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Audition parlementaireContrechamp Politique· 13 mai 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

VOUS MENTEZ ! — Bruno Le Maire CRAQUE en commission 😱

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

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Bien monsieur monsieur le ministre on peut avoir un débat d'accord mais je crois que vous n'êtes pas là pour dire au représentants du peuple qu'il mente. Il y a une rapporteur qu'elle ment alors qu'il s'agit [musique] en fait d'un profond désaccord sur le bil sur vos 7 ans de bilan et je pense que beaucoup de Français aujourd'hui partagent que ce je suis en train de dire. Sous serment, Bruno Leire se fait pulvériser sur les fonds prédateurs.

Puis il craque et accuse la rapporteur de mentir en pleine commission. Vous avez été en charge de la politique économique de la France pendant 7 ans. Nous, on fait pas du tout le même bilan que vous, c'est-à-dire que vous faites un auto satisfait satisfait site, mais en réalité euh les dégâts ont été très concrets, souvent irréversibles avec un recul par exemple de la capacité productive et industrielle de la France.

Oui, l'empour industriel s'est effondré dans la France pendant 7 ans. Oui, il y a aujourd'hui un record de défaillance d'entreprises. Oui, aujourd'hui on a une perte de souveraineté massive dans le secteur industriel de la chimie, de l'acier et tant d'autres dans le secteur numérique.

On va y revenir avec Athos. Et le problème n'est pas le capital. Le problème c'est une certaine forme de capital que vous avez favorisé qui était qu'un un capital prédateur et en l'occurrence l'objet de cette mission de cette commission d'enquête parlementaire euh et jamais une mission n'avait eu lieu là-dessus.

Ce sont ces fonds euh que de d'investissement certes, mais dont une grande partie de ces fonds a aujourd'hui euh des activités prédatrice de nos entreprises françaises et elles sont en train de se ce capital est en train de se développer à une vitesse grand V parce que vous l'avez euh favorisé par un certain nombre d'avantages fiscaux. D'ailleurs, le président de la banque française, de la Fédération des banques françaises était là la semaine dernière pour nous l'expliquer. Vous avez favorisé cette finance prédatrice par des avantages fiscaux, par une absence quasi totale de régulation euh à l'inverse d'ailleurs des banques françaises.

Et finalement et bien vous avez laissé euh ces fonds et bien accaparer un certain nombre d'entreprises et les mettre en très grande difficulté. Je pense à Keman séquence Nets Colisé, les maisons de retraite, les laboratoires Serba, les crères Babylou et tant d'autres. On a on a appris par exemple il y a 3 jours la revente de Polytechn à LStar et cetera et donc toutes ces entreprises ont été affaiblies, parfois surendettées et pillées et mis en faillite par ces fonds.

Et c'est de ça dont nous parlons et ce ne sont pas des cas isolés. C'est de mon point de vue un système qui a été bâti euh depuis que monsieur Macron est au pouvoir et dont vous avez été le rouage un des rouages principaux. Vous avez favorisé les sorts de ces fonds ne serait-ce que par euh le fait qu'il y ait une une fiscalité en faveur des très en faveur des des revenus financiers, que ce soit la flat taxe, la suppression de l'ISF et cetera.

Mais moi, j'ai une question. En quoi la défiscalisation des revenus financiers, c'est bien pour l'investissement dans l'économie réelle ? En quoi la flatax pour le management fe, c'est bon pour l'investissement productif.

Et là est le problème, c'est que finalement vous avez mis en place tout un système particulier d'avantage de privilèges fiscaux, je dirais, vis-à-vis de cette finance prédatrice dont on est en train de voir les répercussions concrètes. Et je finis pour en tout cas cette première interpellation. Euh je vais prendre un exemple très concret parce que sinon vous allez reprendre un cours d'économie générale.

