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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 juin 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleRetraites

Rémi Féraud : « On parle beaucoup de Rachida Dati dans les journaux, mais pour ses affaires »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quelle une choisissez-vous parmi celles présentées ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous optimiste sur le vote du Sénat pour la loi sur la fin de vie ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Un an après la dissolution, comment qualifiez-vous cette décision ?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Ces 40 milliards d'économies sont-ils un bon choix ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Peut-on revenir sur l'âge de départ à la retraite sans mettre en péril le système ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Saluez-vous les déclarations d'Emmanuel Macron sur l'écologie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Rémi FéraudFait
    « La dernière fois que nous en avons discuté, le Sénat l'a rejeté mais de peu. »
  • 6:00Rémi FéraudFait
    « Cette dissolution n'a heureusement pas entraîné l'accès de l'extrême droite au pouvoir, mais elle a largement bloquer le pays. »
  • 7:00Rémi FéraudFait
    « Le président de la République n'a pas respecté le front républicain qui s'est dégagé majoritairement à l'Assemblée nationale. »
  • 8:00Rémi FéraudFait
    « Il y a eu tellement de retard, de procrastination, d'empêchement, d'obstacles mis par le président de la République lui-même. »
  • 16:00Rémi FéraudFait
    « Ce sont des outils dont nous avons besoin pour la transition écologique et dont les Français notamment les plus modestes ont besoin. »
  • 18:00Rémi FéraudChiffre
    « Suspension de ma prime rénove pour combien de temps ? Jusqu'à quand ? »
  • 21:00Rémi FéraudFait
    « Les arrondissements seront supprimés de fait par cette réforme du mode de scrutin. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Réy Ferot, vous êtes sénateur socialiste de Paris, candidat à la mairie de Paris. On va revenir sur les informations du du journal, mais d'abord, on va regarder les une de la presse régional et on commence par la une de Nice matin. Macron sur le pont, le président arrivé hier à Nice à bord d'un navire en provenance de Monaco pour ouvrir ce matin la 3e conférence des Nations unies sur l'océan.

La deuxième une, c'est celle de Nord éclair. Aide à mourir, le combat continue après la proposition de loi sur la fin de vie qu'il juge bancal. Les militants pour une mort choisie estime qu'il s'agit toutefois d'une avancée mais que le combat n'est pas fini, notamment auprès des élus.

Et puis la dernière rune, c'est celle de l'approvenance et cette question de travail fini les coups de chaud, adaptation des horaires, fin des tâches pénibles aux heures les plus chaudes, fourniture d'eau fraîche. Le 1er juillet, un décret doit offrir de meilleures conditions de travail aux salariés des secteurs exposés. La mesure va-t-elle assez loin ?

C'est ce que demande le journal. Quelle lune choisissez-vous ? Celle de Nordclair parce que l'Assemblée nationale a enfin avancé sur le droit à mourir dans la dignité et ce texte, il viendra au Sénat l'automne.

Vous êtes optimiste sur le vote du Sénat ? Je ne suis pas optimiste puisque la dernière fois que nous en avons discuté, le Sénat l'a rejeté mais de peu. Par ailleurs, le Sénat ne peut pas bloquer ce processus législatif.

Je suis surtout très décidé à ce que enfin la législation avance. C'est ça qui me paraît important. Il y a eu tellement de retard, de procrastination, d'empêchement, d'obstacles mis par le président de la République lui-même, par les gouvernements, par ses gouvernements successifs.

Il faut enfin que la France puisse se doter d'une loi, d'une loi nouvelle qui permet de mourir dans la dignité à celles et ceux qui le souhaitent. On a pris beaucoup de retard. Il y a des gens qui souffrent, il y a des gens qui meurent mal aujourd'hui.

Moi, j'espère que cette loi pourra être votée le plus rapidement possible et que le Sénat contribuera. La gauche sera très présente dans ce débat. Évidemment, on va parler de l'actualité.

Il y a un an, jour pour jour, Emmanuel Macron après les européennes décident donc de dissoudre l'Assemblée nationale. 1 an après, comment vous qualifiez cette décision ? toujours aussi incompréhensible pour la majorité des Français et elle a entraîné le pays dans une forme de blocage.

