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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 septembre 2023 30 min

Budget 2024 : des hausses d'impôts inévitables ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] la presse quotidienne régionale il est télévision locale vous présente le club des territoires et avec nous pour ce club ne casse la table merci beaucoup d'être avec nous économiste depuis européenne place publique c'était la liste de Raphaël Glucksmann avec entre autres le Parti socialiste Emmanuel Duteil bonjour merci beaucoup d'être la directeur de la rédaction d'usine nouvelle on va parler avec vous de l'équation que doit résoudre le gouvernement s'étend d'inflation comment aider le pouvoir d'achat des français tout en baissant la dépense publique on va en débattre le gouvernement siffle qui présente aujourd'hui le budget 2024 on verra avec vous quelques mesures oui ou pas augmenter les impôts et on va revenir sur les prévisions du gouvernement en matière de croissance c'est un suivi d'abord on regarde l'actualité dans nos régions [Musique] et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à Orléans retrouver Éric Richard bonjour Eric merci beaucoup d'être avec nous journaliste à La Nouvelle République on parle déjà du budget avec vous puisque votre journal se penche sur l'examen de ce budget un exercice qui s'annonce particulièrement périlleux et oui l'automne on le sait bien et rarement la saison disons la plus gai de l'année mais alors pour l'exécutif et bien cette année on le sait ne coupera pas à un exercice en forme d'équation savante il s'agit bien sûr de renforcer comme promis le régalien notamment le ministère de l'Intérieur et celui des armées tout en maîtrisant voire en réduisant la dépense publique alors le Conseil des ministres ça prête donc à présenter on le sait elles sont projets de loi de finance officiellement d'après crise puisque le temps du quoi qu'il en coûte qui était né en pleine tempête covid et bien et revolut le problème on le sait c'est que il y a la pré-crise c'est pas pour maintenant la guerre en Ukraine ferrage l'inflation galope la croissance mondiale ralentit et la perspective à court terme et bien n'est pas spécialement encourageante le gouvernement va donc tenter de dégager vos le disiez tout à l'heure 16 milliards d'euros d'économies dans ce contexte tendu un peu plus de 4 milliards de baisse de la dépense publique et surtout 10 à 12 milliards c'est le grand coup de rabot sur les qui est tarifaire et autres aide notamment les aides à la construction de logements neufs ça a pas rangé non plus le marché de l'immobilier alors d'accord le gouvernement l'a promis il n'y aurait pas de hausse d'impôts mais la disparition de ces aides aux énergies notamment qui étaient des dispositifs devenus essentiels pour les ménages les plus modestes promettent d'être bien difficile à avaler car dans le même temps et au-delà des engagements pris sur le régalien il s'agira de mobiliser 7 milliards au moins 7 milliards d'euros sur la planification écologique a déjà pris du retard voilà en effet vous le disiez qui promet de nouvelles joutes sans merci et c'est un air connu entre le gouvernement et l'Assemblée nationale un mot Éric sur les dialogues de Bercy puisque c'était ses réunions instaurées par le gouvernement en amont des débats budgétaires quels on peut en tirer alors il est très mitigé pour le moins il fallait sans s'en douter au début de ce mois dans une interview Elisabeth borne disons feignait de découvrir ou de s'étonner que les que les oppositions assimilaient le vote d'un budget à une adhésion à la majorité c'est cependant un peu frappé du point du bon sens pour l'examen budgétaire qui s'ouvre il n'y aura sans doute pas de surprises en l'absence de majorité absolue bien le recours aux fameux articles 49-3 et plus que probable le gouvernement semble déjà si résoudre voir ainsi préparé car à l'heure où la dette publique de la France vient de franchir le seuil qui établissant l'un des trois milliards des 3000 milliards d'euros bien il n'est pas question de décevoir les agences de notation après la sanction infligée en avril dernier par l'agence Fitch une nouvelle dégradation serait vécue comme un camouflet par le gouvernement et par tout le pays alors qu'Emmanuel Macron on le sait fait une priorité de convaincre les investisseurs de la bonne santé