La ministre du tourisme est l'invitée politique de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour madame la ministre. Alors, on va bien sûr parler des enjeux du tourisme avec vous, mais d'abord les tensions entre la France et l'Algérie. L'Élysée a rappelé son ambassadeur hier et annoncé l'expulsion de 12 agents en représaille à une mesure similaire de la part d'Alger.
Est-ce que c'est une crise diplomatique ? Écoutez, c'est une réponse de fermeté surtout hein parce que effectivement nous avons une très bonne diplomatie. À un moment, nous nous avons des engagements réciproques avec l'Algérie.
L'Algérie ne joue pas euh dans les règles et nous devons avoir cette réponse par rapport à ces obligations qu'elle doit remplir. Euh nous avons aussi de grosses inquiétudes via la famille de Boem sans sale. Nous souhaitons aussi être écouté.
C'est important. Donc fermeté. On risque pas l'escalade.
Écoutez, nous nous sommes toujours les premiers. Nous sommes un pays de médiation. Nous faisons beaucoup d'efforts, mais à un moment donné quand nos droits sont piétinés, il faut répondre.
La semaine dernière, Laurent Vequier avait proposé d'enfermer les personnes dangereuses sous OQTF à Saint-Pierre Miclon. Et bien, l'archipel a riposté avec humour. Je sais pas si vous avez vu cette campagne touristique.
Elle vente la qualité de vie et les richesses de Saint-Pierre et Miclon. Est-ce qu'ils ont raison de se défendre avec ce biais humoristique ? Mais écoutez, en tout cas, nous nous avons fait la même chose au ministère du tourisme.
Nous avons eu à déplorer une campagne de de French bashing et nous avons répondu en détournant. Je crois que c'est une bonne occasion de faire parler euh du territoire, de nos territoires. Donc je trouve ça très original et nous relérons bien évidemment.
Il a eu tort Laurent Voquier de faire cette proposition. Ça vous a choqué vous ou pas ? Bah c'est plus que maladroit.
Je crois que effectivement le territoire est à la hauteur de la réponse qu'il faut donner. Vous avez suivi hier la conférence tenue par François Baou. Est-ce que c'est une cure d'austérité qui ne dit pas son nom en terme de finances publiques ?
Non, c'est une cure de vérité. Je crois que nous l'avons expliqué depuis des mois, notre pays est très endidé. c'est 3000 300 milliards euh de dettes, c'est 50000 € par habitant quel que soit son âge.
Donc par rapport à ça, nous savons euh que euh nous dépensons plus que ce que nous recevons. Euh nous ne pouvons pas augmenter les impôts. Nous sommes le pays le plus taxé au monde.
Donc il faut trouver euh des solutions. Euh et donc effectivement François Berou a une méthode depuis son arrivée euh qui est notamment d'économiser sur les dépenses de l'État. C'est ce que nous avons fait. euh pour ce projet de loi de finance 2025 qui est la loi 2025.
C'est ce que nous allons faire en 2026 et puis nous allons regarder quels sont les postes que nous pouvons améliorer comme le combat contre la fraude. C'est effectivement 13 milliards cette année récupéré, 15 milliards pour l'année prochaine. Nous devons produire plus parce que nous fabriquons moins que ce que nous commandons.
Donc effectivement euh nous devons travailler plus nombreux, avoir des réactions sur un engagement très fort sur les jeunes et les seigneurs. Moi, j'étais à Bordeaux ce weekend sur l'hôtellerie Restauration. 60 % des entreprises nous dit qu'elles ont dû freiner leur activité par manque de personnel.
Donc, on voit bien l'impact sur l'économie française et nous devons investir dans le tourisme. Mais cette préparation du budget 2026, on l'a vu, elle est inévitablement liée à à ce retour d'une menace de motion de censure. Est-ce que vous vous pensez que ce gouvernement dont vous faites partie peut passer ce cap budgétaire ?
Bien euh nous avons effectivement déjà passé euh une première fois ce cap budgétaire. Euh cette méthode, elle permet euh euh d'être plus transparente parce que nous avons dû le faire suite à la désolution la première censure, nous avons dû le faire en précipitation et pas assez ouvertement et en transparence et notamment par rapport aux parlementaires. Donc la méthode va permettre de remettre tout le monde autour de remettre tout le monde autour de la table.
Nous venons de le faire avec les partenaires sociaux, les parlementaires vont pouvoir faire partie de cette discussion bien en amont en amont de l'étude en hémicycle comme ça peut se faire au mois de septembre. Donc c'est une construction petit pas par petit pas. C'est une méthode de François Verrou qui essaie quand même de gagner du temps.
Il y a un certain immobilisme maintenant dans ce gouvernement. Non, c'est pas gagner du temps. Je crois que nous euh avons à regarder quelles sont les dépenses essentielles.
Euh nous dépensons trop par rapport à à ce que euh nous engrangeons dans nos recettes. Euh nous avons d'excellents services publics. Nous devons faire euh demain euh des économies et des choix.
