Et ce serait normal qu'au côté de cette cathédrale, au pied de cette cathédrale, il y ait un musée qui retrace son histoire, qui remette en valeur... Vous savez qu'il y a énormément de sculptures, de tableaux, etc., qui ne sont pas à Notre-Dame, qui sont, par exemple, au musée de Cluny, qui sont au Louvre, mais partout ailleurs aussi. Et ça serait bien, ça serait beau qu'il y ait un monument qui reprenne tout ça, qui raconte l'histoire de la cathédrale, donc l'histoire de France, en fait, qui raconte les métiers d'art, qui raconte la restauration du chantier, qui raconte la restauration de Viollet-le-Luc.
Et je pense que ça serait une très belle chose. Avec une statue du général ? Surtout pas ! Si jamais vous teniez les temps, parce que j'ai l'impression que vous ne serez soulagés. Ni en buste, ni en pied. Alors rien du tout. Il y avait, pour agréer mon cas, il y avait une magnifique statue qu'elle soit de Philippe le Bel avant. Donc ça serait plutôt le chef de l'État qu'il faudrait en usager. Mais vous serez soulagés le 8 décembre 2024, lorsque l'archevêque de Paris pénètrera dans la nef de la cathédrale de Notre-Dame. Cette fois-ci, vous direz mission accomplie.
Alors je dirais bien, nous avons fait, quand je verrai, vous savez que je pense tous les jours, j'entends l'orgue et je vois l'archevêque rentrer avec sa mitre et sa crosse, mais ça ne sera pas terminé. Car nous n'aurons fait que... Oui, les travaux. Nous avons rouvert la cathédrale au culte, car je rappelle que nous resterons une église catholique et pas un monument, même si c'est un monument et le monument le plus idéal de France, d'Europe dit ans. Mais il y aura encore des travaux à l'extérieur. Je ne parle pas des abords qui sont du ressort de la ville de Paris, mais il faudra faire les élèves, les élévations sud, la tour sud, changer les arboutants, etc.
Donc il y a encore du travail pour 2 ou 3 ans. Votre mission continuera. Je ne sais pas si ce sera moi, je suis déjà largement au-delà de l'âge de la retraite, vous savez. Mouiki était un peu dans l'actualité aujourd'hui. Oui, justement. Vous restez avec nous, c'est l'heure du 5 sur 5 de Mathieu Béliard.
Merci.
Bonsoir Babette, bonsoir à toutes et à tous. Mathieu, une jeune membre de la garde nationale aérienne américaine, suspectée d'avoir fait fuiter des documents classifiés. Oui, c'est l'affaire qui inquiète le renseignement américain depuis quelques jours, la fuite de documents classifiés qui concernerait entre autres la stratégie des États-Unis et de l'OTAN pour soutenir l'Ukraine.
We have breaking news. It is an update on the Massachusetts guardsmen accused of leaking classified documents online.
FBI agents swarming a home in Massachusetts, a man you can see in a green shirt and red basketball shorts leaving the house his hands on his head.
21-year-old named Jack Teixeira, a member of the intelligence arm.
The 21-year-old is an airman first class ranked as an E3, which means he hasn't spent much time in the military at all.
Hier, l'arrestation du jeune homme par des agents des forces de sécurité a été filmée. Vous la voyez, c'était dans le Massachusetts, dans une petite ville au sud de Boston. Le suspect, les mains sur la tête, s'approche des soldats, il est interpellé, il est ensuite escorté. Les images qui tournaient en boucle sur les chaînes d'info américaines hier. Le suspect en question, il s'appelle Jack Douglas Teixeira, il a 21 ans. Il aurait fait fuiter de ses documents sur un forum de gamer dans un groupe de conversation en ligne sur le jeu vidéo, sur le réseau social Discord. Beaucoup de questions encore. Comment un jeune homme comme lui a-t-il pu avoir accès à ces documents ?
En attendant, des militants trumpistes comme l'élu très extrémiste dont on a déjà parlé ici d'ailleurs, Marjorie Taylor Greene, elle a fait du jeune soldat un quasi-héros. Regardez ce tweet élogieux. Jack est blanc, masculin, chrétien, anti-guerre. Ça fait de lui un ennemi du régime Biden. Il dit la vérité. Demandez-vous qui sont les vrais ennemis. Le problème, c'est que ce sont des informations sensibles qui ont fuité et qu'en Russie, on raille aussi se rater des services américains.
Ce n'est pas
En Ukraine, malgré la guerre, les tournages de films ont repris, Mathieu. Oui, tout doucement, y compris en Ukraine, dans Kiev, comme le tournage de cette série dont vous allez voir quelques images séries qui sera forcément diffusées à l'international. Elle s'appelle « Those who stayed », ceux qui sont restés. Elle raconte les premières heures, les premiers jours de la guerre. Pour l'instant, on n'a que ces quelques images de tournage, mais des épisodes sont déjà terminés. Et le Figaro de raconté, il y a quelques jours, des soldats en uniforme russe avancent arme à la main dans une rue de Kiev. Les riverains s'affolent. Les lignes de la police et de l'armée sont saturées d'appels.
