"La biodiversité ce n'est pas que le loup" juge Marc Fesneau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour merci beaucoup d'être notre invité politique ce matin lisez l'agriculture et de la souveraineté alimentaire vous êtes également premier vice-président du MoDem on va parler évidemment de sujets pratiques avec vous en étant 100 pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lecuyer de la Voix du Nord qu'on est ravi de retrouver aujourd'hui il y a beaucoup de sujets mais d'abord question politique sur la loi immigration il y a une tribune qui a été signée de parlementaire de la majorité présidentielle et de la nuque qui a été publiée cette semaine qui plaide en faveur de la régularisation des travailleurs sans papiers notamment dans les métiers en tension est-ce que vous soutenez les députés modem qui ont signé cette tribune université d'opinion c'est sur ces sujets de l'immigration il faut qu'on arrive à tenir à la fois un objectif sinon il y aura pas de d'intégration réussie qui soit celui d'une immigration qui soit plus choisie si je peux dire et moins subi mais on sait à quel point les phénomènes migratoires sont très forts on voit bien ce qui est en train de se passer en Italie de nouveau parce que quand la fin vous pousse quand la guerre vous pousse on peut raconter ce qu'on veut ici sur un bureau les gens partent de chez eux pour essayer de trouver un territoire qui leur soit plus favorable et ça peut s'entendre et se comprend donc on a besoin de trouver un équilibre entre la gestion de ses flux migratoires et derrière flux migratoire il y a des gens il y a des réalités humaines donc faut c'est des mots qui sont un peu abruptes donc ils ont eu raison de la signer avec des pins premier élément donc essayer de gérer les flux et en même temps le faire dans des conditions raisonnables et qu'il soit acceptable parce qu'on peut pas accepter que tous ceux qui veulent venir chez nous puissent venir chez nous parce que sinon on crée des déséquilibres ils sont trop forts c'est tout le sujet de ces questions migratoires et sans être rotage d'un camp ou d'un autre sur ces questions là et le point d'équilibre il est très compliqué à trouver on va se dire les choses comme elles sont nous le fait que moi je trouve pas inintéressant qu'on puisse se poser la question à un moment d'aller devant les Français parce que chacun a du mal à sortir de sa posture dans cette affaire elle est devant les Français c'est-à-dire qu'est-ce que vous voulez un moment on ouvre la porte la question référendum référendaire donc il faut d'abord non mais c'est bien la question qui a été posée on se disait ce que là il y a pas moyen que de faire des Français juge de paix de question qui sont très en otage de ceux qui d'un côté ou de l'autre essaie de radicaler les radicaliser les positions en tout cas je m'interroge vous vous y serez favorable moi je je répète je m'interroge je me dis qu'est-ce qui peut faire qu'on est un débat qui soit un débat éclairé et apaisé par un débat d'une caricature contre une autre vous voyez ce que je veux dire une tribune comme ça est-ce que ça risque pas de fracturer la majorité en tout cas de l'abîme notamment le remarquandil le patron d'horizon moi j'ai vu on sait bien que sur la majorité depuis 2017-2018 cette question migratoire est une question qui parfois a fait des divergences à l'intérieur des groupes enfin je pense pas c'est pas une surprise c'est pas une surprise mais ça fait 6 ans que je connais cette majorité elle a été moins à se fracturé que bien des majorités avant elle enfin on va dire des choses comme ils sont elle a toujours été la solidarité alors qu'il puisse y avoir des expressions est une chose la l'expression ne doit pas éviter qu'à un moment on essaie de trouver un point de consensus mais le point de consensus il est pas seulement dans la majorité c'est qu'est-ce que disent les LR qu'est-ce que disent les gens qui à gauche sont plus modérés qui essaient de en fait de résoudre ce problème en conscience c'est pas avec des postures en même temps c'est difficile alors il vaut mieux il vaut mieux trouver un accord avec les LR en accord avec la gauche ça peut pas être zéro régularisation d'un côté