Baromètre Odoxa : les Français voient l'avenir en noir
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Chapitres
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« Seul 22 % des Français jugent qu'il est un bon président. »
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« Sous la 5e République, seul François Hollande a fait moins bien avec 16 % de soutien à l'époque. »
- 5:00journalisteChiffre
« 83 % des Français sont pessimistes sur l'avenir du pays. »
- 7:00journalisteChiffre
« 9 Français sur 10 disent qu'ils sont attachés à la sécurité sociale. »
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Et pour parler de ce baromètre mensuel au doa pour publicat et la presse régionale, on accueille Nathalie Moray. Bonjour Nathalie, merci d'être avec nous journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe bras tous les journaux de l'est de la France et bonjour Awan Lestro. Merci d'être avec nous directeur à l'Institut de sondage au doa et on va commencer à dévoiler les résultats de ce baromètre.
Comme tous les mois, on commence par la popularité d'Emmanuel Macron, elle s'effondre ce mois-ci moins 6 points. Seul 22 % des Français jugent qu'il est un bon président. Oui, c'est c'est interpellant comme niveau hein. 22 % des Français qui considèrent qu'il est un bon président.
Sous la 5e République, seul François Hollande a fait moins bien avec 16 % de soutien à l'époque. Sachant que François Hollande c'était un peu particulier parce qu'il avait même sa base, son socle de référence, les socialistes étaient fracturés. dans ce rappel des des frondeurs, on on se dit qu'Emmanuel Macron descendra difficilement plus bas et sur la séquence, c'est intéressant d'observer que finalement ce qui a fini de le décrédibiliser et de rompre le lien avec les Français, c'est peut-être de renommer à Matignon une personne issue de la majorité présidentielle alors que les Français appellent de leur vœux une forme d'alternance politique.
On voit que ça a entamé son crédit alors même que son son discours de l'ONU pour la reconnaissance de l'État de Palestine sur la scène internationale ne semble pas avoir régénéré le le soutien Emmanuel Macron ou provoquer une respiration dans sa popularité. Le lien est très distendu et puis oui parce que d'habitude quand il prend des initiatives à l'international ça ça se ressent un peu dans dans sa popularité quand il a la possibilité d'avoir du recul. Mais non, puis là là on voit que le il est profondément démonétisé et sur la scène nationale et sur la scène internationale.
Et un point intéressant, c'est qu'il est même plus vraiment intouchable dans son camp. Aujourd'hui, c'est seulement auprès des sympathisants Renaissance qu'il est majoritairement populaire. Il est majoritairement impopulaire dans toutes les autres catégories de l'électorat.
Et avec 78 % de soutien chez les sympathisants renaissance, c'est un niveau satisfaisant. Mais c'est 16 points de moins que ce qu'on mesurait avant la dissolution. Et ça le place en terme de code de soutien. un peu près au même niveau qu'un Édouard Philippe, qu'un Gabriel Atal qui a été critique à l'égard d'Emmanuel Macron récemment, que Sébastien Lecnu, il est plus forcément intouchable dans son précaré non plus et peut-être que bah le la la suite du macronisme est un sujet qui commence à être mis à l'agenda pour de nombreuses personnes de la majorité présidentielle.
Nathalie, il paye entre autres la nomination d'un de ses fidèles là où les Français attendaient peut-être plus de rupture au bout de trois premier ministres en un an. Oui, c'est évident et vous l'avez expliqué Erwan, mais il y a pas que ça, il y a aussi l'usure du pouvoir. On est à 18 mois de la prochaine présidentielle, il ne pourra pas se représenter et ça c'est quelque chose qui l'affaiblit.
Euh et on est donc ça c'est la première raison. La deuxième raison, c'est que on est dans une situation de crise où il y a une défiance très forte vis-à-vis de tous les les politiques. On le verra après avec le le palmarès de l'adhésion.
Et donc on est dans cette situation là où la colère dans le pays quand il y a eu trois premier ministres en moins d'un an et ben elle ne se focalise pas sur un premier ministre ou sur un gouvernement mais sur le chef de l'État en place. Et quand celui-ci est là depuis 8 ans, du coup c'est lui qui est une forme de paratonaire. Et ce qui est assez drôle c'est que en privé le président de la République dit ça.
Il en a tout à fait conscience. qui dit que on est dans une dans un pays extrêmement centralisateur, dans un pays de Jacqu et qu'effectivement toute la colère se se recentre sur le personnage présenté comme principal, celui autour de qui tout tourne, c'est-à-dire autour du chef de l'État. Donc voilà.
