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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 25 février 2026ContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Dissolution de groupuscules violents, LFI, RN, fin de vie... L'interview de Maud Bregeon

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez choisi votre camp ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Il n'y a pas de poids de mesure entre les deux ?

  • 1:45OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il fallait autoriser cette marche ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    C'est pareil pour vous, groupe Antifa, groupe d'ultra-droite ? Vous les mettez sur le même plan ?

  • 4:30RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous n'êtes pas, au fond, impuissants ?

  • 5:30ComplaisanteRéponse directe

    Ce n'est pas une décision qui est prise de façon partiale et autoritaire. Elle est fondée en droit.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Maud BregeonFait
    « depuis 2017, le gouvernement, les gouvernements successifs, le président de la République combattent avec la même virulence, l'ultra-gauche et l'ultra-droite. »
  • 1:00Maud BregeonChiffre
    « Nous avons procédé à 10 dissolutions, 25 dissolutions depuis 2017, d'ultra-gauche comme d'ultra-droite. »
  • 2:30Maud BregeonFait
    « On suit les renseignements territoriaux qui sont chefs de file sur la question, suivent avec la même intensité, avec la même rigueur, l'ensemble des mouvances violentes, qu'elles soient encore une fois d'ultra-gauche, d'ultra-droite et en leur sein des différentes branches. »
  • 3:30Maud BregeonFait
    « Nous ne hiérarchisons pas la dangerosité de ces différents groupuscules. »
  • 5:00Maud BregeonFait
    « Parce qu'encore une fois, nous ne hiérarchisons pas la dangerosité de ces différents groupuscules. »
  • 6:30Maud BregeonFait
    « Il n'y a pas de poids de mesure entre les deux ? Il n'y a pas de poids de mesure. »
  • 8:00Maud BregeonFait
    « Nous avons pris deux décisions. La première, qui a été lancée par le ministre de l'Intérieur il y a maintenant trois jours, qui consiste à saisir la justice pour reconstitution de Ligue 10 août. »
  • 9:00Maud BregeonChiffre
    « La reconstitution de Ligue 10 août est un délit qui est passible d'une peine de prison de 3 à 5 ans jusqu'à 75 000 euros d'amende. »
  • 10:30Maud BregeonFait
    « Ni la France insoumise, ni le Rassemblement national. »
  • 11:30Maud BregeonFait
    « Il ne peut y avoir aucun type d'accord électoral, ni avec l'un, ni avec l'autre. »
  • 12:30Maud BregeonFait
    « Nous n'appelons le RN à rien. Nous ne demandons rien au Rassemblement national. De même que nous n'appelons la France insoumise à rien, et que nous ne demandons rien à la France insoumise. »
  • 14:00Maud BregeonFait
    « La priorité doit d'abord être donnée aux soins. »
  • 15:30Maud BregeonFait
    « J'estime que ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives. »
  • 17:00Maud BregeonFait
    « J'estime que ce texte va trop loin. »
  • 18:30Maud BregeonFait
    « J'appelle au rassemblement de la droite et du centre en toutes circonstances. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Maud Bréjant. Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul.

Bonjour à tous. Dix jours après le meurtre du militant identitaire Quentin de Ranck, le gouvernement met la pression sur les groupes violents et le président se dit préoccupé par ce climat à l'approche des municipales. Hier vous étiez à une réunion qui a ciblé le groupe antifasciste La Jeune Garde et à l'issue, LFI a interpellé le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée.

On écoute le député Hugo Bernalicis. Votre famille politique doit s'expliquer quand votre ministre Aurore Berger cite l'antisémite d'extrême droite, Charles Maurras et propose un accord politique électoral avec le Rassemblement National. Le bruit des bottes se fait de plus en plus lourd dans notre pays.

Votre ministère a fait le choix de réprimer les mouvements sociaux pacifiques et quand des néo-nazis défilent, là non, non, ça ne trouble pas votre ordre public. Maud Bréjant, est-ce que vous avez choisi votre camp ? Vous savez, depuis 2017, le gouvernement, les gouvernements successifs, le président de la République combattent avec la même virulence, l'ultra-gauche et l'ultra-droite.

