Incidents au Stade de France, pouvoir d'achat, législatives... Le 8h30 franceinfo de Jean-François Copé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
8 journalistes étrangers sont morts dans l'exercice de leur profession, quelle est votre réaction ?
- 1:00OuverteRéponse directe
La justice française a ouvert hier soir une enquête pour des soupçons de crimes de guerre, est-ce qu'Emmanuel Macron doit en parler à Vladimir Poutine ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Vous trouvez que c'est une bonne nouvelle ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Mais il faut le faire aussi sur le gaz, ça presse ?
- 3:19RelanceRéponse partielle
Gérald Darmanin s'est expliqué hier, il affirme que c'est la présence de 30 à 40 000 supporters britanniques sans billets ou alors avec des faux billets qui est la cause principale de ces débordements, est-ce qu'il vous a convaincu ?
- 4:03RelanceRéponse directe
C'est-à-dire que vous dites comme Bruno Retailleau, Éric Zemmour, Marine Le Pen le gouvernement veut cacher la réalité de la racaille ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« C'est une tragédie épouvantable qui nous renvoie à chacun à notre humaine condition »
- 1:04Invité politiqueFait
« Je pense que c'est indispensable qu'il en parle, oui »
- 1:39Invité politiqueFait
« Oui, il n'y avait malheureusement aucune autre solution »
- 1:41Invité politiqueFait
« je dis malheureusement parce que tout ça va avoir des conséquences terribles sur notre économie européenne »
- 1:55Invité politiqueFait
« ça ne sera pas un phénomène temporaire »
- 3:32Invité politiqueFait
« Bon, non, je crois qu'il ne nous a pas convaincus »
- 3:34Invité politiqueFait
« je pense que cette explication n'est pas crédible »
- 4:45Invité politiqueFait
« des consignes ont été données par le président de la république sur la base d'une analyse complètement fausse »
- 10:05Invité politiqueFait
« nous avons fusionné trois hôpitaux en fait Maud, Coulomier et Jocigny »
- 10:51Invité politiqueFait
« je pense aux 35 heures à l'hôpital qui ont complètement bloqué les salaires dans la fonction publique hospitalière »
- 11:25Invité politiqueFait
« le numerus clausus »
- 13:40Invité politiqueFait
« on est encore en train de mentir aux gens parce qu'on est en train de leur dire on va vous faire des chèques »
- 13:55Invité politiqueFait
« le vrai problème c'est que c'est lié à l'accumulation crise sanitaire puis guerre en Ukraine »
- 16:15Invité politiqueChiffre
« l'aide médicale d'état qui est l'exemple type d'une prise en charge à 100% des personnes des étrangers en situation irrégulière qui aujourd'hui coûtent beaucoup d'argent 1 milliard par an »
Temps de parole
- Jean-françois Cope74 %
- Invité10 %
- Invité 29 %
- Invité 36 %
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Bonjour Jean-François Copé, Frédéric Leclerc-Imoff était journaliste pour BFM TV, il a été tué par un éclat d'obus hier en Ukraine alors qu'il couvrait une évacuation de civils dans un convoi humanitaire, il avait 32 ans depuis le début de la guerre 8 journalistes étrangers sont morts dans l'exercice de leur profession, quelle est votre réaction ?
C'est une tragédie épouvantable qui nous renvoie à chacun à notre humaine condition on suit évidemment tous les jours cette guerre qui est effroyable et on la suit d'abord grâce aux reporters de guerre et lorsque l'un d'entre eux tombe au champ d'honneur, si je puis m'exprimer ainsi, celui de l'information on se sent tous personnellement concernés et donc j'ai ressenti comme citoyen, engagé, évidemment beaucoup d'émotions et j'ai pensé à lui, à sa famille et puis à toute la rédaction de BFM mais aussi de vous tous parce que je pense que c'est une lourde charge auxquelles on pense tous dans ces cas-là
La justice française a ouvert hier soir une enquête pour des soupçons de crimes de guerre est-ce qu'Emmanuel Macron doit en parler à Vladimir Poutine ?
