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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 16 janvier 2017 13 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Vincent Peillon : "La laïcité organise la possibilité pour chacun de croire en paix "

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Au-delà de la critique de ce qu'on a appelé le discours de Munich, vous auriez fait quoi à la place de François Hollande et de Manuel Valls ?

  • 1:11RelanceRéponse partielle

    L'accord Allemagne-Turquie n'est pas bon, ne produit pas de résultats, Vincent Payan ?

  • 1:43FerméeRéponse directe

    Vous pensez qu'il aurait fallu dire, il fallait accueillir, il aurait fallu accueillir plus largement les migrants, les réfugiés en Europe en général et en France en particulier ?

  • 2:59OuverteRéponse directe

    J'ai relevé aussi hier soir ce que vous avez dit, cette fois sans citer personne, sur la laïcité, Vincent Payon, certains la croient anti-religieuse. De quoi et de qui parlez-vous ?

  • 5:16ComplaisanteRéponse directe

    C'est bien le FN que vous visez, et pas Manuel Valls, c'était important de le souligner.

  • 7:38ComplaisanteRéponse directe

    Vincent Payon, vous avez un avis là-dessus, sinon on passe à la question suivante.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Invité politiqueFait
    « Je pense que l'Europe a fait trop tard et trop peu, et d'ailleurs que si elle est en grande difficulté aujourd'hui, c'est parce qu'elle n'a pas su gérer ensemble cette crise des réfugiés. »
  • 0:55Invité politiqueChiffre
    « mais là encore on est en difficulté sur les 1500 gardes, la France devait en envoyer 170, ils ne sont toujours pas arrivés. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Moi je suis pour un corridor humanitaire qui a été mis en place très tôt, mieux que ces spots qui continuent d'ailleurs de mettre les réfugiés dans des situations extrêmement difficiles. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Nous ne pourrons sauver ce que nous avons construit depuis plus d'un demi-siècle et sans lequel nous ne ferons rien. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « Et d'ailleurs ils sont souvent intégristes d'un autre côté religieux pour désigner certaines catégories de la population, et en particulier les musulmans de France. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « Combattre l'islamisme radical, ce que je fais totalement, ce que nous devons faire, c'est ne pas amalgamer cet islamisme radical avec plusieurs millions de nos compatriotes, qui sont de confession musulmane, et qui peuvent très bien vivre dans la République »
  • 8:57Invité politiqueFait
    « par exemple les positions de Jean-Luc Mélenchon par rapport à Poutine, politique étrangère, ou l'idée de taxer à 100% au-delà de 300 000 euros de revenus »
  • 9:02Invité politiqueFait
    « mérite qu'il y ait quand même un débat et qu'on ne s'aligne pas directement derrière Jean-Luc Mélenchon. »
  • 12:11Invité politiqueFait
    « Si on ne veut pas que ce soit François Fillon, et c'est une droite très dure et très particulière que celle de François Fillon »

Temps de parole

  • Vincent Peillon57 %
  • Présentateur20 %
  • Auditeur11 %
  • Auditeur 26 %
  • Locuteur non identifié4 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Inter, .fr, le 7-9 de France Inter, première matinale de France, à suivre aussi en vidéo sur franceinter.fr. Bonjour Vincent Péillon. Bonjour. Deuxième débat télévisé hier soir, vous avez exprimé votre désaccord profond avec Manuel Valls sur la question de l'accueil des réfugiés. Au-delà de la critique de ce qu'on a appelé le discours, enfin les paroles de Munich, vous auriez fait quoi à la place de François Hollande et de Manuel Valls ?

0:31
Vincent Peillon

Je pense que l'Europe a fait trop tard et trop peu, et d'ailleurs que si elle est en grande difficulté aujourd'hui, c'est parce qu'elle n'a pas su gérer ensemble cette crise des réfugiés. Et comme toujours en Europe, quand on doit gérer ensemble, ça commence par le couple franco-allemand. Donc plutôt que de mettre de l'huile sur le feu, il fallait faire ce qu'on va d'ailleurs essayer de faire, c'est-à-dire à la fois une protection meilleure des frontières extérieures, mais là encore on est en difficulté sur les 1500 gardes, la France devait en envoyer 170, ils ne sont toujours pas arrivés.

