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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 23 novembre 2024 114 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleCulture, médias & sportTravail & emploiJustice

Associations des métiers du cinéma | Violences dans le secteur culturel - 18/11/2024

Source d'origine 2 locuteurs

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 23 %Défensif 38 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:28OuverteRéponse directe

    Vous avez des moments d'intimité avec les acteurs. Êtes-vous suffisamment formé pour écouter leur parole et repérer des signes de souffrance ?

  • 27:25OuverteRéponse directe

    Au costume, comment gérez-vous les scènes d'intimité et les situations à risque ?

  • 30:47OuverteRéponse directe

    Que faire pour améliorer la protection des victimes de violences ? Et comment réagir si un acteur se confie à vous ?

  • 34:06OuverteRéponse partielle

    Quelle est la proportion de tournages où il y a eu des incidents de maltraitance ?

  • 35:34OuverteRéponse directe

    Avez-vous des chiffres sur les discriminations et harcèlements dans le secteur ?

  • 41:43OuverteRéponse directe

    Avez-vous mené cette étude sous la base du volontariat ou régulièrement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:56InvitéChiffre
    « Dans notre association, nous n'avons que 5 hommes sur 105 adhérents. »
  • 10:20InvitéFait
    « C'est un des rares métiers où vous n'avez pas de mérite, l'expérience ne joue pas, rien ne compte. »
  • 12:31InvitéFait
    « Nous avons subi et pouvons encore subir à divers degrés des comportements sexistes. »
  • 16:40InvitéFait
    « Quasi à l'unanimité, il y avait sentiment de dévalorisation d'être un sous-métier. »
  • 31:41PrésentateurFait
    « l'habilleuse au cinéma c'est économiquement le poste le plus petit après le poste d'auxiliaire »
  • 1:22:25InvitéFait
    « Il y a un vrai besoin de formation et d'acculturation de toute la profession sur ces sujets. »
  • 1:30:30InvitéFait
    « eux ils sont radicals après me too ils sont devenus fous »
  • 1:38:31InvitéFait
    « chez moi dans ma boîte c'est politique zéro tolérance »
  • 1:51:40InvitéFait
    « on ne sait pas combien de temps doit durer cette pause, on ne sait pas si la pause fait vraiment partie du temps de travail ou pas »

Temps de parole

  • Présentateur40 %
  • Invité22 %
  • Invité 214 %
  • Invité 39 %
  • Invité 46 %
  • Invité 55 %
  • Invité 62 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

J'ai le plaisir d'accueillir pour cette première audition. Non, pas du tout. Je me trompe en plus. Nous continuons cette journée d'audition en recevant les représentants de plusieurs métiers du cinéma et de l'audiovisuel. Mesdames Nathalie Tissier et Julie Larère, bonjour, pour l'association des maquilleuses et maquilleurs du cinéma. Mesdames Alice Cambournac et Julie Miel, costumières pour l'association des costumiers du cinéma et de l'audiovisuel, bonjour. Mesdames Noémie Lens et M. Erwann Doré, coprésidents de l'association française des régisseuses et régisseurs de la production cinématographique et audiovisuel, l'AFR, bonjour. Et M.

Jérémy Steyb, président de l'association française des assistants réalisateurs de fiction, la phare, et Mme Tomine de Pince, secrétaire adjointe chargée des VHSL. Comme vous le savez, notre commission d'enquête cherche à faire la lumière sur les violences commises contre les mineurs et les majeurs dans le secteur du cinéma, de l'audiovisuel, du spectacle vivant notamment. Évidemment, vous êtes des acteurs absolument essentiels de cet univers. Cette table ronde constitue pour la commission l'occasion de s'intéresser de plus près aux métiers moins connus du grand public, qui fondent le caractère collectif d'une œuvre cinématographique ou audiovisuelle.

Nous avons tous et toutes en tête le rôle du producteur, du réalisateur, des comédiens. Pour autant, les œuvres sont presque toujours des projets artisanaux qui rassemblent un collectif très large au sein duquel certains ou certaines peuvent être victimes ou témoins de violences, et vous, vos métiers en particulier. C'est la raison pour laquelle il nous a semblé judicieux de vous entendre ensemble et de confronter vos points de vue.

Je vous invite, pour la clarté de nos échanges, à nous exposer succinctement, à titre liminaire, vos différents métiers et les particularités qui s'y rattachent, avant que nous puissions passer aux questions du rapporteur et des autres membres de la commission, rapporteur Erwann Balanant, qui est à ma droite. Je rappelle que cette audition est ouverte à la presse, qu'elle est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale.

Et si vous avez suivi les précédentes auditions, je vais vous faire faire le même exercice que les précédentes, au titre de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, qui impose à toute personne entendue par une commission de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Pour ce faire, je vais vous proposer successivement, en commençant par vous, madame Larère, d'allumer votre micro, de lever la main droite et de le dire clairement, je le jure. Je le jure.

2:40
Invité

Je le jure.

2:46
Présentateur

Je le jure. Je le jure.

2:51
Invité

Je le jure.

2:55
Présentateur

Je le jure.

2:57
Invité

Je le jure. Je le jure.

3:02
Présentateur

Je vous remercie. Je vous invite à faire un propos liminaire. Nous avons deux heures d'audition, donc nous avons le temps et pour le propos liminaire et pour les questions. Allez-y.

3:20
Invité

Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur, Mesdames et Messieurs les députés, je souhaiterais tout d'abord saluer la reprise des travaux de cette commission d'enquête, ainsi que la qualité et la richesse des échanges qu'on a pu voir au cours de la saison 1 et de ce début de saison 2.

3:35
Présentateur

Tout n'est pas non plus audiovisuel.

3:39
Invité

Nous vous remercions pour l'invitation de nos quatre associations professionnelles, après avoir reçu déjà l'ARDA et l'ADP juste avant nous, qui sont toutes composées, pour reprendre un terme déjà employé, de gens qui font. En effet, nous exerçons tous ici un métier de terrain au quotidien sur les plateaux. Nos activités et responsabilités associatives sont bénévoles et effectuées sur ce qui nous reste de temps libre. Généralement dans la semaine, pas beaucoup. Je débuterai donc ce propos liminaire en expliquant en quoi consiste notre métier, méconnu mais pourtant essentiel dans l'organisation d'un tournage de fiction.

On parle souvent des assistants réalisateurs, mais derrière ce terme générique se cache une équipe avec à sa tête le premier assistant réalisateur. Le premier assistant réalisateur est l'un des collaborateurs les plus proches du réalisateur, et le second dans les phases de préparation et de tournage d'un film. Il est lui-même assisté dans ses fonctions par plusieurs collaborateurs, un ou plusieurs, pardon, deuxièmes assistants réalisateurs, potentiellement des troisièmes assistants réalisateurs, des auxiliaires à réalisation ou assistants réalisateurs adjoints en fonction de la convention collective à laquelle on se rattache.

Le premier assistant réalisateur organise et coordonne les phases de préparation et de tournage en lien avec les différents chefs de poste de tous les départements. Pour le côté organisationnel, il travaille en étroite collaboration avec le régisseur général qui coordonne et supervise toute la logistique autour du tournage et avec le directeur de production que vous avez reçu juste avant nous.

Pour vous donner un exemple des activités principales du premier assistant réalisateur, il établit le dépouillement du scénario, ce qui correspond à lister les séquences, séquence par séquence, pardon, tous les éléments importants, la présence des personnages, il estime le temps de tournage de chaque séquence. Il établit ensuite le plan de travail, qui est le planning du tournage, en fonction des disponibilités et impératifs des différents départements, les disponibilités des comédiens, d'un décor, d'un accessoire. Il doit comprendre donc les problématiques de tous les départements et en cohérence avec les impératifs budgétaires qui sont fixés par la production.

Il coordonne l'avancée de la préparation et les différentes réunions en lien avec les volontés artistiques du réalisateur. En tournage, il coordonne les équipes, assure la gestion du plateau, la bonne avancée du tournage et le suivi de ce plan de travail. Il met en place et dirige la figuration. Et le premier assistant réalisateur et son équipe sont responsables de l'élaboration de la fameuse feuille de service. Document comportant les informations pratiques et essentielles de la journée du lendemain, distribué à toute l'équipe en fin de journée. Je pense que nous en reparlerons au cours de cette audition.

Ainsi, le premier assistant réalisateur a une position centrale dans l'organisation du tournage au croisement de l'artistique d'un côté et de la production de l'autre. Il n'y a pas, j'ai rajouté ce petit mot tout à l'heure, pour vous dire également qu'il n'y a pas de formation certifiante pour le métier de premier assistant réalisateur. C'est un métier qui s'apprend également sur le terrain, au contact de ses supérieurs hiérarchiques. D'où l'importance de prendre son temps pour gravir les échelons et d'apprendre au fur et à mesure des bonnes pratiques. Un mot au sujet de la phare, l'association française des assistants réalisateurs dont je suis président.

Elle a été créée en 1998, afin de défendre les intérêts et la spécificité de notre profession, rompre l'isolement dans lequel pouvaient se trouver les assistants réalisateurs, puisqu'on est souvent seul sur un plateau à devoir prendre des décisions, enfin seul, entouré par certains collaborateurs comme la régie ou le directeur de production, mais dans les décisions d'urgence, on peut se retrouver seul en première ligne, et promouvoir également une véritable déontologie.

Nous comptons à ce jour 150 de membres, dont 131 assistants réalisateurs en activité, premier, deuxième et troisième assistants réalisateurs, qui sont tous confirmés et expérimentés à leur poste, travaillant en temps en long métrage quant à les films, séries ou publicités. Nous pouvons souligner une représentation des femmes de plus en plus importante au fil des années. Elle représente actuellement 47% des assistants en activité à la phare, preuve que notre profession se féminise naturellement de plus en plus, et c'est une bonne nouvelle. La phare est un lieu d'échange privilégié de partage, d'entraide et de transmission des savoirs entre assistants réalisateurs.

Elle assure une veille et un suivi des règles conventionnelles, légales et sociales, et de sécurité à destination de ses membres principalement, mais également de l'ensemble de la profession via notre site internet. Elle échange avec différents organismes institutionnels et syndicats quand cela est possible ou lorsque nous sommes sollicités. Enfin, nous entretenons d'étroites relations et d'échanges sur des sujets variés avec la vingtaine d'autres associations professionnelles existantes, qui représentent, si on nous réunit tous, à peu près 2500 techniciens, soit un formidable maillage sur le terrain pour l'échange d'informations ou la transmission de bonnes pratiques. Merci.

7:33
Présentateur

Merci pour ce propos liminaire complet. Qui veut poursuivre ? Voilà, je ne vais pas être très très long, mais c'est juste comme moi je suis en charge des questions VHSS au sein de la phare. Juste pour vous donner ce petit historique, ce poste a été créé en 2021 et poursuivre toutes ces questions. Donc je suis en charge de cette mission. Et très tôt, on a incité nos membres à parler de leur expérience parce qu'on s'est rendu compte que les gens étaient souvent seuls et ne parlaient pas. Donc donner un espace de parole au sein de notre association et aussi les inciter à se former.

Et donc nous mâchons un peu leur travail en leur proposant des dates de formation, des démarches à suivre pour qu'il n'y ait plus qu'en trois clics possibilité de se former. Voilà. Et du coup, en préparation de cette commission, nous avons mis en place un sondage au sein de nos membres sur toutes ces questions de discrimination, etc. Donc j'ai des résultats dont on pourra parler ensuite. Merci beaucoup. Qui veut prendre la parole ?

8:36
Invité

Oh ben allez-y. Enfin vraiment, allez-y. Je prends la parole derrière ce monsieur très efficace. Pas de pression. Alors bonjour Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur, Messieurs, Mesdames, Messieurs, pardon les députés. Nous sommes ravis d'être avec vous aujourd'hui parce que nous pensons que cette commission est extrêmement importante. Donc nous représentons, ma collègue et moi-même, l'association de l'AMC qui est une jeune association qui n'a été créée qu'en 2022. Elle a essayé d'être créée il y a une trentaine d'années mais ça a été infructueux.

Je pense qu'il y a 30 ans, la plupart des chefs maquilleurs de cinéma étaient des hommes et je pense qu'ils n'ont pas pensé très utile de créer cette association. Donc il a fallu beaucoup de temps pour remotiver les troupes, pour pouvoir reformer une association. Donc celle-ci a été créée, comme je vous le disais, en 2022. Elle regroupe à l'heure actuelle 105 adhérents, chefs maquilleurs, maquilleuses et maquilleuses et maquilleurs de cinéma. Son bureau est composé de 9 chefs maquilleurs. Ses adhérents ont entre 25 et 65 ans.

Sa spécificité est directement liée à celle de nos métiers et de son énorme proportion de femmes puisque dans notre association, nous n'avons que 5 hommes sur 105 adhérents. Donc maintenant, ce métier est devenu très largement, majoritairement féminin. Nos objectifs sont la valorisation et la reconnaissance du métier de chef maquilleur et de maquilleur parce qu'avec les années, elle s'est énormément dégradée. C'est un des rares métiers où vous n'avez pas de mérite, l'expérience ne joue pas, rien ne compte. En fait, que vous soyez un jeune maquilleur qui démarre ou un maquilleur qui a 35 ans avec le plus beau CV du monde, les tarifs sont les mêmes.

Donc, il n'y a absolument pas de valorisation de nos qualifications, quelles qu'elles soient. Donc, on essaye de se battre pour faire évoluer ces choses. C'est beau d'être optimiste. Ensuite, nous sommes pour la défense des intérêts artistiques, moraux, économiques et sociaux de la profession. En effet, notre métier ne se limite pas à mettre de la poudre sur la joue des gens, mais voilà.

En fait, nos métiers, on travaille beaucoup en amont à partir du moment où on nous donne un scénario, souvent qui nous est livré par le metteur en scène, parfois par biais de production ou si on n'est pas connu par éventuellement le premier assistant qui va nous envoyer le scénario à la demande de son réalisateur. Donc, évidemment que nous décryptons cette œuvre scénaristique en relevant tout le travail qui nous concerne. Donc, il peut être classique sur un film contemporain comme il peut être d'époque, donc avec toute une recherche sur le contexte historique qui peut être futuriste, qui peut être peu importe le domaine.

