Discours sur l'intelligence artificielle au Collège de France | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Emmanuel MacronFait
« l'intelligence artificielle trouve son origine dès le milieu du xxème siècle et l'explosion des puissances de calcul la multiplication des volumes de données l'essor rapide de nouveaux algorithmes ont fait entrer l'intelligence artificielle dans une nouvelle ère »
- 3:30Emmanuel MacronPromesse
« nous allons mettre en place un programme national pour l'intelligence artificielle il sera coordonné par l'inria »
- 6:00Emmanuel MacronPromesse
« nous doublerons le nombre d'étudiants formés à l'intelligence artificielle depuis la licence jusqu'au doctorat »
- 10:00Emmanuel MacronChiffre
« nous isolerons dès les prochains mois 100 millions d'euros destinée à l'amorçage et la croissance de nos startups en intelligence artificielle »
- 12:00Emmanuel MacronFait
« nous avons créé en 2017 l'institut national des données de santé qui gère l'accès à la base de données de l'assurance maladie »
- 14:00Emmanuel MacronPromesse
« nous publierons courant avril notre stratégie française pour le véhicule autonome »
- 0:15Emmanuel MacronChiffre
« il y à 40 % de notre population qui ne maîtrisent pas à l'accès à ces technologies ou qui en a peur »
- 2:00Emmanuel MacronPromesse
« nous allons introduire aussi une formation à l'éthique liés au numérique »
- 6:00Emmanuel MacronPromesse
« je souhaite que la france soient l'un des leaders de cette intelligence artificielle »
- 8:00Emmanuel MacronFait
« nous allons en créer les conditions d'abord parce que je pense que c'est bon pour notre pays »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
madame la ministre fédérale de l'éducation et de la recherche d'allemagne monsieur le commissaire européen cher carlos mesdames et messieurs les ministres monsieur le député hani mesdames et messieurs les parlementaires c'est le recteur de paris monsieur l'administrateur du collège de france mesdames et messieurs chers amis d'abord je veux féliciter les organisateurs je pense que venir parler d'intelligence et en particulier d'intelligence artificielle au collège de france n'est pas une mauvaise idée en soi et elle nous ramène à une histoire glorieuse de notre pays à des choix profond qui ont d'ailleurs été de rassembler dans un traumatisme lequel ne convient pas de revenir aujourd'hui quant à la relation entre la france et son université plus largement mais de rassembler les plus grands esprits dans un lieu et de chercher à éclairer plus largement ensuite j'ai compris monsieur l'administrateur général votre message il convient que je reprenne à la lettre les préconisations du lointain successeur de claude bernard pour m'assurer que la stratégie sera ainsi grandement poursuivi je n'en suis pas loin je veux en effet avant toute chose remercier les chercheurs éminents qui ont accepté de venir pour certains dès hier et tout au long de cette journée pour réfléchir universitaires chercheurs entrepreneurs start peur au delà de toutes les barrières sectorielle de tous les clivages qui parfois existent de toutes les différences de conditions pour partager la réflexion collective et de manière complètement coopératif construire aider à construire cette stratégie l'intelligence artificielle je dois le dire de celui qui n'a qu'une formation philosophique et qui donc toujours très admiratif devant les mathématiciens les probabilités tous les tous les grands scientifiques et qu'il a devant lui nous renvoie à ce qui serait l'hypothèse l'avenue sienne selon laquelle il ya plusieurs mondes possibles ils y achètent c'est la ministre cette hypothèse que dieu calculé pour nous le meilleur monde possible et il ya donc quelque chose d'une option presque prométhéenne qui nous permet de revisiter la conception du monde de leibniz à travers l'intelligence artificielle qui nous donneraient la capacité de réaliser nous-mêmes ce calcul et à travers en effet des machines apprenantes de pouvoir parcourir beaucoup plus rapidement les chemins du malheur pour choisir le bon chemin beaucoup plus tôt et beaucoup plus rapidement c'est prométhéen dans ce que cela comporte dans l'ambivalence c'est une chance inouïe d'accélérer le calcul réservé à dieu chez line is c'est une responsabilité énorme d'avoir dans notre main cette possibilité de le faire et au fond c'est un peu de tout cela dont nous devons parler aujourd'hui je crois un peu de cela dont vous avez largement parlé nul n'a envie de se priver de cette faculté mais chacun la considère au moment où elle lui est offerte avec un effroi légitime et je dirais quiconque ne ressentirait pas une forme de peur ou ne redouterait pas possibilité pourrait légitimement être jugé inconscient l'intelligence artificielle trouve son origine dès le milieu du xxème siècle et l'explosion des puissances de calcul la multiplication des volumes de données l'essor rapide de nouveaux algorithmes ont fait entrer l'intelligence artificielle dans une nouvelle ère qui est à la fois une révolution technologique mais aussi économique social et bien évidemment éthique et donc une révolution politique au sens premier plus plein du terme j'ose dire et cette révolution elle ne se produira pas dans 50 ou 60 ans elle est en train de se produire des nouvelles opportunités nous sont offertes des choix sont déjà devant nous de poursuivre ou non certains chemins d'innovation de les encadrer d'ouvrir ou non certaines possibilités qui nous sont offertes et donc nous sommes déjà dans cette nouvelle grammaire que je viens d'évoquer nous devons articuler la radicalité de choix et d'innovation profonde technologiques sociales économiques et la responsabilité de choix éthique et c'est pourquoi je veux remercier tout particulièrement cédric villani d'avoir rendu à ce sujet un rapport extrêmement éclairant à travers les 300 auditions qu'il a un instant rappeler les réflexions préalables de france ja je remercie de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques de la cnil et par ce travail à la fois de synthèse d'audition et d'invention parce que la réflexion en suppose il a donné de l'intelligence artificielle une vision précise débarrasser de préjugés anxiogène mais responsable et dans le dialogue qu'il a su mener dès le début avec les ministres je remercie non seulement pour leur présence mais leur action dès le début de ce travail il a permis de faire émerger ces quelques lignes de force que je veux exposer devant vous aujourd'hui il s'agit pas d'avoir une stratégie pensée dans aussi je puis dire venant d'en haut qui viendraient s'abattre sur ce qu'est l'intelligence artificielle d'abord ce serait vain de vouloir le faire dans un seul pays et ensuite ce serait contraire à la dynamique même de ce qu'est l'intelligence artificielle dont l'une des forces est justement d'avoir donné le pouvoir aux multiples face à l'unfp et donc il nous faut penser la capacité en définir les règles et la stratégie qui suppose un moment une synthèse et de décision démocratique dans cette ce mouvement perpétuellement pensé par la multiplicité des acteurs et cette arborescence permanent qui passe par l'innovation de ce multiple autrement dit nous devons tenir d'une seule main en même temps diraient certains le progrès technique et le progrès humain la transformation économique et la transformation sociale et réussir à faire que cette utopie prométhéenne ne devienne pas une dystopie alors pour cela il nous faut d'abord ne pas céder à ce qui a parfois été un tropisme européen et je dirais presque souvent un tropisme français qui est que la conscience parfaite et aigus de tous les effets non souhaitable une innovation puisse me conduire à refuser de prime abord une innovation nous avons parfois ce défaut nous l'avons eue dans notre vie industrielle ou d'innovation récente il ne faut pas y céder et donc je crois que la première chose sur laquelle nous devons mettre d'accord c'est qu'il ne faut pas avoir peur et refuser le changement