Les Partis Pris : "2027, B. Retailleau annonce sa candidature", "Les leçons de l'affaire Adama Tr...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix euh route [musique] Pascal, vous restez autour de la table. Abdou Chalbani nous rejoint pour son parti prix international. Bonsoir à vous Abnous et c'est vous qui commencez route avec ben d'abord l'événement de cette fin d'après-midi.
Euh certains l'escomptaient mais ça y est Bruno Retaillot annonce officiellement sa candidature sur LCI. est l'invité du 20h de TF1 ce soir. Est-ce qu'il a retenu votre attention, c'est la manière dont il le fait, c'est-à-dire c'est pas du tout une déclaration générale.
Je serai le président de tous les Français, l'Union nationale, Bruno Retaillot, Martel dès cette déclaration de candidature, ces thèmes d'une certaine manière écoutons qui aujourd'hui qui d'entre nous peut regarder le pays que nous aimons sans ressentir une forme de trouble ? de la tristesse ou même parfois de la colère. L'engagement que je prends, c'est de toujours vous dire la vérité.
Je serai le protecteur de la France des travailleurs, pas de la France, des profiteurs. À nous, il revient de reconstruire la France. Ouais.
Voilà. On peut retenir, c'est ces déclarations sur l'ordre. La priorité, c'est le rétablissement de l'ordre et ensuite sur les sociétés multiculturelles.
Ça ne marche pas, dit-il. Non, mais ce qui est sûr, c'est que vous avez euh effectivement dans cet extrait, on voit bien que c'est une déclaration euh si vous voulez dans les déclarations prés de de candidature à la présidentielle, il y a une forme de souffle qui vise à rassembler tous les Français autour d'un projet. Là, on a le constat d'une société qui va mal et en fait, il ne il ne nous dit pas qu'il va aller beaucoup mieux. enfin la façon dont il le dit, on on est un on reste très inquiet, c'est un peu anxiogène dans la manière dont il le dit.
Alors qu'est-ce qu'il dit ? il est tellement il est absolument pas différent de ce qu'il a dit pendant qu'il était ministre de l'intérieur et dans et de ce point de vue là, il reste complètement fidèle à son personnage et à son origine politique. C'est-à-dire qu'il est libéral économiquement, moins d'état, il l'a dit, et aussi extrêmement clair sur le régalien et par exemple sur l'immigration où il avait fait un certain nombre de choses, où il avait tenté de de d'avoir plus d'expulsions, de de faire moins de naturalisation.
Bon, aujourd'hui, il dit une société multiculturelle, c'est une société multiconflictuelle et il annonce qu'il fera des référendums sur l'immigration, sur la justice, en l'occurrence sur sans doute le droit constitutionnel qui empêche peut-être un certain nombre de mesures sur l'immigration, euh sur la cour européenne des droits de l'homme qui empêche certaines mesures sur l'immigration. Bref, donc en fait, il repositionne exactement son discours de ministre de l'intérieur qui avait eu un certain qui avait eu un certain succès et c'est pour cela qu'il le répète aujourd'hui en s'adressant aux militants. Vous savez sous quelle forme il l'a fait ?
Dans une forme de SMS pour parler aux militants parce que c'est eux qui l'ont élu à 75 % président du parti. Il espère que ça va être son avantage par rapport à tous ces concurrents et notamment en interne, ils sont déjà là. David Lisnard, Xavier Bertrand, Laurent Voquier et j'en passe parce qu'il y en aura d'autres qui vont se déclarer.
Il part très tôt, c'est l'un des premiers à déclarer sa candidature. Est-ce qu'il a un espace évident qui s'ouvre à lui ou pas ? Et honnêtement, il la société française, elle est elle est à droite et elle demande du régalien, elle demande qu' un travail sur l'immigration, c'est incontestable.
En revanche, est-ce que il va être incontesté ? Certainement pas. Euh, il sera contesté en interne, il sera contesté aussi parce qu'à un moment donné, il y aura peut-être la nécessité d'avoir le candidat du bloc central.
