Déserts médicaux: le plan du gouvernement
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la directrice générale, où est-elle ? de l'agence régionale de santé. Mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus et spécialement ceux avec qui j'ai mené beaucoup de combat dans l'histoire, mesdames et messieurs, les professionnels de santé euh et mesdames et messieurs, nous sommes venus aujourd'hui à Picapel pour traiter de la question des déserts médicaux.
Et les déserts médicaux sont à notre avis le symptôme le plus grave, le plus aigu et le plus insupportable de la fracture que nous avons laissé se créer au travers du temps sur notre territoire. C'est ce symptôme que nos concitoyens des zones concertées demandent avoir traité avec le plus d'urgence et d'efficacité. Alors, je sais qu'ils ont souvent entendu ce constat formulé souvent avec sympathie et sincérité, avec beaucoup d'annonces, beaucoup de discours.
On a dit qu'on allait s'en occuper et puis les choses ne changent pas vraiment et nous sommes là pour qu'elles changent tout de suite. Nous pensons qu'on a plus le temps d'attendre et que des solutions doivent être apportées et apportées immédiatement. Les le plan que nous allons annoncer aujourd'hui, il est fait pour aboutir à des résultats rapides que les Françaises et les Français concernés pourront constater dans leur quotidien.
Je veux dire que je crois que ces mesures sont la dernière chance pour notre système de santé qui repose pour une part très importante sur sur l'exercice libéral de la médecine. Si ce plan ne marchait pas, si on continuait à avoir des zones entières, des millions de nos concitoyens qui peuvent pas trouver de médecins, 6 millions de Français qui ne trouvent pas de médecins. Alors, je crois que je crains qu'un changement plus radical ne devient nécessaire et inéluctable.
Ce manque de médecin est un problème intolérable. Je disais qu'il y a 6 millions de français partout dans notre pays. Vous avez maintenant affiché sur les écrans euh la carte de France de ceux qui ne trouvent pas de médecin traitant dont 620000, je m'adresse aux professionnels de santé qui sont là. qui s'ouvre pourtant d'une maladie chronique. 87 % du territoire est classé en désert médical et vous voyez la carte, c'est toujours la même diagonale du vide que notre pays rencontre. le trop de le taux des patients en médecin traitant y est plus élevé que partout ailleurs, c'est-à-dire supérieur à 7 et5 % presque.
C'est évidemment la population vivant loin des grandes villes qui est la plus touchée. 61 % de la population qui a des difficultés pour consulter un médecin généraliste habite à la campagne et il en va de même pour l'accès aux spécialistes 37 départements métropolitains pour l'essentiel des départements ruraux compte par exemple moins de cinq dermatologues. Et tout à l'heure, nous parlions avec des professionnels diabétologues qui disaient que pour l'ensemble du département du Cantal, il n'était que trois.
Elle n'était que trois. Et comme vous le savez, la difficulté à accéder à un médecin généraliste ou spécialiste crée emporte des conséquences lourdes et parfois dramatiques. Des pathologies qui pourraient être traitées rapidement, perdu ou s'aggrav. faute d'avoir été soigné à temps, les patients se tournent et c'est compréhensible vers les services d'urgence qui sont devenu au fil des années le premier point d'accès au système de santé alors que leur rôle devrait être au contraire un rôle de recours.
En 20 ans, le nombre de visites aux urgences a tout simplement doublé pour atteindre aujourd'hui 20 millions de passages par an. Et cette situation qui traduit un un manque, une difficulté pour certains territoires ne peut pas durer et pour nous, pour le gouvernement, pour notre communauté nationale qui est fondée sur la solidarité, elle est intolérable et intolérable à au moins deux titres. Le première raison pour laquelle elle est intolérable, c'est qu'elle met d'abord en jeu la santé des Français, je le disais, et je pense en particulier aux plus âgés qui sont proportionnellement plus nombreux à vivre en zone rurale et qui ont davantage besoin de soins.
Or, nous sommes en train de vivre une transition démographique, j'allais dire une révolution démographique avec l'allongement de la vie et l'affessement du nombre de naissances qui crée pour notre pays une situation qui risque de détériorer encore le la l'accès aux soins si nous ne faisons rien. Il y a une deuxième raison pour laquelle c'est insupportable, c'est que la France s'est bâtie sur des principes et le principal principe de notre identité républicaine, c'est l'égalité. Or, l'existence de déserts médicaux donne à nos concitoyens l'impression qu'il que il ne compte plus pour ces concitoyens abandonnés, que leur vie, leur soucis de santé ne sont plus une priorité.
Or, c'est une part essentielle de la promesse française, l'égalité de tous qui est ainsi rompu. Pour assurer cette égalité, la politique d'aménagement du territoire a été pendant des décennies un outil puissant et efficace avant d'être quasiment abandonné au fil des décennies. C'est cette politique d'aménagement du territoire, de volonté de rééquilibrage du territoire, de volonté de la présence des services élémentaires sur le territoire que nous reprenons aujourd'hui.
C'est un renouveau de l'aménagement du territoire auquel le gouvernement appelle. Et ça n'est pas un hasard si un grand nombre de membres du gouvernement ont occupé des responsabilités d'élus local en province. Si l'on veut poser un diagnostic complet du problème des déserts médicaux, il faut aussi en évoquer les causes historique.
Alors, je vais vous montrer un diagramme, un schéma de ce qu'a été l'erreur et je m arrivé de dire que c'était un crime lorsqu'on a créé il y a 50 ans le numérus claus. L'idée était simple en apparence, elle est extrêmement choquante dans son énoncé. J'ai entendu de mes oreilles des responsables défendre cette idée.
Ce principe, c'était moins il y aura de médecin, moins il y aura d'ordonnances à rembourser. Et cette idée était largement partagée. Je suis obligé de dire qu'elle a été partagée dans l'administration. qu'elle est a été partagée dans ce qui s'occupait de l'organisation de la santé.
Je suis obligé de dire qu'elle a été partagée aussi chez les médecins. Et donc cette raréfaction du nombre de médecins, vous avez la courbe sous les yeux, on est descendu dans les dans les années 90 à 3500 médecins par an alors qu'on était à 8500. Et cet effondrement explique évidemment en partie les difficultés que nous rencontrons aujourd'hui.
Le numérus Cosus a été heureusement relevé par la suite, a été supprimé en 2020 à l'initiative du président de la République au profit d'une définition régionale des besoins en formation. En 2024, 2400 généralistes se sont installés en France. soit deux fois plus qu'en 2011 en en 12 ans et les installation compense désormais les départs à la retraite mais tous dans cette salle, nous savons que ça ne suffira pas.
Ça ne suffira pas parce que le mode d'exercice de la profession médicale et même de la vocation médicale a changé comme toute la société a changé et comme la vie et on a entendu tout à l'heure les médecins de cette commune favorisée, une commune où on a réalisé une organisation exemplaire euh Mais il y en a tant d'autres et c'est pourquoi nous sommes venus parler ici. Il y a tant d'autres qui n'ont pas la même chance. La suppression du numérus claus commence seulement à apporter des fruits et il y a des réponses nouvelles.
Par exemple la création des infirmiers de pratique avancée, des assistants médicaux. Il y en a 8000 assistants médicaux qui ont déjà été mis en place. Mais je suis obligé de dire que il y a des régions et des zones de France.
Tout à l'heure responsable de la CPAM me disait ça dans lesquels ça n'est pas encore mise en place ou accepté ou ça ne prend pas. C'était l'expression que vous utilisiez. Euh et puis comme ici 2700 maisons de santé plurifessionnelles à Calvinet, tout ça est très important.
Euh donc cette maison de santé a été créée en 2018 et je veux les en remercier par deux médecins généralistes avec l'aide de la région et de l'agence régionale de santé. Elle regroupe 11 professionnels de santé généralistes et spécialistes, notamment un chirurgien dentiste venu du Pad de Calé que nous avons vu, un orthopiste, trois masseurs kinésithérapeutes, trois infirmières. Et grâce à la formation reçue par ces deux médecins généralistes, elle assure des soins d'urgence vitale et elle participe aussi à la permanence des soins le weekend.
