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Podcast / conversationLa France insoumise (sur YouTube)· 1 septembre 2022 72 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Crise alimentaire mondiale et transition agroécologique dans le contexte de la guerre en Ukraine

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 23 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les éléments mis en œuvre par les gouvernements et instances européennes pour pallier la crise alimentaire ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer l'instrumentalisation de la guerre en Ukraine sur la crise alimentaire ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Quelles propositions portez-vous pour transformer le système alimentaire ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    L'agriculture bio peut-elle se passer des intrants importés comme les fientes de volaille ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Comment relocaliser l'élevage pour réduire la dépendance aux engrais fossiles ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Comment organiser la sortie des pesticides à l'échelle des fermes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15inconnuPromesse
    « toute la société quelle que soit son revenu doit pouvoir accès à ce genre de produit et c'est ça le notre projet de société alimentaire »
  • 0:30inconnuFait
    « il faut arrêter de distribuer les aides sans conditionnalité et que avec de la conditionnalité on sort de logique ou les agriculteurs ont l'impression d'être des assistés »
  • 1:00inconnuFait
    « on les rémunère parce qu'ils prennent soin de l'intérêt commun et on gère ça comme on gère aujourd'hui la sécu »
  • 1:30inconnuFait
    « la PAC est-ce que vous imaginez si demain nos députés de la nups disent stop et qu'ils arrivent ils arrivent emmener une majorité on arrête dans le gouffrir d'engloutir pardon des sommes d'argent public pharaonique dans des puissants font »
  • 3:00inconnuChiffre
    « la FNSEA elle gagne les élections avec seulement 55 % des voix et le mode de gouvernement fait que il gagne les trois quarts des sièges »
  • 5:30inconnuChiffre
    « les 9 milliards environ de la PAC qui sont distribués chaque année ça allait à la surface »
  • 7:00inconnuFait
    « on peut compenser la totalité des émissions carbone actuelle aujourd'hui mondiale si on oblige et qu'on ne finance que l'agriculture qui augmente le taux de matière organique des sols »
  • 8:30inconnuFait
    « le premier critère à intégrer c'est la fertilité des sols c'est engager des pratiques agricoles qui ne ne s'engage que sur le capital sol »
  • 9:00inconnuFait
    « on devrait imposer des pratiques agroécologiques pour que effectivement seul l'agroécologie puisse accéder à la certification AB »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

donc dans un premier temps je vais donner la parole à Émilien qui va donc nous dresser en gros le contexte dans laquelle laquelle on se trouve actuellement voilà oui bonjour et merci beaucoup pour l'invitation du coup donc le CCF d'État solidaire en fait c'est une ONG de développement et de solidarité internationale et en fait nous le constatons tire sur la crise la crise alimentaire mondiale qu'on connaît c'est que c'est une crise de c'est pas une crise de l'offre c'est une crise des prix en fait je vais m'expliquer donc c'est bon oui la guerre en Ukraine en fait a des répercussions sur sur les marchés alimentaires mondiaux et sur la sécurité alimentaire donc par exemple depuis la crise depuis le début de la guerre les prix alimentaires mondiaux ont augmenté ils ont pris plus 16,9 % entre entre le début de la guerre et avril le maïs a atteint un niveau un niveau historique tandis que le blé avait atteint pareil un niveau jamais atteint à 440 euros la tonne de blé sur les marchés en mai diverses raisons à ça notamment donc la perturbation des exportations ukrainiennes donc pour diverses raisons donc on a vu les perturbations liées à l'impossibilité des exports Ukrainiens avec le blocage en mer Noire également les restrictions à l'importation à l'exportation que divers pays ont pris et également la hausse des coûts du production liées directement à la hausse des prix de l'énergie qui sont très liées au prix alimentaire néanmoins en fait cette crise alimentaire dont on parle nous de la troisième crise alimentaire mondiale du 21e siècle elle a pas attendu la guerre en Ukraine pour pour commencer ça fait 6 ans que les chiffres de la fin eux stagnent voire même depuis 2 ans augmente donc il y a eu la pandémie il y a eu la pandémie de covid il y a eu donc effectivement maintenant cette il y a eu maintenant cette guerre mais en excusez-moi je me suis perdu dans mes notes mais donc ouais les prix alimentaires mondiaux en fait avaient déjà augmenté avant c'est-à-dire que sur la seule année 2021 ils ont pris entre 20 et 30% pour vous dire à peu près et le nombre de personnes confronté à une insécurité alimentaire aiguë avait augmenté de 40 millions en 2021 donc pour vous dire rapidement et après j'arrête de vous embêter avec des chiffres le l'ONU a sorti donc son rapport à Nice donc a sorti son rapport annuel des chiffres de la fin en 2022 mais donc sur l'année 2021 et pour vous dire à peu près donc il y a 82128 millions de personnes qui ont été affectées par la fin soit 151 millions de plus que depuis la pandémie covid-19 et 2,3 milliards de personnes qui ont été en 2021 en situation d'insécurité alimentaire c'est pour vous donner une ordre d'idée c'est une personne sur trois dans le monde et également près de 3,1 milliard de personnes qui n'ont pas eu les moyens de s'offrir une alimentation saine en 2020 c'est à dire 42% de la population mondiale et 80% pour le continent africain sachant que ces chiffres ne prennent pas encore en compte le la baisse des revenus des ménages ni la le début de la guerre en Ukraine donc le bilan est moindre encore que ce dont on aura droit l'année prochaine donc c'est pour ça que en fait nous on dit que cette crise alimentaire n'est pas donc une crise de l'offre mais c'est une crise des prix parce que en fait on produit actuellement autour de 5000 5000 calories par personne par jour alors que l'être humain en a besoin d'entre 1800 et 2300 donc on a largement de quoi nourrir tout le monde simplement cette nourriture est très mal répartie donc maintenant je vais passer la parole à Éline merci donc effectivement pas une crise de l'offre il y a pas de pénurie alimentaire au niveau mondial c'est vraiment une crise des prix qui est dopé d'abord par l'augmentation de prix de l'énergie fossile je pense que vous l'avez tous remarqué sur vos factures et on découvre en fait avec cette crise que l'agriculture et notamment l'agriculture productiviste et doper aux énergies fossiles et que s'il y a une augmentation des tarifs du pétrole et du gaz ça serait percute ensuite sur les coûts de production et donc sur le prix des denrées alimentaires et ce qui est intéressant dans cette crise c'est que elle affecte deux pays dont on était très dépendant en France et en Europe pour nos entrants pour nos intrants notamment on est très dépendant dans l'agriculture du gaz russe en France on importe 20% dans l'Union européenne c'est plus de 50% et pour certains pays de l'Union européenne plus de 80% le gaz il sert pas seulement à chauffer les ménages qui sert aussi à fabriquer des engrais de synthèse dans son nez extrêmement dépendant il sert aussi à chauffer les serres de tomates en hiver l'agriculture est aussi très dépendante du pétrole qui vient aussi de Russie donc voilà ce pays cristallise en fait est vraiment le symbole de toutes les dépendances de l'agriculture productivistes et ça a été un des gros révélateurs cette année on est aussi par rapport à l'Ukraine très dépendant des tourteaux de tournesols et de soja voilà je ne savais pas mais on importe beaucoup pour notre élevage intensif de tourteau du crâne qui viennent à manquer et dont les prix ensuite augmentent donc une crise qui a été la révélateur des dépendances je le disais et qui a montré aussi quelque chose de très intéressant c'est la chaîne et en bout de course l'élevage une des premières décisions qui a été prise en France c'est de mettre 550 millions d'euros pour se lever la filière porcine intensive puisque qui dit augmentation du prix de l'énergie dit augmentation du prix des engrais des céréales et à la fin les éleveurs qui emportent des céréales qui sont en difficulté donc c'est un secteur caprice en bout de chaîne les difficultés et qui montre là encore son extrême vulnérabilité par rapport aux énergies fossiles ce qui me fait dire que le diagnostic qui a été posé par le gouvernement n'est pas le bon c'est à dire on va augmenter la production oui mais en fait on voit quand on regarde ces chiffres à quel point augmenter la production c'est augmenter notre dépendance et être de moins en moins souverain finalement et là c'est Benoît Biton normalement merci beaucoup on lui donnera la parole quand il arrivera il va arriver rapidement j'espère du coup ce que vous