C'est ce que le président de la République a redit hier. Il y avait effectivement une réunion dédiée à l'Elysée en présence du ministre de l'Intérieur, en présence du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui a été l'occasion de faire un point de situation, un bilan de suivi de tout ce qui avait été réalisé depuis 2017 et de ce qui devait être réalisé dans les prochains mois. Il n'y a pas de poids de mesure entre les deux ?

Il n'y a pas de poids de mesure. On suit les renseignements territoriaux qui sont chefs de file sur la question, suivent avec la même intensité, avec la même rigueur, l'ensemble des mouvances violentes, qu'elles soient encore une fois d'ultra-gauche, d'ultra-droite et en leur sein des différentes branches. Nous avons procédé à 10 dissolutions, 25 dissolutions depuis 2017, d'ultra-gauche comme d'ultra-droite.

Parce qu'encore une fois, nous ne hiérarchisons pas la dangerosité de ces différents groupuscules. Mais pour faire une micro-parenthèse avant de revenir sur ces dissolutions, avec le recul, en lisant le communiqué de la famille de Quentin Deranque qui dénonce une récupération politique, des dérapages racistes, envoyant ces saluts nazis dans les rues de Lyon samedi, est-ce qu'il fallait autoriser cette marche ? Vous savez d'abord que le préfet de police, le ministre de l'Intérieur, n'autorise pas des manifestations.

Ils peuvent l'interdire lorsqu'ils estiment que ça contrevient à l'ordre public. Toujours un peu sur les mots. En tout état de cause...

Non, je ne vous passe pas sur les mots, je précise le droit. Interdire et ne pas autoriser. Et donc, en tout état de cause, la décision de ne pas interdire a été prise au regard du droit.

Maintenant, ce qu'on a vu, et je pense notamment au salu nazi, je pense à un certain nombre de propos qui ont été scandés, tombent évidemment sous le coup de la loi et sont proprement inadmissibles. Mais là, attention, je vois bien le piège dans lequel on essaie de nous emmener depuis une semaine, comme vous le dites, à choisir notre camp. Entre deux types de groupuscules qui sont aussi dangereux et aussi violents l'un que l'autre.

C'est pareil pour vous, groupe Antifa, groupe d'ultra-droite ? Vous les mettez sur le même plan ? Parce que LFI dit que les groupes Antifa, ils luttent contre le fascisme.

Mais tout groupe qui appelle à la violence, qui se constitue dans l'objectif de mener des actions violentes, comme ça a été le cas pour la Jeune Garde, comme c'est le cas ou comme ça a été le cas pour certains groupes d'ultra-droite, doivent être suivis et doivent être dissous, si le droit le permet, avec la même volonté politique. Mais après, ça sert à un mot de bréjon de dissoute, pardon, parce que hier, justement, le gouvernement, dans cette réunion à laquelle vous participiez, a décidé de saisir la justice sur une possible reconstitution du groupe fasciste la Jeune Garde. Alors qu'on le sait, parmi les sept hommes mis en examen dans le meurtre de Quentin de Rang, beaucoup faisaient partie de ce groupe, un groupe qui avait été officiellement dissous.

Parce que quand on dissous un groupe, ça ne sert à rien, finalement ? Quand vous procédez à la dissolution, vous ne procédez pas à la dissolution des idées, et encore moins, excusez-moi de le dire comme ça, des individus. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que dès lors qu'il y a une dissolution, il y a un travail méticuleux des renseignements territoriaux derrière pour surveiller l'éventuelle reconstitution de Ligue 10 août.

La reconstitution de Ligue 10 août est un délit qui est passible d'une peine de prison de 3 à 5 ans jusqu'à 75 000 euros d'amende. Et effectivement, dans le cadre de la Jeune Garde, nous avons pris deux décisions. La première, qui a été lancée par le ministre de l'Intérieur il y a maintenant trois jours, qui consiste à saisir la justice pour reconstitution de Ligue 10 août.

Parce que nous avons suffisamment d'éléments pour étayer ce dossier. Et d'autre part, les renseignements territoriaux ont identifié des ramifications locales, territoriales, qui sont de toute évidence l'émanation de la Jeune Garde, de ce qu'était la Jeune Garde. Et donc là, on a pris la décision de lancer également une procédure de dissolution pour ces différents groupuscules.