Et donc, on dit qu'il a fait un accord avec Édouard Philippe pour ça que en janvier ou en décembre, celui qui est le mieux placé se désisterait pour l'autre. Mais tout ça, ce sont que des spéculations et donc en gros, ils partent tout de suite pour essayer de prendre de l'avance mais en fait c'est pas complètement sûr que ce soit un avantage. Route, alors c'est journée exceptionnelle pour vous. deux parties prix du coup pour le prix d'un vous vouliez nous parler des leçons de l'affaire Adam à Traoré puisque la Cour de cassation s'est prononcée ?
Bah oui, moi je trouve qu'elle est le résultat d'un acharnement désolant parce que c'est une affaire qui se clos en France après 10 ans de procédure la Cour de cassation a confirmé le non lieu prononcé en faveur des gendarmes dans l'affaire à Damatraoré. Cette douloureuse affaire, elle a été instrumentalisée depuis le premier jour et elle continue de l'être encore aujourd'hui. Jean-Luc Mélenchon proteste officiellement contre la décision de justice.
Attention, l'arrêt de la Cour de cassation, c'est-à-dire la décision ultime dans notre justice. Ça va rester une plée ouverte dans la mémoire de ceux qui veulent croire à la justice rendue au nom du peuple français. Et c'est bien révélateur du détournement idéologique d'un drame qui a fait plusieurs victimes à la fois évidemment le jeune Adama et c'est bien triste, mais aussi les familles des trois gendarmes qui ont vécu un calvaire pendant 10 ans.
Je vous rappelle les faits, ça s'est passé en 2016, il avait 20 ans, il a été interpellé à Baumont Suroise par deux gendarmes en civil alors qu'il s'enfuyait parce qu'il n'avait pas ses papiers. L'opération des gendarmes visait son frère recherché pour extorsion de fonds avec violence. Il est arrêté.
Il a fait un malaise durant le trajet vers la gendarmerie. Il dit avoir eu du mal à respirer et il meurt dans la cour de la caserne. La famille n'est informée du décès que 3h après et c'est ce délai qui lui fait accuser les représentants de l'ordre.
Les avocats de la famille affirment que les gendarmes l'ont étouffé sous le poids des trois corps pendant l'interpellation. Et s'en suivent des procédures longues, fouillées avec nombre d'expertise et de recours sans fin. Et à chaque occasion, les juges d'instruction d'abord la cour d'appel.
Ensuite et donc hier, la Cour de cassation conclut à l'impossibilité de déclarer les forces de l'ordre coupables parce que le doute, comme c'est la règle en droit, a profiter aux accusés. dans l'intervalle et c'est ça qui est terrible. Cette affaire est devenue emblématique du combat de certains militants contre la police et la gendarmerie accusé de racisme systémique.
Dans la foulée, on a vu le comité Adama en tête de toutes les manifestations organisées avec comme figure de prou à sa traoré la sœur aînée devenue une icône politique d'abord puis une icône de mode ensuite adoptée par les médias américains comme la nouvelle Angela Davis. Alors, on a eu la présence de Assad Traoré à tous les rendez-vous de protestation, toutes les causes des coloniales sans distinction avec des sympathisants qui l'ont suivi de bonne foi dans une dans une dénonciation du système qui serait raciste par essence en comparant allègrement, bien après les faits, la mort du pauvre jeune Adama avec l'affaire George Floyd aux États-Unis. comparaison n'étant pas raison puisque dans l'affaire floy il y a des images vidéos qui prouvent les violences policières ce qui n'a jamais été le cas dans l'affaire traorée.
Bon, ça veut pas dire qu'il y a pas de violence policière qui doivent être absolument clairement et très nettement sanctionné. Mais là, la justice vient de déclarer à trois reprises que ce n'était pas le cas. Et dans l'intervalle, il y a eu la souffrance des familles.
En 2022, je voudrais citer la mère d'un des gendarmes qui a écrit un livre protestant contre ce qu'elle a appelé le lynchage médiatique contre son fils et ses collègues. "Je ne suis pas la mère d'un assassin", avait dit Virginie Gautier. cette femme militante de gauche antiraciste.
Pour elle, cette affaire a été une déflagration qui a totalement bouleversé sa vie. Et ce soir, l'instrumentalisation politique continue à sa Traoré continue son discours politique. La justice française, comme elle l'a fait depuis des années, continue de protéger les forces de l'ordre et continue de protéger l'impunité policière.
