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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 8 avril 2026 3 minFond programmatiqueNumériqueSécurité

Cyberattaques contre l'État : « Il faut renforcer notre arsenal législatif », admet Roland Lescure

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Roland LescureFait
    « Au total il n'y a pas plus de cyberattaque en France qu'il y en avait il y a un an ou il y a deux ans mais elles sont de plus en plus orientées vers la fuite des données »
  • 1:00Roland LescureChiffre
    « les victimes de fuite de données peuvent porter plainte et saisir la Pirater des données, c'est jusqu'à 7 ans de prison, 700 000 euros d'amende »
  • 1:15Roland LescureChiffre
    « Utiliser ou détenir des données piratées, c'est jusqu'à 5 ans d'emprisonnement, 375 000 euros d'amende »
  • 2:30Roland LescureFait
    « L'EPJL Résilience que vous avez voté l'année dernière sera inscrit à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale en juillet »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Nathalie Goulet. D'abord merci pour votre question qui nous permet ensemble de sensibiliser les acteurs, vous l'avez dit, à la gravité de ce que c'est que les fuites de données qui sont l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes. Au total il n'y a pas plus de cyberattaque en France qu'il y en avait il y a un an ou il y a deux ans mais elles sont de plus en plus orientées vers la fuite des données, vers le vol des données et on est encore insuffisamment sensible à la gravité de ces faits.

Donc j'espère que tous les acteurs que vous avez mentionnés, notamment la Fédération française de chasse, ont porté plainte. C'est indispensable. Même si c'est une petite fuite de petites données, il faut porter plainte.

Pourquoi ? Parce que ça permet d'enquêter. Il faut aussi le signaler à l'Annecy, de manière à ce que vous me posez la question de ce qu'on va faire pour répondre à ce fléau, de manière à ce qu'à court terme on puisse déjà appliquer la loi.

Vous savez qu'aujourd'hui, les victimes de fuite de données peuvent porter plainte et saisir la Pirater des données, c'est jusqu'à 7 ans de prison, 700 000 euros d'amende. Utiliser ou détenir des données piratées, c'est jusqu'à 5 ans d'emprisonnement, 375 000 euros d'amende. Et puis les sites qui utilisent des données volées peuvent être fermés, ça a été le cas récemment du site Bridge Forum qui utilisait des données piratées du ministère de l'Intérieur que nous avons fermé.

A moyen terme, il faut protéger les données de tous les acteurs et notamment celles de l'Etat. Et je vous annonce que le Premier Le ministre annoncera dès demain la feuille de route de la sécurité numérique de l'Etat pour les années 26 et 27. 1.

Fermer des sites obsolètes, qui aujourd'hui sont des portes d'entrée privilégiées pour des attaques dans les sites publics, de renforcer l'authentification à double facteur qui est souvent un des facteurs sensibles qui permettent d'entrer dans les secteurs. Je vois le ministère de l'Intérieur qui opine. Il sait sans doute de quoi je parle.

Trois à long termes. Nous devons renforcer l'arsenal y compris législatif. L'EPJL Résilience que vous avez voté l'année dernière sera inscrit à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale en juillet.

Madame la sénatrice, mieux vaut tard que jamais, vous avez raison. Et au-delà, il faut qu'on profite aussi de ce défi majeur pour développer un écosystème d'entreprises françaises et européennes capables d'allier du développement économique avec la protection de nos concitoyens. Madame Goulet.

Oui, merci, monsieur le ministre. Voilà enfin une feuille de route. Mais on est quand même loin de la souveraineté numérique.

On a des problèmes. Microsoft a été attaqué récemment et vous savez qu'une grande partie de nos données sont aussi hébergées chez Microsoft. Nous avons des directives qui doivent être ratifiées.

Et puis au moment même où je vous parle, il y a une annonce d'un leak de 40 millions de données e-mail exposant L'Oréal, Renault et le réseau diplomatique français. Je crois qu'on est quand même moins, je crois monsieur le président, monsieur le ministre qui nous font un débat pour savoir exactement où on est notre soumission à Microsoft, notre capacité de souveraineté numérique et il nous faut un débat urgent avant le début du projet de loi de finances car il nous faut des agents et je voudrais aussi saluer le travail de nos cybergendarmes. Je vous remercie.