de l'économie française on verra bien si cette force de conviction suffit et on le verra très bientôt si beaucoup Eric Richard on regarde la ligne de la Nouvelle République à Issoudun s'affront embauche c'est à la Une de votre journal on va continuer à parler de ce budget difficile équation on le disait pour le gouvernement qui veut baisser les dépenses publiques mais doit aider les Français face à la hausse des prix parmi les postes de dépenses le carburant si l'état refuse pour le moment de mettre la main à la poche il met la pression sur les distributeurs qu'Elisabeth borne a reçu hier à Matignon CCS vendre les carburants à perte ils avaient dit non en revanche les enseignes de la grande distribution ont accepté hier à l'issue de la réunion avec Elisabeth borne de vendre à prix coûtant l'essence dans leur station toute la distribution a parlé comme un seul homme ou une seule femme pour pour se mettre à prix coûtant en tout cas démultiplier les opérations à prix coûtant nous savons que nos clients souffrent et une souffrance très forte dans sur le territoire autour notamment de ses prix du carburant on a donc pas hésité on a décidé de faire une grande opération c'est la plus grande que Carrefour n’a jamais fait dans les stations services Leclerc et Carrefour la baisse des prix à la pompe sera appliquée dès vendredi dans les autres supermarchés elles seront plus ponctuelles au total jusqu'à la fin de l'année 128 opérations à prix coûtant seront organisés dans 4000 stations elles pourraient se prolonger jusqu'en 2024 selon le gouvernement ces opérations pour protéger le pouvoir d'achat des Français bien impacter une partie de la profession les stations indépendantes qui vont elles continuer à vendre au prix du marché une grande surface sa dose bien évidemment à un magasin de 5000 ou 10000 m² chez nous évidemment 40 à 60% de la marge brute de la société c'est le carburant et puis on a aussi une double peine c'est que le fait qu'on nous enlève nos clients quand on baisse de 30 à 60%, ça veut dire que les ventes annexes le lavage la boutique et toutes les bonnes annexes qu'on a développé depuis des années dans les stations services justement pour survivre bon d'être impactés et Isabelle a annoncé le lancement d'une mission sur les coûts et les marges de la filière elle rendra ses conclusions en décembre oh la Luc Elisabeth borne a donc a priori réussi à convaincre les distributeurs de vendre à prix coûtant le gouvernement a donc réussi à mettre la pression c'est un début après la question c'est quand on vend un prix coûtant souvent ça serait percute sur autre chose par ailleurs il y a pas que la question de l'énergie il y a pas que la question enfin il y a pas que la question du carburant et à la question énergétique et la question l'alimentation c'est à dire que l'inflation aujourd'hui touche un très très très grand nombre de secteurs et donc la pression elle doit être mise sur l'ensemble de ces secteurs mais juste sur le carburant est-ce que vous dites opération réussie on va voir à terme on va voir à terme c'était c'est un bon début moi je trouve que c'est pas du tout suffisant voilà c'est pas c'est pas suffisant ça aurait dû être fait bien plus tôt à mon sens premièrement deuxièmement est-ce que ça passerait percuté comment ça va se récupérer sur autre chose ça c'est ça c'est ça c'est à voir votre invité précédent qui a été centriste ma mémoire est bonne parler d'une augmentation de la taxation sur les super profits je pense que c'est ce qu'il faut faire effectivement aujourd'hui parce qu'il va nous falloir beaucoup d'argent pour pouvoir aider les français Emmanuel Duteil a un risque effectivement que les distributeurs vont dans le carburant a pris coûtant il reporte les c'est ce qui vont perdre finalement sur le carburant sur d'autres choses il y a toujours un risque parce qu'effectivement il faut souvent se rattraper autre part après faut juste faire attention à la mesure c'est revende à prix coûtant notamment dans la grande distribution faut pas vendre durer vos français c'est quelques centimes ça n'ira pas plus loin que cela puisque la marge notamment des distributeurs 60% de l'essence en France est acheté dans les grandes surfaces Leclerc Carrefour et autres la marche chez eux allez 2 à 4 voir 5 centimes au max du max du max donc c'est ça que les Français gagneront donc quand vous posez la question