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InterviewRadio France (sur Site radio)· 5 mai 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSanté

Tuberculose bovine : l'État renforce les indemnisations, "les éleveurs en avaient besoin" réagit le sénateur de Dordogne

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Vous vous dites ce matin, ça y est, la ministre vous a entendu ?

  • 0:42OuverteRéponse directe

    On passe de 350 à 850 euros par animal. C'est un point important ?

  • 1:20OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous demandez de plus ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    On ne peut pas indemniser complètement, on va dire ?

  • 3:01OuverteRéponse directe

    La ministre relève le seuil d'abattage des troupeaux. C'est une bonne chose pour vous ?

  • 3:51OuverteRéponse directe

    Et d'après vous, il faudrait aller plus loin, abattre seulement les animaux malades ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Locuteur non identifiéChiffre
    « On passe de 350 à 850 euros par animal. »
  • 1:03Invité politiqueChiffre
    « C'est une augmentation de l'indemnisation de 350 à 800 euros par animal. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « La tuberculose bovine, c'est une maladie très contagieuse, et ce sont les vecteurs, pour l'essentiel, la faune sauvage, les blaireaux, les renards, les sangliers, qui transmettent cette maladie d'élevage en élevage. »
  • 5:43Invité politiqueChiffre
    « la ministre augmente la prise en charge à 100% du nettoyage de la désinfection, qui était auparavant pris simplement à 75% »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Locuteur non identifié27 %
  • Présentateur6 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Il est 7h47, la ministre de l'Agriculture vient d'annoncer de nouvelles mesures dans la lutte contre la tuberculose bovine, notamment la revalorisation des indemnités pour l'abattage des bêtes. Le sénateur PS de la Dordogne, Serge Merillot, lui avait justement demandé ça il y a quelques jours. Il réagit ce matin sur l'antenne d'Issi Périgord. Il est notre invité, Louis de Bergevin. Bonjour Serge Merillot.

0:21
Locuteur non identifié

Bonjour. Vous vous dites ce matin, ça y est, la ministre vous a entendu ?

0:26
Invité politique

Alors, les réponses de la ministre vont dans le bon sens. Elles sont plutôt satisfaisantes. Il reste des points qui ne sont pas, à mon sens, suffisamment développés dans sa réponse, mais ça va dans le bon sens.

0:42
Locuteur non identifié

Il y a quand même cette revalorisation de l'indemnisation pour l'abattage des bêtes. On passe de 350 à 850 euros par animal. Alors, ça dépend aussi de l'âge des bovins abattus. C'est ce point-là, c'est un point important, une réponse importante et très satisfaisante.

1:03
Invité politique

Alors, c'est une augmentation de l'indemnisation de 350 à 800 euros par animal. C'est un élément essentiel parce que derrière les élevages, il y a de l'économie. Et aujourd'hui, les éleveurs avaient besoin de cette revalorisation.

1:20
Locuteur non identifié

Qu'est-ce que vous demandez de plus ? Vous dites que ça va dans le bon sens, c'est-à-dire que ce n'est pas complet ?

1:27
Invité politique

Non. Si vous voulez, quand on regarde l'indemnisation par rapport à la valeur du cheptel, et notamment là où l'éleveur a beaucoup travaillé sa génétique. Parce que derrière des trop beaux bovins, que ce soit des bovins laits ou des bovins viandes, il y a beaucoup de génétiques. Souvent, une génétique qui date de 10, 20 ou 30 ans. Souvent, une génétique qui s'étale sur plusieurs générations. Et la perte d'un cheptel, c'est terrible sur ce plan-là. Et ça, ça ne peut pas être compensé totalement. Mais l'effort qui est fait par la ministre et par le gouvernement est, je vous dis, un effort conséquent sur le plan économique.

2:11
Locuteur non identifié

De toute façon, effectivement, il y a tout le travail de l'éleveur. Vous parlez de la génétique. Il y a beaucoup de choses aussi qui sont difficiles à indemniser. On ne peut pas indemniser complètement, on va dire ? On peut indemniser complètement. Ça restera toujours un drame ?