Et est-ce que vous dites il peut difficilement tomber plus bas ? On est à 22 % de popularité. Moi, je pense qu'il peut tomber plus bas parce que François Hollande était à 16 %.
Euh son socle 22 %, moi paradoxalement je le trouve quand même un petit peu haut. Euh 22 % c'est pas mal. Euh s'il pouvait tomber enfin parce quean il parlait toujours d'un plancher du fait qu' qu'il y avait toujours euh c'est vous vous me trompez hein si je trompit.
Ça veut dire que là il peut perdre de ses soutiens aussi selon vous. Nat moi je le constate je le constate y compris dans au au sein même de ses députés en privé donc sur les sur les députés renaissance en privé effectivement jamais. il ne le dirait, j'allais dire frontalement, mais en privé, il y a une déception euh il y a une déception qui s'exprime qui est aussi dû à l'usure du pouvoir, au fait que en circonscription objectivement les députés, ils sont eux les paratoni et ils entendent toute la colère du pays.
Faut faut bien qu'on comprendre une chose. a la personnalité du président de la République qui est effectivement aujourd'hui assez déprécié et puis il y a la colère et cette colère là un moyen de de l'exprimer c'est de d'être en désaccord avec le chef de l'étaton. Donc il y a des choses rationnelles et des choses plus émotionnelles et et plus et moins rationnelles.
J'allais dire on va parler de Sébastien Lecornu. Première mesure de popularité pour le premier ministre Sébastien Lecornu qui connaît des débuts difficiles R1 popularité à 32 %. Voilà, 32 % a priori, on pourrait se dire que c'est 10 points de plus qu'Emmanuel Macron parce que là c'est une certaine marge de manœuvre par rapport au président.
C'est 10 points de mieux que ce qu'on mesurait pour François Bairou au mois de juin également. Donc il a un socle de soutien un peu plus large. Mais à bien y regarder, 32 % déjà c'est assez bas pour un entrant à Matignon.
Et puis ça s'est déjà un peu amenuisé par rapport à il y a 2 semaines. Dans ce qu'on mesurait il y a 2 semaines, les sympathisants socialistes étaient encore un sur deux à dire qu'ils avaient une bonne opinion de Sébastien Lecnu. C'est plus le cas aujourd'hui.
Et c'est vrai que on est dans un dans un moment où il y a des attentes de symboles de rupture de symboles de rupture sur la forme pour montrer que on peut gagner en gouvernabilité des symboles de rupture sur le fond en marquant que en en expliquant en exprimant que on peut progresser en terme de justice sociale. Et peut-être que l'interview au Parisiens de Sébastien Lecnu où il explique qu'il ne reviendra pas sur l'ISF, il exprime de la verticalité, il dit que l'attaque Zukman c'est non. Peut-être que ça ça aura fini de doucher les dernières ardeurs.
Tantez si bien qu'aujourd'hui il n'est plus soutenu majoritairement Sébastien Lecornu que par les sympathisants Renaissance et les sympathisants LR. Ce qui est peu au prou ce qu'on mesurait pour Michel Barnier et pour François Baïou. Et on a du mal à se dire que les mêmes causes ne provoqueront pas les mêmes conséquences.
Alors, il peut adapter sa copie budgétaire qu'on ne connaît pas, qu'on connaîtra à la fin de la semaine, mais en tout cas, les marges de manœuvre ont déjà l'air euh réduites dès le début de son son arrivée à Bâtiment. Est-ce qu'il en a des marches de manœuvre, Nathalie ? il semblerait qu'il en a un petit peu.
Donc effectivement, j'allais dire démarche de manœuvre, oui, mais quand même un peu borduré sur le côté. C'est-à-dire que tout ce qui est euh, j'allais dire euh taux de croissance de la France, compétitivité et cetera euh et politique de l'offre, on va dire, euh ça faut pas y toucher parce que c'est le euh l'ADN d'Emmanuel Macron. Considérant euh la popularité de Sébastien Lecornu, tout ce que vous avez dit est totalement juste.
Je mettrais juste un petit bémol. Euh aujourd'hui, Sébastien Lecornu, personne ne le connaît. C'estàd que nous effectivement ici, on on le connaît, il est quand même c'est le seul ministre qui est euh au gouvernement depuis 2017.
