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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 octobre 2024 21 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesJustice

Les macronistes et LR sabotent le budget ! - Jean-Philippe Tanguy (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous pensez de ce budget-là, justement des dernières discussions jusqu'à présent ? Qu'est-ce qui vous satisfait ou pas ?

  • 1:34RelanceRéponse directe

    Parce qu'il faut de l'argent. Vous-même, vous voulez de l'argent aussi. Si vous étiez au pouvoir, vous iriez chercher de l'argent.

  • 3:19FerméeRéponse partielle

    Pourquoi là ? Parce qu'il y a eu une surtaxe des hauts revenus.

  • 4:15OuverteÉludée

    Juste d'un mot aussi sur l'idée, parce qu'on en parle beaucoup, mais je ne sais pas si ça viendra, de la taxe d'habitation, là. Le retour de cette taxe d'habitation, vous, vous la voyez comment ? Vous y êtes favorable ou non ?

  • 7:36OuverteRéponse directe

    Pensez-vous qu'il va utiliser le 49-3 pour essayer de faire passer son budget, justement ?

  • 10:56FerméeRéponse directe

    est-ce que le Rassemblement National aide Michel Barnier d'une manière ou d'une autre ? Certains disent que vous êtes la béquille, justement, du gouvernement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10Invité politiqueFait
    « on continue, avec Michel Barnier, à dépenser plus d'argent que le rythme de l'inflation. »
  • 1:19Invité politiqueChiffre
    « ils créent 30 milliards d'impôts sur les classes moyennes, les classes populaires »
  • 1:47Invité politiqueChiffre
    « nous, on propose 25 milliards d'économies nouvelles et on va rendre 10 milliards nets aux Français. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « la baisse de la TVA sur l'énergie, la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, comme l'alimentation. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « la surtaxe pour les hauts revenus, on a voté pour. Parce qu'il faut une contribution des plus favorisées. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « nous, on a proposé un compromis, à savoir que ce soit jusqu'à la présidentielle, pour qu'on puisse en débattre devant tous les Français. »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « M. Macron a voulu acheter son élection en promettant la suppression de la taxe d'habitation. »
  • 5:25Invité politiqueFait
    « Ça fait 50 ans que la France est en déficit systématique. Tous ceux qui ont gouverné ont créé des déficits et ont multiplié les impôts. »
  • 5:32Invité politiqueFait
    « La France a le taux d'imposition le plus élevé de tous les pays riches, le taux de dépense publique le plus élevé et les pires finances publiques. »
  • 5:40Invité politiqueFait
    « on payait la dette par la dette. Là, ils sont en train de vous présenter la facture. »
  • 8:22Invité politiqueChiffre
    « la gauche peut faire passer tout un tas de taxes zinzins, multiplier les taxes sur tout et n'importe quoi. D'ailleurs, eux-mêmes réclament 60 milliards de taxes. »
  • 8:30Invité politiqueChiffre
    « M. Barnier veut taxer les Français de 30 milliards d'euros. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy73 %
  • Présentateur27 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mon invité politique, Jean-Philippe Tanguy, bonjour. Bonjour. Vous êtes député de la Somme, membre du bureau national du RN, faites partie de la commission des finances, donc au cœur de ce qui se passe à l'Assemblée, avec le budget 2025 qui est étudié à l'Assemblée. Vous êtes dans le rôle de l'arbitre. Vous, le Rassemblement national, c'est ce qu'on dit depuis des jours et des jours. Vous pouvez le censurer, le laisser passer, etc. On verra s'il y aura recours ou pas au 49-3. Michel Barnier s'en est donné en tout cas la possibilité d'un hier. Alors, qu'est-ce que vous pensez de ce budget-là, justement des dernières discussions jusqu'à présent ? Qu'est-ce qui vous satisfait ou pas ?

Pas du tout, rien. Avoir rien ?

0:43
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais rien, parce que ce budget, si vous voulez, il est en contradiction avec déjà les besoins de la France et les promesses de Michel Barnier. Les besoins, c'était le rétablissement des comptes publics, en tout cas une trajectoire de rétablissement, c'est-à-dire que dans plusieurs années, on se retrouve enfin avec des comptes sains, et le deuxième, c'était la justice fiscale. Et en fait, toutes les institutions, le Conseil des finances publiques, la Cour des comptes, les commissions finances, montrent qu'on continue, avec Michel Barnier, à dépenser plus d'argent que le rythme de l'inflation. Donc, les finances publiques continuent à dériver.