Et on le fait à chaque fois. Mais au fond, la question qu'on vous pose, c'est comment vous faites pour dissoudre des amis ? Je vous donne un autre exemple.

Quand vous avez dissous Génération Identitaire, ils se sont rappelés ensuite les OUAV de Paris. Et les spécialistes de la question disent qu'en fait, c'est ce qu'on appelle des groupes affinitaires. Est-ce que vous n'êtes pas, au fond, impuissants ?

Mais il y a des groupes affiliés qui peuvent se reconstituer. Et lorsque c'est le cas, on les surveille. On procède à l'établissement d'un dossier de dissolution.

Et on lance cette dissolution, comme ça va être le cas pour les cinq groupes, les cinq émanations de la Jeune Garde que je viens de citer. Il faut bien comprendre une chose, c'est que tout ça se base évidemment sur une volonté politique. et nous avons cette volonté politique, le président a cette volonté politique depuis 2017.

Mais ça se base aussi sur le droit. J'entends depuis 24-48 heures des forces politiques nous appeler à dissoudre tantôt telle organisation, tantôt telle autre. Le collectif Némésis, notamment.

Par exemple. Alors ça, vous ne voulez pas le dissoudre ? C'est un très bon exemple.

Ce n'est pas uniquement, il faut bien comprendre les choses, ce n'est pas uniquement une question de volonté politique. Il y a une volonté politique. Mais ce n'est pas une décision prise de façon partiale et autoritaire par un gouvernement, quel qu'il soit.

Et heureusement, c'est fondé en droit. Il y a dans le Code de la sécurité intérieure un certain nombre de motifs qui sont listés et qui vous permettent d'accéder à cette dissolution. Et ce n'est pas le cas pour Némésis ?

Il y a, je vais vous donner quelques exemples, la constitution de groupe armé, l'appel à commettre des actes violents, discours de haine, de discrimination, d'ingérance étrangère, évidemment le terrorisme. Et ce n'est pas le cas de Némésis ? Lorsqu'un de ces motifs, c'est au ministre de l'Intérieur de le dire, lorsqu'un de ces motifs est suffisamment étayé, alors le gouvernement systématiquement établit un dossier, s'en suit ensuite une procédure contradictoire, c'est-à-dire qu'on se retourne vers le groupe en question et on lui permet de répondre aux accusations qui lui sont...

Aujourd'hui vous ne pouvez pas nous dire si Némésis va être dissous. Et le tout débouche par un décret de dissolution en Conseil des ministres. On suit le groupe Némésis comme on suit l'ensemble des groupuscules.

Et lorsque les dossiers de dissolution nous estiment être suffisamment étayés et suffisamment fondés, alors on procède à la dissolution. Maud Bréjean, on vous entend. Mais ceux qui, pardonnez-moi, je le redis parce que ce qui s'est passé hier en question au gouvernement, pardon, dit quelque chose de l'approche qu'ont certains groupes politiques de cette notion de dissolution.

Ce n'est pas une décision qui est prise de façon, encore une fois, partielle et autoritaire. Elle est fondée en Bréjean. Et on se pose aussi d'autres questions.

Vous dites certains groupes politiques, LR et le RN, appellent clairement à un cordon sanitaire autour de la France insoumise. Et vous ? Ma position, elle a toujours été extrêmement claire.

Ni la France insoumise, ni le Rassemblement national. Dès le lendemain du premier tour des élections législatives de 2024, j'ai pris une position, je crois, on ne peut plus claire. Alors, à rebours du Front républicain, vous vous dites, les deux sont à envoyer...

Je refuse d'appeler à voter pour la France insoumise, comme je refuse, évidemment, d'appeler à voter pour le Rassemblement national. Il ne peut y avoir aucun type d'accord électoral, ni avec l'un, ni avec l'autre. Et je suis presque désolée de devoir le préciser comme ça ce matin.

Parce qu'Aurore Berger, votre collègue au gouvernement, a dit, a appelé le RN à se désister, en cas de risque de victoire de LFI. C'est quoi ? C'est ça que vous visez comme accord électoral ?

Ça veut dire quoi ? C'est sa position personnelle. Ce n'est pas la vôtre.

Je vous laisserai lui demander de l'expliciter. Moi, je dis une chose très simple, et c'est la position du gouvernement. Nous n'appelons le RN à rien.