est-ce que c'est réussi pour le gouvernement moi j'ai plus envie de dire est-ce que c'est réussi pour le porte-monnaie des Français ça restera marginal quand vous arrivez aujourd'hui à environ 2 euros litres un plein d'essence d'une voiture à peu près normale c'est 100 euros aujourd'hui donc si vous enlevez deux trois centimes par litre certes c'est toujours mieux dans notre poche que dans celle d'un autre mais c'est pas une opération extrêmement importante pour le pouvoir d'achat il y avait au début il y avait l'option de la vente à perte c'est ce qu'avait demandé Elizabeth bande finalement ça a échoué les distributeurs on dit non pourquoi ça échoué est-ce que là ça aurait vraiment changer les choses pour porte mener des Français oui et non parce qu'on peut pas obliger un distributeur une station-service avant de rappel c'était vraiment à mon humble avis la fausse bonne idée c'est à dire que c'est super on affichage politique on disait allez nous on a déjà donné beaucoup d'argent maintenant c'est à vous de faire un geste le problème de la vente à perte c'est qu'il y a toujours un perdant au milieu de tout ça et surtout ça n'avait aucun intérêt dans le sens où tous les distributs si tous les distributeurs avaient dû le faire en même temps là il n'aurait pas gagné un seul client parce que celui qui d'habitude fait son plein chez Super U ou chez Carrefour il aurait continué à le faire donc là il y avait même pas l'effet rattrapage que ça aurait pu permettre d'avoir donc c'était économiquement irresponsable surtout pour toutes les stations services indépendantes en France parce que quand on est indépendant et qu'on vend à perte faut pas y avoir fait l'ENA au Sciences Po c'est juste dire que vous perdez de l'argent dès que vous vendez un litre d'essence c'était juste intenable c'est il faut quand même voir qu'ils avaient réussi le moyen d'annoncer une aide pour les consommateurs ceux qui utilisent leur voiture et en même temps il aide pour les stations services indépendantes c'était pas cohérent après je pense que il y avait aussi peut-être derrière tout ça le fait qu'elle cas total qui a lui a décidé de plafonner à 99 au maximum le prix de l'essence certes il fait de la marche sur toute la chaîne ce qui est un peu la grande différence de Total mais il y a un moment si on doit rester un 99 et que l'essence continue de monter lui-même va pas être très très loin du seuil de revente à perte ou en tout cas du prix coûtant c'était économiquement responsable l'avant-à-paire vous êtes satisfaite que le gouvernement est abandonné cette idée ça a été dit la difficulté c'était pour les petits en fait dans dans ce secteur après on est dans un moment de comment dire de rapport de force politique c'est du pur rapport de force politique et dans ces cas-là face à des gros mastodontes qui sont organisés qui peuvent faire les prix de marché l'État doit être en rapport de force pour pouvoir protéger en fait les ménages tout simplement et c'est là où il ne l'a pas été en fait quand on a une explosion des marges comme on le voit aujourd'hui que ce soit sur la question du carburant ou que ce soit sur la question de l'alimentation dans ces cas-là je suis désolé mais quand on est l'état il faut sortir les moyens pour que pour que les entreprises reviennent un peu à la raison mais qu'est-ce qu'il peut faire c'est des fois on peut on peut soit on fait une augmentation des taxes sur les super profits c'est ce qu'on a défendu au niveau européen le dispositif est encore en place on peut l'augmenter comme on veut ça c'est le premier point deuxième point préadministrer en fait dans des périodes de guerre et on est en guerre en Europe qu'on le veuille ou non il va falloir un peu regarder la situation en face on est encore en crise comme ça a été dit et on est encore en guerre on utilise ce genre de processus qu'en fait du rapport de force notamment sur les questions énergétiques pour que les entreprises reviennent à la raison on utilise ce genre de processus ça a été fait à Hawaï dans les années 2000 quand justement le prix du carburant avait flambé les États-Unis ont dit bah très bien un prix administré on fixe les prix et vous revenez à quelque chose de décent ça a été fait en Californie même chose sur l'électricité dans les années 2000 donc vous voyez c'est pas et cette mesure ça a été un moment relativement aidant au niveau français je crois