Et malgré ça, ils créent 30 milliards d'impôts sur les classes moyennes, les classes populaires, la hausse de l'électricité, la désindexation des retraites, des taxes sur les billets d'avion, la hausse des contributions sur la vente des maisons pour les départements. Bref, il y a des taxes partout.

1:34
Présentateur

Parce qu'il faut de l'argent. Vous-même, vous voulez de l'argent aussi. Si vous étiez au pouvoir, vous iriez chercher de l'argent. Vous avez bien présenté un budget. Alors, vous faites des économies, mais vous allez aussi avoir des taxes.

1:45
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais on fait surtout des économies. C'est-à-dire que nous, on propose 25 milliards d'économies nouvelles et on va rendre 10 milliards nets aux Français. Vous savez, la baisse de la TVA sur l'énergie, la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, comme l'alimentation. Oui, c'est ce que vous avez proposé. Mais il y a beaucoup d'économies à faire. J'ai tout renseigné. Et d'ailleurs, ça fait une semaine qu'on a présenté ce contre-budget. Je n'ai eu aucun retour des ministères. Je n'ai eu aucun retour des macronistes. Ah, vous l'avez envoyé au ministère ? J'ai envoyé aux deux ministres. Aux deux ministres ? Oui, j'ai envoyé aux deux ministres.

J'avais dit que je le ferais publiquement. Ce n'est pas un coup fourré. Et je n'ai eu aucun retour sur ces économies. Mais même dans la presse qui nous critique, je n'ai pas eu de critique sur ce qu'on propose. Personne n'a dit. Ah si, il y a eu quand même un certain nombre de critiques.

2:28
Présentateur

Pas sur les économies. Depuis que vous dites, par exemple, qu'il faudrait revoir la TVA, etc. Alors ça, c'était avant. Ah oui, ça a toujours été critiqué sur la baisse de la TVA.

2:38
Jean-Philippe Tanguy

Vous savez pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'en fait, la TVA, c'est l'impôt le plus populaire à la Commission européenne et dans les institutions financières. Parce que c'est la TVA avec la plus large assiette. Ça veut dire que c'est l'impôt qui touche le plus de monde. C'est l'impôt que les gens sont obligés de payer puisqu'ils consomment. Et donc ils sont obligés de le payer. Donc c'est l'impôt magique pour ceux qui nous gouvernent. Mais c'est l'impôt le plus injuste. C'est l'impôt qui frappe de la même façon les classes moyennes, les classes populaires et qui épargne évidemment les plus favorisées.

Et donc, voilà, Michel Barnier, c'est un budget, Michel Barnier, qui ne respecte pas ses engagements et qui ne permet pas de réduire les comptes. Parce que faire des efforts...

3:11
Présentateur

Alors vous êtes contre, Jean-Philippe, vous êtes contre, donc, globalement. Oui, mais j'ai d'azardé la l'a dit. Pourquoi là ? Parce qu'il y a eu une surtaxe des hauts revenus. Vous n'avez pas voté contre. Ah ben non, mais ça... Vous êtes abstenu. Ben alors, si vous êtes...

3:23
Jean-Philippe Tanguy

Non, non, la surtaxe pour les hauts revenus, on a voté pour. Parce qu'il faut une contribution des plus favorisées. Vous êtes abstenu, non ? Non, c'est abstenu sur le fait que ce soit pérenne.

3:34
Présentateur

Ah, voilà ! Non, non, non, non, bien sûr. C'est pas la même chose. Non, mais c'est parce que, justement, c'est pérenne. Oui, mais c'est ce qui était proposé. Donc, pourquoi vous êtes abstenu, là, alors ?