ou toute régularisation pardon c'est pas en même temps c'est un point d'équilibre là en même temps est un point d'équilibre dans cette affaire on a besoin de trouver l'équilibre vous ne trouverez pas sur un chemin qui soit un chemin du Yaka faucon et ceux qui nous ont expliqué dans d'autres pays du monde de l'autre côté de l'Atlantique par exemple que ils allaient mettre des clôtures des barrières des murs et qu'ils allaient empêcher les immigrés de venir ils ont jamais réussi à le faire donc c'est pas la peine de d'avoir des postures dont on sait qu'on ne les tient pas par ailleurs on a besoin de travailler c'est des questions du dérèglement climatique des dérèglements géopolitiques pour que dans un certain nombre de pays les choses ne se déstabilisent pas parce que c'est ça ce qui produit les flux migrants avec ce texte François Bayrou il dit c'est un texte utile mais pas essentiel est-ce qu'il faut y renoncer si un accord n'est pas trouvé on verra mais en tout cas il y a des choses moi je quand j'étais aux Relations avec le Parlement j'avais en charge les budgets en particulier de ceux qui gérait les dossiers des gens qui font des demandes d'asile on a un sujet et ça c'est du réglementaire et ça c'est de la politique publique c'est vieux comme on a plutôt amélioré les choses mais on a besoin d'accélérer procédures parce que quand vous avez des gens à qui vous répondez deux trois quatre ou cinq ans plus tard compte tenu des recours et de évidemment vous êtes dans une situation où c'est compliqué de les raccompagner aux frontières et en même temps vous n'avez en scène parfois votre impuissance donc on a besoin d'avoir des procédures et c'est vrai que ça mais ça ça peut passer par règlement c'est ce que je viens de nous dire ce n'est pas obligé par un projet Bayrou a raison c'est-à-dire que essayons de segmenter les problèmes d'abord les obligations Qt le territoire est-ce qu'on peut pas les régler on doit pouvoir les régler autrement par la loi parce que ce n'est pas la loi la loi elle est posée là-dessus faut juste qu'on ait des politiques publiques qui le fasse mieux donc c'est plutôt comme ça qu'il faut qu'on essaie de cheminer c'est vrai c'est plutôt la question c'est de savoir est-ce qu'il vaut mieux pas finalement arrêter les frais sur ce texte voir la voie réglementaire s'éviter un nouveau 49-3 au risque d'une motion de censure ou bien essayer malgré tout de passer en force l'action c'est pas de patient fort sur un sujet comme ça c'est pas mon avis le sujet oui bien qu'on a ça a été évoqué quand même je veux dire au sommet de l'État rendez mon avis je vous donne le mien je pense qu'on est dans un moment où les où les citoyens je pense qu'en une partie des groupes politiques et des partis politiques ont un peu besoin d'apaisement et si on vient du sujet je pense qu'on est essayons d'avancer sur ce sur quoi on peut avancer d'un point de vue pratique la majorité aussi a besoin d'apaisement mais tout le monde a besoin d'apaisement je trouve pas qu'un pays puisse durablement fonctionner quand en permanence il y a de la tension on voit ce que ça peut produire dans un certain nombre de pays on voit bien comment la tension aux États-Unis elle a produit à la fin ce qu'elle a produit au Capitole donc on a besoin quand même de se dire que il y a des débats qui sont complexes il y a des débats qu'on peut trancher d'abord par de la réglementation de la politique publique peut-être qu'il y aura besoin d'un texte peut-être qu'il y aura besoin qui peuvent aller parce que le compromis et le dialogue c'est pas venait sur ma position sinon je vote les gens de républicain ça peut être les républicains mais même à gauche mais même à gauche il y a un certain nombre de gens qui savent très bien qu'on peut pas régulariser tous les sans-papiers il y a un certain nombre de gens qui savent très bien qu'on peut pas faire autre chose d'ailleurs quand ils étaient au gouvernement il passait leur temps y compris il y a pas si longtemps sous Monsieur Hollande à nous expliquer qu'on pouvait pas accueillir les réfugiés syriens et d'ailleurs ça nous avait été reprochés par les Allemands donc faut pas tous ces gens qui viennent vous donner des leçons aujourd'hui