Elle porte le nom de l’économiste Gabriel Zucman, qui veut créer ce nouvel impôt, avec un plancher
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« Les milliardaires payent deux fois moins d'impôts que la moyenne des Français. »
- 0:00Fait
« Les 40 % les plus pauvres sont bénéficiaires nets de la solidarité nationale. Leur taux d'imposition est donc négatif. »
- 0:00Chiffre
« En 1996, les 500 plus grandes fortunes professionnelles pesaient l'équivalent de 6 % du PIB. En 2024, elle représentait 42 % du PIB. »
- 0:00Chiffre
« La richesse nationale représentait 364 % du PIB en 1996 contre 621 % en 2023, soit une multiplication par 1,7. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Qu'est-ce que la taxe Zucman dont on parle tant ? Elle porte le nom de l'économiste Gabriel Zucman qui veut créer ce nouvel impôt avec un plancher de 2 % par an sur les personnes qui possèdent un patrimoine de plus de 100 millions d'euros. Le Parti socialiste en a fait une condition sinéquanon d'une non censure du gouvernement de Sébastien Lecornu.
Voici ce que cette taxe est censée corriger. Les milliardaires payent deux fois moins d'impôts que la moyenne des Français. En 2023, une étude de l'Institut des politiques publiques avait en effet conclu que les foyers les plus fortunés de France ne payaient que 26 % d'impôts contre 46 % pour les moins biens lotis.
Or, cette présentation ne met pas en avant que les Français les plus pauvres reçoivent plus de prestations sociales qu'ils ne payent d'impôts. Les 40 % les plus pauvres sont bénéficiaires nets de la solidarité nationale. Leur taux d'imposition est donc négatif et assurément pas de 40 à 50 %.
À l'inverse, les riches paient des impôts et reçoivent peu. En ce qui concerne les milliardaires, cette présentation occulte la part du patrimoine, de loin la plus importante, qui n'est assujettie à aucun impôt comme beaucoup d'actifs immobiliers ou financiers défiscalisés. Les 1 % les plus riches sont les seuls à investir en actif professionnel les plus décisifs pour le pays.
La richesse a explosé. En 1996, les 500 plus grandes fortunes professionnelles pesaient l'équivalent de 6 % du PIB. En 2024, elle représentait 42 % du PIB.
Cela permet à certains d'affirmer que les plus riches détiennent 42 % de la richesse nationale. Ce calcul rapporte un stock. Le patrimoine a un flux. le PIB qui mesure la richesse nationale.
C'est une énorme confusion statistique. Le patrimoine n'est pas une part du PIB en pourcentage. Le premier biais tient au fait que le ratio richesse PIB de l'ensemble du pays n'est pas stable dans le temps.
D'après le World Inequality Database dont Gabriel Zupman est cirecteur scientifique, la richesse nationale représentait 364 % du PIB en 1996 contre 621 % en 2023, soit une multiplication par 1,7. Autrement dit, si la part des 500 plus grandes fortunes dans la richesse nationale n'avait absolument pas changé durant cette période, le graphique laisserait apparaître un passage de 6,4 % du PIB en 1996 à 6,4 % m* 1,7 ce qui est égal à 10,9 % en 2023. Quand on instaure ou qu'on augmente une taxe sur le patrimoine, l'exil fiscal n'est pas nul mais il est très faible.
Une étude du CAE, le conseil d'analyse économique, pourtant défendu par les partisans de la taxe Zucman, remett l'efficacité d'une politique budgétaire fondée sur une hausse de l'imposition des hauts patrimoines. Surtout, elle estime que l'argent que de telles mesures sont censés rapporter n'est jamais au rendez-vous. Pour chaque eur mécaniquement prélevée par une hausse de la fiscalité sur les hauts patrimoines, environ 20 centimes disparaissent en raison du choix de certains de s'exiler fiscalement et 54 autres centimes échappent aux caisses de l'État via les comportements d'évitement que sont l'évasion et l'optimisation fiscale, l'investissement, l'épargne et cetera.
Il y a aussi le cas de la Norvège qui a porté le taux de son impôt sur les fores.