Je pense que c'est indispensable qu'il en parle, oui mais il y a tellement de choses que nous avons à dire à Vladimir Poutine Donc il faut continuer à lui parler ? Je pense qu'il faut continuer à lui parler, oui, bien sûr mais avec fermeté, sans concession et toujours pour essayer de trouver le fil d'une issue aussi favorable que possible dans ce contexte dramatique
97ème jour de guerre en Ukraine, les troupes russes avancent notamment dans le Donbass et font toujours face aux troupes ukrainiennes A Bruxelles, au Conseil européen, les 27 se sont mis d'accord hier soir pour mettre quasiment fin à l'importation de pétrole russe d'ici la fin de l'année Vous trouvez que c'est une bonne nouvelle ?
Oui, il n'y avait malheureusement aucune autre solution je dis malheureusement parce que tout ça va avoir des conséquences terribles sur notre économie européenne dans une période horriblement difficile où on voit maintenant le spectre de l'inflation s'installer dans la durée parce que contrairement à ce qu'on a raconté, auquel je n'ai jamais cru ça ne sera pas un phénomène temporaire ça touche maintenant tous les produits et évidemment que cet embargo sur le pétrole russe en tout cas 90% ce qui concerne la voie maritime, pas ce qui concerne les oléoducs est évidemment un élément supplémentaire mais ne pas le faire, c'est continuer d'alimenter aujourd'hui des financements qui servent pour les russes à financer la guerre
Le pétrole, l'embargo sur le pétrole mais il faut le faire aussi sur le gaz, ça presse ?
Écoutez, je pense qu'il faut continuer de resserrer le plus possible le nœud coulant je sais qu'il y a une thèse ambiante qui consiste à dire que les sanctions économiques n'ont jamais servi à rien face aux dictateurs c'est vrai et faux, aujourd'hui la Russie dépend beaucoup dans son activité économique de ses échanges avec l'Europe
Ce que dit notamment Jean-Luc Mélenchon
Oui, je sais bien, mais je pense qu'il y a un moment où il faut marquer le coup ce qui se passe aujourd'hui à l'est de l'Europe est une menace pour l'ouest européen aussi il faut arrêter de penser que c'est loin de chez nous et moi j'entends les donneurs de leçons y compris d'ailleurs aux Etats-Unis je rappelle que nous, nous sommes au cœur du sujet et qu'il nous faut être très fermes face à ce qui se passe c'est la manière dont Vladimir Poutine a décidé cette invasion absolument indigne, ignoble et hautement condamnable de l'Ukraine
Jean-François Copé, vous avez vu ce qui s'est passé samedi soir aux abords du Stade de France lors de la finale de la Ligue des Champions Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, s'est expliqué hier il affirme que c'est la présence de 30 à 40 000 supporters britanniques sans billets ou alors avec des faux billets qui est la cause principale de ces débordements est-ce qu'il vous a convaincu ?
Bon, non, je crois qu'il ne nous a pas convaincus je pense que cette explication n'est pas crédible quand on connaît l'atmosphère de la banlieue parisienne et notamment de ce qui se passe en Seine-Saint-Denis personne ne pense une seconde que ce sont les hooligans anglais qui eux seuls ont commis ce qui s'est passé il y a des responsabilités multiples enfin, on ne peut pas nier la réalité c'est qu'il y a une violence dans cette partie de l'Ile-de-France et que des voyous ont débarqué et ont fait les pires choses
C'est-à-dire que vous dites comme Bruno Retailleau, Éric Zemmour, Marine Le Pen le gouvernement veut cacher la réalité de la racaille
Enlevons même les noms que vous citez Bruno Retailleau, il est de votre camp Oui, mais je sais bien, mais je n'ai pas un problème avec ça Bruno Retailleau est un ami, ce n'est pas le problème ce que je veux dire, c'est qu'au-delà de qui le dit ce qui est important aujourd'hui, c'est la réalité des faits mais si on prend une seconde de recul et qu'on voit ce qui se passe, le mal vient de beaucoup plus loin ça ne sert à rien de s'acharner sur Gérald Darmanin ce n'est pas Gérald Darmanin qui gère comme le font tous les ministres j'ai connu ça en d'autres temps une situation qui lui tombe dessus et qui nous tombe tous dessus d'ailleurs parce que c'est très humiliant le problème est plus profond on n'ose plus parler de sécurité en France quel est le sujet que nous avons aujourd'hui c'est que des consignes ont été données par le président de la république sur la base d'une analyse complètement fausse qui est de ne pas énerver les électeurs de Mélenchon et donc surtout ne rien dire de mal de ce qui se passe dans les quartiers qui ne sont pas traités notamment en Seine-Saint-Denis ne pas dire du mal de la délinquance du quotidien pour ne pas énerver les électeurs de Mélenchon c'est une erreur d'analyse totale donc vous pensez que c'est pour ça qu'on accuse aujourd'hui les supporters britanniques ?