Mais les chiffres que j'ai évoqué tout à l'heure, les demandes qu'expriment nos concitoyens montrent qu'il faut apporter des réponses vraie encore plus rapide et encore plus massive. Notre volonté et l'engagement que nous prenons ici, c'est la résorption immédiate des déserts médicaux les plus en situations les plus difficiles à commencer par les zones où le besoin est le plus criant et la population le plus en manque de soins. Donc nous allons commencer par identifier, par cartographier les zones qui ont le plus besoin, qui sont le plus en manque et que nous puissions ainsi honorer la promesse d'égalité devant l'accès aux soins.
Alors, nous avons employé pour cela une méthode que nous avons mise en place pour traiter plusieurs problèmes urgent comme la reconquête de l'écrit ou l'assurance des communes qui ne trouvaient pas d'assurance pour leur bâtiment. C'est une méthode commando, une équipe resserrée travaillant hors des processus habituels de l'administration et qui est en lien avec les organisations représentatives pour aboutir dans des dans délai brefs à des résultats tangibles et ceux sont forcément passés par de grandes lois. Trop de grandes lois ont été annoncées ou même votées et ont promis un changement radical sans que rien ne change.
Le plan que nous présentons aujourd'hui marque l'aboutissement d'une deuxième de ces opérations commando mené en concertation avec les professionnels de terrain, avec les représentants de patients et les élus locaux réunis depuis plusieurs semaines par les ministres chargés de la santé. Il s'inspire des travaux parlementaires réalisés ces derniers mois tant au Sénat qu'à l'Assemblée nationale qui sont en cours et qui vont être poursuivre leur leur cheminement parlementaire. Et si ces cheminements parlementaires peuvent enrichir la situation à laquelle nous voulons répondre, c'est très bien.
Ce plan est fait pour obtenir des résultats rapides. L'ensemble des actions qu'il comporte doit dans délai bref rendre disponible 80 millions de consultations supplémentaires par an dans les zones les plus en difficulté. et sa mise en œuvre sera portée par tous les professionnels de santé dont je salue l'engagement.
Alors, il y a quatre grandes quatre grands axes. Le premier de ces axes, c'est mettre en place un nouveau principe de responsabilité, de solidarité territoriale avec tous les professionnels de santé et notamment tous les médecins. Le deuxième principe, c'est de permettre à plus de jeunes d'accéder aux études de santé partout sur le territoire national.
Le troisème principe, c'est unir les compétences pour soigner davantage de patients. Et le 4è principe, c'est avec les élus locaux créer les conditions d'accueil attractives pour les étudiants et les professionnels de santé. Alors, tout d'abord, la situation est si urgente, les déséquilibres si grands et c'est insupportable que nous croyons indispensable de mettre en place au plus vite un nouveau principe de responsabilité et de solidarité de l'ensemble de la communauté médicale.
Toutes ces dernières semaines, nous avons consulté, nous avons entendu les alertes de médecin, les élus locaux sur certains effets négatifs des contraintes à l'installation. Beaucoup ont dit que ces contraintes à l'installation, ces obligations d'installation, notamment discuté dans une proposition de loi à l'Assemblée nationale n'était pas ce que les médecins souhaitaient, n'étaient pas ce que les médecins voulaient. Nous tenons compte de ces remarques et nous disons que cette voie de la régulation autoritaire ne sera donc pas celle que nous retiendrons dans l'étape que nous ouvrons aujourd'hui.
Même si nous savons et l'adoption de l'article 1er de la proposition de loi à l'Assemblée nationale dit quelque chose de très important sur ce sujet que si ce plan d'urgence immédiat ne réussit pas, nous savons bien qu'au bout du compte le jour viendra où les principes de ce système fondé sur le choix libre des médecins devront changer. Et donc pour moi, c'est cette certitude que nous ne pouvons plus laisser nos concitoyens attendre tris 4 ou 6 mois pour être reçu en consultation ou devoir faire des dizaines et des dizaines de kilomètres quand ils ont les moyens de se déplacer pour trouver un médecin. Des mesures de solidarité sont déjà prévues par la convention médicale signée le 4 juin 2024 qui incite les médecins à réaliser des consultations à un tarif opposable en dehors de leur cabinet, mais nous avons la certitude désormais qu'il faut aller encore plus loin.
Donc la solution de solidarité que nous choisissons aujourd'hui, elle partira d'une cartographie complète des zones rouges. Ce que nous appelons zone rouge, c'est celle où l'accès aux soins est aujourd'hui le plus critique allant à l'ône d'un certain nombre de critères, la densité de médecin, les départs à la retraite qu'il est possible d'anticiper, les distances et le nombre de patients chroniques. Pour agir efficacement, c'est du terrain que nous devons partir.
Cette carte, cette cartographie sera réalisée dans le mois qui vient par les agences régionales de santé. en loin en lien étroit avec leur préfet et les élus locaux qui seront consultés et associés. Elle sera actualisée régulièrement en temps réel en fonction de l'évolution des situations locales sans attendre de mise à jour nationale.
Ces zones rouges seront notre absolue priorité et le but du plan que nous présentons est d'y apporter en un temps très court des solutions d'accès à des soins de qualité. Pour cela, nous allons introduire dans la loi pour la première fois dans l'histoire de notre pays le principe d'une solidarité de l'ensemble de la communauté médicale pour assurer l'accès aux soins. de par leur formation, de par les services qu'ils peuvent rendre, de par leur appartenance au système de solidarité fondé au temps du Conseil national de la Résistance, les médecins ont une obligation de fraternité dont je sais l'immense majorité d'entre eux sont pleinement conscients.
Ainsi, chaque médecin généraliste ou spécialiste qui exerce dans un territoire bien pourvu devra consacrer un ou deux jours par semaine à des consultations dans les zones qui sont les plus en difficulté que nous appelons les zones rouges. Ces consultations avancées seront des réponses concrètes aux besoins de santé de nos concitoyens. Les modalités d'organisation, les plannings seront construits dans un esprit de confiance à l'égard des professionnels de terrain.
Bien entendu, la mobilisation solidaire des médecins sera faite avec pragmatisme et bon sens. Il s'agira de demander leur aide aux médecins pour qui il est raisonnablement facile de se rendre sur les territoires prioritaires à proximité de chez eux ou à proximité d'autres zones qui les intéresseraient pour des raisons familiales ou amicales, je ne sais. et je redis ma confiance dans la solidarité des professionnels de santé pour que ces organisations se mettent en place rapidement.
Il s'agit donc dans un premier temps d'une proposition et d'une incitation. Les préfets et les agences régionales de santé n'interviendraient qu'en l'absence de réponse locale. Et il nous paraît également normal et cela sera prévu que des contreparties financières soient mises en place.
Mais je veux insister sur notre détermination. Nous n'accepterons plus que des millions et des millions de français se retrouvent sans accès normal aux soins. Et si chaque médecin se mobilise en solidarité, ne serait-ce que un ou deux jours par mois, parfois quelques jours seulement par an, alors nous apporterons une solution originale et puissante.
Le temps que le nombre, les quelques années qu'il faut attendre pour que le nombre de soignants formés augmente et pour que les autres mesure de ce pacte porte leur fruit. La remontée des médecins sur le territoire, elle est inscrite dans les décisions d'ouverture des formations. Elle s'accomplira, elle se réalisera dans les 5 6 années qui viennent.
C'est cette période de 5 ou 6 ans dans laquelle nous des régions entières sont en détresse. Partout, je me déplace, je rencontre, je le ferai tout à l'heure aussi, les maères. J'ai vu des maères pleurer parce que dans leur commune, pleurer au sens propre du terme parce que dans leur commune en dépit de tous les efforts qui sont faits, mettre en place des cabinets, proposer des logements, proposer parfois des facilités ou ou même des aides financières, il ne trouve pas de médecin et ceci est pour nous, pour un citoyen français, pour quelqu'un qui croit au message de d'égalité et de fraternité de la France, il est impossible d'accepter cela plus longtemps.
