La leçon de Macron à un jeune chômeur - C à Vous - 17/09/2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Vous êtes inscrit à Pôle emploi ?
- 0:19OuverteRéponse directe
Vous voulez travailler dans quel secteur ?
- 0:25RelanceRéponse partielle
Si vous êtes prêt et motivé, je veux dire.
- 0:42ComplaisanteRéponse partielle
Quand les gens ne les ont pas, on les forme, c'est pour ça qu'on investit.
- 1:01OuverteRéponse partielle
Un président devrait-il dire ça ?
- 3:25OuverteRéponse partielle
Un président ne devrait pas dire cela, qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48PrésentateurFait
« Franc-parler et bon sens pour la majorité qui fait bloc derrière son patron. »
- 2:39InvitéChiffre
« Quand on est le président de la République, on a promis de parvenir à baisser le chômage, et qu'on a 60 000 chômeurs de plus aujourd'hui par rapport à il y a un an, on ne donne pas de leçons. »
- 3:06InvitéFait
« Mais il pointe un vrai problème, c'est qu'il y a des emplois non pourvus dans notre pays, alors qu'il y a beaucoup de chômage. »
- 6:05PrésentateurFait
« Ce jeune homme s'est orienté vers un secteur qui ne lui donne pas du travail. »
- 10:37PrésentateurFait
« On peut changer de métier, sauf que dans l'hôtellerie et restauration, il y a aussi des salaires faibles et des heures supplémentaires non rémunérées. »
Temps de parole
- Présentateur72 %
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- Présentateur 26 %
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- Invité 34 %
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La scène s'est déroulée dans les Jardins d'Elysée à l'occasion des Journées du Patrimoine. Emmanuel Macron face aux interrogations d'un jeune horticulteur au chômage devant une foraine micro et de caméras. Vous êtes inscrit à Pôle emploi ? Oui, Pôle emploi, il y a un sâteau. Et vous ? Il n'y a rien. J'ai beau envoyer des CV de motivation, ça ne fait rien. Vous voulez travailler dans quel secteur ? De bas, je suis horticole et j'ai envoyé partout dans les mairies, ils ne prennent pas. Si vous êtes prêt et motivé, je veux dire.
Dans l'hôtellerie, le café, la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais, ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un. Non, mais c'est vrai. Donc, il y a des métiers qui nécessitent des compétences particulières.
Quand les gens ne les ont pas, on les forme, c'est pour ça qu'on investit. Mais après, il y a des tas de métiers, c'est aussi... Il faut y aller. Honnêtement, hôtel, café, restaurant, je traverse la rue, je vous en trouve. Il y a simplement des gens qui sont prêts à travailler. Franc-parler et bon sens pour la majorité qui fait bloc derrière son patron. Un message qui ne passe pas pour l'opposition, qui dénonce arrogance et mépris. Un président devrait-il dire ça ? On pose ce soir la question à nos éditorialistes, Jean-Michel Apathy et Antonin André. Bonsoir, Jean-Michel. Bonsoir, Antonin. Bonsoir, Antonin. Merci d'avoir traversé la rue pour venir nous voir.
Je traverse la rue, je vous en trouve. Alors, ce n'est pas le premier échange filmé entre Emmanuel Macron et un Français qui donne lieu à une séquence multidiffusée, multicommentée et multipolémique. À chaque fois, on a les mêmes interrogations sur la capacité d'empathie de ce président ou son incapacité à se porter à la hauteur des gens qui l'écoutent. Ce que ses partisans appellent de la franchise ou une manière de parler vrai, vous l'avez dit, Anne-Elisabeth. On va d'abord écouter quelques-uns de ses lieutenants.
On sait qu'Emmanuel Macron a un franc parlé et moi, je crois que c'est en partie pour cela qu'il a été élu président de la République parce que ça changeait un peu de la langue de bois. L'on préférait la langue de bois ? C'est-à-dire que le président de la République lui dit, mais il n'y a pas de souci, bougez pas, j'ai mon collaborateur, il va s'occuper de vous. Moi, je préfère un président de la République qui dit la vérité. Qu'est-ce qui se serait passé avec peut-être un autre homme politique ou les trois quarts des hommes politiques que l'on connaît ? Devant les caméras ou devant le téléphone qui filmaient, il aurait dit, donnez-moi votre CV.
Je vous rappelle, il aurait pris le petit papier, il aurait pris l'enquête, il l'aurait mis dans la poche, puis vous n'en auriez pas entendu parler.
