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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 5 juin 2025 1 min

Boris Vallaud raconte le soir de la dissolution

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il a mis le pays dans une situation extrêmement compliquée. Je dissus donc ce soir l'Assemblée nationale. Je suis à la Belle-ville au rez-de-chaussée au milieu des militants.

On attend que Raphaël Gluksman vienne s'exprimer et j'apprends que le président de la République va annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale et je suis saisi d'une immense colère. J'y vois un acte irresponsable, inconséquent du président Macron. [Musique] On est dans une sorte de crise politique et institutionnelle latente avec toujours la même menace de l'extrême et ce que nous observons par ailleurs, c'est une connivance et une proximité de plus en plus grande entre la droite prétendument encore républicaine et l'extrême droite.

Or, dans cet hémicycle qui n'a pas de majorité, en fait, il y en a qu'une seule, c'est la majorité des députés qui ont été élus dans l'élan de fonds républicains et qui ne sont tenus qu'à un engagement, ne rien céder à l'extrême droite. Je ne sais pas de quoi la fin de la semaine est faite. C'est bien toute la difficulté de gouverner et de légiférer dans ce contexte-là.

On est dans un moment de grande instabilité, de grande incertitude avec cette menace toujours aussi forte de l'extrême droite aux portes du pouvoir. Et mesurons bien que tout ce que nous avons construit de grand depuis 200 ans, nous l'avons construit sans l'extrême raté le plus souvent contre elle et elle mettra toute son énergie comme partout en Europe ou dans le monde où elle a pris le pouvoir pour défaire ses grands acquis politiques sociaux depuis la révolution française.