d'abord parce que il est à l'oeuvre partout et parce qu'il peut conduire aussi aux meilleurs et à des innovations qui nous permettront de vivre mieux ensuite il ne faut pour autant si je crois le deuxième principe que nous devons nous fixer pas être naïf et considérer que le changement l'innovation technologique et ce mouvement qu'on n'arrive pas toujours à parfaitement synthétisé sur le plan conceptuel portera en lui même les conditions de sa propre régulation et donc sa bonne articulation avec le bien commun ça n'est pas vrai et nous vivons d'ailleurs dans un monde qui est plein d excès liés aux externalités négatives des changements contemporain et à l'incapacité que les acteurs multiples on tue de penser la propre régulation de penser si je puis dire le propre inhibiteur à leurs actions parfois qui permet d'articuler les actions individuelles avec le bien commun en la matière je ne crois pas totalement à la parfaite composition des intérêts individuels la main invisible et donc il ne faut ni avoir peur ni être naïf mais définir ce chemin de crête qui nous permettra d'avoir une stratégie pour l'intelligence artificielle cette stratégie à mes yeux elle passe par quatre éléments principaux qui procède largement du travail présenté par cédric villani et de ce que ensemble vous avez conçu le premier c'est de nous mettre en situation de construire où je dirais plutôt de conforter en france et en europe l'écosystème de l'intelligence artificielle et en particulier en ce qui concerne les talents un véritable réseau de recherche et l'expérimentation le deuxième axe c'est justement d'engager une politique résolue d'ouverture des données afin de favoriser l'émergence en france de champion de l'intelligence artificielle ou d'encourager leur développement le troisième axe est d'avoir une stratégie à la fois de financement de projets une stratégie publique française et européenne qui nous permettent dans certains secteurs de développer d'accélérer notre présence et de réussir pleinement dans la compétition internationale et de la santé à la mobilité j'y reviendrai dans quelques instants et enfin c'est de penser les termes d'un débat politique et éthique que l'intelligence artificielle alimente partout dans le monde mais dont nous devons poser les termes car il nous faut articuler une réflexion et des règles et une compréhension commune le premier pilier de sa stratégie donc c'est cet écosystème d'innovation dont nous avons absolument besoin plusieurs grandes distributions technol technologiques ont ces dernières années en effet façonner le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui et en particulier la disruption numérique et parfois la france a tardé et en la matière je dirais encore plus particulièrement pour l'intelligence artificielle le retard dans la construction le parachèvement d'un écosystème adapté c'est la certitude de manquer des opportunités et c'est le prendre le risque de déjà perdre une bataille et donc la capacité à améliorer cet écosystème ce sont des opportunités supplémentaires et ce sont plus de chance pour notre écosystème de formation de recherche et notre écosystème économique de réussir nous avons des atouts pour réussir dans l'intelligence artificielle je sais être critique sur notre pays quand il le faut et considéré en face nos propres handicap en la matière nous avons des atouts parce que nous avons d'ores et déjà des talents nous avons une excellence de la formation en sciences de l'informatique en mathématiques notre à porter du jour ne dira pas le contraire et nous avons des talents qui ont essaimé et qui ont les uns et les autres et plusieurs sont dans cette salle en europe comme au delà de l'europe construit l'excellence en la matière ce sont des chercheurs des entrepreneurs français qui ont aidé au pilotage automatique de nos avions à réalisations les plus parachever des images synthétique que nous pouvons voir ou aux théories les plus avancées qui ont permis la technologie des effets spéciaux ses talents nous les avons cette école nous les avons cet écosystème il est là il a d'ailleurs convaincu certains qui le connaissaient bien de revenir ou d'investir en france ces dernières années je pense en particulier à facebook google samsung dit mind je remercie pour leur confiance parce qu'ils ont permis de fertiliser cet écosystème et c'est à cet excellent ce que nous devons les annonces d'implantation de ce jour les centres de recherche de samsung fujitsu ibm yp mind venant rejoindre ceux de google ou facebook vont contribuer à créer en france un maillage de compétences de laboratoire d'expérimentation meilleur niveau mondial ce qui est un atout formidable cet atout c'est l'intelligence française dans ces secteurs qui en est le responsable et c'est la capacité des dirigeants de laboratoire d'écoles d'universités d'organismes qui a permis c'est durant sa dernière génération de le consolider et de ça je vous remercie profondément maintenant j'entendais des inquiétudes exprimées par certains qui sont dans cette salle avec qui je discutais informellement hier qui dira on arrive même presque un point où notre capacité à former et garder dans cet écosystème public français les talents et à risque et donc nous devons entendre ce message et prendre nos responsabilités pour que et bien cet écosystème fixe continuer à se développer et accélérer sa croissance sans être fragilisés c'est pourquoi il nous faut prendre quelques décisions la première c'est que nous allons mettre en place un programme national pour l'intelligence artificielle il sera coordonné par l'inria en lien avec les autres organismes de recherche partenaires et les universités liés et il impliquera l'ensemble de la communauté scientifique française nous mettrons en place en particulier un réseau emblématique de quatre ou cinq instituts dédiés ancrée dans des pôles universitaires émaillant le territoire français c'est paul ils existent pour certains d'ores et déjà nous ne partons pas de rien initiative prairie à paris à saclay avec l'institut date aia et le projet di gio et nous allons développer en partenariat pour avoir justement ce réseau cette communauté très ouverte mais qui aura une interaction permanente et qui permettra d'amplifier de consolider rapidement d'autres ne du futur réseau à toulouse à grenoble et dans de nombreux autres sites ce réseau connecté à l'écosystème français de recherche universitaire sera le vaisseau amiral de la recherche publique française en matière d'intelligence artificielle est un élément essentiel dans la formation de nouveaux talents il aura vocation à accueillir des financements privés je sais combien la ministre weil justement à ce bon partenariat est assez équilibré je veux ici saluer les partenaires industriels qui ont d'ores et déjà souhaité s'y associer ce qui permettra de créer au delà de ce qui existe aujourd'hui des chaires d'excellence qui nous permettront aussi de faire venir pour un temps de leur carrière ou de manière plus stable les meilleurs chercheurs ou chercheurs entrepreneurs du monde en la matière pour qu'ils viennent s'installer un temps en france je souhaite en particulier que ces projets soient tournés vers nos partenaires européens et en premier lieu faire l'allemagne c'est pourquoi une part des financements sera dès l'origine fléchés vers des projets franco-allemands en la matière nous devons également faire un effort tout particulier sur la formation il nous revient en effet de veiller à ce que l'université française fournissent à ce domaine de recherche les compétences nécessaires à la croissance de l'écosystème le premier enjeu de l'intelligence artificielle à l'échelle mondiale ce sera celui d'état non c'est déjà celui des talents nous avons une attractivité par notre excellence parce que nous sommes moins cher que beaucoup d'autres mais le risque est qu'il ya un assèchement rapide de ce vivier que plusieurs d'entre vous ont pointé si notre système d'enseignement supérieur ne