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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 12 mars 2026 10 min

Emmanuel Grégoire, député PS de Paris, candidat à la mairie de Paris

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Emmanuel Grégoire. On va naturellement largement parler des municipal à Paris mais juste avant un mot de ce qui joue en ce moment en Iran. Hier Sébastien Lecornu a réuni toutes les formations politiques.

Assurer la défense sans entrer dans le conflit. C'est la ligne de la France prenée par Emmanuel Macron. Est-ce que pour vous c'est le bon équilibre ?

Oui. B d'abord on n'a pas été informé de ce conflit préalablement. C'est ce que le premier ministre a dit hier.

Euh la France n'a pas à participer à ce conflit qui est en dehors du cadre légal. Je n'aurais pas une larme pour le régime des Mols hein. Ce sont des dictateurs et le peuple iranien doit recouvrir sa liberté.

Mais évidemment l'incertitude géopolitique a de graves conséquences pour l'économie réelle et je pense en particulier au pouvoir d'achat des Français et des Parisiens. Les Parisiens et les Français qui se ruent désormais dans les stations services sous le prix de du carburant flambble. Le patron des socialistes Olivier Fort demande au gouvernement un chèque énergie pour les ménages les plus modestes.

La France à les caisses vides. Est-ce que c'est pas totalement démagogique ? Non, parce que il faut bien aider ceux qui sont en fin de course.

C'est-à-dire que vous avez des gens qui aujourd'hui vont devoir sacrifier leur leur budget d'alimentation à cause de l'augmentation du pétrole et je le dis aussi à cause de l'augmentation du gaz. Demain, c'est un sujet qui nous préoccupe beaucoup à Paris, c'est l'augmentation des prix des prix du gaz. Et donc je pense qu'il faut prendre des mesures.

Euh j'ai compris que le ministre de l'économie et des finances va le faire sur la régulation des tarifs et des marches, mais il faut aussi le faire à travers un coup de pouce au au ménages les plus modestes. Euh vous êtes candidat de l'Union de la gauche à Paris justement face à ces hausses des prix. Euh est-ce que vous comptez proposer bah une aide directe, une subvention, une réduction de prêt à la pompe, un remboursement partiel pour les Parisiens ?

C'est pas du tout le rôle des communes et et honnêtement nous n'en avrons pas les moyens. Mais en revanche, je veux dire quelque chose. Ça prouve cette crise à nouveau la la vraiment c'est pas la première de que notre dépendance aux énergies fossiles est un problème structurel de nos pays.

On n pas de pétrole, on n pas de gaz. À chaque fois qu'il y a une guerre ou un terrain d'affrontement ou de la spéculation, nous sommes sous la menace directe des augmentations de de tarif. Et donc tout ce qui peut concourir à nous sortir de notre dépendance aux énergies fossiles doit être embarqué.

C'est évidemment la transition vers l'électrification du parc. c'est l'utilisation des énergies renouvables. Quand on plaine un discours de l'écologie, c'est aussi un discours de souveraineté et un discours notamment attentif aux classes populaire.

Selon le dernier sondage et là, ben vous faites la course en tête à Paris avec 32 % devant la républicaine Rachid Adati qui pointaitelle à 26 %. Sauf qu'au second tour, tous les sondages donnent l'insoumise Sopia Chikirou qualifiable. Vous avez déjà dit non à l'Union.

Est-ce que ça veut dire que vous assumez de perdre éventuellement la mairie de Paris par division ? Non, ça c'est le sujet c'est pas de division, c'est le sujet c'est de la cohérence d'un projet municipal. Nous avons fait l'union dès le premier tour et donc aujourd'hui c'est un travail de conviction et je veux dire aux électeurs de gauche que s'ils veulent que Paris reste à gauche, il y a un vote efficace, c'est celui pour notre union, c'est celui pour le bulletin de vote Emmanuel Grégoire.

Et donc on verra dimanche soir, mais j'ai été très clair sur les alliances, je ne change pas d'avis tous les matins parce que la la politique c'est d'abord de la cohérence sur un programme d'action municipal. On a une vision partagée, on a construit cette union. et je pense qu'elle va gagner.

Euh Rachid Adati, elle a quand même pour elle sa notoriété. Depuis 2020, elle s'est vraiment construite. Elle est devenue la l'opposante numéro 1 à Indidalgo, la mère de Paris.