écoutez moi les électeurs de Mélenchon de toute façon ils ne voteront pas pour les candidats de Macron donc il faut arrêter de se tromper de débat et pendant ce temps là on fait un déni absolu sur l'impuissance des pouvoirs publics par rapport à l'impunité des délinquants c'est ça qui est en cause je me tue avec d'autres à essayer de dire parler de sécurité bien sûr qu'il y a le problème du pouvoir d'achat mais ne pas voir que quand on veut parler de la société du vivre ensemble on ne peut pas vivre ensemble si on a peur les uns des autres ne pas voir que cette réalité aujourd'hui elle nous saute au visage et bien c'est tout simplement faire un déni et c'est ça qui se passe
mais dans le cas précis du Stade de France c'est plutôt le maintien de l'ordre qu'on remet en cause par le préfet de police d'Idi Lallement vous il n'y a pas de problème de ce côté là pour vous ?
mais ce n'est pas qu'il n'y a pas de problème ce que je veux vous dire c'est que c'est un contexte général un problème de sécurité franchement je crois bien connaître ces sujets un sujet de sécurité qui arrive comme celui-là n'arrive pas par hasard c'est un enchaînement infernal de causes qui atterrit sur un événement comme celui-là comme à Saint-Étienne le lendemain vous avez vu des voyous déferler sur le stade derrière tout cela c'est un travail de fond qu'on ne veut pas traiter qui est celui de la lutte contre la délinquance car c'est des comportements de délinquants qui savent qu'ils seront de toute façon impunis parce que l'impuissance des pouvoirs publics elle est totale dans ce domaine et moi je pense que si monsieur Macron n'affiche pas de manière plus claire une détermination dans les domaines régaliens de l'État il va y avoir pour les ministres de droite de ce gouvernement un problème de conscience parce que la question pour un certain nombre d'entre eux qui partagent les idées que je défends avec d'autres va être de savoir est-ce qu'on peut rester dans un gouvernement qui fait un déni complet sur les questions de sécurité
vous pensez que Gérald Darmanin a des fourmis dans les pattes en ce moment
mais écoutez je ne suis pas son porte-parole qu'il n'a pas les moyens de faire la politique qu'il voudrait faire c'est ce que vous êtes entraîné vous êtes en train de nous dire ce que je pense c'est que ça ne sert à rien de s'acharner sur le ministre de l'Intérieur qui fait plutôt partie de ceux qui assument une politique que c'est l'étage au-dessus de sécurité il n'a pas le droit de bouger ni lui ni personne parce qu'en réalité la consigne c'est ne surtout pas énerver les électeurs de Mélenchon pourquoi il reste ? mais attendez moi je ne suis pas chargé des carrières des ministres de M. Macron je vous dis juste que lorsque l'on est
l'histoire des 30 à 40 000 supporters de plus avec des faux billets pour vous c'est un simple mensonge
non mais pas du tout je pense que tout ça se cumule il n'y a pas de sujet avec ça c'est multifactoriel mais ne pas voir qu'un public nombreux familial a été pillé pillé par des voyous organisés pour le faire et qui venaient non pas d'outre-manche mais qui venaient du quartier c'est nier cette réalité qui n'est encore une fois je le répète que l'aboutissement d'un laisser-aller depuis plusieurs années que nous payons au prix fort dans la république voilà et je pense que ce sujet là ajouté à celui d'une banalisation de messages communautaristes commence à être extrêmement inquiétant d'autant que des solutions existent nous l'avons démontré dans un certain nombre de villes je me suis efforcé de le faire à mot on peut le faire dans les villes en mettant en place des polices municipales armées des caméras une organisation de l'ordre public qui montre clairement aux voyous qu'on ne les lâchera pas