Le deuxième levier que nous allons sur le 50 % d'entre eux exercent à moins de 40 km de leur lieu de formation, de leur lieu d'internat. Alors, nous allons rééquilibrer structurellement la formation aux études de santé pour qu'elle concerne davantage de jeunes provenant des territoires les plus en difficulté, en difficulté géographique et en difficulté sociale aussi. Nous voulons des médecins sur tout le territoire.
Et si nous voulons des médecins sur tout le territoire, il faut des médecins venus de tout le territoire, formés sur tout le territoire, issu de toutes les origines sociales. Notre but est donc de permettre à davantage de jeunes d'accéder aux études de santé et ce dès la rentrée 2026. Nous allons ouvrir dans chaque département une première année d'accès aux études de santé.
C'est l'objet depuis longtemps d'une demande de beaucoup d'élus locaux et d'un effort de la part d'un grand nombre d'entre eux. Nous allons également augmenter peu à peu les places en étude de santé en fonction des besoins régionaux. Nous allons déployer les 3700 internes de 4e année de médecine générale en priorité sur les zones qui ont euh où le besoin de soins est le plus important grâce à une valorisation de leur engagement.
Et enfin, nous allons créer les conditions du retour des jeunes français partis se former à l'étranger et qui sont d'une certaine manière une hémorragie de notre capacité à former des médecins. Nous avons conscience que les mesures qui touchent à la formation sont fondamentales, mais nous savons aussi qu'elles prennent quelques années à porter leurs fruits. Nous apportons donc une troisième réponse à la situation inacceptable que nous connaissons de façon à augmenter le temps de soins disponible pour les patients.
Augmenter le temps de soin disponible pour les patients. Nous réunissons et mobilisons à plein les compétences de chaque profession de santé pour que davantage de patients puissent être traités. Les médecins nous ont dit encore tout à l'heure dans le tête à tête que nous avons eu avec eux, ils nous ont dit à quel point ils sont surchargé de tâches administratives, de certificat à rédiger, de paperace, ce qui réduit d'autant le temps qu'ils peuvent consacrer à leur patient. et ils nous ont expliqué ça avec une vigueur et une éloquence, j'allais dire qui est tout à fait émouvante.
En 2018, les assistants médicaux ont été créés pour alléger ces tâches administratives et je le disais, 8000 d'entre eux ont été créés, mais c'est loin de suffire. Nous allons accélérer et amplifier leur déploiement tout en déléguant tout en leur déléguant davantage de compétences. Nous allons également faire l'effort de supprimer les certificats inutiles qui encombrent l'activité des médecins.
Tout le monde a en tête les associations sportives qui requièrent des certificats dont on ne peut pas dire que l'utilité soit marquante et qui sont le plus souvent sans fondement juridique. Et nous allons aussi encourager, alors là, je m'adresse aussi au médecins, à confier de nouveaux actes à d'autres professionnels de santé, multiplier le nombre des intervenants potentiels qui peuvent relayer l'acte médical ou le dupliquer. pharmacien.
On a tout à l'heure rencontré la pharmacienne depuis qu'apel infirmière assistant dentaire afin d'utiliser pleinement les compétences qui sont les leurs et de mobiliser pour les patients le temps médical disponible et qui n'est pas extensible. Pourquoi ne permettons pas par exemple à des professionnels de santé extrêmement bien formés, présents sur tout le territoire comme les pharmaciens d'officine ? Je rappelle qu'il y a 20000 officines bien réparties sur notre territoire.
Pourquoi ne leur permettons pas de délivrer des médicaments courants ? Par exemple contre les rinites allergiques, c'est la saison. Par exemple, pour soigner les PL simples ou les conjonctivites, à ces professionnels, nous choisissons de faire confiance pour multiplier la capacité de prise en charge par des soins médicaux.
C'est le choix qui avait été fait en 2023 pour la délivrance en pharmacie sans ordonnance de traitement contre par exemple les infection urinair ou les angines. Et les patients témoignent aujourd'hui que cette action a été parfaitement intégrée et parfaitement efficace dans ces résultats. Enfin 4e axe de notre réponse, nous allons mettre en valeur les efforts des élus locaux et créer avec eux les conditions d'accueil attractive pour les professionnels de santé et les étudiants.
Beaucoup est déjà fait par les collectivités. Beaucoup de dispositifs existent par lesquels les communes ou les communautés de communes proposent aux soignants des conditions de travail et un cadre de vie agréable. Mais ces dispositifs sont devenus si nombreux que les principaux intéressés eux-mêmes ont dit mal à s'y retrouver.
Le guichet unique numérique qui rassemble déjà les dispositifs d'aide de l'État sera complété pour présenter pour chaque collectivité les aides à l'installation et les conditions d'accueil. Les collectivités locales jouent aussi un rôle essentiel dans l'accueil des étudiants puisqu'elles créent des conditions favorables à la vie loin de leurs proches. Les dispositifs qu'elles proposent seront mieux mis en valeur.
Enfin, nous allons renforcer partout sur le territoire la sécurité des soignants confronté, vous le savez bien, à une hausse inacceptable dans certains territoires des violences à leur et le gouvernement suivra avec la plus grande précision la mise en œuvre et les effets de l'ensemble de ces mesures. Un compte-rendu au niveau départemental et national sera publié chaque trimestre en toute transparence à partir de 10 indicateur clés qui permettra de juger si les mesures que nous annonçons aujourd'hui sont suffisantes ou si des mesures plus radicales s'avèrent nécessaires. Ce pacte d'action traduit la volonté du gouvernement en concertation avec les organismes représentatifs du monde de la santé de mettre fin tout de suite sans attendre, sans discours mais par des actes au scandale des déserts médicaux.
Scandale pour la santé publique, scandale pour l'égalité républicaine. L'accès aux soins est au sommet des priorités du gouvernement et notre détermination collective à la garantir sera le mesure de notre solidarité. Je vous remercie.
Et les ministres autour de moi vont maintenant expliciter chacun de ces axes d'action et de ses objectifs. Et je donne d'abord la parole à madame Catherine Vrin. Merci monsieur le Premier ministre.
à mon tour de vous saluer toutes et toutes. Monsieur le maire, bien sûr, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les conseillers départementaux, régionaux, mes chers collègues, mesdames et messieurs. Alors, monsieur le Premier ministre vient de le rappeler, ce pacte pour les secteurs en difficulté repose sur trois convictions majeures.
D'abord, la nécessité d'accompagner mieux, la nécessité de répondre à tous les territoires et la nécessité de former davantage. Je vais me consacrer sur ce sujet qui est de garantir à chaque français un égal accès aux soins, quel que soit son lieu de vie. Cette démarche évidemment ne peut exister qu'avec l'engagement de chaque professionnel de santé.
Et je voudrais à ce moment redire bien évidemment la reconnaissance qui est la nôtre quant à leur professionnalisme, leur implication et bien évidemment la confiance qui nous anime au moment où nous cherchons des solutions. Ce pact finalement c'est le fruit d'une concertation, monsieur le premier ministre l'a rappelé, de l'ensemble de nos équipes avec des médecins de terrain, des représentants des médecins, des élus, des représentants de patients, finalement toutes celles et ceux qui forment cette communauté parce que c'est ensemble que nous pouvons trouver les solutions. Et ce que nous avons en commun, c'est notre système de santé.
Les Français, ils sont particulièrement attachés. C'est leur préoccupation numéro 2. Et donc quelque part notre responsabilité commune c'est bien évidemment de prendre soin à ce système et d'apporter des réponses.
Alors notre proposition qui peut-être va s'afficher est extrêmement simple. Elle est basée sur un principe de responsabilité et de solidarité territoriale. Donc pour ce faire, nous allons commencer par faire un diagnostic.
Nous ne sommes pas dans une démarche médicale pour rien et donc nous allons sur chaque territoire à l'échelle du bassin de vie puisque ce qui nous intéresse c'est le bassin de vie la communauté de commune ou la communauté d'agglomération ou incontestablement l'intercommunalité de réaliser une cartographie complète des besoins là où l'accès aux soins est le plus difficile. cette carte, le crayon évidemment il est tenu par l'agence régionale de santé avec les élus locaux et le préfet et bien évidemment pour bâtir cette carte nous allons partir d'un certain nombre d'indicateurs. densité de généralistes au moment où on en parle, l'âge des généralistes et notamment celles et ceux qui ont plus de 60 ans, le nombre de patients en affection longue durée, l'âge global des patients, l'évolution de la démographie et à partir de cette photographie, nous serons en capacité de définir ces fameuses zones que nous qualifions de zone rouge.
