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interviewBFM TV (sur YouTube)· 17 mars 2026 54 min

Guerre au Moyen-Orient: l'hommage national à Arnaud Frion, soldat tué en Irak

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et sur ce conflit, on va voir dans quelques instants la cérémonie d'hommage à Arnauf Rion, à Vars, ce militaire français qui a été tué la semaine dernière. Vous voyez que tout est en place dans ce bataillon, 7e bataillon de chasseurs alpins dont étaient membres Arnaud Frion, adjudant-chef au moment de sa mort, qui a été ensuite promu à titre posthume major jérôme palistrandi dites nous qui sont les corps qui sont ici représentés sur cette sur cette base à avars alors il se trouve que je connais très Très bien le quartier à Vars, puisque j'avais un élément de mon régiment qui était installé. Donc c'est effectivement avec beaucoup d'émotion que je vois ces images.

Donc en fait on a bien sûr le 7e bataillon de chasseurs alpins auquel appartenait donc le major Arnaud Frillon et puis l'ensemble aussi des représentants de la brigade donc d'infanterie de montagne l'état-major de la 27e brigade d'infanterie de montagne et de nombreux représentants bien sûr les élus locaux, les drapeaux donc toute la communauté militaire et civile de Vars est rassemblée pour rendre hommage donc au major Arnaud Friand. Expliquez-nous Patrick Sos, comment ça va se passer ? A quoi va-t-on assister dans les minutes qui viennent ?

C'est à la fois extrêmement formel, solennel et avec une émotion parce qu'un régiment c'est une grande famille rassemblée bien au c'est combien de personnes environ en verrant un millier un millier mais vous rajoutez en fait tous ces hommes et femmes que vous voyez ils ont des hommes et ils ont les maris et des épouses et des enfants dans les écoles donc en fait même d'ailleurs il était marié et en général voilà ces casernes sont mises dans des villes moyennes où en fait tout le monde se connaît il ya aussi des sous-traitants des gens qui travaillent là mais surtout en fait même si vous ne faites pas partie de la famille militaire, votre petit garçon ou votre petite fille est à l'école avec des petits garçons et des petites filles de ce régiment. Et c'est pour ça qu'il y a énormément d'émotions. Pour ce qui est du déroulé, on est sur une revue des troupes par la ministre des Armées, des anciens combattants Catherine Vautrin et puis le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Schill.

Et puis ensuite on verra l'arrivée du cercueil, les honneurs funèbres par la ministre et des armées, une remise de décoration comme vous l'avez dit. C'est toujours malheureusement le cas mais il y a une promotion à titre posthume, on parle donc bien du major Arnaud-Hannan Frion et puis après la minute de silence là la marseillaise avec ses combattants qui sont ici en blanc jean paul paloméros alors évidemment je parle sous votre contrôle avec un regard un petit peu un petit peu béotien mais ça c'est typique des chasseurs alpin évidemment bien sûr bien oui chaque arme à c'est juste ses costumes coutume et les uniformes qui représentent à la fois son histoire mais aussi sont présents même son bien sûr que ça c'est un moment de recueillement intense un moment de l'espèce à un moment où alors qu'il est la ministre de la désarmée à 4e vautrin ici est en train d'arriver un moment qui est digne qui et qui rend hommage à un combattant qui est mort les armes à la main on peut le dire comme ça parce qu'il était sur un théâtre de guerre et bien général shill va rendre hommage à Un homme qui était sous son autorité. Je peux vous dire que pour un chef d'état majeur, je l'ai été.

Perdre un homme, perdre une femme, c'est une douleur profonde. Mais ça donne peut-être encore plus d'énergie pour faire vivre l'esprit de corps, pour faire vivre ce qui fait le socle de nos armées, c'est-à-dire cette fois en l'avenir. On se bat dans une armée, on se bat pour le pays, bien sûr, on se bat pour le drapeau mais on va aussi pour ses camarades le général chill c'est lui qu'on voit ici à gauche de la ministre des armées Sous-titrage Société Radio et voilà donc pour cette marseillaise jouée donc en l'honneur de arnaud frion mort en irak victime d'une milice pro iranienne c'était jeudi soir tard victimes d'une attaque par drones de drones qui ont été tirés sur une base sur la Il se trouvait le major Arnaud Frion.