nous dites c'est qu'en fait on est rentré dans une phase de dépendance par rapport à la situation et tout le monde tout le monde l'aperçu par rapport au prix d'énergie etc mais du coup là nos gouvernements donc on a déjà évoqué les 550 millions donc pour la filière porcine mais quels sont les les éléments qui sont mis en oeuvre par les instances européennes c'est là aussi ce sera Benoît qui répondra mais l'érection du gouvernements ou qui peuvent être mis en place pour pallier à ce problème là parce qu'on en était déjà rendu compte avec le covid en fait on avait dit il faut qu'on rationaliser des choses il faut qu'on réindustrialise notre pays qu'on soit plus dépendant de la Chine etc et on fait le constat aujourd'hui que c'est pas le cas mais en termes d'alimentation qu'est-ce que vous pouvez nous porter comme information concernant justement les positionnements des gouvernements et des instances internationales je vais répondre sur l'échelle française du coup et un petit peu regarde ce que c'est quand même les piges laisserai les miens sur les aspects internationaux ça fait bien la suite ça veut dire que le diagnostic c'est que il y a un modèle qui a été clairement mis en échec avec cette crise et inversement quand on discute avec des agriculteurs ou des éleveurs bio et qu'on leur demande alors comment ça se passe c'est compliqué il répond souvent mais moi ça va très bien en fait je suis autonome en céréales mes tracteurs je les fais pas beaucoup rouler j'utilise pas d'engrais de synthèse donc en fait le fait que les engrais le prix a été multiplié par trois quatre bah voilà moi j'en utilise pas donc ça va donc on a vraiment voilà la démonstration de quel est le modèle qui est résilient et quel est le modèle qui n'est pas résilient donc dans les solutions qu'on aurait attendu c'est de se dire ben du coup on va promouvoir l'agriculture biologique on va accompagner les agriculteurs dans cette voie là à se passer d'engrais de synthèse surtout pour des questions aussi géopolitiques tout simplement si le gaz et les engrais de synthèse viennent de Russie et Biélorussie en termes de souveraineté y compris stratégique c'est peut-être une bonne idée de s'en passer donc on aurait attendu ses réponses là malheureusement c'est pas celle qui sont arrivées les premières mesures donc je disais il y a eu le plan de sauvetage là en urgence ce qui est à court terme tout à fait entendre l'idée c'est pas de laisser les éleveurs mettre la clé sous la porte mais on aurait attendu un plan d'adaptation en parallèle pour que ça ne se répète pas et puis les autres réactions qui ont été prises ça a été de remettre en cause des avancées environnementales il y a eu la question des jachères qui a beaucoup agité qui est en fait un symbole déjà cher c'est 1% de la surface agricole utile en France et souvent ça peut même être des bouts de mur donc c'est vraiment des terres qui sont très peu exploitables mais le symbole est important ça a été de remettre en cause la stratégie de la ferme à la fourchette qui a une stratégie qui vise à réduire les pesticides et de 50% et de 30% des enquêtes synthèses et de végétaliser l'alimentation ça a été de leur mettre en cause ironie l'histoire en janvier il y avait déjà des déclarations du lien de Normandie contre la stratégie de la ferme à la fourchette donc on voit l'instrumentalisation quand un mois plus tard sur tous les plateaux télé après une seule semaine de conflit on est en train de dire bon bah on va faire d'Hercule environnementaux parce que vraiment là c'est pas possible il va y avoir une famine et puis dernier recul environnemental remettre en cause le critère de rotation dans la PAC pour avoir des subventions avec l'idée que voilà tous les avancées environnementales fragiliseraient l'agriculture c'est notamment un mauvais diagnostic par rapport à la situation mais c'est en plus à long terme extrêmement dommageable puisque la biodiversité c'est important en fait pour que les écosystèmes fonctionnent et soient capables ensuite de produire de la nourriture et puis les dernières réactions ça a été de nommer le ministère de l'Agriculture ministère de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire voilà toujours ce discours sur mon produit plus et pas vraiment de solution derrière Benoît arrive par faire on parle de la stratégie ferme forte donc nous sommes ravis d'accueillir Benoît donc on a un petit peu commencé à parler des différents sujets et on avait abordé un petit peu d'abord le contexte et là on était arrivé à aux réactions internationales du gouvernement et par rapport à la situation de la crise alimentaire et des décisions qui sont prises donc si tu pouvais un petit peu nous faire reprendre en fait un petit peu le constat et ensuite développer par rapport notamment par rapport à ce qui se passe au niveau européen pardon j'imagine que mes frères avec Greenpeace que au début il tentation des coups ah d'accord c'est qu'il y a quelqu'un d'autre qui parle et ça marche dans mon écho on va y arriver après les péripéties du transport les péripéties la technique audio en tout cas merci de votre indulgence de m'avoir j'ai loupé mon train je que les choses soient claires je vois que tout le monde n'est pas indulgent merci de votre indulgence malgré tout de m'avoir attendu et d'avoir et surtout de vous avez bien fait de commencer sans moi je vais je sais que mes collègues ont sont doués pour présenter le contexte j'espère que ce que je vais dire maintenant sera pas trop une redite par rapport à ce qu'ils ont dit effectivement moi j'ai pas peur de dire les mots on est dans un contexte où on a un instrumentalise la guerre en Ukraine sur une situation qui était déjà tendue en termes de crise alimentaire de potentiels crises alimentaires et en vérité cette cette crise géopolitique en Ukraine n'est que le révélateur de ce qu'on savait déjà c'est à dire qu'on savait que les orientations qui avaient été prises de spécialisation de zone de la planète euh d'une sécurité alimentaire basée sur des logiques arithmétiques qui consiste à dire que on a un volume de production mondiale on divise ce volume de production mondiale par le nombre d'habitants et quand on a 2000 à 2200 calories par habitant on est en situation de sécurité alimentaire juste parce que on sait qu'on dispose de de la quantité suffisante pour nourrir tout le monde mais en vérité quand on y regarde de près c'est l'économie de marché les flux commerciaux qui existent entre les uns et les autres qui font que même si la production est suffisante pour nourrir tout le monde on est dans des situations où certaines zones de la planète sont en situation de ne pas satisfaire leur sécurité alimentaire d'où l'idée de travailler sur une autre approche qui est la souveraineté alimentaire ce que nous n'avons pas fait depuis trop longtemps je vais pas m'étendre sur la notion de souveraineté alimentaire vous avez tous Google vous savez tous faire des recherches google et je vous invite à chercher la définition qu'a poser la Via campézina de la souveraineté alimentaire pour comprendre la subtilité qu'il y entre l'arithmétique d'une sécurité alimentaire et la notion de souveraineté alimentaire ou on installe le droit des peuples à choisir la façon dont ils se nourrissent et qui nous a franchi un peu de l'économie de marché alors l'économie de marché moi je suis comme vous j'aime bien manger de du cacao des bananes boire du thé du café donc ça de façon incontournable on pourra pas on pourra pas y échapper en revanche appuyer la sécurité alimentaire sur des ressources primaires enfin de des ressources qui ont qui sont un besoin primaire de nourriture comme le blé par exemple qui est au centre de détractation c'est absolument suicidaire dans le contexte géopolitique qu'on connaît mais aussi dans le contexte climatique il faut pas occulter la problématique du climat sur le risque de crise alimentaire et et moi je parle de cynisme je parle d'un des sens parce que dans dans ce dans ce contexte géopolitique parfois instable dans ce contexte climatique parfois délicat ou effectivement certaines zones de production peuvent être impactées et bien certains alors que le volume est disponible certains n'hésitent pas à engager les logiques spéculatives et on l'a vu avec le blé ou le cours du blé s'est enflammé parce que on a joué avec le fait que justement une zone de la planète qui était spécialisée sur la production de blé était dans une situation géopolitique délicate et que on a spéculé sur le fait aussi que cette situation géopolitique pouvait bloquer un certain nombre de de volume de blé dans dans ces logiques d'échanges commerciaux à l'échelon mondiale donc voilà ce qui s'est passé je vous invite quand même à réfléchir à deux sujets puisqu'on parle du contexte d'abord le blé était disponible alors je sais pas si tu l'as déjà dit mais aujourd'hui la répartition des volumes de blé c'est 57 % du volume du blé qui est dédié à l'alimentation du bétail c'est 20% 23% dédiés à la nourriture de du carburant enfin de du réservoir de vos de vos de vos véhicules quand vous achetez