Jean-François Copé invité de France Info ce matin 8h41 le fil info Louise Muguin on se retrouve dans un instant les européens se mettent finalement d'accord quant à un embargo sur le pétrole russe hier soir ils se sont engagés à arrêter d'importer 90% de l'hydrocarbure d'ici à la fin de l'année d'abord contre la mesure la Hongrie n'a finalement pas mis son veto elle bénéficie d'une dérogation pour continuer à acheter une partie de son hydrocarbure à la Russie Paris réclame une enquête transparente pour faire toute la lumière sur la mort d'un journaliste français de 32 ans pendant une opération humanitaire à l'est de l'Ukraine en déplacement dans le pays la ministre des affaires étrangères Catherine Colonna dénonce un double crime qui vise à la fois un journaliste et un convoi humanitaire en attendant la décision de la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Paris Patrick Balkany reste en prison il aurait dû sortir demain en libération conditionnelle mais le parquet d'Evry a fait appel l'ancien maire de Levallois Perret est condamné pour fraude fiscale après plusieurs années de diminution le nombre de fumeurs repart à la hausse en 2020 près de 3 français sur 10 de 18 à 75 ans disaient fumer quotidiennement c'est aujourd'hui la journée mondiale sans tabac France Info
le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
Jean-François Copé Emmanuel Macron se rend cet après-midi au centre hospitalier de Cherbourg pour parler de l'accès aux soins chez vous quelle est la situation à Maud ?
Elle est tendue comme partout nous avons un hôpital de taille importante puisque nous avons fusionné trois hôpitaux en fait Maud, Coulomier et Jocigny donc on a un très gros ensemble hospitalier sur l'Est francilien qui prend plein pot les contraintes de personnel évidemment mais aussi plus généralement un épuisement un épuisement de nos personnels soignants qu'ils soient d'ailleurs médecins infirmiers infirmières etc. et donc aujourd'hui cette situation elle ne peut pas durer et il faut absolument qu'il y ait des décisions structurelles qui soient prises parce qu'on ne peut pas tenir comme ça
Vous sentez que ça craque que cet été va être tendu ?
Mais ce n'est pas simplement la question de l'été on ne peut pas dire alors quand c'est l'automne on dit c'est l'automne après c'est l'été non c'est plus profondément cette profession qui incarne l'excellence mondiale au sens le plus large du terme et sur tous les métiers se trouve en tension dans tous les domaines parce qu'il y a un certain nombre de décisions mauvaises qui ont pu être prises et que nous payons aujourd'hui je pense aux 35 heures à l'hôpital qui ont complètement bloqué les salaires dans la fonction publique hospitalière mais je pense aussi au manque de recrutement lié au coût global des 35 heures aussi d'ailleurs et puis enfin une fois qu'on a dit tout cela à l'absence d'articulation entre la médecine hospitalière et la médecine de ville et donc on a deux systèmes parallèles et il faut absolument tout faire pour les fédérer parce que si on ne les fédère pas et bien on perd de l'énergie et puis on perd de la qualité de soins alors si vous ajoutez à ça qu'il y a des problèmes de recrutement de médecins également à l'hôpital qui conduit à recruter des médecins étrangers parce que parce que le numerus clausus parce que enfin vous connaissez toute cette histoire on se trouve dans une situation
d'étranglement vous citez les 35 heures Jean-François Copé mais est-ce que la droite elle aussi dans le débat récurrent sur la situation à l'hôpital doit reconnaître sa part d'échec dans les suppressions de postes les économies demandées à l'hôpital la tarification à l'activité mise en place par Xavier Bertrand quand il était ministre de la santé est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer que droite comme gauche reconnaissent leurs échecs successifs pour poser les bases d'un hôpital de demain
