Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationINA Histoire· 19 octobre 2022 32 minPortrait personnelInstitutions & élections

Simone Veil : De Bobrek à Bergen-Belsen (3/4) I Podcast INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Simone VeilChiffre
    « on était en tout 35 femmes je crois et puis 250 hommes quelque chose comme ça »
  • 3:30Simone VeilFait
    « il était dans les premiers numéros étaient arrivés depuis très longtemps je crois que c'était un Autrichien »
  • 5:00Simone VeilFait
    « on a su tout de suite comme il y avait des gens du déportés qui travaillaient dans les bureaux »
  • 7:00Simone VeilFait
    « on a vu que c'était vraiment et à ce moment-là un espoir qui était celui qu'on pensait que la guerre finirait très vite »
  • 8:30Simone VeilFait
    « on nous a fait ensuite quelquefois partir d'un camp pour les derniers jours tout ça parce qu'il est sur les cadavres »
  • 10:30Simone VeilFait
    « on est passé de la vie c'est le sud-est alors après on est passé très rapidement on ne passait par le Tchécoslovaquie »
  • 11:30Simone VeilFait
    « on a vu le moment et puis ensuite passer par l'Autriche on était à Mathausen »
  • 12:30Simone VeilFait
    « il y a eu de enfin on l'a dit mais je beaucoup de raisons de croire que c'est vrai qu'il y a eu du cannibalisme »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur [Musique] un podcast original produit par Lina écrit par les avenstein avec le concours de Dominique Missika [Musique] [Musique] juillet 1944 cela fait trois mois que Simone Veil sa sœur et sa mère survivent à Auschwitz une capo impressionnée par la beauté de Simone lui propose de la transférer dans un camp annexe réputé pour être un peu moins dur tu es trop belle pour mourir lui dit-elle Simone Veil accepte à condition d'y emmener sa sœur et sa mère elles arrivent toutes trois dans ce camp de beau break le 8 juillet 1944 [Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur troisième épisode de beaux breaks à bergenbelsen juillet 1944 avril 1945 et on est resté puisqu'on est suis janvier si moi c'est beaucoup aussi moi on vit dans les conditions qui sont tout de même où il y a pas d'appel ou le travail est terrassement enfin c'était beaucoup moins dur la nourriture et pas bien meilleure on a moins faim c'est pas la nourriture qui était dure alors les premiers mois bon bref j'ai fait du terrassement enfin on était moins surveillés c'était un petit camp on était en tout 35 femmes je crois et puis 250 hommes quelque chose comme ça mais les 35 femmes on était dans l'usine où on travaillait et il y avait un étage qui faisait un peu genre grenier on avait c'est un grand espace on était tout ensemble aucun appel là le SS venait le soir nous comptait son amusement c'était d'arriver au moment où vous êtes toilette ou autre alors là ça fait des bons chacun c'est vrai et puis tu es arrivé avec nous une femme française qui était dentiste de femmes qui étaient venus du blog d'expérience qui était française aussi d'origine polonaise qui était communiste qui avait été au bloc de l'expérience et qu'il est sorti du bloc d'expérience et qui avait été envoyé là par la filière communiste parce que elle savait d'expérience enfin le médecin leur avait dit vous savez jusqu'à maintenant les expériences n'avaient aucune importance vous pouvez avoir aucune conséquence sur votre santé mais maintenant je sais vraiment je ne sais pas je peux pas vous garantir quoi que ce soit donc vraiment si plus il faut vous trouviez un endroit pour partir et elle avait plus se faire par la filière de soutien venir je dois dire je dis ça sur elle qui était les deux qui étaient communistes et qui ont été même des amis merveilleuses il y avait pas d'abord de capot pour surveiller ce travail et puis le SS il était là il était pas là enfin c'était pas je dirais qu'il y avait un problème tout de même à peu près que c'était les hommes n'aiment pas beaucoup en parler je sais pas si ceux qui ont témoigné en ont parlé ou pas c'était tout de même je crois c'est le seul camp que j'ai entendu parler comme ça qui était un con les hommes et les femmes étaient beaucoup ensemble ça facilitait pas la vie quand on était à berconnat Auschwitz qu'on avait la vie quotidienne