Donc, d'amener notre connaissance, de pratiquer une recherche, de fabriquer des moodboards de façon à amener artistiquement le plus de richesse possible à la construction du film, de notre œuvre commune. Voilà. Excusez-moi. Excusez-moi. La représentation de notre profession vis-à-vis de l'industrie cinématographique française et internationale, des institutions officielles, des associations professionnelles et toute autre personne morale ou privée et toute action en lien avec l'objet.

et surtout l'instauration d'un principe de solidarité et de bienveillance entre ses membres avec effectivement dû à la part de l'extrême féminisation de nos métiers, nous avons subi et pouvons encore subir à divers degrés des comportements sexistes. Mépris pour notre profession qui est le plus basique, non-respect de nos compétences et évidemment grand nombre d'entre nous ont subi des remarques, des gestes déplacés voire des agressions sexuelles caractérisées. J'ai divers petits témoignages évidemment anonymes que je pourrais vous communiquer pour vous expliquer un peu le contexte dans lequel nous travaillons. Voilà. Merci beaucoup.

12:56
Présentateur

Nous sommes évidemment tout à fait intéressés par les témoignages que vous allez nous livrer. D'autres qui veulent ? Allez-y, Madame Cambourg c'est pas du tout le bon bouton. Bonjour, je me lance. Alors nous l'AFCA, l'AFCA c'est l'Association française des costumiers du cinéma et de l'audiovisuel. Donc ça ne regroupe pas les métiers qu'ils exercent dans le spectacle vivant même s'il y a des perméabilités notamment en termes de couture, d'atelier. Donc voilà. Mais on se concentre nous sur les métiers de l'image pour le coup. C'est une association qui a été créée en 2009 maintenant qui a connu un gros coup de mou et qui depuis 4 ans, 5 ans presque maintenant est très active.

on a réussi à faire rentrer dans l'assaut surtout à peu près une grosse diversité des corps de métier ce qui n'était pas le cas avant et la jeunesse c'est-à-dire voilà du poste d'auxiliaire qu'on appelait anciennement de nos générations d'autrefois stagiaires mais qui aujourd'hui s'appelle auxiliaires avec tous les différents postes qui composent les métiers du costume pour arriver aux créateurs de costumes.

Donc on a une diversité ce qui est hyper intéressant parce qu'on a aussi une espèce de confrontation des générations avec tout ce qu'on sait donc c'est assez chouette et en fait c'est comme pour tout le monde on est tous bénévoles on est tous des professionnels en activité et tout ce travail est pour créer un espace un espace de parole un espace de réflexion sur nos métiers penser le cinéma de demain ensemble mettre en valeur nos métiers du costume qui sont il faut le dire assez méconnu c'est à dire que dès que c'est un film d'époque ça fait arriver tout le monde dès que c'est un film contemporain un t-shirt et un jean donc même de la part des professionnels une partie de nos métiers n'est pas très bien perçue enfin n'est pas très bien reconnue en fait connue et reconnue donc on travaille beaucoup à essayer de favoriser des bonnes pratiques dans quand même un contexte de dégradation des conditions de travail dont on parle beaucoup en ce moment dans tous les départements ça s'est vraiment accéléré depuis 4 ans il y a vraiment un petit souci de ce côté là et on travaille sur différents sujets pas que les VHSS mais les co-responsabilités on s'est rendu compte qu'il y a un gros programme de formation aussi sur l'application des métiers du costume au métier de l'image c'est souvent des formations on va dire qui vous apprennent la couture ou avec des choses assez génériques mais il n'y a pas de vraie application c'est quand même très particulier les métiers du cinéma et la vie sur un plateau et la manière dont ça se passe on s'est rendu compte de ces choses là on travaille de manière assez transversale avec d'autres départements sur des sujets communs avec Arsenico qui est la fédération européenne qui regroupe les métiers du décor et du costume mais à un niveau européen donc pareil c'est une grande fédération bénévole où on parle de ces sujets mais pour voir ce qui se fait dans les autres pays donc c'est hyper intéressant et voilà et on travaille sur aussi un groupe très important on va en parler par la suite mais qui est ce que nous on appelle empowerment ou empouvoirment si on était un petit peu canadien parce que il faut comprendre qu'au costume on est de fait enfin c'est comme ça un département je pense c'est moi qui vais avancer ces chiffres là mais probablement autour de 95% féminin ou LGBT QI plus souvent en ce qui concerne les hommes ou certaines femmes etc donc c'est on a un gros une difficulté de positionnement on a fait un audit pour vous dire il y a 4 ans sur on a envoyé ça à 400 personnes des métiers du costume donc beaucoup plus large que notre asso et ce qui était assez incroyable c'est que ce qui est revenu sur comment vous sentez pour votre travail avez-vous l'impression d'être considéré etc quasi à l'unanimité il y avait sentiment de dévalorisation d'être un sous-métier de ne pas être prise au sérieux d'être les lavendières les chiffonnières misogynie latente un vrai sentiment un peu humiliant de dévalorisation d'être un peu comme nos amis quoi-femme maquilleur les esthéticiennes non mais il y a vraiment un truc qui n'est pas forcément conscient qui est une mentalité comme ça qui traîne depuis des années et c'est comme ça et puis nous aussi de notre côté c'était accepté jusqu'à présent il y a une vraie souffrance au travail de ça de ne pas arriver à se défendre face à l'autorité de ne pas arriver à parler d'argent face à des hommes à des directeurs de production une grosse difficulté de la part des chefs de poste et quand on a interviewé les chefs de poste masculins au costume eux pour parler d'argent avec un directeur de production aucun problème non mais voilà donc il y a quand même un sentiment de dévalorisation qui est lié au fait d'être une femme dans des métiers de femme qui touche aux vêtements aux trucs de bonne femme entre guillemets je caricature évidemment là ça se passe aussi très bien de temps en temps quand même faut pas exagérer mais c'est un sentiment de vrai on s'est rendu compte qu'il y avait un vrai sentiment de dévalorisation sur lequel on a décidé de travailler pour aussi apprendre nous à dire non à avoir les outils pour se défendre et pour pouvoir se respecter merci on va revenir sur tous ces témoignages qui veut enchaîner est-ce que vous pourriez éteindre votre micro s'il vous plaît merci qui veut enchaîner allez-y

18:18
Invité

du coup nous nous représentons l'AFR qui est l'association française des régisseuses et des régisseurs de cinéma et d'audiovisuel nous sommes aussi une association nous avons été créés en 2006 et nous regroupons des techniciennes auxiliaires de régie régisseurs et régisseuses adjointes et régisseurs et régisseuses générales nos métiers qui sont aussi méconnus que les premiers assistants mis en scène ont une énorme étendue en termes de progression professionnelle c'est-à-dire que les auxiliaires de régie c'est le travail de débutant jusqu'au régisseur général qui est cadre et qui est responsable de son équipe en ce qui concerne la régie générale le travail principal c'est l'obtention des autorisations de tournage donc ça sous-entend être en contact avec des institutions qui peuvent être la préfecture de police qui peuvent être les municipalités et donc de répondre aux demandes du réalisateur mais aussi de la décoration mais aussi de l'image d'obtenir des autorisations pour permettre pardonnez-moi pour permettre que le tournage soit possible et donc ce qui fait qu'on est en lien avec énormément de postes et qu'on arrive très en amont enfin en tout cas le régisseur ou la régisseuse générale arrive très en amont du tournage pour préparer pour préparer tout cela avec du coup les premiers assistants mis en scène la création de l'association c'est un petit peu le même principe c'est que en général il n'y a qu'un seul ou une seule régisseur général ou régisseur adjoint sur un plateau donc ça nous permet de discuter entre nous et de pouvoir parler d'échanger sur nos expériences et puis d'échanger sur les gens qu'on engage parce que que ce soit tous les chefs de poste qui sont ici on engage on engage tous notre équipe donc ça nous permet aussi de pouvoir réfléchir ensemble aux équipes que nous formons en termes de formation alors c'est très récent on a été contacté par l'ENS Louis Lumière qui va créer la première formation publique en France de régie générale et on en est vachement content voilà parce que jusqu'à maintenant les formations c'était principalement les branches production où on apprenait un petit peu le poste de régie générale mais du coup désormais ça va être davantage reconnu dans ce cadre là aussi on est contacté par d'autres écoles pour intervenir dans les écoles soit pour faire des interventions pour expliquer notre métier qui effectivement n'est pas très connu mais aussi pour accompagner les élèves dans la préparation de leur court-métrage d'école ce qui est quelque chose d'assez intéressant excusez-moi je vais lire la fin parce que ça va être plus simple enfin nous sommes bien sûr sensibles et à l'écoute des souffrances de nos membres engendrés par l'intensité de notre métier mais aussi par l'instabilité que représente l'intermittence du spectacle si nous accueillons avec contentement les nouvelles démarches vis-à-vis des VHSS mises en place dernièrement la création au sein de notre association d'un pôle de référence harcèlement ne nous a pas encore fait remonter d'éléments précis et nous sommes conscients que la libération de la parole tend à se faire avec le temps nous nous sentons concernés et heureux des avancées récentes nous souhaitons nous interroger sur notamment la place des femmes dans notre métier et avons décidé de partager chaque 8 mars la proportion de femmes dans notre association cette année 32,56 dans son ensemble 15% de régisseux général 40% de régisseux adjoint et 68,18% d'auxiliaires de régie donc ça tend à s'améliorer si nos membres se disent concernés par ces éléments les raisons principales de mal-être qu'ils ou elles nous expriment résident plutôt dans les grandes amplitudes horaires que nous connaissons et dans des temps de préparation trop limités parfois non conformes avec les délais octroyés par les institutions pour les obtentions d'autorisations de tournage nous avons pu constater des difficultés souvent exprimées par nos membres lorsqu'ils accèdent à un poste plus élevé régie générale ou adjointe et qu'ils éprouvent en ce passage des souffrances vis-à-vis de l'investissement demandé par les productions dans leur travail aussi l'apprentissage des limites à donner à nos employeurs quant à notre disponibilité morale n'est pas aisé à formuler pour ces personnes novistes à leur poste et qui se croient redevables d'une grande opportunité d'être unis dans le cadre de notre association nous permet en cela d'en informer les productions et de tenter au gré de nos discussions de créer un cadre travail serein, bienveillant et respectueux de la loi voilà

22:17
Présentateur

merci beaucoup pour cette accélération sur la dernière ligne droite qui était fabuleuse est-ce que vous avez on a fait le tour des associations alors Erwann Balanant le rapporteur de la commission

22:32
Invité

merci madame la présidente bon il y a toute une pas mal de questions évidemment vous avez tous tous vos métiers là d'une façon ou d'une autre vous êtes dans la hiérarchie il y a au-dessus de vous et puis il y a vous gérez un certain nombre de postes vous êtes entre guillemets des cadres qui ont une importance parce que vous voyez beaucoup de monde et à ce titre et je pense surtout pour commencer aux maquilleurs et costumier accessoiriste moindre mesure aussi régisseur pourquoi pas vous êtes parfois en tout cas pour les costumières ou costumiers comment on dit aux masculins costumiers et les maquilleurs maquilleuses vous avez des moments d'intimité avec par exemple les acteurs est-ce que dans ces moments là est-ce que vous enfin à ce titre vous avez peut-être une capacité aussi à parler et est-ce que vous avez été souvent en lien avec enfin à des moments de libération de la parole je le dis parce que la question elle va être la deuxième derrière est-ce que vous êtes suffisamment formé justement à écouter cette parole c'est une première question parce que on imagine un acteur qui tout d'un coup une séquence une scène pardon qui vient de se mal se passer ou une actrice qui elle sort pour se démaquiller ou pour se déshabiller pour se rhabiller en civil elle a peut-être un moment où elle peut parler avec vous est-ce que vous êtes suffisamment formé à l'écoute de cette parole première question alors oui tout à fait c'est notre quotidien ce que vous décrivez en fait avant qu'il y ait avant maintenant il a été créé des comment ça s'appelle des référents non d'intimité pardon coordinateur d'intimité pour justement être là pour permettre aux actrices et aux acteurs dans des scènes un peu compliquées d'être là pour faire comme une chorégraphie que ce soit beaucoup moins on va dire d'implication personnelle et physique mais il faut savoir que c'est très récent et que ça n'est pas sur tous les films et que pendant des années c'est nous qui avons fait ça en fait les actrices parfois aussi avec nos collègues habilleuses où la comédienne se sentait plus proche de l'une ou plus proche de l'autre ou en fait c'était un peu elle qui choisissait son référent en fait ses yeux pour vérifier qu'elle se sente à l'aise dans son corps parfois c'est à deux en fait il y en a une qui fait plus tout ce qui est corporel et l'autre a un regard sur l'image qui serait peut-être plutôt le nôtre et les habilleuses ou costumières qui soient vraiment beaucoup plus près d'elle par le corps et puis évidemment que dans les loges oui je pense qu'on fait autant de maquillage que de psychologie c'est la base les gens arrivent le matin ils sont dans leur état de vie personnelle et nous en fait on est le sas entre leur vie réelle et la vie non réelle c'est à dire que le fait de passer par chez nous c'est là où il y a la construction du personnage donc quand ils rentrent ils sont eux-mêmes avec leurs problèmes personnels ensuite ils passent par nous ils ont leur transformation physique et ensuite ils vont sur le plateau où ils deviennent le personnage donc il est évident que nous on est ce sas et qu'il est essentiel pour se sentir bien pour rentrer dans son personnage après chaque acteur a sa façon de pratiquer son art donc il y en a ça va être dans un silence absolu d'autres ça va être dans le fait de communiquer avec nous il est évident que dans nos métiers de formation de base nous n'avons pas de formation en fait pour ça moi j'ai eu de la chance j'ai fait des études de psycho avant d'être maquilleuse donc on va dire que j'avais fait une espèce de prélude à mon métier mais non on n'est pas formé du tout pour ça et c'est vrai que je le ressens beaucoup par rapport à mes jeunes collègues parce qu'à notre époque il y avait assez peu d'écoles donc c'était plus plus encadré moins grand maintenant il y a énormément d'écoles dans tous les sens pas du tout de formation en ça c'est à dire que ces jeunes femmes se retrouvent livrées dans nos métiers en n'ayant absolument pas l'idée de ce qui les attend en fait on leur dit t'apprends à maquiller mais on leur dit pas qu'un film c'est une construction c'est créer des budgets c'est gérer du personnel c'est pour ça qu'en fait comme quelqu'un a dit tout à l'heure très justement il ne faut pas brûler les étapes en fait c'est un métier qui s'apprend avec du temps le cinéma c'est pas un métier où on se retrouve chef maquilleur à 20 ans c'est pas possible il y a une charge émotionnelle et psychologique qui est beaucoup trop lourde même déjà quand on est plus âgé il faut gérer ça et c'est pas si simple que ça et évidemment qu'on est impacté par ça parce que comme vous dites si on n'est pas formé savoir faire aussi l'écran pour ne pas être impacté par l'état de l'autre c'est pas si simple parfois donc parfois on y arrive et parfois on n'y arrive pas donc c'est oui compliqué et non on n'est pas assez formé