Donc il a il a il a occupé des postes importants et là récemment ministre des armées, c'est quand même pas rien et c'est ce qui lui vaut d'être proche du président de la République. Mais objectivement euh le grand public ne le connaît pas y compris physiquement. C'est quelqu'un qui n'est pas répertorié, qui n'est pas encore dans la rétine des Français.
Donc ce qui a toujours été médiatiquement très discret. Très discret d'abord parce que c'est lui. C'est quelqu'un qui est discret.
Euh c'est pas quelqu'un qui spontanément va prendre les médias et cetera. La preuve quand il a été nommé à Matignon, la première chose qu'il a faite, c'est de se taire, c'est de faire une passation de pouvoir où il s'exprime moins de 3 minutes juste pour dire "On va faire une rupture et je rentre travailler." Et depuis, il a travaillé, il négocie et et il reçoit les gens.
Euh, il fait des interviews de presse écrite notamment à la presse régionale et il ne parle qu'à la presse quotidienne régionale puisque il considère que le parisien est une forme de presse quotidienne régionale. Donc, on voit bien que lui, il joue, j'allais dire euh l'antiarisianisme, c'est-à-dire euh les territoires. Son premier et seul déplacement, ça a été ençonné Loire.
Pourquoi ? Sur les déserts médicaux qui est quand même une des préoccupations majeures des Français. Donc pour revenir à votre taux de popularité, aujourd'hui, il s'exprime principalement sur le fait que c'est un proche d'Emmanuel Macron et comme Emmanuel Macron et quelqu'un qui est impopulaire, on vient de le dire, forcément le Premier ministre est impopulaire.
Est-ce que moi ce qui m'intéresse de voir c'est à partir du moment où il va prendre des décisions, c'est-à-dire cette semaine, puisque on est dans la semaine des décisions, je veux dire, on peut pas être dans la discrétion longtemps quand on est chef du gouvernement. Donc à partir du moment où il va prendre des décisions et où il va se mouiller sur le budget et où il va nommer un gouvernement là à ce moment-là sa code de popularité ça va être la sienne. Ça va être la sienne.
Est-ce que il nous a annoncé une rupture ? Est-ce que c'est une rupture ou pas ? Est-ce qu'on lui fait confiance ou pas ?
Est-ce qu'il est porteur d'espoir ou pas ? Je pense que le mois prochain, on pourra juger cette code de popularité sur ces items-là. Parce que les Français, ils veulent lui accorder quand même une chance à Sébastien Lecornu ou ils veulent déjà le voir partir avant même presque qu'il est nommé un gouvernement et qu'il est défendu en budget.
Non, on peut imaginer que il bénéficiera de la même apesanteur que François Baï, à savoir quandbien même il serait impopulaire et il ne correspond pas à mes attentes, je ne vais pas souhaiter la censure au prix d'une nouvelle crise politique. sur Sébastien Lecornu, c'est intéressant ce que ce que dit Nathalie Morayet, c'est ce qu'on ce qu'on voit dans notre baromètre, c'est que par rapport à juin, il a gagné 12 points de notoriété et c'est c'est lui qui progresse le plus dans le palmarès de la gag 10 points et il gagne 10 points dans le palmarès donc ça veut dire que les 12 points de notoriété qu'il a gagné se sont transformés en 10 points de popularité. Ça veut dire qu'il a gagné quasiment en popularité toute la nouvelle notoriété qu'il a eu.
Autrement dit, mieux on le connaît, plus on l'apprécie. Ça reste à un niveau bas. Néanmoins, il faut transformer quand même l'essai auprès des Français, mais pour l'instant, c'est des premiers pas qui sont plutôt réussis dans le contexte actuel de forte décrédibilisation de l'exécutif.
Mais est-ce que du coup, parce qu'effectivement c'est un peu paradoxal, il gagne beaucoup en popularité mais on l'a vu, il a une une côte qui est toujours assez basse. Ça veut dire que c'est pas tant lui que les Français jugent que le fait qu'il soit le troisème premier ministre d'Emmanuel Macron et un très proche d'Emmanuel Macron. Oui.
Et surtout qu'il soit l'homme du président dans l'esprit de beaucoup de Français. Il y a sep français sur 10 aujourd'hui qui considèrent que la politique que mènera Sébastien Lecornus, c'est la politique souhaitée par Emmanuel Macron et qui ont vu l'ombre d'Emmanuel Macron derrière l'interview au Parisien. Il va falloir aussi pour exprimer de la rupture mais savoir se décoller de cette figure tutellaire.