vraiment de déporter de base homme aux femmes ça n'existait pas mais tout de même on était très on les rencontrer beaucoup les hommes et puis il y en avait parmi eux qui étaient très libres qui allait où il voulait qui essayait vraiment de vous acheter par tous les moyens et alors ça faisait une pression qui était insupportable par moment insupportable parce qu'on était très peu de femmes donc quand on était aux terrassement que j'étais avec maman il sera mais dès qu'on était un tout petit peu isolé dans comme ça on se trouvait seul et non et puis qui faisait pas ça ils auraient pas tenté c'était la pression morale par exemple il y avait un n'importe qui avait beaucoup de facilité ou autre alors il voulait me donner à manger mais il voulait exiger que il travaillait dans la cuisine pour la cuisine c'est juste en face qu'une SS était en face de notre bloc et moi je mangeais suffisamment ce qu'on avait au camp bon j'avais pas j'étais pas ça j'avais pas faim j'étais pas femme et du tout j'ai pas à ce moment là et un moment ne pouvait rien manger alors je lui disais je veux la porter un moment donné je dis non je la porte à maman voilà chaque fois c'était pénible c'était ce genre de choses mais c'était quelquefois encore plus et puis en même temps il y avait d'autres qui étaient me souviens comme ça qui m'a jamais rien demandé j'ai jamais eu le moindre geste ni rien on a passé Noël encore alors je ne sais pas il était il était dans les premiers numéros étaient arrivés depuis très longtemps je crois que c'était un Autrichien j'ai jamais su grand chose sur lui et alors je ne sais pas comment pour Noël il s'était procuré du parfum pour moi mais jamais rien demandé jamais rien il m'avait donné un pyjama neuf il avait de l'argent sûrement comment est-ce que c'était procuré cet argent qu'est-ce qui s'est pas et m'avait donné je me souviens du parfum et à pyjama alors ça c'était au camp c'était puis après alors je dois dire quand on était avec concerto aussi avec tous les beaucoup d'hommes alors là c'était un autre chantage c'était les hommes qui vous disent on n'a pas vu de femme depuis 10 ans aussi c'était uniquement bien sûr c'est toujours la même chose c'était les capots les chefs de bloc les gens qui avaient des responsabilités pour ne rester que deux jours [Musique] et de beaux bras que vous sentez que c'est la fin de bombardement à partir de l'été d'abord on avait eu un premier espoir à Bob break qui était parce qu'on a su tout de suite comme il y avait des gens du déportés qui travaillaient dans les bureaux et tout ça a été un espace très petit et que vivait beaucoup plus dialoguer entre nous se rencontrer plus facilement donc on a su des qu'il y a eu l'attentat contre Hitler on l'a su immédiatement et on avait eu beaucoup d'espoir qu'il a été tué dans l'attentat malheureusement ça n'était pas le cas ça a été une fausse pose joie mais à partir je dirais du mi-août mi-août septembre début septembre on a vu qui a commencé à y avoir un grand reflux de l'armée allemande ça a commencé déjà très tôt l'offensive russe et on a vu passer des choses parce que le camp était juste au bord de la route entre Cracovie et katovic vous voyez passer des convois il me semble même moi j'ai souvenir c'est pas de même de quelques chameaux dans Madère avec des Mongols en face on avait vu passer de tout et puis des gens et puis après plus en plus plus l'hiver à approcher et puis il y a eu des populations des gens qui ont commencé à faire envoyer très bien puis on a entendu ensuite le camion et la lueur du fond enfin donc ça c'est beaucoup plus tôt à l'automne mais le à partir de début janvier on a vu que c'était vraiment et à ce moment-là un espoir qui était celui qu'on pensait que la guerre finirait très vite et on n'avait pas du tout on savait pas du tout que dans les arbres quand il y aurait l'échec des Ardennes enfin tout ça serait très long vous voyez ça pour terminer dans dans les semaines à venir tellement cette on avait le sentiment d'une pression tellement tellement forte et surtout un exode très très important et d'une déroute allemande et puis en même temps la crainte de se dire qu'est-ce qu'ils font est-ce qu'ils auront le temps de nous gazer avant de nous supprimer pour qu'il reste rien à quel