à titre personnel j'ai toujours pensé que le courage politique ça pouvait consister aussi à reconnaître quand on s'était trompé mais là vous avez cité les 35 heures c'est pour ça que je vous pose la question mais là dans le cas d'espèce je veux juste dire une chose c'est que la droite elle n'est plus au pouvoir depuis 2012 ça fait 10 ans alors je veux bien qu'on prenne une part de responsabilité mais enfin ça fait 10 ans mais 35 heures c'était 97 oui bien sûr c'est donc la gauche nous ne sommes pas revenus dessus je pense que rétrospectivement c'était une erreur enfin moi je l'ai souvent dit donc c'est pas nouveau mais en tout cas ce qui est certain c'est que depuis toutes ces années il y a eu des décisions qui auraient dû être prises et qui ne le sont pas voilà et encore une fois ça sert à rien on n'est pas là pour pointer du doigt tel ou tel je pense que ce quinquennat nouveau doit tenir compte d'une donne qui s'est aggravée avec le Covid
donc Emmanuel Macron quand il dit j'irrite quand même d'une situation qui était compliquée à la base et qu'il continue de l'être qui s'est même aggravée il a raison
il a raison il en sait quelque chose il est présent depuis 5 ans donc c'est pas quelque chose qu'il découvre mais encore une fois je le répète il n'y a pas eu de grand rendez-vous hospitalier parce que c'est ce que j'allais vous dire le Ségur a été une dotation qui a permis de limiter les dégâts on va le dire comme ça 180 euros net par mois pour tous les soignants j'ai vu que Martin Hirsch avait d'ailleurs à peu près la même analyse que moi sur ce point mais encore une fois je crois vraiment qu'on ne peut pas simplement dire qu'on va régler le problème avec une dotation budgétaire supplémentaire c'est une réorganisation complète de notre appareil de soins en France qu'il faut mettre en oeuvre qui doit toucher les personnels l'organisation du temps de travail les moyens à mettre en oeuvre et l'articulation entre la médecine de la ville la médecine de ville et la médecine hospitalière
plus généralement Jean-François Copé la question du pouvoir d'achat des français se pose aujourd'hui ce sera le premier texte examiné au parlement si Emmanuel Macron remporte les élections législatives est-ce que la droite doit le voter ce texte ? d'abord on ne sait pas ce qu'il y a dedans
puisque ça change tous les jours mais moi ce qui m'inquiète énormément c'est qu'on est encore en train de mentir aux gens parce qu'on est en train de leur dire on va vous faire des chèques alors il y a eu le chèque carburant puis après il y a eu le chèque habillement puis le chèque ameublement je rappelle que tout cela ne tombe pas du ciel le vrai problème c'est que c'est lié à l'accumulation crise sanitaire puis guerre en Ukraine qui fait que nous avons des problèmes d'approvisionnement sur de très nombreux secteurs et que si cela se traduit par de la dépense publique supplémentaire c'est de la dette pour le financer mais alors qu'est-ce qu'on fait
pour aider les gens ?
le problème c'est qu'on ne peut pas il faut le dire aux français on ne peut pas alors je sais je vais certainement être très critiqué pour ce que je dis mais on ne peut pas faire simplement des chèques ça ne marche pas comme ça alors par exemple
dans toutes les mesures qui sont prévues aujourd'hui parce qu'on en connait quand même quelques-unes Jean-François Copé la ristourne sur le carburant stop ou encore ?
regardez c'est un très bon exemple la ristourne sur le carburant le carburant va continuer d'augmenter on va continuer encore donc vous arrêtez les 18 centimes ? mais ce n'est pas qu'on arrête c'est que si l'on prend des mesures pour compenser cette hausse des prix la meilleure manière de le faire c'est d'augmenter les salaires si on veut augmenter les salaires il faut réformer le marché du travail pour une raison très simple c'est que si on ne produit pas plus en augmentant les salaires on va totalement mettre en cause la compétitivité des entreprises par rapport aux entreprises étrangères et donc à la clé
il a convoqué le patronat pour demander l'augmentation des salaires et ils nous disent oui mais nous on ne peut pas
mais pourquoi tout simplement parce que si on augmente les salaires sans accroître la production c'est mécanique nous allons avoir instantanément un coût de productivité pour les entreprises très élevé on ne pourra plus vendre un produit donc votre réponse à la crise du pouvoir d'achat c'est de baisser les impôts de production ?