On le voit d'ailleurs avec la discussion budgétaire où on voit tous les sujets qui sont à l'arrêt. On peut penser par exemple au logement et à la réponse à la très grave crise du logement que traverse notre pays. Donc cette dissolution n'a heureusement pas entraîné l'accès de l'extrême droite au pouvoir, mais elle a largement bloquer le pays puisqu'il n'y a pas de majorité et aussi parce que le président de la République n'a pas respecté le front républicain qui s'est dégagé majoritairement à l'Assemblée nationale.

Nous en sommes là aujourd'hui un an. C'està dire il a pas respecté le front républicain. C'est pas ce gouvernement qui il y a une majorité de français qui a refusé l'extrême droite qui a refusé une majorité l'extrême droite une nette majorité de français au deuxème tour des législatives.

Ça aurait dû conduire à un gouvernement qui prenne en compte l'ensemble des forces de ce front républicain. Et le président de la République a choisi un gouvernement de droite qui dont la légitimité est extrêmement faible. La majorité relative à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement et vous auriez participé à un gouvernement avec DLR vous ? Pas forcément. n'avait d'ailleurs pas vraiment participé au front républicain.

C'est pas une question de qui c'est pas comme ça qu'il faut poser la question. Sont les Français qui avaient défini une majorité de fronts républicains. Bernard Casneuve aurait pu être le premier ministre de cette majorité.

C'est pas le choix qu'a fait le président de la République. Un an après, le pays est dans un blocage qui doit nous inquiéter. Le PS pourrait déposer une motion de censure dans les prochaines semaines.

Bien sûr que c'est pas un objectif en soi, mais quand on voit ce que veut faire le gouvernement, 40 milliards d'économie sans aucune mesure de justice fiscale, il ne faut pas l'exclure. Ces 40 milliards d'économies, vous êtes à la commission des finances, vous suivez de près les questions budgétaires. Ces 40 milliards d'économies, dit à Améliin, elles sont à trouver dans le budget, elles reposeront sur les économies et non sur les hausses d'impôts.

C'est un bon choix ? Non, parce que c'est un choix déséquilibré. Et par ailleurs, j'entends parler d'une année blanche.

Une année blanche, c'est à la fois un coût de rabot généralisé sur les dépenses et une augmentation d'impôts pour tout le monde et notamment pour la classe moyenne et les plus modestes. Nous nous proposons par exemple cette semaine au Sénat, je parle de la gauche, d'instaurer ce qu'on appelle la taxman, c'est-à-dire un impôt sur le capital, sur le patrimoine des ultra riches, des 0,01 % des Français les plus riches, ceux qui ont plus de 100 millions de patrimoines. Exactement.

Aujourd'hui, les grandes inégalités, ce ne sont pas seulement les inégalités de revenus, c'est surtout les inégalités de patrimoine. Si on veut avoir un effort qui soit équilibré, il faut que les plus riches contribuent et contribuent à la hauteur de ce qu'ils peuvent. Or, c'est ce que le gouvernement refuse.

J'ai même cru comprendre en lisant l'interview de madame de Montchalin parce que on qui dialogue d'ailleurs avec les ministres. on voit comment le gouvernement fonctionne ou disfonctionne aujourd'hui que le gouvernement envisageait de mettre déjà fin à la contribution exceptionnelle des grandes entreprises ou à la contribution exceptionnelle des Français les plus riches. Tout cela n'est pas raisonnable.

Donc il faut des impôts sur les plus riches. Il y a une autre piste et pas d'année blanche. C'est ce que vous nous dites.

Et pas une année blanche qui soit comme ça un coût de rabot généralisé et une augmentation d'impôts généralisé. Il y a une autre piste. C'est ce qui sait hier par Amilie de Monchalin et Éric Lombard.

On l'a entendu dans le journal, c'est enclencher la baisse du nombre de fonctionnaires. C'est nécessaire ça ? Non.

Où ça ? À l'hôpital, dans la police, à l'éducation nationale ? C'est pas comme ça qu'on peut fonctionner.

S'il y a des baisses, des réductions de nombre de fonctionnaires, il faut dire lesquels, où ça, pourquoi ? Euh là, ça des coupes dans les agences de l'État, ça vous soutenez ? Ça dépend quelles agences.