Et puis réponse aussi politique de Marine Le Pen qui dénonce l'extrême gauche qui s'est servi de cette affaire pour jeter en pâure toute une profession. Résultat, le Jan Dama 20 ans n'est plus qu'un prétexte et c'est cela que moi j'ai envie de déplorer ce soir. C'est ça qui est dramatique parce que on a instrumentalisé sa cause.
Pascal, votre parti prix économique, ça y est, euh elle est rendue. On attendait depuis 2 ans cette programmation pluriannuelle pour l'environnement, c'est-à-dire quel mix énergétique, un peu plus ou un peu moins de nucléaire, un peu plus ou un peu moins de solaire et d'éolien. et ben c'est rendu, il y aura un peu plus de tout et vous vous n'êtes pas très satisfait, vous dites le et en même temps assez limite en tout cas le en même temps énergétique.
Alors je vais essayer en quelques points de vous démontrer que il y avait probablement mieux à faire. Premier point essentiel, on ne comprend pas le marché de l'électricité si on ne comprend pas d'abord qu'il s'agit d'un marché de la demande. Pourquoi ? parce qu'il faut produire au moment où la demande s'exprime, l'électricité ne se stock pas.
Ça n'est pas un produit qu'on peut mettre de côté et réutiliser le lendemain. Ça pas un service non plus d'ailleurs. Alors, on ne stock pas l'électricité.
C'est donc la demande puisqu'on a des moyens de production différents en France. On a du nucléaire, on a un petit peu d'hydraulique 10 % mais parfois on utilise des centrales à gaz. Ce sont les moyens de production qui déterminent le prix.
Donc c'est le niveau de la demande, la capacité à produire qui détermine le le prix. Deuxème point de de ma démonstration, quels sont nos besoins ? Notre consommation électrique décroit depuis 10 ans.
Alors, les raisons sont extrêmement nombreuses. Vous avez moins d'industrie en France, l'appareil industriel s'est affaibli. Nous avons de moins en moins d'électros euh dépendants euh d'électro intensifs comme par exemple les cimentiers, le secteur de la chimie.
J'en ai relevé quelques-uns. Les échos publié hier d'ailleurs une carte très intéressante des électrointensifs en France. Vous avez Yara euh qui fabrique des engrais pour l'agriculture arcélor solvet la farge qui fait du ciment.
Calcia aussi d'ailleurs et total. Donc moins d'industrie mais aussi il faut le dire et c'est plutôt une une bonne nouvelle des programmes d'économie d'énergie qui ont marché. Moi je dis euh bravo le grand bravo schneeder électrique euh qui vous vendent aujourd'hui euh des produits pour réduire votre consommation électrique.
Donc nous consommons moins et il faut payer. C'est ce qu'il faut savoir, c'est un élément essentiel. Il faut payer pour se débarrasser de l'électricité additionnelle non utilisée.
Attendez là, il faut que vous nous expliquez quand on a trop d'électricité, il faut payer pour s'en délester. On la donne et d'autres l'achètent mais nous les payons. C'est la réalité pays pour acheter notre électricité supplémentaire bien sûr pour nous délester si vous préférez puisque c'est un verbe qui est très souvent utilisé dans le domaine de l'électricité.
C'est pas un bien d'exportation qui nous rapporte de l'argent. Alors, parfois, on a des contrats. On a parfois des contrats.
Il y a des autoroutes européennes de l'électricité. On peut vendre des Mais quand vous êtes en situation de surproduction, une des options, c'est de se délester, c'est-à-dire de libérer, si vous voulez, ces grandes autoroutes électriques en donnant à nos à nos voisins et pour ça, effectivement, on les paye. Le problème, David, c'est celui de l'accès prioritaire donné aux renouvelables qui sont par nature intermittent. quand les renouvelables produisent, il quand il y a du vent, quand il y a du soleil, euh ils sont prioritaires sur le réseau.
Donc que fait-on ? Bah, on réduit la présence du nucléaire qui lui est pilotable. Et ça a des conséquences qui sont des conséquences là aussi financières, mais des conséquences strictement opérationnelles.
Euh une centrale nucléaire, c'est pas une pile, enfin c'est pas un transistor qu'on ouvre et qu'on ferme. C'est c'est un un ensemble industriel extrêmement complexe. On peut réduire un peu la production, mais dès lors que on la réduit massivement, ça pose des problèmes de maintenance et de sécurité.
