Débat d'actualité malionline avec Bruno FUCHS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] mais là monsieur bonsoir bonjour bienvenue sur la plateforme digitale mali en rien ma lyon l'information du mali va l'étranger les formations de l'étranger vers le mali aujourd'hui nous avons qu on inviter quelqu'un de très connu sur le plan international pas très connu au mali mais très présent sur l'échiquier politique et diplomatique maniant depuis quelques temps j'ai nommé monsieur bruno faure bonsoir bonjour bienvenue sur le plateau de mali on line vous êtes député depuis tes dents marche vice-président des députés de la francophonie vous êtes très influence le monde francophone très bien connu en france au mali vous êtes là depuis quelques temps si on vous demande de peindre un peu ce que vous voyez la situation politique économique depuis quelques temps que vous êtes au mali qu'est ce qu'on peut retenir essentiellement moi ce que j'ai rencontré beaucoup c'est des citoyens qui ont envie beaucoup d'envié beaucoup de désir beaucoup d'ouverture mais qui sont en plein doute parce que la période qui viennent de s'écouler la période récente mais aussi les huit ou dix dernières années a été extrêmement difficile pour les maliens et pour les maliennes et ils ont du mal à voir la direction dans quel espoir il faut commencer à rêver ou agir donc c'est ça que je vois et entends des responsables politiques que j'ai pu rencontrer je pense qu'on a conscience de ça donc message que j'ai pu passer moi mais ils en sont conscients aux hommes politiques et aux femmes politiques genève - au mali beaucoup d'hommes politiques que j'ai rencontrés c'est d'essayer de dire clairement de définir clairement les trois quatre axes priorités qui permettrait aux citoyens de se projeter dans un avenir parce que c'est vrai que l'avenir est compliquée à imaginer entre entre les difficultés sanitaires la copie de 19 entre les grandes difficultés et les grandes détresses les violences sécuritaire avec une partie du pays qui échappe à tout contrôle de l'état il y a aujourd'hui au mali 1344 écoles qui sont fermés dont convient que l'état a besoin de restaurer sa souveraineté un peu partout au mali et en l'absence justement de restauration de cette souveraineté il ya peu d'espoir donc où les hommes politiques maliens ils doivent restaurer l'espoir envers leur peuple bruno foch vous avez d'un côté les autorités de la transition le président le premier ministre et certains ministres quel est l'objet de votre visite au mali alors la mission elle est un fort mal c'est pas une mission officielle je les fais de mon propre chef parce que je connais un peu le mali beaucoup moins que certains mais surtout j'ai une très grande affection et que le mali vit aujourd'hui un moment tout à fait essentiel de son histoire c'est là que les bonnes volontés doivent venir pousser accompagné penser agir pour que le mali dans 1 ans trouve enfin un sorte de tremplin vers une nouvelle nouveau cycle vers un nouveau mali et oublie toutes les turpitudes du passé et donc cette mission et les personnels voilà et elle vient à un moment tout à fait important qui est juste après la rencontre entre les deux présidents entre président de la transition et puis le président français emmanuel macron et cette rencontre il est tout à fait importante parce que ils se sont trouvés ils se sont plu et ils se font confiance les deux côtés ce qui veut dire que pense que présent la transition aujourd'hui a confiance dans son partenaire français et ce partenaire qu'on le veuille ou non il est là il a une armée j'étais présent avec un ancien ministre qui a perdu son fils et à un an et demi un peu moins d'un an et demi ici dans un accident d'hélicoptère et donc je veux dire les français sont là pour assurer la sécurité et la souveraineté de l'état malien et l'aider à reconquérir cette souveraineté et donc le partenariat que la france dans l'année dans les deux ans qui viennent est absolument important pour le mali et pour les citoyens maliens a bien évidemment donc c'est ça je pense que cette mission vient essayer de concrétiser ces renforcer ce lien créé un mouvement une dynamique pour que la transition réussisse à aa a quelque chose de très fort et de très construit dans un an maintenant alors pour le député que vous êtes le présent du peuple français vous êtes arrivé sur un territoire où l'armée française est en passe d'être dans l'impasse dans la