Tout ce qui est mesure généralisée comme cela non conduira à des à un recul du service public et à des reculs de politique publique. Dans ce contexte actuel se pose la question de la possibilité de revenir sur l'âge de départ à la retraite. Le Corp Conseil d'orientation des retraites, a publié il y a quelques jours un rapport qui prévoit une dégradation du système de retraite avec un déficit à 5 milliards cette année.

On va écouter ce qu'on dit le vice-président des Républicains François Xavier Bélami. Pour lui, il est impossible dans ces conditions de revenir sur les 64 ans. Il faut évidemment passer à un retraite à un système de retraite par capitalisation.

D'abord, il faut commencer par arrêter d'entretenir cette espèce de mensonge qui consiste à faire croire qu'on pourrait faire baisser l'âge de départ à la retraite. C'est quand même aujourd'hui la discussion qui est en train de se dérouler avec les partenaires sociaux qui est une forme, je le dis depuis des mois, une forme de folie. Vous montez en disant qu'on peut revenir sur ces 64 ans, vous la gauche ?

Non, parce que si on revient sur ces 64 ans et bien il y aura d'autres mesures qui prennent en compte la pénibilité, l'état de santé des personnes, les modes de financement. Tout doit être sur la table. Le conseil d'orientation des retraites lorsqu'il parle de 66 ans et demi, enfin 2070, il ne prend plus qu'un seul critère et donc celui de l'âge.

Et donc soit tout est tout sur la table, soit tout n'est pas sur la table. C'est le premier ministre qui a lancé cette conférence sociale. Donc est-ce que les Républicains qui sont au gouvernement assument cette discussion sociale en transparence, en équité ?

Et pour vous, on peut rebaisser l'âge de départ à la retraite sans mettre en péril l'équilibre du système ? là aujourd'hui, oui, à terme, il faut trouver les modes de financement aussi de notre système de notre système de retraite. Il y avait jusqu'à la réforme des retraites qui est passée en force il y a 2 ans et bien des modes de financement, des modes d'évolution pardon qui étaient équilibré, c'était la réforme tourne et donc il faut prolonger cette réforme tourenne pour vous.

Oui oui, il faut il faut y revenir bien sûr. On va parler euh d'écologie. Le sommet des océans s'ouvre aujourd'hui.

Hier dans le Parisien. Emmanuel Macron s'est posé en garant de l'écologie. Il n'est pas content de ce qu'il a vu ces derniers jours.

Il fait référence notamment à la suppression des ZFE, euh à ce qui s'est passé sur le ma prime Renove, on va en parler. Est-ce que vous saluez ce qu'a dit hier le chef de l'État ? Je sais pas si je le salue en tout cas, il reparle d'écologie.

Il n'en avait plus parlé, je crois, depuis l'entre de tours de l'élection présidentielle. Des fois, on se demande s'il est pas lui-même à la tête de l'opposition euh de son gouvernement et de sa majorité relative quand on l'entend parce que euh son euh euh c'est soit son gouvernement, soit sa majorité relative qui remet en cause enfin qui suspend ma prime rénove, qui remet en cause les zones à faible émission, c'est-à-dire la lutte contre la pollution de l'air dans les grandes agglomérations. Euh le zan, c'est-à-dire la protection euh de de nos sols, de la nature.

Donc mais lui il dit qu'il a pas de leçons à recevoir pour vous. Il a des leçons à recevoir. Oui, il a des il a des leçons à recevoir.

Même si bien sûr, je me réjouis que la France accueille le sommet des océans et c'est un enjeu extrêmement important pour la planète. On va continuer à parler d'écologie. C'est l'actualité à Paris.

On va retrouver Jacques Paquier directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Bonjour Jacques. Jacques qui a une question à vous poser qui va vous interpeller sur la suspension de ma prime Renov.

Absolument. Bonjour monsieur le sénateur. Oui, je voulais vous demander, on connaît le le le volontarisme des politiques de la ville de Paris concernant la transition écologique.

Le gouvernement vient d'annoncer, alors il paraît que c'est une suspension, mais enfin jusqu'à preuve du contraire, le le l'arrêt de de des fonds versés au titre de ma prime rénove. Je voulais tout simplement connaître votre réaction et plus globalement, est-ce que vous déplorez euh que le gouvernement euh ne distingue pas assez euh les les bonnes des mauvaises coupes et mettent ce faisant en en péril euh une partie des politiques que vous menez dans ce domaine ? Bien sûr que je le déplore.