s'est pas formée et attirer assez de techniciens d'ingénieurs de docteur pour alimenter le développement des laboratoires et des entreprises en france pour garder aussi ses talents dans la formation des nouvelles générations nous ne parviendrons pas à consolider cette conquête d'un horizon nouveau c'est pourquoi nous doublerons le nombre d'étudiants formés à l'intelligence artificielle depuis la licence jusqu'au doctorat en passant par les formations professionnelles courtes et prévoiront les financements qui corresponde à ce doublement la france pour tenir son rang devra également rayonner au plan international je viens de l'évoquer c'est la nécessité d'avoir des chaires individuel pour attirer les meilleurs chercheurs ce sera aussi la mise en place d'une série d'appels à projets sur le mode de ce que nous avons fait avec mais carreaux planète great games autour du cette initiative consolidé par le cnrs qui a permis à travers des appels à projets de sélectionner les meilleurs projets mondiaux et de financer de manière différentiel les meilleures recherches en la matière et donc attirer les meilleurs enseignants enseignants-chercheurs pour une part de leur carrière ou pour une année attirer les meilleurs projets de recherche à travers sa sélection pour faire justement de la france un lieu d'attractivité et de compétitivité internationale en la matière l'excellence de notre recherche sera le terreau de nos champions industriels futur pour cela nous devons augmenter drastiquement la porosité entre la recherche publique indispensable et le monde industriel peut-être encore plus dans le domaine de l'intelligence artificielle que dans d'autres ce que nous avons connu durant les générations précédentes d'innovation et c'est pourquoi nous ferons dans la loi pacte à venir que portera le ministre de l'économie des finances nous porterons une réforme travailler de près avec la ministre de la recherche qui supprimera le passage obligatoire auprès de la commission de déontologie qui autorisera un chercheur public à consacrer jusqu'à la moitié de son temps à une entité privée alors qu'aujourd'hui c'est plafonné à 20% ce qui a conduit et j'en ai eu la démonstration ces derniers jours dans les discussions que j'ai pu avoir avec les uns et les autres beaucoup trop de chercheurs à aller rejoindre des universités anglo saxonnes qui leur permettait cette souplesse et en expliquant que c'était précisément pour cette souplesse qu'il faisait un tel choix parce que c'est dans cette fertile fertilisation croisée que nous construirons un véritable écosystème de recherche et c'est parce que nous arriverons à construire ce va et vient parce que nous créerons aussi un écosystème où les entrepreneurs se considère comme toujours lié à l'université est l'organisme de recherche parce qu'ils sont un peu les débiteurs moraux si je puis dire parce que on leur permet cette souplesse d'être sûrs que nos organismes de recherche notre format si on garde cet excellent c'est cette capacité d'attraction je souhaite également et c'est absolument clé pour que cet écosystème de l'intelligence artificielle soit pleinement adapté à nos défis contemporains qu'on donne plus de place à l'expérimentation vous l'avez rappelé monsieur le député et je le dis ici très clairement nous avons besoin aujourd'hui d'améliorer notre rapidité dans les délais les autorisations en matière d'expérimentation si nous voulons développer jusqu'au bout nos propres innovations ou les favoriser le temps aujourd'hui nécessaire pour tester une innovation en france qu'il s'agisse d'un algorithme et de ses effets finaux sur tel ou tel des bouchers ou d'un médicament il n'est pas toujours et tout à fait celui d'une économie d'innovation je sais combien la ministre des solidarités et de la santé est également attaché à ce sujet je souhaite donc que nous puissions à court terme relancer d'ici l'été un appel à expérimentation afin d'introduire par amendement dans la loi pacte des modification législative autorisant les expérimentations les plus significatives je souhaite donc que dans chaque secteur ni à l'intelligence artificielle si des évolutions des améliorations nos dispositif d'expérimentation sont souhaitées relève de dispositions législatives nous puissions l'examiner pour les modifier à l'été comme nous allons le faire sur certains secteurs sur lesquels je reviendrai dans quelques instants au delà nous réformerons fondamentalement le programme france expérimentation sur le secrétaire d'état au numérique qui doit devenir à la fois permanent est ancrée dans les missions de chaque ministère cette capacité justement à diffuser l'expérimentation l'innovation au coeur même de l'action de l'état est un élément essentiel pour réussir ce pari de l'intelligence artificielle qui est d'abord et avant tout un pari sur l'intelligence humaine la capacité à former à faire de la recherche à aller plus vite dans celle ci à pouvoir expérimenter beaucoup plus rapidement c'est en créant cette matrice puissante que nous serons en mesure d'entrer dans la compétition mondiale où les anglo saxons et les chinois ont déjà investi massivement et cette avance n'est en rien une fatalité si nous arrivons à développer cet écosystème en france comme en europe et c'est ce même combat de transformation de cet écosystème que je souhaite mener dans le cadre du prochain budget comme dans le cadre des discussions en cours au niveau européen le deuxième chantier qui doit d'être le nôtre c'est celui des données vous en avez rappelé toute l'importance un instant le commissaire aussi et c'est un atout de la france nous avons des bases de données centralisées massive qui nous offre l'opportunité de nous positionner à la pointe de l'intelligence artificielle dans certains secteurs beaucoup reprochent alors fou parfois à la france d'être un état jacobin cela a des avantages c'est que s'est organisée s'est structuré et dans ces moments là cela peut être une science faut donc savoir l'utiliser alors pour permettre que soit exploité au mieux les données nous allons méthodiquement mais résolument procéder à une ouverture proactive de nos données cela passe d'abord et avant tout par l'ouverture des données publiques nous continuerons de renforcer et d'élargir le service public de la donner c'est à dire la liste des bases publique ouverte est maintenue avec un très haut niveau de qualité de fraîcheur de la donner et de disponibilité du service les lois sont passés dans le cas dans le quinquennat précédent qui ont défini le cadre il faut maintenant passer aux travaux pratiques et le secrétaire d'état dans les prochains mois continuera en lien avec chacun des départements ministériels à ouvrir justement ces données publiques et en définir le cadre explicite nous ouvrirons également les données financé sur fonds publics en particulier les données de santé mais aussi les données des opérateurs de transport à des fins de recherche est d'intérêt général ou encore par défaut les données issues des projets de recherche financés par l'état par exemple dans le cadre du plan openskies porté par la ministre frédéric vidal c'est là aussi une manière sur la base de données qui sont consolidés par des programmes financés par le public de créer un cadre qui permet une accélération justement de nos innovations et de l'avancé en matière d'intelligence artificielle enfin nous faciliterons la création de plateformes de partage de données entre acteurs publics et privés avec une logique sectorielle il faut en effet que les acteurs économiques eux mêmes à et plus loin dans leurs pratiques de partage et de valorisation de leurs données et à l'image des réseaux la valeur des jeux de données croient plus que propose trop personnellement le sait à leur taille il faut donc que on arrive à convaincre a créé le cadre dans plusieurs secteurs d'ouvrir les données entre des acteurs qui peuvent être en compétition mais dont la coopération en matière d'ouverture peut permettre des innovations