que les industriels à un moment étaient contents d'ailleurs et puis par ailleurs on est en guerre et en plus si vous voulez l'économie c'est un les outils économiques ce sont des moyens c'est pas idéologique moi j'ai pas une passion pour les prêts administrer du tout en revanche quand il faut en faire pour faire du rapport de force quitte à le faire ou quitte à ne pas le faire et que ça reste une menace pour que les entreprises encore une fois reviennent à la raison bah oui de temps en temps il faut pas se priver de certains outils on est la puissance publique on n'est pas des acteurs privés les acteurs privés eux vont utiliser tous les moyens possibles ils ont raison ben nous on doit faire pareil en fait Emmanuel je pense que sur les prix du carburant faut faire attention quand on laisse penser qu'il y a énormément de marge sur tous les éléments de la chaîne pour revenir à la raison de la hausse des prix du carburant c'est tout simple c'est le prix du baril de pétrole qui explose ces derniers mois pourquoi il explose parce qu'on est sous la pression notamment des pays producteurs et principalement de l'Arabie Saoudite qui a dit très clairement au pays européens et au reste du monde vous voulez plus de pétrole de main ben tant pis vous paierez le prix qu'on voudra et on ne vous aidera pas c'est la raison pour laquelle les prix des carburants augmentent donc le gouvernement a une marge de manœuvre quand même extrêmement limitée parce que quand ils vont voir Mohamed Ben samadier d'Arabie Saoudite il leur dit très clairement je peux rien faire tout ce qui est rare est cher et après il y a effectivement beaucoup de fantasmes sur le fait qu'on gagnerait beaucoup d'argent sur la chaîne de production les producteurs de pétrole gagnent beaucoup d'argent sur la vente des barils de pétrole mais qui après sont mis dans une sorte de peau commun et qui repartent qu'est-ce qui fait en France après le prix c'est la raffinerie le stockage la distribution même un acteur comme Total perd de l'argent sur son activité raffinerie en France alors il va pas se plaindre pour eux ils finiront leur fin de mois il y a aucun souci je vous assure mais si on regarde ce qui constitue la réalité du prix en France il y a pas non plus d'énormes super profits parce que ça a été ça a été déjà plutôt travaillé parce que par ailleurs le carburant la France est quelque chose de très concurrentiel et si vous regardez par rapport le vrai gros problème finalement du crédit du carburant en France c'est le poids des taxes c'est que aujourd'hui plus de 60% du prix de ce qu'on achète à la pompe c'est quand même des taxes et la vraie question c'est est-ce que le gouvernement pouvait jouer là-dessus alors les cartons tout de suite la TVA serait demandé des discussions à l'Europe je pense qu'en 202 2058 on y serait encore mais le donc enlevons la tête pour ceux qui étaient fait dans certains pays bien évidemment mais pour ceux qui proposent de la réduire au taux minimale à 5,5 ça demande une dérogation on peut pas le faire sur le carburant en tant que tel puisqu'on peut pas le faire sur les choses qui qui polluent qui est peut-être très bien dans la logique donc on mange tout un gros paquet de taxes autre que la TVA sur lequel le gouvernement peut travailler sauf que à un moment où on essaye d'envoyer des signaux pour la transition écologique et où accessoirement on essaie de faire un quart de 2000 euros d'économie c'est pas facile de toucher non plus à cet élément là une crise des énergies fossiles qu'on est en train de vivre en fait fondamentalement c'est à dire qu'on n'a pas voulu anticiper la sortie dans les énergies fossiles et voilà dans quelle situation on se retrouve c'est à dire que les prix explosent alors pour des raisons géopolitiques pour des raisons de tension entre pays etc certes mais franchement c'était prévisible donc les citoyens aujourd'hui les ménages se retrouvent dans une situation très très compliquée parce que on n'a pas voulu anticiper cette transition écologique donc il va falloir maintenant que le budget soit responsable à ce niveau là et prépare correctement cette transition écologique parce que c'est le meilleur moyen de lutter contre l'inflation aujourd'hui on va en parler du budget mais un mot puisque vous en parliez tout à l'heure auront la Luque effectivement il y a les prix à la pompe mais il y a aussi des prix de