Suspension de ma prime rénove pour combien de temps ? Jusqu'à quand ? Et puis ça me rappelle également la suspension des aides pour le changement de véhicule.

C'est ça qui d'ailleurs bloque aujourd'hui la mise en œuvre des zones à faible émission. C'est cette arrêt des aides au changement de véhicules vers des véhicules plus propres. C'est très inquiétant parce que ce sont des outils dont nous avons besoin pour la transition écologique et dont les Français notamment les plus modestes ont besoin pour justement faire face à ce besoin de transition écologique.

C'est pour cela d'ailleurs que dans le cadre de la campagne municipale, moi j'ai proposé que la ville de Paris mette en place une prime climat, c'est-à-dire un soutien à la rénovation énergétique des logements. à Paris, c'est un enjeu absolument essentiel et ce soutien pourrait se faire par une aide de la ville complémentaire aux aides qui existe. Et justement, on va continuer à parler des municipales à Paris.

C'est dans 10 mois maintenant et dans trois villes, Paris, mais aussi Lyon et Marseille. On ne sait toujours pas quel sera le mode de scrutin. La loi PLM qui vise à rendre l'élection du maire plus directe a été voté à l'Assemblée, rejeté au Sénat, verra-t-elle le jour et sous quelle forme ?

On va voir ça avec Quentin Calmé. [Musique] Bonjour Quentin, bonjourne. Bonjour Ry Ferot, bonjour.

Et Quentin, à moins d'un an des municipales, on ne sait toujours pas comment seront élus les maires de Paris, Lyon et Marseille. Exactement. La bataille politique fait toujours rage autour de la proposition de loi Paris Lyon Marseille, PLM pour les intimes.

Ce texte qui vient des députés Renaissance. Ce weekend, on a appris que le président du Sénat, Gérard Linchet, a écrit à François Baou pour lui demander de renoncer à la commission mixte par terre sur cette proposition de loi. Il me semble que les conditions d'un accord ne sont pas aujourd'hui réunies pour et qu'il serait préférable de prendre le temps de poursuivre le dialogue avec les parlementaires et les élus locaux.

C'est ce qu'a écrit larchet à François Bairou dans une lettre citée par le Parisien. Et il faut dire Quentin qu'il y a un désaccord profond entre l'Assemblée et le Sénat sur ce texte. Voilà, cette réforme du mode de scrutin sur les élections municipales dans les trois plus grandes villes de France a été largement rejetée par les sénateurs la semaine dernière, 218 voix contre, 97 pour.

Il y a 2 mois, le 9 avril, c'était l'inverse, les députés avaient eux largement adopté la réforme avec 183 voix pour, 53 voix contre face au désaccord entre les deux chambres du parlement en première lecture. L'étape logique ensuite, c'était de tenter de trouver un compromis en commission mixte paritaire. Donc sep députés, sep sénateurs qui a h clos devait chercher une conciliation sur ce texte mais on le comprend, le Sénat ne veut pas du tout de cette réforme.

Général Arché qui demande donc au premier ministre de ne pas convoquer cette CMP pourtant prévu déjà à la date du 17 juin prochain. Écoutez à ce propos le chef de fil des sénateurs renaissance sur ce texte c'est Bernard Buuy. Il est favorable à la réforme.

Selon lui cette CMP aurait pu pourrait aboutir si elle était convoquée et une majorité de parlementaires auraient pu trouver un accord sur texte. Écoutez-le. Je pense que cette commission mixte paritaire peut-être conclusive sur le fond du texte un changement peut-être se députés, il y a sep sénateurs.

Donc je sais pas ceux sur quoi les rapporteurs peuvent se mettre d'accord ou pas et vous savez il peut y avoir une majorité puisqu'elle a été votée très majoritairement à l'Assemblée nationale. Rémy Ferot, est-ce que vous soutenez l'initiative de Gérard Linchet ? Il faut abandonner cette proposition de loi.

Bien sûr, il faut abandonner cette proposition de loi après son rejet massif au Sénat, droite et gauche, confondu. Et ça n'est pas raisonnable de s'enté. D'ailleurs, le Premier ministre avait dit au Sénat qu'il ne souhaitait pasvier passer outre euh l'isat.