C'est maintenant le moment de la revue des troupes. Pourquoi c'est important Jean-Paul Palomero ? Parce que c'est le moment où on le voit très bien sur cette image, les responsables civils et militaires, politiques et militaires en hommage à chacun des combattants.

Il les passe en revue, il les croise, on croise le regard, c'est impressionnant. Je crois que c'est important pour chaque combattant de se sentir investi et de se sentir investi vis-à-vis du pays et des les autorités qui le représentent. Voilà, c'est trouvé des troupes sous l'autorité de Catherine Vautrin, la ministre des Armées ont fait le tour comme ça pour croiser effectivement le regard de l Oui, et évidemment vous avez l'uniforme d'apparat et les montagnes derrière.

Et tout de suite lorsqu'on pense à ce régiment, on se dit « c'est la guerre d'hiver en montagne ces commandos de montagne notamment qui font partie de ce régiment moi je les ai croisés en Afghanistan Ce sont des commandos de très haut niveau On est dans l'élite De renommée mondiale Et en fait lorsqu'ils sont utilisés depuis vingtaine d'années notamment sont dans effectivement des paysages difficiles de montagne mais plutôt des paysages arides moi je les ai vu dans l'est dans les ifhoras dans le nord du du mali c'est en afghanistan ils ont ils ont payé un très lourd tribut on a eu un souvenir d'un homme je suis un peu peiné de juste donner son nom maxime blesco parce que son nom avait été largement médiatisé mais il y en a eu beaucoup d'autres c'est vraiment les leads vous le voyez sur le sur le bras gauche du major frion il ya la mention commando de montagne on parle bien de force spéciale de l'armée de terre et toute cette c'est pour ça qu'on a été surpris en tout cas le grand public de savoir qu'il y avait des une présence d l'armée de l'armée française en Irak on était dans le contre-terrorisme ce qui fait partie des missions des forces spéciales et donc on est vraiment dans du très très haut niveau ils peuvent on en a parlé qu'ils étaient là d'ailleurs au Groenland ça a été le premier des détachements. Donc ils peuvent être dans des situations à moins 30 degrés, mais moi je les ai plutôt connus dans des situations à plus 50 dans le nord du Mali. C'est vraiment le très très haut du panier de l'armée de terre, même si évidemment tout soldat, tout militaire, tout aviateur, marin est valable dans les armées et on a besoin d'eux.

Et on voit cette revue des troupes qui se poursuit, ils étaient mobilisés les chasseurs alpins dans cette zone du cœur d'histoire irakien parce que, Jérôme Pellistron dit, c'est une zone montagneuse, c'est une zone aride, c'est une zone hostile. Alors c'est une zone surtout hostile, je crois que c'est l'élément le plus important, puisque depuis 2014 on a cette opération chamale de lutte contre le terrorisme et donc qui est parti en gratin parce qu'il s'agit à la fois de former les unités irakiennes et puis voilà de traquer un ennemi qui se font d'ailleurs dans la population et donc il faut des qualités militaires et des qualités humaines extrêmement importante pour pouvoir remplir ce genre de mission reposer ce sera évidemment l'un des moments d'émotions les plus forts de cette cérémonie en présence donc de Catherine Vautrin du général Schill qu'on voit ici de face il y a aussi l'histoire particulière d'Arnaud Freyon qu'on va vous raconter parce que son chef de corps qui s'est exprimé quelques heures après le drame, nous en a dit plus sur son parcours. C'est un jeune soldat du rang qui a gravi les échelons à force de travail, d'abnégation et de courage avec une dizaine de Sous-titrage Société Radio-Canada Présentez, un peu. et en notant donc l'arrivée du cercueil qui était imminente maintenant sur les cérémonies militaires on a simplement un léger roulement de tambour et c'est ce qui est toujours impressionnant lorsque l'on assiste à des cérémonies notamment à l'Hôtel national des Invalides, ce sont les pas des militaires et des frères d'armes.