À l'inverse, l'opposition, toutes les oppositions tapent sur le même clou, celui du président méprisant, arrogant, condescendant, brutal. Voici un petit florillage de réaction. Emmanuel Macron est faible vis-à-vis des puissants, des riches,
et toujours arrogant vis-à-vis des plus modestes. Quand on est le président de la République, on a promis de parvenir à baisser le chômage, et qu'on a 60 000 chômeurs de plus aujourd'hui par rapport à il y a un an, on ne donne pas de leçons. Il faudrait qu'il arrête de se comporter comme un jeune militant libéral exalté, qui fait des leçons de théorie économique à tout le monde. C'est une condescendance teintée de mépris qui devient inacceptable. Ses propos sont d'une grande brutalité, parce qu'on ne dit pas à un horticulteur, un jeune horticulteur qui a la passion de son métier, « Vous allez travailler dans l'hôtellerie ».
Mais il pointe un vrai problème, c'est qu'il y a des emplois non pourvus dans notre pays, alors qu'il y a beaucoup de chômage. Quand je pense qu'il y a encore quelques jours, on nous disait qu'Emmanuel Macron avait fait un virage social, le moins qu'on puisse dire, c'est que ce virage social n'aura pas duré très longtemps. – On l'avait déjà dit, un président ne devrait pas parler comme cela, c'était valable pour le précédent, c'est valable pour lui aussi.
– Un président ne devrait pas dire cela, qu'en pensez-vous ? Alors pour Jean-Michel, j'ai eu une partie de la réponse. Parce que vous avez fait un édito ce matin sur Europe 1 pour dénoncer, quoi ? En gros, l'hystérie du débat anti-Macron ? – Oui, je pense qu'il y a une hystérie anti-Macron. Mais moi, quand j'ai vu cette scène, j'ai pensé… Alors bien sûr, sur la forme, on pourra toujours dire « Ah, ça a traversé la rue, tout ça ». Moi, j'ai plutôt reçu cette scène comme l'expression de quelqu'un, le chef de l'État qui dit « Mais vous avez un problème, mais une partie de la solution vous appartient.
Vous avez eu un problème de formation professionnelle, vous ne trouvez plus d'emploi, vous ne trouvez pas d'emploi, dans le secteur que vous avez choisi, mais faites autre chose, prenez une initiative. Si vous regardez bien les images, les deux jeunes filles qui entourent le jeune homme acquiescent. – C'est ça qui est important. Les gens qui sont dans la difficulté… – Est-ce qu'on a d'autres choix que d'acquiescer quand on est face au président qui vous parle ? – L'État leur apporte une partie de la solution, mais les individus concernés doivent aussi chercher, rapporter. C'est ça l'idée. Et alors, comme Macron aujourd'hui… – La vision libérale américaine.
– C'est la version Kennedy. Au lieu de demander ce que le pays peut faire pour toi,
demande-toi ce que tu peux faire pour toi. – Non, c'est n'importe quoi. La vision libérale, alors, lui, il n'a aucune responsabilité, le jeune homme ? Moi, je n'ai pas une responsabilité dans ma vie. – Il y a un présupposé quand même chez Emmanuel Macron qui est de dire… – Mais pas dans mon discours. – Il y a un présupposé dans ce que fait Emmanuel Macron qui est de dire que les chômeurs, en gros, pour raccourcir, sont les fainéants. Et qui ne se donnent pas les moyens… – Ça c'est de même des représentations, mais en chômage. – Non, et je vais vous dire, il y a une autre dimension que je trouve, moi, un peu choquante.
– Pardon, Antonin, qu'est-ce qu'il y a dans le propos là qu'on a entendu qui dit que… – Les chômeurs sont les fainéants. – Si vous voulez vraiment du travail, il suffit de traverser la rue. En gros, vous ne faites pas cet effort-là et donc vous n'avez pas de travail. Mais il y a autre chose que je trouve, moi, un peu plus… Un second niveau de lecture qui est, en gros, un chômeur devrait accepter tout et n'importe quoi. C'est-à-dire, quel que soit son parcours de vie, quelle que soit sa formation, quel que soit son métier, quelle que soit son aspiration, quel que soit son désir de travailler dans un domaine ou dans un autre, il doit tout accepter.
Là, un horticulteur doit accepter d'être garçon de café, même s'il est malheureux, même si… C'est-à-dire qu'on considère que les chômeurs, en gros, doivent accepter tout et n'importe quoi, quitte à être malheureux en allant travailler, parce que pour des raisons… C'est exactement… Vous faites une mayonnaise avec un pion, là. Je rappelle juste que dans la suite de son discours, il se rend compte que traverser la rue, c'est rester rue du Faubourg-Saint-Honoré. Il dit, allez, boulevard Montparnasse, vous faites tout le boulevard, vous en trouverez en une heure. Moi, je veux bien. Nous avons le génie… C'est pour ça que je parle d'hystérie anti-Macron.