2:29
Invité politique

Oui, c'est un drame. Quand, chez un éleveur, vous perdez d'un seul coup la totalité du troupeau avec, je le répète, toute la génétique qui va avec, mais aussi avec le côté affectif qu'il peut y avoir. Et donc, je comprends parfaitement le côté affectif, de voir du jour au lendemain la totalité de son troupeau partir à l'abattage, c'est quelque chose de très dur pour un éleveur, un éleveur de bovins, qu'il soit lait ou viande.

3:01
Locuteur non identifié

La ministre qui a annoncé aussi qu'elle relevait le seuil d'abattage des troupeaux, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait plus de cas par troupeau pour abattre. C'est une chance aussi donnée aux agriculteurs pour ne pas abattre suffisamment tôt. Ça, c'est aussi une bonne chose pour vous ?

3:19
Invité politique

Oui, bien sûr que ça va dans le bon sens et ça répond à la demande des éleveurs de ne pas avoir d'abattage total du troupeau. L'abattage total reste la règle, mais la possibilité d'un abattage sélectif est assouplie et permet donc, quand il y a peu d'animaux qui sont infectés dans le troupeau, d'abattre de façon préventive simplement les animaux qui sont infectés. Donc le seuil a été relevé, je dirais moi légèrement, mais là aussi...

3:51
Locuteur non identifié

Et d'après vous, il faudrait aller plus loin, c'est-à-dire ne plus faire d'abattage total, abattre seulement les animaux malades ?

4:01
Invité politique

Non, je pense que l'abattage total est souvent, malheureusement, le seul moyen de vraiment combattre la tuberculose. Mais là, on augmente un petit peu le nombre, le seuil d'animaux malades dans le troupeau pour permettre encore et rester dans l'abattage sélectif et uniquement des animaux malades. Ça, c'est une bonne chose. Mais on pourra discuter éternellement de savoir si d'un animal, on passe à deux, c'est pas suffisant, c'est suffisant, etc.

4:37
Locuteur non identifié

Et alors, la question qu'on se pose maintenant, qu'est-ce qu'il faut faire de plus ? Qu'est-ce que vous demandez de plus pour combattre la diffusion de cette tuberculose bovine ?

4:50
Invité politique

Je pense qu'on a un effort sur les vecteurs de la tuberculose. La tuberculose bovine, c'est une maladie très contagieuse, et ce sont les vecteurs, pour l'essentiel, la faune sauvage, les blaireaux, les renards, les sangliers, qui transmettent cette maladie d'élevage en élevage. Et donc, là, il y a un effort qui est prévu aussi, pour lutter contre ces vecteurs, faire en sorte, donc, un travail avec les lieutenants de l'ouvetterie, donc avec... Donc, on abattre plus. Oui, ben oui. Dans les zones infectées, on n'en sortira pas si on n'a pas une pression forte sur les vecteurs, donc les animaux qui transmettent d'élevage en élevage de la maladie.

Je veux rappeler aussi que, dans cette lettre, la ministre augmente la prise en charge à 100% du nettoyage de la désinfection, qui était auparavant pris simplement à 75%, et une revalorisation significative des pertes, notamment sur les animaux, les vaches laitières, les pertes de lait sur 6 mois sont mieux prises en compte qu'ils ne l'étaient. Donc, globalement, ça va dans le bon sens.

6:11
Locuteur non identifié

Oui, c'est ce que vous nous dites ce matin, Serge Merilloux. Vous avez été entendu par la ministre, vos demandes ont été entendues par la ministre, qui a annoncé donc ces nouvelles mesures dans la lutte contre la tuberculose bovine. Merci beaucoup, Serge Merilloux, sénateur PS de la Dordogne, d'être venu ce matin sur l'antenne d'ici Périgord.

6:26
Présentateur

Merci à vous. Interview à retrouver sur ici.fr et sur notre application.