Il faut vraiment penser à cette émotion-là. Ils portent le corps de leur de leurs camarades. Je crois entendre la marche fin d'avant Sous Sous-titrage Société Radio Voilà Voilà donc le cercueil qui est arrivé au milieu de la cour, le portrait d' Arnaud frion qui est porté ici par l'un de ses camarades et ces décorations qui ont été déposés sur le cercle Jérôme vous avez pu voir de quoi il s'agissait en fait il y a trois coussins premier coussin où la ministre d'ici quelques mille qui est issu de ce régiment.

Ce qui est toujours très très impressionnant, c'est qu' il y a le coussin destiné à la légion d'honneur mais vous avez les citations et encore plus impressionnant, le distingue mal avec la différence de deux couleurs c'est la tarte c'est à dire vraiment son le béret si significatif des chasseurs alpins et c'est encore beaucoup plus fort pour ceux que vous voyez c'est-à-dire ses frères d'armes mais vous avez les familles, la famille notamment du major qui est là. On est toujours dans le plus grand formalisme. J'ajoute qu'au moment même où on se parle presque, on est en train de préparer le dévoilement du nom du major Arnaud au frillon tout près d'ici.

C'est un monument que les parisiens ne connaissent assez mal, mais c'est le monument aux morts pour la France en opération extérieure. va être le premier, on l'espère très fortement, seul pour cette opération extérieure. Général Paloméros ?

Ce sont des moments que j'ai vécu aussi malheureusement. Et on se retrouve et on prend conscience qu'on vient la armée. C'est une équipe, c'est une équipe qui est là pour gagner, mais c'est aussi une famille, c'est les deux.

Allez, on écoute la ministre. Monsieur le chef d'état-major de l'armée de paix, Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs les officiers généraux, Officiers, sous-officiers, militaires du de rangs, l'actif et le réserve, personnel civil du ministère, mesdames et messieurs, chères familles. Il y a cinq mois, nous rendions hommage ici-même, au sergent Jimmy Gossin.

Cinq mois à peine. Et le septième bataillon de chasseurs alfin est à nouveau frappé dans ses rangs. Aujourd'hui, au 7.

Ce bataillon de fer et d'acier qui a tant donné à la France, une fois encore, nous rendons hommage à l'un des vôtres. Nous rendons Courage à un sous-officier qui est lui seul. Incarner l'essence même de nos armées.

Le major Amno Frignon est de cette tremble. Le major Amno Frignon est de ce long. Le major Amno Frignon est de ce L'Arc, mais le 28 avril 1983 à Montdidier, dans la Somme.

Il s'engage le 1er décembre 2004, il y a 21 ans. Il Il choisit l'armée de terre, et avec elle la voile des cimes. Grenadier-Voltigeur au 27 en haut de sa voie.

Il choisit les chasseurs alpins. Il choisit cette vie de rigueur, d d'efforts, de fraternité, où l'on avance sans bruit, en discrétion, où l'on parle peu de soi, mais où l'on donne tout à la mission. Faites-vous Ces chefs remarquent en lui quelque chose de rare Cette alliance de la solidité du soldat De l'instinct du combattant Et déjà, cette manière bien à lui d'être exemplaire, sans jamais se mettre en avant.

Soldats, humble dans le succès et exigeant dans l'effort, versent ensuite les opérations. Et avec elle, le long compagnonnage d'Arnaud Frion avec les engagements de la France. Le chat, d'abord en 2005, dans le cadre de l'opération La Côte d'Ivoire ensuite en 2007 avec l'opération Licorne, puis l'Afghanistan en 2008 dans le cadre de l'opération Pamir, faire un Il aguerre ce livre au plus près, dans la rudesse du terrain, dans l'incertitude de chaque instant, dans cette épreuve du feu qui révèle les hommes.