Cet avis, en plus, c'est pas de justesse hein, le vote. Plus 200 voix contre, moins de 100 voix pour. Donc voilà, on est à moins d'un an de l'élection.

Le mode de scrutin parisien, il est très ancien, il est très ancré, il est très démocratique, il permet la proximité. Il faudra certainement revoir les choses avec les compétences, le périmètre, la métropole après les municipales sans instrumentalisation. Mais là, c'est une instrumentalisation, pardon.

Mais bien sûr, c'est une réforme de mode de scrutin qui est faite pour Rachid Adati par un député renaissance de Paris, Rachid Ayati, dont même la droite parisienne visiblement veut de moins en moins. On va y revenir parce que un mot sur la CMP Quentin d'abord. Oui.

De un mot sur la CMP. Oui, parce que la suite logique lors de l'examen d'un texte, c'est l'initiative, c'est la convocation d'une commission expire. Pourquoi pas laisser continuer le processus ?

C'est la crainte que la CMP soit conclusive. Mais c'est la crainte d'un passage en force du gouvernement. Il s'agit d'un mode de scrutin local.

L' vie du Sénat doit compter et parce que c'est la chambre des territoires comme disent certains parce que c'est oui parce que c'est la chambre des territoires. Parce que modifier un mode de scrutin comme ça moins d'un an avant l'élection ne peut se faire que s'il y a une forme de consensus ou une large majorité. Là tous les arguments échangés au Sénat ont bien montré que ça n'était pas raisonnable.

Ouais. Et on va voir justement sur le le fond le désaccord. Content.

Voilà, l'élection municipale à Paris, Lyon et Marseille, elle se déroule selon un mode de scrutin particulier. À la différence des autres communes, dans ces trois villes les plus peuplées de France, il y a deux mairies, une mairie centrale et une mairie d'arrondissement ou de secteur. Les listes sont établies à l'échelle de l'arrondissement du secteur.

Il y a donc pas de liste pour la ville dans son ensemble. Ce sont ensuite les conseillers du conseil municipal ou du conseil de Paris dans la capitale qui éise le maire de la ville. Ainsi, le maire peut être élu sans avoir gagné dans son arrondissement. et il peut être élu sans avoir reçu une majorité de suffrages à l'échelle de la ville.

C'est cette différence que le texte visait à abroger. Les détracteur du texte, eux parlent d'une magouille électorale. On a commencé à vous entendre là-dessus.

À Paris, changer le mode de scrutin viserait à faire élire Rashiditi qui dispose d'une forte notoriété selon les détracteurs du texte. Alors Remy Ferro, c'était une proposition de loi surmesure pour Rachid Adati. C'est cela pour ça que vous êtes contre.

On a commencé à vous entendre là-dessus avec Corian. Oui, c'est une proposition de loi surmesure pour Rachid Adati. contre la droite autant que contre la gauche.

Mais par ailleurs, ce qui m'inquiète, ce qui motive mon opposition, c'est pas ça, c'est l'intérêt des Parisiens. Le Conseil de Paris a toujours été élu par arrondissement. Tous les conseils municipaux de France élisent leur maire.

Le maire est toujours élu au scrutin indirect, c'estàd par le conseil municipal. Il n'y a jamais eu de maire de Paris élu en étant minoritaire. Tout cela euh ce sont des euh des fake news qui ont été répandues et qui aujourd'hui sont démasquées, y compris par le fait que la droite et notamment la droite parisienne, les LR avec qui nous sommes en profond désaccord sur la politique municipale sont contre ce changement de mode de scrutin.

Les arrondissements seront supprimés de fait par cette réforme du mode de scrutin. Oui. Et donc il y a pas de il y a pas de nécessité de rapprocher les deux les scrutins dans les grandes villes et dans les autres villes de France.

Au-delà hein de cette proposition de loi, si elle devait être voilà euh retravaillée à plus moyen terme pour une prochaine élection municipale, vous voyez pas d'opportunité à changer la façon dont on élit notre maire à Paris dans les grandes villes. Les grandes villes, Paris, chaque ville a son organisation spécifique. À Lyon, c'est très particulier.

Marseille, c'est très particulier. À Paris aussi. Je pense que l'évolution, elle devra se faire sans instrumentalisation politique, loin de l'élection en prenant en compte la question métropolitaine.