Et vous l'avez dit Nathalie, ça a été un de ses premiers mots le mot rupture mais est-ce qu'il va réussir à la mettre en musique cette truc ? en fait son son problème et sa feuille de route, c'est extrêmement compliqué parce que il faut qu'il exprime et que sa politique exprime une certaine forme de rupture puisque bon bah c'est écrit dessus, il l'a dit, c'est été son premier mot quasiment. Et en même temps euh les Français tout en voulant de la rupture, ils veulent de la stabilité parce qu'on est dans un dans un pays qui connaît son 3e premier ministre en un an.
Euh on voit tous les problèmes quand même nous sur le terrain que ça pose notamment aux entreprises euh et aux entreprises mais même du quotidien hein, aux restaurants et cetera, aux magasins de meubles, au magasin de de de vêtements parce que les gens tésorisent parce que justement on est dans un dans dans un moment de de d'angoisse, d'instabilité, donc les gens ne consomment plus. Donc Sébastien Lecornu, il doit rompre, redonner de la confiance, mais en même temps avoir enfin redonner de la stabilité au pays. Alors c'est là où ça va être très très compliqué et ça se joue en partie cette semaine et d'autant que le le contexte politique est compliqué, on va regarder maintenant comme tous les mois le baromètre de popularité, le palmarès de l'adhésion.
Alors pendant des mois Erwan et Nathalie, on a commenté ce palmarès en disant "Edouard Philippe est en tête l'indé boomnabl Édouard Philippe. Déjà au mois de juin, il avait perdu sa première place et là il y a un écart conséquent, on peut le dire qui se creuse entre la tête qui est occupée par Jnal Bardella et Marine Le Pen et Édouard Philippe qui est désormais en 3e position. Mais c'est c'est ni plus ni moins que le reflet de la perte de crédit très forte de la majorité présidentielle depuis la dissolution.
Édouard Philippe, il perd 10 points de code d'adhésion depuis la la dissolution. Emmanuel Macron aussi, il y a une perte de crédit et c'est vrai que en comparaison à il y a 1 an, Édouard Philippe n'est plus aujourd'hui la figure légitime et naturelle pour la présidence en en 2027. C'est vrai que c'est c'est un c'est un élément qu'on avait en tête il y a un an qu'Edard Philippe était le futur président des des Français.
Aujourd'hui, ça n'est plus du tout si si évident. On a vu séroder sa côte de soutien très largement et on voit aussi Serodé les intentions de vote à son égard dans les dans les sondages. He il régresse très fortement.
Ça n'est plus le candidat évident pour succéder à Emmanuel Macron en 2027 et il a des soutiens qui sont beaucoup plus limités, qui sont plus clivés, qui sont plus réduits aux urbains, aux français les plus favorisés. Alors qu'il y a encore un an, son image de maire d'une grande ville de province lui conférit une popularité relativement transversale dans la population. Ça n'est plus le cas aujourd'hui du coup effectivement alors il y a il y a Édouard Philippe qui perd mais est-ce que c'est un coup dur pour l'ensemble du socle commun ce palmarès de l'adhésion Nathalie en fait on voit bien dans le palmarès de l'adhésion qui est quand même hyper clair quand on regarde vos colonnes on voit que tout quasiment tous les personnalités politiques chutent et en fait c'est pas Édouard Philippe qui chute.
Alors effectivement, je vous confirme qu' qui chute peut-être plus que les autres, mais c'est ce sont les politiques et la confiance qu'on a dans les politiques aujourd'hui. Les Français même mettent tous les politiques dans le même sac. C'est-à-dire que c'est eux au sens large qui nous ont mis dans la situation dans laquelle on est.
C'est eux qui ne travaent pas travailler ensemble. Ça c'est quelque chose qu'on entend énormément sur le terrain pour une raison simple he c'est que dans les conseils municipaux dans les 35000 communes de France les oppositions et les majorités travaillent ensemble et à la fin il y a un budget. Alors effectivement, ça peut un peu tirailler, tout n'est pas accepté, mais localement les les exécutifs locaux arrivent à fonctionner ensemble avec des majorités des oppositions.