Donc vous êtes en train de nous dire, on avait pas besoin de rajouter du solaire ou de l'éolien. Non, c'est un peu d'ailleurs ce qu'il y a dans la PPE 3 puisque c'est la 3è version qui acte certes le retour du nucléaire c'estàd qu'on ne va plus fermer les 14 centrales qu'on voulait fermer. On va même construire des des EPR.
Mais les éoliennes terrestres si elles sont mises en pause laissent la place aux éoliennes en mer. Et d'ailleurs, voilà ce qu'on disait ce matin Marine Tondolier. Elle était l'invitée de nos confrères de Bonjour sur TF1.
Je rappelle que 75 % des panneaux solaires du monde étaient fabriqués en Europe en 2010. Aujourd'hui, c'est 15 %. La Chine est en train d'installer 610 km² de panneaux solaires dans les plaines du Tibet.
C'est l'équivalent 6 fois la surface de Paris. Vous voudriez qu'on fasse Paris ? Ils installent plus en un semestre que les États-Unis dans toute leur vie.
J'indique juste que la Chine n'est pas connue pour ses engagements spécialement climatiques, mais est connu pour sa compétitivité et ils ont compris bien mieux que les Français que l'avenir était au renouvelable. C'est pas toujours un modèle pour autant la Chine. Oui, mais sur la la compétitivité économique.
Oui. Enfin, la compétitivité économique de la Chine, pardon madame Tondolier, mais c'est lié aux subventions du gouvernement chinois. Ça n'a rien à voir avec l'environnement.
Par ailleurs, si vous regardez une carte de géographie, vous allez voir qu'en Chine, il y a des déserts mais il y a des milliers des milliers des milliers peut-être même des centaines de milliers d'hectares disponibles pour poser des panneaux solaires. Ça n'existe pas en France. Loin donc de ces polémiques inutiles, on doit pouvoir dire que notre électricité à ce jour est une électricité propre et verte.
J'ai relevé par exemple euh cette performance française aujourd'hui. Pour produire 1 kW heh, la France émet 19 mg de CO2. Pour produire ce même kW heh, l'Allemagne émet 385 mg de CO2. l'Allemagne avec l'influence des verrs.
Les verres ont poussé en Allemagne à la fin du nucléaire. Voilà le résultat. Quand on regarde le mix énergétique allemand aujourd'hui, c'est pratiquement pour 50 %, je crois que c'était 45 %, j'ai regardé à 13h hein, pour être très précis, c'était du charbon et du gaz.
Donc voilà quel devrait être le raisonnement d'un gouvernement éclairé. Quand on a un plan sur 10 ans, il faut faire des choix. Et moi, je pense que le en même temps énergétique ne marche pas très bien.
Les ENR euh sont donnés en cadeau à la gauche. En réalité, c'est une PPE qui est extrêmement idéologique à symbole énergie renouvelable parce que c'est un symbole politique, c'est un symbole. Alors, ces données euh à à la gauche qu'il réclame aujourd'hui.
Alors, après avoir été très proucérire, il y a une quinzaine d'années, Jean-Luc Mélenchon est devenu antinucléaire et pour les ENR, pour les renouvelables, il y a les écologistes aussi qui en ont fait un cheval de bataille. Enfin, les écologistes, monsieur le cornus, c'est 5 % de l'électorat. Et de toute façon, que vous ouvriez les ENR, que vous ouvriez le marché des ENR ne fera pas voter les écologistes pour votre majorité.
Moi, je pense qu'il faut sortir des compromis idéologiques pour entrer dans des logiques industrielles lourdes. Voilà ce que je pense. Alors, objection, votre honneur ou plutôt question, est-ce que demain, malgré tout, la consommation d'électricité n'est pas appelée à augmenter parce qu'on va décarboner de plus en plus l'économie pour substituer l'électricité au pétrole ou au gaz.
Et donc, est-ce qu'on aura pas besoin aussi d'éolienne en mer et de solaire ? On va vers des on va vers l'électrification des usages. Très bien.
Il y a plusieurs secteurs. Un l'industrie. Vous avez vu que Arceller met 1 milliard et demi sur la table pour installer un arc électrique à Dinquer quand lieu et place du charbon.
Très bien. Ça ça a été fait. C'est un industriel qui le fait. un industriel qu'on a d'ailleurs montré du doigt pendant très longtemps.