l'alimentaire les prix dans les supermarchés le gouvernement dépose un texte parce qu'il veut accélérer les négociations commerciales qui pour le moment sont annuel le gouvernement dit il faut que ça arrive avant mars il faut que ça aille plus vite on veut voir des baisses de prix des descentes vous soutenez ça mais moi je vais soutenir toutes démarches qui permet de soulager les les Français leur vie quotidienne ça c'est évident après il y a toujours des grandes grandes annonces dans ce gouvernement et derrière ça finit sur rien donc si le gouvernement avait vraiment vraiment voulu comment dire faire du rapport de force avec ce type d'entreprise il aurait fait il y a longtemps et par exemple je vais vous donner juste un exemple quand on a parlé quand on était en train de légiférer côté Commission européenne et côté par le mont européen sous ma plume sur la taxation sur les super profits parce qu'on disait l'inflation est liée au noir je des entreprises nous on avait un gouvernement français Bruno Le Maire en tête qu'elle est sur tous les plateaux pour télé pour nous dire qu'est-ce que c'est que le super profit je sais pas j'ai jamais vu ça ça n'existe pas etc donc là même chose il y a un manque d'anticipation de la part du gouvernement donc la question de la confiance et la défiance se pose moi j'attends de voir en fait j'attends de voir clairement ce qu'ils vont proposer est-ce que ça va être encore une grande réunion où ils vont me demander quelque chose ou est-ce qu'ils vont vraiment sortir les muscles à travers un texte qui est fort avoir j'aimerais bien que ce soit sincèrement énormément de doutes parce qu'on peut pas dire qu'on a un gouvernement qui quand il s'agit de faire du rapport de force vis-à-vis des grandes entreprises françaises et au rendez-vous voilà Emmanuel Duteil est-ce que l'État les moyens de peser sur ces négociations commerciales il a fallu des semaines et des mois de négociations pour obtenir qu'on avance d'un mois et demi la finalité de la décision sur les négociations commerciales donc on peut douter effectivement de leur de l'impact qui peuvent avoir donc bon malgré tous ces mieux que rien de réussir à avancer ces négociations commerciales après faut regarder tous les détails du texte c'est assez rapide à lire c'est un article donc pas trop de temps il y a beaucoup de gens qui sont exonérés grosso modo ça ne concerne que les très très grands groupes internationaux tant mieux parce que effectivement alors je sais pas si on peut aller jusqu'à super profil et concernant mais ce qui est certain c'est que les données que nous avons donc l'équivalent la marge brute des des groupes de l'agroalimentaire des géants mondiaux de l'agroalimentaire à nettement augmenté ces derniers temps c'est en tout cas plus que l'inflation c'est des donc ça c'est un fait donc il y a sûrement un peu de marge là on peut faire baisser les prix surtout que s'il a aussi on revient la raison de la hausse des prix il y a quand même une détente assez nette sur une grande partie des matières premières qui constituent le seul problème c'est que là encore si on parlait de l'avenir pour les carburants il faut préparer l'avenir et la transition écologique dans ce secteur de l'agroalimentaire il faut être très honnête avec votre téléspectateurs va conduire à garder les prix élevés c'est pas parce qu'il y a ces négociations qu'on reviendra au prix d'avant crise c'est sûr et certain que les prix vont rester élevés c'est à dire quoi préparer la transition c'est-à-dire qu'il faut progressivement même si on sait pas très bien comment le faire aujourd'hui sortir du plastique donc faut trouver des alternatives qui sûrement dans un premier temps vont coûter plus cher faut s'adapter à l'évolution du climat c'est qu'une partie de la hausse des prix de ces derniers mois c'est parce qu'il y a eu des catastrophes écologiques au Canada dont on parle assez peu mais des feux gigantesques qui ravage le pays et plus près de chez nous le sud de l'Espagne qui pendant très longtemps nous a quand même permis d'avoir des fruits et légumes et des tarifs à peu près corrects pour au détriment parfois des producteurs français à la frontière mais avec en tout cas d'Espagne avec une sécheresse historique et surtout très précoce qui a donc il va falloir donc les Français qui nous regardent vous leur dites ne vous attendez pas dans vos supermarchés avoir