alors ma réponse c'est un évidemment ça peut être de baisser les impôts de production mais ça peut être surtout de réorganiser les conditions de travail le temps de travail si on augmente les salaires et qu'on ne produit pas plus en même temps c'est mécanique on n'y arrivera pas on va plomber la compétitivité de nos entreprises je sais que ce que je vous dis là c'est l'inverse de tout ce qu'il se dit il ne faut surtout pas dire ça on est dans le tabou absolu mais c'est une réalité économique
mais réformer le temps de travail par exemple c'est quoi ? j'ai pas compris
ça veut dire par exemple travailler plus et en étant payé plus ça veut dire réorganiser nos conditions de production de telle manière qu'on puisse baisser un certain nombre de charges sociales pour justement permettre cette augmentation de la rémunération des salariés et donc ça veut dire faire des économies dans notre système de protection sociale parce qu'il y a un certain nombre de domaines dans lesquels on dépense trop et encore une fois par exemple
où est-ce que vous faites des économies dans le système social ?
mais vous savez c'est un vieux débat je me souviens de tout ça quand j'étais ministre du budget vous avez par exemple l'aide médicale d'état qui est l'exemple type d'une prise en charge à 100% des personnes des étrangers en situation irrégulière qui aujourd'hui coûtent beaucoup d'argent 1 milliard par an ouais même c'est plus maintenant en réalité donc oui ces genres de choses là vous le remettez dans l'économie c'est plus la même histoire il y en a plein des économies à faire y compris sur le fonctionnement mais par exemple aujourd'hui il n'y a aucune mesure d'économie budgétaire et en réalité tout ça ne se finance
que par la dette c'est ça qui n'est pas tenable par exemple dans les mesures annoncées pour cet été vous ne dégelez pas le point d'indice des fonctionnaires si vous étiez au pouvoir vous ne le feriez pas
est-ce qu'on a vraiment le moyen de le faire aujourd'hui ? non c'est que de la dette donc on ne peut le faire que si dans le même temps par exemple on fait des économies sur le parc immobilier de l'état comme j'avais pu le faire lorsque j'étais ministre du budget mais pareil
revaloriser les minima sociaux c'est ce qui sera dans le texte aussi vous dites oui
mais c'est super on va l'annoncer avant les élections législatives pour faire croire aux gens que tout ça est très facile à faire et puis au lendemain des élections législatives on va se retrouver avec une impasse budgétaire considérable alors on va mentir jusqu'à quand aux français ?
c'est ça le problème c'est qu'aujourd'hui les solutions qui sont proposées côté Mélenchon c'est tout et n'importe quoi on rase gratis Robin des bois on va prendre aux riches comme si les riches n'ont pas les moyens de s'expatrier dans ces cas là très bien donc c'est pas crédible du tout et de l'autre Emmanuel Macron qui ne dit pas la vérité qui dit juste on va vous faire des chèques ça va s'arranger etc ça n'est pas tenable alors je comprends qu'on peut être un peu plus impopulaire en disant ce que je vous dis là j'en ai conscience
c'est plus facile de dire ça quand on est dans l'opposition qu'on a fait 5% à la présidentielle et qu'on ne va pas gouverner le pays dans les mois qui viennent
oui enfin on ne va pas le gouverner d'abord je vous propose qu'on attende quand même le résultat des élections législatives moins d'une très grosse surprise disons non mais c'est pas ça c'est que moi je pense que ce contexte va favoriser les candidats LR parce qu'on est les seuls à assumer de dire qu'en matière de sécurité il faut renforcer qu'en matière de gestion publique
il faut être plus rigoureux
je vous propose une chose
Jean-François Copé c'est qu'on en parle dans une minute exactement des objectifs de votre parti des républicains en législative c'est dans une dizaine de jours maintenant le premier tour de ces élections le fil info tout d'abord 8h51 Louise Bulliens Une première estimation des chiffres de l'inflation vient de tomber pour le mois de mai elle continue d'accélérer pour atteindre plus de 5% sur un an la faute notamment à l'augmentation à des prix de l'énergie et de l'alimentation la police savait qu'il y avait des risques de faux billets et d'incidents au stade de France pour la finale de la ligue des champions de foot samedi soir 4 jours avant le match une note alertée sur des troubles à l'ordre public et appelée à une très grande vigilance le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour escroquerie en bande organisée l'UEFA annonce elle aussi une enquête indépendante il reste 300 000 postes à pourvoir dans l'hôtellerie et restauration avant cet été les négociations dans le secteur se terminent aujourd'hui les professionnels doivent trouver des solutions pour rendre le métier plus attractif un match de tennis très attendu les quarts de finale entre Rafael Nadal et Novak Djokovic au tournoi de Roland-Garros c'est ce soir à partir de 20h45 rencontre diffusée gratuitement sur la plateforme Amazon Prime
Jean-François Copé
les législatives c'est donc dans deux semaines avec moins de 5% à l'élection présidentielle est-ce que vous craignez que votre famille politique les républicains échouent une nouvelle fois ?
