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Discours / meetingyoutube.com· 9 janvier 2024 6 minFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesTravail & emploiSécurité

Gabriel Attal nommé Premier ministre : revoir son premier discours à Matignon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:32Gabriel AttalFait
    « Nous avons un taux de chômage historiquement bas depuis un certain nombre d'années »
  • 4:38Gabriel AttalPromesse
    « je réunirai toutes ces forces vives du pays dès cette semaine pour enclencher ensemble cette nouvelle étape »
  • 0:45Gabriel AttalPromesse
    « je donnerai, comme Premier ministre, tous les moyens d'action nécessaires pour sa réussite »
  • 3:25Gabriel AttalFait
    « Depuis plus de 6 ans, tant a été fait, tant a été engagé et déjà des résultats sont perceptibles dans la vie des Français »

Temps de parole

  • Gabriel Attal100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Gabriel Attal

À l'heure où je prends mes fonctions, c'est d'abord au président de la République que j'adresse mes remerciements les plus sincères. Cela a été dit, ces dernières heures, j'ai pu le lire ou l'entendre, le plus jeune président de la République de l'Histoire nomme le plus jeune Premier ministre de l'Histoire. Je ne veux y voir qu'un seul symbole, celui de l'audace et du mouvement. Le symbole aussi et peut-être surtout de la confiance, celle accordée à la jeunesse, cette génération qui mérite que l'on se batte pour elle sans relâche.

Ces derniers mois, j'ai consacré toute mon énergie à redonner espoir, à chercher à redonner espoir à cette génération, à ses parents, en œuvrant pour l'école de la République. Je le dis d'emblée, mesdames et messieurs, j'emmène avec moi, ici, à Matignon, la cause de l'école. Je réaffirme l'école comme étant la mère de nos batailles, celle qui doit être au cœur de nos priorités et à qui je donnerai, comme Premier ministre, tous les moyens d'action nécessaires pour sa réussite. Elle sera l'une de mes priorités absolues dans mon action à la tête du gouvernement. Il y aura, de ce point de vue, une forme de continuité.

Car en prenant des décisions fortes sur la baïa, en prenant des décisions fortes sur la laïcité, c'est pour la liberté que je me suis engagée. En prenant des décisions fortes sur l'exigence et sur le choc des savoirs, c'est pour l'égalité que je me suis engagée. En prenant des décisions fortes dans la lutte contre le harcèlement, c'est pour la fraternité que je me suis engagée. Liberté, égalité, fraternité. Cette devise de l'école est aussi celle de la République et ce sera toujours ma boussole. Mais, mesdames et messieurs, j'ai conscience du contexte dans lequel je prends mes fonctions. Trop de Français doutent encore.

Trop de Français doutent de notre pays, doutent d'eux-mêmes, doutent de notre avenir. Je pense aux particuliers, aux classes moyennes. Cœurs battants de notre pays, artisans de la grandeur et de la force de notre nation française. Ces femmes, ces hommes, ces familles qui se lèvent tous les matins pour aller travailler. Qui peuplent notre territoire et que l'on n'entend pas souvent, mais qui sont toujours au rendez-vous de leurs responsabilités. Cette classe moyenne qui travaille et qui finance par son travail nos services publics et notre modèle social. Ces Français qui, parfois, ne s'y retrouvent plus. Des Français doutent, mais au fond, je sais qu'ils espèrent aussi.

Car au fond de nous, au plus profond de nos consciences de Français amoureux de notre pays, nous le savons. La France ne rimera jamais avec déclin. Car la France, elle rime avec sursaut. Elle rime avec audace. Elle rime avec grandeur. Et c'est précisément à cette tâche que je vais m'atteler sous l'autorité du Président de la République. Il a été réélu sur un projet clair, un projet d'action, de transformation, un projet de reprise en main de notre destin et de préparation de celui de la prochaine génération. Avec le Président de la République, j'aurais donc un objectif. Garder le contrôle de notre destin et libérer notre potentiel français.