des agro carburants et encore une fois sans faire un tunnel une petite insiste si vous payez aujourd'hui du bioéthanol qui est de l'agroethanol parce que ça n'a rien à voir avec l'agriculture biologique à 80 centimes c'est parce qu'il y a beaucoup d'aide publique pour éviter de facturer ce carburant au prix où vous devriez le payer donc moi je suis un peu militant et je refuse de mettre de l'agrocarburant dans mon réservoir je même si je suis pas non plus favorable à ce qu'on paye trop cher les carburants fossiles je refuse parmi tantisme de mettre de du carburant à 85 cm parce que je suis paysan et que les aides publiques de la PAC doivent alimenter accompagner les productions qui vont à l'alimentation humaine mais non pas pour faire des agro-carbures et donc c'est cet argent public colossal qu'on met pour alimenter le réservoir de nos voitures c'est autant d'argent qui nous manque pour accompagner le revenu des paysans pour accompagner le renouvellement des générations et pour accompagner une agriculture qui s'intéresse aux enjeux climatiques qui s'intéressent à l'effondrement de la biodiversité et qui s'intéresse à notre santé sur fond de d'usage de pesticides donc par militantisme c'est une petite parenthèse si vous êtes convaincu parce que je vous dis je vous invite à réfléchir avant de mettre de l'éthanol dans le dans le réservoir de votre voiture et puis le deuxième sujet sur lequel sur lequel je voulais attirer votre attention c'est que si on est dans cette situation où certains peuvent jouer avec ces notion de crise alimentaire spéculer sur le marché de la nourriture c'est tout simplement parce qu'on ne dispose plus de stock stratégique on ne dispose plus de stock nationaux et pourquoi on dispose plus de stock nationaux parce qu'on a certains l'ont choisi politiquement et quand on vous dit par exemple je vous prends un exemple très simple quand on vous dit par exemple à la France dispose de 75 jours de stocks de blé planifiable pour faire du pain pour la population française effectivement ce stock il est localisé sur le territoire national mais il appartient pas aux Français il appartient pas à la France il appartient à des grandes multinationales qui si elles ont une opportunité commerciale parce que le blé va se vendre 420 ou 430 euros allez je choisis l'Egypte par exemple Cargill va pas se gêner pour vider ce stock allez faire passer notre stock de 75 jours à 5 jours et on l'a déjà vu en 2019 en 2020 on a déjà vu la France de voir aller chercher du blé en Pologne du blé planifiable en Pologne parce que les stocks Français avaient été vidés par les grandes multinationales parce que il y avait des opportunités commerciales et qu'ils en ont rien à je suis désolé je suis un peu trivial de du fait que la France ou pas à un stock suffisant pour produire du pain pour sa population donc voilà moi les éléments de contexte que je pouvais ajouter j'espère que encore une fois j'ai pas été redondant avec ce qui a été dit juste avant alors du coup concernant la partie internationale la réaction internationale nous en fait le comme finalement tous ceux qui travaillent en sur le sujet on fait le constat que alors qu'il faudrait une une coopération internationale renforcée on observe à l'inverse une fragmentation de cette gouvernance mondiale notamment on voit une multiplication des initiatives individuelles de la part des États la France en tête avec son initiative farm à ne pas confondre avec la stratégie farm tout fort dans Eline vous parlait mais également l'Allemagne qui a lancé sa propre initiative dans le cadre du G7 avec la Banque mondiale mais aussi les USA et même en fait le secrétaire général des Nations unies Antonio Gutiez ce qui nous pose question alors même qu'en fait il existe un organe au niveau de l'ONU qui a été créé pour ça en tout cas réformer suite aux premières à la première crise des prix en de 2007-2009 c'est le Comité sur la sécurité alimentaire mondiale dont la France d'ailleurs sous Nicolas Sarkozy en plus avait poussé pour pour réformer ce comité et cette réforme avait été faite pour ça justement pour assurer une coordination une coordination renforcée en cas de nouvelle crise à l'inverse donc on voit une multiplication de ces initiatives avec malheureusement comme le disait toujours très bien Benoît Eline c'est toujours les mêmes solutions c'est à dire on est toujours sur du produit plus produire plus produire plus et s'appuyer sur le grand secteur privé international notamment les fameuses ABC enfin les grands on appelle ça les ABCD dans le dans le jargon pour artcher Bungie Cargill et Dreyfus qui sont donc quatre grandes multinationales de céréales de négociants qui contrôlent 70 à 90% du marché mondial de céréales globalement alors que dans le même temps on observe d'assez gros trou dans la raquette et Benoît en parlait c'est que aucune de ces initiatives ne parle en tout cas ne s'intéresse au sujet qui est celui de la spéculation et de la régulation des marchés agricoles internationaux la France commence rapidement en parler tandis que le G7 agriculture avant que de ministre égale agriculture avait dit qu'il savent que ils observaient des mouvements spéculatifs sur les marchés boursiers et du coup serait très attentif à ça malgré ça personne ne prend ce sujet ne prend ce sujet réellement à bras le corps pour vous donner encore une petite idée donc suite à l'invasion russe le blé il a pris 54% en 9 jours donc pour vous il y a eu un afflu massif de capitaux en fait sur les marchés à terme notamment via des ce qu'on appelle dans des fonds négociés en Bourse spécialisés dans l'agriculture par exemple un fond spécialisé dans le dans le blé est passé de 75 millions au début de à la fin 2021 à 500 millions début avril fin pour vous donner une ordre d'idée c'est complètement c'est assez hallucinant et pareil le Zef qui est donc un centre de recherche d'économie du développement allemand en gros à étudier que sur les en avril il y avait globalement 50 % de spéculateurs sur sur le marché à terme américain de Chicago c'est à dire l'équivalent 2007 2008 tandis que même à Paris le fameux MATIF ou Euronext les le total des positions longues en avril sur le MATIF représenté quand était détenu à 72% par des par des spéculateurs des gens qui étaient là uniquement pour profiter de la variation des cours donc voilà nous on appelle notamment c'est toutes ces initiatives à prendre ce sujet à bras le corps merci beaucoup mais du coup je voulais revenir un petit peu Benoît parce que tu es arrivé un peu un petit peu en retard et du coup par rapport à l'instrumentalisation de la gare en Ukraine est-ce que tu pourrais un petit peu développer ce sujet là s'il te plaît par rapport à ce qui se passe actuellement au marché sur les marchés etc est-ce que tu as tu peux nous éclairer un petit peu plus on l'a vu en tout cas dans dans un certain nombre de enfin on a un certain nombre d'indicateurs qui peuvent illustrer cet instrumentalisation Éline vous a parlé de de la stratégie de la ferme à la fourchette qu'est-ce qu'on dit dans la stratégie de la ferme à la fourchette c'est c'est la prise de conscience qui a des enjeux climatiques il y a des enjeux de biodiversité il y a des enjeux de santé et que donc dans la stratégie de la ferme à la fourchette et j'associe aussi la stratégie pour la biodiversité qui est aussi une stratégie importante qui est issue de cette prise de conscience climatique et sanitaire nécessaire depuis le début du mandat des députés européens qui sont élus depuis 2019 et donc on a voté donc Elina a dû vous le dire c'est quoi ces deux stratégies c'est Ré des pesticides à l'horizon 2030 50% de des antibiotiques 20% des engrais de synthèse et 25% des surfaces agricoles en bio à l'horizon 2030 et et alors que que on sent bien que cette prise de conscience est nécessaire et on avait un peu d'espoir parce que le pouvoir politique en tout cas l'échelon européen que ce soit au Parlement européen et à la commission semblait vouloir attraper ce sujet à bras le corps et bien dès que a été déclaré la guerre en Ukraine les spécialistes de l'agriculture sont tout de suite montés au créneau pour dire nous devons renoncer à ces ambitions là comme si c'était la stratégie pour la biodiversité ou la stratégie de la ferme à la fourchette qui était à l'origine des tensions potentielles qui pouvaient y avoir sur le marché mondial des céréales alors que ces stratégies ne sont pas mises en oeuvre alors qu'on voit bien que les stratégies actuelles celles qui sont toujours en place aujourd'hui ne remplissent pas les objectifs de sécurité et surtout le souveraineté alimentaire parce que on a spécialisé des zones de la planète et bien ces gens là avec un cynisme et une indécence rare utilise un contexte géopolitique délicat pour balayer d'un revers de la main renverser toutes les les importantes évolutions qu'on était en train de préparer après on avait des indices c'est-à-dire que au moment du vote de la PAC en novembre 2022 déjà on avait vu la pression des lobbys qui un mois c'était pile un mois après le vote de la stratégie