écoutez on verra bien laissez-nous faire le match quand même donc moi ce que je constate je le disais à l'instant c'est que pour un certain nombre d'électeurs entendent que LR est le seul parti qui est capable d'assumer clairement une politique de sécurité qui dit les choses en matière économique par rapport à une situation de démagogie ambiante qui est mortifère pour l'avenir du pays ça peut donner aussi du crédit à nos candidats et plus nous aurons de députés LR élus plus on pourra peser dans le débat et donc c'est ça qui est aujourd'hui en cause donc j'espère que dans ces 15 derniers jours de campagne ce message là va être entendu par les français pourquoi vous ne dites pas comme Jean-Luc Mélenchon envoyez-nous à Matignon et ce serait qui d'ailleurs à Matignon c'est la droite gagnée demain mais écoutez je ne dis pas parce qu'on n'est pas tout à fait dans la même démarche dans la même démarche de marketing politique monsieur Mélenchon il est dans une approche de déstabilisation de l'état alors que nous on est plutôt pour essayer de le préserver l'état ce serait qui ?
j'en sais rien du tout
si vous avez la majorité qui vous envoyez à Matignon ?
alors franchement ne m'embarquez pas là-dessus parce que franchement d'abord à ce stade ce n'est pas très pertinent et deuxièmement ça va faire oublier tout le reste de ce que j'ai dit
ça c'est le meilleur scénario pour vous si vous avez la majorité en revanche là aujourd'hui vous avez 100 indéputés à combien vous vous dites c'est une cata ?
même remarque moi je ne raisonne pas comme ça on verra au résultat si vous avez la gentillesse de m'inviter je serai ravi de pouvoir le commenter au lendemain aujourd'hui notre objectif c'est d'avoir le plus de députés à l'air possible ce que je constate sur le terrain c'est que dans les secteurs où nous sommes en situation de démontrer le travail que nous faisons et bien ça permet aux gens par rapport à des parachutés inconnus et qui viennent là juste pour l'étiquette de faire une différence moi mon souci c'est qu'il y a à l'Assemblée quand même des députés qui connaissent le terrain et le problème c'est qu'avec cette stupide interdiction pour les maires d'être députés du coup vous avez vu qu'il y avait dans la dernière mandature des députés totalement perchés quand même sympa pour certains d'entre eux un peu printanier mais perchés bon là l'objectif l'objet de tout c'est que non mais je dis ça gentiment mais ne connaissant rien à ce qui se passait sur le terrain bon d'ailleurs ça tombe bien comme ils n'ont pas eu le droit de parler pendant 5 ans c'était pas grave
mais après c'est des personnalités de la société civile qui s'engagent en politique c'est pas vrai mais c'est génial mais simplement
ça rappelle une chose c'est que la politique est un métier moi je n'ai jamais compris pourquoi est-ce que on disait enseignant c'est un métier journaliste c'est un métier mais homme politique ça ne peut pas être un métier c'est ça chacun fait ça quand il veut
on est élu comment ? c'est pas forcément un métier on est élu pour un mandat à durée déterminée
vous pensez que parce qu'on est élu on doit faire ça en amateur quand on a une heure à perdre le dimanche après-midi non mais vous pensez pas que c'est bien aussi
que ce métier