Là-bas, engagé dans la bataille d'Alassaï avec son bataillon, Arnaud Prion se distingue une première fois. Il appuie avec cent fois une section amie, permettant sa rupture de contact sous le feu nourri des insurgés. Pour cet acte de bravo, il est cité.

Mais chez de tels hommes, l'expérience du feu n'engendre pas la vanité. Elle creuse, au contraire, le sens des responsabilités. Car nos frignons et ceux que l'armée de terre produisent, et ce que l'armée de terre produit de meilleure.

Le 1er décembre 2009, Arnaud Frignon rejoint le corps des sous -officiers. Deux ans plus tard, il retourne en Afghanistan, cette fois-ci en renfort des commandos de montagne, avec lesquels il va écrire la suite d'un exceptionnel parcours, à nouveau engagé Légé dans l'opération Valley Flood, pris sous le feu adverse, il identifie l'origine des tirs, conduit la riposte, s'expose pour protéger les siens et réduire la menace. À nouveau, il est cité.

À nouveau, il répond présent, là où tout se joue, dans des conditions climatiques particulièrement prunes. Malgré le froid, malgré le danger, malgré la fatigue, il continue à se dépasser. Toujours, il montre l'exemple ne cède à rien, ni au terrain, ni à la peur.

A son retour en 2012, il rejoint officiellement la section commando de montagne. Il l'effort, la maîtrise technique, la rusticité, la persévérance et cette humilité des meilleurs qui n'ont rien à prouver. Parce qu'ils consacrent toute leur et énergie à être à la hauteur.

Projet en 2014 au Madi, dans le cadre de l'opération Cerval, puis de nouveau en 2016 dans le cadre de l'opération Marcane, Arnaud Frillon incarne totalement ce qu'a été l'élite de nos armées durant la dernière décennie. Des forces d'intervention, des forces à l'excellence opérationnelle inégalée, des forces enfin résolument engagées contre le terrorisme à Kidal. Arnaud Frillon se porte à l'assaut d'une maison dans laquelle s'étaient retranchés plusieurs terroristes.

Puis il tient fermement la position conquise avec son groupe. Quelques jours plus tard seulement, à la frontière nigérienne, il intervient pour extraire des forces spéciales américaines prises sous le feu de plusieurs dizaines de combattants ennemi, lors de l'ambuscade tombant tour. Pris à partie lors du posé d'assaut de l'hélicoptère, il commande l'ouverture du feu et protège l'appareil, permettant ainsi d'évacuation de sept soldats alliés, dont deux grièvement blessés.

Au fil des opérations, Arnaud Frignon, au Sahel comme ailleurs, se dit cinq encore dans des engagements offensifs, périlleux contre les groupes armés terroristes. À chaque fois, la même attitude, la maîtrise dans l'action, le sans-froid sous le Et ce charisme naturel fait d'un mélange de sérénité et de rigueur propre au commando de montagne, qui inspirerait confiance à tous ceux qui combattait à ses côtés. Ainsi était Arnaud Vrime, la figure même du commando.

À l'été 2017, il rejoint le 7e bataillon de chasseurs Alpneum. Il y devient chef de groupe, commando de montagne. Il y conduit, entraîne et répare ses hommes, partageant son expérience du combat et forgeant jour après jour la solidité de son groupe.

Car nos frignons étaient de ses sous-officiers d'expérience, dont l'armée de terre est fière, de ceux qui élèvent les plus jeunes et savent, avec tact et bienveillance, formés jusqu'à leur chef, en les guidant par exemple l'expérience et la la justesse du jugement. Il était aussi de cette lignée de combattants, forgé dans les mêmes épreuves et les mêmes fidélités que Maxime Lascaux, son frère Barne, son ami. Cette vie de service, cette vie d'engagement, cette vie de fidélité pour la nation l'avait déjà reconnue en lui attribuant la médaille militaire le 31 décembre 2021, puis adverte encore d'autres mission jusqu'à l'Estonie en 2023 avec nos alliés de l'OTAN.