Nous avons le génie pour nous complaire dans des débats absolument minables. Ce jeune homme… Vous savez, la formation professionnelle, c'est plus de 30 milliards d'euros. Ce jeune homme… Moi, je ne connais pas son histoire. Ce jeune homme s'est orienté vers un secteur qui ne lui donne pas du travail. Bon. Eh bien, qu'il cherche à se réorienter vers un secteur. Ou apparemment, il y a du travail, d'ailleurs. L'esprit de ce que dit Emmanuel Macron, c'est ça. Qu'il y ait des maladresses dans sa formulation, d'accord. Qu'on le coche, d'accord. Mais qu'on en fasse un plat pendant 48 heures pour dire « C'est un libéral, c'est scandaleux ». Enfin, il faut le pendre. C'est de l'hystérie anti-Macron.
Je vous rappelle que ce président de la République est le même qu'il y a quelques semaines. S'en prenait un jeune homme qui est un peu trop familier, s'était adressé à lui en l'appelant Manu, et qui voulait restaurer la dimension extrêmement solennelle, formelle de la fonction présidentielle. Là, effectivement, on est plus dans le registre d'un Nicolas Sarkozy qui sort un peu de son rôle et qui devient extrêmement familier avec un jeune qui est en face de lui, et qui n'est pas du tout du registre d'un président de la République. On va revoir ce face-à-face avec ce lycéen qui, effectivement, l'a interpellé Manu. Il s'est recadré. On regarde la séquence. Non, non, non, non, non, non.
Tu es là, dans une cérémonie officielle, tu te proposes comme il faut. Donc tu peux faire l'imbécile, mais aujourd'hui, c'est la Marseillaise et le chant des partisans. Tu m'appelles, monsieur le président de la République, ou monsieur. Oui, monsieur le président. C'est bien. Et tu fais les choses dans le bon ordre. Si le jour où tu veux faire la révolution, tu apprends d'abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même. D'accord ? Comment c'est reçu par les gens ? Non, mais là, quel est le rapport entre les deux et les deux ? Justement, il n'y en a pas. Oui, le rapport. Attendez, d'abord, le rapport est cantonnant et après, pourquoi, il n'y en a pas avec Jean-Michel ?
Comment c'est reçu par ce jeune chômeur horticulteur ? Comment c'est reçu par ce jeune homme qui se fait m'origéner devant les caméras de télévision ? C'est le professeur. Non, si vous voulez, c'est quand même... Moi, si je me suis fait grand air, moi, les gens. Non, mais c'est une posture très humiliante. Ça, c'est très difficile. On n'a pas entendu la fin de la démonstration. Je trouve que c'est très humiliant pour eux et qu'Emmanuel Macron pourrait faire l'économie de cette espèce de leçon qu'il dresse à ce jeune homme ou à ce chômeur, en lui disant, en gros... C'est le côté professeur Macron qui vous irrite.
Si tu traverses la rue, tu trouverais du boulot, tu pourrais aller faire la plonge au lieu d'être horticulteur et ça ne tient qu'à toi. Je trouve que c'est un peu déplacé. Moi, je vais me lancer des fleurs. J'aime être rigoureux. Cette séquence-là, la vraie faiblesse d'Emmanuel Macron, ce qui rend cette séquence insupportable, c'est la mauvaise gestion de son autorité. Il a une mouche sur une vitre et il lui tapait comme marteau dessus. Là, il fait une erreur. Quand Emmanuel Macron dit ce propos, m'a toujours scandalisé des gens qui sont dans les gares, des gens qui ne sont rien, ça, c'est un mépris de faire. Ça, c'est insupportable.
Mais la scène dans l'Elysée, elle ne relève pas de ces registres-là. La scène dans l'Elysée, c'est un jeune homme qui vient lui dire, j'ai été formé, j'ai 25 ans, je ne trouve pas de travail. Et Emmanuel Macron lui dit, faites quelque chose. Eh bien, moi, là, je suis avec Emmanuel Macron. Non, faites quelque chose. Mais il ne lui dit pas, il n'a pas... Enfin, le mec, on est en France, il fait ce qu'il veut. Donc, il peut faire de la formation professionnelle. Et puis, si on complète le débat, d'ailleurs, parce que là... Il a une formation, il faut qu'il refasse une formation professionnelle dans un autre domaine. Qu'est-ce qu'elle dit la Fédération Horticole aujourd'hui ?