soit ouvert à d'autres professions ah mais il est ouvert à tout le monde c'est la noblesse de la démocratie mais une fois qu'on y entre ça s'apprend et pour l'apprendre il faut les preuves du terrain c'est à dire être confronté à des réalités que personne ne peut imaginer s'il n'a jamais été maire ou élu sur le terrain donc ce que je veux simplement vous dire c'est que la particularité de ceux que nous avons proposés et investis à LR c'est que ce sont bien souvent des élus locaux qui ont cette expérience de terrain et je pense que c'est un élément clé pour la suite des choses
vous avez déjà dirigé le parti auquel vous appartenez aujourd'hui Jean-François Copé c'était un autre temps vous serez candidat à la succession de Christian Jacob moi personnellement
vous avez déjà donné oui LR moi j'étais à la tête de l'UMP c'était autre chose vous savez quand j'ai quitté mes fonctions dans le climat de haine de l'époque en 2014 c'était la dernière grande victoire de la droite c'est à dire qu'on avait fait la vague bleue des municipales on avait près de 70% de villes de plus de 9000 habitants qui étaient passées à droite c'est quand même pas rien c'était un autre temps et on avait entre 350 et 400 000 militants et sympathisants
qui voulaient faire
tous les ponts d'Arcole bon aujourd'hui honnêtement la situation est un peu différente vous soutiendrez qui dans la bataille pour la présidence je ne sais rien on verra bien pour l'instant on n'en est pas là je crois qu'avant même de parler de tout ça attendez avant de parler des hommes et encore une fois je sais que vous voulez absolument me faire du name dropping mais ce n'est pas du tout l'ambiance ce matin non moi mon point aujourd'hui c'est de savoir qu'est-ce qu'on veut faire en fait qu'est-ce que peut être l'avenir d'une droite de gouvernement demain donc il y a pas mal d'options sur la table dont une à laquelle je m'opposerai toujours qui est celle d'une alliance avec l'extrême droite et puis après il y a de réaffirmer nos conditions
vous avez proposé un pacte de gouvernance avec Emmanuel Macron
oui alors ça ça n'a pas marché du tout vous avez pris un temps mémorable dans votre parti et chez Emmanuel Macron oui personne n'en a voulu donc à partir de là moi j'ai remballé j'ai dit tout est très bien restons comme ça mais du coup pourquoi
vous par exemple Jean-François Coupé vous dites il faut un pacte entre la droite et Emmanuel Macron ça existe aujourd'hui ça s'appelle Horizon c'est le parti d'Edouard Philippe
non non non ah bah non ce serait trop simple non la meilleure preuve cette ligne là elle n'est pas du tout entendue puisque tout ce que j'évoquais sur justement la dimension régalienne des choses la sécurité la justice l'immigration sont des débats totalement occultés et Emmanuel Macron n'a absolument aucune envie ni aucune intention d'en parler mais Edouard Philippe
avec son parti Horizon il n'est pas sur la même ligne que vous ?
mais j'en sais rien en tout cas je ne l'entends pas donc c'est que quelque part il ne doit pas être sur la même ligne puisqu'il ne le dit pas moi je ne le demande pas mieux mais je ne l'ai pas entendu évoquer ces sujets je ne l'ai jamais entendu en parler il l'a dit il y a un an en disant il faut remettre de l'ordre dans la rue et dans les comptes mais c'était il y a un an et depuis c'est rien passé donc quelque part moi je suis un peu un peu sceptique sur tout ça je pense qu'il faut imaginer demain une nouvelle voie et même nous à droite il faut qu'on ait un discours qui soit assez profondément transformé quand même par rapport à tout ça on doit tirer des leçons de ce qu'on a vécu
merci Jean-François Copé invité de France un peu très bonne journée à vous
merci Jean-François Copé
Jean-françois Cope