Garder le contrôle de notre destin, c'est lutter pour la maîtrise de notre modèle social. C'est agir pour la solidarité entre les Français. C'est assumer de faire de l'autorité et du respect de l'autre une valeur politique de premier ordre. Et de la sécurité, un objectif absolument prioritaire. C'est agir pour le renforcement de nos services publics, au premier rang desquels l'école, j'en parlais il y a un instant. Mais aussi la santé et en premier lieu, évidemment, notre hôpital. C'est renforcer notre souveraineté nationale et celle de l'Europe en maîtrisant mieux notre immigration. C'est garantir l'avenir de notre planète qui est le bien commun de notre humanité.

Libérer le potentiel français, cela veut dire continuer à transformer notre économie autour de trois axes majeurs. D'abord, la priorité donnée au travail. Travailler doit toujours être mieux valorisé que ne pas travailler, alors que l'inflation, je le sais, continue de peser sur la vie des Français. Ensuite, c'est l'acte 2 de la libération de notre économie, notamment avec la simplification drastique de la vie de nos entreprises et de nos entrepreneurs. Et c'est enfin l'action résolue que nous devons mener pour notre jeunesse, dont le talent ne demande qu'à s'exprimer. Dans ce chantier, avec le président de la République, nous ne partons pas de nulle part.

Depuis plus de 6 ans, tant a été fait, tant a été engagé et déjà des résultats sont perceptibles dans la vie des Français. Nous avons un taux de chômage historiquement bas depuis un certain nombre d'années et tu y as largement contribué en tant que ministre et première ministre. Mais pour les années à venir, tant reste encore à faire. C'est la tâche à laquelle je consacrerai toute mon énergie. Avec la même méthode, qui est la mienne, celle que j'ai toujours utilisée dans mes fonctions. Poser des diagnostics clairs, sans jamais mentir aux Français. Et mettre en place des actions fortes, concrètes, sans tabou.

Dire la vérité, agir sans attendre, voilà ce que sera mon action à la tête du gouvernement de la France. Mesdames et Messieurs, avant de conclure, je veux avoir à nouveau une pensée pour le président de la République. Lui redire toute ma gratitude, toute ma fidélité. Je veux avoir un mot pour notre Parlement. A la majorité, je dis ma reconnaissance et ma promesse de toujours rester l'un des leurs. Aux oppositions, je leur dis que nous avons en commun le destin de notre nation. Que nous ne serons évidemment pas d'accord sur tout, que nous nous opposerons. Mais aussi, je leur fais la promesse de toujours les écouter, toujours les respecter.

Parce qu'à travers eux, c'est la voix de millions de Français qui s'expriment. Je veux avoir un mot pour nos élus locaux, qui sont eux aussi les garants de notre République. Pour nos partenaires sociaux. Oui, ils sont nos partenaires. Avec tout ce que cela emporte d'exigence et de franchise. Parce que chaque jour compte, je réunirai toutes ces forces vives du pays dès cette semaine pour enclencher ensemble cette nouvelle étape. Avant de conclure, je veux avoir une pensée pour Edouard Philippe, qui fut le premier à me faire confiance en me nommant au gouvernement il y a plus de 5 ans. Une pensée évidemment pour toi, Elisabeth, que je remercie à nouveau pour ta confiance.

Et je pense évidemment à Jean Castex, avec qui j'ai tant appris ici à Matignon en tant que secrétaire d'État auprès de lui, porte-parole du gouvernement. J'ai appris ici avec lui à ses côtés le fonctionnement de Matignon, l'exigence de la tâche de Premier ministre et aussi l'importance de l'amitié en politique. Je veux lui dire que je sais ce que je lui dois, ce que notre famille politique lui doit et ce que la France lui doit. Je veux pour conclure m'adresser directement aux Français, à tous les Français, où qu'ils vivent, dans l'Hexagone, dans les Outre-mer ou à l'extérieur de nos frontières.

Quel que soit leur parcours de vie, quelles que soient leurs opinions politiques, peu importe qui ils aiment ou ce en quoi ils croient, je veux leur dire qu'ils pourront toujours compter sur moi. Leur dire qu'avec le Président de la République, chaque jour, chaque minute, chaque seconde leur sera consacré. Parce qu'il n'y a rien de plus beau, rien de plus fort, rien de plus grand que de servir la France et les Français. Je vous remercie.

5:40
Locuteur

Merci.

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