Deux, il y a les usages quotidiens. Alors, c'est votre chauffage, c'est votre gazinière qui disparaît au profit de plaque électrique et puis c'est trè élément, les mobilités. Mais aujourd'hui, la production nucléaire en France suffit largement.
C'està-dire que avec le potentiel que nous avons et les perspectives que nous avons avec les EPR notamment, nous sommes autosuffisants. La France est même un pays qui vend de l'électricité aujourd'hui. C'est un un pays qui est exportateur net pendant une grande partie de l'année.
Donc je veux bien moi qu'on ajoute des éoliennes en mer ou bien tout ce qu'on veut, des champs solaires et cetera. Mais quand on fait un choix industriel, vous savez, on peut pas faire des réglages fins derrière. Comme je vous le dis hein, une centrale nucléaire qui plus un EPR, c'est pas un transistor ou un poste de télévision qu'on ouvre ou qu'on ferme.
Non, c'est un outil industriel fragile qu'il faut respecter. Abnous, votre parti prix international euh Jeux Olympiques, l'affaire du casque, la polémique du casque, c'est ce casque porté par un athlète ukrainien et qui s'est fait retoquer, qui ne pourra pas concourir. Non, tout a commencé le lundi, c'était le 9 février.
Vous voyez là, c'était lors de l'entraînement officiel de Skeleton. Je ne connaissais pas ce sport. Vous êtes couché et bref et vous descendez, vous dévalez à Cortina.
Donc pendant les J, le port drapeau ukrainien et Vladislave Eraskevic 27 ans, descend la piste coiffé d'un casque gris comme vous le voyez, horné de portraits sérigraphiés de plus de 20 athlètes et entraîneurs ukrainiens tués depuis l'invasion russe en 2022. Le je précise que le casque ne part aucun slogan, aucun symbole politique, aucun drapeau, seulement les visages de ses amis mort. Et je précise aussi que soit 650 athlètes et entraîneurs ukrainiens ont été tués depuis février 2022.
Ce n'est pas rien. Au jeu de Pékin 2022 parce que Eraskevic est déjà connu, il avait brandi une pancarte no war in Ukraine, pas de guerre en Ukraine quelques jours avant l'invasion de l'Ukraine. Et là, le C, le comité international olympique n'avait pas réagi.
Il avait pu concourir. Tout va bien. Mardi 10 février, le CO a informé officiellement Eraskevic que le casque est interdit.
Marc Adams qui est le porte-parole du CEO donne une explication de texte. Nous comprenant pleinement le désir de la tête d'honorer ses camarades ukrainiens. Cependant, les jeux doivent rester séparés des questions politiques et religieuses.
Il reprend l'article 50. Le CO propose alors un compromis, un brassard noir euh exceptionnellement pour honorer euh les morts des athlètes et des entraîneurs ukrainiens. Eraskevic refuse et ce matin, jeudi 12 février, quelques heures avant le départ de la première manche de Skeleton, le jury déclare le casque non conforme à la réglation.
L'athlète est euh viré, il doit quitter le village olympique immédiatement. Je ne sais pas si on a le son de sa réaction ou si je vous le dit à haute voix. On l'a pas.
On l' on l' et on l'écoute. Olympics voilà. Mais résultat, il est viré mais il tient bon.
Et alors là où ça devient encore plus compliqué, c'est qu'on se retrouve devant une hiérarchie des deuils. C'est le même jour où le CO interdisait le casque ukrainien sans slogan politique, sans drapeau et cetera. Le patineur artistique américain Maxime Nomof dont les parents faisaient partie des 67 victimes du crash aérien du vol American Airlines au-dessus du Potomac en janvier 2025 a écrit sur l'écran a demandé à ce que c'est écrit sur l'écran géant au-dessus de la pinoire "Me and this is for you papa maman c'est pour vous". puis a brandi une photographie de ses parents morts après sa performance et enfin a serré la photo des parents sur son cœur pendant l'annonce des notes.
Et là, Marc Adams, le porte-parole des C a trouvé ça, à saluer le geste, a trouvé ça formidable. Alors, l'explication est simple. C'est la différence entre un hommage euh et un message politique.
Et c'est effectivement l'identité de celui qui a causé la mort. Vos proches sont morts dans un accident, c'est tragique là. Voilà, les honorer c'est humain.