de la ferme à la fourchette et de la biodiversité c'est ce qui me fait dire que la guerre en Ukraine n'est qu'un prétexte n'est qu'un révélateur puisque déjà à cette époque là les lobbys avaient encouragé les députés européens à ne à ne pas renoncer à la Pâque telle qu'elle est aujourd'hui or la pacte tel qu'elle est aujourd'hui c'est aussi un outil qui favorise les logiques exportatrices qui favorisent la spécialisation des zones de la planète qui favorisent des logiques de dumping avec les pays du Sud parce que les produits qui viennent de l'Europe et qui sont proposés sur le pays du Sud sont des produits qui viennent concurrencer l'agriculture vivrière dans le sud et qui fait que l'agriculture vivrière dans le sud est en grave difficulté à côté de cette pack et donc on est exactement aux antipodes d'une logique de souveraineté alimentaire je peux prendre un autre exemple monsieur Macron et Monsieur de Normandie ont fait un peu de politique ici j'ai cru comprendre monsieur Macron et monsieur lenormandie nous bassine entre guillemets parce que je suis engagé sur un autre sujet qui sont les bassines sur le marais poitevin pour ceux qui me connaissent nous bassine sur sur le sujet de l'autonomie protéique et on voit bien que derrière le discours il y a absolument aucune volonté c'est à dire que dans dans le enfin dans les accords de l'OMC on va dire comme ça mais en vérité c'est un accord qui était avant les accords de l'OMC de l'Organisation mondiale du commerce c'est l'accord de bléra aussi il a été signé en 92 que dit l'accord de blairhouse l'accord de blérose dit on doit limiter en Europe les surfaces dédiées aux protéines à 5,2 millions d'hectares et on a un monsieur Macron et un monsieur de Normandie qui nous disent on va travailler avec les politiques publiques pour retrouver l'autonomie protéique en Europe et en France sauf que pour retrouver l'autonomie protéique en Europe et en France il faut porter ses surfaces en protéines entre 15 et 18 millions d'hectares donc le premier boulot que doit faire c'est c'est de guignols là c'est d'aller voir l'OMC et de remettre en cause les accords les accords de bléros c'est dire on veut on libère on libère les surfaces pour pouvoir produire des protéines sauf que non seulement c'est parce qu'ils ont fait mais ils ont défendu dans la PAC qui a été voté en novembre 2022 et Lucas qui est par là peut témoigner il a fallu qu'on dépose avec mes collègues insoumis et notamment manuel Bompard un amendement de un amendement de rejet de l'article qui sanctuarisait dans la PAC l'accord de blérose donc ces gens-là sont schizophrène c'est-à-dire qu'ils nous disent on veut retrouver l'autonomie protéique en Europe et en France mais ils étaient en train de graver dans le marbre l'acteur de la colère de bléras ce qui bloquait les surfaces et pourquoi ils font ça parce que pendant qu'on produit pas de protéines on continue de produire du maïs et du blé qu'on va exporter et pendant qu'on va mobiliser nos surfaces pour produire du maïs et du blé qu'on va exporter on ne produira pas de protéines et donc on aura besoin des protéines qui viennent d'Amérique du Sud et c'est le cercle vicieux c'est à dire que pendant qu'on importe des protéines de l'Amérique du Sud on importe aussi la déforestation amazonienne on importe des logiques d'élevage absolument désastreuse et donc c'est ça devient manichéen il y a un cercle vicieux il y a un cercle vertueux le cercle vertueux c'est la souveraineté alimentaire et donc c'est autour de ça qu'on devrait construire les politiques publiques mais les personnes que j'ai citées sont plutôt dans des logiques vicieux et veulent continuer malgré les beaux discours à la tribune merci beaucoup et ben [Applaudissements] du coup en fait pour vous le dire rapidement il reste en gros un petit quart d'heure donc si on peut conclure et comme ça on a du temps pour les échanges avec les personnes qui sont présentes donc peut-être présenter donc les propositions qui peuvent être portées pour transformer donc le système etc ce que vous portez chacun donc en gros 5 minutes chacun si ça vous ennuie pas merci sur les propositions en tant que ING on s'est mis très rapidement autour d'une table on a publié un livret qui s'appelle une alternative est possible en mars 2022 avec des associations de solidarité internationales notamment le CCF des solidaire les organisations paysannes la Confédération paysanne la fédération nationale d'agriculture biologique et beaucoup d'autres associations on était 22 à publier ces propositions là et on a publié aussi un décryptage en 11 questions qui fait un peu le vrai faux typiquement est-ce que la stratégie de la ferme à la fourchette est décroissante et nous emmène droit dans le mur ou est-ce que peut-être il y a d'autres enjeux derrière donc c'est des publications qui sont en PDF en libre accès sur le site de la FNH et des organisations signataires et là j'en ai quelques exemplaires donc dans les propositions qu'on a faites et dans le décryptage encore une fois on est parti du constat de cette addiction aux énergies fossiles et aux céréales pour l'élevage intensif et on s'est dit que de l'agriculture comme dans les autres secteurs il fallait des politiques de sobriété un mot qui a retrouvé ses lettres de noblesse et qui devrait aussi s'appliquer au secteur agricole alors comment on fait de la sobriété dans l'agriculture donc on arrête les intrants chimiques qui sont énergivores typiquement les engrais de synthèse on arrête les monocultures qui demandent des tracteurs avec beaucoup de pétrole et on arrête aussi l'élevage intensif puisque toutes ces monocultures elles sont pour les deux tiers environ destinés à les nourrir ensuite on a fait des calculs sur la question de l'élevage par exemple on a calculé que en baissant seulement de 8% au niveau européen l'alimentation animale on pouvait combler le déficit lié à la gare en Ukraine donc vraiment 8% c'est rien et ça montre à quel point il y avait de la mauvaise foi sur ce sujet là à prendre certaines orientations plutôt que d'autres il y a un autre calcul qui existe sur comment on pourrait nourrir tous l'élevage intensif localement c'est un calcul qui a été fait par Greenpeace qui montre qu'il faudrait trois départements entiers de soja pour pouvoir nourrir les animaux en France donc c'est calcul il montre bien à quel point c'est des niveaux qui sont pas soutenables si on veut être souvent autonome et résilient et donc on a des propositions dans ces livrets sur une planification écologique autre terme car retrouver ses lettres de noblesse pour sortir rapidement de ces niveaux et de ses conditions d'élevage qui sont insoutenables d'un point de vue autant environnemental que de notre animal que économique et stratégique et l'autre grosse solution qu'on a c'est la conversion massive vers l'agriculture bio et des plans protéines végétales à la hauteur effectivement pas des petits montants c'est un milliard qu'il faudrait sur les 10 prochaines années pour un plan massif d'investissement dans les protéines végétales pour pour la végétalisation de l'alimentation et nous du coup donc pareil donc on a fait cette ce décryptage avec avec toutes ces organes et nous ce qu'on proposait d'un point de vue solidarité international c'est notamment de mettre en place une réelle réponse internationale coordonnée au niveau international et qu'elle se fasse donc via ce comité sur la sécurité alimentaire mondiale puisque donc déjà comme je vous l'ai dit il est là pour ça en fait il a été réformé pour en 2009 et en fait c'est tout simplement le plus légitime dans le sens où c'est un organe onusien ou du coup un pays égale une voix et surtout contrairement à toutes les autres initiatives en fait il inclut déjà les premiers pays concernés ce qui n'est pas le cas donc dans Farm et autres qui ne qui inclut absolument pas tous les premiers pays concernés par ils sont touchés les premiers par cette crise alimentaire enfin nous ce qu'on demande c'est que d'engager une réorientation des financements français à l'international vers l'agro-écologie donc tout ce que vous disais Helline ce qu'on appelle dans le jargon du développement l'aide publique au développement que la France fournit au pays au pays dit au pays au pays et du coup en fait ce qu'on dit nous c'est que donc il faut il faut engager cette cette transition vers l'agroécologie sinon on risque de maintenir en fait un système agricole et alimentaire industrialisé qui va renforcer les dépendances de ces pays les plus touchés sur les marchés internationaux parce qu'en plus la petite subtilité c'est que la France qui a l'international à la FAO l'organe de l'ONU pour se fait la championne de l'agroécologie en fait on a sorti une étude il y a deux ans avec Oxfam et également Action contre la faim on a calculé qu'en fait sur l'ensemble de cette aide versée au secteur agricole au niveau international seul 13,6% étaient consacré à l'agroécologie ce qui veut pas dire que le reste était consacré à la grande industrie mais une bonne part en tout cas l'été autour de 20% j'ai plus