Menace russe, nouveau service national militaire... La ministre des Armées répond au 20h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi relancer le service national maintenant ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Comment les jeunes peuvent-ils s'inscrire concrètement ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment allez-vous sélectionner les candidats parmi des milliers de dossiers ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Le général Mandon a évoqué une confrontation avec la Russie d'ici 3-4 ans. Êtes-vous d'accord ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Vladimir Poutine a déclaré aujourd'hui que l'attaque d'un pays de l'UE est ridicule. Que répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45ministreChiffre
« On sera rémunéré 800 € par mois. Et on sera rémunéré logé, chauffé, blanchi et avec une carte de réduction SNCF de 75 %. »
- 5:30ministreFait
« Les dividendes de la paix, c'est terminé. »
- 7:30ministreChiffre
« Nous avons besoin d'avoir une armée entraînée, équipée. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors Catherine Votrein, l'idée de relancer un service militaire, service national comme on le dit maintenant n'est pas nouvel. Emmanuel Macron en avait parlé à plusieurs reprises depuis qu'il était candidat il y a plus de 8 ans maintenant mais cette fois il le lance vraiment. Pourquoi maintenant ?
Parce que la menace n'a jamais été aussi grande sur la France et que oui, on a besoin d'hommes et de femmes pour venir se battre un jour peut-être. Alors, vous avez raison. Le président de la République l'avait d'ailleurs annoncé à ses vœux l'année dernière et avait dit, "Je demande au ministre des armées, je rends hommage à notre premier ministre qui était le ministre des armées et au chef d'étatmajor des armées de préparer pour l'automne.
Nous sommes à l'automne, rendez-vous tenu." Les objectifs sont pluriels. Le premier, c'est de renforcer le lien entre l'armée et la nation.
Le deuxième c'est de renforcer la finalement la résistance dans notre pays. Et le troisième c'est de renforcer la formation de nos jeunes qui ont soif d'idéal et qui ont envie de s'engager car ils sont volontaires. Alors justement, je vais revenir sur la menace mais ce service national, il va durer 10 mois.
Ça commence l'été prochain pour 3000 jeunes. Objectif 10000 jeunes en d'ici 10 ans. Comment ceux qui s'il y a des gens qui nous regardent là, des jeunes de 17, 18 ou 19 ans qui nous regardent, ils veulent s'inscrire.
Qu'est-ce qu'il doit faire concrètement ? Alors, ces jeunes qui ont 18 ans pour faire leur service qui sera donc un service national qui, comme vous l'avez dit, commencera à l'automne prochain. Donc, nous serons très précisément septembre, octobre, novembre 26 jusqu'à l'été 27.
Il va y avoir dans les jours qui viennent, en tout début d'année 26, une campagne de communication avec bien évidemment numéros vert rendez-vous dans les centres d'information et de recrutement des armées qui leur permettront de déposer leur candidature parce que la particularité de ce service national, premièrement, on est volontaire, deuxièmement, on est sélectionné. C'est un point très important en fonction des aptitudes, de la motivation. Et troisièmement, on fera un service utile.
En d'autres termes, on sera dans un premier temps formé pendant un mois et ensuite pendant 9 mois, on sera soit dans l'armée de terre, soit dans la marine, soit dans l'armée de l'air, soit au commissariat général des armées, soit au service de santé des armées. Et on sera rémunéré 800 € par mois. Et on sera rémunéré logé, chauffé, blanchi et avec une carte de réduction SNCF de 75 %.
Alors comme ça c'est complet. J'imagine qu'il y a des gens qui regardent. Si demain, après-demain ou dans les prochains jours, vous recevez des milliers et des milliers de dossiers, imaginons comment vous allez les sélectionner ?
Vous allez est-ce qu'il y a des critères ? Vous allez prendre moitié moitié des hommes, des femmes, je ne sais pas comment vous allez. Vous avez parfaitement raison sur et merci de le préciser, c'est ouvert autant aux filles qu'aux garçons.
Premier élément. 2e élément, c'est l'entretien que feront ces jeunes qui permettra de mesurer l'aptitude, les motivations qui sont les leurs. Et le deuxième élément, c'est l'examen médical bien évidemment et ce sont nos armées qui détermineront la sélection.
Et comme vous, je pense que dès l'année 26, nous allons avoir de nombreux candidats. C'est la raison pour laquelle nous avons pour une première année mis 3000 puis 4000 en 27, puis 10000 en 30 et 50000 à terme parce que ce qui est très important, c'est finalement de faire évoluer nos armées avec l'armée d'active, la réserve et les volontaires. Je voudrais qu'on revienne sur la menace et sur cette déclaration du chef d'état-major des armées, le général Mandon il y a 10 jours qui a tellement fait parler et qui a paniqué beaucoup de Français.