une amélioration de leur productivité de leur business model des innovations profondément radical s'il accepte d'avoir une logique coopérative sur la base de ces plateformes en matière agricole par exemple pour ne prendre qu'un secteur très concret nous pouvons faire beaucoup mieux avoir des innovations on le sait de rupture parce qu'on a commencé à le faire certains sous secteurs si nous arrivons à ouvrir les données entre des pme qui sont aujourd'hui disséminés à partager la donner à mieux modéliser et à faire fonctionner des modèles d'intelligence artificielle qui permettront d'aller beaucoup plus loin et de faire mieux nous ferons donc oeuvre de pédagogie et de soutien à toutes les initiatives privées d'ouverture et des changes pour connaissent dans tous les secteurs une économie ouverte de la data du secteur bancaire pour les données de transactions à l'agriculture pour l'efficacité des pesticides en passant par les données de test de véhicule autonome c'est à une mobilisation générale autour de la donne et que j'appelle aujourd'hui ce travail sera accompagné aussi par cette culture de l'ouverture la promotion des logiciels libres partout où nous pouvons développer ces derniers corrélativement je souhaite enfin que nous puissions ouvrir une réflexion à l'échelle européenne sur l'accès à des fins d'intérêt général aux bases massive de données privées notamment celle des très grands acteurs qui se trouve en monopole de fait sur la collecte de certaines catégories de données parce que c'est une rente de situation que nous avons consolidé dans certains secteurs qui créent une rente au carré si je puis dire de consolidation des données il nous faut pouvoir l'ouvrir parce que ces données ont une part de biens collectifs dont il faut que à la fois la recherche mais l'ensemble des conséquences et des innovations subséquentes puissent être partagées par l'ensemble de la population européenne fait politique d'ouverture des données est évidemment inconcevable sans un cadre européen protégeant les données personnelles et permettant la pleine valorisation de ces données à l'échelle européenne et pour l'espace européen les déboires récents de plusieurs réseaux sociaux mondiaux montrer combien l'opinion publique et les usagers deviennent sensibles à l'utilisation qui est faite de leurs données personnelles c'est absolument légitime parce que nous sommes à un moment de changement il s'agit ici de stigmatiser de juger personne mais on voit bien que y compris dans les sociétés qui sont le plus attachés avant tout à la liberté qui peuvent accepter des choses comme les préférences collectives européenne aurait refusé depuis longtemps y compris dans ces sociétés là le rapport à la protection des données individuelles aux secrets est en train de se pose est donc en même temps que nous ouvrons les données dans le cadre que j'évoquais nous avons besoin d'en penser le cadre un des défis de l'intelligence artificielle est précisément d'abord et avant tout de ne pas confondre l'usagé des données agrégées et l'intrusion dans les données personnelles cela suppose une réglementation très précises qui s'en empêcher les évolutions scientifiques nous l'avons vu ce matin en matière médicale on peut avoir énormément de données toutes les données utiles ce plan médical mais préserver l'anonymat et ce qui relève du secret de l'individu est ce qui peut donner le meilleur sur le plan d'une innovation médicale qu'on a vu ce matin peut donner le pays si l'anonymat n'est pas préservée et ça devient un instrument de sélection des contrats d'assurance aujourd'hui de l'accès à l'éducation ou à l'emploi demain et donc ce cadre là nous devons le penser au niveau européen le règlement général sur la protection des données qui entrera en vigueur en mai prochain que vous avez évoqué monsieur le commissaire correspond à cette préoccupation et je veux aussi saluer en effet l'immense travail qui a été fait mais nous devons aller plus loin parce que nous jouons là une grande part de l'avenir même de l'intelligence artificielle au bout du bout c'est du contrôle de notre propre vie de nos choix implicite et explicite que nous parlons et je le dis ici la voix européenne qui postule que chacun doit pouvoir rester maître de ses données et la bonne est la seule qui puisse rendre acceptable pour nos concitoyens un développement réel de l'intelligence artificielle et c'est dans ce cadre que nous devons construire les prochaines étapes d'une réglementation qui permettra d'ouvrir en assurant la protection de chaque individu la maîtrise des données et après ce sera un sujet au détail innovation par innovation pratique par pratique pour que cet usage soit sincère et permettent à l'ensemble des industriels des innovateurs de se développer pleinement dans un cadre qui est transparent loyal pour chaque citoyen mais nous devons aussi construire en même temps que nous ouvrons justement ces données le cadre d'une souveraineté européenne où seront procès ces données qui sont les acteurs qui les utiliseront est ce que la réglementation à laquelle il se réfère sera une réglementation sur laquelle nous avons prises ou pas ce sont des vrais sujets qui vont se poser qui se pose d'ores et déjà aujourd'hui est au coeur desquelles se pose la construction d'une souveraineté numérique européenne c'est cela la clé en matière de fiscalité en matière de régulation en matière de droit et donc en matière d'acteurs alors même que la recherche est toujours mondiale est parfaitement immédiate ces traductions économiques et financières implique toujours de revenir à un moment donné à une forme de territorialisation et c'est cela ce que nous sommes en train sans d'ailleurs nous le dit et sans avoir suffisamment je dirais une pensée holistique en la matière nous devons ré agrégé aujourd'hui nous abordons de manière spécifique à chaque fois selon qu'on parle de la fiscalité des gaffes a comme on dit ou de la régulation des données individuelles ou tel autre tel autre mais le vrai cadre est plus large c'est que des acteurs mondiaux ont émergé parce que leur business et est mondiale et il est mondial mais les conséquences restent nationales ou européennes pour ce qui nous concerne et donc le cadre doit aussi pouvoir être national européen et la régulation qu'on y met et en particulier sur des données doivent pouvoir être nationales européennes et donc c'est cela ce qu'il nous faut inventer dans les prochains mois et prochaines années et vous voyez en ce titre que la stratégie que je présente aujourd'hui à l'humilité de souligner elle-même qu'elle a une part d'inachevé parce que la france ne peut seul pour suivre ce chemin mais je veux dire quel est l'esprit que je poursuivrai dans les débats européens si je ne devais illustré qu'un atout sectorielle de la france en matière de données et donc d'intelligence artificielle ce serait justement celui de la santé dans le domaine de la santé nous savons que le diagnostic médical les protocoles de soins la médecine prédictive et préventive sont en train de vivre des évolutions absolument radicales nous sommes elle en train grâce à l'intelligence artificielle d'aller vers des innovations qui permettront en effet de prévenir des pathologies et donc d'en réduire le coût complet de manière drastique qui vend les verts de la médecine individuelles qui permettra là aussi de réduire les coûts d'améliorer notre condition de vie votre longévité mais la qualité de la vie et donc cette transformation est absolument à desquels elle va toucher tous les secteurs de la médecine est l'exemple sont trop nombreux pour être cité nous en avons vu ce matin l'institut curie quelques-uns de la détection précoce de tumeur à la prévention des récidives thérapie génique ou l'immunothérapie de l'identification des pathologies jusque là considéré comme indétectable à la découverte de fonctionnement moléculaire inconnu l'intelligence artificielle ne vient pas se substituer à toutes les innovations faites dans