Nous ne demandons rien au Rassemblement national. De même que nous n'appelons la France insoumise à rien, et que nous ne demandons rien à la France insoumise. Il ne peut y avoir aucun accord électoral qu'il soit affiché ou implicite avec des formations d'extrême droite ou d'extrême gauche.

On peut discuter avec le Parti socialiste, on discute avec les Républicains, on est même ensemble dans le gouvernement, et ça, ça me semble tout à fait normal. Mais la France insoumise, comme le RN, sont pour nous des lignes rouges extrêmement claires. Et encore une fois, pour des raisons...

Vous recadrez Aurore Berger aujourd'hui. Ah bah si, clairement. Vous êtes en position frontale.

Je vous donne ma position personnelle, parce que, pardonnez-moi, c'est quelque chose qui me tient à cœur, et ce, pour des raisons de fond, pas pour des raisons politico-dogmatiques. On l'a compris. Vous parliez de la France insoumise.

On les combat, et je les combat personnellement, pour des raisons différentes, mais pour des raisons qui sont majeures dans les deux cas. On l'a bien compris. Et vous aviez appelé LFI à exclure, au moins temporairement, le député LFI cofondateur de la Jeune Garde, Raphaël Arnaud.

Je n'ai pas été entendue de toute évidence. Manuel Bampard, qui était à votre place, a dit que c'était absolument hors de question. Est-ce que vous le réclamez à nouveau aujourd'hui, au vu des nouveaux éléments qui nous parviennent de l'enquête ?

Alors, je le réclame de nouveau, et je l'avais réclamé dans un souci de clarification. J'avais appelé la France insoumise, les dirigeants de la France insoumise, à clarifier leur position vis-à-vis des groupes violents, notamment la Jeune Garde. Je rappelle que M.

Arnaud a été un des membres fondateurs de la Jeune Garde, et que la Jeune Garde s'est toujours constituée comme un groupe intrinsèquement violent. Il y a eu de toute évidence une clarification de la France insoumise, mais pas dans le sens escompté. La France insoumise a effectivement clarifié sa position, et depuis quelques jours, assume, de façon, encore une fois, transparente et délibérée, ses liens avec ce type de groupuscules.

Jean-Luc Mélenchon qualifiait la Jeune Garde d'organisations liées, alliées, ce sont ces mots, à la France insoumise. Mais ils ont catégoriquement condamné la violence également, il faut le préciser. Oui, mais là encore, pardonnez-moi, le double discours est criant.

Vous pouvez, quand vous condamnez la violence sur les plateaux télé, vous ne faites pas élire un député qui est membre fondateur d'un des groupes dont provient cette même violence. et quand il se passe un drame comme celui qu'on a connu à Lyon, vous ne maintenez pas délibérément le député au sein même de votre groupe. Il faut voir quand même que M.

Bompard, M. Mélenchon, Mme Panot aussi, je crois, ont dit qu'ils étaient fiers. Ils ont utilisé ce mot.

Ils ont dit qu'on est fiers d'avoir Raphaël Arnaud dans leur groupe politique. Donc ils sont fiers d'avoir un membre fondateur d'un groupuscule extrêmement violent qui, de toute évidence, était lié au drame qu'on a connu à Lyon. C'est une grande clarification.

Mais là encore, il va falloir en tirer des conclusions. C'est quoi les conclusions ? Est-ce que vous appelez un front républicain contre LFI ?

Je peux vous redire ce que j'ai dit. Moi, j'ai une position claire, tant vis-à-vis de la France publique que vis-à-vis de la Rennes. Oui, mais donc, front républicain aussi contre LFI.

J'appelle en revanche le reste de la gauche, là aussi, à avoir une position, on ne peut plus lisible, ferme et définitive. Vous savez qu'on est en période de réserve, donc je ne peux pas m'exprimer outre mesure sur les élections municipales qui arrivent. Pour autant, le Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts, le Parti communiste, pour ne citer que place publique, Raphaël Luxman l'a fait, doivent s'engager, encore une fois, de façon ferme et définitive, à ne plus jamais s'allier, de quelque façon que ce soit, avec la France insoumise.