les prix baissés on reviendra pas au prix comme avant il va y avoir des opérations coup de poing sur certains prix va y avoir certaines vestes le panier va être un petit peu baisser par rapport à ce que l'on connaît aujourd'hui tant mieux on en a tous besoin mais revenir au prix d'avancer il faut quand même voir qu'il y a eu 20% sur les deux dernières années de au cirque tout ce qu'on en est on fait tous nos courses aujourd'hui on voit très on le vit tous au quotidien dire aux Français les prix il faut faire très attention à la formulation les prix vont arrêter d'augmenter certains prix vont baisser mais on ne va pas revenir au prix d'avancer alors oui et non un peu d'espoir je pense qu'on va aller à peu près dans la direction deux tiers aujourd'hui de l'inflation est liée au super profit est liée à des marges exceptionnelles qui ne sont pas justifiées c'est la Banque centrale européenne qui le dit c'est le Fond Monétaire International qui le dit plein de industriels nous expliquent que non non ils pourront pas revenir à la normale etc ça c'est du discours pour justifier l'injustifiable donc là-dessus les pouvoirs publics ont une responsabilité et doivent protéger les Français donc là-dessus on a une marge de manœuvre extrêmement grande pour réduire l'inflation après c'est sûr qu'on doit changer de modèle qu'on doit passer du toujours plus et du tout jetable au mieux consommer mieux ça nous fera tous du bien d'un point de vue santé pour la biosphère également mais ça implique un changement de système économique c'est-à-dire que ces dernières années on était dans un système économique où on tirait les prix vers le bas les salaires les les prix de l'agroalimentaire etc et là on doit passer vers quelque chose de mieux c'est-à-dire augmenter les salaires on a un taux de provoqué de 15% dans ce pays inadmissible pour la sixième puissance économique mondiale sincèrement donc augmenter les salaires permettre aux gens de consommer mieux je crois que tout le monde en fait a envie de pouvoir consommer des bons de bons produits et tout le monde est prêt à les payer sauf que quand on a une pas assez bah on peut pas les payer donc ça veut dire qu'il va falloir repenser l'ensemble du système et c'est là encore que l'orientation budgétaire du gouvernement va être importante est-ce qu'on va aller vers une vraie cohérence en termes de transition écologique est-ce qu'on va faire de la politique industrielle pour de vrai c'est à dire qu'est-ce que sera pas un mot au vin parce que l'industrie c'est quand même c'est ce qui paye le mieux et c'est ce qui protège le plus les salariés quand même dans l'ensemble plutôt que les emplois de service donc avoir tout ça et c'est pour ça qu'aujourd'hui les annonces vont être assez déterminantes et justement on va parler de ce budget Steve avec notamment une question est-ce qu'on va payer plus d'impôts de faire le gouvernement la promis il n'y aura pas de hausse d'impôts dans les prochains mois dans le budget présenté aujourd'hui le les taux de prélèvement obligatoire devrait se stabiliser ils sont actuellement de 44% du PIB il devrait passer 44,1% l'année prochaine dans le détail il y aura quelques allègements et quelques hausses en matière d'allègement fiscal la CVAE l'impôt de production sur les entreprises va diminuer le barème de l'impôt sur le revenu va être révisé en tenant compte de l'inflation en matière de hausse fiscale il faut s'attendre à la suppression de l'avantage dont bénéficier le Gazole Non Routier le gouvernement entend aussi taxé les concessionnaires d'autoroute tout ça c'est évidemment ce que souhaite le gouvernement les choses pourraient encore changer lors de l'examen du texte Parlement alors pas dose d'impôts c'est une bonne nouvelle pour notre porte-monnaie mais est-ce que c'est vraiment ton âge c'est toute la question d'autant plus que le gouvernement promet bien de se serrer un peu la ceinture Bruno Le Maire veut sceller la fin du quoi qu'il en coûte il prévoit 16 milliards d'euros 16 milliards d'euros d'économies en 2024 forcément il va y avoir des perdants à court moyen ou long terme on nous dit que l'essentiel de ces économies proviendront et bien de la suppression du bouclier tarifaire pour l'électricité le bouclier qui nous permet bien de payer moins cher nos factures on ressent d'ailleurs très clairement cette suppression progressive puisque depuis le 1er