chacun de ces domaines mais elle permet des sceaux radicaux et elle permet très clairement d'aller dans la direction de l'individualisation et d'une médecine plus prédictif comme je l'évoquais elle est donc capable d'apporter des usages thérapeutiques et des biens est trop patient fondamentaux et comme je l'évoquais en la matière nous avons un véritable avantage c'est que nous possédons un système de santé madame la ministre très centralisé avec des bases de données d'une richesse exceptionnelle notamment celles de l'assurance maladie et des hôpitaux elles sont parmi les plus importantes au monde et met à notre portée des découvertes scientifiques majeures l'avons vu ce matin à l'institut curie est d'ores et déjà l'intelligence artificielle permet de mieux déceler des pathologies de mieux traiter nous l'avons vu des tel ou tel tumeurs de mieux déceler des arythmies cardiaques d'assister de manière profonde des radiologues dans leurs travaux et de réduire les erreurs médicales profondément humaine qui certes sont très minoritaires mais existent encore l'intelligence artificielle ne se substituera pas ni aux médecins ni aux chercheurs mais elle permet ce passage à l'échelle c'est pourquoi nous devons tirer pleinement partie de notre avance en la matière c'est pourquoi que je veux que nous allions encore plus loin afin de tirer tout le parti possible des données à la disposition de la recherche nous avons créé en 2017 l'institut national des données de santé qui gère l'accès à la base de données de l'assurance maladie dans des conditions très protectrice pour l'anonymat et la sécurité des données des patients et qui est totalement en conformité avec l'esprit que je viens d'évoquer je souhaite que nous puissions créer sur cette base un véritable hub des données de santé structure partenariale entre producteurs et utilisateurs des données qui pilotera l'enrichissement continue mais aussi la valorisation du système national de données de santé pour y inclure à terme l'ensemble des données remboursés par l'assurance maladie en ajoutant les données cliniques des hôpitaux les données de la médecine de ville ainsi que les données de grande qualité scientifique et médical créé dans le cadre de kort nationale ce hub des données de santé nous permettra dans un cadre parfaitement sécurisé garantissant l'anonymat et le respect chaque individu d'avoir un espace de travail pour l'intelligence artificielle qui permettra d'accélérer les innovations que j'évoquais il y a un instant l'ensemble des organismes de recherche français y auront leur part j'évoquais tout à l'heure l'inria le cnrs il est évident que l'inserm aura une part essentielle dans ce travail et l'institut national des données de santé continuera d'être le garant du respect des règles d'accès aux données de santé parce que ces progrès n'auront pas lieu si nous ne sommes pas capables de garantir aux français la confidentialité complète de leurs données individuelles enchaînant et en enrichissant les informations en travaillant sur de très larges volumes de données en accélérant leur ouverture à des fins de recherche j'en suis convaincue nous inventerons la médecine de demain ici en france et je souhaite à cet égard que l'infrastructure que nous mettrons en place soit en mesure de garantir à notre pays un juste retour économique et industriel comme celle évoquée et ça relève de cette souveraineté que je mentionnais tout à l'heure il est important aussi que dans les critères d'ouverture nous ayons la possibilité d'avoir les innovations qui se déploie en france et en europe sur le plan industriel d'avoir aussi la création de valeur qui se fait là non il y aurait une aberration à dire à nos concitoyens nous avons ressource formidable elle va aider la recherche très bien mais va permettre de développer des acteurs extraordinaires qui vont créer des emplois mais essentiellement à l'autre bout du monde faut que là nous ayons un principe de réalité aussi et c'est là proche de souveraineté que j'évoquais sur le plan économique social qui est indispensable ce défi est donc un autre porte et je souhaite très profondément que nous puissions le conduire dans les prochains mois nous sommes en effet à l'aube d'évolution profonde et nous voyons que la dimension technologique doit être soutenu par un cadre réglementaire incitatif adapter ce qui confère au gouvernement évidemment un rôle accru dans ces révolutions technologiques et je suis à ce titre déterminé à ne pas freiner ses progrès scientifiques par une anticipation est une adaptation insuffisante de la réglementation et de la régulation c'est le pire des risques et donc au contraire je souhaite que l'état puisse intervenir en soutien résolu aux acteurs de cette transformation mais en n'en pensant le cadre en le concevant et en organisant j'y reviendrai dans quelques instants les conditions d'un débat en permanence transparent et démocratique sur toutes les conséquences qui en découlent et donc nous allons à la fois ouvrir nos données et les différents secteurs à l'intelligence artificielle et nous allons ouvrir notre société iliad or cela à toutes les controverses liées à l'intelligence artificielle le troisième pilier de notre action c'est évidemment le cadre réglementaire et financier national et européen le cadre réglementaire d'abord c'est que au delà de justement ces ouvertures de données il nous faut absolument créer les conditions d'émergence de ses plateformes transverses j'ai évoqué la santé un instant c'est le cas de l'énergie de la défense des mobilités de la finance de l'aéronautique où là aussi il nous faudra adapter le cadre réglementaire en france comme au niveau de l'union européenne pour permettre l'émergence de ces plateformes et accélérer justement leur développement tout en pensant les les règles et leur régulation et à ce titre je veux prendre un exemple expliquer en quoi l'état peut justement sur ce cadre régulatoire pleinement accompagner l'innovation c'est l'exemple de la voiture autonome une faut reconnaître que jusqu alors la france avaient collectivement peiné à se positionner parmi les leaders en matière d'expérimentation et de développement de la voiture autonome et je considère que c'est une bataille essentielle pour combler ce retard la france est une grande nation automobile nous y avons notre rôle historique nous avons perdu d'ailleurs largement profit notre voisin allemand qui au tournant des années 80 a fait des choix technologiques et de positionnement de gamme plus pertinent que nous ce leadership nous pouvons le retrouver par le véhicule autonome et la capacité en pensez justement le cadre parce que la valeur va se redéployer différemment et va se déployer de la voiture elle-même est de la partie mécanique vers la partie logicielle et l'intelligence des mobilités c'est pourquoi nous publierons courant avril notre stratégie française pour le véhicule autonome porté par anne marie idrac que je remercie avec l'ambition de positionner la france à la pointe de l'expérimentation et de l'industrialisation du véhicule autonome dès le début de l'année prochaine nous disposerons du cadre législatif autorisant les expérimentations de niveau 4 qui sera inclus dans la loi pacte d'ici 2022 un cadre de régulation permettant la circulation des véhicules autonomes sera mis en place en bout de chaîne j'ai la volonté de poser au plus vite le cadre d'homologation des véhicules autonomes en mobilisant à la fois la puissance publique et le secteur privé parce que précisément ce mouvement de véhicules autonomes exige une courbe d'apprentissage nous financerons un programme national d'expérimentation en impliquant les territoires les constructeurs et les équipementiers et donc nous aurons très rapidement des expérimentations sur des territoires qui seront volontaires en en définissant le cadre juridique d'exception et je souhaite que nous puissions mettre autour de la table l'ensemble de ces acteurs nationaux pour travailler sur des sujets