Richard Ramos, député Modem, est l'invité de la matinale de Franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Richard Ramos. Bonjour. Hier, François Baot a été entendu par la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Betaram.
On va parler du fond mais d'abord sur la forme. Vous êtes proche de François Baï, vous étiez d'ailleurs hier à ses côtés dans cette salle à l'Assemblée nationale. Honnêtement, vous l'avez trouvé bon.
Ah, très bon parce qu'il était factuelle. C'estàdire que il a répondu factuellement aux questions qui lui étaient posées alors que c'était une chasse à l'homme. Il répond factuellement et le commissaire politique Vanier donc je l'ai trouvé très très bon très affecté.
Alors qu'on voit aussi une mémoire défaillante, il se trompe dans les dates, il se tourne souvent vers son conseiller parce que il y a quand même de la confusion. Il était censé faire une frappe chirurgicale, rétablir des faits. C'est ce qu'il a fait.
Pardon ? tout le monde tout le monde l'a reconnu et peut-être vous le reconnaissez pas mais lui tout le monde l'a reconnu il a répondu à des faits précis des dates précises en disant même que quelqu que la professeure de mathématiques avait parjuré en disant elle ne pouvait pas être là à ce moment-là le le prêtre n'était pas là moi j'ai j'étais j'étais ministre j'ai regardé les dates je ne pouvais être àau que à telle date. Donc il a été très précis et puis comment pardon 40 ans après 40 ans.
Si moi on me demande mon agenda de la semaine dernière, je sais déjà pas mon agenda. 40 ans avant, il arrive à être précis. Donc je on peut lui reprocher beaucoup de choses mais pas d'avoir été imprécis hier.
Alors il a été extrêmement offensif. Il a dénoncé notamment l'impartialité de la commission. En clair pour lui c'est certaine manière un procès politique.
Il fait finalement un peu comme le Rassemblement national. Est-ce qu'il a eu raison d'avoir cette attitude très offensive ? Mais mais mais fallait fallait y être.
Vous avez quand même vu les bandes, c'était de la chasse à l'homme. Je veux dire, monsieur Vanier qui avait mis le le les balles dans le fusil, il se tient coraporteur LI et qui d'ailleurs dans le jour dans le le bouquin la meute et et avec ses méthodes, qu'est-ce que fait monsieur monsieur Vanier ? Même jusqu'à la fin, jusqu'à la dernière balle, il reproche à François Baou claque qu'il a mis à un jeune pendant la campagne de 2007 lui disant "Vous avez l'habitude de taper des enfants en 2002, pardon, vous avez raison.
Euh c'est incroyable cette affaire. Donc c'était une chasse à l'homme. Et d'ailleurs quand François Bairou répondait à monsieur Vanier précisément et là de façon chirurgicale, monsieur Vanier comme un procès politique du Soviulait les réponses de François Baïou différemment pour en faire des capsules pour dire regardez ce qu'a dit François Baou puisqu'il reformulait une réponse.
C'était une honte. On a détourné une commission d'enquête sans être au fond du sujet qui est comment on répare ce qui se passe contre les victimes. François Baou a été le seul hier en début d'audition à parler des victimes.
Paul Vanier l'accuse euh d'avoir protégé des péd criminels. On a senti que cette assertion était voilà vivement ressentie de la part de de François Baïou. Personne mais vous voyez bien que c'était une chasse à l'homme, une chasse à l'homme politique.
On voulait la tête de Bairou comme premier ministre. Comme ça, on se rapprochait de la tête du président de la République pour la sur le pic. Sur la pique.
Euh c'est ça qui était là hier. Mais c'est ça qui qui s'est retourné contre monsieur Vanier. C'est-à-dire quand on l'a vu, on a vu que c'était qu'une chasse politique.
François Bairrou répondait sur le dossier, répondait au nom des victimes et monsieur Vanier, il essayait d'attaquer l'homme l'homme politique. Personne sur la pédocilidalité, personne, vous m'entendez bien, peut penser à part monsieur Vanier et la France insoumise que François Bairou aurait pu à la fois protéger des pédocriminels et aurait pu mettre ses enfants dans une école pensant qu'il courait un danger. Tout le monde c'est c'est l'évidence et tout le monde le pense et les Français, vous le verrez, vont, j'ai envie de dire, réhabiliter François Bairou parce que ce qui s'est passé hier, c'est un détournement des outils de l'Assemblée nationale qui a une commission d'enquête qui doit faire en sorte qu'il ait plus ça en France.
Mais c'était pas un peu facile de la part de France en Baou de dire que finalement la professeur de math qui est censée lui avoir donné des infos bien la fabule, le gendarme aussi. Facile madame facile car 40 ans de vie politique être s 40 ans de vie politique et et entendre des choses qui sont factuellement fausse. C'est pas facile de dire il a pas dit la preuve de math sur aucun fait.
Il a été précis pardon. Il a dit clairement il est il est lui-même sous parjure s'il ment. Il il est sousment lui-même.
Il dit elle a parjuré, elle a dit des choses qui sont fausses. Elle a dit cette professeur de mathématiques, des choses fausses et même après, on voit que dans sa dans sa carrière, elle est faible psychologiquement. Donc il dit pas elleement, il dit elle a fabule et il est très précis.
Il pense que comme souvent dans des procès, vous avez des gens qui se racontent des histoires pour exister. Il prend son risque. Il est sous serment et il est précis.