exactement le le chiffre en tête et enfin donc nous ce qu'on appelle vraiment à ce qui est une régulation des des marchés marché agricole internationaux notamment en centre rentré dans le détail en essayant de limiter en mettant des limites de position au acteur dit spéculatifs donc afin que on arrête avec cette spéculation excessive qui qui finalement déséquilibre fondamentalement les marchés et font grimper font grimper le les prix de les prix alimentaires au niveau international non mais si c'est important de les applaudir parce que les éclairages que nous proposent est fait Nash et Oxfam sont absolument précieux ces CFD mais Oxfam aussi d'ailleurs CCFD tu as raison c'est absolument précieux parce que ça nous aide à éclairer les orientations qu'on doit prendre nous les les élus dans les politiques publiques et donc c'est la raison pour laquelle on aime bien travailler avec vous parce que ces éclairages sont absolument déterminants moi je vous l'ai dit je suis paysan et c'est ce qu'une autorise à intervenir dans le champ politique c'est à dire que c'est parce que j'ai vérifié tout ce que dit Éline sur ma propre structure et puis dans une autre vie quand j'étais scientifique j'ai vérifié que ces pratiques agroécologiques sont les pratiques qui nous conduisent vers la souveraineté alimentaire contrairement à ce que continue de nous dire Cristian Lambert de la FNSEA ou les ministres successifs de l'agriculture qui sont en cogestion avec cette FNSE et c'est parce que dans mon parcours avant d'être paysan en devenant paysan en en transformant une structure très intensive qu'elle était allée très loin dans un modèle productiviste et intensif voire industriel en partant de là en faisant des pratiques agroécologiques j'ai pu vérifier par moi-même que ça fonctionne et que on avance vers la souveraineté alimentaire et c'est ce qui m'autorise à agir dans le champ politique et donc c'est pour ça que je suis là aujourd'hui que j'ai j'ai le plaisir de pouvoir agir à l'échelon d'Europe en tant que député européen et et j'ai fait de mon enfin le logiciel en tout cas que moi j'ai choisi d'adopter c'est de m'appuyer sur des logiques objectifs et c'est pour ça que je saluer les travaux de des collègues avant moi parce que ils sont fondamental parce que je considère que quand on est élu on est les garants de politique publique qui servent l'intérêt commun on est des garants de politique publique qui gère en bon père de famille alors je sais qu'il faut plus dire trop comme ça ça fait très patriarcal mais le bon usage de l'argent public et donc si j'ai envie de faire le focus sur deux sujets c'est d'abord la politique agricole commune alors vous allez me dire on vient juste de la voter mais faut jamais j'avais un bon copain qui faisait la politique qui disait la campagne électorale débute le soir du second tour et bien c'est pas parce qu'on a perdu ce vote sur la PAC il faut pas continuer de travailler pour même si le temps presse tenter de faire évoluer la pack alors bien sûr il y a le plan stratégique national c'est à la marge comme comme ça a été dit 80% de l'enveloppe de la PAC va être bouffé par les 20% d'agriculteurs il y a peu de conditionnalités c'est ce qui fait que les grands bénéficiaires de la PAC sont aussi les gros utilisateurs de pesticides d'engrais synthèse et do d'irrigation ce qui veut dire en creux que les 80% de paysans restants doivent se contenter de 20% de l'enveloppe ce qui explique que cette pack met en difficulté l'économie de l'agriculture que des que des agriculteurs n'y arrivent pas que 35% d'entre eux vivent avec moins de 350 euros par mois que un par jour se suicide c'est tout ça et pourtant alors que toutes ces données existent qu'on a ces données objectives on continue d'avancer sur cette plaque là donc il faut continuer de lutter contre cette pack on a on a des propositions à faire distribuant les aides par unité de main d'oeuvre plutôt que par unité de surface et on comprend que ça va inverser des tendances lourdes distribuant les aides sur de la conditionnalité donnant une rémunération et non plus subventions et les mots compte à des agriculteurs qui prennent soin du climat de la biodiversité de notre santé et là les choses sont radicalement inversées et on relance l'agriculture sur des logiques plus vertueuses et puis on parlait de spéculation et ça c'est une actualité récente de l'Europe c'est qu'on a des outils de régulation de la spéculation sauf que les seuils sont tellement hauts que ils passent complètement sous les radars de ces logiques de régulation de la spéculation et que donc finalement alors que les politiques sont écrites on a placé les seuils et les diables sont dans les détails on a placé les seuils tellement haut que ça les concerne pas donc voilà ce qu'on propose nous maintenant c'est une taxe exceptionnelle sur des profits exceptionnels l'intérêt de cette logique c'est de dire s'il y a une taxe exceptionnelle sur profit exceptionnel et bien on pourra retrouver des crédits suffisants pour être dans des logiques de solidarité parce que ce dont on a peut-être pas parlé c'est de la full beats qu'on appelle la facture alimentaire c'est-à-dire celle que des pays émergents ou des pays comme l'Égypte sont pas toujours en capacité de payer et dans des logiques de solidarité va falloir les aider à payer cette facture alimentaire qu'ils ont pas les moyens de soutenir et donc si on a cette taxe exceptionnelle sur des profits exceptionnels on pourra aider ces pays-là à s'approvisionner dans les dans les denrées alimentaires dont ils ont besoin et puis ça peut avoir un effet dissuasif c'est-à-dire que s'ils veulent pas payer cette taxe exceptionnelle sur des profits exceptionnels et bien ils vont peut-être cesser de spéculer et donc ils seront plus concernés par la taxe exceptionnelle parce qu'ils feront plus de profit exceptionnels mais du coup ça met la nourriture à des niveaux de prix qui sont accessibles à tous voilà comment on peut il y a des marges de manœuvre il y a alors la route est droite mais la pantherette quand même parce que et ça ça dépend de ça ça dépend aussi de des choix des citoyens c'est-à-dire que c'est vous qui avez le pouvoir c'est-à-dire que si au Parlement européen la majorité était tenue par les écologistes et les gens de lsfi je vous assure que le 24 novembre dernier la Pâque qu'on aurait voté un ressemblerait pas du tout à celle que que qu'on a aujourd'hui sur la table sauf que j'ai pas entendu ce que vous disiez mais on reviendra sauf que sauf que et bien les citoyens ont choisi autre chose en 2019 aux élections européennes 23% des Français ont choisi le Front national 22% ont choisi la République en marche et puis nous on a récolté les miettes quelque part et c'est la raison pour laquelle on change pas les politiques publiques c'est parce que nous qui sommes vos ambassadeurs vos porte-paroles et bien on nous a pas donné les moyens d'avoir la majorité donc c'est comme ça que ça se passe et malheureusement il faut attendre la prochaine élection européenne pour essayer d'inverser ces tendances lourdes mais c'est pas pour c'est pas pour ça que on fait pas le boulot pour essayer de changer ça même si on n'a pas la majorité merci beaucoup pour toutes vos interventions maintenant on va peut-être approfondir et on est pile dans les temps avec les questions que vous pourriez poser pour approfondir le débat du coup ce qu'on va faire c'est qu'on va prendre les questions à peu près trois par trois si tu veux bien bonjour merci pour votre intervention moi je travaille à Agribio 04 le groupement des agriculteurs bio du des Alpes de Haute-Provence et déjà je voulais peut-être nuancer un petit peu un propos que Elina je crois vous avez dit l'agriculture bio actuellement ne peut pas se passer complètement des intrants parce qu'on fait appel à des engrais par exemple des fientes de poules pour pour apporter de la fertilisation au sol malheureusement dans le 04 on a des sols qui sont relativement pauvres surtout par exemple sur le plateau de Valensole et du coup voilà c'est pas l'agriculture bio ne peut pas se passer complètement des intrants et typiquement les fientes de poules par exemple ou d'autres types de fertilisation on les importe d'Europe de d'Italie d'Espagne voilà donc déjà il y avait cet aspect là et je voulais aussi peut-être avoir une analyse sur l'effondrement de la consommation de bio depuis la fin du covid on a vu un gros essor en 2020 et puis finalement après ça c'est complètement effondré voilà si vous avez des éléments de réponse ça m'intéresse merci oui bonjour Maxime moi je travaille pour les races locales je sais que Benoît est très sensible à ces questions là moi je pense que l'une des meilleures moyens de se passer du de l'engrais lié au gaz russe c'est en effet de relocaliser l'élevage un petit peu partout parce que le fumier c'est un très bon apport c'est très bon en termes c'est la base il me semble de l'agronomie et voilà mais moi je voulais quand même intervenir sur autre chose quelque chose de vraiment scandaleux qui est l'accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande