Déclaration du Président Emmanuel Macron à l’issue du Conseil européen.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:01OuverteRéponse directe
Certains de vos homologues ont dit qu'il n'y aura pas d'embargo sur le gaz. Qu'en pensez-vous ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Concernant la libération des grains, quelle est l'option la plus réaliste ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez aboutir à un accord avec Vladimir Poutine pour libérer les grains ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France va prendre une initiative dans l'enquête sur la mort de Frédéric Leclerc-Imhoff ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez prendre une initiative personnelle pour trouver des explications ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Quelle est la position de la France sur un embargo sur le gaz ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Emmanuel MacronChiffre
« un sixième paquet de sanctions, qui est extrêmement important puisqu'il permet de sanctionner à nouveau plus de 80 oligarques, d'interdire et de sanctionner trois chaînes de télévision, de déswifter, comme on dit, c'est-à-dire de sortir des systèmes de paiement, la première banque Sberbank, qui représente plus de 35 % du marché russe »
- 5:00Emmanuel MacronFait
« cet argent que nous allons déployer doit s'accompagner aussi d'une stratégie industrielle, car il ne s'agit pas d'aller acheter des équipements qui sont faits ailleurs »
- 6:00Emmanuel MacronFait
« REPowerEU va aussi permettre d'accompagner notre stratégie de plus grande indépendance. Nous avons confirmé le mandat qui a été donné la dernière fois d'achat commun de gaz »
- 9:00Emmanuel MacronPromesse
« nous avons acté des financements communs pour permettre d'adapter nos structures à cette sortie progressive des fossiles, en particulier russes »
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Bonjour à toutes et tous. Je vais d'abord avoir évidemment un mot pour Frédéric Leclerc-Imhoff et sa famille, votre collègue qui a été assassiné hier sur le sol ukrainien alors qu'il couvrait la guerre. Je veux ici adresser mes condoléances et mon soutien évidemment à ses proches, à sa famille et à tous ses collègues, et redire le soutien inconditionnel de la France à tous celles et ceux qui font leur travail, qui est celui d'informer librement, et couvrent la guerre aujourd'hui en Ukraine, comme tous les théâtres d'opération.
Le Conseil qui s'est tenu durant ces deux jours, ce conseil exceptionnel que nous avions décidé à Versailles, a permis justement à la fois de traiter de la guerre en Ukraine et de poursuivre l'agenda de Versailles que nous avions défini. En ce qui concerne la guerre, deux principales choses ont été décidées. D'abord un sixième paquet de sanctions, qui est extrêmement important puisqu'il permet de sanctionner à nouveau plus de 80 oligarques, d'interdire et de sanctionner trois chaînes de télévision, de déswifter, comme on dit, c'est-à-dire de sortir des systèmes de paiement, la première banque Sberbank, qui représente plus de 35 % du marché russe et, pour la première fois, de sanctionner le pétrole avec une décision qui a été prise.
Nos décisions, ajoutées aux engagements unilatéraux qui ont été pris en particulier par l'Allemagne et la Pologne, vont permettre de mettre sous sanctions d'ici la fin de l'année, dès maintenant mais d'avoir du coup une sortie d'ici la fin de l'année de l'utilisation du pétrole russe, à 92 %. C'est une mesure très structurante, qui va à la fois pénaliser l'économie russe à court terme mais qui, surtout, va très profondément changer la manière dont les Européens s'approvisionnent aujourd'hui. Ce qu'il faut voir derrière, c'est que c'est une restructuration de nos économies.