août on paye déjà nos factures 10% plus cher pour les tarifs réglementés la hausse des prix va donc se poursuivre dans les mois qui viennent jusqu'à la disparition complète du bouclier qui est prévu au début au début de l'année 2025 alors des économies pas d'augmentation d'impôts est-ce que de nouvelles recettes sont envisagées ce qui est certain c'est qu'il faut pas uniquement compter sur la croissance pour remplir les caisses dans son budget le gouvernement table sur une croissance de plus 1,4% l'année prochaine dans le détail pour remplir les caisses le gouvernement planche sur une taxation des super profits des sociétés concessionnaires d'autoroute sur l'augmentation d'une taxe sur le gaz il compte aussi sur le sur les bénéfices de la lutte contre la fraude ou encore sur l'instauration d'un impôt minimal sur les sociétés tout cela est censé apporter de l'équilibre au budget 2024 au bout au budget des années suivantes mais certains économistes sont très sceptiques c'est aussi le cas de Pierre Moscovici le président du Haut Conseil des finances publiques qui son avis publié lundi dit la chose suivante la trajectoire présentée par le gouvernement demeure peu ambitieuse au regard des engagements européens de la France le projet de loi de programmation ne prévoit pas de retour rapide vers l'objectif d'équilibre des finances publiques merci Steve 16 milliards d'euros d'économistes et le chiffre principal de ce budget est-ce que c'est réaliste oui c'est réalise sur le chiffre qui a avancé sauf qu'on est très très loin de l'objectif qui avait été engagé on nous avait dit que ce serait le grand soir sur le logement on en est très loin c'est plutôt reporté aux années d'après on nous avait dit que ce serait le grand soir sur la suppression d'un avantage pour ce qu'on appelle le gazole non routier pour notamment le système le secteur agricole et tout on sert tous ça commence cette année mais typiquement parce que pourquoi on a tellement été biberonné à la dépense publique ces dernières années qu'à chaque fois que vous voulez en enlever un bout ou soulevez un lièvre parce que si on reprend l'exemple du gazole non routier on peut pas demander aujourd'hui à des agriculteurs ce qui sont dans une situation économique très difficile de pouvoir supprimer ça même si on pouvait quand même anticiper ce je pense que ça fait à peu près 10 ans qu'on parle de la suppression de cet avantage fiscal donc effectivement je pense que les 16 milliards sont tenables on est très loin de ce qui avait été avancé on reste très mauvais dans notre capacité à réduire le déficit parce que faut quand même voir que la prévision c'est de rester à 4,4 % de déficit très au dessus des autres pays européens et très au-dessus d'une forme de norme qu'on a tous oublié de finance responsable en Europe après est-ce que c'est la faute du gouvernance je suis pas 3% c'est que 2027 je suis pas sûr que Bruno Le Maire puisse aller vraiment beaucoup plus loin ce qui est un peu inquiétant c'est que le gouvernement est quand même ce que vous expliquez très bien un peu basé ces perspectives sur des jusque là le gouvernement était assez réalise dans ses prévisions de croissance parfois même un tout petit peu en dessous de ce que prévu les économistes la 1 4 on est vraiment dans la fourchette très haute donc à poser un petit problème sur la sincérité du budget dans un moment et il faut quand même rappeler ça où on a jamais emprunté autant sur les marchés les taux d'intérêt augmentant on le voit pour ceux qui souhaitent acquérir un bien immobilier notamment ça a une énorme conséquence sur les finances publiques et ça met du coup en question notre capacité financière vous avez un doute sur la sincérité de ce budget et est-ce qu'il fallait les faire c'est 16 milliards d'économies alors déjà un budget c'est pas qu'un exercice gestionnaire c'est un message politique c'est le premier message politique de la rentrée c'est ça qu'il faut aussi avoir en tête donc la question elle veut savoir quelle va être le message politique du gouvernement est-ce que ça va être du bricolage est-ce qu'on va avoir un message et un cap politique très clair est-ce que ça va être protéger les Français faire la transition écologique qu'est-ce que ça va être au juste moi évidemment j'aimerais que ce soit protéger les Français vers la transition écologique l'inflation c'est son premier combat alors si