L'idée c'est de faire ça dans les semaines qui viennent puisque fin mai, nous devons avoir cette cartographie qui sera établie à partir moins d'un mois. Moins d'un mois. Et donc à partir de là, nous pourrons déterminer la réponse.
Cette réponse c'est que chaque médecin, qu'il soit généraliste ou spécialiste, consacre quelques jours par an, c'est-à-dire 2 jours maximum par mois pour accompagner les territoires en difficulté. Évidemment, la méthode va se décliner très concrètement. L'idée étant de jouer la proximité pour la facilité.
Nous sommes finalement dans un principe que beaucoup d'entre vous connaissent qui est le principe de la consultation avancée. La seule chose, c'est que cette consultation avancée, elle va changer un peu d'approche géographique pour être au plus près des territoires avec bien évidemment un accompagnement qui permette aux patients d'avoir une réponse 7 jours au moins 5 jours sur 7 dans la commune et avec un accompagnement administratif pour le suivi du dossier. Voilà le principe.
Nous avons, vous l'avez compris, monsieur le premier ministre vient de le rappeler, moins d'un mois pour le mettre en en place parce que la français la santé des français ne peut pas attendre. Merci beaucoup à Catherine [Applaudissements] Beautin. Vous vous êtes entendu sur l'ordre de passage.
Alors, monsieur Philippe Baptiste, nous nous entendons surtout monsieur le premier ministre de l'université de la recherche. Euh merci beaucoup euh monsieur le premier ministre, monsieurs les ministres, monsieur le préfet, mesdames et messieurs les élus. Euh on sait, vous l'avez souligné, que l'origine géographique et le lieu de formation sont des déterminants essentiels pour le futur du lieu d'exercice.
C'est pourquoi nous souhaitons agir sur deux aspects, le recrutement d'étudiants et le déploiement de formation dans tous les territoires. Si nous pouvons passer au transparent suivant, vous voyez, vous voyez sur cette carte les points rouges qui sont les points importants ici. 24 départements qui sont identifiés par les points rouges sont dépourvus d'une première année d'accès aux études de santé.
Alors certes, on a à peu près 75 % des départements de France métropolitaine et d'outreem qui sont pourvus d'une faculté de santé ou d'une antenne universitaire, mais il reste les autres. Et la réforme de l'accès aux études de santé qui a été mise en place en 2020 a contribué à avoir des antennes un peu partout mais pas suffisamment et il faut aller plus loin et couvrir le territoire et permettre à plus de jeunes d'avoir accès aux études de santé. Alors quelques mesures spécifiques avec quatre leviers et je vais revenir sur le le sur ce point.
Le premier de ces leviers, c'est d'encourager les jeunes lycéens des territoires ruraux, quel que soit leur milieu social, à s'engager vers des études de santé. Et pour ça, nous allons généraliser une expérimentation qui a été menée ces dernières années qui est la préparation aux études de santé, l'option santé dès le lycée dans les lycées ruraux qui pourraient être étendu à toutes les régions. C'est une acculturation au métier de la santé qui est faite au sein des lycées et qui permet à des jeunes de découvrir des vocations alors qu'ils n'avaient pas forcément cette idée en tête.
Deuxième levier pour aller vite, c'est de recruter plus d'étudiants issus de territoires ruraux ou moins dotés en professionnel de santé. Des étudiants qui seront plus à même de s'installer dans leur territoire d'origine à la fin de leurs études. Et notre volonté, c'est bien d'offrir une voie d'accès aux études de santé dans chaque département de France métropolitaine et d'outre mer.
Cette première année doit être adaptée à chaque territoire, soit à travers une antenne universitaire d'un parcours adapté au sein de formation existante ou éventuellement au sein de campus connectés, mais il faut en avoir un dans chaque département et aller progressivement vers une licence, une première pardon un premier cycle dans disponible dans chaque département. Le troisème levier, c'est celui de la simplification des modalités d'accès aux études de santé. Le système passelas qui a été mis en place en 2020 est trop complexe et surtout trop hétérogène aujourd'hui d'une université à l'autre.
Si l'on veut permettre à plus grand plus d'étudiants un plus grand nombre d'étudiants d'accéder aux études de santé, il faut le simplifier et simplifier les modalités sans revenir évidemment à la passesse dont les limites ont été très largement identifiées. C'est pourquoi nous allons rapidement évaluer la faisabilité d'un modèle harmonisé sur l'ensemble du territoire national et qui laissera plusieurs chances à chaque étudiant. Le 4e levier, il est essentiel parce que il conditionne l'exercice professionnel à l'issue de la formation.
Le choix de la spécialité, vous le savez, du lieu d'exercice peut être fortement influencé par les rencontres au cours de la formation. Je crois qu'on l'a entendu hein tout au long de cette cette matinée avec les professionnels de santé avec qui on a pu discuter et il faut évidemment sortir de l'idée qu'il faut être absolument dans un chut tout le temps partout tout le temps pour tous les stages. Découvrir l'écosystème de santé et les acteurs d'un territoire au cours de sa formation c'est lever les peurs et les craintes d'exercer en dehors de l'environnement du champ. découvrir la pratique médicale en dehors des centres de c'est pratiquer une médecine de proximité et trouver je crois aussi de grandes satisfaction personnell.
Actuellement une proportion insuffisante de stage est réalisée en dehors des villes de Chu. Et si l'on exclut la médecine générale, les postes ouverts en dehors des chus représentent moins de 40 % de l'offre de stage pour les spécialités. C'est très peu aujourd'hui.
L'objectif de cette mesure est de favoriser la découverte de l'exercice médical en dehors des métropoles. Notre volonté que 100 % des étudiants en médecine réalisent au moins un stage en dehors d'chu lors de leur 2è ou de leur 3è cycle. Cela voudra dire que mécaniquement nous devrons renforcer nos capacités d'encadrement universitaires dans les territoires et accompagner aussi à travers des aides logistiques pour les étudiants lors des stages.
Alors comme je me bats contre les sigles chut ça veut dire centre hospitalier universitaire. C'est un très vieux sigle monsieur. Oui, c'est un très vieux sigle.
Mais si nous prenions l'habitude, vous avez raison, de à l'endroit de nos concitoyens de d'utiliser des mots compréhensibles, ça serait formidable. Corct. Voilà.
Merci monsieur le ministre. [Applaudissements] Monsieur Needer. Voilà.
Ben écoutez, bonjour à tous. Très heureux d'être ce matin dans le Cantal. au côté du premier ministre, de mes collègues ministres et surtout de l'ensemble des élus locaux de retrouver finalement ma région où j'ai été vice-président pendant 8 ans à la santé et je suis très heureux de voir que ce qui n'avait ce que nous avions pu imaginer notamment sur les maisons médicales, je regarde Stéphane le sénateur conseil régional également et bien était une des premières briques pour favoriser l'exercice médical paramédical de façon coordonnée.
Donc je crois que moi je remercie le premier ministre de se saisir de ce sujet qui est vraiment la principale source de préoccupation de nos concitoyens. On l'a redit 6 millions de français sont en en souffrance de de médecins traitants et puis des délais qui qui s'allongent. Donc on a bien compris aussi que la régulation n'est pas la situation et la solution à une pénurie. une pénurie reste une pénurie et donc il nous faut former plus de médecins.
Alors les différentes solutions, ça vous a été dit, c'est d'augmenter les capacité de formation de notre système. Nous avons clairement, il faut reconnaître ce constat, perdu le contrôle de notre système de formation de nos études médicales et paramédicales en France. Plus de 50 % des dentistes qui s'inscrivent au conseil de l'ordre ont été formés à l'étranger.
Nous avons globalement le même nombre de formations de médecins que dans les années 70 à l'épaisseur du trait. Alors qu'on sait que nous avons 15 millions de français en plus avec des patients qui ont plutôt vieilli, qui sont polypathologiques. Ça nous a été redit tout à l'heure par notre confrère diabétologue.