27:23
Présentateur

merci un rebond et après moi j'ai des questions j'ai une première

27:26
Invité

ah pardon

27:30
Présentateur

alors au costume nous on rencontre les comédiens beaucoup plus en amont parce que j'ai pas parlé des métiers du costume mais nous on est les premiers je pense avec la mise en scène à être en lien avec les comédiens de l'ordre de la prépa voilà la prépa du film comme on organise toute l'artistique des costumes ça passe par des essayages donc nous les comédiens on les rencontre vraiment avant tout le monde et forcément au costume il y a un rapport au corps et il y a un rapport à l'intimité on voit les gens déshabillés en caleçon en culotte le matin fatigué bon donc déjà ça crée un rapport d'intimité qui passe par le rapport d'intimité au corps c'est des métiers d'intimité le costume il n'y a pas de voilà d'où les situations à risque qu'on pourra imaginer et évoquer et c'est vrai que il y a un un dénominatif pour appeler sur un tournage ce qui regroupe le maquillage la coiffure et les costumes qui s'appelle le HMC les gens pensent que c'est un département mais en fait c'est un lieu c'est un terme générique pour les loges et il est évident que comme tu disais les comédiens arrivent en amont ils passent par chez nous on est en tout cas à l'habillage et notamment les habilleuses le réceptacle de toutes les discussions toutes les angoisses tous les échanges souvent c'est là aussi où elles attendent où les comédiens ou les comédiennes attendent une fois qu'ils sont maquillés ou coiffés ils reviennent à l'habillage ils regardent leur portable ils sont avec nous ils papotent machin en ce qui concerne les scènes d'intimité ça va beaucoup beaucoup plus loin que ça c'est à dire moi j'ai été habilleuse au début voilà je parle d'un truc encore il y a 15 ans mais des situations qui je pense aujourd'hui ça va vraiment beaucoup mieux mais c'était des trucs de fou c'est à dire que le metteur en scène ne m'en parlait pas avec le comédien ou la comédienne donc je ne savais pas trop encore comment il allait tourner son truc donc plus on approchait du jour du tournage on devait tourner il y avait le metteur en scène est-ce que tu crois que machin je ne sais pas si elle va moi je posais la question de la nudité à un moment qu'est-ce qu'il faut comme cache-sex qu'est-ce qu'il faut comme protection c'est purement factuel ah bah normalement on ne devrait pas avoir les fesses on ne devrait pas machin donc c'est bon tu peux mettre un string tu peux mettre un truc ok super et de l'autre côté la comédienne ou le comédien dans une insécurité une angoisse totale qui ne sait pas quand il va être filmé qui ne sait pas ce que donc se retrouver jeune habilleuse à la fois essayer de rassurer le comédien ou la comédienne à la fois essayer de gagner des infos pour dire au réalisateur ou à la réalisatrice bah oui je crois qu'elle veut bien que machin sans parler des protections tout simplement c'est-à-dire de se retrouver avec deux jours avant finalement bah finalement on va voir les fesses donc il faut que tu te démerres pour que ça cache devant mais que ça on voit rien derrière ok donc dans la nuit à fabriquer des chaussettes des machins des trucs parce que jusqu'à très oui des chaussettes jusqu'à très récemment je vous laisse imaginer jusqu'à très jusqu'à très récemment il n'y avait pas de boîte qui faisait des vraies protections sexuelles dédiées au cinéma il y en a une en Angleterre il y en a une en Allemagne etc c'était de la bidouille il n'y a rien qui marche mieux qu'une chaussette pardonnez-moi l'expression mais voilà donc je vous laisse imaginer le comédien qui essaye sa chaussette devant une habile voilà donc oui ces choses-là ont créé des situations psychologiques de tension moi très souvent j'ai des comédiens qui m'ont même demandé d'être avec eux qui ont demandé à ce que je sois là sur le plateau pour la scène d'intimité parce que ça les rassurait parce que ils avaient quelqu'un de confort de rassurant donc psychologiquement c'est une position qui parfois n'est pas évidente un rebond vas-y

30:47
Invité

oui alors donc là on voit quand même que les choses ont changé vous nous dites qu'est-ce qu'on peut encore faire pour améliorer ces questions-là et l'autre question c'est par rapport à ce que vous avez dit alors vous êtes en lien avec l'intimité donc vous pouvez être vous proie pour un éventuel agresseur est-ce que ça a pu arriver et puis autre question qui est aussi importante est-ce que vous êtes comment vous faites au moment où un acteur une actrice ou même un technicien une technicienne qui vient se confier à vous en disant ben voilà il y a un tel qui comment vous faites est-ce que vous avez les clés pour faire ce qu'il faut et vers qui vous vous tournez si vous avez quelqu'un qui vient témoigner

31:31
Présentateur

ça marche oui il y a deux questions il y a la situation à risque évidemment il faut savoir une chose deux c'est que l'habilleuse au cinéma c'est économiquement le poste le plus petit après le poste d'auxiliaire or sur des gros films il y a toute une équipe autour d'autres habilleurs d'autres costumiers et tout sur un film contemporain de petite taille avec une économie de budget enfin une économie de moyens on va dire moyenne la chef costumière a très vite fini donc la seule personne des costumes sur un plateau c'est l'habilleuse avec éventuellement une auxiliaire ou une stagiaire conventionnée cette jeune femme ou ce jeune homme sont c'est pas forcément jeunes mais en tout cas c'est des postes à vulnérabilité parce qu'ils n'ont pas de pouvoir économique qui se retrouvent dans l'intimité de gens où c'est exactement l'inverse voilà et souvent à des heures où personne encore est vraiment là sur le plateau parce que très très tôt le matin et très très tard le soir quand tout le monde a fini sans parler des extras à côté des machins mais donc oui il y a un vrai problème et ça c'est remonté beaucoup sur l'isolement des loges c'est à dire de pouvoir garantir qu'une jeune habilleuse ou un jeune habilleur face à quelqu'un dont on sait qu'il a des comportements prédateurs etc ne soit pas seul voilà que les loges ne soient pas faites à l'arrache et qu'il y ait des endroits pour pouvoir se cacher bien délimiter les hommes les femmes etc donc oui ça ça fait partie des préconisations c'est vraiment le poste de l'habillage qui est quand même le plus à risque de par sa structure est-ce que

32:58
Invité

la réponse à la comment vous faites si vous avez des témoignages c'est hyper en fait

33:05
Présentateur

voilà allez-y recommencez c'est hyper compliqué parce que ces métiers la frontière les métiers du cinéma la frontière entre le professionnel et le personnel ah bah normalement non ouais je sais mais comme on travaille sur des temps très courts mais c'est bien c'est bien non mais le truc c'est que comme on travaille tous énormément sur des temps très courts avec une très grosse intensité il y a une forme de familiarité dans le cinéma ou de fausse familiarité on se tutoie machin pour peu qu'on soit en province ou loin de chez soi tous dans le même hôtel le machin donc la frontière est très limite voilà et et bien sûr qu'on était moins de bien sûr qu'on voit le nombre de fois on a vu des comédiens ou des techniciens pleurer des comédiens pleurer parce que maltraité par un metteur en scène ou très malheureux très mal à l'aise on conforte jusqu'à présent on confortait on était la cellule psychologique un petit peu l'ami le confident mais ni formé ni payé absolument pas moi j'ai une question c'est vous diriez que c'est sur tous les tournages que vous avez fait chacun et chacune quelle est la proportion de tournages où il y a eu des incidents relevant de la maltraitance et je vais dire ce mot un peu vague par volontairement qu'est-ce que vous pourriez dire c'est un tiers c'est un cinquième c'est un dixième c'est deux tiers c'est quatre cinquièmes c'est combien on n'en sait rien mais surtout encore faudrait-il que pendant je pense que pendant des années on n'a pas reconnu on se rendait même pas compte que c'était de la maltraitance madame Miel et puis après madame je vois pas votre nom pardon de pince allez-y madame Miel j'allais dire exactement la même chose c'est-à-dire que je pense que le conditionnement faisait qu'on n'était même pas à même d'en être conscient là ça change les formations de référents harcèlement nous remettent des points sur des i donc elles sont très intéressantes après je pense que tout ça est à perfectionner très très fort moi l'ayant fait très récemment je me sens pas apte à assumer ce ce poste sur un tournage pour une raison d'indépendance et de formation trop réduite quand même voilà madame Depin c'est madame Larère oui en fait c'est une question très intéressante mais on n'a aucun chiffre personne n'a de chiffre quand bien même on essaye d'en avoir moi il y a 4 ans quand 3 ans et demi quand j'ai été nommée secrétaire de de ces questions-là au sein de la FAR j'ai essayé d'avoir des chiffres ne serait-ce que concernant nos membres quels sont les témoignages les verbatimes les choses qui pourraient avoir à soi en tout cas la création de ce poste il se trouve qu'il y avait eu 3 réponses dont la mienne donc il y a 3 ans et demi je me suis dit bah c'est formidable en fait tout le monde va bien ça ne sert donc à rien et puis avec le temps avec les histoires avec les affaires médiatiques avec la parole qui commence lentement à se libérer là le petit sondage que j'ai fait auprès de novembre il y a 10 jours donne déjà beaucoup d'autres chiffres donc c'est bien la parole allez-y vous pouvez pas dire ça et ne pas nous dire à peu près même au fil je vous les transmettrai avec grand plaisir en gros donc nous on est 152 membres à la FAR dont 131 actifs sur ces 152 membres 102 ont répondu ce qui est déjà exceptionnel parce qu'il a fallu quelques relances évidemment tout le monde ne répond pas spontanément mais 67% des membres ont répondu 53 hommes et 49 femmes donc déjà c'est intéressant de se dire que ces questions-là ne sont pas réservées qu'aux femmes tout le monde peut se sentir concerné qu'étrangement les plus vieux ont plus répondu que les plus jeunes même si on a l'impression que c'est les jeunes aujourd'hui qui font avancer les choses il y a les personnes plus âgées dans le secteur se sentent responsables de ces questions-là et sont ravies du changement qui se passe évidemment on a plus de premiers insistants que de second et de troisième et dans les réponses ça se ressent aussi ce qu'il entend en règle générale c'est que quel que soit le poste premier, deuxième ou troisième ils sont tous autant exposés il n'y a pas de témoignage supérieur quand on est troisième et donc plus faible que quand on est premier en revanche ceux qui abusent sont toujours ceux qui ont du pouvoir ou de l'autorité que ce soit réalisateur, réalisatrice producteur, productrice comédien, comédienne technicien, technicienne c'est toujours un rapport de relativité dans ces interactions-là en gros j'ai juste repris suite aux formations on apprend ce qu'est une discrimination un harcèlement un agissement etc donc dans les questions que j'ai posées j'ai aussi rappelé ce que c'était parce que souvent le problème on n'a pas de chiffres parce que les gens ne savent même pas de quoi on parle vraiment donc en termes de discrimination il y a 56 personnes 54% des membres qui ont répondu oui victimes de discrimination après je pourrais vous envoyer le détail des sujets par sexe concernés mais en gros c'est quand même beaucoup 34 femmes et 22 hommes comme quoi ça n'est pas que les femmes aussi qui sont qui sont discriminées ou qui se sentent discriminées agissement sexiste 66 personnes ont répondu oui ça veut dire 64,7% de nos membres ah pardon c'était vraiment eux-mêmes victimes oui c'est pas témoin d'accord non de tout leur parcours professionnel et c'est vrai qu'on n'arrive pas à premier assistant on a pu être habilleur on a pu être régisseur etc troisième second etc harcèlement sexuel 47 personnes ont répondu oui donc là on parle d'harcèlement sexuel et je détaille les causes et les circonstances les circonstances par exemple d'harcèlement sexuel ou d'agissement ou d'agression sexuelle c'est à peu près toujours les mêmes c'est à dire il y a les positions de débutant dans le métier ou de hiérarchiquement inférieur l'isolement qui peut être en effet une abieuse avec un comédien dans les loges une troisième assistante ou un régisseur en voiture lors des transports ça peut être le trajet à faire d'un comédien de la loge au plateau ça peut être quelques points avec un réalisateur sur des sujets spécifiques ça peut être toutes les situations d'isolement il y a aussi les situations d'urgence et de pression c'est à dire le moment où avec l'urgence et la pression du tournage les choses se font parce qu'on n'a pas le temps d'empêcher qu'elles se fassent ça peut être un comédien qui malencontreusement glisse au moment où on lui donne l'action et touche une partie du corps d'un assistant enfin tous ces petits moments là avant le mot action avant le mot couper quand ça tourne il y a une espèce d'ambiance un peu fébrile fiévreuse et où dans ces situations là certaines personnes peuvent se penser en tout cas pouvoir se permettre des choses complètement exactement et par contre les soirées et c'est ce que j'allais dire c'est la dernière les occasions les occasions sociales et festives qui sont des circonstances dans lesquelles ces faits peuvent se produire agression sexuelle 17 personnes ont répondu oui ça veut dire 11% on se retrouve assez dans les statistiques après de la société 10 femmes et 7 hommes donc c'est oui c'est intéressant et viol ou tentative de viol il y a eu 2 femmes qui ont répondu oui et c'est vrai que ça ça me touche particulièrement parce que sur ces 2 femmes qui ont répondu oui personne n'en a parlé ça s'est passé une fois sur un tournage à l'étranger une autre fois je n'en sais rien en fait voilà j'ai 2 faits relatés où en fait je n'en sais pas plus les gens n'en ont pas parlé et c'est un sondage anonyme sinon je n'aurais jamais eu ces résultats donc voilà et en cas d'agression ou d'harcèlement je demandais est-ce que vous en avez parlé à des gens 50% en ont parlé donc il n'y a que la moitié déjà qui en parle et si elles n'en ont pas parlé les raisons pour lesquelles elles n'en ont pas parlé c'est peur de perdre son poste peur des répercussions professionnelles parfois aussi une méconnaissance des VHSS et donc de l'identification de l'agression la honte et le déni la solitude ou le sentiment de solitude face à ces situations et la banalité de ces agissements dans le passé et aussi le fait que souvent c'est déjà passé en fait voilà merci monsieur Balanant et monsieur Amir Chey

41:27
Invité

j'y vais ou oui merci merci beaucoup pour ces chiffres et juste une question c'est vous qui l'avez fait sous la base du volontariat de votre association parce que vous veniez ici ou parce que c'est quelque chose que vous faites régulièrement tous les ans quelque chose une sorte de baromètre que vous avez ou vous avez pris l'initiative pour la commission et deuxième question est-ce que les autres associations que vous représentez ici ont déjà fait cette étude enfin ce questionnaire