Moi je suis pour un corridor humanitaire qui a été mis en place très tôt, mieux que ces spots qui continuent d'ailleurs de mettre les réfugiés dans des situations extrêmement difficiles.

1:11
Présentateur

L'accord Allemagne-Turquie n'est pas bon, ne produit pas de résultats, Vincent Payan ?

1:16
Vincent Peillon

Il produit des résultats sur la Turquie, contrairement à ce que pensent les gens, du coup les réfugiés viennent surtout maintenant de la Libye. Mais il s'est fait dans des conditions que vous connaissez, qui précisément résultaient du désaccord entre les Européens et les Allemands. Et donc Madame Merkel est allée le discuter d'une certaine façon toute seule. Moi je ne le remets pas en cause, bien qu'il pose beaucoup de problèmes de principe, mais on voit qu'il a une forme d'efficacité. Maintenant il est l'expression même quand même d'un désaccord européen sur lequel nous avons nous-mêmes jeté de l'huile sur le feu.

1:43
Présentateur

Ce qu'a dit Manuel Valls à Munich c'était dire « Venez tous, peut finir par détruire les fondements de l'Europe ». C'était sa phrase. Vous, vous pensez qu'il aurait fallu dire, il fallait accueillir, il aurait fallu accueillir plus largement les migrants, les réfugiés en Europe en général et en France en particulier ? C'est ça la question Vincent Payan ?

2:00
Vincent Peillon

Oui mais la question, la réponse est oui. Mais d'abord vous savez en politique vous parlez dans un contexte, donc quand il dit que c'était une attaque directe contre l'attitude de Madame Merkel. Vous savez, j'ai regardé ce que disait Trump cette nuit, il veut la déconstruction de l'Europe, il se félicite du Brexit, il attaque l'Allemagne même s'il raconte ses histoires personnelles. Dans ce contexte, je le redis, nous ne pourrons sauver ce que nous avons construit depuis plus d'un demi-siècle et sans lequel nous ne ferons rien.

Nous ne compterons pas dans le monde, nous n'arriverons pas à faire la transition écologique, nous n'aurons même pas la reprise des investissements qu'avec l'Allemagne. Si c'est devenu la mode, et ça a été là l'expression d'un premier ministre de la France, systématiquement on s'oppose et on critique l'Allemagne, les conséquences seront considérables. Et je pense réellement qu'il peut arriver et qu'il est nécessaire parfois que les hommes et les femmes politiques soient à la hauteur, pas seulement de l'événementialité ou des polémiques du moment, mais de l'histoire, et que c'était inconséquent de faire ça.

2:59
Présentateur

J'ai relevé aussi hier soir ce que vous avez dit, cette fois sans citer personne, sur la laïcité, Vincent Payon, certains la croient anti-religieuse. De quoi et de qui parlez-vous ?

3:09
Vincent Peillon

Ça c'est vraiment une très très vieille histoire, si vous voulez. Non mais là on parle de la politique et de la France d'aujourd'hui. Non, ce que je dis souvent c'est que la laïcité, la laïcité n'est pas anti-religieuse, c'est-à-dire que quelle que soit votre confession, au contraire elle organise la possibilité pour chacun de croire et de croire en paix. Et à un moment où c'était plus difficile, c'est-à-dire d'être protestant ou d'être juif à la fin du 19ème siècle, elle a précisément organisé le pluralisme dans le respect des uns et des autres. Donc elle n'est pas anti-religieuse, ni pour Jean Jaurès, ni pour Ferdinand Buisson.