moment vous avez compris que c'était réel le gazage très vite de je vais vous dire les gens quand les gens ont eu la famille ils ont voulu croire une journée ou deux mais quand ils ont dès qu'on a rencontré des françaises qui étaient là depuis un moment qui nous ont dit la même chose et ça ça a été tout de suite pendant la quarantaine quand il y avait des nouvelles qui arrivaient d'abord les gens qui étaient là avaient toujours peur de voir arriver de la famille donc dès qu'il y avait un convoi de française il venait pour venir aux nouvelles et vérifier qu'il y avait personne se renseignées c'est aussi de savoir ce qui se passait en France et déclave ce contact très vite très vite on avait plus je dois dire dans la journée pratiquement on savait à quoi sentir et surtout alors à partir du moment où on nous a dit que on allait à Auschwitz on se dit au fixe pourquoi enfin donc on se demandait ce qui fait que en fait notre groupe on a été jusqu'à monovis puis on est revenu sur nos pas parce que c'était pas dans la trajectoire et que c'est au moment où quand on avait dépassé aux Juifs et que le corps était passé conseillé bon en tout cas voilà on sait pas ce qu'ils vont faire de nous mais en tout cas c'est pas on sera pas gazé là vous pouvez nous fusils mais c'était plus compliqué et on a marché [Musique] ça c'était le soir tard on était parti j'ai pas encore complètement nuit vers 5h de bobrets qu'on avait été vers mon avis sur le fils et puis on était vers la vis qui devait être 70 et 80 km à peu près avant tout on a dû faire 80 km on s'arrêtant juste quelques heures dans une grange ou presque tout le monde à un moment quelconque de la marche s'est arrêté d'ailleurs on est arrivé avec la vie où il y avait alors d'abord il y avait des camps et puis j'avais ramené les gens de toute cette région parce que toute la zone d'Auschwitz est une zone où il y avait énormément de Candes commandes plusieurs dizaines de milliers donc on s'est retrouvé très nombreux là et où il y avait là aussi on distribuerait rien et où là les femmes ont été privilégiées un peu parce que comme on a travaillé dans la cuisine des SS on nous a donné du pain de la soupe enfin les cheveux et à boire les gens avaient vraiment rien à boire ni à manger et puis on est resté deux jours comme ça pas très longtemps et vis je crois qu'il y a eu des sélections mais des sélections où on passait comme ça sans savoir même que c'était la sélection on passait devant les SS et puis bon tous ces gens ont assez qui venaient vraiment il y en avait fini qui était des portées depuis 39-40 en fin depuis des années ou même détenu avant déjà probablement il peut y avoir parmi les politiques d'anciens communistes d'anciens sorcellaires enfin des premières le premier allemand des années 33 34 il en restait pas beaucoup ils ont resté pas beaucoup mais à partir quand ils avaient franchi un certain temps et surtout les Allemands ils en avaient besoin dans les bureaux il leur servait on a beaucoup dit que beaucoup d'entre eux avaient disparu à la fin parce que ça va être autre chose pour témoigner mais c'était c'était assez d'enfer de Nantes c'était [Musique] des gens qui pensent qu'ils vont mourir donc il recherche n'importe quel jouissance n'importe quoi y compris les SS d'ailleurs parce qu'au fond les nécessairement aussi menacé puisque les Russes étaient tout près pour moi ça reste toujours aussi incompréhensible mais d'ailleurs certains historiens de ça c'est que je crois que c'est Philippe burin où je peux qu'elle historien comme ça qui dit que l'obsession de tuer les Juifs étaient pour Hitler à un moment plus important que la victoire et moi c'est ce que j'ai ressenti pourquoi est-ce qu'on nous est avec eux il a fallu nous mettre en des trains on était incapable de travailler on était plus bon à rien de toute façon c'était la moitié sont morts dans les trains dans chacun c'est qu'on voit qui était souvent de 15 ans de mille des wagons à bois sous la neige sans manger sans faire plus de la moitié sont morts qu'est-ce qu'il est resté tous ces gens quand on nous a fait ensuite quelquefois partir d'un camp pour les derniers jours tout ça parce qu'il est sur les cadavres et vraiment alors moi si j'ai eu ce sentiment de la vie surtout parce