Et puis surtout un rapport au travail qui a complètement changé puisque quand un généraliste part en retraite et bien maintenant il faut 2,3 médecins pour les remplacer. Donc fort de ça, il faut augmenter notre capacité de formation. Une première étape avait été franchie avec la suppression du numérus claus qui devient appertus.
Donc un changement significatif mais qui n'est pas suffisant. Donc on proposera dans les délais imparti qui nous ont été donnés par le premier ministre de pouvoir changer les choses et de définir le capacitaire de université en fonction des besoins du territoire qui seront naturellement recensés par les élus locaux et par les agences régionales de santé. donc augmenter les capacités de formation de nous pour pouvoir prendre et former plus former mieux par rapport au au vieillissement de la population aux maladies chroniques.
Ensuite la deuxième solution, vous l'avez compris et c'est inadmissible et c'est de voir nos étudiants partir à l'étranger en Roumanie, en Espagne, en en Belgique, au Portugal. Donc nous avons à peu près 15000 étudiants qui sont dans un certain nombre de pays européens dont 5000 particulièrement dans les études médicales proprement dites. Les autres sont des études paramédicales.
Donc nous allons construire un parcours d'atterrissage pour pouvoir récupérer ces étudiants qui sont déjà en 4e, 5e, 6e année. Donc nous avons gagné du temps aussi dans la formation de ces étudiants de leur proposer et je sais que déjà les maires ruraux le font beaucoup particulièrement ici en Auverne. Je me suis déplacé il y a pas si longtemps que ça à Moulin et à Vichi où on voit déjà les hôpitaux de proximité solliciter les étudiants français qui sont à cluge en Roumanie et qui viennent effectuer leur stage d'été dans les services hospitaliers.
J'accueille moi-même à Grenoble avant que je sois ministre, j'accueillais des étudiants qui venaient faire leur Erasmus, des petits étudiants grenoblois qui venaient faire leur Erasmus dans mes services alors qu'ils sont étudiants en Roumanie. Je crois qu'il faut remettre le bon sens au bon endroit. Nous avons une situation d'un tel désert médical en France que nous n'avons pas loisir d'envoyer nos étudiants français étudier à l'étranger.
Donc nous allons la deuxième mesure réintégrer euh les étudiants chez nous dans notre système. Ça sera fait par un examen d'une proposition de loi que j'avais fait voter en décembre 2023 et qui est inscrite au Sénat au mois de mai, le 19 mai. Nous allons avec le ministre de l'enseignement supérieur faire évoluer le système pass là, ce qui n'a pas donné satisfaction.
Et surtout, je crois le le gros message, on l'a tous vécu soit personnellement, soit avec bon nombre d'étudiants, c'est qu'il faut qu'un étudiant ait plusieurs chances quand il veut faire médecine. On peut pas jouer sa vie professionnelle sur un examen, ce n'est pas possible. Donc il faut qu'il y ait faut pas que ces années soient perdues, mais il faut qu'il y ait plusieurs possibilités d'avoir le droit à l'échec de pouvoir rebondir pour pouvoir faire de bons médecins.
À l'époque où j'ai passé moi ma médecine, le parrain de mon troisème fils par exemple avait fait plusieurs fois sa première année et c'est actuellement un médecin très reconnu parce qu'il y a différents facteurs qui peuvent jouer. La 4rième chose, c'est naturellement de simplifier les médecins qui sont formés hors Union européenne, les pas. Il faut avoir aussi le courage de reconnaître que ce n'est pas un sujet d'immigration.
Il faut pas mélanger les problèmes. Il faut qu'on les prenne les uns après les autres. bon nombre de nos hôpitaux fonctionnent grâce à nos médecins qui ont été formés hors Union européenne.
Dans certains de nos centres hospitaliers, c'est 30 à 40 % de médecins qui sont formés hors Union européenne. Donc, il faut que naturellement, du moment qu'ils ont les connaissances requises et bien les qualifications recent requises et bien pouvoir reconnaître pour qu'ils puissent exercer correctement. Donc, on va supprimer dans un souci de simplification, comme l'a annoncé le premier ministre, toutes ces commissions nationales pour qu'il y ait naturellement un contrôle des connaissances mais aussi un contrôle des compétences qui seront faits localement dans les hôpitaux par les médecins qui les encadrent.
Je valide moi les externes, je valide les internes, je pourrais valider les palus et tous les collègues de France pourront le faire également. Donc simplification et puis le 5è point c'est les passerelles. Je crois qu'on a vu tout à l'heure, ça nous a été dit d'ailleurs par un des médecins qu'on a rencontré.
La formation continue est un sujet important. on peut commencer ses études euh par des études d'infirmier et puis ensuite de pouvoir faire des passerelles pour pouvoir devenir médecin. On a vu aussi qu'avec le Covid, beaucoup de professions étaient en quête de sens et qu'on a vu aussi des ingénieurs vouloir aussi changer de filière et devenir aussi médecin ou professionnel de santé.
Je crois qu'il faut pas opposer ces passerelles. Ces passerelles, elles sont complémentaires et on a besoin aussi de diversifier les profils et d'avoir aussi des profils divers face à de nouveaux outils qui vont aussi permettre de travailler plus efficacement, qui vont rendre du temps de soignant auprès des patients. J'évoque naturellement l'intelligence artificielle qui doit se pénétrer naturellement dans nos organisations hospitalières, qu'elles soient publique ou privée.
Nous avons besoin de tout le monde. La médecine en France fonctionne avec du public, avec du privé, avec de la médecine de ville et toutes ces organisations pourront bénéficier de l'intelligence artificielle. Euh ensuite, nous avons un certain nombre de mesures si on peut passer la piapo, suivante, c'est euh les docteurs juniors qui sont donc la 4e année de médecine générale.
Conformément aux engagements que nous avions pris, les décrets sortiront donc bien avant l'été pour rassurer l'écosystème. Voilà 3700 docteurs qui vont s'installer sur nos territoires à partir du mois de novembre 2026. Ça fait à peu près 40 par département en fonction de la taille et de la population des départements.
Je sais que les élus locaux, les maires et les élus départementaux, régionaux, présidents de d'intercommunalité vont pouvoir se mobiliser au côté de monsieur le préfet puisque c'est des c'est quasiment un aménagement du territoire mais au côté de la RS pour l'offre de soins pour trouver les meilleurs endroits où ces docteurs juniors vont pouvoir augmenter l'offre de soins et pouvoir prendre davantage de patients. Vous comprenez dans les mesures que nous proposons ce matin, il n'y a pas une mesure qui va permettre de régler les déserts médicaux, mais un ensemble de mesures que nous allons surtout accélérer avec des premières mesures visibles dans les zones rouges dès septembre et puis ensuite des mesures que nous allons construire mais que nous allons construire aussi ensemble. Donc il est hors de question de fracturer la communauté médicale.
Donc vous l'avez compris, il ne s'agit pas de s'opposer à la proposition de loi de parlement mais de de pouvoir effectivement expliquer une bonne fois que la coercition, la régulation n'est pas la solution à la pénurie. Par contre, construire des lieux de stage avec les docteurs juniors qui vont peaufiner leur formation, qui vont s'acculturer à la pratique de médecine libérale avec des maîtres de stage. Et on doit aussi préciser dans les décrets que nous prendrons avant l'été et les décrets et les arrêtés aussi le statut du maître de stage parce qu'il faut que ça soit aussi incitatif.
Il faut que un médecin généraliste installé puisse bénéficier de remplaçant même quand il est encore là. pouvoir bénéficier de docteur junior, bénéficier d'assistants médicaux pour pouvoir libérer du temps médical et pouvoir prendre plus de patients. Ça fait partie des 80 millions de consultations qui ont été évoquées par le premier ministre par toutes ces organisations que nous allons mettre en place.