Euh un exemple très concret c'est Kem One kem d'ailleurs que voilà qui dont le dossier euh dont dont vous avez eu en charge le dossier puisque ça a été repris en 2021 par le plus grand fond mondial Apollo. Le résultat aujourd'hui le résultat aujourd'hui c'est une dette qui est passée de 10 à 700 millions d'euros et c'est une entreprise qui allait plutôt bien et qui est aujourd'hui en très très grande difficulté. Les 1300 salariés que j'ai pu rencontrer la enfin dont j'ai pu rencontrer les représentants la la semaine dernière sont extrêmement inquiets là dans les mois à venir de la pérenité de cet outil pourtant stratégique pour la chimie française.

Voilà un exemple très concret de ce capital investissement dont vous nous parlez, dont vous nous faites plein de louanges et qui en réalité sur beaucoup beaucoup d'entreprises françaises a répercussions absolument terribles pour la souveraineté de notre pays. Voilà. Alors, je croyais madame la rapporteur que tout le monde ici était soumis à un devoir de vérité.

J'ai Il y a pas vous le premier madame la rapporteur, tout le monde, vous la première aussi, vous êtes rapporteur d'une commission d'enquête. Donc quand j'entends la rapporteur d'une commission d'enquête de la commission des affaires économiques de la France qui avance autant de mensonge devant la représentation nationale, je suis légitimement inquiet de la manière dont la représentation nationale voit l'économie française. Comment pouvez-vous dire, madame la rapporteur, que nous avons détruit des emplois pour reprendre vos expressions ?

Nous avons créé 2,6 millions d'emplois dans le pays. C'est pas moi qui le dit, c'est l'INC, c'est la statistique. C'est des offices qui sont totalement indépendant.

Mensonge. Comment pouvez-vous dire que nous avons détruit de l'emploi industriel ? Mensonge, nous avons créé 120000 emplois industriels.

C'est pas suffisant. Il faudrait beaucoup plus. Mais nous avons stoppé une hémorragie qui remonte à 40 ans et aux politiques que vous avez toujours défendu, madame la rapporteur, qui ont créé de la misère, de la destruction d'emploi et de la destruction d'usine dans notre pays.

Parce qu'à force de faire fuir le capital, vous détruisez la production en France et vous détruisez l'industrie dans notre pays. Comment pouvez-vous dire les défaillances d'entreprise vous en êtes responsable ? Alors même que vous avez devant vous le ministre de l'économie et des finances qui s'est battu jour et nuit. 7 jours sur 7 pendant la crise du Covid pour faire en sorte qu'il n'y ait pas un massacre économique dans notre pays sur les entreprises, sur l'industrie, sur les salariés, sur les ouvriers.

Vous avez devant vous, madame la rapporteur, un ministre de l'économie qui pour la première fois a accepté que le chômage partiel soit financé par l'État. Vous avez devant vous un ministre de l'économie, madame la rapporteur, qui pendant la crise du Covid pour la première fois a mis en place un prêt garanti par l'État pour éviter l'hémorragie industrielle. Nous avons tous un devoir de vérité et vous n'avez pas un droit de mensonge, madame la rapporteur.

S'agissant des fonds d'investissement, l'accès au capital, je le redis, il est absolument majeur et il est assez piquant de vous voir devenir la défenseuse des banques françaises. Je vous ai pas beaucoup entendu pendant plusieurs années prendre autant la défense des banques françaises. Tant mieux, je me réjouis de cette conversion.

J'ai toujours été à leur côté et j'étais en général attaqué par votre formation politique. Sur les revenus de la finance et le prélèment forfaitaire unique, vous semblez oublier que c'est des millions de Français qui bénéficient de la flat taxe à 30 %. C'est pas uniquement les grands financiers.

Il y a beaucoup d'indépendants, beaucoup d'artisans, beaucoup de commerçants et tout simplement beaucoup d'entrepreneurs dont leur revenu est constitué de dividendes et qui sont bien contents de voir que la flat taxe est à 30 % et qu'elle ne va pas remonter progressivement et leur mettre le couteau sous la gorge. Voilà les quelques vérités que je tenais à vous rappeler. [grognement] Bien, monsieur monsieur le ministre euh on peut avoir un débat d'accord mais je crois que vous n'êtes pas là pour dire au représentant du peuple qu'il mente.