42:09
Présentateur

alors attendez avant de répondre je vous propose d'écouter la question de monsieur Amir Chey comme ça on fait une réponse groupée

42:16
Invité

bonjour mesdames messieurs je vais aller dans le sens du rapporteur donc très rapidement moi je constate et c'est dans les auditions qu'on a eu ça n'a pas été systématique que non seulement vous avez dans l'association un poste dédié c'est vous qui l'occupez et en plus des initiatives de ce type avec des questionnaires c'est une des questions qu'on avait posé à d'autres collectifs de professionnels à savoir s'ils avaient des outils des récurrences donc ce serait intéressant qu'effectivement vous puissiez nous transmettre ces éléments là et puis vous avez déjà répondu un peu à la question madame Cambornac bon peut-être que ça nécessitera un prolongement écrit pas forcément là mais ma question était la suivante je la pose quand même c'était de savoir comment vous évaluez le lien entre la précarité économique et les violences sexistes et sexuelles et les agressions sexuelles puisque très souvent on a parlé jusque là d'actrices de comédiennes et de comédiens beaucoup et effectivement dans des métiers qui sont moins exposés peut-être on imagine aisément que la relation de la personnalité très connue avec une maquilleuse par exemple enfin on imagine par nos biais de représentation que l'acte d'agression se fait plus facilement mais vous avez déjà un peu répondu à la chose mais j'aimerais bien que ce soit un peu étayé précisément sur ce cas d'agression sexiste et sexuelle madame Marébeuil oui merci madame la présidente merci à vous alors effectivement vous avez dit qu'au cours de votre parcours vous en aviez avant c'était plutôt c'était banal c'était les actes si vous faisiez un recul sur votre travail est-ce que vous auriez agi différemment sur certaines situations comment auriez-vous appréhendé les choses auriez-vous remédié et pu faire que ça ne se produise pas s'il y a eu certaines agressions sexuelles qui vous a été rapportées ou tentatives auriez-vous eu aujourd'hui avec ces révélations des attitudes différentes et qu'auriez-vous fait

44:20
Présentateur

merci qui veut commencer à répondre allez-y madame la réelle

44:25
Invité

moi j'aimerais répondre concernant la précarité et aussi la différence de prise de pouvoir en fait position de pouvoir qui peut laisser place en fait des abus à des harcèlements comme vous dites c'est très fréquent et c'est pas forcément fréquent qu'entre maquilleur et acteur ou maquilleuse actrice c'est aussi ça peut aussi arriver en tant que avec des chefs de poste avec d'autres postes aussi d'un tournage enfin du tournage et c'est un petit peu dû aussi au fait que c'est un c'est un milieu qui est aussi très hiérarchisé donc on a effectivement des auxiliaires des assistants des stagiaires qui ont un peu moins de pouvoir et qui se retrouvent des fois face à des à des des personnes qui ont un peu plus de supériorité et aussi peuvent établir comme un lien de confiance qui puisse comme qui puisse aussi faire tomber des barrières et et justement pouvoir mener des des abus des harcèlements vous pourriez préciser

45:42
Présentateur

cette cette idée là de sous forme de confiance faire tomber les barrières ça veut dire quoi

45:48
Invité

comme comme ma collègue l'avait dit tout à l'heure en fait on est souvent dans enfin le tournage c'est vraiment un microcosme donc on est vraiment dans des sur un laps de temps très dense très intense des fois avec des conditions difficiles des fois pas à la maison donc amener à travailler enfin travailler et à vivre en fait avec des personnes avec des personnes qu'on connaît pas donc apprendre à vivre avec et ça peut amener aussi une espèce de d'illusion de de proximité d'intimité et ça ça peut aussi faire tomber beaucoup les barrières de protection de certaines personnes qui peuvent croire aussi à avoir à avoir des confiances qui n'auraient pas lieu d'être ou permettre plus d'emprise sur d'autres personnes et notamment des personnes plus jeunes et des personnes qui ont moins de pouvoir celles qui on pourrait faire croire qu'elles puissent grimper ou qu'elles puissent avoir du travail ou au contraire qui pourraient être menacées de ne plus en avoir

46:45
Présentateur

Du coup rebondir sur ce que tu dis et qu'est-ce qu'elle a très bien dit la suite de ça c'est qu'effectivement les personnes à risque qui sont les petits qui ont en tout cas un pouvoir faible économiquement par rapport pour établir un peu un parallèle la question d'arriver à dire les choses quand ça se passe il y a dans le cinéma évidemment ça change depuis 4 ans et même un peu plus mais il y a à la base une culture du silence quand on parle d'Omerta etc c'est réel parce qu'on fait des métiers sur lesquels on vous emploie votre réputation ou en fait pour trouver du travail moi je sais pas ça fait 20 ans 25 ans que je fais ce métier je pense que j'ai dû donner mon CV je sais pas 6 fois à peine c'est pas du tout un système de recrutement classique on vous appelle parce que un tel un tel parce qu'il est super tu vas voir hyper dynamique hyper machin donc il y a un truc de réputation il y a un truc de bouche à oreille donc dire non prendre le risque d'assumer la responsabilité d'éventuellement faire arrêter un tournage s'il s'agit d'un acteur s'il s'agit d'un réalisateur etc cette responsabilité là à portée elle est terrible en fait jusqu'à présent elle était impossible c'est trop lourd ça veut dire je veux dire parler c'est s'afficher donc c'est tout d'un coup terrible c'est une position qui est terrible donc jusqu'à présent c'était très compliqué d'arriver à dire sans parler de la honte sans parler de la honte de l'isolement de la souffrance donc il y a cette culture là dans le cinéma qui est en train de changer heureusement mais doucement allez-y

48:30
Invité

l'une et l'autre pardon je pense qu'il y a parmi les progrès il y a les changements de nom de terme de poste c'est à dire que pendant très longtemps quand on a tous commencé ici ça fait quelques années les postes d'auxiliaires étaient nommés stagiaires et alors même que c'était un poste on n'avait pas les mêmes genres de relations avec la hiérarchie et par ailleurs là c'est plus sur une réflexion vis-à-vis de notre métier de régisseur mais nous on considère aussi que c'est notre responsabilité en tant que cadre de notre équipe de protéger notre équipe et on y réfléchit beaucoup au sein de notre association lors de réunions et notamment la servilité que peut représenter un poste de régisseur avec les transports et donc d'essayer de le faire évoluer et parmi les évolutions auxquelles on réfléchit qui ne fonctionnent pas forcément en région du coup c'est aussi le souci mais c'est de faire des transports par taxi ou par prestataire extérieur qui permet aussi d'avoir une certaine distance avec mais pas seulement avec les comédiens parce qu'on ne transporte pas que les comédiens on transporte aussi les autres chefs de poste mais ça permet d'avoir une autre relation avec la hiérarchie je ne sais pas quel terme on peut avec les gens de pouvoir bravo

49:42
Présentateur

merci madame de Pince

49:44
Invité

je voudrais répondre à madame

49:46
Présentateur

parce que madame de Pince et après je vous redonne la parole madame Tissier oui par rapport à la libération de la parole sur un plateau il y a une nuance en fait parce qu'il y a une grande notion dans nos métiers de confidentialité et sous ce terme confidentialité beaucoup de choses peuvent se glisser c'est à dire qu'en effet on est témoin on voit on sait des choses sur les gens que dans une vie normale dans un métier normal on ne saurait pas et donc il y a forcément dans nos métiers une partie de confidentialité ne serait-ce que d'avoir des numéros de téléphone de comédiens ou de réalisateurs évidemment c'est confidentiel on n'a même pas besoin de le dire que personne ne les diffuse avant il y avait des bips de tournage avec les adresses et les numéros de téléphone des comédiens des techniciens il y avait ceux qui étaient parlantes qui étaient donnés aux chefs de poste et aux gens qui avaient besoin de rentrer en contact tous les numéros et les adresses mais voilà donc en fait le principe de confidentialité qui est essentiel je pense à un moment donné à englober des choses qui n'auraient peut-être pas dû être mis dans le mot confidentialité ça c'est une première chose et la deuxième chose c'est que la parole se libère c'est très bien elle met du temps aussi parce qu'il y a quand même des gens qui ont parlé il ne faut pas croire que personne ne dit rien sur un plateau tout le monde se parle on est tous au courant de tout qu'on le veuille ou non il n'y a qu'à voir une information on parlera de la feuille de service qu'on dit pour le lendemain bah tiens à la régie au fait est-ce que tu peux vérifier que demain on ait ce décor on n'a même pas eu le temps de finir notre phrase que par un département quelconque ah bon il paraît que demain finalement on va faire ce décor donc voilà on est tous au courant de tout mais en effet c'est du domaine du on dit le fait est que quand les gens ont parlé avant les choses étaient beaucoup gérées en interne c'est à dire pas de vagues en tout cas on va le régler entre nous oui alors bon il t'a mal parlé bah t'inquiète je vais lui parler t'inquiète pas je vais prévenir son agent et voilà et ça s'arrêtait là donc en effet à partir du moment où la parole est libérée mais n'est pas suivie d'action ça complique encore plus le fait qu'elle se libère

51:41
Invité

je voulais rebondir exactement sur ce que ma collègue vient de dire qui est très juste et en rapport à votre question quand vous disiez qu'est-ce que vous feriez de différent en fait aujourd'hui moi je pense qu'aujourd'hui enfin moi je parle pour nous en fait parce que je peux pas juger chacun dans son département mais pour nous je pense qu'on a vraiment décidé de mettre des barrières et de faire en sorte que les choses et les gens soient beaucoup mieux protégés moi en tant que chef de poste la première chose que je fais avec mes équipes c'est de leur dire s'il vous arrive quoi que ce soit dans l'instant vous venez me voir et de toute façon je serai là pour vous aider jamais personne ne m'a dit ça dans les premières années où j'ai travaillé j'aurais aimé personne ne l'a fait moi je me mets un point d'honneur à leur faire savoir que de toute façon je serai là avec elle ou avec lui c'est pas grand chose mais c'est mieux que de se sentir totalement isolé parce qu'on a beaucoup parlé d'isolement et je pense que le fait de pas être isolé ça change déjà les choses deuxièmement par exemple on parlait des loges et de cet isolement des loges d'être toujours très très loin c'est quelque chose sur lequel je me bats en permanence malheureusement des fois il n'y a pas le choix les gens de la régie font tout ce qu'ils peuvent pour essayer de nous mettre en proximité parfois ce n'est pas possible donc évidemment quand ces cas là arrivent moi je m'arrange pour ne jamais être isolée et seule dans une loge avec qui que ce soit c'est quelque chose que je ne fais plus et que je m'arrange pour que les équipes avec lesquelles je travaille ne fassent plus non plus je préfère sacrifier une personne sur le plateau pour qu'elle reste en loge je ne veux plus que qui que ce soit quand je sens qu'il y a un danger évidemment s'il n'y a aucun danger c'est pas nécessaire mais dans la mesure où j'ai un doute ou si la personne me dit je ne me sens pas à l'aise d'être seule avec lui ou avec elle en quel cas je m'arrange pour qu'on ne soit pas seul je pense que tous ces petits détails et toutes ces petites actions peuvent changer les choses par exemple quand j'ai commencé donc cette organisation de HMC dont on vous parle donc qui est la loge qui regroupe le maquillage la coiffure et les maquilleurs souvent a été gérée par le deuxième assistant mis en scène ça ça correspond à nos amis de la mise en scène donc parce qu'il y avait certainement plus de budget elles étaient plus nombreux dans leur corporation aussi et donc la loge était gérée par quelqu'un qui avait déjà du métier de l'expérience maintenant très souvent les loges sont gérées donc par des auxiliaires donc par des gens qui sont très jeunes qui démarrent un peu dans le métier ou qui n'ont pas une grande expérience et qui quoi qu'il arrive s'il y avait un problème ne pourraient pas être un protecteur en fait pour nous vis-à-vis d'un acteur très connu vous voyez ce que je veux dire avant il y avait des garçons ou des filles d'ailleurs qui étaient très efficaces et qui disaient oh là attention là même si c'était sous le coup d'un peu un peu amusé mais qui disaient quand même quelque chose et maintenant ces jeunes ils ne sont pas en position de le faire donc moi je pense qu'il y a une stratégie aussi qu'à la loge il y ait quelqu'un qui soit fort en fait qui ce soit comme un protecteur pour nous et moi je sais que le dernier film que j'ai fait il y avait un assistant comme ça qui était toujours au loge s'il n'était pas dedans il était à la porte donc la personne savait qu'il y avait quelqu'un dans le couloir et que la porte était ouverte donc c'est indirectement une forme de protection je pense que toutes ces petites choses que chacun d'entre nous dans nos domaines parce qu'on connait chacun mieux nos failles de notre service on peut le mettre en place et là on n'a pas besoin de remuer des montagnes parce qu'effectivement c'est vrai que la parole c'est très compliqué tout le monde a peur moi quand on m'a appelé pour cette commission on m'a appelé en juin bon on sait les événements qui se sont produits qui fait qu'elle n'a pas pu avoir lieu et en fait j'avais demandé à pas mal de gens de me faire des témoignages et j'en ai eu un donc je me suis dit comme vous c'est génial personne n'a jamais eu de problème et puis là entre il y a trois jours et aujourd'hui j'en ai eu plein en fait les trois derniers jours vous pourriez nous les décrire un petit peu alors on a eu alors j'ai eu une maquilleuse qui a 60 ans et qui me dit toute ma vie j'ai eu assez peur donc j'ai toujours été habillée très couverte jusqu'aux pieds pas de jus pas de trucs pour avoir pas de réflexion me sentir au mieux protégée parce que c'est vrai que quand j'ai commencé il arrivait que sur un plateau de 50 personnes on ne soit que 10 filles ce qui n'est plus le cas heureusement il y a énormément de femmes partout on arrive presque à des parités sur les tournages qui permet de nous sentir plus à l'aise aussi d'avoir plus de femmes enfin d'être en tout cas plus égale et elle me dit donc ça s'est passé il y a un an et demi donc c'est quand même très récent et en fait elle maquillait un comédien et pendant qu'elle maquillait le comédien a soulevé son t-shirt et elle s'est retrouvée donc quand même déshabillée en présence du comédien elle me dit à 57 ans et demi je ne pouvais pas imaginer que ce soit possible et donc ça je l'ai reçu il y a deux jours ça c'est un exemple