Il dit elle a dit ça, ça ne pouvait pas être vrai parce que le prêtre était déjà renvoyé à Rome depuis le début. Les les insoumis demandent effectivement la démission de François Baurou et compare finalement à Jérôme Kazudac qui avait menti devant la représentation nationale. Est-ce qu'il prend un risque politique ?
Est-ce que vous pensez que politiquement il peut être renversé ? Non mais il est pas renversé, il est renforcé. C'est-à-dire que là je je le dis et je maintiens, on le verra dans les jours qui viennent.
François Burou est renforcé. C'estàd que son honnêteté d'homme, son c'est un honnête homme, il est il est parfois maladroit mais c'est un honnête homme. Et donc aujourd'hui cette chasse à l'homme de LFI sur sa personne, il a démontré hier qu'il était honnête homme, que comment lui aurait pu mettre ses enfants avec le risque qu'il soit éventuellement violé, tabassé.
Il ne savait pas quand il est ministre de l'éducation nationale, qu'est-ce qu'il commence par faire tout de suite ? diligenter une mission une mission de l'éducation nationale. Est-ce que vous croyez que s'il voulait couvrir des faits, il envoie immédiatement lui comme ministre de l'éducation nationale une enquête sur place ?
Parce qu'on sait commencé une enquête, on commence quelque chose qu'on appelle le filet dérivant dans le mode de la police et on va chercher autre chose. Donc il a rien couvert. Tout ça est une chasse à l'homme et hier heureusement François Baou a démontré son honnêteté et comme quoi c'était un gentil.
Alors vous dites François Baou renforcé de cette audition mais il est tout de même en ce moment le premier ministre le plus impopulaire de la 5e République. Il est plus bas que Jean-Marcot qui détenait jusque-l le record. Comment comment vous expliquez ça ?
C'est la fameuse méthode Bairou, le flou artistique. Non, c'est pas la méthode Bairou, c'est que quand François Bairou arrive comme premier ministre, c'est assez inédit sous la 5e. Je veux dire, on a eu un autre ministre qui a pas réussi à voter un budget.
François Bairou, grâce grâce à ça, les fonctionnaires le merci parce qu'il a voté un budget, on peut les payer et donc il arrive dans des conditions et avec l'Assemblée nationale où il y a pas de majorité mais je vais vous le dire, il va continuer à être impopulaire et moi je le dis aujourd'hui à François Baou, il faut que dans le budget de la rentrée, il ce soit un budget de rigueur. Oui, mais je vous arrête Richard Ramos parce que justement on a le sentiment que il procrastine un peu. Est-ce que c'est pas ça aussi que les Français dénoncent, c'est-à-dire le sentiment qu'il gagne du temps.
On dit même que Emmanuel Macron s'agasserait de l'inertie de son Premier ministre. Non mais pardon un peu. Quand vous avez un problème de tension, d'accord, on vous demande de vous reposer 5 minutes.
La France, elle avait besoin d'un budget et elle avait besoin de stabilité quelques mois. Maintenant, il faut faire les grandes réformes. François Vaou en 2007, c'est le premier à avoir la dette.
C'est le premier, c'est la gangraine française cette dette. François Vaou en 2007, c'est le premier à écrire sur le sujet. à la rentrée, il doit faire présenter devant les Français un budget de rigueur.
Il faut qu'il ait ce courage là et il partira s'il doit partir la tête haute. C'est-à-dire que François Baou devra dire au français et bien voilà ce qui va se passer. Je vais vous préser un point de rigueur.
Je dis même euh et je le dirai à François Baou, je lui ai pas encore dit que cet été, s'il peut prendre le temps de nous expliquer de façon littéraire le budget qu'il va préparer pour que les Français le comprennent au-delà des chiffres en disant voilà je vous présente quelque chose où je m'en vais mais quelque chose de concret. Donc il doit à la fois faire travailler ses équipes sur les chiffres et lui et lui pardon en tant qu'homme politique rendre lésible ce qu'il va faire à la rentrée. C'est-à-dire dire au Français là pour le coup droit dans les yeux et leur dire voilà ce que comment j'imagine la France de demain et voilà le budget qu'il lui faut pour que la France se redresse.
Et Emmanuel Macron mardi soir a en quelque sorte un peu balayé le cette proposition de François Bairrou de faire un référendum sur les finances publiques. Les Français soutenaient pourtant cette idée. C'est une mauvaise manière que fait le président de la République à son premier ministre.
Le premier le président de la République maintenant va essayer de dzinguer Bairou. Excusez-moi de l'expression un peu triviale. Pourquoi ?
Pour rester Jupiter. Et c'est c'est un député de la majorité présidentielle qui vous le dit. Ça y est, le président de la République là, bon, il pouvait pas trop l'attaquer parce que celui qui l'a tant défendu, il était affaibli, il peut pas le faire à ce moment-là.
Mais le président de la République va essayer de dzinguer François Baï pour essayer de redevenir Jupiter. C'est évident. Et pour mettre qui à Matignon ?
Sébastien Lecornu, c'est ça mettra qui veut mais en tout cas il mettra celui qui redonnera la main. Le président de la République peut pas s'empêcher que sa personne passe au-dessus de sa fonction. Il peut pas s'en empêcher.
La fonction existerait et mériterait autre chose que ça. Mais le président de la République ne peut pas s'en empêcher. Il a toujours besoin que sa personne aille au-dessus de sa fonction.
Et bien merci Richard Ramos. Bonne journée à vous. Merci beaucoup Alix et merci Richard Ramos d'avoir été l'invité de la matinale de de France info.
Richard Ramos