Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 23 octobre 2019 7 minAutoproduitFond programmatiqueOutre-merÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Arrivée à l’île de La Réunion | Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30E. MacronFait
    « les petits-déjeuners à l'école ont été un véritable succès qui ont permis de pallier ce qui est un véritable scandale des enfants qui arrivent à l'école et qui ne peuvent pas apprendre parce qu'ils n'ont pas le ventre plein. »
  • 4:30E. MacronFait
    « Sur la vie chère, il n'y a pas de recette miracle. J'y reviendrai à plusieurs reprises, et j'ai d'ailleurs demandé à ce que l'Autorité de la concurrence y revienne dans quelques semaines. »
  • 5:30E. MacronPromesse
    « nous allons étendre jusqu'à 2 smic ces exonérations dans les secteurs qui étaient attendus, en particulier aussi celui de la presse »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-E. Macron : Bonjour, mesdames, messieurs. Je suis heureux d'arriver, à l'instant, donc, à La Réunion après un peu plus d'une journée passée à Mayotte et ce passage ce matin à Grande Glorieuse.

Ce déplacement à La Réunion est pour moi l'occasion, d'abord, de dire le fait que tout le gouvernement et à son côté le président de la République sont ici aux côtés des Réunionnaises et Réunionnais. Je sais toutes les difficultés qu'il y a eu, parfois la colère qui s'est exprimée sur ce territoire. Mais je veux dire aux Réunionnaises et aux Réunionnais que non seulement nous croyons en leur avenir, mais que nous allons continuer d'agir fortement et avec coeur pour les aider, accompagner les initiatives et améliorer la vie au quotidien.

Beaucoup de choses ont été faites, et j'y reviendrai. En matière de lutte contre la pauvreté et d'écoles, nous sommes ici sur un territoire, c'est les vacances scolaires, mais sur un territoire qui est l'un des premiers bénéficiaires du plan Pauvreté. Et où, par exemple, les petits-déjeuners à l'école ont été un véritable succès qui ont permis de pallier ce qui est un véritable scandale des enfants qui arrivent à l'école et qui ne peuvent pas apprendre parce qu'ils n'ont pas le ventre plein.

Nous sommes dans un territoire où le dédoublement des CP-CE1 a commencé à produire ses effets. Qu'on peut mesurer. Là où il y avait, selon les estimations du rectorat, 25 enfants sur une classe de 30 qui ne maîtrisaient pas bien l'écriture, la lecture et le calcul à l'entrée en classe de CE2, dans les tests qui ont été faits cette année sur la même classe, il y en avait 3.

Donc les choses sont en train de bouger parce qu'on a investi dans la jeunesse, parce qu'on a décidé, justement, de les bouger. Alors, il y a beaucoup de difficultés qui persistent, je sais, et nous sommes là pour les résoudre, et c'est ce que je m'emploierai à faire. D'abord, la vie chère.

Sur la vie chère, il n'y a pas de recette miracle. J'y reviendrai à plusieurs reprises, et j'ai d'ailleurs demandé à ce que l'Autorité de la concurrence y revienne dans quelques semaines. On va renforcer les dispositifs, être absolument intraitables.

J'y reviendrai à plusieurs reprises. Si la vie est chère, c'est parce qu'on n'a pas suffisamment développer la production locale et parce qu'il y en a quelques-uns, en quelque sorte, qui ont tout pris pour eux. Ne nous mentons pas.

Et donc, qu'il s'agisse des transports, des BTP, l'agroalimentaire ou la distribution, je veux que nous redoublions d'efforts pour lutter contre ce fléau. Et donc, sur ce point, nous réengageons des forces, l'Etat, et c'est l'ordre publique économique qui doit ici présider aussi. Et je sais que c'est attendu par nos concitoyens.

Ensuite, j'ai une priorité : réinvestir dans le développement économique et la création d'emplois. Je vous parlais de l'école et de la formation. Nous avons aussi le plan d'investissement dans les compétences, et derrière, que les enfants soient là.

Beaucoup a été fait par la ministre des Outremers pour l'exonération des charges avec un plan, et vous le savez, il y avait ce qu'on appelle une clause de revoyure. Nous y sommes et nous allons étendre jusqu'à 2 smic ces exonérations dans les secteurs qui étaient attendus, en particulier aussi celui de la presse, parce que ça crée de l'emploi, parce que c'est efficace et que les évaluations ont permis, justement, de montrer qu'il fallait aller dans ce sens. Avoir une politique en faveur de l'emploi, c'est aussi apporter des solutions concrètes sur ce territoire de la République où sévit un niveau de chômage, un taux de chômage qui est absolument inacceptable, en particulier pour nos jeunes.