que je suis convaincu à gregis sinon pas pu évacuer tous les d'abord les Allemands les similialement il y en avait beaucoup ni les soldats ni les SS certainement beaucoup sont restés et on a fait partir des trains avec des mouvements c'est très bien ça chacun de ces trains c'est au moins la moitié qui est mort [Musique] on est donc évacué avec son français train qui était des trains complètement ouvert des plateaux à bois d'autres dans des wagons peut-être un peu plus haut pour le charbon mais là c'est des plateaux à bois on était entassés et tellement fantastique que comme on se battait pour se faire un peu de place vous pouvez même pas ce soir il y en avait qui essayait de vous jeter par-dessus la rambarde pour se faire de la place simplement pour rester ma sœur avait des traces de griffes qu'il avait eu certaines déportés qu'il avait griffé dans le wagon pour essayer la sortir dehors et il y avait que des femmes ou c'était mélangé donc on était pas mélangé femme alors ce qui est extraordinaire on est passé de la vie c'est le sud-est alors après on est passé très rapidement on ne passait par le Tchécoslovaquie les faubourg de Prague dans les faubourgs de Praz comme on était dans ses wagons tout à fait ouvert on passait pas très loin des maisons les Tchèques avaient dû avoir déjà plusieurs trains qui étaient passés ils nous ont envoyé du pain ils ont envoyé ce qu'il pouvait alors on recevait ce qui patoum enfin tout de même pas mal puis quand on s'est arrêté dans une gare il venait apporter des sauts de dos enfin et du jour même au moment où passer la frontière c'est fini non non mais on a vu le moment et puis ensuite passer par l'Autriche on était à Mathausen maintenant on est resté quelques heures on est reparti vers le nord dans ce qu'on voit et ce train a été jusqu'à Dora et adorable la moitié des gens était mort on arrive en Paris mais les femmes personnes je crois pas une seule femme on était très peu nombreuses comme femme il y avait notre groupe de bobren et puis il y avait un groupe de femmes tziganes on est a été dans une petite baraque qui était à l'entrée du camp et d'ailleurs il y a un livre sur Dora et pas que les archives du dosage a reçu une fois une lettre comme ça de gens qui m'ont écrit en disant on a vu que vous aviez été adorable dans le seul qu'on voit où il y a eu des femmes qui se sont arrêtées à dehors et on était je sais pas peut-être un tout une soixantaine donc comme ça peut-être un petit peu plus et on est resté donc c'était à l'extérieur du camp tous les hommes sont entrés parce que beaucoup sont morts encore ensuite les femmes ont toutes survécu il y a une femme qui a couché dans la nuit une femme tzigane qui a couché dans la nuit on l'a tué tout de suite le bébé a été tout de suite elle a tué je crois même si ses amis mais à la survécu à coucher comme ça des Français qui ont appris que de quitter adoration après qu'il y avait des Françaises et qui sont venus nous apporter à manger et on t'a appris qu'il y avait des Françaises là-dessus le SS les a surpris et recevoir une de gifle et puis nous au bout de deux ou trois jours on est reparti pour Bergen Melz on n'est pas restés adora enfin c'était inscrit dans les archives de Laura parmi les hommes aucun des hommes qui étaient avec nous à Bob Marley était dans ce train donc je n'ai rien su de ce qui était adorent les hommes qui étaient avec nous beaucoup sont partis à Berlin parce qu'il faut à cause des bombardements il fallait déblayer la ville les pierres etc et puis donc nous sommes restés juste deux jours et on est reparti alors cette fois en wagon fermé wagon à besti ordinaire mais on n'était pas du tout entassés parce qu'on était peu nombreuses et jusqu'à Bergen le 30 ou le 31 janvier quelque chose comme ça on avait quitté le 18 janvier et à bergenbergen il y avait encore pas trop de monde c'est après qu'il y a eu c'est à partir de ce moment-là qu'il y a eu les grandes une grande évacuation sur Bergen Melsen alors nous ça va réveiller il y avait des françaises qui étaient arrivés venant de d'Auschwitz beaucoup plus tôt vers le j'avais eu des notamment des hongroises mais pas seulement même parmi les Français certaines qui étaient partis au mois d'octobre qui avait quitté Bernard ma belle-sœur