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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 21 septembre 2024 10 minActualité / polémiqueInstitutions & élections

Le gouvernement enfin dévoilé ? - Reportage #cdanslair 20.09.2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30F.RiesterFait
    « Il ne faut pas qu'un bloc écrase les autres et qu'il y ait une représentation arithmétique du poids de chaque groupe au sein du gouvernement. »
  • 1:00S.RousseauFait
    « Il l'a fait à l'envers. C'est l'alliance des perdants au gouvernement. »
  • 1:30M.PanotFait
    « On perçoit une extrême droitisation de la Macronie très inquiétante dans les noms. Ca va être le gouvernement de la manif pour tous. »
  • 2:30F.HollandeFait
    « Pourquoi y a-t-il une dissolution pour avoir les mêmes personnages? Non seulement il n'y a pas un gouvernement qui correspond aux Républicains, mais c'est pire. On devait avoir un changement et on a une restauration. »
  • 3:30A.de VillainesFait
    « C'est ce qu'on disait tout à l'heure sur les valeurs sociétales. B.Retailleau, P.Hetzel, député LR du Bas-Rhin dont le nom commence à être écarté, et L.Garnier, sénatrice... Tous les 3 ont soutenu la Manif pour tous, ont été contre l'IVG dans la Constitution. »
  • 4:00A.de TarléFait
    « C'était L.Garnier qui était contre son interdiction. »
  • 5:00A.de TarléFait
    « Est-ce qu'on peut s'interroger sur la légitimité? H.Guaino l'a fait. M.Panot aussi. Elle dit qu'on recycle les perdants des élections. »
  • 5:30J.JaffréFait
    « Tout gouvernement issu de cette Assemblée nationale sera un gouvernement minoritaire. Aucune formule ne peut être considérée comme majoritaire. »
  • 6:00A.BouilhaguetFait
    « M.Barnier a laissé entendre qu'il avait peut-être un peu péché par naïveté ou candeur. Il a découvert qu'il pensait qu'il aurait la Macronie acquise derrière lui. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

dont on commence à connaître les contours. Beaucoup de macronistes, une poignée de LR et, à la fin, un gouvernement toujours dépourvu de majorité. - Ca ne sera toujours pas pour aujourd'hui, mais d'ici dimanche, promet Matignon.

En attendant, une partie de la composition a déjà fuité. Un gouvernement de 38 ministres dont 16 de plein exercice avec comme répartition... - F.Riester: Il ne faut pas qu'un bloc écrase les autres et qu'il y ait une représentation arithmétique du poids de chaque groupe au sein du gouvernement. - S.Rousseau: Il l'a fait à l'envers.

C'est l'alliance des perdants au gouvernement. - Dans le casting version M.Barnier, il y aurait les nouveaux entrants, des macronistes comme V.Spillebout à l'Education ou A.Armand, un énarque, à Bercy.

A l'agriculture, LR, A.Genevard et un ténor de la droite, B.Retailleau, au ministère de l'Intérieur.

Le patron des sénateurs LR est déjà critiqué par la gauche qui promet un bel accueil à ce gouvernement: une motion de censure. - M.Panot: On perçoit une extrême droitisation de la Macronie très inquiétante dans les noms.

Ca va être le gouvernement de la manif pour tous. Il y a C.Vautrin, B.Retailleau. - Certains peuvent dormir sur leurs 2 oreilles car ils devraient conserver leur poste.

S.Lecornu, toujours aux Armées. R.Dati, toujours à la Culture.

Promotion pour J.-N.Barrot des Affaires européennes aux Affaires étrangères.

C.Vautrin passerait du Travail à un portefeuille consacré aux Territoires. *-F.Hollande: Pourquoi y a-t-il une dissolution pour avoir les mêmes personnages?

Non seulement il n'y a pas un gouvernement qui correspond aux Républicains, mais c'est pire. On devait avoir un changement et on a une restauration. - L'extrême droite a obtenu gain de cause.

Ni E.Dupond-Moretti ni X.Bertrand.

C'était une exigence de M.Le Pen, mais l'enthousiasme n'y est pas. Dans le gouvernement proposé par M.Barnier, il y a aussi les recalés.

Remercié, G.Darmanin, qui bataille pour obtenir le Quai d'Orsay. Eliminé, mais paraît-il de son plein gré, L.Wauquiez.

Depuis quelques heures, le MoDem, le parti de F.Bayrou, allié historique d'E.Macron, est en pleine crise de conscience. 80 % du groupe refuseraient de participer à un gouvernement jugé trop à droite.

L'ancien parlementaire J.-L.Bourlanges supplie sa famille politique.

La composition du gouvernement de M.Barnier, toujours au conditionnel, est toujours suspendue aux vérifications de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui doit donner son feu vert avant les nominations. - A.de Tarlé: On a vu les états d'âme d'un F.Bayrou face à un gouvernement qu'il jugerait trop à droite.

On parle d'une "droite Trocadéro" au pouvoir. C'est quoi? - A.de Villaines: C'est ce qu'on disait tout à l'heure sur les valeurs sociétales.