mesure où le sahel devient ingérable on peut passer qu'on cible est dans cette atmosphère comment est ce que vous voyez l'avenir alors l'avenir c'est difficile de voir ce que je vois moi depuis la transition a pris les rênes du du mali dirige le mali je vois c'est ce qu'on m'a rapporté c'est ce qu'on m'a dit à plusieurs reprises que l'armée malienne agi différemment aujourd'hui l'état-major où les chefs de l'état majeurs sont sur le terrain aussi beaucoup plus qu'il ne l'était avant donc les soldats sur place sont confortées aujourd'hui des victoires existe des succès sont rapportés la coopération entre barkan et l'armée malienne est beaucoup plus fluide beaucoup plus efficace qu'elle ne l'était avant ces témoignages que j'ai pu avoir avec des illustrations très précises donc je ne partage pas votre point je pense qu'il ya une dynamique nouvelle qui s'est créé et que des succès sont sont gagnées mais lorsque vous comme vous arrivez reconquérir une partie de votre territoire perdu la difficulté et ça va être ça le grand enjeu pour la transition c'est que au delà de la sécurité il faut y mettre la force de l'état il faut y mettre des magistrats il faut y mettre des écoles il faut y mettre la police il faut y mettre un dispensaire de la santé tout ça c'est des services publics qui font la force d'un état et la présence de l'état et ça c'est ce qu'il faut aussi arriver à mettre en place juste après que l'armée a repris position dans certains territoires alors pour le politique vous êtes vous êtes de groupe la france en marche votre commandant en chef a dit qu'il veut une autre collaboration avec l'afrique une autre façon de voir l'afrique et en retour on voit un sentiment anti français à monter de plus en plus alors comment est ce que vous vous analyser tout ça est ce qu'il ya encore une crise de confiance entre les peuples du mali et les peuples français ou avec les dirigeants la question est très compliqué parce qu'il ya beaucoup de d'entrée beaucoup de paramètres dans votre question le sentiment des français moi je le perçois on me le dit mais il n'est pas non plus unanimes c'est tout le monde c'est très variable c'est difficile à apercevoir et appréhender ce que je vois moi ce que je peux dire moi c'est que bon d'abord il ya plusieurs facteurs il ya un facteur lié à l'histoire l'histoire coloniale et que la france à un moment devrait être plus précise plus clair sur ce qu'elle entend faire comme type de partenariat avec l'afrique après la période coloniale il ya eu la période de françafrique et on voit tous les dégâts que cette période là a pu causer et en france et en afrique et donc on est encore dans ce registre là sauf que depuis pendant une dizaine d'années la france n'est plus dans le registre de la françafrique quand vous regardez les les interventions où les influences de la france au plan économique si vous regardez au mali il ya quelques entreprises mais c'est pas majeur quand vous allez en guinée quand vous allez au gabon il ya beaucoup moins d'intérêt français économique qui en avait avant donc aujourd'hui je pense qu'il ya une forme d'incompréhension moi je dirais une injustice mais je suis je suis conscient de ce qui s'est passé dans le passé et qui conditionne aujourd'hui ce sentiment donc un plus de clarté je pense de la part de l'état français et des politiques français sur le type de partenariat et de reconnaissance qui veulent avoir des gouvernants et des peuples africains et au mali en particulier et puis je pense que ce sentiment est aussi nourrie par quelque chose d'autre et ça c'est notre responsabilité intégrale c'est que on n'accueille pas suffisamment bien les diasporas et la diaspora malienne en l'occurrence en france quand vous avez des gens en france qui ne sont pas suffisamment accueilli qui ne sont pas suffisamment respecté eh bien ils se plaignent ils ont raison il parle ici au peuple aux populations qui sont restés au mali et donc ce sentiment là il a aussi renforcé par notre incapacité en france pas complète mais un papa mais un petit peu quand même un peu beaucoup à accueillir suffisamment bien et respecte est suffisamment bien les membres des diasporas qui viennent en france alors si on revient avec une parenthèse sur l'accord d'alger ça constitue un goulot d'étranglement de dans la reprise d'une partie du territoire la france insiste sur l'application de cet accord alors que les partis déjà pense être dans l'impasse veulent réviser de