par exemple et qui est parti à ce moment-là qui est passée à bergenberzenne et enfin moi je la connaissais pas encore un certain nombre quitté à ce moment-là mais il y a eu surtout énormément d'arriver absolument de toutes les régions puisque l'Allemagne c'est petit à petit réduite de plus en plus c'est la Pologne tous les gens sont bifurqués vers cette région qui était une région qui paraissait à ses éloignés de tout les gens ils sont morts de faim de soif et surtout une toute petite chambre à gaz dans certains cas tout à fait mais enfin je crois pas mais les gens la mortalité les dernières semaines a été croyant le plus c'est le typhus mais c'est aussi c'est aussi la fin parce que je crois qu'il y a eu de enfin on l'a dit mais je beaucoup de raisons de croire que c'est vrai qu'il y a eu du cannibalisme [Musique] on travaillait pas enfin moi j'ai travaillé j'ai considéré que c'était une grande grande chance de travailler sinon j'ai rencontré c'est comme ça par hasard que j'ai rencontré Sonia nouveau elle a été chef du camp comme dans les mêmes fonctions puisqu'elle avait à toujours très c'est une belle femme très allure et rencontrer par hasard parce que mon travail un peu dans et elle m'a reconnu tout de suite et elle m'a mise dans un des rares activités qui avait Bergat de valsen puisqu'on ne pouvait pas occuper les gens elle m'a mise à la cuisine de SS ce qui évidemment était un très grand privilège mais moi j'ai d'abord je sais pas voler je sais pas m'organiser c'est seulement après la je dirais après la Libération qu'on m'a expliqué comment il fallait faire pour les vols parce que le vol en plus on le faisait sur la queue sur les SS alors on avait pas beaucoup de scrupules mais en fait comme il y avait celles qui travaillent à la cuisine des SS et puis celles qui travaillaient pour la cuisine ordinaire on communique facilement avec elle m'a expliqué alors il fallait leur apporter de la soupe la soupe qu'on mangeait pas nous parce que on avait autre chose on leur apportait de la soupe et en échange elle nous sortait les trucs parce que elle n'était pas fouillée tandis que nous on était fouillé beaucoup plus surveillé vraiment tout à fait tout à fait incapable j'ai appris ça la Libération les prix aussi d'ailleurs parce que Valais les choses parce qu'il y avait les gens qui volaient pour se nourrir ou pour des amis il y avait aussi ce qui vendait c'est toujours fait aussi mais moi je me faisais prendre je me faisais prendre quand je voulais du sucre de SS c'est à dire que le lait qu'on faisait cure pour les SS il y avait un peu moins de la personne n'y voyait rien mais alors je faisais un travail qui avait l'air frère posant et très sans inconvénient mais qui a été terrible d'abord parce que j'ai failli me faire envoyer mais c'était comme il n'y avait plus rien à eux-mêmes n'avait plus de farine avec plein j'avais des pommes de terre alors on était on avait des des tonneaux et on devait râper il y avait des grosses frappes on rappelle les pommes de terre et j'avais l'impression que je m'étais plus de son dans la pomme de terre râpée il y avait que toute ma peau par tel que tout ça pour un parce que j'arrivais pas à aller assez vite on disait toujours on devait faire un tonneau dans la journée alors je rajoute en douce je rajoute de l'eau parce que ça se comme ça rend beaucoup d'eau les toutes mais j'arrivais tout de même pas à faire mon plein de comment dormait presque pas la nuit parce qu'il y avait des la nuit il y avait des allers très souvent partaient très tard on traiterait tard dans le camp et j'ai dû en plus avoir diffuses sur mes mains en compte moi j'ai la plupart des maladies que j'ai je crois toutes les maladies que j'ai eu dans ma vie ça a toujours été des maladies qui ne comme la scarlatine je crois que j'ai tout j'ai jamais malade j'avais la grippe j'ai jamais rien alors que j'ai des choses quand même mais on les on s'en aperçoit pas et là j'ai dû j'ai dû avoir le typhus parce que d'après des tests le médecin en rentrant mais vous avez sûrement un petit fusse maman est mort du typhus ma sœur a eu très gravement mais enfin très content une fois parce que je me suis fait prendre tout de même avec du sucre que j'avais évolu pour elle et j'ai trouvé qu'ils