En avril 2025, il est envoyé en Arménie dans le cadre d'une mission de coopération où il contribue à la formation des forces armées arméniennes, poursuivant cette œuvre sans cesse recommencée, qui consiste à tisser des liens de confiance et de fraternité entre les deux armées. Et puis, dans, au terme de ce magnifique chemin, cette dernière mission, fidèle à tout ce qui avait mission exigeant au contact de l'ennemi, aux côtés de nos partenaires, pour protéger la France en combattant contre le terrorisme. Depuis 5 janvier 1926, le Major Arnaud Frion était déployé en Irak, dans la région d'Herville, dans le cadre de l'opération Chaman.

Chaman, c'est l'engagement de la France dans la lutte contre le terrorisme au Levant. C'est soutenir nos partenaires irakiens et kurds face à la Menace de l'âge, c'est former, conseiller, accompagner ceux qui combattent l'ennemi sur le terrain. Mission discrète, cruciale, mission exigeante, une mission où nos soldats savent que le danger peut surgir à tout moment, loin de la France, mais au service de sa sécurité.

Le soir du 12 mars, une attaque de drones trappe le campement Pêche-Bergane. Ces drones de type chahed, armes lâches, rôdeuses, redoutables, ça va être sans avertissement. Plusieurs soldats sont blessés.

Le major à Montpellon est gravement touché. Malgré l'intervention immédiate de ses camarades et la prise en charge de l'équipe médicale présente sur place, il succombe à ses blessures. Dans cette nuit irakienne, la guerre est venue frapper l'un des nôtres.

Tous les soldats connaissent cette vérité simple. Il n'y Il n'y a pas de mission sans danger, il n'y a pas d'engagement sans risque, mais il y a plus fort que la peur, le choix de servir, de servir une cause qui nous dépasse. Et le Major Arnaud Frion a servi la France jusqu'au bout, du Tchad à l'Irak, de l'Afghanistan au Sahel, des cimes alpines au théâtre les plus âpres.

Le parcours d'Arnaud Frion a l'une des plus belles figures du soldat français. C'était Arnaud Frion. Je veux, en ce moment, m'adresser à vous, Émilie, son épouse, qui est adjudant-chef aux 7e blessé-là, à sa famille et ses proches, à ses camarades blessés, présents aujourd'hui parmi nous d'une pensée toute particulière pour Marius, son jeune fils, pour ceux qui se battent encore sur leur lit d'hôpital que j'ai rencontré hier, et pour vous, et frères d'âmes du 7e DCA, la France n'oubliera pas le prix de la vie d'Arnaud Frille, votre époux, votre père, votre fils, Votre frère, votre ami, votre chef, ce prix d'ouvreux, c'est celui de notre sécurité, de notre souveraineté, de notre liberté.

Aujourd'hui, nous gravons son nom dans la mémoire vive de la nation et nous savons que son exemple perdurera dans l'engagement de ses frères d'armes et dans le cœur de ceux qui choisiront demain de servir la France. Honneur au Major Arnaud Frion, mort pour la France. Vive la République !

Vive la France ! voilà donc pour ce cet hommage les honneurs rendus par la ministre des armées et quelle est la suite du programme patrick qu'est -ce qui va se passer maintenant eh bien on va assister la remise des décorations on rappelle l'adjudant chef Rion a été promu à titre posthume au grade de major et général Péistron il disait aussi la légion d'honneur qui va lui être rendue et on rappelle vraiment ces coussins sur le sur le cercueil d'Arnaud Frion avec notamment cette tarte au loin vraiment ce béret significatif c'est comme chaque on dit il faut expliquer c'est l'expression on ne dit pas un chapeau on ne dit pas un C'est ce qui fait que parmi toutes les unités militaires, notamment dans l'armée de terre, il y a certaines qu'on reconnaît un peu plus. On dit tout de suite « Ah, ça c'est un chasseur alpin » même pour le néophyte.