Les civils se préparent à l'affrontement. Au dernier moment, les autorités ukrainiennes avertissent « Rangez vos pots de cornichons ». Il s'agit d'acteurs qui préparent une scène. Imaginez les habitants de Kiev pas forcément prêts à voir la fiction mettre en scène leur réalité. Ces explosions se tirent dans la ville alors que la guerre n'est pas terminée. Mais les artistes tournent dans leur bocal. Écoutez ce que dit l'un des réalisateurs de la série. On ne peut pas nier le réel. Je voulais écrire une comédie, mais ce n'est plus possible maintenant. C'est un privilège que d'être apolitique. Tout acte artistique est désormais un acte de guerre.
Il y a un autre film sur la guerre qui se retourne en ce moment, mais en Lettonie. Oui, la Lettonie, membre de l'Union européenne, voisin de la Lituanie, de l'Estonie, mais surtout de la Biélorussie et de la Russie. Le film, un court-métrage qui raconte l'histoire d'une femme ukrainienne qui donne naissance à un enfant en plein conflit. C'est un film inspiré de la guerre, bien sûr, et dont les bénéfices doivent servir à aider l'État ukrainien.
Le film est basé sur la histoire d'un enfant, une jeune femme qui perdait ses parents sur la première journée de la guerre en Ukraine avec la première guerre russe. Et après elle perdait sa fiancée et elle se trouve seule et pregnant.
Seulement voilà les images du tournage et pas seulement du film, les images du tournage se retrouvent sur le net, sur les réseaux complotistes notamment.
Et depuis début avril, des centaines de milliers de soutiens de la Russie se la partagent. A chaque fois, la vidéo est assortie de petits clowns de commentaires sarcastiques du type Hollywood, action. Vous avez compris, les complotistes pro-russes se servent en fait de ces images pour continuer à raconter que les images de guerre que nous voyons ne sont que des mises en scène. On lit même qu'il s'agit de remobiliser les troupes. Je voudrais préciser que les images qui ont été diffusées à l'origine stipulaient clairement en légende qu'il s'agissait du tournage d'un film. D'une œuvre de fiction. Ce soir, hommage à Marie Cointe. Oui, c'est cette femme que vous allez voir. Elle avait 93 ans.
Elle était styliste. Est-ce que vous savez ce qu'on lui doit ? Moi, je sais. Moi, non. Une révolution générale en réalité. Dans le Swinging London de 1966. La bête se lève, on va comprendre. Cette créatrice inventa la mini-jupe. Rien que ça. Une jupe qu'elle commencera à raccourcir en 1958. C'est plus pratique pour les femmes pour courir après le bus, disait-elle. En fouillant dans les archives, on est tombé sur une interview savoureuse de Marie Cointe qui va faire grincer quelques dents ici. En 1966, elle expliquait pourquoi la mini-jupe, c'était bien pour les Anglaises, pas forcément pour les Françaises.
Je pense que les Anglaises ont de très belles jambes et que c'est plus facile pour elles de porter ces modèles. Les Françaises ont le reste, très belles poitrines et très belles hanches, mais peut-être les jambes sont-elles moins belles que celles des Anglaises. C'est Marie Cointe qui parle. Unbelievable. Unbelievable. Shocking. J'étais pas là en 1966. Et pourtant, les Françaises ont bien adopté la mini-jupe de Marie Cointe, prémisse de la révolution sexuelle. Quelqu'heure, on se dit que celles qui osaient, franchement, avoir le culot, vous allez le voir, quand on entend les réactions de leurs aînés et de ces messieurs, on est toujours en 1966. Les jeunes filles sont absolument d'accord.
Les vieilles femmes sont gentilles, ça les amuse, même elles approuvent. Par contre, les femmes de 40 à 50 ans sont très méchantes, grossières, sont certainement très jalouses.
Le soir à la plage, c'est horrible, horrible.
Je les porte parce que c'est un clin. Est-ce que vous parlez ? Là, je ne suis pas folle. Pour monter les camions.
Tu vas te remettre ? Je trouve ça indécent, moi. Je la porte parce que ça me plaît, parce que ça m'amuse, comme ça, pour me faire remarquer.
Oh là là, ma chienne, Marie ! Il en faut pour tous les goûts, hein. C'est tout, quand même. Laurent Boulezier aussi a rendu hommage à Marie Cointe il y a quelques années. Un jour, Marie Cointe a fait son grand carnage. Elle a coupé les jupes des filles les plus sages. Une dernière info, sachez aussi que Marie Cointe a nommé la mini-jupe d'après sa voiture préférée. La mini. La mini, merci. Ah, ben moi j'ai eu souvent des mini. Et j'ai mis un mini-short ce soir, en hommage à Marie Cointe. Bon, je n'ose pas le montrer parce que je ne suis pas... On le verra peut-être tout à l'heure. Oui, voilà. Merci beaucoup, Général Jean-Louis-Georges Lain.
Ah, j'espère un oui, madame, et un merci, madame, pour conclure cette émission. C'est ce que je viens de dire ? Oui, je n'ai pas bien entendu. Merci, madame. Ça ne rigole pas. Non, madame, on ne rigole pas. Non, non, non. Je crois que vous me mettiez du ordre. Ah, excusez-moi. Le temps d'annoncer la suite. Danny Boon, Canberra, sont nos invités du dîner. La pianiste Charlotte Renard sera sur la scène de C'est à vous. L'œil de Pierre est à ne pas rater ce soir, puisqu'il y sera la question de Pierre Dac. Et puis bien sûr, les actualités de Bertrand. Pour conclure l'émission, on vous attend, on est là. Vous pouvez disposer, mon général. Merci, madame.
Merci. Merci. Merci.