Et là encore, j'observe que la clarification n'est pas menée à terme. Je ne citerai pas de nom de ville, puisque nous sommes en période de réserve sur ce plateau. Mais il y a des villes où il y a des alliances, effectivement, des listes communes, LFI, PS.

Dans mon département, Agathe Lambré, il y a des villes où, dès le premier tour, il y a, sur les mêmes tractes de campagne, les logos EELV, la France insoumise, Parti communiste et Parti socialiste. Là encore, moi j'appelle le premier secrétaire du Parti socialiste à clarifier cette position. Je vois que beaucoup l'ont fait, et j'en suis très heureuse.

Je pense à François Hollande, je pense à Jérôme Gued, je pense à Raphaël Luxman, qui a été d'une clarté absolument limpide. Vous le demandez à Olivier Faure. Mais j'appelle les dirigeants socialistes, communistes, écologistes, là encore, à clarifier leur position.

Et à faire preuve de courage. On vous entend, Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement. Dans un instant, on va parler de la loi fin de vie, notamment, et d'un camouflet pour les ministres des Affaires étrangères hier.

Mais tout de suite, il est 8h47, et c'est l'info en une minute avec Sarah Ders. Christophe Leribault, pressenti pour remplacer Laurence Descartes. La présidente du Louvre démissionne.

L'Elysée accepte et salue un acte de responsabilité, quatre mois après le spectaculaire cambriolage du plus grand musée au monde. Christophe Leribault est pour l'instant président du château de Versailles. L'Iran réagit et rejette ce matin les accusations américaines concernant son programme de missiles.

Donald Trump a affirmé plutôt que Téhéran développe des missiles capables de frapper les Etats-Unis. Pour l'Iran, ce sont des mensonges. Le groupe d'électroménagers Seb envisage des suppressions de postes 500 en France, plus de 2000 dans le monde, pour être plus compétitif face à la concurrence asiatique plus intense, selon Seb.

Amazon retire de la vente un livre de dark romance accusé de faire l'apologie de la pédocriminalité. Une pétition est en ligne et elle recueille déjà plus de 60 000 signatures. France Info Le 830 France Info Agathe Lambret Paul Larouturou Avec Maud Bréjon porte-parole du gouvernement.

Paul, on parle des suites d'un clash diplomatique. Après avoir posé un énorme lapin en ignorant la convocation de la France, l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris a téléphoné hier midi au ministre des Affaires étrangères en se disant disposé à ne plus interférer dans le débat public national comme cela lui était reproché dans l'affaire Quentin Déranque. Tout est pardonné avec un petit coup de fil.

Vous oubliez totalement cette sanction de révoquer l'accès direct au gouvernement français de l'ambassadeur américain ? En tout cas, c'est exactement ce qu'on demande aux puissances étrangères quelles qu'elles soient de ne pas interférer dans le débat public national. Donc il peut poser un lapin comme ça et juste le lendemain rappeler et puis c'est fini ?

Je crois qu'ils se sont expliqués et je ne vais pas m'étendre sur le sujet. Moi, je vous redis la position qui est la nôtre. Nous refusons que des puissances internationales quelles qu'elles soient s'immiscent dans le débat national à forcier sur un débat aussi sensible.

Le président de la République a eu l'occasion de le rappeler hier lors de notre réunion à l'Elysée. Jean-Noël Barraud l'a fait. Emmanuel Macron l'avait fait vis-à-vis de Georgia Mélonie il y a 3 ou 4 jours de ça.

Et donc on continuera à tenir cette ligne quelle que soit la vie des uns et des autres. Maude Bréjean, c'est aujourd'hui que l'Assemblée nationale doit voter en seconde lecture les deux textes concernant la fin de vie. L'un pour renforcer les soins palliatifs.

L'autre qui légalise l'aide active à mourir ou le suicide assisté de façon encadrée. Avez-vous toujours de gros doutes sur l'aide à mourir ? Oui, et je commence toujours en prenant des précautions qui me paraissent importantes.

D'abord, la position des uns et des autres est évidemment respectable. ça touche à des convictions très personnelles, à des croyances, à un vécu, aux histoires de chacun. Et donc je ne porte absolument aucun jugement sur les positions qui sont défendues ici ou là.

Vous parlez à titre personnel. Bien sûr. Et je parle à titre personnel.