Donc 3700 docteurs juniors répartis correctement sur le territoire avec euh toutes les mesures qui seront faites avant l'été pour que tout ça puisse se faire dans la concertation. Et nous comptons naturellement sur les élus locaux mais je vois pas un maire, un président d'intercommunalité refuser d'avoir les mesures d'accompagnement pour permettre d'avoir un médecin supplémentaire dans son territoire. Ensuite, sur la simplification, je reprends un certain nombre de sujets qui ont été dits, c'est naturellement, je l'ai fait moi-même pendant de nombreuses années, euh pas faire tous ces certificats médicaux, notamment au moment des rentrées des classes pour pouvoir faire toute activité sportive dans tous les clubs sportifs.
Je crois que tous ces certificats médicaux sont une perte de tente de conséquente pour les praticiens, pour les médecins. C'est aussi de l'argent pour de la sécurité sociale. Une consultation 30 € pour un certificat pour avoir le droit de jouer au foot le mercredi après-midi.
Je crois que ce n'est pas du tout de l'argent bien utilisé et effectivement ça n'empêche pas qu'il y ait naturellement un avis médical mais ces certificats inutiles doivent être supprimés quand ils n'ont pas de fondement juridique ou médical. C'est de pouvoir aussi déployer davantage les assistants médicaux. Nous en avons à peu près 8000.
Nous avons un objectif de 15000 qui permet de soulager euh l'équipe médicale de toutes les tâches administratives. Ça permet aussi d'avoir des relevés de décision d'un prise de constante, de prise de tension, de réalisation d'un certain nombre d'actes, de de déshabiller le patient, de de prendre aussi les éléments dans le dossier médical. Tout ça fait gagner du temps au médecin qui permet d'augmenter sa patientelle.
C'est permettre aussi de mobiliser l'ensemble des compétences des acteurs. On l'a dit, les pharmaciens sont comme les biologistes sont des marqueurs du maillage territorial extrêmement important. Une pharmacie dans une zone de désert médical comme partout en ailleurs mais particulièrement, c'est extrêmement important à préserver.
Donc, il y aura des mesures d'accompagnement pour permettre que les pharmacies restent des lieux où on peut trouver aussi des conseils. On peut trouver des conseil de prévention, on peut faire de la vaccination, on peut récupérer les kits notamment de dépistage pour le cancer coloral. On peut naturellement réaliser des trodes.
C'est des tests rapides pour savoir si vous avez une angine, si vous avez une infection urinaire qui derrière déclenche la prescription d'antibiotiques. Ça participe aux bonnes prescriptions des antibiotiques. Ça lutte contre l'antibiorésistance et puis ça permet surtout aux patients de trouver une solution très adaptée plutôt que de d'attendre toute une nuit, d'aller embouteiller les urgences.
Dans le dernier rapport euh qui est sorti avant de la cour des comptes, on voit que 40 % des patients qui vont aux urgences et on leur jette pas la pierre, c'est qu'ils n'ont pas trouver de solution dans les territoires. Donc nous avons des marges aussi 40 %. 40 % ce qui permet aux hôpitaux aussi de se restructurer.
Quand vous avez des des urgences qui ne débordent pas, et ben ça vous permet de mieux organiser le travail. Ça renforce aussi les conditions de travail au sein des urgences. Ça renforce aussi l'attractivité des professionnels de santé dans nos hôpitaux parce que les deux systèmes sont complètement euh liés.
On peut pas avoir les déserts médicaux d'un côté en ville et puis l'hôpital de l'autre côté. Tout ça sont des vases communiquants pour le parcours du patient. Donc renforcer le rôle euh du pharmacien comme un acteur central de proximité, de maillage euh du territoire avec des travails qui sont faits avec les ordres, avec les URPS et avec les syndicats.
Et puis favoriser euh des accès directs, des décrets. On a parlé des pratiques avancées. J'avais signé le 20 janvier dernier le décret sur les infirmiers en pratique avancée et d'ici quelques jours, je vais signer le décret qui va permettre effectivement la primcription et le renouvellement des médicaments.
C'est même fait, mais je voulais l'annoncer que lundi Catherine en nous avons signé avec Catherine ces décrets pour permettre justement de favoriser la prise en charge des patients sur la délivrance de leurs médicaments, ce qui est extrêmement important. Et nous aurons aussi un certain nombre d'expérimentations pour permettre l'accès direct notamment au kiné dans un certain nombre euh de euh de de départements. Une vingtaine de départements sont en expérimentation.
Euh diapo suivante, euh nous aurons aussi des activités médicales secondaires qui sont à à encadré. Je pense notamment à la médecine esthétique. On peut comprendre qu'il y a besoin de chirurgie réparatrice notamment au décours d'un cancer, au décours notamment de de traumas faciaux ou autres.
Mais il y a aussi beaucoup de médecine esthétique qui peut correspondre à un besoin mais qui nécessite en lien avec le Conseil national de l'ordre d'être encadré, réglementé. Il y a aussi beaucoup d'exercices illégals de la médecine. On a vu aussi beaucoup de sujets catastrophiques avec des mauvaises pratiques.
Donc qui aura ses pratiques pour encadrer la médecine esthétique et aussi pour plafonner, pour rendre du temps, encore une fois rendre du temps des médecins généralistes qui pratiquent ces actes, c'est de ne pas les interdire mais que ça ne soit pas la totalité de leur temps parce que on comprend bien que nous avons de telles difficultés de prise en charge des patients que il n'est pas acceptable d'avoir des délais à 1 an pour une prise en charge notamment en dermatologie alors que si c'est pour une une injection de Botox, ça peut être une semaine. Je crois qu'il faut avoir le courage et on stigmatise personne mais il faut qu'on puisse travailler sur ces sujets là. Le mélanome est un véritable sujet qu'on doit prendre en charge et qu'on doit prendre en charge prioritairement par rapport aux injections de Botox.
Je pense qu'il faut avoir un moment le courage de dire ces choses-là et ça nous le construirons avec la profession. Il s'agit de pas fracturer mais de pouvoir répondre aux besoins des Français sans fracturer la communauté médicale. Ensuite, c'est de pouvoir utiliser les téléconsultations qui doivent être aussi utilisées mais dans de bonnes conditions.
On peut pas se satisfaire de téléconsultations qui puissent ne pas apporter des solutions aux patients. C'est pouvoir aussi permettre à un certain nombre de médecins retraités de reprendre une activité médicale. Je crois que beaucoup de médecins après une vie professionnelle souvent bien remplie apprécient quelques mois peut-être pour se soulager mais après on sait bien que le naturel reprend le dessus et que quand on a été beaucoup stimulé durant sa vie professionnelle et bien on peut reprendre une activité mais une activité simplifiée probablement dans une maison médicale avec un exercice coordonné où il y a pas trop de paprasserie, moins de papier, plus de simplification et puis surtout et bien que ça soit aussi avantageux en terme de retraite.
Je crois que c'est quelque chose qu'il faut faciliter. C'est beaucoup de temps médical gagné. Et puis le dernier point, ça sera l'intelligence artificielle qui naturellement doit être utilisé alors par les besoins du terrain.
Il s'agit pas d'avoir une dimension pyramidale et d'imposer ça au niveau national. C'est les équipes que ça soit à l'hôpital, que ça soit en ville, que ça soit dans les cabinets médicaux, dans les maisons de santé plurisciplinaires qui vont utiliser ces logiciels d'IA. Il y en a un notamment qui m'intéresse particulièrement, c'est celui qui permettra de sécuriser la lecture des électrocardiogrammes par exemple qui permettra comme la lecture de certains actes d'imagerie qui permet de sécuriser parce que c'est des lectures qui sont compliquées et bien d'utiliser ces outils qui restent des outils.
L'intelligence artificielle reste un outil. Jamais ça ne remplacera un soignant au lit du malade ou en consultation dans un bureau médical. Mais ça permet surtout de libérer du temps et de participer à l'attractivité et à la quête de sens parce que parfois quand on voit des professionnels de santé se détourner du soin, c'est que justement la paperasserie, l'administratif a pris trop de temps par rapport au temps que l'on souhaite passer avec les patients et je crois que c'est le plus beau des métiers du monde, c'est de pouvoir avoir ce lien quand même avec les patients et cet engagement.