Il y a une rapporteur qu'elle ment alors qu'il s'agit en fait d'un profond désaccord sur le bil sur vos 7 ans de bilan et je pense que beaucoup de Français aujourd'hui partagent que ce je suis en train de dire. Mais je vais arriver ensuite à l'objet de notre commission d'enquête parce qu'il s'agit pas ici euh de discuter l'ensemble de votre bilan, mais d'un bilan très particulier qui est celui de l'essort des fonds prédateurs. Mais en l'occurrence, je ne vous dirai qu'un seul chiffre, l'emploi industriel, la part de l'emploi industriel dans ce pays n'a fait que chuter sous vos 7 ans et jusqu'à maintenant.

Nous sommes maintenant à 10 % d'emplois industriel. Quand en Allemagne, on est à 18 % et bien plus encore dans d'autres pays et il n'y a pas une seule semaine sans qu'il y ait une usine stratégique pour le pays qui soit en train de s'effondrer. Et nous parlerons tout à l'heure d'Athos dans lequel vous avez une énorme responsabilité.

Vous avez été le ministre du fiasco industriel d'Athos. Mais j'y reviendrai. Moi, il y a Je veux je non je vous ai je ne vous je vous prie s'il vous plaît d'abord de m'écouter en tant que rapporteur de la commission d'enquête et ensuite de répondre s'il vous plaît à l'audition des élus du peuple puisque nous sommes ici plusieurs.

Donc j'en arrive à la question de la de la banque. En effet, vous appelez à une dérégulation bancaire. J'estime ici que c'est totalement irresponsable.

Je ne sais pas est-ce que vous lisez la presse financière qui tous les jours tous les jours et bien euh nous annonce les prémisses menaces euh enfin nous annonce les menaces d'une nouvelle crise financière par manque de régulation justement euh des du système bancaire américain que vous voudriez imiter. Et justement justement vous devriez vous inquiéter que même le président de de la Fédération bancaire française appelle à réguler autant les fonds d'investissement que les banques françaises. il demande pas de s'aligner sur les États-Unis parce qu'au contraire, il nous dit "Attention, aux États-Unis, ça craint, ça craint et donc ne faisons surtout pas comme ce qui se passe aux États-Unis." Et vous vous nous dites vous c'estàd que vous êtes mais amplement plus des des régulateurs que le président des de la de la Fédération des banques françaises.

Donc oui, j'estime que ce que vous dites est irresponsable et quand je vois que vous êtes resté 7 ans aux manettes du pays en tant que ministre de l'économie, c'est extrêmement inquiétant effectivement qu'aujourd'hui vous veniez nous dire qu'il faille déréguler le système bancaire français parce que ça revient à ça puisque vous voulez l'aligner sur ce système bancaire américain qui aujourd'hui par son manque de régulation nous amène tout droit à une nouvelle crise financière et notamment sur la dette privée. Donc vous voyez, je je pense que enfin voilà, je je vous repose la question là-dessus. Est-ce que vous est-ce que vous êtes au courant qu'il y a qu'il y a une crise financière qui menace par manque de régulation justement du système bancaire américain ?

Je voudrais, monsieur le président, que les règles soient claires. Si cette commission d'enquête est un tribunal politique, je ne réponds plus à vos questions. Je vous en prie, nous allons poursuivre.

Madame la rapporteur, je comprends que le les codes politiques aujourd'hui consistent à à élever le ton et effectivement à à à faire appel à à des à des références qui n'ont pas lieu à mon avis parce qu'il faut se recentrer sur le caractère. Il y a des aspects techniques quand même dans ce dossier et et donc je souhaite que les débats soient comme nous l'avons les avons toujours conduit jusqu'à maintenant dans une grande sérénité. C'est pas la peine de j'allais dire c'est vrai d'ouvrir de grands débats.

Il y a d'autres lieux pour ça, d'autres instances. Madame la rapporteur. Oui.