ils sont chacun dans leur posture comme si un moment il sera ils seront pas appelés parce que je leur souhaite à être en responsabilité et donc faut toujours penser que ce que vous dites un jour ça peut être vous devez vous devenez comptable quand vous êtes en responsabilité une question sur Jean-Luc Mélenchon oui on parlait de de la gauche on va parler d'une certaine gauche la France insoumise à l'occasion du 50e anniversaire du coup d'État contre Salvador Allende au Chili et Jean-Luc Mélenchon adressé un parallèle entre Emmanuel Macron et Elisabeth borne et Augusto Pinochet je le cite ils ont le même visage bestial commencé à Santiago du Chili qu'est-ce que ça vous inspire cette phrase plus rien ne m'inspire chez Jean-Luc Mélenchon d'autre chose que l'excès d'un homme qui d'abord n'a pas accepté ses défaites successives or il devrait faire un travail sur lui-même parce que c'est comme ça c'est la vie je crois que c'était aussi les défaites de quelqu'un qui cherche à toute force et par une surenchère des verbales mais il prend de très lourdes responsabilités à faire ça pourquoi il est exactement comme quand il fait ça comme quand monsieur Trump dit on nous a volé l'élection vous voyez ce que je veux dire et à ce moment là vous voyez ce que ça peut produire dans des et après il est le même à dire il faut attention la violence donc c'est un bout de feu moi j'avais dit à l'époque en 2018 quand il était au moment des au moment des des la crise des gilets jaunes que c'est les pouces au crime sur insurrectionnel et moi je trouve que dans le moment qu'on traverse si on est un responsable politique si on est un irresponsable politique c'est autre chose mais quand on est un responsable politique on ne doit pas avoir des mots comme ça qui sont objectivement Pinochet c'est des millions de morts Pinochet c'est des gens qui étaient emprisonnés monsieur Monsieur Mélenchon aurait été sous le régime de pélo Pinochet il aurait été en prison et regrettable ça nous aurait privé de sa parole vous voyez ce que je veux dire comparer une grande démocratie comme la nôtre et la démocratie c'est accepter quand vous êtes au pouvoir de supporter rejette et les filles et RN en dehors de l'arc républicain est-ce qu'il y a pas une forme d'aussi de caricature qui risque aussi d'être de vous rapprocher ça n'a rien à voir avec la pression que vous posez pardon sur est-ce que nous ressemblerions de près de loin ou de plus près ou de plus loin et puis nos chefs je veux dire c'est grotesque franchement de dire des choses pareilles c'est quoi qui peut croire une chose pareille dans ce pays donc et par ailleurs moi il vous aura pas échappé que le Président de la République en il a reçu les partis politiques à Saint-Denis il a reçu l'ensemble de l'arc de ceux qui sont c'était pas gagné au départ j'en sais rien mais en tout cas ils étaient là alors après les mêmes qui vous disent vous les écartez trop loin quand vous les mettez avec vous c'est vous les banalisez bon il va falloir que chacun choisisse son camp camarade comme disait l'autre parce que soit ils sont dans l'arc républicain au sens que ils sont dans le dans une démocratie ils ont été élu donc on n'a pas à remettre en cause les choix des éleveurs le président voilà c'est ça l'arc ou alors on les exclut mais ça peut pas être on peut pas se faire reprocher des exclure et les inclure parce que là on a quelque chose un discours qui va pas et moi j'ai entendu chez vos confrères de dire vous avez vous avez normalisé qui Bardella qui vont pas alors si on les invite pas on nous aurait dit vous les avez exclus moi je pense que la démocratie nous donne ce qu'elle nous donne les citoyens ils choisissent c'est des parties qui sont légaux qui ne sont pas interdits il faut faire avec il faut surtout combattre leurs idées faut surtout faire en sorte que ces gens-là ne prospèrent pas parce qu'ils prospèrent sur le malheur des gens et le populisme c'est ça qu'il faut faire le reste c'est de la littérature en fait c'est des postures c'est des jeux de posture et donc Monsieur Mélenchon comme les autres mais j'ai Mélenchon il se nourrissent ça s'il y a pas tout ça il n'existe pas Monsieur Mélenchon parce que et pourtant il reste très