Et donc évidemment, c'est toujours très émouvant parce qu'on y imagine très bien le visage d'un homme sous ce béret. « Grapeau des chasseurs, sans votre garde Gagnez votre emplacement. Donc l'étendard va se déplacer pour se mettre devant la dépouille du major avant la remise donc par la ministre de la Légion d'honneur, donc dans quelques instants.

C'est un parcours impressionnant qu'elle a retracé vraiment, on va y revenir évidemment lors de cette édition spéciale consacrée à cet hommage national à Arnaud Frion, tué on vous le rappelle la semaine dernière en Irak, première victime française dans ce conflit au moyen orient à ce stade d'ailleurs je parle sous votre contrôle patrick seule victime or américain et israélien dans le camp des alliés ce qui nous permet d une pensée très forte aussi aux blessés bien sûr 6 ils sont souvent à l'hôpital à percy dans la banlieue sud de paris on ne connaît pas leur état c'est assez difficile voici l armise de décoration ouvrez C'est le bon ! Major Armando Friand, au nom de la Ministre des armées et des anciens combattants, nous vous desserons dans la croix d'abandonnée Légère avec pâle de brosse C'est un peu de bon. C'est un peu de bon.

Ouvrez le au nom du président de la République, et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons chevalier de la Légion de l'autre. La Légion de Vers Melbourne ! Reposez !

Homme ! On repos ! Garde à vous C'est Présentez, homme.

On mord. Sous-titrage Société Radio La Marseillaise all-honneur d'Arnaud Frion après la minute de silence et la remise des décorations, un moment évidemment particulièrement fort en présence de tous ses camarades, de l'ensemble du bataillon, de sa famille également. On rappelle qu'Arnaud Frion était marié, Catherine Vautrin a parlé de son jeune fils Marius, émotions évidemment toujours très très fortes dans ces moments et donc ce parcours particulièrement impressionnant qu'a égrené la ministre des Armées.

Parcours commencer il y a plus de 20 ans dans l'armée et toutes ces citations ses actes de courage sur les différents terrains de guerre on a eu l'impression en entendant cette carrière retracé à patrick et jérôme de revivre au fond l'ensemble des déploiements de l'armée française de ces de ses dernières années il était présent sur tous ces théâtres là 20 ans d'histoires individuelles qui fait 20 ans d'histoire militaire de la France, avec tous les théâtres, tous les dangers. Et ça c'est un élément qui est extrêmement important, c'est que c'est ça la réalité de nos armées. Et au moment où nous rendons hommage aux majors, il faut penser à tous nos marins, nos aviateurs qui sont déployés.

Présenté ! Offre ! Groupement de commandos montagne de la 27ème brigade d'infanterie de montagne, formez le carré chasseur.

Sous-titrage ST' Oh ! Un Sous-titrage ST' il y a derrière beaucoup de traditions et d'histoires militaires, donc c'est un élément important. Vous voyez, ils sont tous dans leur tenue de combat de montagne, cette tenue blanche bariolée avec la tarte, et donc on encadre la dépouille de notre camarade.

