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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 4 mars 2019 19 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileEnvironnement & énergie

Réunion publique à Bessières (31) : discours de Jordan Bardella

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Fait
    « Macron est au pouvoir et avec lui, c'est le chaos et la baisse des aides à la politique agricole commune. »
  • Fait
    « L'Union européenne a l'intention de diminuer de 10 à 15% les aides qui sont données aux agriculteurs au travers de la PAC, la politique agricole commune. »
  • Fait
    « Baisser les crédits de la politique agricole commune, les réaffecter à divers fonds, dont l'aide qui est prévue pour accueillir des migrants en Europe. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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Présentateur

Merci mes amis pour votre accueil qui, je le dis chaque semaine, fait chaud au cœur. Alors j'essaie depuis le début de cette campagne de trouver qui est le meilleur public de France. On était dans le Nord la semaine dernière et je peux vous dire que vous avez de la concurrence sérieuse. Mes amis, nous tenons aujourd'hui notre sixième réunion publique et c'est un vrai plaisir d'être avec vous à Bessières dans ce beau département de la Haute-Garonne. J'aime à le redire chaque fois car c'est essentiel. Les endroits changent chaque semaine, la météo aussi parfois.

Les visages et les regards que nous croisons ne sont pas les mêmes non plus mais il y a une chose qui ne bouge pas depuis le lancement de cette campagne et qui je suis convaincu fera la différence le soir du 26 mai. C'est votre enthousiasme et c'est la chaleur de votre accueil. Les meetings du Rassemblement National, nos meetings, c'est un lieu où l'on parle vrai. C'est un lieu où l'on dit la vérité aux Français et c'est le lieu aussi de tous les espoirs. Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de l'actualité.

D'abord parce qu'il n'y a que l'effet qui compte et ensuite parce que l'interminable monologue d'Emmanuel Macron sur les chaînes d'info vous a peut-être privé des nouvelles de la semaine du pire comme du meilleur. Dans nos meetings nous parlons juste et nous parlons vrai. Nous parlons vrai quand nous disons que les préoccupations concrètes des Français n'intéressent plus Macron et ceux qui nous dirigent. Nous parlons vrai quand nous disons que plus personne n'ose évoquer l'insécurité qui pourrit la vie de millions de Français au quotidien dans l'indifférence générale, des combriolages aux violences en passant par le terrorisme.

Nous parlons vrai quand nous vous disons que l'incapable Castaner ne fait strictement rien pour assurer votre sécurité et celle de vos enfants. Après avoir appris il y a quelques jours que des djihadistes partis combattre chez Daesh continuaient de percevoir des prestations sociales. Alors notez que pour eux il n'y a évidemment jamais de contrôle. On a appris cette semaine qu'un terroriste qui était condamné pour projet d'attentat en 2002, déchu de sa nationalité en 2006, c'est assez rare pour être souligné, était aujourd'hui en 2019 sur demande de Castaner, logé à nos frais dans un charmant hôtel du Cantal à Aurillac.

Oui, vous avez bien entendu, et tenez-vous bien sans que personne ne le sache jusqu'ici, ni les habitants, ni les autorités locales, ni même le maire. Ce terroriste islamiste a été condamné par la justice, il n'est plus français, mais il est toujours là, chez nous, aux frais de la princesse. Ce terroriste islamiste n'est plus français, mais il est toujours là car la Cour européenne des droits de l'homme, vous savez, la CEDH à laquelle nous nous sommes soumis, nous interdit d'expulser des terroristes au motif, accrochez-vous bien, qu'ils pourraient subir dans leur pays des traitements inhumains ou dégradants. On marche sur la tête.

Ce n'est pas la première fois que la CEDH met en péril la sécurité des Français, votre sécurité et la sécurité de la France. Déjà en 2011, la CEDH avait empêché la France d'expulser vers l'Algérie, le terroriste Jamel Bégal, connu comme l'émir des frères Kouachi et Amédicou. Avec nous également, aucun djihadiste ne reviendra en France après avoir pris les armes contre notre beau pays. Car quand on prend les armes contre la France, quand on embrasse l'idéologie meurtrière qu'est l'islamisme, alors le seul sort que l'on mérite, c'est de croupir dans les prisons syriennes, dans les prisons irakiennes ou même de finir exécutées.