56:30
Présentateur

là je ne fais rien à l'affaire

56:32
Invité

là je ne fais rien à l'affaire on a beau dire ce qu'on veut dire mais malheureusement c'est comme ça et c'est vrai qu'elle m'a dit j'étais totalement tétanisée elle dit pourtant je ne suis pas une jeune fille je n'ai pas raison d'avoir peur mais j'étais tellement en sidération que je n'ai rien fait en fait et en fait c'est des traumatismes que chacun garde en soi en fait et je pense que pour elle ça a été même très compliqué de me le dire évidemment je lui ai dit tout est incognito tout est personne ne saura rien j'ai eu aussi un témoignage de garçons parce que les garçons ont beaucoup plus de mal aussi à dire les choses et qui me dit des choses que je n'arrivais pas à croire en fait qui s'est trouvé en tournage avec un acteur sous substance parce que malheureusement ça peut aussi arriver et qui était probablement plus très bien dans son état normal non plus et qui s'est permis carrément des attouchements et des propos incroyables enfin je veux dire quand la personne se défend d'un attouchement et lui dit mais non mais t'aimes ça je ne vais pas vous dire les mots parce que c'est tellement violent avec des insultes vraiment à caractère sexuel je me dis mais on n'a pas à subir ça en fait on a un travail comme beaucoup d'entre nous et il y a pourquoi surtout c'est un temps de faire la loi oui voilà c'est ça et donc non je suis désolée il n'y a pas à faire ça et moi je sais que je m'arrange vraiment pour ne plus jamais me trouver en situation d'isolement jamais je pense que c'est le premier pas

57:51
Présentateur

madame Miel et après je repasse la parole au rapport oui alors excusez-moi je rebondis sur cet interdit par la loi oui il y a une chose dont vous avez sûrement beaucoup pendant du parler et dont on va continuer à parler c'est un durcissement terrible des conditions de travail depuis certaines années pour nous on est soumis à des pressions économiques et temporelles qui sont terribles et donc je dirais que la faisabilité a pris le pas sur la loi c'est-à-dire rien ne doit arrêter la marge du projet on doit y arriver quoi qu'il se passe donc on prend des libertés avec la loi plus qu'avant non enfin j'ai envie de dire oui et non c'est-à-dire qu'on a tous démarré en tout cas il y a quelques années ces métiers on a démarré moi j'étais j'ai démarré à la régie je faisais 16 heures de travail par jour je transportais les comédiens j'allais amener les rushs j'étais sur le plateau toute la journée les 39 heures on rigolait on les faisait en deux jours bref tout ça à payer 39 heures voilà tout n'était pas déclaré il y avait un espèce de joyeux flou artistique et pourtant Dieu sait que j'étais heureuse de faire ce métier donc mais et depuis les choses se sont cadrées il y a maintenant donc il y a des feuilles d'heures pour tout technicien qui travaille sur un tournage donc il est très facile de connaître il suffit juste d'avoir accès à ces documents pour savoir si un technicien travaille dans le temps réglementaire et légal il y a plein d'outils encore faut-il les contrôler encore faut-il les regarder mais les outils en règle générale et on l'a bien entendu lors de vos auditions les outils existent encore faut-il les connaître enfin voilà en tout cas ils peuvent être améliorés je suis d'accord mais il y a des bases Madame Miel et après Monsieur Balanant excusez-moi c'était juste pour finir cette intervention c'est-à-dire que nous en tant que chef de poste on peut en tant qu'expert avoir des préconisations demander un nombre de personnel nécessaire demander des locaux des cents demander ce genre de choses on a très rarement gain de cause pour des raisons économiques au final

59:57
Invité

voilà

59:59
Présentateur

peut-être la loi viendra-t-elle vous aider Monsieur Balanant

1:00:03
Invité

Oui merci Madame la Présidente bon on voit vous avez vous travaillez dans un métier dans un univers où il y a un double un double enjeu il y a un enjeu de pression extrêmement fort et on voit aussi il y a un enjeu de hiérarchie il y a le réalisateur la production les assistants réalisateurs et puis chaque chef read poste première question est-ce que tout ce monde parle vraiment et par l'intermédiaire de qui premier se parle ah pas voilà c'est les premières questions et puis sur sur un plateau quelle est la personne qui qui est en charge de la bonne vie du plateau et du tournage et quand je dis la bonne vie c'est autant la réussite technique artistique que bah que les repas soient donnés à l'heure que que que chacun puisse s'exprimer s'il y a un malaise etc à mon sens c'est le directeur de la production mais est-ce que c'est pas trop pour lui sachant qu'en plus il est en lien direct avec la la comment dire la production dans un rapport hiérarchique encore plus fort que vous même si vous vous êtes aussi en hiérarchie directe avec la production il faut le rappeler et ma question c'est face à cette double pression enfin cette pression de la réussite économique artistique et la hiérarchie est-ce que est-ce que c'est envisageable d'avoir un référent VHS est-ce qu'il soit un membre de l'équipe

1:01:41
Présentateur

allez-y monsieur monsieur stein

1:01:53
Invité

alors ce qu'il faut comprendre en fait c'est qu'un film est un maillage d'un ensemble de chefs de poste qui dont chaque grain de sable est essentiel à la réussite du film c'est-à-dire que personne n'est finalement responsable de tout nous en tant que premier assistant réalisateur on est un peu autant les directeurs de production sont les chefs d'orchestre de l'intégralité de ce qui va se passer en préparation et en tournage en termes de pyramidal on arrive après pour l'organisation de ce qui va se passer sur le plateau qu'est-ce qu'on va tourner quoi dans quel ordre mais chaque petit grain de sable dans cette intégralité est essentiel vous parlez des repas je ne m'occupe pas des repas c'est la régie si le repas moi je dis la pause déjeuner si la régie via la cantine a eu un problème on ne mangera pas à l'heure on prend du retard s'il y a un souci d'un comédien de transport le matin parce que le transport est en retard on prend du retard s'il y a un souci sur un costume avec un élément qui casse et il faut remettre un coup de couture on prend du retard si vous avez du souci avec le soleil qui tout d'un coup arrive et puis passe en nuages et puis revient on prend du retard en fait la pression est permanente et elle peut arriver par chaque corps de métier par chaque petit problème qui peut arriver à droite à gauche et on est dans une espèce d'entreprise mouvante où on avance un peu tous ensemble en se tenant les bras et en essayant de faire qu'on arrive au bout de la journée et effectivement comme vous ont dit les directeurs de production tout à l'heure quand on arrive sur une fin de journée où il va rester un plan à faire avec un comédien qui ne sera pas là la semaine prochaine parce qu'il est sur un autre film avec un décor que vous avez pris pour la semaine et on est vendredi soir et vous perdez le décor parce que la semaine prochaine vous changez peut-être de région ou de ville ou de pays il faut finir en fait et qu'on soit à la 47ème heure légale ou à la 70ème en fait on cravache tous ensemble pour finir le plan et le film et quand on y arrive on est tous contents en fait mais cette pression elle est tous les jours elle est permanente elle est toute la journée elle est le soir elle est les week-ends c'est un flot continu il y a une anecdote qui est assez rigolote enfin elle n'est pas rigolote en fait elle est tragique mais la majorité des gens en fait quand ils terminent un tournage il y a une telle retombée de pression qu'en fait tout le monde tombe malade vous tenez avec votre corps pendant des semaines et des semaines à dormir 3h, 4h par nuit à être sous une pression qui est dingue et quand le tournage se termine et qu'enfin vous relâchez tout je ne sais pas on doit être à une grande majorité ah c'est là que tout d'un coup on se retrouve à avoir des combatures qu'on se rend compte qu'en fait on s'est fait une demi-entorse qu'on tombe malade et qu'on attrape un rhume et le truc qui passait dans le coin enfin voilà c'est classique chez nous tous mais on tient comme ça avec l'adrénaline sur la longueur pour parler du référent VHSS dont vous parlez en fait le cadre du référent il est très défini un référent VHSS il n'est pas un superman des VHSS sur le plateau il est un transmetteur on l'apprend bien en formation parce qu'on a fait les formations et encore comme le disait Tomine on a encouragé nos membres et on le fait en organisant des sessions de formation de référents parce que la formation qui est obligatoire maintenant depuis septembre c'était dans les avenants la convention collective du cinéma qui ont été signées le 17 mai à Cannes qui sont entrées en vigueur à partir du 1er septembre qui ont été ajoutées à la convention collective du cinéma et qui ont été étendues au mois de septembre donc applicables et obligatoires pour toutes les sociétés de production signataires ou non donc c'est à dire que ça existe voilà pardon parce qu'en fait j'ai tellement de sujets dont j'ai envie de vous parler que je suis en train de tous les mélanger parce que je vais voilà je vais je vais revenir sur le référent VHSS il est un passeur d'informations il est un transmetteur il est un récepteur de parole etc il est quelqu'un qui est qui a été formé pour pouvoir recevoir la parole des victimes la conseiller sur les démarches à effectuer mais et un passeur d'informations d'informations de la production puisque encore une fois c'est l'employeur qui est responsable de cette transmission et de cette mise à disposition d'informations sur les VHSS ça fait partie de ces obligations légales le référent VHSS sur le film est un est un est un faciliteur et un passeur d'informations par rapport à ça dans un sens et dans l'autre va réceptionner la parole d'une éventuelle victime l'écouter la conseiller potentiellement faire un rapport mais ça s'arrête là enfin faire un rapport pardon pas un rapport mais en tout cas un signalement si vous êtes comme vous l'avez décrit sous la pression artistique économique du temps qui passe et il n'y a que voilà il n'y a pas 28 heures dans une journée et déjà 24 heures c'est déjà trop comment la personne qui est qui est sur un autre poste par exemple imaginez que le référent VHSS c'est le régisseur c'est le chef régisseur comment voulez-vous que ce chef régisseur gère tout en même temps et donc voyez bien qu'aujourd'hui ce n'est pas défini de qui fait ce rôle et nous la question qu'on se pose c'est est-ce qu'on doit pas définir cette personne de la même façon que dans les entreprises parfois il y a des postes qui sont réservés et des gens ont du temps pour faire ce poste là et dans le monde de l'entreprise ils y arrivent donc monsieur pardon

1:06:55
Présentateur

alors monsieur je veux pardon donc alors monsieur monsieur monsieur Erwann Doré voilà

1:07:02
Invité

tout à fait moi de mon point de vue c'est très bien qu'on ait des référents VHSS c'est une évidence par contre se pose le problème de l'indépendance de mon point de notre point de vue dans l'association c'est compliqué que ce référent soit un salarié de la production qui s'il fait dans un cas grave de harcèlement ou de violence sexuelle ou autre s'il fait bien son travail il met en danger son propre travail parce que le tournage s'arrête de notre point de vue ça devrait être quelqu'un indépendant peut-être sous le contrôle du CCHSCT refacturé à la production mais qu'il ne soit pas salarié direct de la production parce que ça amène une pression qui est de notre point de vue trop compliquée parce qu'on met en danger son propre travail en faisant bien son travail de référent

1:07:53
Présentateur

et il serait payé quand même

1:07:55
Invité

bien sûr

1:07:56
Présentateur

donc ça fait une personne de plus

1:07:57
Invité

oui mais pas sur les pas sur les

1:08:00
Présentateur

non et alors d'ailleurs on a déjà eu un peu ce genre d'intervenant sur les tournages avec le Covid on a tous eu un référent Covid qui était donc un nouveau job créé il y avait une personne voire deux qui était en permanence là vérifier qu'on avait bien mis nos masques qu'on était à bonne distance etc etc donc entre guillemets ces jobs nouveaux ont déjà été créés au vu de l'urgence du Covid comme on a sur les tournages aussi un responsable écologie qui est là et qui s'assure que le tournage respecte les normes écologiques ça fera l'objet d'une deuxième commission d'enquête ok monsieur Amir Chahi si vous aviez demandé la parole oui

1:08:46
Invité

tout à fait est-ce que vous diriez que à la aux pratiques très anciennes liées à la domination masculine principalement qui caractérise les actes et les cultures d'agression sexuelle et de viol et le tabou qui va avec c'est-à-dire le non-dit de silence s'ajoute pour être sûr de bien avoir compris que même s'il y a la libération de la parole et qu'on pense que ça va mieux que ça peut aller mieux s'ajoute une telle une telle précarité des conditions de travail et des cadences si je comprends bien ce que vous avez dit madame El c'est vous qui avez dit ça que vous avez dit on va à marche forcée au bout du projet ce que vous avez dit ça veut dire que ça rajoute au silence encore aujourd'hui et d'accord de quelle façon ça percute MeToo c'est-à-dire la libération de la parole d'un côté et la marche forcée de l'autre est-ce que vous vous sauriez est-ce que c'est encore trop confus ou est-ce que vous sauriez caractériser cette dichotomie la caractérisation

1:09:56
Présentateur

madame Miel monsieur alors en fait

1:10:02
Invité

on est dans un contexte où il faut comprendre que les choses elles prennent du temps mais par rapport ça répondra aussi un petit peu à votre question tout à l'heure par rapport au passé par rapport à maintenant le monde change et le monde du cinéma change aussi petit à petit mais il faut savoir d'où on part et ce que c'était à l'époque on vient d'un monde où c'était presque en fait c'était presque banal c'était presque normal vous aviez des agressions vous aviez des harcèlements vous aviez en fait vous commenciez là-dedans puis vous rentriez dans ce monde et c'était comme ça et en fait tout le monde apprenait et puis tu te démerdes voilà tu te démerdes et puis comme on est sur des projets qui de tout c'était c'est à la fois un avantage et un inconvénient par rapport à ces situations-là vous êtes dans des dans des projets à temps court vous avez des projets vous avez une fin vous avez un bout du tunnel vous savez que si vous avez quelque chose qui se passe à la moitié du tournage il vous reste 4 semaines et soit je fais un scandale et je prends des risques pour ma carrière je prends des risques pour mon futur je prends des risques pour l'équipe soit en fait je fais le dos rond je me tais et puis en fait dans 4 semaines c'est terminé et puis je ne verrai plus la personne et c'est réglé et en fait on a tous grandi et évolué dans un univers où quand vous arrivez c'est comme ça et on vous le présente comme ça et puis bon très bien d'accord on essaye de passer entre les gouttes s'il nous arrive quelque chose si c'est pas trop grave on va en parler à un collègue etc et puis des fois même pour vous dire des fois même quelque part on en plaisantait parce que c'était banal en fait c'était normal et non je dis