Elle a été plusieurs fois ministre. Vous les les Parisiens, mais alors que vous avez été vous aussi longtemps premier adjoint d'Annie d'Algo, vous connaissent peut-être moins. Est-ce que vous pensez que c'est un écueil ?

Non non, je pense que c'est Rachidati, tout le monde la connaît. Moi je gagne à être connaître à être connu. Et donc ça a été l'objet de la campagne.

J'ai fait énormément de terrain. C'est des centaines de réunions publiques. J'ai rencontré des dizaines de milliers de de Parisiens.

Les expressions médiatiques sont aussi l'occasion pour moi de faire découvrir notre projet. Et puis moi je je j'ai une conviction intime, c'est que une élection municipale, c'est pas seulement une une élection individuelle, c'est une élection de liste, une élection d'équipe. On a les maires d'arrondissement, on a nos équipes sur sur le terrain.

On a compensé mon manque de notoriété, notre manque de notoriété par un travail de fourmis, de terrain, de disponibilité auprès des Parisiens. Et et les Parisiens, les Parisiens ont une particularité, c'est qu'ils ont toujours déjoué les prics. en l'occurrence, ce sont toujours plutôt refusés à ceux qui arrivaient avec une notoriété très forte.

Et comment on fait quand on est premier adjoint d'Annie Dalgot jusqu'en juillet 2024 ? Bah finalement pour ne pas être comptable du bilan ou de tout le bilan. Est-ce que d'ailleurs vous vous revendiquez une partie de ce bilan ?

Oui. Oui. Bah il y a une partie dont je suis très fier mais c'est aussi ma singularité c'est que je n'étais pas mère et donc je on a chacun nos caractères.

Nitalo, elle était pas pareil que que Bertrand de la noé. Et donc j'ai aussi ma singularité. Mon mon mon axe principal ou ma différence principale, c'est celui de l'hyperproximité.

C'est la disponibilité pour être sur le terrain, pour m'occuper du quotidien des Parisiennes et des Parisiens dont je ressens une demande en matière de tranquillité publique, en matière d'attention à l'espace public, en matière d'attention au plus fragile. Ma marque à moi, c'est l'hyperproximité. Je connais cette ville par cœur.

C'est aussi, je le crois, un avantage que j'ai par rapport à beaucoup de mes concurrents. Et donc voilà, maintenant on a fait ce travail de conviction. J'espère que les Parisiens et les Parisiens nous donneront leur confiance dimanche.

Dans son bilan, il y a aussi ce qui se passe en ce moment, ce qu'on découvre en ce moment, ce scandale des agressions sexuelles dans dans le périscolaire avec des dizaines d'agressions sexuelles présumées sur des enfants, 30 animateurs suspendus en 2025. Alors, vous assurez n'en avoir rien su, on peut aussi vous rétorquer que vous étiez premier adjoint et que les faits semblent suffisamment graves pour que ça remonte au plus haut niveau. Alors, pardon.

D'abord, toutes les affaires que vous évoquez, je ne suis plus à la mairie depuis presque 2 ans maintenant. Donc, toutes les affaires que dont on parle là, je ne suis plus en charge et je n'ai jamais été en charge de ce sujet. Moi, je veux dire d'abord ma compassion pour les victimes et les familles, ce qui s'est passé est intolérable.

Il y aura des ruptures majeures. On va tout revoir de fond en comble et quand je serai, ce sera le premier du dossier dont je vais me saisir. C'est c'est un sujet qui me parle à titre personnel énormément.

J'ai beaucoup travaillé dans le sur le sujet de la protection de l'enfance et cetera. Ce que j'ai vu remonter ces dernières semaines est insupportable, n'est pas acceptable et donc sera revu de fond en comble. Parce que quand on voit euh qu'un animateur visé par trois plaintes pour violadré euh donc à l'époque, il était dans une école du 7e arrondissement recadré par la municipalité mais néanmoins déplacé dans un autre établissement du 15e arrondissant arrondissement.

Est-ce qu'il y a pas eu une énorme faillite du système ? Alors d'abord quand il y a des enfants qui potentiellement sont violés, c'est une énorme faillite du système. Toute personne qui pense le contraire ou qui dit le contraire est dans le faux. de moi je connais pas ce cas particulier si ce n'est ce qui m'en est remonté et compris parce que j'ai rencontré mes parents.