Le Premier ministre a d'ailleurs donné la liberté totale d'expression sur cette question au ministre. Ma conviction, c'est que la priorité doit d'abord être donnée aux soins. et c'est ce qu'on va faire avec le texte qui touche sur les soins palliatifs.

Vous avez précisé qu'il y avait effectivement deux textes qui allaient être mis au vote. J'aurais évidemment, si j'étais encore députée, voté ce texte dès demain parce qu'on a besoin d'avancer sur les soins palliatifs. On a besoin que partout sur le territoire national, il puisse avoir une accessibilité renforcée à ces soins palliatifs.

Et aujourd'hui, ce n'est pas suffisamment le cas. En revanche, sur la question de ce que vous appelez l'aide active à mourir, d'autres pourraient l'appeler l'euthanasie. Oui, vous trouvez que c'est un choix des mots qui est très important.

Le choix des mots est très important et défend de la sensibilité encore une fois de chacun. J'estime que ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives Mais c'est-à-dire c'est quoi les dérives ? Certains disent par exemple que pour les pauvres qui ont l'impression d'être un boulet pour leur famille ou pour certaines catégories sociales ils iront vers l'euthanasie parce qu'ils se sentent de trop.

Quand vous regardez le contenu de ce texte ça ne se limite pas aux maladies incurables entraînant le décès à court terme. Si c'était limité aux maladies incurables entraînant le décès à court terme Il faut que le pronostic vital soit irrémédiablement engagé. Oui mais à moyen à court ou moyen terme.

Et donc là encore une fois j'estime à mon sens qu'on ne pose pas les limites nécessaires. J'estime que ce texte va trop loin. J'estime que la priorité doit être donnée aux soins et que tant que nous n'avons pas été suffisamment loin sur les soins palliatifs tant que partout sur le territoire ces soins palliatifs ne sont pas développés à un niveau suffisant alors nous ne devons pas emprunter la seconde voie.

J'aurais aimé j'aurais aimé qu'on mette dans un premier temps tous les moyens nécessaires y compris budgétaires sur la question des soins palliatifs pour toutes les questions qu'on vient de se poser. Ça fait des années qu'on a un débat trois ans qu'il y ait eu la convention citoyenne et trois ans après la porte-parole du gouvernement dit waouh un texte finalement on a l'impression un texte qui est pour rien quoi si on vous écoute ou en tout cas qui n'a rien anticipé. ma position elle est probablement à rebours de la majorité dans l'opinion publique et j'en ai bien conscience.

Mais pourquoi vous n'arrivez pas à le faire ? Ça devait être la réforme majeure de la décennie même Macron ça pourrait échouer ce soir pourquoi vous n'arrivez pas à faire un texte ? Alors je pardonnez moi je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites d'abord c'est un engagement important du président de la République et je ne le remets aucunement en cause.