Donc ça c'est déjà pour ceux qui pensent qu'être laïque ça veut dire pourchasser les opinions des uns et des autres. Bon, alors c'est qui dans le débat d'aujourd'hui ? Dans le débat d'aujourd'hui, c'est tout à fait étonnant que chaque fois que je dis ça, on me dit, ah mais vous désignez un socialiste, Manuel Valls, mais enfin c'est le Front National, qui depuis dix ans, et il y a eu une multitude d'ouvrages, utilise la laïcité, qu'elle ne croit pas une seconde. Et d'ailleurs ils sont souvent intégristes d'un autre côté religieux pour désigner certaines catégories de la population, et en particulier les musulmans de France.

Combattre l'islamisme radical, ce que je fais totalement, ce que nous devons faire, c'est ne pas amalgamer cet islamisme radical avec plusieurs millions de nos compatriotes, qui sont de confession musulmane, et qui peuvent très bien vivre dans la République, et dont certains d'ailleurs sont de confession musulmane, ou d'origine de confession musulmane, puisque maintenant il y a des polémiques dès qu'on emploie un mot, même quand il est à peu près juste, tellement il y a de préjugés et d'a priori, mais sur cette question, et qui sont parfaitement laïcs. Donc je ne veux pas, et ça a toujours été le cas, qu'on fasse la guerre aux catholiques, aux protestants, aux juifs, aux musulmans.

Je pense que d'ailleurs il faut sortir au maximum maintenant ces questions d'assignation ethnique ou religieuse du débat politique. Mais le Front National les ramène toujours. Et donc ce que Jean Bobéro a appelé la laïcité falsifiée, ça fait dix ans que, comme pour le mot patriotisme ou d'autres, le Front National a une stratégie qui est d'utiliser les mots de la République pour véhiculer des valeurs antirépublicaines.

5:11
Présentateur

C'est bien le FN que vous visez, et pas Manuel Valls, c'était important de le souligner. Alors dans ce format particulier qu'on met en place avant cette primaire du PS et de ses alliés, place aux auditeurs, aux auditeurs d'Inter, dès à présent, avec d'abord Samuel qui nous appelle du Var, je crois. Bonjour Samuel.

5:32
Auditeur

Je vous appelle des Alpes-Vano-Provence, de Fort-Calquier.

5:35
Présentateur

Ah oui, Fort-Calquier, pardon. Bienvenue. Nous vous écoutons Samuel.

5:40
Auditeur

Donc ma question, je ne sais pas si c'est Vincent Payon ou si c'est M. Bontebourg qui répondra. Donc elle concerne un candidat qui s'appelle Daniel Adam, qui est candidat à l'élection présidentielle pour un mouvement qui s'appelle Le Peuple Président.

5:58
Présentateur

Ah bon ? Très bien.

6:00
Auditeur

Et oui, j'entends que vous dites ah bon, et je comprends, puisqu'effectivement, personne n'en parle. C'est un candidat qui est déclaré donc à partir du 19, qui s'est déclaré le 19 novembre 2014.

6:10
Présentateur

Et vous-même, vous n'avez pas parlé au standard de France Inter en formulant votre question, mais écoutez, je vous laisse encore quelques secondes pour faire la publicité de ce candidat inconnu. C'est à vous Samuel.

6:21
Auditeur

Oui, oui, candidat inconnu, sauf pour le Conseil constitutionnel qu'il connaît depuis le 19 novembre 2014. Et donc M. Adam a demandé à ce Conseil constitutionnel comment pourrait s'appliquer la loi qui a été votée en 2016 par les socialistes donc au pouvoir, qui revient sur un certain nombre de points, et notamment qui jurcit l'accès des petits candidats aux élections. Et il n'a toujours pas de réponse, en fait, de ce Conseil constitutionnel présidé par M. Laurent Fabius.

Est-ce que c'est normal dans un pays qui se réclame de l'égalité et dans des personnes qui se réclament de l'égalité, j'ai écouté les débats hier soir, qu'un candidat citoyen, le peuple président, pour qu'il est très simple, c'est de mettre le peuple effectivement au pouvoir, parce qu'effectivement on en a assez...