C'est là-dessus et en prenant en compte les compétences les compétences des arrondissements de la mairie centrale, de la métropole. Si on veut travailler intelligemment et sans tripatouillage, c'est-à-dire dans le sens de l'intérêt général, c'est après les municipales ce qu'il faut faire. Moi, j'y suis prêt.

On va ben justement, on va parler de la campagne municipale pour Paris. Vous êtes candidat à la mairie de Paris. Alors, d'abord, il y aura une primaire du Parti socialiste.

Ce sera le 30 juin, on va en parler. Mais d'abord, question : où est passé Anniealgo ? À Paris, elle est à Nidalgo, je l'ai vu le soir de la nuit blanche samedi soir avanthier soir.

Je ne sais pas ce qu'il y a derrière votre question. Ango on l' pas vu notamment, vous l'avez vu il y a un grand moment qu' a vécu la ville de Paris avec la victoire du PSG. Elle n'était li ni à Munique et elle n'était pas à l'Élysée où elle avait été invitée à la réception des joueurs.

Est-ce qu'elle est déjà dans la prêt ? Non, je crois qu'elle est vraiment euh à sa tâche. Elle était au conseil de Paris.

Elle l'a dit, elle n'était pas à Munich parce qu'elle n'était pas invitée. Je le regrette qu'elle n'ait pas été invitée et je me réjouis de la victoire du PSG. Elle est invitée à l'Élysée en revanche.

Je ne sais pas. Et du coup, est-ce qu'elle est pas en train de laisser le champ libre à Rachid Adati justement qui elle était bien Munique et qui était bien ? Non euh vraiment on peut pas dire ça.

Et Rachid Ayati, on en parle beaucoup ces jours-ci, pas tant pour sa présence à Munique que pour sa présence à la une des journaux pour ses affaires. Est-ce qu'elle pourrait démissionner avant la fin de son mandat Nidalgon ? Je ne sais pas, vous lui poserez la question.

Euh en tout cas, il n'y aura pas de démission de confort si mais elle brique des postes à l'international. Est-ce que ça pourrait l'amener à démissionner de la mairie de Paris ? Elle a dit qu'elle était intéressée par la fonction de délégué au réfugiés pour les Nations- Unies.

Si cette nomination intervenait avant l'élection et en fait avant, bien sûr qu'il faudra un autre maire. Donc là, il pourrait partir avant. Oui, peut-être.

Franchement, ça me paraît euh un non sujet parce que en janvier, on sera déjà quasiment à la fin du mandat. Il y a un premier adjoint, il y avoir un maint, il pourrait y avoir un maire pour les derniers mois. Je pense que ne mettez pas la charrue avant les bœ manière naturelle et démocratique.

Alors, on le disait, il y a une primaire au sein du Parti socialiste, le 30 juin qui va se jouer notamment entre vous et Emmanuel Grégoire. Est-ce que la victoire d'Olivier Fort c'est une mauvaise pour nouvelle pour vous en vue de cette primaire ? Non, d'abord d'abord cette victoire est assez courte et ensuite à Paris, c'est Nicolas Mayer Rossignol qui est arrivé nettement en tête avec plus de 54 % des voix.

Mais je veux pas non plus instrumentaliser ce score de Nicolas Meer Rossignol à Paris. Les militants votent librement. Les enjeux sont différents.

On peut pas décalquer les deux élections. Il y a pas il y a pas les les deux mêmes motions qui se retrouvent. Bah à la limite si on les décalquait, on dit ça pourrait m'arranger mais je n'ai pas envie de faire ça parce que ce n'est pas comme ça que raisonne Mos.

Beaucoup de militants qui ont voté pour Olivier Fortiennent ma candidature au municipal. Les enjeux ne sont pas les mêmes. Moi je suis candidat pour rassembler tous les socialistes et rassembler la gauche et gagner l'année prochaine.

Le congrat le résultat de ce congrès, c'est un échec pour vous. J'aurais préféré que Nicolas Mayer Rossignol soit élu, mais je constate aussi qu'il y a une forte volonté de changement au sein du Parti socialiste que Boris Vallot lui-même a porté cette volonté de réaffirmation des socialistes. On entend ça mais ça fait depuis le Congrès de Marseille, ça fait deux fois qu'Olivier Fort l'emporte.