Donc, il faut se reposer la question des missions essentielles que nous devons couvrir et notamment par exemple l'Europe. On voit bien que dans cette actualité très très tendue, nous avons dans l'Europe la défense. Nous ne pouvons pas désarmer aujourd'hui, bien au contraire.
Il y a donc des postes que nous devons conserver et d'autres sur lesquels nous devons regarder comment réduire nos dépenses mais aussi comment accroître nos recettes. Et comme je vous le disais, le tourisme fait partie de cette justement on en vient à votre à votre portefeuille au sein du gouvernement. Vous êtes donc chargé du tourisme.
On vit en ce moment à l'échelle internationale une période de trouble politique, de trouble économique avec le repli sur soi des États-Unis. Quelle répercussion elles ont ces tensions sur notre économie touristique ? Eh bien, pour l'instant, c'est plutôt une opportunité.
C'est comme ça que le décrit euh le secteur touristique et la et la filière. C'est vrai que euh beaucoup de de pays se détournent des États-Unis depuis euh euh le vote Trump euh et euh se reporte sur euh la France. L'hospitalité à la française attire puisque 2024 a été l'année de tous les records.
Nous avons accueilli plus de 100 millions de visiteurs étrangers. Nous sommes le pays le plus visité au monde. Nous avons eu un accroissement de de recettes plus 71 71 milliards de recettes plus 12 % par rapport à 2023.
Et là, nous avons une accélération. Nous avons très bons chiffres pour Pâqu, pour les ponts de mai. Nous avons une une très bon chiffre pour la fin de l'année et les vacances d'hiver euh parce que nous avons su séduire mais aussi ce cette désaffection des États-Unis.
Euh il y a un désamour en fait, il y a un désamour des Français pour regrettable. Avons nous avons su attirer des Brésiliens, des Japonais, des Canadiens. Par exemple, j'étais en Guadeloupe Martinique pendant 4 jours.
Pour faire le point avec nos ultramarins sur leur politique touristique, et bien nous avons plus de 31 % de plus de Canadiens qui arrivent. Donc c'est une opportunité effectivement pour pour la France et pour son rayonnement. Et sur notre économie touristique à proprement parler, on est après les Jeux Olympiques, après un été qui était quand même exceptionnel.
Est-ce qu'il perdure encore cet effet post JIO ? Oui oui, effectivement nous constatons l'héritage Jeux Olympiques. Vous avez ces 5 milliards de téléspectateurs qui ont vu les images de Paris mais de la France entière puisque nous avons promotionné tous les sites et qui ont manifesté leur envie de France.
Nous avons eu aussi les commémorations du débarquement. Nous avons eu aussi la réouverture de Notre Dame. Donc tout cela constitue un héritage sur lequel nous prospérons et nous avons de très très bons chiffres pour l'instant.
Mais vous savez le la filière touristique euh est un secteur qui est très sensible aux variations macroéconomiques, à l'inflation, au pouvoir d'achat, au tout de change. Donc j'ai réuni et je réunis régulièrement la filière pour que nous puissions surveiller. Mais encore une fois, aujourd'hui, ce tourisme se porte bien et c'est aussi un levier de croissance pour la France.
Vous l'avez dit, on reste le pays le plus touristique du monde avec 100 millions de visiteurs par an en France. Mais si on compare avec notre voisin espagnol, 94 millions, leurs recettes sont supérieures, c'est-à-dire qu'un touriste dépense plus en Espagne qu'en France. Comment comment ça s'explique ?
Et bien écoutez, par une offre accrue en hôtellerie, c'est vrai que nous devons euh investir euh parce que nous devons rénover notre offre, nous devons améliorer notre offre, avoir une offre cette offre, nous devons avoir une offre plus haut de gamme. Euh nous sommes les leaders du pleinaire par exemple en Europe, mais nous savons que nos touristes ont envie d'avoir cette offre hôtelière. Donc nous devons être au côté de l'hôtellerie pour investir.
Nous devons aussi mieux faire connaître nos nos offres touristiques parce que nous avons des pépites patrimoniales. Nous sommes un pays gastronomique, touristique. Nous devons mieux le faire savoir parce que effectivement l'Espagne arrive à à communiquer à un marketing beaucoup plus agressif que le nôtre.
Donc nous devons gagner en agressivité commerciale. Une dernière question, il y a aussi une pignerie de main d'œuvre dans ce secteur. Ça freine peut-être aussi l'activité touristique, non ?
Oui, c'est ce que je vous disais quand je vous parlais de de Bordeaux. Nous voyons bien que nous avons ce problème de ressources humaines et c'est tout le sens du Tour de France que j'ai fait il y a quelques jours avec Nina Métay, notre meilleur chef pâtissier au monde pour expliquer les atouts des métiers du tourisme, les valoriser pour attirer des jeunes ou des moins jeunes. Ça peut être une reconversion professionnelle dans de dans ce secteur pour faire en sorte qu'il puisse rapporter plus à la France.
Merci. Merci beaucoup. Merci.
Nathalie Delattre