Tiens, on a du travail, tiens, s'il veut. Il y a du travail. Après tout, si on est dans la polémique un peu bête, on dira, il n'a pas bien cherché ce jeune homme. Non. Ce jeune homme, il est peut-être en souffrance, il a peut-être des difficultés. Et quand quelqu'un lui dit, une autorité, le président de la République, spectaculaire, il lui dit, mais Coco, tu as une partie de la solution, moi, je trouve que c'est un bon discours. Bon, et sur le fond, l'hôtellerie-restauration a effectivement donné raison. Ah, c'est mon fond, l'hôtellerie-restauration. Bon. Donnez raison à Emmanuel Macron. Non, mais tous ces rapporteurs qui ont été faire les reportages de l'hôtellerie-restauration.
Mais bon, là, il faut arrêter le journalisme, il faut arrêter tout de suite. Il y en a eu à Europe 1, ce matin. Oui, je l'ai entendu. Il était bien, d'ailleurs. Ah bon ? Non, mais la mauvaise foi, c'est pas interdit. C'est pas interdit. Il était très bien, c'est très bien. Oui, il n'est pas interdit d'aller vérifier les propos du Président. Non, je plaisante. Est-ce qu'il y a des emplois non pourvus dans l'hôtellerie-restauration ? La réponse est oui. C'est le président de l'hôtellerie-restauration qui l'a dit, entre autres.
Sur le fond, le président a raison. On a quand même un sérieux problème en France. Nous avons 3 millions de pommeurs et nous, par exemple, notre secteur de l'hôtellerie et de la restauration, nous cherchons plus de 120 000 salariés. Donc, il y a bien un problème d'adéquation. Il faut bien trouver une solution. Et c'est là où je rejoins le Président lorsqu'il dit, est-ce que vous êtes prêt et motivé ? S'il est prêt et motivé, nous, nous sommes prêts à l'accueillir, à le former et faire en sorte qu'il puisse grandir dans l'entreprise et monter les échelons successivement. À partir du moment où il aura appris un métier, il n'est pas obligé de le faire toute sa vie.
Vous savez, tout le monde sait très bien qu'on ne travaillera plus dans la même entreprise pendant toute sa vie, n'y effectuera le même métier.
Voilà, on peut changer de métier, sauf que dans l'hôtellerie et restauration, il y a aussi des salaires faibles et des heures supplémentaires non rémunérées et que c'est l'un des problèmes aussi qui se posent pour le recrutement dans ce secteur. J'ai une singularité autour de cette table parce que moi, j'ai été garçon de café. Donc, je ne sais de quoi je parle. En quelle année ? En 1930 ? Non, non, avant la guerre. Oui, c'est avant la guerre. Bon, et alors ? Et ça existe ? Rien du tout, ça n'a aucun rapport avec la choucroute, mais je vous le dis. Bon, c'est un récidiviste, Emmanuel Macron. Il a le mépris dans des déclarations qui ont pu apparaître méprisantes. Sans vouloir être...
Enfin, si on prend un peu de recul, il est sans doute, lui, d'un monde qui est assez étranger à celui des chômeurs, à celui des pauvres gens, à ceux qui ne savent rien, comme il les a qualifiés une fois dans une guerre. Et ça transparaît fortement, je trouve, dans sa façon de voir le monde. C'est-à-dire qu'il voit quand même le monde... Je ne veux pas dire de façon simpliste, mais pour lui, les choses sont faciles. Les choses doivent se résoudre facilement, y compris pour un chômeur qui cherche du boulot. Il n'a qu'à se bouger, il en trouvera. Et on a l'impression que c'est le refait de ce qu'il a vécu, lui, où tout a été un peu facile.
Et ça transparaît beaucoup, parfois, avec maladresse dans ses propos. Je ne dis pas qu'il est... Je ne vais pas dire qu'il est méprisant. Alors, si ça n'est pas du mépris, c'est de la maladresse, à tout le moins. Et effectivement, il est coutumier de ce genre d'expression. Et puis, il y a une dimension un peu comme Nicolas Sarkozy. C'est-à-dire que parfois, il se sent un peu mis en cause. Et donc, c'est plus fort que lui. Ça transparaît très souvent, son mépris. Ça, c'est vrai. Les gens qui ne sont rien dans les gars... Mais... Jean-Michel, on regarde quelques séquences et après, vous commentez. On regarde ces séquences.
Vous n'avez pas de faire peur de votre piqueur.
La meilleure façon de se plier à Cossard, c'est de travailler. Voilà. C'est de travailler.
Les Françaises et les Français détestent les réformes. Parce que dès qu'on peut éviter les réformes, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Il y en a certains, au lieu de... Le bordel, il faudrait mieux d'aller regarder...