tout ça qu'est-ce qu'on peut le tenir de la part d'un député compos où est ce que je retiens c'est qu'il ya un accord qui a été signé en 2015 et qu'on est en 2021 et que rien n'a été mis en oeuvre déjà ça montre l'incapacité de mettre en oeuvre un accord donc cet accord s'il était signé il doit être exécuté si entre temps on s'aperçoit que quelques points il y en a qui ne sont pas applicables ou en tout cas sur lequel le compromis de l'époque n'est aujourd'hui plus acceptable pour une partie ou pour l'autre eh bien on peut imaginer certainement révisée très partiellement 1 ou 2 3 points de cet accord mais cet accord dans sa dynamique il reste valable je pense les partis aujourd'hui que j'ai pu rencontrer les parties prenantes des hommes politiques que j'ai pu rencontrer je pense que ce cet accord de paix dans son ensemble enfin dans sa substance est applicable et qu'il ya certainement quelques points qu'il faut réviser alors il ya deux façons de faire soit on dit on révise les points maintenant et je pense qu'on est parti à nouveau pour des mois ou des années de discussions soit on dit et j'ai cru comprendre que c'était ça la stratégie du ministre que j'ai rencontré en charge de ceux de la conciliation donc dans ce volet là c'est de dire appliquons tous qu'on peut appliquer et les points qui sont encore sensibles s'il faut faire évoluer ou discuter on verra ce qu'on fait à ce moment-là mais commençons par appliquer tout ce qu'on peut appliquer je pense que moi je suis pas très fin mais je pense qu'il ya 70 à 80 % de cet accord qui est applicable d'accord de paix qui est applicable assez rapidement si on le veut alors aujourd'hui si long demande pas de prophétiser mais de voir un avenir certain où les maliens vont penser un peu plus à une france sympathique une france amical et une france qui veut un partenaire et à st et qu'est-ce qu'on pour le tennis essentielle ment je pense qu'il faut que les citoyens maliens que le peuple malien que les dirigeants maliens pensent que leur avenir bien c'est leur propre implication et qu'ensuite comme dans toute relation internationale pour réaliser ces projets réalisés à un avenir rentrée un avenir meilleur eh bien on a des partenaires et ses partenaires moi je peux lire comme la france qui peut être un des partenaires mais c'est pas le seul vous avez beaucoup d'autres partenaires la france aujourd'hui à une position qui est beaucoup plus humble et qui cherche réellement à ce que la situation au mali et donc au sahel en général s'améliore s'améliore pour les peuples et s'améliore aussi pour la qualité des relations internationales donc peut-être les actions la france dans le passé d'être aujourd'hui encore certaines phrases passe mal mais moi je le vois je pense qu'avec sincérité les français veulent accompagner le peuple malien et les autorités maliennes mais à la hauteur de ce que le mali souhaite c'est pas la france arrive en disant on va faire ça on demande aux autorités maliennes de quoi avez vous besoin comment voulez vous qu'on vous accompagne et là on met en place différents moyens sur les écoles par exemple sur la capacité à développer des services publics dans l'est dans les territoires qui sont aujourd'hui mal le contrôle et enfin voilà dans plein de dimension un dernier point le malien cnt pour le but est que vous êtes et ce que vous le connaissiez vous poser une question qui est difficile là bas ce que dit et les français sont mal vues étaient à faire certains pensent que les français sont mal vus mais je vais pas donner un avis mois de france est sûre un état souverain avec des citoyens qui ont décider eux-mêmes de procéder de la sorte donc mon avis il ne concerne que moi et oui à partir du moment où c'est une construction qui étaient décidées par par les maliens il n'y a pas de raison que ça fonctionne pas si chacun joue son rôle avec sincérité et de toute façon on sait que c'est une période qui est une période de transition moi je pense vraiment que ça peut être une un tremplin vers nouveau malice à la mairie dans lequel il y à une démocratie mais une démocratie qui soit profitable en terme de justice en terme de relations avec les autres en termes de pouvoir d'achat de bien-être pour tous les maliens il faut quand même dire que la démocratie qui a été vécue depuis le début depuis l'indépendance et particulièrement depuis une dizaine d'années n'a pas profité suffisamment au peuple prend des mesures de précaution mais