qui est passé complètement sous les radars juste après la présidence c'était vraiment grossier comme manœuvre ça met encore plus en difficulté les éleveurs ovins qui pratiquent l'élevage ce qui est l'un des plus vertueux qu'on puisse trouver sur le territoire et vraiment je pense que là il y a vraiment quelque chose à jouer de la part de tous les parties de gauche monsieur Ruffin a travaillé là-dessus pour introduire pour mettre cet accord a l'ordre du jour de l'Assemblée nationale j'espère que vraiment on laissera pas ce truc passer au travers merci il y avait une femme qui avait levé la main tout à l'heure par là je sais plus qui c'est qui je fais des en imaginant qui est un jour une majorité politique vraiment de bonne volonté j'aimerais savoir comment ça se passe concrètement par rapport à la sortie des pesticides sur combien de temps est-ce que c'est toutes les fermes en même temps comment ça se passe ce que ça consiste à arrêter les intrants en une fois et puis voir comment ça récupère enfin voilà j'aimerais avoir un petit peu un imaginaire positif sur qu'est-ce qui se passerait si on gagne vraiment les élections un jour moi je veux bien répondre aux questions alors déjà sur sur l'agriculture biologique qui a besoin de fientes de volaille il va falloir qu'on travaille le sujet mais il y a des réponses techniques c'est-à-dire que je voilà je reprends ma casquette de paysan et je vais pas faire très long parce que c'est long à expliquer mais aujourd'hui moi j'utilise de moins en moins d'effluents d'élevage pour malgré tout réussir à obtenir une fertilisation azotée ou en tout cas une nourriture azotée de mes productions et ça passe par exemple par l'association de culture alors aujourd'hui c'est battu en brèche par des instituts techniques qui disent que les la présence des légumineuses sur une parcelle apporte de l'azote pour la récolte d'après et ça me renvoie sur ta remarque sur les les ressources génétiques locales qu'elles soient animales ou végétales d'ailleurs c'est que quand on travaille avec des ressources végétales locales on arrive à avoir des transferts immédiats d'azote de légumineuses vers les non légumineuses et quand moi je mets du blé avec des lentilles j'ai les lentilles qui qui fixent de l'azote atmosphérique 80% de l'air qu'on respire et composé d'azote c'est de l'azote parfaitement gratuites et parfaitement inépuisable que des légumineuses savent capter et quand on fait ça avec des écotypes donc des des ressources génétiques locales on a un transfert d'azote immédiatement de la lentille vers le blé qui fait qu'on a des blés qui sont productifs et qui sont riches en protéines donc il y a des réponses il va falloir qu'on s'y attelle parce que ça c'est le talon d'Achille tu as raison de le préciser c'est le tal la Chine de l'agriculture biologique c'est les effluents d'élevage qui viennent d'un peu partout dans le monde et qui sont des élevages peu vertueux peu vertueux et donc ça c'est le talon d'Achille de l'agriculture biologique je le dis depuis des années donc il va falloir qu'on travaille sur des réponses à grandes sur le fait que l'agriculture biologique est en difficulté avec un effondrement de la consommation moi je pense que tant que et j'ai dit ça au Forum Européen de la bio qui a eu lieu à Bordeaux il y a un mois et demi tant qu'on considérer l'agriculture biologique comme une agriculture de niche et quand on a tant qu'on n'aura pas compris que c'est la seule agriculture qui permettra d'être au rendez-vous de l'histoire sur le climat sur la biodiversité sur la santé et qu'il faut la soutenir pour que les produits bio soit accessibles à tous et que donc on tant qu'on sera dans la logique où on considère c'est une logique de niche et que c'est donc l'économie de marché qui doit faire qu'on développe ou pas l'agriculture biologique on sera à côté de nos pompes ce qu'il faut c'est que peu importe l'endroit où le consommateur va chercher sa nourriture il n'est plus à s'interroger avec des applications comme Yuka avec avec des indicateurs comme Planet score nutri-score et tout ça qu'il n'est plus à s'interroger si quand il fait ce choix alimentaire là il dégrade la planète il dégrade la biodiversité où il met en danger sa santé c'est ça et donc la seule trajectoire acceptable pour l'agriculture biologique c'est 100%. c'est 100% mais pour ça il faut sortir d'une logique de marché il faut sortir d'une logique de niche et et donc il faut que les politiques publiques permettent ça et j'ai dit tout à l'heure que la PAC perfusait l'agriculture la plus destructrice et bien il faut inverser les tendances et ça me permet de répondre à la question sur la transition est-ce qu'elle est immédiate c'est la bifurcation qu'il faut dire j'ai cru comprendre [Rires] bien sûr cadeau est immédiate mais on peut pas faire d'un gérance chez des gens des gens qui se revendiquent d'ailleurs des entrepreneurs et donc c'est là où les politiques publiques sont déterminantes c'est-à-dire que moi alors il y a deux niveaux à l'échelle une structure il faut changer tout du jour au lendemain si on veut que ça marche c'est à dire qu'il faut apporter toutes les réponses pour que ça fonctionne les transitions douces à l'échelon des structures d'agricoles c'est des dynamiques de l'échec et c'est cela qui alimente les statistiques de l'échec de l'agriculture biologique par exemple il faut changer tout du jour au lendemain le jour on a pris la décision c'est la gestation qui est importante c'est à dire que au moment où on a décidé de changer c'est qu'on a fait la gestation en amont suffisante pour dire maintenant je peux changer mais après les politiques publiques elles sont déterminantes moi je dis on peut interdire les pesticides les engrais de synthèse moi je dis qu'il y a une autre façon c'est le levier de l'argent public aujourd'hui la PAC perfuse les structures qui sont les plus grosses utilisateurs d'argent de pesticides d'engrais de synthèse et de d'irrigation et bien moi je dis que c'est très simple on pose des règles de conditionnalité et on dit aux agriculteurs vous voulez continuer à utiliser des pesticides vous voulez continuer à utiliser les languettes synthèse vous voulez continuer à faire de l'élevage intensif dans des situations concentrationnaires c'est votre choix d'entreprise mais nous les garants de l'argent public nous les garants de l'intérêt commun on arrête de vous donner de l'argent pour faire ça et bien vous allez voir que ça va changer [Applaudissements] [Musique] ouais Benoît sur l'accord Nouvelle-Zélande peut-être en n'a pas répondu ouais pareil mais bon voilà ouais parce que c'est le travail qu'on mène aussi à l'Assemblée effectivement François Clémentine etc on avait demandé ouais mais non mais comme à la question était posée il faut quand même qu'on y réponde donc effectivement c'est un travail qu'on mène à l'Assemblée qu'on continuera à mener et d'ailleurs sur tous les accords pas que celui-là on va pas vous avez voulu ajouter la conversion en bio et la question des engrais de synthèse il y a des il y a un scénario qui est sorti cette année sur comment on sort des engrais de synthèse les pistes qui sont données ces premières mains donc effectivement la reconnexion culturelle mais surtout la baisse en fait de l'élevage je rappelle que aujourd'hui 80% des engrais de synthèse ils sont utilisés pour produire de l'alimentation animale donc en fait pour être très caricatural on arrête l'élevage on a 80% d'engrais de synthèse en moins donc c'est un peu caricatural mais ça donne quand même les ordres de grandeur donc ça c'est le premier levier deuxièmement les légumineuses évidemment qui captent l'azote qui est dans l'air et puis les autres pistes il y a le recyclage de l'urine humaine qui est une piste intéressante et sur laquelle il y a beaucoup de travaux de recherche et qui est typiquement de l'économie circulaire en fait de rapporter ensuite à la terre donc ça c'est une piste qui est vraiment prometteuse et puis ensuite développer aussi le compost mais en tout cas il y a des scénarios qui existent là dessus et sur la conversion à l'agriculture biologique il y a des parcours de transition il faut à peu près trois ans après ce qui est sûr c'est que il faut changer le système de production c'est-à-dire qu'une immense monoculture de maïs juste arrêté les pesticides effectivement ça va pas le faire par contre si on se met à diversifier à remettre des haies des légumineuses à terme on a un système qui fonctionne donc ça prend du temps il faut être accompagné effectivement il faut de l'argent public et de l'argent public qu'il y en a c'est un secteur où en France on a 9 milliards d'euros par an sur l'agriculture donc l'argent il est là après comment de l'Europe ouais donc après effectivement comment on le on le répartit selon quel critère c'est la grosse question il faut prendre l'autre micro du coup on va prendre encore des questions voilà une question est-ce que est-ce qu'on connaît le nombre d'adhérents ou de votants la FNSEA et un constat je connais le nombre d'adhérents ou