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InterviewC à vous (sur YouTube)· 21 mai 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesEnvironnement & énergie

Carburant : Jean-Philippe Tanguy réagit aux nouvelles aides

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30RelanceRéponse partielle

    Pourquoi M.Le Pen dit qu'elle est pour la taxation des superprofits alors que J.Bardella dit l'inverse ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    L'autre sujet qui n'est pas clair, c'est la réforme des retraites.

  • 2:30RelanceRéponse directe

    M.Le Pen défend l'âge légal à 62 ans, J.Bardella examine la question. Qui a raison ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'assistanat est un problème en France ?

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    C'est un mot que M.Le Pen se refusait d'employer jusqu'à présent. Pourquoi ce changement ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Pour la campagne présidentielle, vous en êtes où, pour votre financement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30J.-P.TanguyChiffre
    « Il y a déjà des taxations des superprofits pour 2025 et 2026. C'était 6 milliards en 2025. Ce sera 4 à 5 milliards en 2026. »
  • 1:00J.-P.TanguyFait
    « Cette question est tranchée. J.Bardella dit qu'on se penche sur le financement de cette réforme et de manière permanente. »
  • 3:30J.-P.TanguyFait
    « Evidemment. Bien sûr que l'assistanat est un problème. »
  • 4:30J.-P.TanguyChiffre
    « Sur les 500 000 emplois libres, il y en a la moitié qui représentent le frottement économique. »
  • 5:30J.-P.TanguyChiffre
    « Aujourd'hui, on dépense presque 40 milliards dans la formation professionnelle. »
  • 6:30J.-P.TanguyFait
    « Les banques françaises, pour le moment, n'ont pas accédé à nos requêtes. »
  • 7:30J.-P.TanguyFait
    « Un vote souverain du peuple français... »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les usines à gaz, ça fait toujours des exceptions. Ca n'envoie pas le signal économique qui fait qu'on favorise la consommation et qu'on soulage les ménages. B.Arnault, quand il se lève le matin, ne se demande pas comment il va remplir son réservoir.

On utilise l'excuse des plus privilégiés pour ne pas envoyer ce signal à l'ensemble des classes moyennes qui payent l'essentiel des impôts en volume aujourd'hui. - A.Casse: Il y a plusieurs sujets sur lesquels M.Le Pen et J.Bardella ne disent pas la même chose.

Parmi les solutions que vous proposez, il y a la taxation des superprofits. J.Bardella dit: "Il ne faut rien s'interdire, mais je ne crois pas que la priorité dans un pays qui a 46 % de prélèvements obligatoires soit d'inventer des taxes et des impôts." M.Le Pen est pour.

Vous êtes pour ou contre? - J.-P.Tanguy: Il y a déjà des taxations des superprofits pour 2025 et 2026.

C'était 6 milliards en 2025. Ce sera 4 à 5 milliards en 2026. Elle existe déjà.

Vous ne pouvez pas taxer 2 fois les mêmes surprofits. On avait proposé des mesures, comme le rachat d'actions, qui fonctionnent mieux sur Total. Total ne fait presque pas de bénéfices en France, un peu sur les raffineries et le transport de carburant.

Aujourd'hui, même la taxe qui existe sur les surprofits ne va pas frapper Total ou de manière marginale. - A.Casse: Pourquoi M.Le Pen dit qu'elle est pour? - J.-P.Tanguy: J.Bardella aussi puisqu'il dit qu'il ne faut rien s'interdire.

Il dit que le taux de prélèvements obligatoires est à 46 % cette année. Il y a l'impôt exceptionnel sur les bénéfices... - A.Casse: "La priorité, je ne pense pas que ce soit de créer des taxes et des impôts." Il dit l'inverse. - J.-P.Tanguy: Mais cette année, il y a 46 % de prélèvements obligatoires. - A.Casse: L'autre sujet qui n'est pas clair, c'est la réforme des retraites. - L.Amar: M.Le Pen défend toujours le principe de l'âge légal à 62 ans.

J.Bardella dit qu'il examine la question. Il y a un doute sur la ligne au RN.

Cette question sera tranchée le 7 juillet, quand vous saurez qui sera votre candidat à la présidentielle? - J.-P.Tanguy: Cette question est tranchée.

J.Bardella dit qu'on se penche sur le financement de cette réforme et de manière permanente. C'est la réforme que nous avons tous présentée en 2022, que nous avons représentée en 2024 quand J.Bardella a mené la campagne pour les législatives pour accéder à Matignon.

Compte tenu de l'évolution des finances publiques, nous devons toujours penser à ce financement. - L.Amar: Vous vous donnez une porte de sortie. - J.-P.Tanguy: Ce qui a été mal compris ou qu'on a mal expliqué dans notre réforme, malgré nos efforts, c'est que la philosophie de cette réforme, c'est d'améliorer le taux d'emploi, inciter les jeunes à travailler plus tôt, faciliter l'emploi des seniors, encourager ceux qui le souhaitent à cumuler leur retraite avec la pérennité d'un emploi, lutter contre les discriminations...

Les personnes en situation de handicap sont sous-employées. Beaucoup de femmes ont encore des temps partiels subis. En France, il y a un taux d'activité qui ne permet pas d'avoir le financement nécessaire au modèle social.