Ça ne fonctionne pas à l'Assemblée nationale où il n'y a pas de majorité et ça c'est effectivement quelque chose d'assez difficile euh à décrypter et à comprendre pour les Français. ou alors ils le comprennent trop bien et ils en veulent à leur à leur responsable à leur responsable politique. Donc concernant Édouard Philippe, je dirais qu'il y a quelque chose encore de plus, c'est-à-dire qu'Edouard Philippe, ça fait 1 an qu'il nous promet un projet massif.
Euh alors, c'est vrai qu'il ne veut pas commencer à l'énoncer avant les les la campagne des des élections municipales, après les municipales parce qu'il considèrent que c'est trop tôt. Mais en même temps, dans un paysage médiatique où euh une information chasse l'autre euh et une une enfin un temps médiatique qui est fait d'immédiateté, le fait que on promette quelque chose et qu'on le fasse attendre, c'est quand même très difficile aujourd'hui, je trouve de de de faire passer ce message là et je pense que c'est un petit peu ça qui paye. Mais est-ce qu'il va pouvoir se redonner un nouvel élan avec le municipal ?
Oui, c'est ce qu'il pense en tout cas. Euh c'est je vous dis ce qu'il pensent. Lui dit que euh les municipales ça va être un kick off.
C'est-à-dire que c'est à partir du moment où les maires sont élus fin mars débute vraiment la campagne présidentielle et le jeu de carte est totalement rebattu. Euh en plus, bon, il va y avoir le fait que Emmanuel Macron là pour le coup ne peut pas se représenter et va sans doute disparaître du centre du jeu. En tous les cas, ce sera pas un atouttre du jeu de ces il va sans doute y avoir euh des des nouveaux entrants dans ce jeu de ces parce qu'il y a forcément des surprises.
Donc il y a autre chose qui qui se lance. Le débat se lance aussi avec des idées, on va pouvoir débattre qui de la réforme des retraites, qui euh du financement de notre modèle social et ça rabat les cartes parce que là où il a raison Édouard Philippe, c'est ce qui fait l'actualité du mois du début du mois ne fait jamais l'actualité à la fin du mois. Donc du coup, il compte là-dessus pour euh pour inverser cette dynamique qui est pour l'instant un petit peu en baisse.
Et est-ce qu'il va pouvoir réinverser la tendance avec le Rassemblement national ? Alors c'est c'est ça dépend totalement de de la campagne et c'est vrai que la campagne ne se jouera plus sur des espèces de pages blanches de codida qu'on maîtrise qu'on connaît assez mal et sur lequel on projette des choses plus ou moins positives ou négatives mais vraiment sur le débat d'idée. Et c'est vrai que c'est un regret des Français qu'on voit dans les études d'opinion hein.
Le fait qu'il y ait pas réellement eu de campagne sur les de débats sur les programmes en 2022 et que la campagne a été un peu enjambée par le conflit en Ukraine. Aujourd'hui les Français sont aussi en attente d'un débat d'idée. On revoit revenir sur le devant de la scène la question de la réforme des retraites qui a déjà 2 ans aujourd'hui de le retour probable de l'ISF qui a quand même été supprimé en en 2017.
Donc il y a quand même beaucoup de vieux sujets à redébattre sur le devoir de la scène et probablement que les Français sont en attend d'un moment d'échange sur les idées parce que le moment d'échange sur le casting, on l'a beaucoup depuis 2 ans mais le moment d'échange sur les idées, ça fera sûrement plaisir à la population de de pouvoir l'aborder. Et vous avez interrogé le thème du baromètre ce mois-ci, c'est l'avenir du pays. Et alors, les chiffres sont pas très optimistes.
On va dire ça, on va dire ça comme ça. 83 % des Français sont pessimistes sur l'avenir du pays. C'est dû à quoi ?
Alors, les Français, faut le savoir, sont des fiefés pessimistes. C'est quelque chose qu'on qu'on voit dans toutes les enquêtes d'opinion. Quand on fait des classements internationaux de l'optimisme, les Français arrivent toujours très bas dans ces classements.
Ça c'est un grand classique. Les français sont toujours pessimistes, l'impression que tout va mal. Alors, rarement pour eux, mais pour le pays euh en tout cas, ils sont beaucoup plus critiques et plus inquiets pour la situation euh du pays.
Ça, c'est assez classique. En revanche, ce 17 % d'optimisme, là où c'est intéressant de le regarder, c'est que le niveau n'est pas le même selon les populations. Il y a des populations qui regardent peut-être l'avenir avec beaucoup plus d'inquiétude en France aujourd'hui.