Encore une fois, c'est toujours particulier par rapport au type d'hommage que le grand public connaît aux invalides extrêmement formel beaucoup d'émotions aussi avec les bruits qui résonnent dans la cour de l'hôtel national des invalides mais là nous sommes vraiment au coeur et c'est bien que notre équipe aussi des zooms on voit évidemment l'hélicoptère mais on est au coeur des montagnes ça fait des décennies que ce régiment et hélas c'est là d'ailleurs que emmanuel macron avait annoncé le retour du service et là je revoyais vous aviez raison julien jérôme de repenser aux 20 dernières années le nombre en tout cas le sang qui a été versé par ce régiment de chasseurs alpins depuis vingt ans en afghanistan sahel est désormais aussi en irak montrent que voilà faire le sacrifice ultime lorsqu'on s'engage dans l'armée ça n'est pas un vin mou chez les chasseurs alpins Voilà donc pour la fin de cette cérémonie, l'hommage national à Arnaud Frion, tué, on vous le rappelle, la semaine dernière en Irak, premier soldat français tué dans le cadre de ce conflit au Moyen-Orient qui connaît de très nombreux rebondissements encore aujourd'hui avec je vous le rappelle on l'a appris il y a une heure maintenant un peu plus la l'élimination par l'armée israélienne de Ali Larijani le nouvel homme fort du régime iranien également le commandement des basidji qui sont ceux qui ont réprimé en Iran a été éliminée dans des frappes israéliennes qui ont visé Téhéran et on ira bien sûr en Iran tout à l'heure pour rejoindre Siavosh Ghazi qui a entendu de très près ses frappes ce conflit qui se poursuit et dans lequel le sang français a donc été versé. On le rappelle, c'était dans la nuit de jeudi à vendredi, le sang d'Arnaud Frion. Et on voit ici tous ses frères d'armes, les chasseurs alpins du 7e bataillon qui sont en partie donc déployés dans cette région du monde, dans le Kurdistan irakien.

Ce qui était frappant aussi lorsqu'on entendait Jérôme le parcours retracé par la ministre des armées tout à l'heure, c'était son action justement aux côtés des alliés. Elle a raconté plusieurs faits d'armes où il est intervenu pour aider des des alliés, notamment des Américains. Et ça montre l'implication, peut-être nous, vu de loin, on ne le sait pas assez, mais l'implication au front, au combat entre ces forces combattante oui c'est un élément qui est extrêmement important et son parcours le démontre c'est notamment des engagements en afghanistan qui ont été extrêmement durs pour lutter contre le terrorisme islamiste et effectivement il a participé à des actions qui ont permis de sauver des des soldats américains c'est la raison aussi pour lequel les autorités militaires américaines lui ont rendu hommage voilà parce que c'est exactement et ce sont des combattants qui se battent ensemble on est ce sont des combattants qui se battent ensemble côte à côtes sur donc le front iranien nouvelle importante et sébastien boussois nous a rejoints parce que c'est vrai que cette annonce de la part d'israël de l'élimination du de l'homme Un fort iranien Ali Larijani dans des frappes à Téhéran cette nuit.

C'est un nouveau rebondissement majeur dans ce conflit, Sébastien ? Oui, il y en a eu des rebondissements. Il y en a eu effectivement des têtes qu'on a éliminées depuis à l'époque Soleimani jusqu'à ce qui s'est passé cette nuit.

Ce qui est clair, c'est que les Israéliens et les Américains ont décidé d'aller jusqu'au bout de la décapitation du régime avec évidemment une structure de la part du régime qui fait qu'il n'y a toujours pas de crise de la vocation dans ce régime, donc il y a des nouvelles têtes qui vont surgir. Mais là le symbole il est évidemment très fort pour deux raisons. D'abord vous avez le chef des Basidji, c'est-à-dire ceux qui ont été véritablement responsables de la répression contre les C'était un homme sur lequel, à un moment, Donald Trump avait imaginé peut-être s'en servir comme courroie de transmission au moment où je pense que Donald Trump avait encore le fantasme de négocier avec ce régime-là.

Là, Israël délivre clairement un message. Il n'y aura strictement aucune négociation avec le régime actuel. Et le but, même si les Israéliens continuent de dire que ce soit le chef d'état-major ou les responsables, que l'objectif n'est pas le renversement du régime mais la affaiblissement durable, ça a encore été dit il y a un ou deux jours.

Donald Trump n'a plus beaucoup le choix, il est embarqué dans cette affaire. Il a été consulté sur cette frappe ? On peut l'imaginer ou pas ?

C'est difficile de...

Il y a une autonomie quand même des histoires. Il y a une coordination des renseignements, mais il y a quand même une autonomie des Israéliens. Après, quand même, une partie américaine, c'est que très certainement, enfin même à 100%, il y a eu ravitaillement des chasseurs israéliens par les cassés sur les 35 américains.