1:11:27
Présentateur

pardon

1:11:28
Invité

attend juste finir pardon comme ça

1:11:31
Présentateur

l'Assemblée nationale ici les personnages ils ne peuvent pas tous parler en même temps c'est pas possible parce que sinon on ne s'entend plus donc c'est l'un puis l'autre donc monsieur je t'ai je vais vous terminer et ensuite madame et

1:11:40
Invité

en fait là maintenant on est dans un contexte qui est vraiment différent et qui est un contexte de de libération de la parole et même d'abord de prise de conscience avant même de la libération de la parole de prise de conscience dans quoi on était en faisant les formations de référents VHSS en mettant des mots sur les choses en apprenant des définitions que des choses ne sont pas en suivant par exemple des harcelomètres ou des violentomètres qui vous montrent ces choses là en fait on découvre que des situations qui étaient en fait banales dont on ne parlait presque plus même qui étaient le bas de ces échelles de signalement et de ces facteurs de risque en fait ah tiens ce n'était pas des situations normales ah tiens en fait ça ne devrait pas arriver et plus on est nombreux à apprendre ça et à découvrir ça c'est pour ça que nous on milite pour la formation des gens par rapport à ça parce que plus il y aura un maillage et la formation de référents VHSS c'est très bien par différents organismes elle dure deux jours elle est très bien on ne le sent pas forcément pour devenir référents VHSS mais l'important je pense c'est d'avoir un maillage de gens qui savent de gens qui ont compris et tous les retours qu'on a de ces formations de gens qui l'ont fait c'est j'ai découvert plein de choses tout le monde doit la faire on prend même un recul sur sa vie à soi sans forcément avoir commis des choses en se disant tiens peut-être que dans ces situations-là je n'ai pas fait attention à ce que la personne pouvait ressentir en face on repasse toute sa carrière sur des choses qu'on a pu subir des choses qui malgré soi dans la banalisation sont peut-être passées et je pense que la solution avec un maillage qui soit un maillage vertical donc des chefs de poste vers les plus petits postes et un maillage horizontal c'est-à-dire entre les chefs de poste entre les second poste et entre les petits postes fera que cette parole en fait sera beaucoup plus simple je pense que c'est beaucoup plus simple et ça viendra par exemple beaucoup plus à l'esprit maintenant plus petit poste de mon corps de métier à l'auxiliaire de réalisation au troisième visitant qui a transporté un comédien par exemple est-ce que ça a été ?

est-ce que ça allait ? est-ce que ça va ? est-ce que comment ça se passe ? est-ce que tu as rencontré des difficultés ? ce qui avant aurait peut-être été moins le cas on est plus sensible à ça et on est plus sensible à ça collectivement ensemble et on en parle beaucoup plus qu'avant de toutes ces choses-là donc ça prend du temps mais il faut savoir d'on part où on est et vers où on va et ça n'est pas encore très bien ça on est d'accord mais j'ai l'impression qu'on est quand même dans une direction de choses qui changent par rapport à voilà il faut vraiment voir d'où on part on part de très très loin

1:13:47
Présentateur

oui je voulais juste dire je ne disais pas que la situation s'aggravait je disais juste que les conditions actuelles dans lesquelles on exerce nos métiers sont un frein à la mise en pratique de tous ces outils qui existent et qui sont auxquels je pense il va falloir laisser un peu de temps pour qu'on se rende compte nous aussi sur le terrain s'ils sont effectifs ou pas parce que c'est quand même très récent tout ça moi j'aurais bien reparlé je sais que vous avez fait appel aussi aux assurances que je trouve très intéressant moi je trouve que cette notion de personnes essentielles et non essentielles est quand même à re-questionner et que c'est peut-être c'est une culture générale en fait d'un milieu qu'il faut changer là cette nuit à 3h du matin je me disais ces gens veulent qu'on règle les problèmes de l'abus de pouvoir en une séance c'est vertigineux oui voilà merci d'exister et mais oui alors certes qu'il y ait une espèce de fin de l'impunité qu'elle soit signifiée d'une manière ou d'une autre que ces gens ne soient plus si irremplaçables ça je pense que c'est totalement utopiste et que peut-être nous on le soit un peu moins remplaçable et peut-être un peu mieux protégé aussi ne serait-ce que dans ces clauses d'assurance qu'une personne potentiellement victime puisse être écartée d'un tournage en gardant son salaire en gardant ses heures qui sont fatidiques à l'obtention de notre statut on ne peut pas décider comme ça du jour au lendemain de quitter un plateau pour se protéger alors qu'on a besoin de ses heures pour avoir notre statut en fait aussi voilà alors justement ça rebondit sur les questions que je souhaitais vous poser c'est compte tenu de votre statut d'intermittent et d'intermittente qui est un statut très particulier quand même et de ce que vous disiez que vous n'envoyez pas de CV que c'est juste du bouche à oreille que c'est des formes de réseau d'habitude de travail une personne qui parle perd son on peut imaginer qu'elle met en danger en tous les cas je ne sais pas si elle le perd mais en tous les cas elle met en danger son réseau de travail donc ses conditions de survie aussi je m'interroge sur le statut de lanceur d'alerte par exemple imaginez que vous soyez témoin ou le réceptacle d'une parole qui tombe sous le coup de la loi qu'est-ce qu'on pourrait faire en termes de protection de votre statut pour que vous ne subissiez pas les conséquences de cela et pour l'instant j'ai du mal à voir ce qu'on pourrait faire première chose et deuxième chose donc sur un autre domaine et sur un autre plan s'invente alors vous allez je sens que cette phrase va encore être commentée enfin sur les ZAD sur les zones à défendre il existe tout un tas oui c'est pour mes hitters préférés il y a toute une invention d'une autre société d'autres rapports humains sur ces ZAD et notamment ils ont des zones de soins des zones de bienveillance et en fait il y a des espèces de zones tampons comme ça dans lesquelles il y a des bénévoles qui sont là et qui recueillent la parole et qui gèrent aussi les conflits avant que ça ne passe un cap qui devient interdit par la loi et donc en fait tout en amont il y a une structure qui est prévue en tant que telle il y a un lieu qui est prévu en tant que telle etc.

pour faire en sorte que ces conflits ne dégénèrent pas et que si une personne est violente et bien elle puisse avoir aussi des signaux que sa violence est perçue et surveillée par les autres membres de l'équipe qu'est-ce que vous penseriez de ces dispositifs-là et je reviens vraiment sur la question du lanceur d'alerte parce que d'alerte pardon parce que pour moi tant qu'on ne protège pas votre statut je ne vois pas comment la parole peut massivement évidemment se libérer mais aussi être entendue à sa juste valeur Madame Larrière

1:17:31
Invité

Alors moi concernant le lanceur d'alerte et la protection je pense que ça va plus venir comme on disait avec le temps aussi si on continue à conscientiser tout le monde et en fait arrêter d'être dans un silence pour pouvoir pour pouvoir en fait faire groupe et faire force justement contre les harcèlements contre les abus parce qu'on n'est jamais à l'abri en fait d'être témoin de quelqu'un et de vouloir donner l'alerte et on n'est jamais à l'abri du coup d'avoir de prendre des risques quant à nos carrières mais si tout le monde en fait avait des formations suivi une formation était conscient aussi des risques des droits des devoirs de chacun dans un tournage il y aurait beaucoup plus de conscience collective pour protéger une victime et aussi pour pointer du doigt un auteur qui ne serait pas dans une voilà plus dans la solidarité je pense que c'est la mise en place qui commence à se mettre en place aussi on le voit qui prend du temps ça c'est sûr mais c'est ce qui sera je pense le plus effectif pour se protéger tous ensemble

1:18:38
Présentateur

merci madame pour rebondir sur ce que tu dis je pense qu'en fait il y a deux choses il y a arriver à changer la mentalité c'est à dire la perception des choses mettre des mots sur des définitions enfin des définitions sur des mots etc nous il faut bien vous dire qu'on est là on fait partie des associations on est actifs dans nos associations donc on est un peu au courant de tout ça voilà mais la plupart des techniciens savent ont entendu le mot collectif 50-50 ont entendu le mot avenant machin ont entendu kit de formation VHSS voir c'est quoi la définition de VHSS il y a quand même beaucoup de gens il y a beaucoup de choses qui se font un peu de façon disparate et c'est super mais il y a en fait il y a beaucoup d'informations et surtout je pense qu'il y a un besoin réel en fait de passer par l'apprentissage je parle même pas déjà de la formation je parle déjà de l'information c'est à dire que oui vous pouvez toujours dire ils n'ont qu'à aller voir sur internet ils trouveront la réponse non et ça dès l'amont du tournage dès la préparation du tournage dès la pré-production qu'il y ait des réunions avec s'il y a un référent qui se présente qu'il y a un lien qui se tisse qu'il y ait des que les formations oui pourquoi pas deviennent obligatoires mais que les gens en fait aient les outils enfin acquérissent les outils et ça c'est un apprentissage comme les enfants va falloir apprendre pour pouvoir apprendre à penser différemment après quant aux outils à mettre en place effectivement c'est extrêmement complexe mais je pense fondamentalement que pour qu'une parole puisse se faire en cas de violence en cas de problème il faut arriver à créer une forme de confiance c'est à dire que cette personne est confiance dans le dispositif et se disent ok c'est déjà arrivé ça marche c'est comme ça que ça fonctionne j'ai confiance je serai protégée c'est un truc collectivement je ne serai pas montré du doigt ça marche et pareil bon bref j'ai été témoin de procédures harcèlement qui se sont extrêmement bien déroulées la question que je me suis posée c'est et qu'est-ce qui se passe après le tournage s'arrête les techniciens la victime ou les machins après c'est des histoires d'avocat et ça peut aller jusqu'au procès mais ça c'est encore autre chose on n'est pas du tout au courant qu'est-ce qui se passe après c'est quoi le suivi en fait tu vois ce que je veux dire ça a un impact psychologique sur une équipe de tournage d'arrêter un film d'arrêter un projet d'être en sinistre tout d'un coup le truc s'arrête c'est choquant c'est quand même les gens se posent des questions après on recommence on va jusqu'au bout mais il se passe quoi après on ne nous dit pas en fait quelles sont les suites et cette personne ce monsieur cette dame ils vont retravailler comme ça après sans que personne soit comment ça se passe en fait donc il y a vraiment une chose qui soit claire en fait qui soit claire transparente et qui alors comment elle doit se mettre en place quelle boîte à outils le travail formidable qu'ils ont fait respect etc voilà tout ça c'est à voir mais il faut vraiment créer un truc de confiance pour qu'on puisse se dire bah ouais ça fonctionne ça fonctionne de A à Z et c'est comme ça que ça va marcher en fait madame Lance

1:21:36
Invité

je vais aller complètement dans le sens d'avis c'est le principe de date de fin qu'il ne faut pas oublier par rapport à ce qu'on fait c'est à dire que déposer enfin si on parle vraiment d'un crime déposer plainte on reste dans le drame qu'on a vécu je pense qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont pas parlé aussi parce que de parler ça veut dire rester dans le traumatisme et rester dans le moment qu'on a vécu et donc la date de fin ça fait qu'on passe à autre chose qu'on a envie de passer à autre chose et que du coup on n'a pas forcément l'énergie de rester dans ce qu'on a vécu qui était franchement pas marrant je pense que c'est un des éléments voilà

1:22:10
Présentateur

la date de fin elle s'interprète de deux manières c'est à dire qu'il y a une sécurité sur le plateau de tournage vous pouvez l'appeler comme vous voulez sur la scène de tournage mais il y a aussi la continuité après de la carrière ce qui est quand même un sujet monsieur Balanant

1:22:23
Invité

oui ce qu'on voit quand même c'est qu'il y a un vrai besoin de formation et d'acculturation de toute la profession sur ces sujets là et le sujet que j'aimerais aborder avec vous c'est comment on peut mettre en place ces formations sachant et vous l'avez bien décrit vous êtes presque tous issus de formations quasi d'autodidactes c'est à dire que vous n'avez quasiment aucun d'entre vous pas tous peut-être les assistants réalisateurs un peu moins mais vous avez fait des écoles qui sont des écoles maquilleurs on devient maquilleur pas nécessairement pour le cinéma donc après décider de faire du cinéma si vous n'avez pas été formé au métier du cinéma au métier de l'audiovisuel avec ses spécificités et avec ses règles c'est un vrai sujet donc comment on fait de la formation ?

est-ce que vous pensez que dans les formations initiales qui sont peu nombreuses justement on devrait y avoir des renforcements de ces formations là ? et ensuite tout au cours de votre vie est-ce que vous pensez que à chaque film c'est des choses qui devraient vous être rappelées ? comment ? par quel mécanisme ? est-ce que c'est une réunion avec toute l'équipe où on explique ? est-ce que c'est des brochures ? est-ce que c'est la capacité aussi pour chacun et chacune de passer un coup de téléphone à...

bon on sait qu'il y a audience mais voilà et moi je reviens quand même sur cette question des référents et d'une personne référente du bien-être sur le tournage aujourd'hui je ne vois pas de personne qui dans les chefs de poste aient le temps de faire ça donc je reviens à cette question est-ce que vous pensez pas que ça doit être quelqu'un indépendant ? vous l'avez dit plus ou moins mais comment ? quel type ? est-ce que c'est un métier spécifique ?

ou est-ce que c'est quelqu'un qui habituellement peut être régisseur et sur ce film là parce qu'il a son expérience il va avoir ce rôle et il sera embauché pourquoi pas en tant qu'intermittent d'ailleurs sur cette question là voilà la question de la formation la question de l'acculturation à la vie ensemble comme on l'exige d'ailleurs comme vous l'exigez tous avec vos amis et dans votre vie dans votre vie non professionnelle comment on fait ?