que sont justement les bases de données de test la cartographie nous avons en la matière une stratégie française qui va donc se déployer mais qui doit très rapidement devenir une stratégie franco allemande est une stratégie européenne est là dessus le choix il est dans la main de nos pays si nous faisons comme nous avons fait il ya vingt ans la france et l'allemagne se diviseront et elles se battront en europe pour pousser des standards divergent et les gagnants seront chinois et américains et dans l'intelligence artificielle il faut pas être grand clerc pour le savoir soit nous décidons ensemble ce qui sera mon souhait de pousser des standards communs et de définir ensemble des standards des acteurs commun pour définir une vraie cartographie pour définir les vraies règles et la vraie création de valeur en tout cas c'est moi ce que je proposerai de manière résolue au niveau européen c'est ce sont ces règles nouvelles qu'il nous faut créer ce cadre de déploiement c'est pour moi au coeur de cette stratégie numérique que nous devons avoir qui ne doit pas se contenter simplement d'une ouverture de nos frontières et la création d'un marché domestique à 27 mais bien de la définition de standards communs à 27 et de la capacité à créer la normalisation européenne qui nous convient parce que c'est le seul moyen de définir vraiment nos choix collectifs nous l'avons fait dans notre moment notre histoire il faut le faire aujourd'hui sinon nous subirons soient les choix collectifs et par des acteurs privés dominant et sailor c'est tout leur mérite outre atlantique soit des actes par des acteurs publics dominant asiatiques qui sont en train de s'organiser pour le faire et donc si nous voulons garder l'équilibré européen et la capacité à réguler qui est un autre il faut absolument construire ce cadre de régulation en matière de financement nous devons aussi avoir une approche volontariste l'intelligence artificielle sera le premier champ d'application du fonds pour l'innovation et d'industrie de 10 milliards d'euros mis en place en début d'année sur les revenus de ce fonds co pilotée par le ministre de l'économie des finances et la ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et d'innovation nous isolerons dès les prochains mois 100 millions d'euros destinée à l'amorçage et la croissance de nos startups en intelligence artificielle plus globalement il consacrera à 70 millions d'euros par an via la banque publique d'investissement à l'émergence de start up dit deep technologie dans notre pays les financements du programme d'investissements d'avenir à hauteur de 400 millions d'euros seront consacrés au financement des défis d'innovation à la fois amont et aval ou à des projets industriels dédiée à l'intelligence artificielle au total ce sera un effort dédié d'un milliard et demi d'euros entraînant directement plus de 500 millions d'euros d'investissements privés supplémentaire qui sera mise en oeuvre pour accompagner l'émergence de ce grand pôle mondial de l'intelligence artificielle la clé au-delà de ces choix assumé de politiques publiques c'est évidemment que ces choix et que la visibilité soit donné très tôt à la recherche publique et partenariale qu'elle puisse ainsi déclencher les choix de recherche collaborative et d'investissements privés pour avoir l'effet des multiplications derrière ses investissements et ses choix publics j'ajoute à cet effort près de 800 millions d'euros que l'état investira d'ici 2024 dans la nanoélectronique ingrédients essentiels au développement de l'intelligence artificielle je sais combien plusieurs dans cette salle sont attachés à cet écosystème au-delà de ces choix français c'est le prochain cadre financier européen qui devra porter cette ambition de l'intelligence artificielle et monsieur le commissaire vous savez que la france sera en soutien de vos propositions je considère que nous avons besoin d'un budget européen qui préserve toute l'ambition de ces politiques historiques qu'il s'agisse de la pac ou des fonds structurels mais qui porte une ambition nouvelle en particulier en matière d'innovation et d'innovation de rupture c'est pourquoi j'ai des discours prononcé à la sorbonne proposé que nous mettions en place une darpa l'équivalent d'une darpa européenne et que j'ai soutenu le rapport que vous avez présenté il ya quelques mois maintenant en début d'année qui propose justement des financements l'innovation de rupture au niveau européen la simplification des programmes de recherche européens en termes administratifs autant de mesures en terme d'ambitions d'organisation que la france soutiendra pleinement parce qu'ils sont la condition de possibilité de l'émergence de cet écosystème et de la réussite de ces transformations que j'évoquais au delà cela évidemment l'état définit le cadre réglementaire finances et d'europe avec lui et album lui même s'adapter dans son organisation dans ses politiques publiques pour tirer parti de ce que l'intelligence artificielle présenter propose en termes d'éducation de formation de politique de l'emploi la révolution devant laquelle nous sommes c'est celle qui va permettre par l'intelligence artificielle des modèles plus prédictif d'améliorer le rapprochement entre l'offre et la demande d'améliorer le système de formation et l'adaptation de celui-ci d'individualiser la capacité à former et donc de permettre par nos politiques publiques de régler une partie des externalités négatives des disruption technologique c'est cela dont nous avons besoin et si nous voulons convaincre nos concitoyens que ces descriptions technologiques ne sont pas vecteur que d'un changement négatif et ne doivent pas nourrir que la peur nous devons réussir à montrer par ces mêmes innovations qu'elles génèrent un bien-être pour eux quant à ces problèmes qu'elles ont engendré aussi longtemps que nous ne verrons que les innovations technologiques qui détruisent des emplois dans les secteurs traditionnels localisé sur le terrain ce sera une source de d'effroi si nous arrivons par l'intelligence artificielle et avec ces mêmes acteurs et les startups qui en est maire a montré que nous savons très rapidement prévoir les destructions d'emplois à venir dans telle ou telle région mais aussi celles qui vont émerger compte tenu des qualités des qualifications présente dans cette région et réorienter notre système de formation et de formation continue individualiser la formation pour permettre de retrouver de retourner vers l'emploi dispositifs qui existent d'ores et déjà technologiquement il faut les déployer et les traduire dans nos politiques publiques nous changerons totalement le regard sur ces innovations nous changerons totalement le rapport la relation l'expérience qui est fait par nos concitoyens avec l'intelligence artificielle et donc c'est aussi cela le défi qui est posé à l'état et qui est absolument indispensable dans des domaines que je viens d'évoquer et c'est cette dynamique que nous continuerons à décliner que le secrétaire d'état mounir mahjoubi justement précisera avec une mobilisation nationale est une stratégie justement politiques publiques par politiques publiques pour en tirer toutes les conséquences enfin le quatrième pilier de cette stratégie c'est évidemment de définir les enjeux éthiques et politiques de l'intelligence artificielle j'ai amplement parlé des innovations formidable que promet l'intelligence artificielle du soutien massif que la france et j'espère l'europe sont résolus à lui apporter et à quel point c'est un enjeu économique scientifique social essentiel mais une intelligence artificielle n'est rien d'autre que le projet qu'elle sert dans les conditions définies par ceux qui l'ont programmé sur la base des données qui lui ont été fournis et ces trois conditions dessine by design si j'osais devant vous le modèle d'intelligence artificielle que nous voulons voir exister plus tôt est beaucoup plus simplement celle du modèle de société que nous voulons et en la matière