Il a été déplacé pas du tout sur motif de suspicion de violence sexuelle et on a un sujet de prévention de la pédocriminalité, je le sais intimement. Et donc c'est que les procédures ne vont pas. Il va falloir revoir tout de fond en comble et euh que chaque cas qui s'est produit euh d'abord veiller à ce qu'il y a une accélération des enquête parce que c'est insoutenable pour les parents et pour et pour les victimes de de ces situations.

Euh on va utiliser chacun de ces cas pour clarifier les procédures, revoir tout complètement. On va faire du contrôle externe, on va charger des gens de venir contrôler tout cela. Nous le devons aux familles, aux enfants et aussi aux professionnels qui eux pour beaucoup font correctement leur travail.

Sopia Chikirou réclame depuis décembre une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est une bonne idée ? Je ça c'est un sujet de l'Assemblée nationale.

Si l'Assemblée nationale sais souhaite s'en saisir. Moi je pense qu'il y a déjà une une une enquête sur la question des violences faites aux enfants de ma collègue socialiste Isabelle Santiago avec laquelle j'ai beaucoup travaillé. Si l'Assemblée nationale estime qu'il y a un nouveau sujet à se saisir qui concerne pas que Paris hein d'ailleurs à dire ouais parce que on parle beaucoup de Paris pour des raisons de médiatisation mais il y a beaucoup d'autres endroits qui sont concernés.

Tout ce qui peut permettre à la société de prendre la mesure de ce qu'est l'enjeu de la protection de l'enfance et de l'omerta systémique qu'il y a est bon à prendre et donc je laisserai l'assemblée en décider. Le bilan d'Anilgo, c'est aussi la dette soit environ 10 milliards. Comment est-ce que vous comptez à la fois la résorber et puis continuer d'investir ?

Mais faut continuer d'investir. Il y a pas besoin de résorber la dette de Paris. Paris n'a pas de problème de dette.

Ça c'est l'argument des gens qui ne veulent pas utiliser l'investissement pour des politiques de redistribution. Nous menons des politiques de gauche. La question c'est d'avoir une dette raisonnable et maîtrisée.

Elle est raisonnable et elle est maîtrisée. Voilà, ça a été utilisé pour investir au bénéfice de tout le monde. Pas la ville de Paris, elle a jamais été en déficit.

Chaque euro de dette a été consacrée à de l'investissement. Ce procès sur la gestion de la ville de Paris, c'est le procès des gens qui ne veulent pas qu'on utilise les politiques publiques en faveur des plus vulnérables, en faveur de l'investissement. Faut juste veiller à ce que ce soit fait avec responsabilité et de façon maîtrisée comme chaque ménage peut le faire quand il contracte des emprunts.

J'y veillerai de façon extrêmement rigoureuse. Ce soir, c'est votre dernier grand meeting, hein, ça va se passer au au cirque d'hiver. Si vous aviez juste un message adressé au Parisiens, ce serait lequel ? ce serait de de d'abord de vous mobiliser parce que c'est un enjeu démocratique majeur.

On voit que dans le moment le moment de tension internationale, la tension municipale a pas été aussi intense qu'on qu'on l'aurait tous sans doute souhaité sur le plan démocratique. Vous redoutez un impact sur la mobilisation ? En tout cas, on va on va se faire en sorte, c'est pour ça que je passe le message, qu'il faut aller il faut aller voter pour pour vos mères dans quel qu'elle soit la commune dans laquelle vous habitez parce que c'est un enjeu majeur.

C'est la question nous du pouvoir d'achat, la question de la transition écologique, la question de la protection des plus vulnérables. C'est aussi un modèle de société de vivre ensemble que nous souhaitons protéger. On a en face le risque d'une alliance de la droite extrême et de l'extrême droite.

Je crois que ça menacerait profondément ce qu'est Paris dans l'imaginaire, ce qu'elle est symboliquement dans l'histoire. une ville rechefulge, une ville cosmopolite. Donc je dis aux Parisiens, au Parisiens, venez protéger Paris dimanche en votant.

Emmanuel Grégoire, député PS de Paris, candidat à la mairie de Paris — Emmanuel Grégoire · Pourquijevote