B.Retailleau, P.Hetzel, député LR du Bas-Rhin dont le nom commence à être écarté, et L.Garnier, sénatrice...

Tous les 3 ont soutenu la Manif pour tous, ont été contre l'IVG dans la Constitution. Certains ont refusé de voter contre l'interdiction des thérapies de conversion qui existent dans certains milieux catholiques ultraconservateurs. - A.de Tarlé: C'est "guérir" l'homosexualité.

C'était L.Garnier qui était contre son interdiction. - A.Bouilhaguet: Et B.Retailleau aussi. - A.de Villaines: La "droite Trocadéro" fait référence à F.Fillon, le 16e arrondissement, tous ceux qui manifestaient à ce moment-là et qui représentent une petite fraction du pays.

On a quand même oublié de dire qu'il y a un problème par rapport aux dernières élections législatives. Se retrouvent à gouverner des gens qui ont été désavoués par les urnes et qui n'ont pas participé au front républicain. Si on peut tirer au moins 2 leçons des élections législatives, c'est que la France s'est mobilisée pour faire barrage au RN, et que, très clairement, LR est arrivé en 4e position avec 5 ou 6 % des voix.

Ca bloque. Beaucoup de gens en Macronie et au MoDem sont opposés à cette droite conservatrice et à ses valeurs. - A.de Tarlé: La droite libérale avait déjà rejoint Macron.

La droite conservatrice achève de basculer dans le camp du pouvoir. - A.de Villaines: Il ne faut pas oublier l'importance du RN dans cette Assemblée. 142 députés avec les ciottistes.

Beaucoup de députés ou d'électeurs du RN sont bien plus ouverts d'un point de vue sociétal que la droite républicaine au pouvoir. - A.de Tarlé: Est-ce qu'on peut s'interroger sur la légitimité?

H.Guaino l'a fait. M.Panot aussi.

Elle dit qu'on recycle les perdants des élections. - J.Jaffré: C'est un raisonnement un peu dangereux.

Tout gouvernement issu de cette Assemblée nationale sera un gouvernement minoritaire. Aucune formule ne peut être considérée comme majoritaire. Il faut bien arriver à en sortir.

Le péché originel qui demeure est que le NFP n'a pas eu la possibilité de présenter...

Sa Première ministre virtuelle, L.Castets, devant l'Assemblée nationale pour que celle-ci tranche. L'article 8 de la Constitution dit que le président de la République nomme le Premier ministre.

Lui, il l'entend comme "choisit le Premier ministre". Il a voulu maintenir ça. C'est contestable.

Un mot par rapport à cette droite Trocadéro qui est un concept qu'E.Philippe avait utilisé pour lutter contre elle. C'est amusant.

E.Philippe a été très maltraité... - A.de Tarlé: C'est la droite Fillon. - J.Jaffré: Il y a un rôle important du Sénat, de G.Larcher, dans ce changement de gouvernement.

Nous avons tout un bloc sénatorial, des sénateurs qui sont ministres. Si L.Wauquiez nous dit: "J'aurais accepté volontiers l'Intérieur, mais je n'ai pas voulu de Bercy", il laisse entendre qu'un accord Barnier-Larcher l'a écarté au profit de B.Retailleau.

Ca se sous-entend. Nous avons un déport de l'Assemblée nationale par le Sénat alors que le problème est à l'Assemblée nationale. Sur la question de la légitimité, il faut faire attention.

Tout gouvernement serait contesté et critiqué à cet égard. - A.de Tarlé: Il n'empêche que la faute d'E.Macron serait de ne pas avoir donné sa chance à L.Castets et de l'avoir lui-même biffée, estimant qu'elle n'aurait aucune chance.

E.Macron est en déplacement et cherche à apaiser les choses. "Macron appelle tous les groupes politiques à aider M.Barnier et à le laisser travailler.

C'est son gouvernement." C'est comme s'il souhaitait ardemment la réussite de M.Barnier dont il ne partage probablement pas toutes les idées. - A.Bouilhaguet: M.Barnier a laissé entendre qu'il avait peut-être un peu péché par naïveté ou candeur.

Il a découvert qu'il pensait qu'il aurait la Macronie acquise derrière lui. On a vu que G.Attal sera son meilleur ennemi.

Il faudra qu'il gère avec G.Attal, qui a son ambition, et n'a aucun intérêt à ce que M.Barnier réussisse.

Il y a le rôle d'E.Macron. Dans un 1er temps, tous les signaux de l'Elysée...

On disait que le président présiderait, que le gouvernement gouvernerait, qu'il avait carte blanche. Il y a eu un travail de sape. Des noms ont été proposés.

Ca n'allait pas. C'était trop à droite. Jupiter était toujours là.

E.Macron, à un moment, s'est dit: "S'il échoue, il se passe quoi après?" Il faudrait remettre sur scène...

Ce serait catastrophique...

Pour M.Barnier, pas si grave. Il retourne en Savoie.

Le gouvernement enfin dévoilé ? - Reportage #cdanslair 20.09.2024 — Michel Barnier · Pourquijevote