7:19
Présentateur

Samuel, il y a des règles, écoutez, il y a des règles pour la présentation à l'élection présidentielle, vous pensez qu'elles sont trop strictes, c'est votre droit, vous avez pu l'exprimer, on a, je crois, un pléthore de candidats, en tout cas nous on n'a pas assez d'antenne pour les accueillir tous. Vincent Payon, vous avez un avis là-dessus, sinon on passe à la question suivante. Écoutez, oui, on passe à la question suivante. René nous appelle de Bourgmadame, bonjour René.

7:40
Auditeur

Bonjour M. Cohen, bonjour M. Payon, un petit coucou à M. Morin qui me fait beaucoup rire.

7:49
Vincent Peillon

Bon, tant mieux.

7:49
Auditeur

Alors je me présente, je m'appelle René, mais je suis aussi le vilain petit canard 66. Alors ma question, ne pensez-vous pas qu'on gagnerait beaucoup de temps, synthétisant la gauche sur la candidature de M. Mélenchon comme candidat principal, étant donné qu'à ce moment-là, le but du jeu c'est de négocier la formation d'un gouvernement, donc je serai clair, il s'agirait de se mettre d'accord sur le Premier Ministre, le ministre de l'Intérieur, enfin vous voyez, un gouvernement.

8:29
Présentateur

Vous pensez que la gauche devrait se rassembler, rassembler ses différents candidats derrière la candidate de Jean-Luc Mélenchon, c'est bien ça René ? Vincent Payon vous répond, je ne vous entends plus. Vincent Payon.

8:43
Vincent Peillon

Oui, je pense que la gauche doit se rassembler, maintenant il y a quand même des différences de sensibilité ou d'appréciation, par exemple les positions de Jean-Luc Mélenchon par rapport à Poutine, politique étrangère, ou l'idée de taxer à 100% au-delà de 300 000 euros de revenus, mérite qu'il y ait quand même un débat et qu'on ne s'aligne pas directement derrière Jean-Luc Mélenchon.

9:07
Présentateur

Mais moyennant ce débat, pourquoi pas ?

9:09
Vincent Peillon

Je pense qu'il faudra rassembler toute la gauche, on l'a d'ailleurs toujours fait, après il faut le faire autour d'une ligne qui permet de gouverner. Vous savez finalement, quand je repense comment il y a pu avoir union de Jean-Pierre Chevènement à Jacques Delors, ou du parti communiste au parti radical avec Lionel Jospin, et quand je prends même l'histoire de 1936, jamais la gauche ne gouverne quand elle commence par faire des excommunications.

Et je le dis aussi pour Jean-Luc Mélenchon, parce que si à un moment il veut entrer dans un rassemblement, c'est-à-dire pas uniquement faire l'idiot utile de la campagne de la droite ou de l'extrême droite en faisant perdre la gauche, il faudra qu'il cesse de dire, au parti auquel il a appartenu plus de 20 ans, qu'ils sont historiquement inutiles. Dans l'histoire, les socialistes n'ont pas été totalement inutiles.

9:50
Présentateur

Donc si je vous entends, Vincent Péillon, vous pensez qu'une fois que cette primaire aura eu lieu et aura désigné un candidat, la situation ne peut pas rester en l'état avec deux autres candidats, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, plus un écologiste Yannick Jadot, ça ne peut pas rester en l'état jusqu'à la présidentielle ?

10:05
Vincent Peillon

Si ça reste en l'état, on connaît déjà le résultat. Il est annoncé tous les jours sur toutes les ondes. C'est-à-dire que nous ne serons pas présents au second tour et nous aurons la droite et l'extrême droite. Donc si les progressistes français veulent autre chose, et ils auraient intérêt dans le contexte à la fois social, démocratique et international qu'est le nôtre, il faut qu'ils se rassemblent. Et lorsqu'on se rassemble, il faut se rassembler sans exclusives. J'ai l'expérience de ces rassemblements. Il faut pousser les uns et les autres à venir sur les questions de fond. On voit que la politique est obsédée de postures.