l'inflation c'est son premier combat je suis désolé mais il prend pas de la bonne façon voilà très très sincèrement c'est à dire que il va falloir faire encore une fois du rapport de force avec les grands entreprises il va falloir réfléchir auprès de l'industrer il va falloir faire la taxation sur les super profits va falloir mettre tous les moyens sur la table et investir investir un message français on va voir ce que ça va donner mais sincèrement je pense pas que ce soit ça donc ça c'est le premier point ensuite il nous faut du sérieux c'est à dire que moi je fais pas partie des gens qui disent que la dette publique est un problème par ailleurs on a un vrai sujet qui est le niveau d'être privé en France et on en parle absolument à Parlement absolument jamais mais l'endettement des entreprises est un vrai sujet en France donc je fais pas partie des gens qui disent que ce n'est pas un sujet je fais pas partie des gens non plus qui sont en train de dire que c'est dramatique l'état de nos dépenses publiques etc néanmoins il faut avoir un peu de de sérieux les impôts vont augmenter à un moment je veux dire il va nous avoir des recettes les impôts vont augmenter et la question est de savoir qui va subir cette aux impôts qui va participer les impôts reposent aujourd'hui bien trop sur les ménages le capital n'est plus assez la finance n'est plus assez taxée dans ce pays et donc il va falloir remettre de la justice fiscale mais en tout cas la ligne du gouvernement qui en fait un espèce de point de fierté quasiment très doctrinaire en disant on ne va pas augmenter les impôts on ne va pas augmenter les impôts on ne va pas augmenter les impôts ce n'est pas tenable en fait il va falloir augmenter les impôts la vraie question c'est qu'aujourd'hui les impôts reposent à deux tiers sur les minages c'est beaucoup beaucoup trop donc est-ce qu'on va faire de la est-ce qu'on va revenir à une taxation sur la fortune je l'espère c'est ce qu'on propose nous au niveau européen on est ça devient un consensus au niveau des économistes même les millionnaires et les milliardaires sont en train de dire taxer nous je crois qu'il va falloir faire montre un peu de solidarité ces dernières années en fait je déménage sont ressorti quand même affaiblis de la crise du covid de l'inflation d'autres sont au contraire sont sortis très renforcés les très riches sont sortis très renforcés de cette crise donc un peu de solidarité ne ferait pas de mal dans ce pays c'est pas tenable la doctrine de dire pas d'augmentation des impôts ça dépend parce que jusque là si on regarde quand même les perspect si on regarde les performances du Gouvernement sur ce point purement économique ça a plutôt bien fonctionné c'est à dire que la baisse des impôts ne s'est pas traduit par une baisse des rentrées fiscales bien loin de là c'est à dire que la croissance a permis de faire rentrer plus d'impôts que ce soit sur les ménages mais aussi et principalement sur les entreprises et c'est pour ça que le gouvernement maintient cette idée de ne pas augmenter les impôts parce qu'il ne veut pas casser ce qui est finalement son seul levier c'est la croissance française parce que d'autres non regardent beaucoup le verre à moitié plein puis on a raison parce qu'il y a quand même des zones d'inquiétude mais si on regarde le verre j'ai dit quoi à moitié vide si on regarde le verre à moitié plein c'est quand même extrêmement intéressant de voir que pour une fois la France résiste mieux que la moyenne de des pays européens d'un point de vue purement économique d'un point de vue purement croissant on fait beaucoup mieux que l'Italie on fait beaucoup mieux que que l'Allemagne qui est quand même en quasi récession et qui va rester sur mon récession donc on arrive juste à la fin de ce débat peut-être juste la réponse d'horreur la lutte puisque vous êtes député européenne la France insiste mieux que les autres pays en personne non tant mieux si on résistant mais si on résiste ça a été quand même parce qu'on a un État providence premièrement deuxièmement l'Espagne est un pays qui va relativement bien par exemple l'Espagne a une politique excessivement cohérente et c'est celui qui a le moins d'inflation aujourd'hui au niveau européen parce que c'est que le premier jour de ce marathon budgétaire ça va aller jusqu'en décembre j'espère qu'on aura le plaisir de vous recevoir à nouveau pour un