On doit être prêt à une confrontation avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans. On doit être prêt à accepter de perdre ses enfants. Il avait raison de le dire.
C'est ça dire la vérité au français. C'est ce qu'il a dit. Alors déjà, permettez-moi d'ajouter un point majeur sur le service national, c'est que le service national ne se déroule que sur le territoire national. l'hexagone et Outre mer.
C'est un point absolument indispensable que chaque famille, que chaque candidat doit savoir, c'est exclusivement le territoire national. Premier élément. Deuxème élément, ce qui est important, c'est de savoir qu'il y a une menace.
Nous avons perdu les dividendes de la paix. Nous devons donc être organisés pour effectivement organiser la défense de notre pays. La meilleure sécurité, c'est d'être prêt.
Être prêt, c'est s'entraîner, c'est s'engager. Il faut se préparer à sacrifier nos enfants dans les prochaines années. Il faut se préparer à une confrontation.
On ne pourra pas échapper à une confrontation avec la Russie d'ici 3 ou 4 ans. Votre homologue, le ministre allemand de la défense, Boris Pistorius, a déclaré dans un journal allemand il y a 10 jours, je ne sais pas si nous n'avons pas vécu notre dernière été en paix. Alors moi, je ne suis pas dans cette logique de pronostic, je suis dans une logique d'anticipation.
En d'autres termes, notre responsabilité, c'est de préparer notre pays. Notre sujet, et je le dis très clairement aux familles de France, le sujet c'est pas d'envoyer nos jeunes en Ukraine demain matin. Le président de la République l'a dit, ça n'est pas le débat.
En revanche, organiser notre pays pour faire face, c'est important et c'est le centre de notre démarche. Elle est sérieuse parce qu'on entend le général, on on entend le ministre allemand, elle est là, elle est sérieuse. Nous voyons l'actualité dans le monde et c'est la raison pour laquelle je redis que les dividendes de la paix, c'est terminé.
Tous les pays ont fait le choix de se réarmer autour de nous et d'ailleurs nous ne sommes pas les seuls à nous intéresser à un service volontaire. Les Belges y réfléchissent pour l'année prochaine. Vous venez de citer Boris Pistérius.
Les Allemands sont dans la démarche. Tout le monde se réarme. C'est dire qu'il y a un vrai travail sur le sujet.
Tout le monde se réarme. Et Vladimir Poutine a parlé aujourd'hui. Il a dit "Attaquer un pays de l'Union européenne, c'est ridicule.
Vous le croyez ?" Vous savez, moi je ne suis pas un ministre d'affaires étrangères. Je ne ferai pas de commentaire sur ce que peut dire monsieur Poutine, mais en tout cas ce qui est sûr, c'est qu'on ne va pas pour autant ne pas faire le travail qui est le nôtre, c'est-à-dire anticiper, nous préparer.
C'est ça le sujet et c'est le sens de l'engagement aujourd'hui de l'ensemble de nos armées et c'est le sens de la loi de programmation militaire qui va être faire l'objet d'une actualisation parce que nous avons besoin d'avoir une armée entraînée, équipée. Vous n'êtes pas ministre des affaires étrangères, vous êtes ministre de la défense et il y a une guerre en ce moment. à nos portes.
À nos portes. Quand Vlan Poutine dit aujourd'hui en pleine négociation sur ce plan de paix proposé par Donald Trump, si les Ukrainiens quittent les territoires occupés, nous cesserons les hostilités. S'ils ne partent pas, nous les chasserons par la force militaire.
Est-ce que c'est une manière pour Vladimir Poutine de tuer le plan de paix de Trump ? Je voudrais dire tout le travail qui est mené aujourd'hui par le président de la République, par ses homologues, pas plus tard que lundi après-midi, mardi après-midi, nous avions une réunion de la coalition des volontaires. Notre volonté, c'est évidemment de chercher à réussir à retrouver la paix, à retrouver la paix en Ukraine.
Je ne vais sûrement pas vous assurer que la Russie le veut. La nuit de lundi à mardi nous a encore montré qu'il y avait des victimes civiles. Mais nous devons toujours rechercher les conditions de la paix.
C'est tout le travail qui est mené par le président de la République au quotidien. Merci madame la ministre d'avoir accepté notre invitation ce soir dans le 20h et c'était les nouvelles du monde en ce jeudi 27 novembre. Vous pouvez continuer de décrypter l'actualité avec le Hig de la Mornet sur France info canal 16.
Tout de suite la météo d'Anaï Bair à 21h10 la soirée de l'info. Envoyé spécial suivi de Complément d'enquête.
Catherine Vautrin