rien ne serait pire que de l'ossétie choix des entreprises privées ou à des systèmes autocratiques et donc quand on parle d'éthique et de choix politiques sur l'intelligence artificielle c'est justement de considérer qu'il y à un implicite derrière cette aventure qui est la nécessité de procéder à des choix profond et comme je l'évoquais avec quelques-uns d'entre vous hier nous avons à mes yeux trois défis qui sont extrêmement classique lorsque des innovations de ce type apparaître des grandes révolutions advienne nous avons un choix en termes de conflits entre les valeurs et la technique nous avons une tension éthique sur le plan géographique et nous avons une tension temporelle nous retrouvons dans un système et une grammaire qui nous est familière à ce titre et c'est cela qu'il nous faut penser le choix entre valeurs et technique c'est que aussi longtemps que la technique sert le bien commun il ya peu de conflit les innovations de santé que j'ai évoqué une start up qui va permettre cette médecine prédictive individuel il n'y aura pas de sujet la tension éthique et le rapport à nos valeurs advient le jour où les acteurs qu'il utilise ne respecte pas les valeurs collectives ou les préférences collectives qui sont les nôtres et donc permettre à une start-up d'utiliser les données françaises pour permettre justement des innovations une amélioration des patients français tout le monde sera d'accord mais le jour où cette start up est basé dans un pays qui ne respectent pas ou ne regarde pas ne se considère pas comme obligé par neil droit français ni le droit européen et a des préférences collectives qui sont profondément différente nous aurons un problème est donc ce sujet c'est que préexiste à ses choix techniques des choix en termes de valeur qui va nous falloir poser est constamment suivre ces valeurs sont celles que nous avons déjà commencé à explorer dans nos débats contemporains le respect de la liberté individuelle le respect de l'intimité et de ce qui relève justement de notre propre vie privée mais il y aura d'autres sujets de valeurs qui seront posées ou des préférences seront à s'exprimer et ceci devra être discutée pour en définir le cadre il nous faut garder la confiance démocratique de cette innovation c'est la clé et donc nous aurons des débats de valeur sur ce sujet pour savoir où où sont nos préférences etc et de notre capacité à articuler la technique avec ses préférences mais il nous faut aussi s'assurer que ces évolutions techniques ne viennent jamais corrompre la confiance démocratique parce que le jour où un président de la république ne pourra plus expliqué à son cas ses concitoyens les conséquences d'une innovation qui l'aura permise nous aurons un problème de confiance démocratique parce que les concitoyens diront mais alors qui décide ça n'est donc vous ce n'est donc plus les gens que nous élisons démocratique pour ce faire il nous faudra mettre à la fois de la transparence et de la loyauté dans le système de la transparence c'est à dire que la clé est de mettre partout la transparence publique sur les algorithmes rendre les algorithmes public s'assurer qu'ils sont utilisés en transparence traquer leurs billets ne pas leur confier le monopole de la décision s'engager à les enrichir ou les compléter par la décision humaine c'est tout cela que nous devons faire dans les prochains mois et prochaines années cette transparence elle suppose une interaction permanente entre l'intelligence artificielle et l'humain et les choix qui seront faits elle suppose des débats permanents des corrections et suppose qu'à partir du moment où on va mettre l'entrée à l'université l'entrée dans une profession où une formation derrière un algorithme la nécessité de rendre plus démocratique cet algorithme est donc de s'assurer de sa loyauté de s'assurer de sa transparence complète et qui puisse y avoir un débat sur ces règles sinon nous déléguons à l'algorithme le choix entre des priorités démocratique c'est pourquoi je souhaite que ce sujet soit au coeur de la recherche menée dans le cadre du programme coordonné par une riga je suis tout à fait favorable à l'idée d'avoir un laboratoire ouvert en la matière et qu'il y est d'ailleurs dans le croisement et l'interdisciplinarité des sciences humaines et de l'intelligence artificielle et de toutes les sciences dures mobiliser la possibilité de confronter justement une réflexion sur l'éthique de l'usaj de progressivement construire les codes éthiques qui accomplit qui accompagneront ces usages indispensable est au coeur de cette réflexion nous devons inscrire des engagements de non discrimination sociale ethnique sexuelle et l'état pour ce qui le concerne rendra donc par défaut public le code de tous les algorithmes qu'ils seraient amenés à utiliser au premier rang desquels la dame ministre celui de parcours sup ce que je pense que c'est une pratique démocratique je vois qu'il y a des gens qui ont déposé les dossiers début mars qui sont en attente des réponses c'est qu'ils veulent d'ores et déjà essayé de voir l'intimité de l'algorithme pour déjouer éventuellement toutes les stratégies plus sérieusement je pense que c'est essentiel et cela suppose donc un dialogue permanent là aussi mais qui est au coeur de ces innovations plus largement encore je souhaite que soit engagée une réflexion européenne et internationale sur le contrôle et la certification des algorithmes afin que l'europe soit cet espace de liberté et de progrès résistant à la fois à la privatisation opaque de l'intelligence artificielle ou à son usage potentiellement despotique si on le laisse se concentrer dans des mains publiques qui relève de choix collectifs qui ne sont pas forcément les nôtres pour parler en périphrase c'est aussi un sujet que je veux discuter au delà du cadre européen au niveau international et en particulier avec nos amis canadiens que je sais très engagée sur le sujet nous aurons l'occasion début avril d'avoir cet échange et je souhaite que nous puissions aller jusqu'à créer un giec de l'intelligence artificielle c'est à dire véritablement de créer une expertise mondiale indépendante qui puisse mesurer organiser le débat collectif et démocratique sur les évolutions scientifiques de manière totalement autonome de manière totalement indépendante et de nourrir le débat démocratique dont nous aurons besoin parce que l'un des sujets clés qui se fera jour et qui existe déjà ce sera l'indépendance de la recherche est justement de la discussion qui aura cours autour non seulement des algorithmes mais de toutes les réflexions autour de l'intelligence artificielle je crois donc qu'il revient aux états en puissance publique d'investir en la matière et de garantir le cadre mondial de cette indépendance à travers ce giec de l'intelligence artificielle site une responsabilité morale c'est aussi la garantie que nos démocraties ne succomberons pas en quelque sorte à un syndrome au rouet lien où la technologie n'est plus un instrument de liberté mais une forme d'instance de contrôler cela suppose aussi tout l'interdisciplinarité que j'évoquais articuler ses valeurs et ses choix techniques c'est aussi acté que nous avons besoin dé l'éducation et tout au long de l'éducation de m justement en oeuvre ses choix de valeurs et des rentes transparent et d'avoir dans nos formations dans notre éducation aussi le souci qu'il n'y ait pas une capture de sept de ses innovations radicales et de cette intelligence artificielle par quelques-uns est ce qu'aujourd'hui le monde dans lequel on vit est un monde de super star c'est vrai pour le numérique mais c'est encore plus vrai pour l'intelligence artificielle où quelques-uns et c'est leur mérite et j'ai énormément de respect pour pour eux parce que c'est le fruit d'une intelligence d'un travail parfois de chance mais c'est là mais il y à une hyper concentration non seulement de la valeur créée mais aussi de choix profond qui ne sont pas que des choix en entrepreneuriat qui sont des choix de