À côté de cela, nous avons décidé d'accroître aussi le soutien à l'économie ukrainienne, avec les 9 milliards de soutien macro économique et financier à l'Ukraine, là aussi sur la base de la proposition faite par la Commission. Au-delà des sanctions et de ce sixième paquet très important, et je crois qu'il était nécessaire compte tenu des discussions que nous avons eues hier avec le président Zelensky et de ce soutien à l'Ukraine, nous avons poursuivi l'agenda de Versailles qui est celui de notre autonomie stratégique et de notre indépendance. En matière de défense, sur la base des propositions très importantes de la Commission où nous avons acté le besoin de dépenser et d'investir davantage, nous avons donné mandat là aussi pour, au-delà des 500 millions d'euros supplémentaires qui ont été décidés, aller vers une stratégie permettant des programmes de construction en commun, des programmes d'achats communs.
Au fond, nous avons acté que notre Europe avait besoin, comme nous le faisons depuis 5 ans maintenant avec le Fonds européen de défense et les différents éléments que nous avons accumulés, de s'équiper et d'acheter davantage et aussi de bâtir une base industrielle et technologique de défense plus forte. Donc cet argent que nous allons déployer doit s'accompagner aussi d'une stratégie industrielle, car il ne s'agit pas d'aller acheter des équipements qui sont faits ailleurs. Construire notre souveraineté, c'est aussi bâtir des équipements qui sont faits par les Européens, pour les Européens.
Cette stratégie se poursuivra dans les prochains mois sur la base des propositions très fortes faites par la Commission. En matière d'énergie, plusieurs éléments ont été proposés, et c'est la stratégie REPowerEU qui en est la base. D'abord, elle va permettre d'apporter des réponses et des accompagnements aux États nationaux, compte tenu de la volatilité des prix et des mesures nationales qui sont prises, pour faire face à cette montée des prix du gaz et de l'électricité, parce qu'il nous faut des mécanismes qui permettent d'aider les États les plus fragiles à prendre, si je puis dire, en compte la pression financière que cela exerce sur eux.
Nous le voyons, pour ce qui est de la France, depuis octobre dernier nous avons pris des mesures permettant ce blocage, en particulier sur le gaz puis sur l'électricité. REPowerEU va aussi permettre d'accompagner notre stratégie de plus grande indépendance. Nous avons confirmé le mandat qui a été donné la dernière fois d'achat commun de gaz, ce qui est un point important.
Nous avons acté que les discussions avec les États souverains qui permettront de diversifier notre approvisionnement doivent se faire à travers ce mécanisme, qui à l'égard du Qatar, qui à l'égard d'autres puissances. Derrière cela, nous avons acté des financements communs pour permettre d'adapter nos structures à cette sortie progressive des fossiles, en particulier russes. Pour le dire très simplement, les décisions que nous avons prises, le sixième paquet de sanctions et tout ce que nous allons prendre, va supposer, pour beaucoup de pays, de couper des infrastructures existantes, de complètement refaire les raffineries, de refaire les structures, et c'est un investissement qui sera accompagné par ce mécanisme REPowerEU.
Le cœur de cette stratégie, et j'insiste sur les objectifs, est lequel ? C'est de tenir ensemble quatre objectifs que nous ne devons pas perdre de vue. Le premier, ce sont les prix.
On doit avoir des prix soutenables pour les entreprises et pour les ménages. Le deuxième, c'est notre indépendance. On veut sortir de la dépendance au gaz et au pétrole russes dans les meilleurs délais, mais pas non plus créer d'autres dépendances.
Troisième objectif, et ils sont tous aussi importants les uns que les autres, c'est le climat. Cet objectif d'indépendance va aussi se faire en n'oubliant pas que, certes, sortir du gaz russe est une bonne chose, mais ça ne remplace pas la sortie du gaz en totalité pour aller vers le renouvelable et le nucléaire, qui sont des manières de produire de l'électricité en n'émettant pas de gaz à effet de serre. Et, quatrième point, les finances publiques.
C'est aussi pour ça que nous avons décidé des mécanismes communs pour que ces stratégies soient accompagnées. Ces 4 objectifs vont être au cœur de notre stratégie dans les prochains mois. Enfin, nous avons également parlé de sécurité alimentaire, à travers un échange que j'avais souhaité aussi avec Macky Sall en tant que président de l'Union africaine, et nous avons nous-mêmes confirmé nos objectifs.