Oui, c'est même quatre fois. C'est pas facile de renverser une direction sortante, mais pour un premier secrétaire sortant, il est réélu avec moins de 51 % des voix. Le texte d'orientation qu'il portait a réuni 42 % des suffrages.

Donc pas de majorité, il va falloir une gestion beaucoup plus collégiale du Parti socialiste et je l'espère sa capacité à travailler parce qu'elle était pour vous le le poste de premier secrétaire délégué de Nicolas Mayer Rossignol, c'est c'était c'était faux, c'était factif. Il a Olivier Fort l'a tout de suite suspendu dans les faits après le congrès après le Congrès de Marseille. Donc j'espère qu'on va pouvoir ouvrir une nouvelle page plus positive pour le Parti socialiste.

Hier, il parlait d'un candidat commun de la gauche et des écologistes. C'est un discours qui vous satisfait ça ? C'est pas un discours qui me satisfait si cela doit conduire à une forme d'effacement des socialistes, des socio-démocrates et si cela doit conduire la gauche à être au second tour de la présidentielle en position de faiblesse face à l'extrême droite.

Il faut absolument reconstruire un projet pour pouvoir porter un candidat socialiste ou proche du Parti socialiste, social-démocrate qui soit en mesure non seulement d'accéder au deuxème tour de la présidentielle mais aussi de gagner face à l'extrême droite. C'est Raphaël Gluxman aujourd'hui votre ça peut être Raphaël Gluxman mais mon choix ou notre choix n'a pas être arrêté aujourd'hui. place publique qui a d'ailleurs des ambitions à Paris avec un un candidat déjà désigné qui a été d'ailleurs un temps conseillé d'Aidgot, il me semble.

Est-ce que vous négociez avec lui ? pas encore parce que les choses se font chacune dans leur temps et donc il y a d'abord un processus d'investiture interne au Parti socialiste, mais je suis tout à fait décidé à rassembler les communistes, place publique bien sûr et j'espère aussi les verts dès le premier tour des municipales par mais forcément derrière vous Oui. C'est-à-dire vous vous rangerez pas derrière David Bellard, derrière Nan Brossa ou derrière le candidat de place publique Saï Ben Moufoc ?

Non et ce sera forcément derrière vous. Oui, il faut que ce soit un rassemblement qui soit porté porté par les mers d'arrondissement sortant, porté par celles et ceux qui sont ancrés dans nos arrondissements et qui portent une transmission efficace avec Annie d'Algo. Et comment est-ce que vous allez trancher cette étape ?

Est-ce qu'il peut y avoir une une primaire entre tous ces différents candidats que vient d'évoquer Orian à gauche ? Je crois que ça va se faire naturellement de de se derrière vous. On connaît la gauche lors des élections.

Vous connaissez la gauche parisienne ? il a toujours réussi à se rassembler derrière un candidat ou une candidate socialiste. Donc euh est-ce qu'il y a pas les écologistes au premier tour hein.

Oui, mais mais au deuxème tour et rien n'est impossible aujourd'hui parce qu'avec les verts nous avons une vision de la ville qui s'est beaucoup rapprochée. Nous conduisons aussi la politique municipale ensemble depuis 25 ans. Donc c'est possible.

Juste un dernier mot parce qu'on entendait pendant la campagne pour le congrès du PS le camp d'Olivier Fort d'accord national avec la France. insoumise, ça c'est fini. Mais qui pourrait y avoir euh des accords locaux selon la configuration ?

Est-ce que vous à Paris, il peut y avoir un accord local avec moi j'ai dit dès le départ dès le lancement de ma campagne avec Lfi, c'est ni au premier tour ni au deuxè tour et il y a pas de mai. Donc je vois qu'aujourd'hui beaucoup de candidats se rallent à la position que j'ai exprimé très fortement dès le débat. Il en va de notre crédibilité, de notre capacité à gagner des valeurs de Paris.

Merci beaucoup. Merci. D'abord Quentin, on se retrouve dans une demi-heure.

Voilà, on continuera à parler du Parti socialiste et de l'élection d'Olivier Fortnite effectivement ce sera et merci beaucoup Réy Fero. Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. On vous retrouve à l'issue de la primaire socialiste.

Merci beaucoup d'avoir été notre invité et on continue tout de suite cette émission. On reçoit le général Christophe Gomard tout de suite. [Musique]