D'ailleurs, la plupart des pays européens font preuve d'un bon sens élémentaire. La Suède, l'Autriche, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, tous ont dit non au retour de ces bombes humaines, tous à l'exception de Macron et Castaner. Vous avez d'ailleurs été plusieurs milliers depuis maintenant dix jours à signer une pétition du Rassemblement national contre leur retour et les derniers sondages nous ont une fois de plus donné raison. 82% des Français ne veulent pas que ces bombes humaines remettent un pied dans notre pays.

Et vous savez que si ces djihadistes reviennent, ils vont être remis en liberté dans quelques années et venir s'ajouter aux 450 individus radicalisés qui doivent sortir de prison cette année à cause d'une justice qui, comme vous le savez, est toujours forte avec les faibles, mais faible avec les forts. Quand on parle de terrorisme ici, chez vous, région meurtrie par les tueries de Mohamed Merah, tout le monde sait de quoi on parle. Et malheureusement, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Nous avons appris il y a quelques jours que Marine était renvoyée devant les tribunaux pour avoir dénoncé sur son compte Twitter « Image à l'appui des exactions de Daesh ».

Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais on marche sur la tête. On vit dans un pays où l'on héberge des terroristes à l'hôtel avec l'argent des Français, car des juridictions européennes nous empêchent de les expulser. Un pays gouverné par des gens qui veulent faire revenir des barbares, qui sont partis combattre à l'étranger et qui, en prime, poursuivent en justice ceux qui dénoncent leurs crimes. Nous sommes gouvernés par des fous. Et ce n'est pas terminé. L'Irak vient d'annoncer qu'elle jugerait ces prochains jours 13 Français partis combattre pour Daesh. Et devinez ce qu'a dit notre gouvernement.

Notre ministre de l'Injustice, Nicole Belloubet, n'a rien trouvé de mieux à dire que si ces djihadistes étaient condamnés à mort par l'Irak, la France interviendrait. Rien que ça. Franchement, moi je ne me soucie pas particulièrement de savoir si ces ordures seront ou pas condamnées à mort en Irak. Et au fond, je trouve ça très malsain, gênant même que notre ministre de la Justice semble si préoccupé par leur sort. Ils sont partis là-bas. Ils ont brûlé leur carte d'identité en partant. Ils ont tué, ils ont violé, ils ont torturé alors qu'ils ne puissent plus menacer les Français. C'est ma seule et unique préoccupation. Le reste, je n'en ai rien à faire.

Alors en matière d'absurdité, ce gouvernement atteint les sommets. Macron, lui, il aime les records. Et surtout, ce qui ne sert à rien, vous l'avez vu samedi dernier, déambulé dans les allées du salon de l'agriculture, il y a passé 14 heures. Bravo, président. Record battu. Mais pour quel résultat ? Un agriculteur se suicide tous les deux jours. Un agriculteur se suicide tous les deux jours. Ici, en France, ce n'est plus acceptable. Où sont tous ces engagements de campagne ? Toutes ces promesses de campagne électorale ? Qui a vu ne serait-ce que l'ombre de ce fameux plan Marshall de 5 milliards pour l'agriculture promis par Macron lors de sa campagne électorale ?

Au salon de l'agriculture, vous savez, nous y sommes allés jeudi avec Marine et nos candidats. J'ai eu cet échange avec une agricultrice de la Drôme qui m'a dit « Ça fait 26 ans que mon mari et moi nous faisons ce métier. L'agriculture, c'est notre vie et je fais le plus beau métier du monde. Simplement, aujourd'hui, je n'y arrive plus. Je n'y arrive plus et je ne veux même pas que mes deux garçons choisissent cette voie car nous sommes en train de crever. » Il y a aussi eu cette fille de 16 ans du Lot-et-Garonne qui a lancé sur Internet une cagnotte pour venir en aide à ses parents agriculteurs qui croulent sous les dettes et n'arrivent plus à faire face.

