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ChroniqueINA Actu· 20 juin 2022 3 minActualité / polémiqueSanté

Crise aux urgences, un malaise ancien | Franceinfo INA

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    « Selon l'association SAMU Urgence de France, les services d'urgence en péril représentent 20% des établissements du territoire. »

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Invité

Dégradation des soins, pénurie de soignants, épuisement professionnel, les urgences sont en crise. Une réalité accentuée ces dernières années avec l'épidémie de Covid, mais le malaise est ancien. À l'hôpital, pour les services d'urgence, ce n'est pas fameux. Coup de colère des médecins des urgences, c'est du SAMU ce matin. L'attention monte aux urgences. Les médecins urgentistes seront en grève demain. La grève des urgences dans plusieurs hôpitaux à Paris, le personnel tire la sonnette d'alarme. Retour dans les années 70. À cette période, les services d'urgence commencent à se structurer dans les hôpitaux français.

L'objectif, faire face à l'urgence vitale avec un personnel spécialisé, médecin, infirmière, réanimateur. Mais très vite, des dysfonctionnements sont pointés du doigt. Le premier grief des hospitalisés, c'est la carence d'accueil des services d'urgence. Il y a aussi l'attente, jugée trop longue aux urgences, le manque de personnel et les locaux vétustes. Pour juger de la situation, le Conseil économique et social commande un rapport au professeur Adolphe Stegg en 1989. Ses conclusions sont sévères. Alors de quoi souffrent le plus les urgences des hôpitaux ? Est-ce un manque de personnel, un manque de crédit ou un manque de matériel ? C'est à la fois les trois. L'alerte est lancée.

Résultat, au début des années 90, plusieurs lois sont votées pour une réorganisation générale des services d'urgence. Mais dans le même temps, leur fréquentation ne cesse d'augmenter et les soignants sont débordés. En 1998, le ras-le-bol est national. Les urgentistes, on a ras-le-bol de la manière dont on nous traite depuis des années. C'est des médecins qui ne regardent pas la montre. C'est des médecins qui sont capables de faire 80 à 100 heures de travail par semaine. Il faut que cela maintenant soit reconnu. Au fil des ans, malgré les réformes de santé, le malaise s'intensifie. Aux urgences, le quotidien décrit par les soignants ne change pas. Horaire à rallonge.

Demander à quelqu'un de travailler 36 heures de suite, quel que soit le métier, ça ne me paraît pas normal. Mauvaise condition de travail. C'est une grève de ras-le-bol. Une grève pour revendiquer de l'aide au niveau de notre travail, qu'on ne peut plus accomplir normalement. Service engorgé.

2:17
Présentateur

Actuellement, c'est afflux tendu quotidiennement. Il n'y a plus de période critique, c'est une période critique continuelle.

2:23
Invité

Épuisement professionnel. C'est un cri d'alarme parce qu'il y a certains d'entre nous qui sont au bord de la rupture. Aujourd'hui, le personnel soignant alerte toujours sur ces difficultés. Selon l'association SAMU Urgence de France, les services d'urgence en péril représentent 20% des établissements du territoire.

2:40
Présentateur

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