J'entends par ailleurs que c'est une question qui traverse une partie de la société qui traverse certaines familles dans un sens ou dans un autre. J'ai été énormément interpellée dans ma circonscription depuis deux ans maintenant par des associations par des familles je les entends et je ne prétends pas détenir la vérité absolue sur cette question ce que je peux vous dire en revanche parce que c'est un engagement du président de la République c'est que ce texte sera mené à son terme et nous nous sommes engagés à donner le temps législatif nécessaire aux différentes lectures à l'Assemblée nationale comme au Sénat de telle sorte que ce texte puisse être mené à son terme pour autant j'ai une position personnelle que j'assume humblement ce matin devant vous les macronistes sont déchirés en deux camps pour les municipales à Paris la majorité soutient Pierre-Yves Bournazel d'autres comme vous soutiennent Rachida Detti que fera Pierre-Yves Bournazel le troisième homme dans les sondages s'il se qualifie pour le second tour il a clarifié sa position sur France Inter tout à l'heure on écoute je suis candidat du changement et candidat du changement je ne rejoindrai ni Grégoire ni Detti au second tour je mène campagne pour gagner et je crois que les parisiens méritent un autre chemin que celui proposé par monsieur Grégoire et madame Detti donc Pierre-Yves Bournazel ne rejoindra pas Rachida Detti que vous soutenez pourtant pourquoi il veut faire perdre votre camp Maud Bréjean alors vous savez Agathe Lambré qu'on est en période de réserve donc pour que les auditeurs comprennent comme je viens ici avec les moyens de l'état je ne peux pas apporter une parole qui interfère dans le scrutin je vais prendre quelques précautions d'usage que je ne comprenne c'est la position de Pierre-Yves Bournazel je ne vais pas la commenter en revanche à mon sens je plaide pour l'unité de la droite et du centre pour l'ensemble des scrutins électoraux autant que possible dans l'ensemble des villes parce que j'estime que c'est l'espace politique cohérent dans lequel on peut construire dans lequel on peut changer la vie des gens et sur lequel on partage suffisamment de points d'accord donc vous déclorez ce qu'il a dit ce matin moi j'appelle au rassemblement de la droite et du centre en toutes circonstances parce que j'estime qu'encore une fois c'est nécessaire qu'on gouverne ensemble on est dans la même majorité depuis maintenant plusieurs années et que c'est ce qui fait sens Rachida Dati est encore au gouvernement alors que le premier ministre s'était engagé à nommer avant le 22 février les remplaçants des ministres candidats notamment nous sommes le 25 elle ne veut pas partir vous savez qu'il y a des sujets qui prennent du temps je pense notamment à des sujets de fond vous avez probablement vu la question du Louvre on va vous la poser dans quelques secondes et de la nomination pardonnez-moi à la tête du Louvre avant la question du Louvre justement on a appris hier que l'international marocain et joueur star du PSG Achraf Hakimi est renvoyé en procès pour viol sur une jeune femme en 2023 ce qui lit catégoriquement c'est entre les mains de la justice a simplement indiqué son entraîneur Louis-Henriquet qui le fait jouer ce soir est-ce que Achraf Hakimi a pour vous sa place sur le terrain ce soir en barrage retour de Ligue des champions contre Monaco alors c'est pas la porte-parole du gouvernement de s'expliquer et de prendre position à la place pardonnez-moi d'un club de foot sur ces sujets qui sont éminemment sensibles à ma position elle est constante et j'essaie de la tenir il faut respecter le temps de la justice et il faut respecter les décisions de justice la présomption d'innocence elle vaut pour tout le monde même si parfois ça suscite des questionnements et on l'a vu sur bien d'autres affaires donc vous vous dites laissons la justice faire son travail avant de l'empêcher de jouer si devant vous j'appelais le Paris Saint-Germain à ne pas faire jouer tel ou tel joueur parce qu'il y a une procédure judiciaire en cours j'insinue en tant que porte-parole du gouvernement une forme de présomption de culpabilité et je me suis toujours refusée à ça c'est clair Maude Bréjon comme tous les jours c'est le moment de la question qui aujourd'hui la question qui est responsable 128 jours après le cambriolage la présidente du Louvre Laurence Descartes a remis sa démission hier si elle devait partir pourquoi l'avoir protégée pourquoi avoir refusé sa démission il y a 4 mois c'est une page qui se tourne et Laurence Descartes a pris cette position a pris cette décision elle a eu l'occasion de s'en expliquer 4 mois pour la tournée malgré le cambriolage malgré les audits accablants elle a eu l'occasion de s'expliquer de parler de ce qui s'est passé de ce qu'elle a mené depuis plusieurs années maintenant bon nombre de projets importants pour le Louvre pour autant dans un souci d'apaisement et encore une fois d'écriture d'une nouvelle page du Louvre elle a pris cette décision de partir elle a évidemment la confiance du président de la république qui d'ailleurs lui a confié une mission dans le cadre du G7 donc malgré tout ce qui s'est passé le gouvernement aurait pu la maintenir qui se tiendra dans quelques mois pour autant je le redis dans un souci d'apaisement vis-à-vis de l'institution elle a pris cette décision en conscience et en responsabilité et vous nous confirmez que c'est le patron de Versailles du château de Versailles Christophe Léribot qui pourrait le succéder je vous confirmerai les décisions et les nominations après le conseil des ministres en compte rendu de conseil des ministres pour autant les noms qui sont cités ce matin chez vos confrères parisiens sont des personnalités de grands talents et de grandes compétences indéniablement merci merci beaucoup Maud Bréjon d'avoir répondu aux questions de France Info merci