Mes amis, nous devons être fiers et je tiens à le rappeler de notre agriculture, de ceux qui y consacrent leur vie et leur énergie. Mais il y a urgence. Un tiers des exploitations ont disparu en l'espace de 10 ans. Des milliers d'agriculteurs vivent avec moins de 300 euros par mois. Tout cela doit et peut changer. Et ce changement, il se jouera dès le 26 mai prochain parce que, vous le savez, l'agriculture est un des grands enjeux de cette élection européenne. Je vais vous parler, tiens, du projet de la Commission européenne. Vous allez comprendre pourquoi il y a urgence.

L'Union européenne a l'intention de diminuer de 10 à 15 % les aides qui sont données aux agriculteurs au travers de la PAC, la politique agricole commune. Et cela alors même que nous avons augmenté notre contribution à l'Union européenne d'un milliard et demi d'euros cette année. Ce qu'oublient de nous dire les européistes, c'est que l'argent de l'Union européenne, c'est notre argent. C'est quand même le nôtre. Je me souviens avoir entendu le candidat Macron pendant la présidentielle affirmer qu'avec Marine au pouvoir, ce serait le chaos et la baisse des aides pour l'agriculture. Voilà où on en est deux ans plus tard.

Macron est au pouvoir et avec lui, c'est le chaos et la baisse des aides à la politique agricole commune. Alors, tenez-vous bien, ce n'est pas fini. Vous savez pourquoi on va distribuer moins d'aides à nos agriculteurs ? Pour en donner plus aux migrants. C'est ce qui est prévu. Baisser les crédits de la politique agricole commune, les réaffecter à divers fonds, dont l'aide qui est prévue pour accueillir des migrants en Europe. Encore une fois, on marche sur la tête et tout cela doit s'arrêter. Les agriculteurs, les producteurs, les éleveurs sont des gens courageux.

Ce sont des gens passionnés qui, comme tous les Français, ne veulent pas dépendre d'aides ou de subventions de manière permanente, mais ils veulent simplement pouvoir vivre de leur travail. Défendre et protéger nos agriculteurs, c'est défendre et protéger une alimentation de qualité pour tous les Français. Nous devons faire le patriotisme économique. Nous devons refuser les traités de libre-échange négociés par Macron qui tuent nos éleveurs et qu'il faut rentrer du saumon transgénique, des farines animales et tout un tas d'autres produits néfastes dans notre alimentation. Priorité à la production française dans les cantines de nos écoles, par exemple.

Nous devons développer les circuits courts, privilégier le localisme. La production locale doit devenir une norme et l'importation une simple exception. Oui, avec un peu de volonté, avec un peu de bon sens et surtout avec du patriotisme, c'est possible. Dans l'agriculture, comme dans beaucoup d'autres domaines, la France n'est pas le problème. La France est la solution. Autre chose, puisque c'est d'actualité, je voulais revenir sur le grand débat national. Cette grande opération d'enfumage où c'est eux qui choisissent les thèmes, où c'est eux qui sélectionnent les élus, qui vont poser des questions.

Grand débat national qui permet, disons-le, à Macron de faire campagne pour les européennes aux frais de l'État. D'ailleurs, quand Macron est venu dans votre région pour rencontrer les maires à Souillac dans le Lot, l'excellent maire de Bocquer, Julien Sanchez, pourtant maire de la quatrième ville du Gard, n'a pas été convié, car, disons-le simplement, il n'aurait sans doute pas ciré les pompes de Macron. On peut applaudir Julien Sanchez. Le corps Macron s'est pris pour record man. Certains s'extasient, journalistes, analystes, élus de la République en marche, de le voir se tenir debout, à pérorer pendant 7 heures, pendant près de 7 heures d'affilée et à dialoguer avec les élus.

Mais dites-moi, la journée de travail d'un agriculteur, elle fait combien d'heures ? La journée de travail d'un patron de TPE, PME, elle fait combien d'heures ? Votre journée de travail, à vous, elle fait combien d'heures ? 62% des Français, c'est un sondage qui date d'avant-hier, pensent que l'exécutif, tout bonnement, ne prendra pas leurs propositions en compte. Ce gouvernement se fiche de vous, mes amis. Il se fiche de tous les Français. Là encore, parlons d'actualité. Vous leur dites que vous payez trop d'impôts et que vous n'en pouvez plus ? Ils vous répondent qu'ils vont créer de nouvelles taxes. Vous avez entendu la ministre Jacqueline Gourault réclamer l'impôt pour tous.

