Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 27 décembre 2016 8 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & international

Israël : Obama défie Trump - Vos questions SMS #cdanslair 26-12-2016

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    À quoi sert concrètement une résolution si les intéressés n'en tiennent pas compte ?

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Jean-Dominique Moisy, les gens se demandent si ça peut faire bouger les choses ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Quelle est la position des candidats à la présidentielle en France sur cette question ?

  • 2:36FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'on vous pose une colle ?

  • 3:09RelanceRéponse directe

    Il n'y a pas de clivage très net et très marqué ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    L'entourage de Trump connaît-il bien le dossier israélien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17InvitéFait
    « Non, mais à rappeler le droit, d'abord, à rappeler ce qui va dans l'intérêt profond, me semble-t-il, d'Israël ensuite. »
  • 0:29InvitéFait
    « Car il y a un mot qu'on n'a pas du tout utilisé, on a parlé beaucoup de délégitimisation, on n'a pas parlé de démographie. »
  • 0:45InvitéChiffre
    « Le problème démographique, c'est qu'Israël a à la fois la démographie la plus favorable de tous les pays du monde occidental, un taux de fécondité supérieur à 3%. »
  • 1:04InvitéFait
    « Et dans ce contexte, soit l'État d'Israël va en réalité absorber tous les territoires qui l'entourent, et cessera d'être juif, et cessera pleinement d'être démocratique dans son comportement. »
  • 1:27InvitéFait
    « Le problème, c'est que cette deuxième solution, qui était la solution des deux États, elle apparaît aujourd'hui, dans la réalité des faits, comme de plus en plus abstraite. »
  • 1:54InvitéFait
    « Elle est fondée sur une résolution de l'ONU d'ailleurs. »
  • 2:05InvitéFait
    « dans la mesure où on parlait de délégitimer, mais surtout elle légitime les revendications palestiniennes. »
  • 2:26InvitéFait
    « Sachant qu'en plus, ils sont dans une démarche judiciaire devant la Cour pénale internationale. »
  • 3:19InvitéFait
    « L'extrême gauche est clairement plus anti-israélienne que le reste de l'échantillon politique français. »
  • 3:30InvitéFait
    « Il y a une évolution à l'extrême droite. »
  • 4:00InvitéFait
    « Mais il y a quand même quelque chose de plus structurel, un mouvement de fond, un clivage beaucoup plus net maintenant au sein même du Front National. »
  • 4:27InvitéFait
    « Elle a notamment essayé d'afficher ce rapprochement en rencontrant l'ambassadeur israélien à l'ONU, en faisant pas mal de publicité autour de cet événement. »
  • 5:03InvitéFait
    « qui est très familier effectivement de la Russie, et non pas du Moyen-Orient, mais qui a une très forte idée sur les champs pétrolifères du Moyen-Orient. »
  • 5:18InvitéFait
    « Jared Kushner, qui est un juif très pratiquant, et qui a apparaissé beaucoup d'influence sur son beau-père, le futur président. »
  • 5:33InvitéFait
    « Donald Trump a dit qu'il pouvait même lui confier, sait-on jamais, la gestion du dossier pour obtenir la paix entre Israël et les Palestiniens. »

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Invité 220 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 217 %
  • Invité 315 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Et nous avons toujours cette question, à quoi sert concrètement une résolution si les intéressés n'en tiennent pas compte ? Jean-Dominique Moisy, visiblement les gens qui nous regardent se demandent si ça peut faire bouger les choses dans un sens ou dans l'autre, au fond.

0:17
Invité

Non, mais à rappeler le droit, d'abord, à rappeler ce qui va dans l'intérêt profond, me semble-t-il, d'Israël ensuite. Car il y a un mot qu'on n'a pas du tout utilisé, on a parlé beaucoup de délégitimisation, on n'a pas parlé de démographie. Il y a un vrai problème démographique, c'est vraiment la question centrale pour Israël. Le problème démographique, c'est qu'Israël a à la fois la démographie la plus favorable de tous les pays du monde occidental, un taux de fécondité supérieur à 3%, des familles à 3, 4, 5 enfants, et pas seulement chez les religieux, mais il se trouve dans une région où la croissance démographique est encore plus forte.

Et dans ce contexte, soit l'État d'Israël va en réalité absorber tous les territoires qui l'entourent, et cessera d'être juif, et cessera pleinement d'être démocratique dans son comportement, ou alors il devra traiter chaque citoyen comme un égal absolu, ou il faut trouver une solution. Le problème, c'est que cette deuxième solution, qui était la solution des deux États, elle apparaît aujourd'hui, dans la réalité des faits, comme de plus en plus abstraite. Donc cette résolution des Nations Unies, c'est un rappel de ce qui aurait pu, de ce qui aurait dû être, de ce qu'il n'est peut-être pas encore trop tard d'envisager.

1:49
Présentateur

En tout cas, la solution des deux États, ça reste celle qui est privilégiée au niveau international.

1:54
Invité

Elle est fondée sur une résolution de l'ONU d'ailleurs. Peut-être pour compléter juste un mot, c'est une résolution qui a quand même du poids sur le plan politique, dans la mesure où on parlait de délégitimer, mais surtout elle légitime les revendications palestiniennes. C'est un argument fort de dire qu'il y a une résolution de l'ONU qui vient conforter une revendication politique.

2:20
Présentateur

Vous avez raison de le rappeler, ils ont d'ailleurs expliqué que c'était un camouflet diplomatique pour l'État d'Israël, l'autorité palestinienne.

2:26
Invité

Sachant qu'en plus, ils sont dans une démarche judiciaire devant la Cour pénale internationale.