Par exemple, les cadres expriment un niveau d'optimisme beaucoup plus élevé que les employés, les moins de 35 ans beaucoup plus élevés que les 51 50 ans et plus. Ça renseigne un peu sur les les les profils des gens qui s'inquiètent aujourd'hui. Les salariés du privé sont moins inquiets que les salariés du public.
Les urbains sont moins inquiets que les ruraux. Et surtout ce 17 % d'optimisme, il varie de 40 % chez les sympathisants Renaissance à 21 % chez les sympathisants de la gauche et on tombe à 11 % chez les sympathisants du du RN qui sont les moins optimistes de tous les Français dans le dans le sondage. C'est ça raconte beaucoup de choses aussi sur comment toutes ces populations regardent l'avenir de la France.
Nathalie, moi ça m'a sidéré ces ces ces ces items-là. Par exemple, est-ce que votre pouvoir d'achat va augmenter ? C'est massivement non.
Alors que enfin et et ça on voit bien que euh ça ça va, moi je le corrèle enf je sais pas, dites-moi si j'ai raison ou pas, mais avec la défiance vis-à-vis des politiques, on voit que tous les politiques euh chutent dans le baromètre de de l'adhésion et en même temps, on voit que le pessimisme monte, en tous les cas, il est très haut. Ça veut bien dire que les deux sont corrélés à partir du moment où un pays n'a plus d'espoir. Et un espoir, qu'est-ce qui il y a l'espoir individuel ?
OK, là j'imagine que ça va à peu près. C'est souvent comme ça en France. Et l'espoir collectif euh alors que nous sommes quand même dans la 7e puissance la plus riche du monde euh il est extrêmement bas alors qu'on a quand même il on voit toujours le le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide.
Les atouts, on les a pas. Euh il y a un item par exemple sur est-ce que le chômage va baisser euh tout le monde enfin c'est majoritairement non. Or, le chômage a baissé quand même massivement depuis une petite dizaine d'années.
Euh donc, on voit que très vite, on oublie ce qui a été euh plutôt positif. C'estàd effectivement la la France avait un niveau de chômage très très haut il y a une petite dizaine d'années. Puis aujourd'hui, bon, c'est plus même si effectivement ça commence à se tendre un peu, c'est plus acceptable.
Et on voit bien que la grille de lecture des Français est, j'allais dire toujours systématiquement euh sombre. Et moi je le corrèle au manque de d'espoir et de débat politique. À partir du moment où vous avez dans l'espace médiatique euh des idées qui fusent en disant "On va faire comme ça pour le chômage, on va faire euh comme ça pour le rayonnement du pays, enfin bref où les idées politiques fusent et où on voit des des des perspectives se dessiner pour un pays, tout de suite les gens sont plus positifs.
Là c'est pas le cas." et et les Français, alors malgré ce que répète en boucle Emmanuel Macron et et son gouvernement, 82 % des Français s'attendre à des hausses d'impôts. Oui, ça c'est un point assez important à noter, mais c'est ce que dit Nathalie Mor, c'est que il y a une envolée de la morosité économique.
C'est le sentiment que ça va aller encore plus mal dans les dans les prochaines années. C'est très présent dans la population. Et puis c'est vrai que les Français sont aujourd'hui dans une situation paradoxale parce que le discours des politiques, c'est pas du tout on va augmenter votre pouvoir d'achat, c'est on va vous demander de faire plus d'efforts pour lutter contre le déficit des finances publiques.
Et ils sont persuadés depuis le début qu'ils vont payer plus d'impôts et de et de taxes à la fin. Ils ont le sentiment majoritaire qu'ils en payent trop. ça le ralball fiscal ça reste très présent dans dans l'esprit des gens et ça montre tout la nécessité de pédagogie qui va y avoir pour l'exécutif c'està-dire votre attente majoritaire c'est le pouvoir d'achat ben finalement on va vous demander de payer plus d'impôts.
Alors ça montre quand même tout le la pédagogie qu'il va falloir avoir mais il va falloir savoir amener ce ce sujet. François Hollande avait réfléchi à la perte du triple A en 2012. L'idée c'était de réussir à faire participer les Français à la relance de la France.