La France avait porté d'ailleurs, en lien étroit avec le Sénégal en tant que président de l'Union africaine, cet objectif de défendre la sécurité alimentaire, qui va passer à court terme par le travail qui est le nôtre, en lien étroit avec la Turquie et sous l'égide des Nations Unies, d'essayer au plus vite de sortir les capacités qui existent aujourd'hui en Ukraine, c'est-à-dire les 20 millions de tonnes environ de grains et de céréales, pour pouvoir les acheminer vers les pays qui en ont le plus besoin. Ensuite, de développer, en lien avec le Programme alimentaire mondial, l'Organisation mondiale du commerce et, là encore les Nations Unies, les mécanismes de transparence qui vont limiter les stockages et les sur-stockages qui sont faits par certains États. Et pour nous produire davantage, pour pouvoir exporter davantage vers les pays qui en ont le plus besoin et intensifier notre aide, en particulier à l'égard du continent africain, pour qu'ils puissent plus produire, parce que plusieurs de ces pays sont très dépendants aujourd'hui, on le sait, de ce qui se passe en Ukraine et de la guerre lancée par la Russie.
Donc nous avons eu cette discussion et confirmé notre volonté autour de l'initiative FARM. Un dernier mot ici pour dire que, durant ce Conseil, le Premier ministre grec a exprimé avec beaucoup de force les inquiétudes de la Grèce et ses préoccupations légitimes, et a condamné les propos qui ont été tenus par plusieurs officiels turcs, mettant en cause la souveraineté de la Grèce sur plusieurs îles. Je veux ici dire évidemment le soutien de tous les Européens, et en particulier de la France.
Nul ne saurait mettre, si je puis dire, en danger la souveraineté de quelque État membre aujourd'hui, et je pense que ces propos doivent être condamnés au plus vite, ce que je tenais à faire devant vous. Je vais prendre quelques questions avant de filer. Je vais en prendre une de votre collègue là, et après j'arrive.
Allez-y. Certains de vos homologues, dont Alexander De Croo, ont dit [ INAUDIBLE ]. Il y aura peut-être un autre paquet mais en tout cas il n'y aura sûrement pas l'embargo sur le gaz.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Je pense qu'il faut, dans cette affaire, ne jamais oublier que nous sanctionnons la Russie et nous aidons l'Ukraine parce qu'il y a, sur notre continent, une guerre qui a été décidée par la Russie contre un peuple et contre la démocratie, et que nous devons tout faire et, en plus de cela, continuer à équiper l'Ukraine pour résister, parce qu'il en va de nos valeurs, de nos libertés et de notre continent. Notre objectif est toujours le même : stopper la guerre sans participer.
Je pense qu'il faut beaucoup d'humilité. Il y a deux mois, personne ne pensait envisageables les sanctions sur le pétrole russe et beaucoup des dirigeants étaient devant vous en disant jamais on ne touchera au pétrole et au gaz, c'est sûr. C'est pourquoi ce sixième paquet est historique, c'est que nous avons décidé, de manière très claire, de sanctionner dès maintenant et de sortir dans les meilleurs délais du pétrole russe.
Les mesures d'exemption, je ne vais pas rentrer dans la technique, mais qui ont été décidées, elles l'ont été pour les États qui sont très dépendants et dont les raffineries ne peuvent pas être converties trop vite et qui n'ont pas d'accès à la mer, donc dans des cas très spécifiques et très encadrés, avec une limite de temps en particulier de 18 à 24 mois. Je pense à ce qui a été accordé à la République tchèque, qui était la possibilité de continuer à obtenir ces volumes parce qu'elle n'a pas de possibilité de diversification. On a limité dans le temps, avec un contrôle de la Commission européenne et des meilleurs efforts qui doivent être faits et vérifiés.