Mais par contre, si vos proches, vos amis ont été tués par un état agresseur, et bien le message devient politique. Et là, le CO décide que il y a une ligne nette. Et là, c'est intéressant parce que rien que dans le fait de décider cette ligne et bien il n'y a plus de neutralité.
Et alors, j'ai deux mais la première c'est que mais si le CO ne mettait pas ces limites là, est-ce que ce serait possible de faire concourir tous ces athlètes ensemble ? Je rappelle qu'au J de Milan Cortina 206 nations concourent simultanément alors que 130 conflits sont en cours. La tentation de la instrumentalisation est évidente puisque vous avez quand même des millions de spectateurs, de téléspectateurs à disposition.
Donc vous avez envie de sortir votre pancarte. Si chaque athlète et et et c'est normal qu'il soit engagé avait une pancarte, un signe sur ses chaussures, sur ses bâton de ski, sur son casque. C'est un espèce de cafarnum politique même si toutes les réfigations pourraient être légitimes.
Mais deè ma CO a aussi tort parce que la neutralité n'existe pas et ça c'est bien le problème. Donc c'est vraiment à chaque fois la même chose. Choisir de ne rien dire face à 6 650 athlètes tués suite à une agression d'un pays tire en l'occurrence la Russie, c'est déjà dire quelque chose et c'est prendre partie.
C'est le silence contre la mémoire et là il n'était question que de mémoire. Encore une fois, il y avait pas à bal russe écrit sur le casque. Et donc c'est là où il y a une espèce d'hiérarchie des deuils qui s'installe. autoriser un patineur à célébrer ses parents en montrant leurs photos, en en mettant un hommage sur les écrans géants.
D'accord. Mais les amis ukrainiens et camarades de sport, non, ça c'est pas possible. Et le CEO répète à l'envie là depuis depuis ce matin qu'elle veut pas de politique, elle veut pas de politique.
Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? les je vais pas revenir jusqu'à Athène où c'était déjà politique mais prenons Berlin 1936 qu'on a costume appelé c'était les Jeux Olympique d'Hitler c'était la démonstration mais la plus évidente que le sport peut être un une propagande d'état le CEO à l'époque avait accepté la mise en scène nazi donc le salut nazi les brassards avaient refusé le boycotte américain donc c'est quand même assez flagrant et à l'époque la les Américains étaient menés par un certain Avri Brunage qui après est devenu président du CEO et qui à Mexiton en 1968 a expulsé Tommy Smith et John Carlos pour avoir levé un point ganté contre le racisme. Et donc là tout d'un coup le salut euh nazi était national donc acceptable mais par contre le manganté là c'était politique.
Est-ce que ça luttait contre le racisme ? Donc là c'est interdit. Et le même Avri Bruney c'est intéressant il était encore là à Munique en 1972 lorsque 11 athlètes israéliens ont été massacrés par des terroristes palestiniens.
Ils ont suspendu les jeux. Il a décidé de suspendre les jeux pendant 34 heures seulement mais il a déclaré "The game must go on." Les jeux doivent continuer et il a refusé une minute de silence durant la cérémonie de clôture.
Donc le CEO dépend aussi de l'homme qui le dirige. Donc dire que le sport n'est pas politique, c'est soit de la naïveté, soit de l'hypocrisie. et l'hypocrisie a un coup et en l'occurrence cet athlète ukrainien de 27 ans a perdu, ne peut plus participer au jeu parce qu'il a eu un geste, j'allais dire généreux envers ses morts et ça c'est quand même problématique.
Alors que nous avons 13 athlètes russes qui sont là pendant les jeux sous bannière neutre mais personne n'est dupe. il a saisi le tribunal arbitral du sport en même temps, il il a fait un acte politique euh je veux dire bien sûr et là c'est dans sa carrière c'est un moment difficile mais en même temps il a fait passer son message parce que on en parle et on en a parlé et son casque il est très touchant il est très bouleversant parce que ce sont que des portraits d'athlètes. Donc euh c'est c'est un semi-échec si vous voulez que je vous dise.
Il a quand même passé son message et pour lui c'était ça aussi qui était important. Merci à vous trois pour ces parties prix. Merci à vous de nous avoir suivi.
Bruno Retailleau