Tous ceux qui promettent des choses sans mesures de financement en face ne sont pas sérieux. Nous, on essaie de convaincre les Français du sérieux de cette réforme. - P.Cohen: Est-ce que l'assistanat est un problème en France? - J.-P.Tanguy: Evidemment.

Bien sûr que l'assistanat est un problème. Il y a des personnes qui peuvent abuser du système, mais c'est pas forcément les gens qu'on croit. Par exemple, imaginez vivre avec le RSA ou les petites aides sociales, c'est difficile.

Il n'y a pas forcément d'abus à ce niveau-là. Par contre, quand vous êtes un cadre d'une grande entreprise, que vous avez rechargé vos droits au chômage et que vous vous dites: "Je vais faire une rupture conventionnelle et je vais partir en vacances et faire des stages qui me plaisent pendant 18 mois avec 60 % d'un salaire de 4000 euros..." En sachant très bien que vous allez retrouver un emploi 6 mois après...

Je pense qu'il y a un détournement du concept d'assistanat, qui n'est pas forcément renvoyé aux plus fragiles d'entre nous. Il y a une partie de la population privilégiée qui abuse du système. Vous avez aussi des gens qui refusent un emploi qu'ils pourraient occuper.

Sur les 500 000 emplois libres, il y en a la moitié qui représentent le frottement économique...

Aujourd'hui, on dépense presque 40 milliards dans la formation professionnelle. Ce n'est pas normal que cet argent ne permette pas à des Français ou des étrangers en situation régulière de trouver un emploi qui correspond à ces offres. - P.Cohen: C'est un mot que M.Le Pen se refusait d'employer jusqu'à présent.

En octobre, elle disait encore que ce n'était pas un mot de son vocabulaire, l'assistanat. Elle a ensuite dénoncé les "logiques d'assistanat" le 1er mai, reprenant un terme employé par J.Bardella sur ce plateau. - J.-P.Tanguy: L'exégèse Du marinisme.

C'est pas la 1re fois qu'elle emploie ce terme. En octobre, monsieur Wauquiez et d'autres faisaient croire qu'en forçant les chômeurs ou les personnes au RSA à travailler 15 heures, on allait trouver une solution magique. Nous disions que cette formulation... - P.Cohen: C'est une contrepartie et... - J.-P.Tanguy: Que s'est-il passé?

Il n'y a jamais eu ces mesures de travail. Ca fait partie des mesures punitives qui permettent à certaines droites de faire croire qu'elles font quelque chose contre le chômage. Ca devient une formation, un accompagnement qui était déjà prévu par le RSA, qui veut dire "revenu de solidarité et d'activité".

Monsieur Wauquiez a cru qu'il allait forcer les fainéants à travailler alors que ce n'est pas possible de forcer les gens à travailler 15 heures. Vous n'allez pas demander à quelqu'un de travailler 15 heures comme ça. - A.Casse: Pour la campagne présidentielle, vous en êtes où, pour votre financement? - J.-P.Tanguy: Les banques françaises, pour le moment, n'ont pas accédé à nos requêtes.

C'est assez incompréhensible. Maintenant, nous sommes un parti, compte tenu des voix que nous avons obtenues aux législatives, qui a un financement puissant. - A.Casse: Vous allez vous tourner vers qui, maintenant? - J.-P.Tanguy: On va continuer à faire ce travail auprès des banques.

On ne désespère pas d'inciter le gouvernement à prévoir des mesures d'accompagnement pour la présidentielle, une forme de banque de la démocratie ou d'accompagnement. La banque de la démocratie a été votée à l'été 2017. Ils n'ont jamais pris les décrets d'application.

C'est dommage. - A.Casse: On a appris ce soir que le Conseil constitutionnel annulait la suppression des ZFE, les zones à faibles émissions.

Suppression votée à l'Assemblée nationale sur un amendement RN et LR. P.Meurin disait: "Nous avons remporté une immense victoire contre l'écologie punitive." Ce soir, c'est une immense défaite? - J.-P.Tanguy: C'est une défaite assez triste.

Je ne comprends pas pourquoi le Conseil constitutionnel intervient sur ce domaine... - P.Cohen: Vous comprenez parfaitement car ça a été dit et redit à l'Assemblée nationale.

Vous comprenez très bien. - J.-P.Tanguy: Dans les années 90, une réforme constitutionnelle a été adoptée par référendum pour limiter le champ du cavalier législatif.

Le peuple est souverain... - P.Cohen: Des dizaines d'orateurs au cours du débat vous ont dit que c'était... - J.-P.Tanguy: Ils n'étaient pas de ma famille politique.

Je ne leur fais pas confiance. - A.Casse: Ils ont finalement eu raison puisque vous êtes retoqués par le Conseil constitutionnel. - J.-P.Tanguy: Un vote souverain du peuple français... - P.Cohen: Un vote souverain surpasse la Constitution?

C'est ça que vous dites? Ils parlent en même temps. Vous voulez démanteler l'Etat de droit? - J.-P.Tanguy: On n'est pas en train de dire que la décision de la Cour ne va pas s'appliquer.

On en prend acte. - P.Cohen: Les règles constitutionnelles s'imposent à tous. - J.-P.Tanguy: Oui, mais nous ne sommes pas soumis à un règne des juges constitutionnels.

On a encore le droit de commenter leurs décisions. Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont tellement pas irrémédiables qu'il y a des changements