Là, c'est un enjeu pour euh l'exécutif et il va vraiment falloir trouver les mots pour rendre acceptable un surplu euh d'impôts dans une période où 80 % des Français n'en veulent pas. Erwan, il y a il y a une autre question qui a été posée puisqu'on va célébrer les 80 ans de la sécurité sociale. Alors, on voit dans ce baromètre que les Français sont attachés à la sécurité sociale, mais ils sont quand même pessimistes sur son avenir et surtout ils ne sont pas prêts à participer financièrement pour la sauver.
Oui, 9 Français sur 10 disent qu'ils sont attachés à la sécurité sociale qui fête donc ces ces 80 ans. Mais c'est vrai que c'est une institution qui soulève beaucoup d'inquiétude. On avait fait notre carnet de santé pour la mutualité française la semaine dernière.
Il y a 8 français sur 10 qui pensent que le déficit de la sécurité sociale pèse sur son avenir. Il y a 9 français sur 10 qui pensent que la sécurité sociale remboursera de moins en moins bien les médicaments. Et c'est vrai que c'est intéressant à demander.
On leur a demandé combien vous seriez prêt à payer de plus en impôts et en taxes pour soutenir la baisse du déficit de la sécurité sociale ? Alors 60 % des Français vous disent 0 € mais dans le contexte actuel c'est tout à fait compréhensible. Ils sont 40 % à nous dire qu'ils pourraient payer, 20 % à nous dire qu'ils pourraient payer 100 € et plus.
C'est quand même significatif parce qu'il y en a 40 % qui pourraient payer, ça dit l'attachement à la sécurité sociale parce que je le rappelle, c'est plus de 80 % des Français qu'ils ne veulent pas d'augmentation des impôts et des taxes. Donc c'est pas si mal. Ça montre l'attachement à la sécurité sociale, mais ça montre aussi que la relance par l'impôt va être très difficile parce que le consentement est très limité.
Et en même temps 40 % qui sont prêts à payer, moi je trouve que c'est vraiment con moi c'est le chiffre parce que vous quand vous dites 60 % ne veulent pas payer, OK, mais vous dites 40 % et quand vous rentrez euh dans les chiffres, il y a quand même euh 20 % c'est moins de 20 € mais enfin enfin moi j'ai trouvé que c'était quand même assez conséquent et euh je je l'ai alors dites-moi si c'est corrélé ou pas, mais on a eu tellement tout le tout l'été fait sur la dette française, le fait que on n'y arrive pas et cetera, que qu'on a un taux d'endettement très fort. Le fait que 40 % des gens sont euh disposé à mettre à nouveau la main à la poche, même si c'est de façon modeste. Je me suis demandé si c'était corrélé à tout le discours de cet été sur le fait que la dette était très très haute.
Il reste 20 secondes pour répondre. C'est c'est de plus en plus une préoccupation élevée des Français. C'est très intéressant cette question de la dette parce que on a le sentiment que c'est un sujet très macro pour les Français qui se préoccupent plutôt du quotidien.
Et bien non, la dette ça les inquiète fortement parce que ça conditionne beaucoup l'avenir de de la France sur lequel on l'a dit, ils sont pessimistes. Merci beaucoup. Merci à tous les deux.
On va terminer sur un sujet plus léger hein après cette petite vague de pessimisme, l'histoire du jour ou plutôt les anecdotes du jour. Alors, elles viennent des caissières qui voient défiler des dizaines de clients par jour et avec eux leur lot de remarque et de petites phrases. Elles sont nombreuses à les raconter désormais sur les réseaux sociaux et à faire partager à leurs abonnés les perles de leur quotidien.
Alors, je vous passe les dragueurs hein qui en prenant le ticket de caisse demandent aussi le numéro de la caissière. Alors, les caissières elles disent "Il faut oublier, ça n'a jamais fonctionné." Il y a aussi ceux qui tentent d'éviter de payer.
Le fameux "J'ai pas vu le prix, ça doit être gratuit ou le plus osé ?" "Bonjour." sur les deux produits, il y en a un qui est gratuit.
Est-ce que je Il y en a un qui est gratuit ? Est-ce que je peux prendre celui qui est gratuit ? Je sais pas si vous l'avez déjà tenté.
Non. Ouais, c'est un peu compliqué à tenter à la caisse mais visiblement il y en a qui osent. Alors du coup, on salue les caissières qui tentent de garder le sourire en toute situation.
Merci beaucoup. Merci à tous les deux. Merci à tous de nous avoir suivi.
On se retrouve demain. Très bonne journée sur Public Sénat. [Musique]
Emmanuel Macron