Dès demain après-midi, j'annoncerai, là aussi, une série de mesures très volontaristes que je souhaite que nous développions pour accélérer encore la création d'emplois, en particulier pour nos jeunes et nos moins jeunes qui viennent des quartiers les plus en difficulté. On a créé des dispositifs, il faut maintenant les accélérer et les intensifier. Développer l'activité économique, c'est aussi tirer à La Réunion toutes les opportunités que nous pouvons.

Nous sommes dans une région qui est pleine de potentiel. Celle de l'océan Indien. C'est pour ça que j'ai souhaité que nous ayons cette initiative, ce sommet Choose La Réunion, auquel je me rendrai dans quelques instants, où nous avons convié des responsables politiques, gouvernementaux de tout l'océan Indien au sens large, c'est-à-dire des dirigeants de la région, de Madagascar, des pays africains frontaliers, mais aussi de l'Inde, et des chefs d'entreprise, des grands investisseurs de toute cette région pour leur montrer les potentialités de La Réunion, la capacité à venir investir, venir créer de l'emploi ici, là où ils bénéficient d'une sécurité économique, de règles qui sont celles de la France et d'infrastructures de qualité quand je compare à tout le reste de la région.

Et de la même manière, c'est un moyen pour aider les chefs d'entreprise et l'économie de La Réunion à rayonner dans toute sa région, à obtenir de nouveaux marchés, et ce faisant, à embaucher davantage. Vous le voyez, la création d'emplois, le développement de filières, est pour moi très important, parce que je pense qu'il permet de répondre de manière la plus efficace, la plus pérenne, à la crise que nous avons traversé, à la légitime colère. Tout ça, nous le compléterons aussi par plusieurs autres initiatives.

Vendredi matin, je me rendrai sur une exploitation agricole avant un pique-nique et nous porterons aussi une action volontariste en soutien à nos agriculteurs. Je sais combien ils souffrent partout dans notre pays, mais à La Réunion, il y a des dispositifs très particuliers que nous voulons prendre, et ça participe de cette stratégie extrêmement volontariste que nous avons de produire davantage localement, ce qui favorise à la fois le circuit court et nos ambitions alimentaires et environnementales qui favorise la création d'emplois à La Réunion et ce qui favorise la baisse des prix parce que ça limite l'importation. Nous aurons aussi l'occasion de promouvoir les actions qui ont été prises en matière de politique de la ville et de rénovation des logements.

L'Anru est ici avec moi et c'est, là aussi, une action extrêmement forte qui a été conduite sur le sol et que nous allons encore intensifier et accélérer. Voilà quelques-unes des priorités que je souhaite porter. Mais, au fond, ce que je voulais vous dire...

Il y a eu, c'est peut-être d'ailleurs à La Réunion qu'il y a eu, au moment de ce que l'on a appelé la crise des Gilets jaunes, la plus grande colère qui s'est exprimée. Parfois avec beaucoup de force contre les élus locaux, que nous avons toujours défendus, protégés, parce que nous croyons dans la démocratie représentative et je sais combien les élus de La Réunion savent et se souviennent que la ministre des Outremers a été là pour s'engager à leurs côtés lorsqu'ils étaient insultés et combien le ministre de l'Intérieur a été engagé à leurs côtés pour les protéger, parfois. Cette colère, elle avait des explications, et ce sont les difficultés du quotidien.

Je veux ici dire à toutes les Réunionnaises et tous les Réunionnais que le gouvernement est engagé, tout entier, leurs élus et le président de la République, pour apporter des réponses concrètes. Ca ne se fera pas en un jour, mais nous allons réussir. Et nous pouvons le faire.

Vous pouvez compter sur moi comme je compte sur vous, mais surtout, vous pouvez compter sur mon engagement et mon attachement à cette part de la République au milieu de l'océan Indien qui est une force de notre histoire, de notre présent, et je le sais aussi, de notre avenir. Je tiens à ce bout de France et je suis attaché à ce que chacune et chacun y vive mieux. Et donc, vous m'aurez à vos côtés.

Merci beaucoup. Merci.

Arrivée à l’île de La Réunion | Emmanuel Macron — Emmanuel Macron · Pourquijevote