Donc je suggère monsieur le président et monsieur le ministre qu'on arrête avec un ancien ministre qui dit a une rapporteur de la commission d'enquête parlementaire qu'ellement et qu'on en revienne à un débat constructif et surtout à une audition constructive parlementaire s'il vous plaît. Donc j'en arrive maintenant à la banque publique d'investissement dont vous avez parlé et ensuite j'en arriverai à à des cas beaucoup plus concrets. banque publique d'investissement.

Bah vous avez dit que vous vouliez pas répondre donc je continue et et donc j'amène des questions précise. Monsieur le ministre finalement vous voulez y répondre qui ont été lancé par juste juste une donc du coup je vous laisse répondre finalement. D'accord je vous laisse.

Voilà non simplement pour qu'on se comprenne bien on a Vous avez jugé bon madame la rapporteur h de m'attaquer personnellement. sur des sujets qui n'ont rien à voir avec la commission d'enquête sur la création d'emplois, l'industrie et le nombre d'emplois industriel. C'est un sujet politique.

Ce n'est pas moi qui l' ouvert. S'il vous plaît, on s'écoute. Ce n'est pas moi qui l'ai ouvert.

Je voudrais juste le rappeler et que ce soit mentionné au rapport de cette commission d'enquête. Si vous voulez faire de la politique, nous en ferons. Je suis pas venu en faire ici.

Pardon, monsieur le député, ce n'est pas moi qui est ouvert ce débat politique. S'il vous s'il vous plaît, la mauvaise foi a des limites. Si on peut éviter les échanges.

Je je le veux bien mais monsieur le président si vous pensez que je vais laisser en commission d'enquête portant sur des fonds d'investissement bafouer tout le travail qui a été fait comme ministre de l'économie pendant 7 ans comme ça au passage discrètement ne comptez pas sur moi. Ce n'est ni mon caractère ni mon tempérament. Je juste que ce soit bien précisé.

Ensuite sur la remarque qui est portée sur la dérégulation bancaire. Là aussi, ne confondons pas tout. Je pas appeler une dérégulation bancaire totale.

La Fédération bancaire française s'est battu pendant 7 ans pour me demander de simplifier et alléger les règles de balle 3 pour tout simplement avoir les mêmes règles prudentielles que celles qui s'appliquent aux banques américaines. Et bien oui, il est indispensable d'avoir les mêmes règles prudentielles que les banques américaines pour éviter d'avoir une concurrence déloyal entre les banques françaises et les banques américaines. Et ne confondons pas tous, les ratios prudentiels ça n'est pas la régulation.

La régulation est exercée de l'extérieur des banques. Donc je suis favorable à ce que les ratios prudentiels, qu'est-ce que vous devez avoir comme capital lorsque vous investissez dans une entreprise où il y a un risque soit les mêmes entre la France et les États-Unis ? Sinon, nous allons continuer à nous faire dévorer notre marché intérieur par les banques américaines.

En revanche, que les règles de régulation ne soit pas les mêmes et qu'elle soit plus strict sur la supervision bancaire en Europe et aux États-Unis, bien sûr qu'il faut une supervision qui soit européenne, stricte et qui reste la plus puissante au monde. Ne confondons pas supervision et règles prudentielles. Madame la rapporteur bien je vous remercie monsieur le président monsieur le ministre pour reprendre cette discussion vous avez commencé par un autoatisfait site de votre politique.

Donc vous m'obligez en tant que rapporteur à y répondre étant donné que ça a un lien avec notre sujet à savoir les fonds prédateurs puisque évidemment notre sujet c'est l'essort le la montée en puissance de ces fonds prédateurs que vous avez favorisés et qui ont selon nous selon moi en tout cas des répercussions irréversibles et dommageables sur l'économie française dont je ne suis pas d'accord pour tirer un bilan aussi magnifique que celui que vous avez tiré au départ. Dites-nous en commentaire ce que vous en avez pensé et abonnez-vous pour ne rien manquer des prochaines séquences parlementaires. À très vite sur Contrechamp politique.

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