Je pense qu'il y a une divergence très forte entre les Israéliens et les Américains, dont on a déjà parlé depuis plusieurs jours. Quand Israël a commencé à frapper les puits de pétrole, Donald Trump n'était, pour reprendre son expression, pas très content. Je pense que là, il y a aussi de la part d'Israël, d'éviter à mon avis que Donald Trump se défausse, qu'il essaye de trouver une porte ou une issue de secours alors que le gouvernement israélien et en particulier Netanyahou veut aller jusqu'au bout.

Il se rend sûrement compte que Donald Trump est véritablement embêtée à ce stade-là et que se retirer, évidemment, serait remettre en cause absolument tout ce qui a été fait depuis des jours parce qu'on est véritablement dans l'entre-deux. Le régime est toujours là. Il n'est pas près de tomber.

Il n'a pas capitulé avant même l opération. Donc la situation, elle reste quand même extrêmement tendue pour l'ensemble des protagonistes. Dites-nous Jérôme, pourquoi sur un plan opérationnel les armées américaines et israéliennes ont vraisemblablement coopéré sur cette affaire ?

Parce qu'il y a une coordination totale de ce qu'on avait appelé la troisième dimension. C'est-à-dire que l'espace aérien au-dessus de l'Iran, il est contrôlé pratiquement par les Américains et les Israéliens. Mais c'est vrai que ce sont cette frappe qui visait un centre vraiment spécifique à Téhéran.

Il s'inscrit en quelque sorte, il a besoin de la coordination. Et comme le disait Patrick, il y a le ravitaillement en vol. Il y a certainement ce qu'on appelle les Boeing Hawks qui sont des des avions radars qui permettent de détecter, parce que visiblement il y a dû y avoir un renseignement d'opportunité pour dire tiens il est là à tel endroit et donc il faut que tout ça s'imbrique.

Mais là on est vraiment dans la technique militaire il n'y a pas besoin d'avoir une décision politique on réveille pas donald trump oui oui d'accord d'accord il ya eu patrick il faut le dire aussi une action multiple de la part de l'armée israélienne parce qu'il y a eu un il a régié ni il ya eu les chefs des basidji sans doute le djihad islamique a aussi été visée israël a frappé tous azimuts ainsi qu'un quartier général alors une frappe aérienne là on ne sait pas si c'est américaine ou israélienne mais sur un quartier général d'une des milices chiites en Irak également. Et donc là, on attend d'avoir plus d'informations, mais effectivement on sentait que ça n'était pas une journée comme les autres, notamment à Téhéran avec les explications toujours très claires de Siavosh Ghazi qui expliquait que cette fois-ci, ça avait tapé très fort, y compris pas très loin de son appartement. Beaucoup d'effets de souffle et ça ressemblait en fait dans les premières explications à ce qu'on a pu vivre le matin du 28 février, c'est-à-dire le premier jour de la guerre, oui mais une guerre déclenchée à partir d'un point d'opportunité, c'est-à-dire la possibilité d'éliminer l'ayatollah Ramenei.

Et donc là il y a une nouvelle décapitation et avec quelques conséquences qui viennent à jour maintenant, c'est notamment des retards de paye chez les gardiens de la Révolution parce que les infrastructures là aussi sont en train de se poursuivre. – Ça peut évidemment miner de l'intérieur le corps des gardiens de la Révolution, vous Vous avez dit qu'il y avait eu des frappes en Irak. On vous rappelle que c'est là qu'Arnaud Frion a trouvé la mort.

Et on se quitte sur cette image, évidemment, du major Arnaud Frion. Dans quelques instants, Christophe Delay, Roselyne Dubois, sur cette actualité internationale, sur l'actualité politique également qui est On apprend à l'instant que Sébastien Delobus se retire à Marseille, le candidat LFI auquel Benoît Payan a refusé une alliance. Voilà la politique et l'international c'est sur BFM TV dans quelques