1:24:35
Présentateur

j'ai vu plein de têtes faire comme ça alors je crois que madame Miel vous vouliez parler oui

1:24:39
Invité

oui moi je veux bien ça va bien dire aussi

1:24:42
Présentateur

c'est-à-dire que moi quand vous nous aviez envoyé ce questionnaire et dit est-ce que l'importance des écoles c'est vrai que nous on ne parcourt tellement différent quand on arrive sur un plateau que quelles écoles ? à qui on fait ça ?

alors bien sûr les écoles de producteurs je ne sais pas si ça existe ça paraît évident qu'ils soient formés à tout ça mais et la formation continue après elle est livrée au bon vouloir de chacun c'est-à-dire il n'y a pas de culture d'entreprise chez nous il n'y a pas de socle qui fait qu'on vous accompagne dans votre carrière on est tout seul donc oui moi alors je vais demander à mes collègues parce que c'est vrai que c'est un dossier que je ne connais pas bien mais jadis il y avait des cartes professionnelles des cartes professionnelles c'est-à-dire qu'en tant que chef de poste on devait avoir on avait une carte professionnelle qui pourrait être un moment voilà un moment où exiger certaines compétences parce que c'est un sujet qui me tient à cœur aussi c'est-à-dire qu'on parle très peu du harcèlement moral il est totalement inexistant totalement inexistant de la formation du référent sachez-le moi je l'ai exigé dans la mienne ça n'a pas très bien marché mais je trouve qu'on est aussi bombardé nous-mêmes chef de poste sans aucune formation à la direction d'équipe au management comme on dit rien rien et ça nous à l'AFCA dans notre version de l'empowerment voilà on y réfléchit aussi

1:26:16
Invité

madame Tichier merci oui je suis tout à fait d'accord avec ce que dit Julie à 100% faisant un petit peu partie des anciens j'ai connu cette carte professionnelle que je regrette quotidiennement parce qu'en fait c'était vraiment une façon d'éduquer les gens alors la version officielle que j'ai eu à l'époque c'était que c'était pour lisser avec l'Europe et que tous les pays européens n'avaient pas de carte professionnelle donc ils supprimaient la carte professionnelle en France sauf que ce qu'ils ont obligé de préciser c'est que dans tous ces pays il y a ce qu'on appelle une union qui est très forte et que quand vous n'êtes pas à l'union vous ne pouvez pas travailler donc quand vous allez dans n'importe quel pays en Angleterre en Belgique vous ne faites pas partie de l'union aux Etats-Unis vous ne travaillez pas c'est très simple donc nous nous avons perdu ce moyen qui nous permettait déjà de travailler en sécurité avec des vraies formations quand vous vouliez obtenir votre carte professionnelle vous faisiez en tant que jeune maquilleur débutant vous pouviez faire tout de la mode du clip de la pub être stagiaire enfin disons que vous commenciez votre formation après celle de l'école parce que la plupart des gens dans notre domaine font des écoles font des écoles donc moi je pense que la formation elle devrait commencer dès l'école il devrait y avoir des intervenants qui viennent dans les écoles pour expliquer aux gens les droits comment ça fonctionne évidemment que tout le monde ne fera pas du cinéma mais je peux vous dire pour recevoir à peu près 50 CV par semaine je pense qu'il y en a beaucoup qui espèrent faire du cinéma tous n'en feront pas mais en tout cas la volonté et le souhait est là donc je pense que déjà dès l'école comme nous on peut le faire comme on a des écoles il faut qu'on le fasse ensuite cette carte professionnelle donc vous travaillez vous aviez une opportunité de faire un film comme chef c'est à dire que la production le metteur en scène pensait que vous étiez à la hauteur d'être chef pour la première fois donc vous faisiez une demande de dérogation c'est à dire que vous envoyez votre CV au CNC avec tout ce que vous avez fait vous vous demandiez donc une dérogation exceptionnelle pour être chef maquilleur sur un film d'accord on vous l'accordait ou on vous l'accordait pas donc en général vous aviez des lettres de recommandation de gens qui disaient avoir déjà travaillé avec vous etc donc ça c'était étape 1 vous aviez votre première dérogation vous faisiez votre film pour être sûr que vous étiez dans un schéma de carrière et pas que vous faisiez un film par hasard parce que ça peut aussi arriver quand vous faisiez un deuxième film où on vous demandait d'être chef vous faisiez une deuxième demande de dérogation d'accord donc on vous l'accordait ou pas selon ce qui a pu se passer sur le premier bon si ça se passe bien on vous l'accordait et quand vous aviez un troisième film vous refaisiez une demande de dérogation suivie d'une en fait d'une réunion avec le CNC et vous aviez une espèce d'examen oral on peut dire où vous expliquiez le pourquoi du comment quelle était votre motivation dans quel sens vous vouliez vraiment faire votre carrière quand vous aviez déjà passé toutes ces étapes et que vous aviez votre carte professionnelle je peux vous dire qu'on avait l'impression qu'on avait l'oscar c'était tellement génial et c'était tellement vraiment la récompense d'un travail et moi j'ai pleuré quand on a enlevé ces cartes parce que du coup du jour au lendemain des gens qui ne savent pas qui n'ont pas d'informations qui ne connaissent pas leurs droits qui ne savent pas ce que c'est qu'un tournage comme vous avez vu c'est complexe c'est pas quelque chose sur lequel on débarque et ouais je sais faire un film non c'est très compliqué déjà étape numéro 1 c'est où je me mets physiquement ce qui est quand même la question numéro 1 qu'on se pose le premier jour de tournage donc toutes ces choses là ça s'apprend ça prend du temps maintenant vous avez des jeunes femmes alors maintenant c'est je vois des tutos je fais des trucs je fais vaguement trois trucs et je suis chef maquilleur mais elles sont livrées en pâture en fait c'est pas possible c'est des métiers où il faut quand même une forme de maturité c'est pas des métiers de jeunes filles de 18 ans vous pouvez pas être chef maquilleur à 18 ans il y a quand même un truc qui doit être pour ça que quand vous parliez d'extérieur de personnes extérieures moi je vous donne un exemple je travaille pas mal avec des sur des films américains donc j'ai les doubles le double façon de travailler eux ils sont radicals après me too ils sont devenus fous c'est à dire que eux il y a de la surveillance partout alors là c'est limite big brother mais bon en même temps vous avez des référents harcèlement sur le plateau comme on met en place mais ils ont quand même un référent extérieur et ça change la donne parce que comme vous disiez parfois c'est compliqué de gérer ce problème sur place le fait d'avoir un référent extérieur auquel vous pouvez avec lequel vous pouvez communiquer se faire aider et bien ça vous libère de beaucoup de choses et je peux vous dire que ça c'est le point positif que j'ai quand même pu observer sur leur tournage et pour eux il n'y a pas de t'es indispensable t'es pas indispensable vous êtes un harceleur vous êtes un metteur en scène vous pouvez être viré du jour au lendemain chez nous ça ne peut jamais arriver voilà donc c'est vrai que eux sont partis dans des extrêmes très forts bon ils partent aussi d'événements qui ont fait qu'ils ont réagi très fortement mais moi je suis vraiment persuadée qu'il faut quand même quelqu'un d'extérieur en plus de quelqu'un sur place monsieur Benanon oui merci parce que là votre exemple des cartes professionnelles est très intéressante et on fait le lien avec les agents les agents où la carte a disparu aussi ça doit a priori de ce qu'on pense c'est en lien avec une directive européenne de facilitation à l'accès au métier bon moi j'entends bien et je trouve que effectivement avoir des compétences pour un certain nombre de métiers ça me semble important après c'est une question que je veux vous poser parce qu'il m'a pas semblé qu'en 1960 72 au moment du tournage un dernier tango à Paris les gens avaient aussi les cartes professionnelles et ça n'a pas empêché Maria Schneider de se faire violer par Marlon Brando donc vous voyez c'est pas ça qui va tout arrêter par contre je comprends l'intérêt ce que je vois peut-être comme risque aussi c'est sur la façon d'être préemptée pour être préemptée il faut se tenir à carreau par rapport au milieu et donc on pourrait imaginer qu'avoir la carte professionnelle une fois que vous l'avez vous l'avez parce que vous avez été bien sage et que vous n'avez jamais rien dénoncé mais je pense pas non plus mais c'est une question sur laquelle il faut qu'on se pose la question et ça revient et vous l'avez dit et c'était votre conclusion la personne extérieure qui a une capacité de contrôle alors moi je reviens quand même sur les formations parce que vous avez la possibilité aujourd'hui d'avoir des formations et elles vont devenir obligatoires il me semble pour les attributions au CNC elles sont déjà depuis le mois de septembre en préparation du film comment on peut imaginer les faire est-ce que c'est par quel format et comment on peut les rendre efficaces je repose cette question parce que je crois que c'est par cette acculturation qu'on y arrivera et il faut trouver les bonnes modalités et peut-être que les rendre obligatoires avec des règles précises ça facilitera et ça enlèvera le flou artistique qu'il peut y avoir sur ces sujets là qui veut répondre allez-y même l'arrière alors moi je pense que pour que ces formations alors c'est bien qu'elles deviennent obligatoires personnellement moi depuis septembre j'ai travaillé j'ai pas encore eu de formation mais pour qu'elles soient obligatoires pardon mais il faudrait qu'elles soient obligatoires et systématiques pour tous les intermittents mais elle doit être obligatoire et sûrement au même titre que la CMB donc l'attestation médicale du travail être présentée pour pouvoir travailler en fait ce qui permettrait aussi peut-être d'inclure une clause dans le contrat pour pouvoir en fait servir de motif de rupture si jamais il y a un VSS qui arrive et avoir un acte une réaction beaucoup plus efficace en fait si jamais il y a des VSS qui arrivent parce que à partir du moment où tout le monde a eu conscience a fait une formation donc a été informé de ce que c'est un VSS ce que c'est des violences des harcèlements à partir du moment où tout le monde connaît les droits et les devoirs d'un vivre ensemble que tout le monde a bien conscience de ça déjà tout le monde est plus responsable ça peut laisser beaucoup plus libérer la parole parce qu'on a une conscience commune mais d'autant plus ça engage tout le monde en fait à suivre ce qui a été appris dans ses formations

1:34:58
Présentateur

Je vais juste rajouter qu'entre lire un mail reçu par la prod en début de prépa nous informant et c'est déjà super pardon mais ça n'existait pas avant donc déjà c'est bravo et d'un petit codicisme effectivement sur les feuilles de service etc rien ne vaut que de faire l'effort pendant deux jours trois jours d'être avec d'autres gens qu'on ne connaît pas et d'entendre quelqu'un en présentiel vous parler d'un sujet Et vous reconnaissez que c'est utile Moi j'en ai fait deux parce que tout le monde a le droit de redoubler Je ne veux pas faire la faillote non mais c'est je suis lente à comprendre non c'est que je l'ai fait via deux organismes différents et j'en ai fait une il y a trois ans et demi j'en ai refait une cette année et je ne pense pas que de l'avoir fait une fois tamponne pour notre vie professionnelle la connaissance de ces choses là je pense que il y a un système de récurrence pour que les choses soient intégrées et je ne pense pas qu'une fois dans sa vie où pour le moment la CMB serait intéressante on avait des visites médicales moi quand j'ai démarré c'était tous les deux ans maintenant c'est passé tous les cinq ans notre aptitude à être au travail donc tous les cinq ans c'est vrai qu'il s'en passe des choses en cinq ans dans nos métiers déjà première question est-ce que tous les cinq ans est suffisant pour bien évaluer les risques professionnels de nos métiers et deuxièmement c'est aussi l'occasion de rencontrer des professionnels de santé de pouvoir échanger sur ces questions donc ça peut être un rendez-vous qui est le seul rendez-vous obligatoire d'un technicien aujourd'hui avant de travailler c'est avoir cette fiche d'aptitude donc ça peut être aussi un biais d'entrée des choses monsieur Steym madame Larère

1:36:48
Invité

je voulais rajouter effectivement qu'avec les les formations des gens il y a parce que j'ai beaucoup suivi quasiment toutes vos conditions je prenais mes dîners non je dors très peu je dors très peu en fait malheureusement je vais pouvoir enfin dormir puisque on est passé aujourd'hui mais j'ai j'ai droit à bon point je vous ai entendu parler de beaucoup de choses de rajouter des choses dans des contrats des clauses alors par exemple j'ai entendu parler des clauses VHSS dans les contrats c'est déjà dans l'avenant de Cannes donc c'est théoriquement déjà obligatoire étendu depuis le 1er le septembre rajouter des choses en contrat les gens ne lisent pas majoritairement les contrats alors attend je vous explique pardon j'arrive mais c'est un fait les gens dans notre milieu n'ont pas l'habitude d'où l'histoire de potentiellement des formations juridiques ou des choses etc les gens n'ont pas l'habitude de lire leurs contrats des contrats font 4 5 6 pages écrits en police 4 ils cherchent dedans si leur salaire est bien respecté et les dates à laquelle ils vont travailler ils signent généralement il y a plein de clauses intérieures on a des clauses sur voilà etc donc l'importance en fait la formation c'est quelque chose qui est très important et je pense que le positionnement de l'employeur et donc du producteur est extrêmement important et qu'une prise de position de l'employeur et du producteur déjà un rappeler au producteur parce qu'il y en a beaucoup qui n'ont pas vraiment tout à fait connaissance de leur statut de rôle d'employeur des responsabilités qu'ils ont vis-à-vis des équipes et ça on l'a encore vu dans certaines auditions qu'il y a pu y avoir et qu'avoir un avoir un employeur ou un producteur qui le premier jour de tournage ou sur une réunion de VHSS avec toute l'équipe réunit tout le monde se met debout devant tout le monde et dit chez moi dans ma boîte c'est politique zéro tolérance il ne se passera rien et la première personne qui fait une bêtise c'est dehors comme ça devrait être ça changerait beaucoup de choses sur ce que les potentiels agresseurs ou harceleurs pourraient faire et ce que les potentiels victimes pourraient se sentir soutenus derrière ça c'est pas des longs textes c'est pas de longs affichages ou des longs mails mais voilà une position claire et nette de l'employeur sur ces sujets là en début de tournage serait quelque chose à mon avis de très efficace

1:39:06
Présentateur

Madame Larère

1:39:09
Invité

oui je voulais rebonder sur ce qu'a dit Madame Depince concernant les formations qu'effectivement une ne tamponnerait pas tout mais donc pouvoir la faire régulièrement mais également en fait avoir ces réunions post-tournage pré-tournage parce que post pourquoi pas pour débriefer d'être un tournage aussi pour aussi sur par exemple au moins un membre de chaque post refaire une piqûre de rappel remettre aussi à niveau tout ce qui va être dit tout ce qui doit être cadré en fait dans les VSS et pour que tout le monde soit bien conscient dans chaque service en fait du tournage

1:39:54
Présentateur

moi j'ai une peut-être dernière question parce qu'on arrive à la fin de cette audition est-ce que vous pensez pour l'instant le milieu tel qu'il est je parle du milieu évidemment c'est un terme vague mais vous comprenez ce que je veux dire est-ce que le milieu qui pour l'instant est complètement organisé sur de l'omerta quand même parce qu'aujourd'hui la personne qui parle prend un risque absolument inouï et pour le projet collectif artistique et pour sa carrière personnelle donc en fait c'est quand même extrêmement courageux c'est même héroïque voire au-delà de ça pour les personnes qui osent prendre la parole donc ce milieu qui est totalement organisé autour de l'impunité en fait et de l'omerta d'après vous pourrait-il et est-il sur le point de se retourner et de créer ces réseaux de solidarité pour les personnes qui parlent est-ce qu'on en est là est-ce qu'on en est loin de là ou est-ce que on n'en sera jamais là