populaire vous avez vu les sondages Harris qui ont été diffusés qu'il était un populaire je vous dis si la passa il est il est pas simplement il y a pas de majorité autour de lui aujourd'hui il a fait 16-18 20% c'est très remarquable mais j'en sais rien mais en tout cas toutes les élections successives il a pas dépassé cette barre là donc 20% alors sauf dans les régimes qui soutient parfois peut-être au Venezuela ou ailleurs avec 20 % faites pas une majorité c'est comme il y a un sujet parmi les sujets inquiétudes des Français il y a la question de la vie chère notamment dans l'alimentaire Bruno Le Maire souhaite des négociations commerciales plusieurs fois par an entre producteurs et distributeurs et non plus seulement des négociations annuelles est-ce que les agriculteurs risquent d'être les grands perdants c'est certainement pas l'objectif et j'ai noté avec attention ce qui a dit Bruno Le Maire je croyais certains de vos confrères qui est pas être question que nous revenions sur ce qui a été les grands principes posés par le Président de la République depuis 2017 qui est celui de la rémunération agricole pour une raison simple si on rémunère pas les agriculteurs on pourra toujours là aussi sur les plateaux dire que on perd en souvreté que on est plus autosuffisant fruits et légumes en viande etc ça aurait été simplement le produit d'une incapacité à rémunérer donc on est dans un moment inflationniste pendant 15 ans sur l'alimentation on a été pas stable on a été déflationniste c'est-à-dire que vous étiez à 100 et vous étiez à 90 ou 95 10 années plus tard il y a aucun système économique qui puisse résister à ça et donc il était temps qu'on sorte de ses spirales ou au fond c'est l'agriculture qui faisait l'ajustement pris après qui ai besoin entre la grande distribution et les industries agroalimentaires de discussions qui soient plus active et qui est plus de réactivité quand vous avez une inflation qui fait plus 5 - 5 sur certains ou plus 15 - 15 sur des produits en tout cas matière première mais enfin dans une dans un produit que dans un kilo de pâtes vous avez la part des céréales elle est assez faible par rapport à l'emballage à la transformation au salaire et que je sache les salaires nous pas abaissé et c'est tant mieux ils ont même plutôt augmenté et c'est tant mieux que je sache l'énergie il suffit d'aller à une pompe essence pour comprendre que manifestement ça n'a pas tout à fait baissé et donc vous en assurer que les agriculteurs ne soient pas perdants mais c'est la loi en fait on va s'en assurer parce que la matière première agricole elle est préservée et je n'entends pas que nous en rabattu en la tuer d'ailleurs Bruno Le Maire non plus la redit hier le principe c'est la rémunération de la matière première agricole à son prix par ailleurs on demande aux agriculteurs de faire des efforts sur un certain nombre de transition bon une transition comment comment vous allez les inciter parce que en effet il y a la transition écologique elle doit se faire sujet la première façon de les inciter c'est si ça vous coûte un peu plus cher à vous agriculteurs ça sera payé un peu plus cher parce que si c'est pour l'ordi on vous demande de faire des efforts de productivité au fond de baisse parfois de tel ou telle difficulté qui se serait posée sur un terme et que ce n'est pas trouvé dans la rémunération là aussi on parle dans le vide premier élément pour assumer les transitions c'est qu'elles soient rémunérées et la seule manière de les rémunérer c'est qu'elle soit dans les prix deuxième élément il faut qu'on les accompagne budgétairement ce que j'ai annoncé ce week-end dans une région que vous connaissez bien oui je me doute à terre de gym c'est des moyens d'accompagnement de la transition pour vous donner qu'un seul exemple 250 millions sur le budget plus de 150 millions sur France 2030 sur la transition pour les produits phytos c'est quoi concrètement c'est de la recherche de l'innovation pour trouver des solutions alternatives du matériel pour réduire l'utilisation la dose qu'on met l'hectare sur un certain nombre de produits ça c'est du concret et donc ça ça vient améliorer ou réduire plutôt le coût que c'est l'État va accompagner