Je crois qu'après c'est Françoise. Je remercie. Voilà, c'est François, pardon. [Applaudissements] Euh monsieur le Premier ministre et si vous me permettez pour gagner du temps, je vous salue en vos grades et qualités.
Les grades sont nombreux, les qualités tout autant. Et je veux dire en en regardant les élus qui sont là et à vous monsieur le Premier ministre, le plaisir qui est le mien d'être ici pour la deuxème fois en 15 jours dans ma Bretagne. On dit que la Bretagne ça vous gagne mais je vous assure que le Cantal vous gagne aussi. on l'a vu avec la maison de santé que nous avons visité tout à l'heure.
Monsieur le Premier ministre, moi je veux euh saluer euh ici notre venue collective parce que quand nous nous sommes rencontrés et dans tous les départements où je vais, une des premières préoccupations des élus, c'est l'accès aux soins. porte là l'angoisse de leurs concitoyens à force dans des territoires ruraux où il y a une on le sait une rareté de des services de santé et une population qui vieillit qui a envie aussi de rester à domicile. Et monsieur le Premier ministre, la méthode que vous proposez, c'est celle qu'adorent les élus locaux, c'est la responsabilité, la solidarité.
Et aujourd'hui, la responsabilité, la solidarité pour que nous relevions ensemble le défi de l'accès aux soins partout, c'est une chaîne de solidarité entre l'État, tous les acteurs du soin, mais aussi les élus locaux. et les élus locaux n'ont pas attendu euh que les choses deviennent extrêmement difficiles ou impossible parce que nous savons qu'ils se sont largement engagés parfois pour salarier des médecins, construire des maisons de santé et s'engager dans des communautés territoriales de santé. Et donc je crois qu'aujourd'hui nous apportons là une méthode de réponse quand nous savons que au-delà de la difficulté de l'accès aux soins en ruralité, nous avons euh une inégalité d'écart d'espérance de vie parce qu'il y a un écart d'espérance de vie de 2 ans pour les hommes et un an pour les femmes entre le milieu urbain et le milieu rural.
Et la réponse, elle est dans l'engagement de l'État et la proximité la proximité dans la formation. Nous savons que 42 % des étudiants en médecine formés dans les territoires vont venir s'installer dans les territoires alors que le pourcentage sera plus faible si la formation a lieu en vie. Donc, il s'agit pour nous de reconnaître l'engagement des élus locaux d'une manière très officielle et très responsable puisque on peut former des médecins, leur demander de venir s'installer dans nos territoires, mais il faut des conditions d'accueil et il s'agit de leur donner envie de venir dans nos territoires, de faciliter leur installation dans des conditions qui sont des conditions de vie favorable pour eux. mais aussi pour leur famille.
Alors, beaucoup de départements se sont engagés dans un marketing territorial pour attirer les entreprises et les cadres en disant "Venant, venez vivre chez nous, vous allez voir et le paysage, mais les services que nous avons en matière d'accès aux écoles, au collèges, aux lycées, mais aussi des services pour la la garde des petits enfants." Il faut aujourd'hui que ce marketing territorial se fasse pour attirer des médecins et que ce soit simple. C'est un guichet unique que l'on mettra en place, enfin que j'ai que on qui sera mis en place au niveau territorial avec l'aide naturellement euh de la RS et les élus locaux qui expliqueront les services qu'ils peuvent proposer, les conditions de vie qui seront celles des médecins qui viendront s'installer, mais aussi les aides financières qui existent, n'est-ce pas, et je regarde les parlementaires dans le Cantal puisque toutes les communes du Cantal sont couvertes d'un dispositif que les élus les locaux connaissent bien et je vois leur satisfaction.
C'est ce qu'on appelle euh le dispositif de zone de revitalisation rurale ou de France revitalisation euh rurale. Donc c'est je crois quelque chose qui qui leur va bien. Les élus locaux se sont aussi engagés dans le financement des études de certains jeunes issus de leur territoire et je l'ai dit dans les maisons France les maisons de santé.
Il faut aussi qu'on travaille avec les départements et les interc sur les internats ruraux, je l'ai dit, et les hébergements territoriaux. On a vu ici dans cette maison de santé qui était conçue avec la c'est même pas la proximité, c'est-à-dire il y a dans la maison de santé un logement pour accueillir les médecins qui peuvent venir en stage. Donc il nous faut augmenter cette cette offre.
Et puis je crois qu'il y a un deuxième sujet en ruralité, c'est non seulement la présence des médecins, mais c'est l'éloignement et la dissémination des habitants. Nous avons des territoires et dans le Cantal, c'est vrai, où nous avons beaucoup d'habitants qui sont loin d'un centrebourg, d'une petite ville de demain et que nous n'aurons pas des professionnels de santé dans toutes nos communes. Alors, il y a une organisation à prévoir à l'échelle d'un territoire, mais je crois aussi qu'il nous faut conforter ce qui a été mise en place, c'est ce qu'on appelle la médecine itinérante ou foraine avec des médicobus.
Il y a aujourd'hui une trentaine de médicobus qui sont partiellement financés par l'État ou des ou la MSA ou les ARS. Nous devons aller plus loin. On a un objectif de de plus de 100.
Et nous avons également des bucobus. Le bucobus, ce sont des cabinets dentaires qui circulent. Il nous faut aujourd'hui à partir de l'hôpital dans un lien médecine de ville, médecine hospitalière, avoir aussi dans ces médicobus des permanences délocalisées de spécialités.
Je pense au gynécologue, je pense aussi à la médecine psychiatrique qui a beaucoup d'importance. Donc je crois que c'est ensemble d'une manière solidaire et responsable que nous construirons des solutions. Elles existent ici.
C'est remarquablement exemplaire. On doit les uns et les autres et c'est votre volonté, monsieur le premier ministre euh accompagner les élus locaux dans leur quête de l'accès aux soins qui est la réponse à l'angoisse des habitants et c'est aussi une réponse indispensable pour que nos ruralités soient fortes et vivantes. Je vous remercie.
Merci [Applaudissements] beaucoup. Cette rencontre prend fin. Il n'y a eu que quatre utilisations de sigles non expliqués.
Euh mais ça changera. Par exemple, le passelass, vous saurez ce dont il s'agit. Le le quatre, j'ai compté la prochaine fois, on fera beaucoup mieux.
En tout cas, pour nous, c'est évidemment très important qu'on ait pu vous présenter cela. Est-ce qu'il y a des questions ? Bonjour, j'ai j'ai une question pour le ministre de la santé.
Donc si si je peux micro les ministres peuvent venir tous autour de ça évitera d'avoir à se lever. Monsieur le ministre, bonjour. Guon le coin pour TF1 LCI.
Vous avez annoncé donc un projet qui va demander au médecin de donner jusqu'à 2 jours par mois à un désert médical. Pourriez-vous nous expliquer concrètement comment ça va s'organiser ? Est-ce que ça veut dire qu'un médecin parisien va devoir aller à plusieurs kilomètres de son cabinet ?
Comment seront payés les frais des médecins ? Y a-t-il des ou il y aura-t-il des incitations ? Et combien ça va coûter ?
Merci. Alors, je crois que l'idée c'est aussi de construire tout ça avec la profession. Donc là, c'est un certain nombre d'annonces qui sont faites.
Maintenant, nous avons au moins un mois comme la la Rodie Catherine Vrain pour organiser justement les zones. Ça va se faire par porosité. Il s'agit pas de déplacer un médecin du nord de la France pour venir dans le sud ou inversement, sauf s'il le souhaite, sauf si naturellement le médecin le souhaite.
C'est de pouvoir faire par porosité, par bassin de vie et de pouvoir permettre de 2 de jours par mois pour pouvoir permettre aussi au remplaçant peut-être de faire un petit peu plus s'ils sont pas fixes par cabinet. Ensuite et ben il y aura des mesures incitatives qui sont à définir avec les professionnels de santé et puis aussi avec la Caisse nationale d'assurance maladie puisque nous allons trouver des discussions avec les ordres, avec les syndicats. Donc nous avons aussi encore quelques semaines pour pouvoir pefiner ces dispositifs.