1:40:52
Invité

moi je pense qu'il faut du temps il faut du temps parce que c'est quand même assez récent qu'on parle que les gens parlent pour si ça fait longtemps qu'on est dans cette profession on nous a quand même bien appris à ne pas parler donc ça veut dire qu'il faut changer et qu'il faut et donc ça va paraître peut-être naïf j'en sais rien mais pour moi c'est vraiment une question de temps et c'est très difficile de répondre à votre question parce que voilà on verra comment ça arrive mais vas-y Erwan si tu as quelque chose à ajouter avez-vous un scoop à ajouter pas vraiment je pense qu'on n'a pas encore suffisamment de recul pour savoir où on en est et où on va je pense pour répondre à votre question qu'on n'en sera jamais là non je pense pas je pense que ça prend la bonne direction combien de temps ça prendra ça personne ne peut le dire mais je pense que ça prend la bonne déjà l'existence de cette commission qu'on réfléchisse tous ensemble à ce qui est ce qui est à améliorer est déjà preuve d'une d'une évolution on n'est plus dans le silence on sait que ça existe on sait qu'il y a des choses à faire quoi comment bon c'est à venir

1:42:12
Présentateur

Sarah Forestier nous décrivait une situation où elle avait été mise hors jeu et finalement aujourd'hui elle bénéficie des solidarités donc c'est cette question du retournement de Balancier à ce que vous pensez Madame Tissier

1:42:24
Invité

vas-y

1:42:26
Présentateur

c'est pas grave je voulais juste dire il y a aussi une autre donnée qui est que la génération d'en dessous qui ils sont vachement vachement plus politisés vachement plus syndiqués les syndicats nous ont rapporté les chiffres ils disent il y a plein de jeunes ils connaissent vachement mieux leurs droits etc enfin en tout cas eux ils ont une sacrée confiance en eux individuellement qu'on n'avait pas forcément à leur âge alors après parfois ça part un peu dans l'autre sens mais on part dans l'extrême totalement inverse mais quand même ils ont j'ai remarqué que sur des tournages où les techniciens sont jeunes entre 25 et 35 40 etc les prises de parole se font beaucoup plus facilement et de même que tout ce travail qu'on fait dans les associations tous ces collectifs qui naissent ces initiatives individuelles de groupes de travail etc tout ça il y a quand même une notion du collectif qui s'est énormément développée et cette chose là elle est elle est vraiment moteur elle est quand même très positive et je pense qu'il faut pas qu'on l'oublie et qu'on s'appuie dessus il faut parce qu'on le niveau de tolérance a baissé vous direz ça

1:43:32
Invité

madame Tissier je suis tout à fait d'accord avec ce que ce que disait ma collègue moi je pense que ça change quand même et je pense qu'effectivement il y a quand même plus cette notion de solidarité de ne pas laisser quelqu'un de côté seul et ça c'est le pouvoir des associations parce que si quelqu'un était dans une telle situation par exemple dans notre profession elle nous communiquerait ça et on se ferait un point d'honneur à faire travailler cette personne donc je pense que ça change ça prendra du temps comme tout le monde dit mais je pense quand même qu'il y a une prise de conscience collective et c'est vrai que cette commission est géniale pour ça et qu'on était tous très tristes quand elle s'est arrêtée parce qu'on s'est tous dit qu'on avait quand même beaucoup de choses à rajouter et je vois que dans toutes les professions c'est vraiment le cas juste avant qu'on s'arrête je voulais juste faire une petite aparté parce qu'on n'en a pas du tout parlé et moi je pense que c'est un des sujets qui me touche le plus c'est la protection des mineurs on n'en a pas parlé on a parlé de nous en tant qu'adultes évidemment c'est très important parce que si nous on est plus fort on est aussi plus fort pour protéger les plus jeunes mais moi je trouve qu'il y a un vrai problème sur la protection des mineurs parce que déjà très souvent on se dit bon bah il a 6 ans c'est plus vraiment un mineur donc il a pas vraiment besoin de chaperon c'est quand même 16 ans pardon excusez-moi 6 ans il est quand même 16 ans mais en fait c'est là où souvent les problèmes sexuels ont lieu c'est entre 16 et 18 et souvent ils n'ont pas de chaperon donc moi je pense que ça ça doit être obligatoire alors peut-être que ça l'est dans les textes de loi en tout cas ça ne l'est pas dans les faits ça c'est clair et net moi je pense qu'un enfant ne peut pas affronter un tournage seul je suis maman donc je sais aussi de quoi je parle j'ai un exemple privé qui m'est arrivé mon fils a été repéré manque de bol pour eux à la sortie de l'école en casting sauvage et donc il m'a appelé ils m'ont appelé pour que mon enfant fasse le film évidemment que j'ai commencé par dire non qu'il ne savait pas jouer on m'a dit non mais c'est ça qu'on aime comme il ne sait pas on va pouvoir en faire un peu ce qu'on veut enfin c'était un peu présenté comme ça bon donc il a quand même été au casting alors avec son père parce qu'avec moi ça aurait été plus compliqué et finalement il décide de le prendre et en même temps on reçoit le scénario où c'est un rôle assez compliqué d'un enfant isolé maltraité enfin vraiment le rôle pas tellement idéal et donc on pose des questions comment ça va se passer ah bon non mais la vie va faire que ah oui donc en fait vous allez maltraiter mon enfant pendant trois mois parce que comme ça ce sera plus réaliste non on va pas faire comme ça et il nous annonce que le film va se tourner à l'étranger et que les parents ont interdiction d'accompagner leurs enfants donc bah moi je leur ai dit qu'ils avaient interdiction d'emmener le mien en tout cas ça c'est sûr donc déjà des gens qui vous disent qu'ils vont emmener votre enfant dans un pays étranger sans parents il y a un problème voilà oui finalement ils n'ont pas pu faire le film parce que évidemment comme beaucoup de gens ont fait suivre voilà ils n'ont pas trouvé d'enfant dont les parents disent mais bien sûr prenez mon enfant pendant trois mois à l'étranger et surtout ne le ramenez pas donc je veux dire peut-être qu'on entend des choses je vous assure c'est terrifiant quoi moi on m'a rapporté le cas d'un jeune enfant qui avait 4 ans donc qui tournait dans un film personne ne lui a expliqué ce à quoi enfin qu'est-ce qu'il allait faire qu'est-ce qu'il allait se passer ils l'ont mis alors ses parents cet enfant avait des parents ses parents étaient dans le couloir en train de boire des cafés de discuter parce que les parents très contents que leur enfant fasse partie du milieu du cinéma parce qu'il faut aussi le dire les parents ont une grosse responsabilité dans les cas dont on a parlé justement qui ont suscité cette commission je pense que les parents ont été extrêmement défaillants ça c'est un avis personnel de maman donc ils ont mis cet enfant sous une table caché par la nappe sans le prévenir de ce qui allait se passer parce que toujours pour ce fameux réalisme de la spontanéité du choc de l'enfant donc l'ensemble ne savait pas ce qui allait se passer et les deux adultes qui étaient acteurs ont commencé à taper sur la table à hurler s'insulter simuler de se battre autant vous dire que l'état de l'enfant sous la table je vous passe les détails un quart de l'équipe était en larmes devant le combo en demandant et en suppliant que ça s'arrête donc finalement ils n'ont fait qu'une seule prise l'enfant était traumatisé de ne pas comprendre en sidération absolue et donc un technicien est allé voir les parents en disant je pense qu'il faut que vous veniez parce que votre petit ne va pas bien et les parents disent non mais quand il sera plus grand on lui expliquera parce qu'en fait c'est pas si grave le metteur en scène est content

1:48:09
Présentateur

il n'y avait pas d'accompagnateur

1:48:10
Invité

il n'y avait pas d'accompagnateur donc moi je pense qu'on ne peut pas livrer des enfants comme ça sur un film surtout avec des scènes compliquées que ce soit physique mentale moi j'ai fait un film sur l'inceste et on avait les parents on avait une psychologue on avait des gens qui ont encadré tout le film parce qu'il y avait une jeune fille de 13 ans et un petit garçon de 5 ans qui devait subir l'inceste du père et je peux vous dire que ça a été fait merveilleusement bien expliquant rassurant très intelligent bon il n'y avait pas de scène physique mais tout était dans la psychologie et je peux vous dire que ça s'est très bien passé donc je pense que c'est indispensable d'imposer mais vraiment de l'imposer que s'il n'y a pas d'accompagnant on ne peut pas avoir un enfant sur un tournage parce que c'est trop grave

1:49:02
Présentateur

on l'avait en ligne de mien vraiment et jusqu'à 18 ans

1:49:05
Invité

voilà parce que souvent moi je vois ah ben non il a 16 ans alors on tourne en province et vous voyez un jeune homme ou une jeune fille de 16 ans dans un hôtel avec tout le monde on boit des verres non en fait non la dernière prise de parole

1:49:20
Présentateur

de ce qu'il est dit c'était pardon ouais Nathalie c'était très important que tu le dises on s'était tous aussi préparés à aborder la question des mineurs mais on a fait plein de documents qu'on pourra vous transmettre de groupes de travail juste évidemment les mineurs je veux quand même dire un petit mot mais juste avant je voulais vous remercier parce que très rarement les associations professionnelles sont auditionnées consultées sollicitées et s'il y en a qui maîtrisent le terrain ou en tout cas qui sont réunis pour échanger spécifiquement sur ces questions c'est nous et c'est vrai qu'on est ravis dès qu'on peut contribuer à quelque chose et être utile je vous promets qu'on est preneurs et si vous avez besoin de nous solliciter ultérieurement surtout n'hésitez pas on est à votre disposition pour revenir au travail des mineurs c'est vrai que la question se pose aussi des castings c'est à dire autant les jours de tournage d'un enfant sont pris en compte c'est acté au même titre qu'il y a des feuilles d'heure pour les techniciens pourquoi ne pas faire des feuilles d'heure pour les enfants comme ça existe à l'américaine pour les comédiens du coup on peut suivre heure par heure ce qu'ils ont fait ils s'est bien libérés à l'heure ils ont commencé à quelle heure à être maquillés etc c'est quelque chose des outils très faciles de reporting qui pourraient aider et en tout cas encadrer et montrer que ce n'est pas un flou artistique et aussi se poser la question du nombre de castings que peuvent faire des enfants par an parce qu'on envoie aussi des parents qui mercredi après-midi et tous les week-ends emmènent leurs enfants dans des castings et ils ne sont pas pris donc ils ne travaillent pas mais au final ils ne sont pas enfants ils passent des castings merci pour cette précision qu'en effet nous n'avions pas je vous propose qu'on en arrête là tu avais une question

1:50:56
Invité

d'un mot sur les référents parce qu'on allez-y excusez-moi pardon parce qu'on avait préparé énormément de choses mais on peut rester

1:51:02
Présentateur

jusque très tard

1:51:03
Invité

on est là on a plein de choses on a encore plein de choses à vous dire on avait préparé suite à la première convocation à la première commission d'enquête on avait commencé à réfléchir sur le travail des enfants et sur les difficultés qu'on rencontrait avec l'adriette avec la commission du film de la commission du film n'importe quoi pardon la commission des enfants du spectacle excusez-moi et on avait commencé à lisser toutes les problématiques qu'on rencontre et en fait il y a énormément de problèmes logistiques de problèmes de règles qui ne sont pas claires qui ne sont pas définis on est interprétable il y a plein de sujets sur lesquels en fait vous pouvez poser la question à différentes personnes vous aurez différentes réponses sur une règle pour un enfant par rapport à des temps de pause par rapport à des temps de présence à partir de quand on commence à compter combien de temps on a eu la pause on sait au bout de combien de temps une pause est obligatoire on ne sait pas combien de temps doit durer cette pause on ne sait pas si la pause fait vraiment partie du temps de travail ou pas il faut demander à l'oral enfin voilà on a listé énormément de choses qui ne vont pas on a continué grâce à cette première commission à travailler là-dessus ne sachant pas si une deuxième serait là donc on a avancé nous la phare on a avancé avec l'ADP les directeurs de production on est en train de faire du proche en proche avec les différents syndicats et on remonte de proche en proche avec les CHS qu'on a contacté le CHSCT on a commencé à contacter le CNC on essaie de faire remonter des remontées de terrain de gens qui en pratique vivent les textes sur place parce que qui se pose la question sur le tournage de est-ce que l'enfant a terminé est-ce qu'on peut continuer ou pas c'est nous au quotidien c'est pas les gens qui ont décidé les choses ou qui sont dans les bureaux voilà

1:52:28
Présentateur

faites-nous remonter vos travaux ça nous intéresse M. Balanon pour la dernière question c'est moi qui fais la police de cette année

1:52:35
Invité

c'était plus c'était plus pas une question mais une remarque sur les enfants on avait auditionné la driette sur la première audition je crois qu'on va de nouveau auditionner on va de nouveau les auditionner et c'est vrai que si vous pouvez nous remonter dès maintenant des éléments on serait preneur et juste dire au départ l'idée de la commission d'enquête c'était que les enfants et on a vu qu'il fallait faire tout le monde et de la même façon il faudra qu'on protège les enfants jusqu'à 18 ans mais 18 ans c'est toujours pareil il y a un effet de seuil et une jeune femme ou un jeune homme qui a 18 ans et 3 jours voilà donc il faut sécuriser tout votre métier évidemment les enfants mais aussi tout le reste et c'est pour ça qu'on avait souhaité que la commission soit plus large que seulement les enfants et on va continuer évidemment avec les enfants parce que Francesca Pasquini regarde et elle veille sur ce sujet

1:53:25
Présentateur

voilà merci beaucoup pour cette audition et nous vous tiendrons informés des travaux si vous avez des choses à nous communiquer n'hésitez surtout pas nos mails sont ouverts si besoin vous pouvez aussi demander à être réauditionné si vous pensez qu'il y a vraiment des choses qui sont indispensables on ne vous garantit pas de dire oui parce qu'on a évidemment un programme d'audition qui est assez chargé mais bon en complément on peut aussi être ouvert s'il y a des choses importantes et nous-mêmes on peut aussi vous demander de vous réauditionner si on voit qu'au cours de l'avancée de cette commission d'enquête il manque des choses et en tous les cas nous vous tiendrons informés de nos travaux et de l'avancée de ces travaux merci beaucoup merci à vous

1:54:06
Locuteur

merci à vous merci à vous