Souvenez-vous de Darmanin, qui, il y a quelques semaines, nous expliquait qu'il allait raser gratis les niches fiscales qui permettent à de nombreux Français de défiscaliser. Souvenez-vous de Bruno Le Maire, qui voulait taxer les grosses plus-values sur les résidences principales. et accrochez-vous, nous remettons la prime de ce grand gagnant du concours l'épine de la fiscalité à De Rugy, qui nous affirme sans honte que le retour de la taxe carbone est sur la table. La taxe carbone, c'est la hausse des prix du carburant contre laquelle les Français ont enfilé des gilets jaunes il y a trois mois et demi. Je vous le répète et je me base sur des faits.

Ce gouvernement d'incompétents n'a rien compris et il se fiche du sort des Français. Gagner demain, mes amis, vous l'entendiez tout à l'heure, c'est une nécessité et je dirais même que c'est une urgence. Car chaque jour qui passe, c'est un jour supplémentaire de doute, de détresse et de souffrance pour de trop nombreux Français. Combien êtes-vous à vous demander à la fin du mois en regardant votre fiche de paye « Je travaille dur, je profite de rien et qu'est-ce que j'ai en retour ? » Combien êtes-vous à vous demander lorsque vous payez vos impôts « Je donne beaucoup, je donne beaucoup à l'État et qu'est-ce que j'ai en retour ?

» Combien êtes-vous à vous demander taxe après taxe « Mais où passe mon argent ? » Combien êtes-vous à vous dire enfin que l'État fait parfois plus pour les autres qu'il ne fait pour vous ? » Cette semaine, Marine a choqué la bien-pensance médiatique pour avoir déclaré qu'un migrant qui arrivait en France gagnait parfois plus qu'un retraité qui a cotisé toute sa vie. Qu'est-ce qu'on n'a pas dit là ? Combien y a-t-il en France de retraités qui touchent 500, 600, 700 euros par mois de retraite dans l'indifférence générale ?

Quand un migrant arrive, il est hébergé gratuitement, il peut se soigner gratuitement et il reçoit en plus un minimum de 240 euros par mois au titre de l'aide aux demandeurs d'asile et on nous explique que cela relève du fantasme. On a d'ailleurs appris hier de la veu même du ministre de l'Intérieur que 70% des mineurs isolés, vous savez, ces clandestins qui se font passer pour des mineurs afin de bénéficier de l'aide sociale à l'enfance dans les départements, eh bien que 70% d'entre eux n'étaient pas mineurs. Et cela, ça fait des années que nous le dénonçons.

Ça fait des années que, contrairement à Macron, nous disons que nous préférons couper le robinet de l'immigration pour redonner cet argent aux Français, pardon, mais ça s'appelle du bon sens. Je le disais, les Français attendent de pouvoir respirer financièrement à la fin du mois. Ils ne veulent pas qu'on leur donne davantage, ils veulent qu'on leur prenne moins à la fin du mois. Là encore, c'est une question de choix et c'est ce choix que vous aurez à faire dans les yeux le 26 mai prochain. Macron veut que l'Union européenne décide encore davantage pour nous. Nous, nous voulons que ce soit les nations et donc les peuples qui décident de leur destin.

Macron défend la dérégulation et les traités de libre-échange. Nous, nous voulons la priorité pour nos entreprises, la priorité pour nos entrepreneurs, la priorité pour nos agriculteurs et pour nos éleveurs. Macron se soumet aux quotas de migrants imposés par l'Union européenne et veut battre tous les records d'immigration. Nous, nous voulons des frontières qui protègent et la fin de l'immigration massive. Macron encore veut un impôt européen. Nous, nous voulons moins d'impôts. Nous voulons la paix fiscale. Et nous voulons que les 10 milliards que l'on donne chaque année à l'Union européenne reviennent à la France et au peuple français parce que c'est leur argent.

Mes amis, ces élections européennes sont capitales pour l'avenir de notre pays mais aussi pour l'avenir de l'Europe où nos idées triomphent partout. Le 26 mai prochain, l'objectif est clair. Battre Macron et permettre à nos idées de triompher partout en Europe. A l'heure aux urnes, nos citoyens, le jour de gloire va arriver. Vive le peuple français et vive la France !