les agriculteurs sur la sur la transition c'est ce que c'est ce que vous nous dites mais beaucoup de millions sur la table est-ce que ça s'accompagne aussi de contraintes plus forte c'est à dire des des dates plus resserrées pour se transformer pour transitionner c'est l'objectif de la planification je trouve que l'exercice de planification il est parfois comment dire il peut être parfois effrayant quand vous regardez parce qu'en fait il y a d'un côté faut réduire l'idée c'est la trajectoire de réduction des produits phytos de l'autre côté faut être sobre à l'hectare mais on sait que la contrainte climatique et le besoin en eau va être plus grand donc faut être sobre à l'hectare il y a plus d'hectares sans doute qui sont irrigués d'un autre côté il faut préserver la biodiversité dans trois quatrième côté faut produire pour se nourrir et d'un cinquième côté il va falloir produire plus de biomasse pour couvrir les besoins de carburant de bureau source et d'un certain nombre de choses et stocker du carbone bon la planification elle vient poser tout à la fois ce qui est quand même mieux que ce qu'on a fait pendant des dizaines d'années c'est à dire osé par si l'eau refuser les phytos entre chaque et moi je trouve que l'exercice qui est porté par la première ministre et l'ensemble des équipes qui sont autour d'elle et les ministres que nous sommes c'est un exercice de lucidité de crédibilité il y a l'affaire de la réduction des pesticides c'est Grenelle de l'environnement Grenelle de l'environnement vous souvenez c'était à 15 ans et depuis 15 ans on n'a pas vraiment bien progressé on a produit des interdictions parfois très national on a pris des alternatives on en a reculé certaines pourquoi parce qu'on s'est retrouvé face à des impasses oui mais est-ce que les intéressés on fait seulement c'est c'est les instituts techniques l'inrale et les agriculteurs dans leur chambre pardon s'il faut faire de la recherche génétique ou de la recherche sur les semences c'est tout le monde qui doit le faire et avec la puissance publique je dis souvent que l'interdiction produit pas la solution on l'a sous les yeux on interdit les néonicotinoïdes on n'a pas la solution moi j'ai entendu des gens comme Monsieur Jadot savamment nous expliquer à des tribunes qui avaient une solution la vérité c'est qu'on l'a pas donc mais ça ne veut pas dire qu'il faut rabattre pour autant vous voyez ce que je veux dire il y a pas un double c'est il faut chercher les solutions et donc le travail qu'on fait de planification sur sujet c'est quelles sont les molécules dont on peut penser qu'elles sont à risque ou qu'elles sont trop utilisées quelle est la trajectoire qu'on peut se donner quelles sont les alternatives qu'on essaie de chercher on a fait quelque chose c'est ça un exemple concret le glyphosate on a baissé 30% la consommation de glyphosate on n'a pas produit une interdiction on a dit quels sont les usages sur lesquels on peut évoluer et les réduire il y a des cas l'agriculture de conservation des sols qui est bonne pour le carbone où il y a besoin d'un peu de glyphosate il y a des cas on peut s'en passer là où on peut s'en passer on s'en passe donc c'est comme ça qu'on va crédibiliser les choses c'est à dire la planif ça donne des trajectoires et des moyens et il faut essayer de pas perturber les trajectoires même si la vie fait que les trajectoires sont parfois perturbées c'est comme ça qu'on va y arriver à terme l'objectif c'est quand même qu'on utilise moins d'énergie non renouvelable et d'énergie et maîtrise de gaz à effet de serre il n'y a pas d'alternative aujourd'hui sur le tracteur parce que celui qui montre un tracteur électrique de 480 chevaux il va vite s'enfoncer dans le sol voyez c'est un peu lourd bon donc l'objectif c'est de dire on fait de la défiscalisation qu'on viendra remettre sur d'autres formes de transition pour l'agriculture mais qui vient pas pénaliser la compétitivité mais on ne supprime pas le agriculteurs ne font pas perdants aucun agriculture c'est qu'il soit pas perdre après faut trouver la tuyauterie mais faut trouver la tuyauterie mais on peut pas dire concerne agriculture l'objectif c'est qu'aucun agriculteur ne soit perdant voilà