société peut-être de civilisation pour ça que j'en appelle à cette régulation ça qu'on a besoin de définir ses règles éthiques et donc ça suppose aussi que on n'est pas trop de ressemblances dans les acteurs qui sont à même de faire ses choix et donc il faut pas que les acteurs de l'intelligence artificielle soit par trop un peu ce que je suis devant vous c'est à dire des mâles blancs quadragénaire parce qu'il en faut je ne vais pas scier la branche sur laquelle je suis assise n'ayant pu changer de conditions mais je constate que dans ce secteur il ya beaucoup de mâles blancs cadrage génère formé essentiellement quand même dans les grandes universités américaines ou européennes nous devons donc mobiliser davantage de formation scientifique pour aller chercher justement plus de femmes d'aller chercher aussi plus d'égalité plus de diversité sociale je pense que dans le pari qui est le nôtre il y à la nécessité d'avoir une inclusivité dans ces formations parce qu'on le voit bien ce sont des métiers critiques ou des choix profonds sont aussi faits par les acteurs de chaque jour est donc dans les stratégies que nous devons développer nous devons veiller à ce qu'il n'y ait pas une concentration justement des talents une concentration dans la mains de quelques-uns enfin nous avons à gérer je le disais la tension à la géographie autant attention à la géographie c'est comme je lé illustré à plusieurs reprises dans ce discours ce phénomène est mondial la recherche est par définition mondiale elle doit absolument le reste et les acteurs économiques sont devenues mondiaux avec une vraie concentration justement et parfois des situations de fait monopolistique or les préférences collectives et les valeurs qui sont parfois bousculée par ses innovations reste nationale ou en tout cas régionales et c'est une réalité et c'est la première fois qu'à ce point avec cette rapidité nous avons l'émergence d'innovations économique et industriel et de changements aussi profond qui se font sans les états même parfois en contournement des états et qui n'ont pas pensé leur propre cadre régulatoire et donc cette tension géographique elle va un moment de voir s'installer et je pense qu'elle nous devons l'installer à travers le débat sur l'intelligence artificielle parce que c'est la capacité de souveraineté qu'est ce que c'est la souveraineté que j'ai plusieurs fois évoqué ici c'est l'autonomie au sens strict du terme c'est la capacité avant tout à choisir pour vous même les normes auxquelles vous serez soumises et si vous renoncez à votre souveraineté de fait parce que vous acceptez qu'un phénomène est mondial et qu en quelque sorte sarr territorialisation vient bousculer des valeurs mais un phénomène que vous acceptez de ne pas toucher ou de subir eh bien vous acceptez que les règles du jeu de votre quotidien sont décidés par d'autres et donc vous perdez votre autonomie sur des sujets majeurs et moi je crois dans l'autonomie et la souveraineté parce que je crois dans des systèmes démocratiques et on n'a quand même rien inventé de mieux c'est les systèmes pour reprendre des formules concerne le secteur c'est le système le plus bottom up de la terre la démocratie ce que c'est les gens qui décident et donc je crois qu'il faut permettre l'ancrage démocratique de cette évolution en en assurant donc les règles de transparence et de loyauté mais en s'assurant aussi que cette tension entre un phénomène mondial et des préférences qui sont parfois national aux régionales soient préservés et donc nous allons rentrer aussi dans une phase où il nous faudra avoir ces débats démocratiques puis enfin c'est une tension temporel je ne peux pas finir ce propos sans l'évoquer c'est notre responsabilité à tous ça va très vite les gens les plus talentueux pense déjà le monde de demain ou après demain j'en ai donné une toute petite parcelle qui m'a été donné de voir et de comprendre d'autres sont déjà beaucoup plus loin en avance mais il y à 40 % de notre population qui ne maîtrisent pas à l'accès à ces technologies ou qui en a peur et on ne peut pas construire des choix démocratiques éclairé si on reste dans cette situation parce qu'il y à une phase de digestion démocratique qui va avec les usages de toute la population en tout cas d'une large majorité et l'accélération de nos technologies et donc il va nous falloir articulé collectivement et ça c'est entre les acteurs industriels économiques les chercheurs et les acteurs étatiques ou européens et internationaux il va nous falloir trouver les équilibres dans cette tension permanente qui sera la nôtre sur ce sujet où chaque jour nous aurons le sentiment d'être prométhée mais où il nous faudra avoir comme disait rimbaud la dure réalité à étreindre paysans et promettait finit mal quand il oublie le paysan surtout dans des démocraties est donc cette tension là il nous faudra aussi la vivre et on n'est pas forcément le plus moderne quand on oublie son voisin de palier et donc pas ce qu'on vit à la fin avec son voisin de palier et ça c'est quelque chose qu'il nous faut aussi penser dans les innovations qui sont les nôtres et donc c'est ce cadre qui suppose évidemment d'investir massivement dans la diffusion technologique et dans l'éducation et c'est le choix que nous avons fait depuis l'été dernier dès la maternelle et tout au long de la formation jusqu'au supérieur d'avoir ce choix de former de forme et aussi aux pratiques numériques nous allons introduire aussi une formation à l'éthique liés au numérique parce que nous avons besoin aussi que nos consignes nos futurs concitoyens soient formés à ces transformations voilà mesdames et messieurs j'ai déjà été très long mais c'est un continent que vous m'avez proposé avec vous d'embrasser au fond nous en revenons à une nouvelle étape très cartésienne de cette faculté d'être maître et possesseur de la nature et c'est dans cet équilibre qu'il faut toujours jouer et construire notre action la stratégie que je viens de présenter et qui procède des travaux que nombre d'entre vous ici dans cet amphithéâtre avait construit elle sera constamment à revoir il ce n'est pas un objet verticale est figé parce que dans six mois un an il faudra adapter le transformer le bousculer mais je crois que à date ces quatre piliers que j'ai présentées sont les quatre convictions profondes qui vont présider à nos choix nos investissements l'esprit de nos lois et l'engagement de la france et je l'espère très profondément l'engagement de l'europe pour réussir justement cette aventure de l'intelligence artificielle et donc vous l'avez compris je souhaite que la france soient l'un des leaders de cette intelligence artificielle je souhaite que l'europe soit l'un des leaders de cette intelligence artificielle nous en avons les moyens et nous allons en créer les conditions d'abord parce que je pense que c'est bon pour notre pays ensuite parce que je pense que ça crée des opportunités enfin parce que je pense que il n'y a aucune chance de prétendre en contrôler les effets ou avoir son mot à dire sur tels ou tels effets pervers si on a raté la bataille du début c'est à dire d'être un acteur de cette aventure et donc je ferai tout pour que nous réussissions pour que nous soyons dans l'excellence de la formation de la recherche et de l'excellence économique et industriel en la matière et je ferai tout pour que nous soyons aussi le lieu où l'on pense de manière coopérative ouverte entre toutes les sciences entre nos concitoyens et les acteurs de justement cette transformation pour qu'on pense l'intelligence artificielle ses conséquences sa place dans la société parce que ce sera le meilleur moyen de réfléchir ensemble à la société que nous voulons construire merci pour votre engagement et comme vous l'avez compris vous pouvez compter sur moi je le dis ici sans aucune innocence pour construire la véritable renaissance dont l'europe a besoin merci à vous [Applaudissements] merci à vous merci aux séries [Applaudissements]
Emmanuel Macron