Donc je pense que ce qui a été décidé aujourd'hui, le sixième paquet, est un paquet très fort qu'il y a quelques semaines personne ne pensait possible. Je pense qu'il ne faut rien exclure pour les semaines qui viennent. Tout dépend de l'évolution de la situation sur le terrain et je pense que nous ne devons rien exclure. [ INAUDIBLE ] Concernant la libération des grains, quelle est l'option qui vous semble la plus réaliste ?
Est-ce que vous pensez aboutir à un accord avec Vladimir Poutine pour libérer les grains ? Monsieur Macky Sall a également un problème par rapport à Swift et à la déconnexion de Swift, qui entrave les paiements des banques africaines. Oui sur ce point, nous l'avons évoqué, et évidemment tous les mécanismes sont mis en place, y compris la solidarité des Européens, pour aider en particulier à ce que les paiements puissent être faits et, surtout, qu'il y ait la possibilité de faire acheminer les engrais, ce qui est indispensable à l'agriculture africaine.
Sur les solutions de court terme pour sortir aujourd'hui les céréales, le blé en particulier, du port d'Odessa, je veux saluer les efforts qui ont été faits et lancés par le Secrétaire général des Nations Unies, dans le cadre desquels, d'ailleurs, nous œuvrons. La décision ne dépend pas de nous, mais elle dépend, en effet, d'un accord de la Russie et de garanties apportées par la Russie pour que, face au déminage qui est indispensable pour que les vraquiers et tous ces bateaux puissent être acheminés et prendre ces céréales, les garanties de sécurité soient apportées aux Ukrainiens pour éviter qu'ils ne soient attaqués. La Turquie a un rôle très important compte tenu de sa responsabilité dans la mer Noire, de par les traités existants.
J'ai vu qu'il y avait eu des conclusions plutôt positives à l'échange entre le président Erdogan et le président Poutine donc j'espère que les prochains jours et prochaines semaines permettront de régler cette situation. En tout cas, je veux saluer la grande clarté du président Zelensky sur ce point, qui m'a rappelé il y a quelques jours sa volonté d'aller sur cette voie. Mais il a besoin de garanties légitimes de sécurité qu'on ne peut pas évidemment remettre à la Russie puisque la Russie a décidé de cette guerre.
Donc c'est le cadre des Nations Unies qui nous permettra de le faire. J'ai proposé, dans la discussion que nous avons eue avec Olaf Scholz samedi dernier, au président Poutine que nous prenions l'initiative d'une résolution aux Nations Unies, pour donner un cadre très clair à ces opérations. Nous attendons maintenant le retour de la Russie sur ce point et nous sommes en permanence en lien avec le Secrétaire général des Nations Unies.
Dans l'enquête qui a été ouverte par le Parquet sur la mort de mon collègue et de notre confrère Frédéric, est-ce que la France va prendre une initiative et vous, qui êtes un interlocuteur de Vladimir Poutine, est-ce qu'à titre personnel vous allez prendre une initiative également pour tenter de trouver une solution et d'avoir des explications ? D'abord je veux ici, en vous redisant mes condoléances, être très clair. La France s'est toujours battue et continuera de se battre contre l'impunité.
Donc oui, il y a l'enquête qui a été décidée par nos magistrats. Il y a des enquêtes internationales que nous mènerons, des enquêtes aussi en lien avec les Ukrainiens et nous avons, comme vous le savez déjà, lancé plusieurs enquêtes dans le cadre des coopérations internationales existantes, et cela couvrira aussi ce crime et l'assassinat de votre confrère. Ensuite, je veux ici condamner également avec la plus grande fermeté les premiers propos que j'ai entendus d'officiels, remettant en cause le statut de journaliste de votre collègue ou sa présence sur le terrain, ça c'est inacceptable.
Donc il y a un cadre qui existe. Les journalistes, les humanitaires doivent être protégés sur les lieux de guerre. Les civils doivent être protégés sur les lieux de guerre et, on le voit bien aujourd'hui, la guerre qu'a choisi de mener la Russie contrevient à tout le droit international.