Si vous permettez un mot de réponse à votre question. C'est la première fois que on prend cette orientation au lieu de vouloir intervenir autoritairement pour obliger les médecins à s'installer quelque part ou à ne pas s'installer dans d'autres zones. Ce qui était évoqué ces temps-ci.
Nous faisons cette dernière tentative qui consiste à demander à l'ensemble de la communauté médicale de consacrer un ou de jours par mois si besoin pendant les quelques années où on n'aura pas les médecins en nombre nécessaire à à ce qu'il prennent si j'ose dire un tour de garde partout où il n'y a pas de médecin choisiront avec les autorités de santé la zone qui les intéresse. Les élus locaux mettront en place un cabinet et un logement si nécessaire, de manière que ils seront naturellement indemnisés comme il convient de manière qu'il y ait une réponse immédiate. Ça fait des années et des décennies que sur ce sujet des déserts médicaux, on fait des discours, on prend des engagements et on fait des promesses.
Le choix que nous avons fait, c'est de mettre tout de suite des actes pour que dès le mois de septembre, les zones les plus critiques, celles qui n'ont absolument aucun recours médical puisse avoir une réponse. On va les cartographier tout de suite et on apportera la réponse dès le mois de septembre, ce qui est un effort sans précédent, inédit, original je crois, mais qui est la seule réponse avant que n'intervienne l'obligation de s'installer ou l'interdiction de s'installer dans quelques zones. ce qui porte atteinte, beaucoup de médecins nous l'ont dit, toutes les organisations de médecins se sont exprimées, ce qui porte atteinte à au principe de liberté d'installation auquel les médecins et spécialement les jeunes médecins sont le plus attachés.
Si vous me permettez, c'est pour pas pour compléter par rapport euh les sans paraphraser le président de médecins solidaire, le principe c'est demander peu à beaucoup de médecins plutôt que demander beaucoup à peu de médecins. C'est ça le principe. C'est aussi la solidarité et la prise de conscience.
Et moi, je crois beaucoup à la prise de conscience de l'ensemble des confrères de France pour justement euh éviter la coercition et s'engager pour pouvoir apporter cette prise en charge médicale dont 6 millions de nos concitoyens ont besoin. Et avec un élément très important, c'est que ça nous permet une présence tout au long de la semaine. En d'autres termes, c'est pas quelqu'un qui viendrait un jour de la semaine.
L'intérêt, c'est que cette mobilisation permet qu'on soit opérationnel tout au long de la semaine sur chacun des territoires. Et il faut ajouter que c'est le choix de ne pas faire peser sur les internes qui sont en bien sûr en fin de formation. Tout l'effort pour les déserts médicaux.
On répartit l'effort sur l'ensemble de la communauté médicale généraliste et spécialiste parce que il y a besoin de spécialistes aussi dans ces zones. Alors ça sera pas tous les jours des spécialistes mais bonjour Lise Rosille pour France Inter. Toujours sur la question de de la solidarité territoriale, est-ce que vous nous confirmez qu'il y aura des pénalités pour les soignants qui ne participent pas ?
Et si oui, quelle forme ça prendra ? Alors, je vous confirme quelque chose de simple. Nous allons commencer par l'incitation euh par la discussion bienveillante en demandant à chacun de faire cet effort.
Mais vous comprenez bien que si jamais il n'y avait pas de réponse, on passerait de l'incitation à l'obligation. Euh ça se fait comme vous savez pour les gardes. Il y a des il y a des principes d'intervention de l'autorité médicale pour obliger à des gardes.
Je pense que là la démarche progressive que nous que nous proposons, c'est proposer avant d'obliger. Bonjour Hugo Capelli, BFM TV. Pours est-ce qu'il y a une date précise de l'entrée en vigueur ? parler de du mois de mai, si j'ai tout bien suivi, peut-être vous pouvez juste le repréciser.
Euh et puis également, vous parliez de rémunération supplémentaire pour les médecins qui jouent le jeu. Est-ce qu'on sait à peu près à quoi ça va ressembler ? Merci beaucoup.
On va en parler avec eux pour la rémunération parce que tout ça c'est une mise au point avec les professionnels. Quant à la mise en œuvre, le mois de mai, c'est pour établir la cartographie des zones qui sont le plus en difficulté. Et notre idée est de commencer avec les zones rouges dès le mois de septembre.
Mais le mois de mai sera un mois important puisque il y aura trois sujets particulièrement importants qui seront évoqués au Sénat. La proposition de loi infirmiers qui participe grandement et qui porte aussi beaucoup d'attention à la profession. Il y aura aussi une proposition de loi on n pas évoqué pour pouvoir renforcer la tolérance zéro vis-à-vis des agressions des soignants qui est un sujet extrêmement important sur lequel les élus locaux sont particulièrement mobilisés.
Donc, il y aura une proposition de loi qui, je l'espère, sera validée au Sénat pour renforcer justement les peines pénales vis-à-vis des agresseurs de soignants, ce qui est intolérable, de pouvoir permettre effectivement que les soignants puissent déposer plainte de façon anonyme et permettre aussi toute déclaration pour endiguer le phénomène. Et puis il y aura euh la proposition de loi qui permettra le retour des étudiants qui étudient français qui sont qui étudient à l'étranger de faire supprimer le numérus apertus pour finir définir le capacitaire en fonction des besoins du territoire et puis le renforcement des passerelles comme ça a été évoqué. Tous ces outils législatifs auront lieu durant le mois de mai.
Et dans la foulée, nous avons une proposition de loi du président de la commission des affaires sociales du Sénat, le sénateur Mouiller, qui peut nous permettre de servir de véhicules pour les quelques éléments législatifs dont nous aurions besoin pour mettre en place ce que nous avons annoncé ce matin. Notamment pour les praticiens diplômés hors Union européenne, nous aurons besoin de certains aspects qui sont réglementaires que nous que nous prendrons et puis d'autres qui seront législatives. Donc ces différents outils seront pour qu'avant l'été tout soit effectivement posé.
Dernière question peut-être. Bonjour monsieur le premier ministre. Charles Ducou pour RTL.
Si vous me permettez, une question liée à l'actualité. Euh elle concerne les suites de l'attaque au couteau dans un lycée à Nanti euh vous évoquiez des mesures pour mieux contrôler les entrées dans les établissements empêcher le port d'un couteau. La piste notamment des portiques.
Ces portiques qui sont coûteux. Je voudrais savoir où en êtes-vous dans cette réflexion et euh est-ce que vous avez aussi pu évaluer avec votre gouvernement l'efficacité des mesures qui sont déjà en vigueur ? Je vous remercie.
Je me je m'étais déjà exprimé il y a il y a 2 mois sur ce sujet quand il y a eu ce cet autre drame d'un jeune garçon qui sortait du stade de de l'établissement scolaire à Paris et que nous n'oublions pas. Je trouve inacceptable qu'on puisse avoir des couteaux avec ce genre de menace qui est une menace mortelle. dans les cartables scolaires.
Donc il faut dire deux choses. Un que c'est il faut que efficacement ce soit interdit. De que les contrôles puissent être exercés autour des établissements scolaires et trois pourquoi pas qu'il y ait des portiques à l'entrée de manière que ce genre d'arme ne puisse pas circuler aisément.
Euh encore une fois euh combien avons-nous de décès de jeunes garçons ou là hélas dramatiquement de jeunes filles dans des rix ou dans des établissements scolaires avec comme arme des couteaux ? Et bien pour moi, je suis désolé mais je pense au aux parents de ces de ces enfants qui sont victime, on peut pas rester sans rien faire les bras croisés en disant "Ben c'est comme ça, il y a toujours eu des couteaux." Non, ce genre d'arme, elle est vendue, elle est achetée ?
Euh est-ce qu'elle correspond à la réglementation ? Non. C'est interdit et il faut faire respecter cette interdiction.
Alors, je sais bien que ce n'est pas facile, mais notre devoir est d'affronter cette question. Merci. C'est fini.
Merci beaucoup. Merci monsieur le maire de votre accueil. Nous nous n'oublierons pas Picapel et donc ni les Puicapélois ni les deux communes qui se sont jointes.
Ok.
François Bayrou