de votants à la FNSEA et un constat j'achète mes légumes dans une AMAP je les paye 30 % en bio en local de moins que si je laisse une grande surface en bourré de pesticides donc c'est pas forcément toujours une question de moyens il faut se bouger un peu c'est tout juste pour la question de dames sur les insectes ici mais pour nous élus y compris nous avons actuellement des entreprises il y en a une sur le complexe industriel de la dans les pays en atlantiques qui par exemple mis au point un procédé de combat contre les insectes en utilisant les phéromones des insectes à détruire c'est donc une destruction sélective ce n'est pas comme les insecticides traditionnels qui détruisent tous les insectes et nous avons besoin des insectes à la campagne comme ailleurs parce que c'est de ça par exemple que vivent les hirondelles les chardonnerets etc qui disparaissent des campagnes qui utilisent ces produits j'en parle d'un témoignant de l'activité concernée et je veux dire que cette question là elle est extrêmement importante parce que l'incidence sanitaire en utilisant ces produits elle est absolument catastrophique pour les utilisateurs d'abord et ensuite pour les consommateurs de ces produits qui ne savent pas par exemple qu'un agriculture on balaie comme ça par exemple un champ arboricole avec 30 à 35 traitements par an quoi voilà il en reste toujours quelque chose dans ce que l'on consomme avec des factures sanitaires que nous n'avons pas identifiées mais qui sont colossales pour la sécurité sociale ensuite en termes de prise en charge sanitaire quoi et puis sur notre registre qui est complémentaire c'est la question des fongicides parce que c'est le deuxième grand poison en agriculture nous avons une entreprise à Pessac en Gironde qui a mis au point un procédé d'utilisation des algues marines comme substitution aux produits de traitement des fongicides que sur le milieu la tomate la vigne la bourriculture etc etc ces choses-là existent je veux dire mais en short à quoi au mur d'un système capitaliste et qui pour la cupidité de ceux qui en profite ne font rien en termes de responsabilité publique pour qu'il soit utilisé et substitué au plongeon actuel qui empoisonnent la société et les utilisateurs d'abord ce qu'il faut donc dénoncer je veux dire si au plan politique un système qui est le système capitaliste il ne faut pas qu'on contourne les thèmes à partir desquels les alternatives peuvent être portées massivement dans des luttes populaires quoi moi j'insiste là-dessus parce que nous n'avons pas les rapports de force aujourd'hui hélas au plan parlementaire européen comme au plan parlementaire national mais il faut inclure dans les grandes manifestations à venir des enjeux comme cela et nous sommes pour travailler au plan national je pense que nos parlementaires ne sont que des relais extrêmement utiles et percutants à ce que nous devons tous prendre en charge pour la part qui nous revienne et je veux juste dire une chose sur la pape Benoît c'est la corde au cou des agriculteurs quand tu dis je partage totalement si c'est une corde au cou il faut en finir avec cette histoire mais je le pense sous un autre club complémentaire à ce que tu as dit c'est que par exemple aux salariés aujourd'hui quel qu'il soit les combats politiques que nous menons c'est de dire face à ce que nous combattons c'est pas avec des primes qu'on peut vivre ces augmentations de salaire c'est le même registre sur la question du travail agrippe paysan disant c'est à dire que on ne peut pas vivre de prime avec la Pâques avec des perfusions on doit vivre de son travail et donc la question politique c'est qu'il faut porter l'enjeu de combat de mettre un terme à cette pack en ne l'utilisant que pour des alternatives biologiques de la production agricole que pour ça je veux dire voilà et tous ceux qui en profitent pour continuer empoisonner comme les 20% naturels dont tu as parlé il faut sucrer c'est affaire qui est un poison général en particulier pour les alternatives que nous portons [Applaudissements] bonjour alors désolé j'ai pas tout à fait sur le sur le même sujet là moi je voulais qu'on parle un peu de gaspillage qui est quand même pour moi entraîne quand même d'énormes problèmes au niveau des produits alimentaires encore une question [Musique] comment moi j'ai l'impression que moi je suis un petit peu d'accord avec le monsieur qui parlait là-bas ceux qui payent font enfin ceux qui vont payer en fait vont faire les choix et j'ai l'impression qu'en fait eux au niveau de ce que ça arrange que ça continue comme ça ils veulent en fait que créer des marchés avec différents critères et canon de sanitaire et que en fait les pauvres ils vont toujours avoir ils vont avoir ce qui va être importé qui va être pas cher et de mauvaise qualité et que il y a que les riches qui vont accéder à la nourriture sans pesticides sans saucisses sans cela et que en fait ce qu'il faudrait empêcher c'est justement au travers des prix qui puissent créer ce marché complètement inégalitaire moi-même j'ai bientôt partir à la retraite et là je suis en fin de carrière je gagne bien assez bien ma vie donc je peux choisir ce que j'achète je peux acheter des tomates con du goût je peux acheter des voilà pas des salades en plastique et tout ça mais quand je vais arriver à la retraite il va falloir que je revois mes critères d'alimentation et ça va je vais descendre d'un cran bon voilà je pense que c'est plutôt ça qui qui s'installe petit à petit donc j'en fais une question je vais essayer de répondre cours oui je le disais tout à l'heure le diable est dans les détails je comprends et beaucoup d'agriculteurs me disent nous on veut plus être des assistés on veut plus être à la merci des aides publiques de la Pâques mais c'est quoi notre projet de société alimentaire c'est que seul ceux qui ont des gros revenus puissent s'offrir les produits de qualité sans pesticides nutritif et pour en mettre le prix pour accompagner une agriculture différente ou est-ce que c'est ces produits là généralisés je les dis tout à l'heure la seule trajectoire acceptable du développement de l'agriculture biologique c'est 100% parce qu'elle donne des garanties sur un certain nombre de sujets l'agriculture biologique c'est pas un label c'est un signe officiel de qualité sévèrement rigoureusement étroitement contrôlé par un organisme de contrôle indépendant qui garantit au moins trois entrées 4 d'ailleurs pas de pesticides pas d'engrais de synthèse pas d'OGM bien-être animal quand vous avez le logo AB ou la feuille étoilée sur le produit c'est que vous avez ces garanties là et c'est pas un la c'est un signe officiel de qualité et bien moi je dis que toute la société quelle que soit son revenu doit pouvoir accès à ce genre de produit et c'est ça le notre projet de société alimentaire mais pour ça et c'est là où je diverses on a besoin de politique publique mais pas celle qu'on a aujourd'hui et c'est là où on se rejoint c'est-à-dire qu'aujourd'hui il faut arrêter de distribuer les aides sans conditionnalité et que avec de la conditionnalité on sort de logique ou les agriculteurs ont l'impression d'être des assistés avec des subventions et c'est pour ça que j'ai utilisé le verbe rémunérer on les rémunère parce qu'ils prennent soin de l'intérêt commun et on gère ça comme on gère aujourd'hui la sécu c'est à dire qu'aujourd'hui quand vous allez voir le médecin vous sortez votre carte de sécu et le médecin parce qu'il a pris soin de votre santé et payer par une par une une enveloppe publique qu'on a tous alimenté et bien là l'enveloppe public elle existe déjà elle est déjà alimentée elle s'appelle la PAC elle s'appelle aussi toutes les politiques curatives qu'on doit engager pour réparer les dégâts de cette agriculture qui dégrade des ressources vitales comme comme l'air et qui sont des puisses enfin tant qu'on arrêtera pas les pesticides en Grède synthèse c'est en France 5 ou 6 fois la PAC est-ce que vous imaginez si demain nos députés de la nups disent stop et qu'ils arrivent ils arrivent emmener une majorité on arrête dans le gouffrir d'engloutir pardon des sommes d'argent public pharaonique dans des puissants font parce que c'est des logiques curatives et qu'on dit ces enveloppes on les ré-attrape et on s'en sert pour rémunérer les paysans qui prennent soin de l'intérêt commun et c'est ce que je disais tout à l'heure ceux qui veulent continuer avec des pesticides des engrais de synthèse dans l'élevage concentrationnaire c'est leur choix d'entreprise mais nous on doit leur dire on a plus d'argent public pour faire ça et on rémunère on n'est plus dans des logiques de subvention on rémunère et parce qu'on a on aura rémunéré ces gens là on pourra mettre en marché les produits de qualité accessibles à toutes les bourses et c'est ça l'enjeu c'est ça l'enjeu de d'une politique publique qui va dans le sens de l'intérêt commun et c'est et c'est ça qu'on doit défendre quand on est quand on se revendique de gauche toujours compliqué d'intervenir après Benoît sur les sur la sur la bio et l'aspect on peut manger bio et bien pour