Ce sujet ne peut pas rester impuni et, donc, nous mènerons toutes les initiatives juridiques possibles pour que les actions aillent à leur terme. [ INAUDIBLE ] dans l'organisation de la Ligue des champions. Je ne ferai aucun commentaire sur ce qui relève du gouvernement et ce qui a déjà été instruit. [ INAUDIBLE ] Look, on this issue, which is a very sensitive one, I want to say first, we have to wait for the report by the Commission.
Based on this report, we'll have the debate in June. I think that it will be a very important moment and I want here to rate the availability of France to give a very strong signal to a lot of countries. On top of that, and this is a mechanism which is a complement to the accession process, I think we do have to rethink our way to frame the continent.
It cannot just be through EU enlargement because this is a process which is definitely too long. This is why I did propose a few weeks ago this European political community, whose perspective is to give a political framework with regular meetings and sessions, gathering on the continent all our states and governments sharing the same values and same geography and dealing with geopolitics, strategy, defence, energy infrastructure, and so on. And I want to launch this initiative in the coming weeks and to make it real.
On top of it. [INAUDIBLE] What is the point of that? Because it seems to be creating a lot of tension when you get on the phone with Vladimir Putin.
Just clarify, what is the goal of the call? The goal is first to deal with some humanitarian issues: food security, access by the International Red Cross to prisoners and this type of thing. If you don't discuss with the Russians, it's impossible to secure these type of operations, number one.
Each time this in direct link with President Zelensky. Second: ask for a cease-fire in direct contact with President Zelensky because this is his request. Third, we have to keep discussing where Russia and Ukraine do stand in order to prepare peace, so they will resume the negotiations.
And I think that this is really important and this is our duty as Europeans, in full transparency. Those who will have to negotiate are the Ukrainians and the Russians: the day they will decide and the day the cease-fire will be real. But as Europeans, we will be part of the guarantors of such a process.
So, it's normal to be involved with each party and keep discussing. So, for all these reasons, I do endorse discussing with Vladimir Putin on a regular basis, with a very demanding approach and full transparency with President Zelensky. Are you seeing that Vladimir Putin sees any impact from these sanctions?
Are they influencing his behaviour? I do, I do see in our discussions the fact that both sanctions and military support to Ukraine do impact Russian war and Russian default. First, because this a big solidarity package towards Ukraine, this is how Ukraine did resist during the past few weeks, first thanks to their bravery, but because we sent this equipment and so on.
Because, yes, there is an economic impact on the Russian economy and the ability of Russia to finance this war. Merci beaucoup. [INAUDIBLE] No, I think we'll find a good agreement. [INAUDIBLE] La France est-elle favorable à un embargo sur le gaz ?
Je l'ai dit, je pense qu'il ne faut rien exclure. Ce n'est pas consensuel. La France, en tant que telle, a une situation très particulière parce que nous sommes très peu dépendants et donc nous pouvons très vite aujourd'hui nous organiser pour ne pas avoir de problème.
Comme le réseau est interconnecté au niveau européen, le sujet viendra des autres États membres très dépendants du gaz russe. Mais vous m'entendez parler depuis cinq ans d'autonomie stratégique et dire que les sujets d'énergie sont clés, nous le vivons ici à plein. Moi, je pense qu'il ne faut rien exclure parce que nul ne sait dire comment les choses évolueront et comment la guerre évoluera.
Donc il nous faut garder une crédibilité et cette ambiguïté stratégique aussi est utile. Ce sixième paquet est une étape très importante, encore une fois, parce qu'il y a ne serait-ce qu'un mois, très peu de gens vous disaient qu'on était en capacité d'aller faire quelque chose sur le pétrole. Nous l'avons décidé.
Merci beaucoup. Merci à vous.
Emmanuel Macron