Ah oui, mais ils ne peuvent pas avoir des passes. Parce qu'il y en a qui ont les qualifiés. Oui, oui. Bon, et puis, il y en a eu d'autres. Le podium de dingue. Tout ça compose un tableau. Aucune de ces séquences n'est bonne. Et toutes ces séquences composent un tableau. Je pense que celle de samedi, précisément, elle a une qualité différente. Et moi, j'attribue à l'hystérie anti-Macron le fait qu'on ne veuille pas reconnaître ce qu'il y a de juste dans le... De mon point de vue. Juste, samedi, dans le propos d'Emmanuel Macron. Toutes les séquences que vous montrez, elles sont inutiles et à gerber, pour certaines. Ça, on est d'accord. Samedi, ce n'est pas ça. Samedi, c'est autre chose.
Et personne ne veut le voir. Pourquoi ? C'est comme quand Nicolas Sarkozy était président. Nicolas Sarkozy ouvrait la bouche à ronde qui parle en lui disant que ce n'était pas bien. C'est la même chose. On aimait chez Emmanuel Macron qu'il aille au contact des Français, qu'il communique en live. Mais plus ça va, plus il semble que la conversation avec les Français devient impossible. Il y a deux éléments. Un ministre dit, je trouve qu'il a raison, la bienveillance a disparu. Emmanuel Macron, pendant sa campagne, peut-être était s'affecter. Colomb, Gérard Colomb. Non. C'est Colomb qui a dit ça. Non, non, c'est un ministre qui me l'a dit au téléphone, donc ce n'est pas Colomb.
Colomb, il a dit on manque d'humilité. Oui. Oui, mais c'est la bienveillance a disparu. D'accord, d'accord, d'accord. Mais la bienveillance, Emmanuel Macron, pendant ses meetings, il en faisait une tartine. Il disait, je ne veux pas que vous sylfiez mes opposants, la bienveillance. Ça, ça a disparu. Alors, peut-être que c'était affecté, je ne sais pas. On peut aussi imaginer que c'est une manière, ce qui est un peu inquiétant, mais ça arrive à tous les présidents, c'est une manière d'être érodé par la fonction, usé par la fonction. Déjà ? Oui, bien sûr. Parce que c'est une fonction difficile. Moi, je trouve qu'il faudrait analyser toutes ces scènes, pas les confondre.
Là, actuellement, on les confond parce qu'on est dans l'hystérie. Il faudrait les analyser les unes après les autres et pas toutes les mélanger. Parce que ça, ça ne nous aide pas à comprendre ce que nous sommes en train de dire. L'amour, Antonin. L'enthousiasme de la conquête du pouvoir, quand on est porté, en plus, quand on est un outsider et qu'on a une offre extrêmement transgressive, évidemment, on est porté par ça. Et donc, il était sur des valeurs extrêmement positives.
Effectivement, je pense que l'exercice du pouvoir, où notamment vous vous rendez compte, et pourtant, il avait connu l'Elysée, comment les choses vous résistent, comment réformer un pays est compliqué, comment avoir des résultats, prendre du temps, je pense que ça enferme, que ça érode et que ça explique ce durcissement d'Emmanuel Macron qui a l'air un peu intrinsèque à l'exercice de la fonction.
Juste un petit clin d'œil pour Jean-Michel. Évidemment, la scène a été détournée sur la toile. Alors, on vous a sélectionné quelques tweets qu'on va voir apparaître. Le tweet Beatles, c'est un rare photo de quatre bourgeois jeunes jeunes qui ont accepté de traverser la rue. On sait où ça les a menés. Il y a eu le tweet Moïse aussi, vous reconnaîtrez Charlton et Stone dans les Dix Commandements. Le tweet Le bon, la brute et le truand. Le monde se divise en deux catégories, ceux qui vont à Paul-au-Clois et ceux qui traversent la rue. Toi, tu traverses la rue.
Un que j'aime beaucoup, le tweet Manuel Valls quand on t'explique que tu avais déjà un job et que tu n'avais pas besoin de traverser la rue de l'autre côté des Pyrénées pour en trouver un. Et enfin, le nouveau logo de Paul-Emploi. Hashtag Macron. Il faut féliciter tous ces gens
parce que la vie collective sans humour serait tellement supportable. Pour l'Emploi qui, au passage, a pris aussi une petite gifle du président parce que c'est agréable pour les chômeurs. C'est aussi désagréable pour l'Emploi qui, en gros, ne ferait pas suffisamment de job pour résoudre le problème du chômage. Merci beaucoup à tous les deux. Vous restez avec nous. Merci.