le même prix oui si on cuisine si on achète des produits bruts si on mange moins de viande si on a le temps d'aller à la MAP et à l'autre magasin et qui a une AMAP près de chez nous ce qui est pas le cas de tout le monde honnêtement il faut que ce soit moins compliqué si on veut que ça se démocratise ça peut pas être un sacerdoce pour les militants qui sont convaincus et qu'on le temps il faut vraiment que dans tous les tous les magasins liés des aliments qui soient locaux et bio et voilà donc ça c'était la première chose sur sur la bio et que ce soit soutenu aussi parce qu'on parlait de crise du bio bon crise du bio moi je enfin je veux dire ça fait 10 ans que la croissance est à deux chiffres là elle a reculé je crois c'est de 1%, ça va faut pas crier la mort du bio comme tout le monde a hâte de le faire moi j'ai plutôt confiance il y a eu des bonnes nouvelles en plus là sur le PSN donc ne crions pas à la mort du bio s'il vous plaît et sur les adhérents de la FNSE alors c'est assez intéressant je sais pas si vous savez du coup j'ai fait une recherche Google ils sont 212000 non par contre ce que je savais et qui est clairement hallucinant c'est que en fait la FNSEA elle gagne les élections avec seulement 55 % des voix et le mode de gouvernement fait que il gagne les trois quarts des sièges mais voilà mais c'est que 55% des agriculteurs finalement qui ont voté vsea donc voilà c'est important de le savoir et c'est 212000 adhérents sur 400 000 agriculteurs donc c'est pas tous les agriculteurs et par ailleurs il y en a qui sont à la FNSE mais long parce que c'est là qu'on a les informations etc et donc c'est aussi une habitude d'y être ça veut pas dire qu'on est d'accord avec tout ce qui est dit au niveau national et enfin pour répondre sur le le gaspillage qui est compliqué avec le gaspillage c'est que en fait c'est à tous les stades de la production à la transformation à la distribution dans les foyers ça se répartit vraiment équitablement le gaspillage donc c'est multifactorial ce qui fait que c'est un sujet qui est assez compliqué à aborder et clairement c'est rendu possible parce qu'on se reproduit tellement que finalement le gaspillage est pas vu comme grave si on était dans des logiques de se briété je peux vous assurer que que ce soit du côté de la grande distribution comme sur les autres maillons on ferait beaucoup plus attention aussi là dessus [Applaudissements] peut-être juste un mot sur sur la question des prix en fait nous pour enfin comment dire toute l'importance justement pour nous elle est là aussi de lutter contre cette spéculation sur les marchés à terme mondiaux parce que ça peut nous paraître très éloigné finalement cette question de du blé qui s'échange à Chicago ou sur les bourses de jeunes CESU de Paris ou autre ça peut nous paraître très éloigné mais en fait le blé et la principale la principale céréale consommée on le retrouve dans les pâtes on le retrouve dans tout et donc en fait plus ces prix là de la matière première vont augmenter et plus on va se retrouver avec des produits qui du coup vont être vont être chers et de moins en moins abordable donc nous enfin c'était juste pour terminer sur le pour boucler la boucle ou pour dire que effectivement pour nous tout est tout est lié et a commencé par par cette spéculation attends il faut être polyvalent parce qu'en fait le l'intervention de Jean-Luc va commencer dans pas longtemps OK dans le dans l'intitulé de ce rassemblement il est parlé d'agroécologie or on parle d'agriculture bio apparemment il y aurait une différence l'agriculture bio tu as énoncé les les éléments du cahier des charges des choses à faire à ne pas faire en agroécologie c'est une agriculture beaucoup plus globale qui prend en compte l'ensemble des problématiques or on est dans un cadre de réchauffement climatique de pénurie d'eau et l'agroécologie d'après ce que moi j'en sais et basé pour une partie pour une large partie sur le taux de matière organique des sols or j'ai absolument pas entendu d'en parler qu'est-ce qui stocke le carbone qui est dans l'air ce sont les sols et qu'est-ce qui stocke de l'eau dans le carbone dans les sols c'est le carbone c'est le sol et donc j'aimerais que vous précisiez un petit peu parce que il y a un rapport qui existe qui s'appelle le rapport 4 pour 1000 que vous devez bien connaître sans aucun doute et parce que parce que il est dans les dans les dans les prises de décision verbale d'anciens gouvernement il est toujours en vigueur il est pas du tout appliqué et il me semble qu'ici dans ce cadre on parle d'agroécologie et qu'il est fondamental de savoir que on peut compenser la totalité des émissions carbone actuelle aujourd'hui mondiale si on oblige et qu'on ne finance que l'agriculture qui augmente le taux de matière organique des sols c'est colossal et fondamental j'aimerais que on en parle quand même un petit peu quoi et on a un ingénieur agronome là j'aimerais autant que qui confirme ouais parce que dernière dernière est super cool oui il y a longtemps ce qui faisait des gros titres c'est que les 9 milliards environ de la PAC qui sont distribués chaque année ça allait à la surface donc il y avait Albert de Monaco etc donc c'est je sais pas est-ce que c'est encore le cas c'est toujours le cas d'accord et l'émission le dernier cash investigation de Élise Lucet qui peut avec la suppression de la taxe sur l'audiovisuel public ne sera n'aura peut-être plus on la verra peut-être plus est-ce que vous avez pensé quelque chose du dernier cash investigation sur la pack de Élise Lucet je vais essayer d'être rapide parce que je crois qu'on a plus beaucoup de temps sur agroécologie les choses c'était implicite et je l'ai pas dit quand je dis à Madame tout à l'heure il faut changer tout du jour au lendemain ça veut dire qu'on a compris l'agroécologie et qu'on met tout les curseurs pour avancer sur l'agroécologie et effectivement le premier critère à intégrer c'est la fertilité des sols c'est engager des pratiques agricoles qui ne ne s'engage que sur le capital sol en l'occurrence là c'est pas un gros mot et donc ce que je dis souvent c'est que tous les gens qui font de l'agroécologie vont être en certification à l'agriculture biologique la certification l'agriculture biologique devient une conséquence de pratique agroécologique en revanche et c'est là où vous avez raison on peut respecter le cahier des charges de l'agriculture biologique sans forcément faire de l'agroécologie et donc c'est là peut-être l'écueil de l'agriculture biologique c'est que certains et c'est pas contestable qu'il y a pas de pesticides pas d'OGM pas d'engrais de synthèse et du bien-être animal dans le cahier des charges de la culture biologique pour autant on n'est pas forcément sur les logiques agroécologiques et donc c'est là la marge de manoeuvre c'est qu'on devrait imposer des pratiques agroécologiques pour que effectivement seul l'agroécologie puisse accéder à la certification AB de manière à ce que en plus économiquement parlant il se ramassent pas parce que quand on fait pas de l'agroécologie qu'on certifie en agriculture biologique je vous le cache pas c'est un peu casse-gueule sur la pack malheureusement on n'a pas on l'a pas changé c'est-à-dire que c'est ce que j'appelle le cœur du réacteur on n'a pas changé le fait que on continue de distribuer les aides par unité de surface on avait même déposé un amendement pour plafonner les aides puisque c'était le dernier outil le dernier recours dont on disposait pour éviter que des grands de structures puissent cumuler des aides cet amendement a été accepté donc il est à 100.000 euros sauf que il est à la discrétion des États membres c'est à dire que l'inconvénient de cette pack c'est qu'elle est de moins en moins commune de plus en plus national et que on a une partie de sa réglementation qui relève de la réglementation nationale et il y a que deux États membres sur 27 ou 3 qui ont activé le plafonnement à 100000 euros et la France ne l'a pas activé donc ça veut dire que des grandes structures le plus grand bénéficiaire de la PACS c'est un riziculteur va continuer de drainer des millions d'euros de la pacte parce que on a plafonne pas et parce que c'est l'unité de surface qui fait la référence d'où l'idée de faire le choix d'unité de main d'oeuvre c'est à dire que le maraîcher qui crée son emploi on l'aide avec la validation d'une unité de main d'oeuvre établie et s'il crée de l'emploi salarié on va l'aider ce qui veut dire que un maraîcher avec 10 hectares pourrait toucher beaucoup plus d'argent public que le gros céréalier tout seul au milieu de son de de sa grande parcelle de 500 hectares et son gros fent voilà c'est ça l'idée sauf que malheureusement on n'a pas la majorité au Parlement européen [Applaudissements] ouais merci beaucoup en fait la PAC ça demanderait aussi une réunion sur le sujet etc voilà donc d'abord vous remercier vraiment votre participation on a la réunion de Jean-Luc qui se prépare on voit la queue qui qui s'agrandit donc merci à vous et puis voilà on reviendra une prochaine fois merci [Applaudissements]