donc on va trouver les dispositions qui fiscales qui d'accompagnement qui de défiscalisation d'une autre nature qui permettent d'accompagner c'est simple c'est si c'est 70 il y a au moins 70 qui retourne à l'agriculture donc c'est pas quelque chose qui vient taper je sais qu'il y a eu des inquiétudes ça ne vient pas taper la compétitivité ça vient accompagner on peut pas dire il faut passer d'une fiscalité brune vers une fesse qui est fiscalité verte là c'est un milliard 3 et dire on touche rien à cette niche fiscale mais comme on est parfois en particulier sur ce sujet sur des impasses retrouver d'autres voisins pour donner de la compétitivité à nous agriculteurs vous avez juste une question sur les propos de d'Ursula vanderlian la présidente de la Commission européenne vous l'avez probablement entendu elle a parlé du fait de conclure les accords Mercosur de donc qui pourrait lier l'Union européenne avec des pays notamment d'Amérique du Sud d'ici la fin de l'année c'est un accord qui ne plaît plus tellement à l'état français n'a jamais plus vraiment à date et dans les conditions qui sont qui sont celles posées est-ce que vous vous dites à l'Union européenne non ce n'est pas possible à l'heure actuelle de construire de ces dossiers mais je vais vous répondre quand même enfin le ministre de l'Agriculture que vous êtes quand vous savez je réponds à peu près toujours aux questions qu'on me pose j'ai pas la réputation de faire autre chose la question qui est posée par la France c'est dire on a signé des accords de Paris on essaie de les faire de les faire appliquer y compris c'était la stratégie du greenleal à l'espace européen si on signe des accords avec des gens qui ne le respectent pas sur la déforestation sur la lutte contre les gaz à effet de serre alors c'est pas la peine de signer les accords de Paris c'est pas la peine de demander aux européens et aux agriculteurs européens de les respecter dans les accords internationaux vous voyez ce que je veux dire donc le Mercosur pourquoi pas dès lors que dans cet accord c'est ce que réclame le président de la République et c'est ce qui fait que ça bloque aujourd'hui alors après un vendeur layen dit quelque chose faut pas oublier qu'il y a quelques élections aussi dans ces pays-là dans l'intervalle au Brésil mais ailleurs mais l'idée de dire que on laisse faire des accords internationaux qui ne viennent pas respecter des grands accords internationaux que sont ceux de Paris et donc c'est ce qu'on appelle les causes miroirs ou les clauses de réciprocité donc la France continue à dire on a besoin d'un accord et moi-même comme ils disent de la culture je pense qu'on a besoin d'échanges y compris dans le dérèglement climatique y compris agricoles parce qu'on peut pas dire on veut bien le vin et les spiritueux en dehors de nos frontières et pas être en compétition avec d'autres sur d'autres sujets mais dans des règles qui ne nuisent pas la planète et donc c'est ça qu'il faut qu'on essaie de défendre et ce que je continuera à défendre puisque vous parlez du dérèglement climatique de violences orages ont touché les Pyrénées-Orientales ces dernières heures des vignes ont été touchées notamment par la grêle est-ce que vous allez prendre des mesures pour aider les viticulteurs d'abord on va essayer de quantifier les choses et de regarder les choses une partie des vendanges étaient faite dans les Pyrénées-Orientales c'est quand même quelque chose de terrible pour les Pyrénées-Orientales et c'est quand même un message de soutien que je j'envoie aux agriculteurs au territoire concerné parce que sécheresse pendant un an et quand quelque chose tombe c'est de la graine donc il y a une forme de désespérance on a fait un premier train de mesure j'en parlais hier avec un des responsables d'ailleurs des Pyrénées-Orientales que je que je croisais on est en train de regarder c'était avant l'épisode de Noël des mesures complémentaires sur la question de la sécheresse après on a changé on a réformé le modèle de l'assurance récolte qui permet de mieux prendre en charge c'est on a on a plutôt bien marché cette année d'ailleurs les agriculteurs ont plutôt bien souscrits des contrats d'assurance l'assurance doit prendre