2:31
Présentateur

Quelle est la position des candidats à la présidentielle en France sur cette question ? Est-ce qu'on vous pose une colle ?

2:38
Invité

Est-ce qu'ils en ont parlé ? Ils ont parlé de la Russie ?

2:42
Présentateur

Il y a globalement un consensus français de dire on est pour les deux États, on est pour la paix, on est pour les deux États. Je pense qu'il n'y a pas de clivage. Lors du vote il y a deux ans qu'on évoquait tout à l'heure sur la reconnaissance de l'État de Palestine, il y avait eu un clivage politique assez net. Il y avait quand même une grande partie de l'opposition de droite avait voté contre, mais pas totalement alors que la gauche avait voté pour. Mais vous avez aussi au sein du PS des gens qui sont très très pro-israéliens et des gens qui sont assez anti-israéliens à droite. Il n'y a pas de clivage très net et très marqué ? Non, il n'y a pas un clivage.

Il n'y a pas un clivage quand même.

3:19
Invité

L'extrême gauche est clairement plus anti-israélienne que le reste de l'échantillon politique français. Il y a une évolution à l'extrême droite. C'est-à-dire qu'une extrême droite qui était traditionnellement plutôt historiquement antisémite, donc plutôt hostile à la création. Non, parce que j'ai un souvenir très précis. Il y a un disque publié par Jean-Marie Le Pen en 1967 qui est à la gloire d'Israël. Il est sioniste parce que antisémite. D'accord. Pardon de vous avoir interrompu. Donc, il y a une évolution ? Oui, alors il y avait peut-être une ambiguïté en fonction des personnages et des représentants de l'extrême droite en France.

Mais il y a quand même quelque chose de plus structurel, un mouvement de fond, un clivage beaucoup plus net maintenant au sein même du Front National, puisque vous avez évoqué le Front National, entre plutôt des partisans d'un soutien et d'un rapprochement vis-à-vis d'Israël. C'est ce qui a marqué notamment la politique étrangère de Marine Le Pen, sinon on peut parler de politique étrangère. Elle a notamment essayé d'afficher ce rapprochement en rencontrant l'ambassadeur israélien à l'ONU, en faisant pas mal de publicité autour de cet événement. Finalement, ça a plutôt capoté pour tout dire.

Mais il y a quand même une volonté du côté de l'extrême droite d'afficher un rapprochement vis-à-vis de l'État d'Israélien, avec toujours une vue électorale franco-française, encore une fois.

4:46
Présentateur

L'entourage de Trump connaît-il bien le dossier israélien ?

4:49
Invité

Écoutez, il a, parmi les personnes qu'il a nommées, aux affaires étrangères, un mania du pétrole, qui est très familier effectivement de la Russie, et non pas du Moyen-Orient, mais qui a une très forte idée sur les champs pétrolifères du Moyen-Orient. Ça joue un rôle en politique étrangère, mais ça n'en fait pas un expert de cette région. On parle beaucoup de l'influence du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, qui est le mari de la belle blonde Ivanka. Jared Kushner, qui est un juif très pratiquant, et qui a apparaissé beaucoup d'influence sur son beau-père, le futur président.

Et Donald Trump a dit qu'il pouvait même lui confier, sait-on jamais, la gestion du dossier pour obtenir la paix entre Israël et les Palestiniens. Tout ça me paraît encore un peu léger.

5:43
Présentateur

Allez, Donald Trump pourrait-il chercher à négocier un accord raisonnable entre les Israéliens et les Palestiniens ? Dominique Moïse, peut-être un silence sur vous.

5:54
Invité

Mais pourquoi pas ? Mais pourquoi pas ? Je ne suis pas sûr que ce soit sa priorité. Mais si dans le contexte d'un rapprochement spectaculaire avec Moscou, Moscou et Washington disaient, bon, maintenant, on va se mettre ensemble, on va résoudre le problème, on est dans la politique fiction, on est dans la politique du café et du commerce, mais ça n'est pas exclu non plus.

6:24
Présentateur

Le peuple israélien est-il favorable à une extension des colonies ? Jean-Dominique Merchet. Les Israéliens sont partagés. C'est toujours le problème quand on parle des Israéliens. Majoritairement, ils votent pour des partis qui sont pour la colonisation. Donc le fait est que... Vous avez quand même en Israël des voix très critiques qui ne sont moins audibles qu'elles n'ont pu l'être il y a quelques années. Vous aviez un mouvement pacifiste assez fort qui s'appelait La Paix Maintenant, Shalom Ar-Chav. Mais ça, ça...

Mais globalement, oui, globalement, ce qu'on voit quand même depuis une quarantaine d'années, c'est un électorat israélien qui se radicalise sur des positions nationalistes et religieuses. Donc il y a quand même plutôt... Donc c'est plutôt vers ça qu'on va. Que risque Israël si la colonisation se poursuit malgré la résolution de l'ONU ?

7:20
Invité

Dans les médias, pas grand-chose. Pas grand-chose. Mais c'est vrai que ça fait quand même un précédent juridique.

7:26
Présentateur

Une dernière question. Est-ce que les États-Unis se seraient abstenus si Hillary Clinton avait gagné les élections ? Allez, encore de la politique fiction.

7:31
Invité

C'est possible. C'est possible ? C'est possible. Probablement. Parce qu'elles auraient eu confiance, disons, dans ce qu'allait faire Hillary Clinton.

7:38
Présentateur

Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h35. Et puis ce soir à 20h50, France 5 rend hommage à l'actrice Michelle Morgan, disparue la semaine dernière avec la diffusion du film Les Orgueilleux. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5. Sous-titrage Société Radio-Canada

7:54
Locuteur

...