10:38
Locuteur non identifié

Dans l'état des rapports de force actuels,

10:41
Vincent Peillon

ce serait plutôt derrière Emmanuel Macron. Ça ne vous paraît pas impossible ? Je pense que ça ne se pose pas dans ces termes-là. On est dans le moment où un certain nombre pousse un peu des épaules.

10:51
Locuteur non identifié

Si les rapports de force sont les mêmes que ce qu'on voit en ce moment, parce qu'au moment où vous allez discuter, il y en a un qui pèsera tant. Ça sera d'ailleurs très difficile à déterminer, puisqu'il faudra se déterminer sur les sondages. Mais enfin, il y aura aussi le nombre de gens dans les salles, etc. Mais au moment de votre réunion, tous les trois, ou en tout cas tous les deux, puisque je ne pense pas que Mélenchon accepterait, donc le vainqueur de la primaire et Emmanuel Macron, comment vous ferez ? Vous soupeserez le rapport de force ? Et puis vous vous mettrez l'un derrière l'autre ?

11:22
Vincent Peillon

Je pense que tout le monde sera confronté à cette question. Non pas du tout maintenant, non pas dans le rapport de force qu'on annonce aujourd'hui, qui est toujours faux. La primaire de la gauche n'a même pas eu lieu sur le premier tour, la belle alliance. Je pense que fin février, début mars, oui, la pression sur les uns et les autres va porter, et on n'est pas obligé, quand on fait de la politique, de ne penser qu'à l'intérêt de sa boutique, et à l'intérêt de la France. Bon, donc je pense que sur tous ceux qui sont engagés dans cette affaire, y compris M. Mélenchon, on ne va pas exonérer Jean-Luc Mélenchon d'une responsabilité par rapport à la gauche.

C'est une posture, vous auriez la même chose avec Macron ou avec les socialistes aujourd'hui. Bon, donc, ça veut dire que nous voyons très bien ce qui va se dérouler. D'abord, il y a là cette primaire qui n'est pas finie. Ensuite, il va y avoir tout un mois de février où chacun va pousser des épaules pour être, comme vous le dites, en tête. Mais il y a un moment, il va falloir se parler. Si on ne veut pas que ce soit François Fillon, et c'est une droite très dure et très particulière que celle de François Fillon, y compris sur les questions, on pourrait y revenir internationales, avec vraiment un décentrement de la politique de la France.

Et puis l'extrême droite, alors il faudra bien entendu se parler. Et si je suis d'ailleurs candidat dans cette primaire, c'est à la fois pour rassembler des socialistes qui ne pourront pas se rassembler, si ce n'est pas moi qui fais ce rassemblement. Et après, continuer ce rassemblement de Mélenchon à Macron, en pensant bien entendu par Yannick Jadot.

12:40
Présentateur

Avec un dernier acteur, très affaibli, puisqu'il a renoncé à se présenter, mais qui peut encore peser, François Hollande, qui affiche son désintérêt pour vos débats en allant applaudir Michel Drucker. Ça vous amuse ou ça vous inquiète, Vincent Péon ?

12:52
Vincent Peillon

Franchement, ni l'un ni l'autre. J'ai appris, moi je ne sais pas, mais François Hollande, c'est comme moi, il a appris à regarder les choses avec du retard. Avant, on croyait qu'il fallait regarder immédiatement où ça se produit. Maintenant, on écoute vos émissions dans la journée, je vois tous ceux qui m'entourent, on fait streaming, on revient sur... Oui, oui, enfin ça va. Il voulait, il voulait... Mais enfin, écoutez, on est toujours à... Il pouvait honorer ce qu'il voulait honorer, je crois que c'était la dernière de Michel Drucker, et puis nous regarder après, ce qu'il a dû faire avec beaucoup d'attention et d'intérêt, je crois. Vous n'y voyez pas un geste...

Je ne vois jamais de la malice.

13:22
Présentateur

Un affichage, vous ne voyez pas de malice. Merci Vincent Péon d'être venu ce matin au micro de France Inter.