en charge des gros accidents climatiques et l'État elle est très gros c'est ça le principe qu'on l'a posé donc on regardera dans le détail et je voudrais juste dire qu'il faut qu'on soit vraiment au côté de ces agriculteurs et en particulier de ses viticulteurs en l'occurrence qui qui subissent et qui peuvent avoir le sentiment que la succession d'Alea va rendre impossible la capacité simplement à produire dans ces territoires donc on a à la fois à faire face à la crise et à trouver des modèles qui leur permettent de mieux résister à ses crises ce titre ce ministre qu'est-ce que vous diriez encore que la météo estivale a été assez normale vous regardez les récoltes il faut pas confondre le climat et la météo c'est ce que vous allez me dire mais c'est vous demander aujourd'hui non puisque vous les connaissez que j'ai croisé à Cambrai je ne les ai pas entendu me dire qu'ils avaient un été radieux il m'a dit j'ai plutôt entendu le mot pourri bon est-ce que ça change le fait qu'il y a un dérèglement climatique et qu'on ait des températures moyennes qui soient plus élevées non mais en instantané j'ai une production de céréales cette année qui est en augmentation de 6% sur le blé tendre et qui sur la moyenne des cinq ans étant augmentation de 3 à 4% c'est un fait ça veut dire quoi ça veut dire qu'on a eu moins de contraintes pourquoi parce qu'on a eu sécheresse hivernal mais pas une sécheresse paintonnière et estivale en tout cas dans le Grand Nord de la France or les départements qui plaît Pyrénées-Orientales et une canicule qui est arrivé tard au mois d'août dans mon propre département on n'a pas dépassé les 30 degrés jusqu'au 15 août donc c'est une réalité et donc si on pouvait avoir des débats c'est pas vous là pour le coup ou quand on dit quelque chose qui est juste un fait météorologique où j'étais en Bretagne au Space j'ai entendu les mêmes mots que ce que ceux que j'ai entendu dans le Nord voilà c'est pas faire griller il faut en breton donc faut pas se faire de querelles et ne pas dire quand il fait 20 degrés il fait pas 40 degrés et non on n'est pas devenu climato-sceptique et je ne suis pas climato-sceptique j'ai monté une filière bois énergie qui a 15 ans dans ma collectivité j'ai fait de la diversification végétale dans les cantines il y a 15 ans donc mais si on peut plus décrire une réalité sans faire offense une espèce de c'est une espèce de syntinquisition qui s'organise pour pas décrire une réalité je pense qu'on fait un grand tort à la cause que nous défendons avec un certain nombre de ces gens là c'est à dire la cause du dérèglement climatique et de l'adaptation on a une année qui est avec des températures moyennes très élevées mais avec des phénomènes extrêmes qui ont plutôt touché le sud et pas le nord cette année l'an dernier au mois de juillet au moment où j'ai parlé de cette question on avait déjà eu trois canicules bref avec on les avait pas eu au mois de juillet et les récoltes sont sentis mais là on va parler du plan loup Marc Créon que vous allez présenter dans les prochains jours les attaques sur les élevages se multiplient ce qu'il vaut mieux réguler faut qu'on trouve un équilibre sur cette question d'abord faut quand même saluer la réussite du plan louche j'ai dit ce qui est plutôt audacieux au Space IRM ou avant-hier on avait un objectif de 500 loups et on en a plus de 1100 bon donc on a plutôt bien agi pour préserver cette espèce dont vous ne trouverez pas sur le chemin de la démagogie et que sur ça sur lequel certains vont nous entraîner celui de l'éradication jamais vous ne trouverez sur chemin là et c'est bien qu'on est des loups arrive un moment où victime de notre succès d'une certaine façon et là vous me trouverez sur ce chemin-là on avait une vingtaine de départements il y a 10 ans au début du plan nous on en avait pas 500 il y a 5 ans là on en a 1100 il y a une croissance exponentielle donc il faut qu'on ait des mécanismes qui fassent qu'on arrive à tenir une population démographiquement et Génifique et génétiquement viable et qui soit viable aussi dans les territoires on a maintenant 55 départements de toucher on a des élevages qui sont touchés donc essayons de simplifier les protocoles de tir