étaient alors j'ai dû faire je sais pas combien de temps ramper par terre et m'ont laissé le sucre alors je sais pas s'ils ont oublié de le prendre ou sinon on est ici par en disant que j'avais payé suffisamment mais tout ça n'a pas été une période très longue mais une période terrible terrible parce que vraiment des cadavres on a vu tous ces films de témoignages les cadavres étaient assimilés c'était des squelettes les câlins j'ai pesais je sais pas les gens avaient des dysenteries épouvantables j'avais pas le temps de sortir vraiment épouvantable il y avait plus un endroit pour se loger dans les mêmes dans les toilettes dans les lavabos les gens étaient sous les quand les anglais sont arrivés on savait qu'ils allaient arriver d'ailleurs mettaient confirmés récemment j'ai eu un livre d'un anglais expliquant que l'accord entre les Anglais les Allemands c'est des fêtes quelques jours avant et d'ailleurs on avait vu on voyait SS avec des brassards blancs mais d'ailleurs les SS convaincus beaucoup sont morts du typhus aussi et dans les anglais sont arrivés épouvantail ne pouvait pas croire ce qu'il voyait alors il y avait le typhus se répond par les poux alors il y avait tellement de poux dans les vêtements que l'on n'arrivait plus à s'en débarrasser on essayait n'importe quoi et je me souviens une fois comme ça je marchais si après je marchais et puis de loin jouer un chandin et je dis oh tiens il est en angora là ce que j'ai moche je vais changer c'était l'élanzes qui donnait le sentiment qu'il y avait de l'angora sur le pourtour du champ d'arrêt c'est fou c'est fou il y en avait c'était effrayant et ce que j'ai le plus apprécié en arrivant à Lutetia mais déjà on en avait vu un peu ce que c'était c'était on était dévoré on pouvait rien faire on peut plus rien faire d'ailleurs il y a aucun moyen de se laver il y avait plus d'eau le seul eau qui avait c'était il y avait deux ou trois empêchements qui étaient qui avaient été de petits des bassins et qui était devenu une espèce de marécage on l'a acheté n'importe quoi et on les avait les gens avaient tellement soif il y avait tellement pas d'eau dans le temps que j'étais entouré de barbelés et les gens passaient les barbelés se faisaient tuer pour aller chercher de l'eau dans ses bassins dégoûtants mon jeter n'importe quoi en plus quand les gens sont malades ils ont régulièrement soif alors ça évidemment le fait même d'être dans la cuisine et je sais je pouvais rien manger j'étais incarne de manger mais dans la cuisine SS on faisait cuire du lait et l'enjeu je volais moi qui aime pas le lait qui de nouveau n'aime pas ce moment-là je volais deux trois verbes ça c'était très facile il y a aucun risque les grandes culs de l'être juste à côté de l'endroit où il y avait mes raps à pommes de terre alors je me levais j'allais boire un verre de linge prenais avec mon mais c'est pas un endroit qui était qui avait été destiné à ça et c'est le l'accumulation d'ailleurs les Anglais ont été eux-même tellement dépassés et horrifiés que le général anglais a donné sa émission enfin demandé à repartir au front très peu de temps après parce que la guerre était pas finie parce qu'il dit j'ai aucun moyen je peux rien faire et ne supportait pas le et vous parlez de l'hôtel Lutetia vous posiez combien à ce moment-là vous savez combien vous peser à votre retour j'avais déjà beaucoup grossi devait peser leur mon la libération [Musique] 30-35 kg et là 40 [Musique] [Musique] Simone Veil seul l'espoir apaise la douleur un podcast original en quatre épisodes produits par Lina réalisée par mexomnoises écrits avec le concours de Dominique Missika avec la voix des adorada musique originale Michael yo [Musique] ce podcast a été réalisé à partir du témoignage de Simone Veil recueilli par Catherine Bernstein le 9 mai 2006 dans le cadre de mémoire de la Shoah une initiative de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de Lina [Musique] [Musique] [Musique] l'intégralité du récit de Simone Veil est disponible en librairie dans seul l'espoir apaise la douleur une coédition Flammarion INA et en vidéo sur le site des grands entretiens de Lina entretien au pluriel point fr

Simone Veil : De Bobrek à Bergen-Belsen (3/4) I Podcast INA — Simone Veil · Pourquijevote