elle n'a pas profité aux peuples voilà la profité à certains donc on peut pas dire qu'aujourd'hui le modèle démocratique à un grand nombre de pays africains qui a été aidé et poussé accompagnés par les européens et la france en particulier ce modèle était un modèle prospère pour les citoyens et les citoyennes donc démocratie oui mais il faut créer mocratie soit pour tout le monde au profit des citoyens donc avoir trouvé une classe politique qui prenne conscience que leur devoir c'est de s'occuper du bien commun s'occuper du peuple avant de penser des intérêts de parti ou des intérêts personnels là c'est un peu direct à dire mais je pense que voilà le constat qu'on doit faire c'était ma dernière question vous avez un compte et une grande partie de la classe politique aujourd'hui elle semble être frileuse elle crie à la non exclusivité de des actions qui sont aujourd'hui entreprises je demande le journaliste comment est ce que vous voyez sur l'apport classe politique direction de la transition moi ce que je peux dire de ceux des rendez-vous que j'ai pu avoir avec les différents membres de partis politiques quasiment tous les partis et tous important plus les membres du groupe de la transition un gouvernement de transition je pense que la plupart des hommes politiques se disent on a décidé cette transition laissons les faire nous on reste concentré sur la presse qu'est ce qui va se passer après donc je pense qu'il ya une forme il n'y a pas une forme de pression la part des devils homme politique en se disant on va mettre pression sur la transition on va laisser faire ils ont un an il en a j'en da ils ont des cahiers des charges ils savent ce qu'ils ont à faire c'est difficile vous pouvez pas vous improviser une politique du jour au lendemain donc je vois j'ai pris conscience à quel point il était difficile pour pour les membres du de la transition de réaliser leur mission parce qu'il du jour au lendemain ils sont hommes politiques ils ont des responsabilités et c'est pas facile donc quand je pense qu'à pas une pression très forte la pression elle est plutôt pour chacun des membres de ce gouvernement de réaliser au mieux sa mission donc c'est une pression personnelle jacques le président met une pression forte également pour avoir des résultats très vite voilà je pense que cette période là elle va se dérouler correctement c'est après appartement la campagne électorale va être lancé c'est là que que ça va commencer à se jouer il faut aussi et c'est un message avec lequel je peux échanger avec le président il faut aussi qu'ils aient quelques quelques avancées fortes et vite voilà des résultats très forts par exemple je pense qu'il il sera jugé ou en tout cas l'ensemble du gouvernement de transition sera jugé sur la capacité à organiser des élections ouvertes transparentes inclusives ou le résultat de l'élection est vraiment le résultat des urnes des citoyens cette capacité là ça c'est un des éléments sur lequel je pense le président sera sera évaluée jugé l'eau foch le mot de la fin le mot de la fin c'est que même le mali tout le monde aime le mali on a envie que le mali réussisse j'ai organisé enfin pas moi mais j'ai a participé avec un ou deux de mes amis maliens à mulhouse ce que j'habite mulhouse il ya une très forte communauté malienne à mulhouse et donc j'ai participé à l'organisation de la coupe d'afrique des nations de mulhouse déjà vous dire que c'est le mali qui a gagné cette année donc c'est une très bonne un très bon présage pour le mali jeu de quoi que le mali au delà du foot doit gagner assuré son avenir il faut que chacun prenne conscience que c'est pas la france c'est pas les autres que sont les maliens eux mêmes qui doivent assurer leur avenir et qu'autour d'eux avec eux ils ont des amis ils ont des partenaires et que ses partenaires ses amis sont prêts merci bien monsieur bruno fauche je rappelle que vous êtes député la plus qu en marche vous êtes vice-président de la francophonie des députés et vous êtes au mali en visite privée et c'était l'occasion pour la rédaction de marianne lane où vous rencontrer et d'échanger avec vous à baton ouvert sur votre avis sur la transition sur votre avis sur la coopération mali france merci bien mesdames messieurs où que vous soyez à la prochaine et charles la somalie ont la haine votre plateforme digitale qui est mains du mali vers l'étranger l'étranger vers le mali merci et à la prochaine inch'allah [Musique]
Bruno Fuchs