j'écoute avec attention ce qu'a dit Madame Van dere pour vous on est déjà 19% on va déjà des effectuer ce qu'il faut c'est qu'on arrive à les faire on a réévalué tout de suite avec les collègues du ministère de la transition écologique donc c'est pas ça peut pas être une querelle entre l'écologie et l'agriculture pour moi il faut qu'on on arrive à trouver un point d'équilibre il y a plein de sujets je reviendrai si vous voulez sur le loup mais il y a plein de sujets sur lequel il faut qu'on travaille ensemble pour sauver l'autre forme d'autres formes de biodiversité donc c'est compliqué de trouver un équilibre sur cette question qui est un peu passionnelle mais ne pas trouver l'équilibre c'est à la fin mettre en risque le loup parce qu'on fait pas contre les populations locales faut pas raconter l'histoire et de mettre en risque une autre forme de la biody de biodiversité parce que l'élevage d'ovins en particulier mais pas que demain il permet d'ouvrir les paysages de lutter contre comment donc de mettre en risque les éleveurs et oui et donc et de mettre en risque les éleveurs et le système et l'écosystème qui protègent on sait tous promener en montagne des paysages qu'on a sous les yeux c'est des paysages qui sont là parce qu'il y a des éleveurs et le cortège de flore et de faune qu'on a dans les prairies s'il y a plus d'élevage ils sont broussaillera et il brûlera est-ce qu'on a intérêt à ça donc il faut qu'on trouve un point d'équilibre on va essayer de trouver un point d'équilibre de manière à apaisée sur un certain objet et j'ai noté avec intérêt on est dans un cadre européen avec des règles européennes que la présidente vanderleyen elle-même a dit qu'il fallait réinterroger la question mais il y a d'autres espèces qui sont en risque et je ferai moins sans doute des propositions avec le monde agricole et auprès du monde agricole pour regarder quels sont les autres espèces animales ou végétales qu'on doit essayer de préserver et qui aujourd'hui sont plus en risque que le loup essayons de traiter la biodiversité je réserverai ces questions là avec mes avec mes collègues de des ministères concernés mais on a d'autres espèces qui sont menacées il y a des rapaces qui sont parfois menacés je sais le combat contre certains sur les pollinisateurs vous voyez donc la biodiversité c'est pas que le loup et donc on a besoin de travailler et là je vous le trouverez au rendez-vous pour le faire avec les agriculteurs et aux côtés de mes autres collègues Julien vous avez une dernière question pour marcenot alors pas Marcelo le ministre maintenant on inquiète on vous découvre monsieur chez nous vous faites une apparition maritime dans un épisode de la série de France Télé des terres donc en tant que parents d'élèves alors on a envie de vous poser la question de savoir si c'est une nouvelle carrière qui s'annonce je vois qu'en fait c'est amusant parce que c'est un clin d'œil qu'on a fait dans une série qui est on est sur le dans un lycée agricole la fiction est dans un lycée agricole et gentiment ils m'ont proposé de passer pour pour faire un clin d'œil aux équipes aux acteurs ouvrez aux gens dont c'est le métier c'est pas le cas je ne suis pas en face de reconversion j'en ai eu une intention politique est un acteur comment le politique est un peu faut pas faire d'être au théâtre non plus oui ce que je veux dire chacun son registre c'est pas une nouvelle carrière qui s'ouvre non non c'était faire un clin d'oeil aux équipes puis faire un clin d'oeil aussi à l'enseignement agricole donc c'est un peu oui d'abord s'il me retienne et s'ils vont trouver bon faut être modeste dans la vie et deux c'était plutôt un clin d'oeil aux équipes et à toutes les équipes qui tournent et qui vont mettre en valeur l'enseignement agricole et au fond faire un regard sur l'agriculture qui sont un peu différent c'est la première fois qu'une fiction qui est tournée sur l'agriculture dans le registre de l'enseignement et puis incliné aux équipes de l'enseignement agricole donc je me suis prêté au jeu le rôle de ministre je me suis dit ça je serais plus à l'aise parents d'élèves je le suis par ailleurs mais ce n'était pas mon fils merci Marc Cheneau merci à vous
Marc Fesneau