3:45
Jean-Philippe Tanguy

Parce que le fait que ce soit pérenne, comment dire, on ne peut pas créer une nouvelle taxe pour toujours. Nous, on a proposé un compromis, d'ailleurs. Le gouvernement voulait que ce soit deux ans, et la gauche voulait que ce soit tout le temps avec le modem. Nous, on a proposé un compromis, à savoir que ce soit jusqu'à la présidentielle, pour qu'on puisse en débattre devant tous les Français. Et puis les Français décideront, est-ce qu'on continue ? Est-ce qu'on arrête cette taxe exceptionnelle ? Ben, c'est dommage, parce que le gouvernement n'a pas dénié, même pas répondre à nos propositions. Et donc, on s'est abstenu, parce qu'on ne va pas non plus laisser marcher dessus.

4:15
Présentateur

Juste d'un mot aussi sur l'idée, parce qu'on en parle beaucoup, mais je ne sais pas si ça viendra, de la taxe d'habitation, là. Le retour de cette taxe d'habitation, vous, vous la voyez comment ? Vous y êtes favorable ou non ?

4:25
Jean-Philippe Tanguy

Mais non, mais il se passe exactement ce qu'on avait dit aux Françaises et aux Français. M. Macron a voulu acheter son élection en promettant la suppression de la taxe d'habitation. On avait dit, mais ce sera évidemment reporté sur les propriétaires, avec des hausses délirantes de la taxe foncière. Ça fait des années que cette taxe foncière augmente de façon très importante. Moi, j'ai déposé deux amendements, il y a deux ans et l'année dernière, pour la limiter et ne pas que ce soit indexé sur l'inflation. Et aujourd'hui, on voit que les propriétaires sont tondus. Ils sont tondus et ils paient pour les autres.

Or, il n'est pas normal qu'il n'y ait pas une contribution équilibrée pour que tout le monde paie les services publics municipaux.

5:03
Présentateur

Alors, cette contribution, ça pourrait être ce retour déguisé de la taxe d'habitation, alors ? Ça, vous y êtes favorable ? On ne peut pas prendre les Français en traite. Non, mais répondez. Je réponds.

5:13
Jean-Philippe Tanguy

Ce que je vous dis, c'est qu'en 2027, il faudra remettre la fiscalité locale à plat. Mais il faudra remettre en fait toute la fiscalité. Parce qu'on voit bien qu'on est au bout d'un système. Ça fait 50 ans que la France est en déficit systématique. Tous ceux qui ont gouverné ont créé des déficits et ont multiplié les impôts. La France a le taux d'imposition le plus élevé de tous les pays riches, le taux de dépense publique le plus élevé et les pires finances publiques. Maintenant, on doit payer plus d'intérêts que la dette, l'Espagne ou le Portugal, qui étaient les lanternes rouges de l'Europe.

Le problème, moi, ce qu'elle dit aux Françaises, aux Français qui nous écoutent, c'est que pour le moment, ils ne l'ont pas trop senti, cette dérive des finances publiques, parce qu'on payait la dette par la dette. Là, ils sont en train de vous présenter la facture. Donc, soit avec le Rassemblement National, on fait des grosses économies sur la gestion de l'État, sur le millefeuille territorial, sur un certain nombre de niches fiscales. Hier, quand même, moi, je suis très fier. Grâce au Rassemblement National, monsieur, on a supprimé la niche fiscale des conseillers régionaux. C'est-à-dire que moi, en tant que conseiller, c'est moi qui l'ai proposé avec mes amis du Rassemblement National.

6:14
Présentateur

On verra si ça restera à la fin, mais oui, vous l'avez proposé.

6:15
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais attendez, c'était 8 000 euros. On avait un avantage annuel de 8 000 euros de baisse du revenu de référence. Pourquoi ? Niche fiscale, bon, on verra.

6:25
Présentateur

Bon, en tout cas, je retiens que vous n'êtes pas contre l'idée du retour, d'une manière ou d'une autre, sous une forme ou d'une autre, de la taxe d'habitation. Ah non, moi, j'ai dit qu'il ne fallait pas. Si, vous dites que... Attendez, mais Jean-Cyre Tanguy, il ne faut pas jouer autour de...

6:36
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais une façon de dire les choses, excusez-moi, c'est-à-dire qu'on ne sait pas que les propriétaires qui peuvent financer tous les services publics.

6:42
Présentateur

Voilà, c'est propriétaires locataires. Non, mais par exemple, on peut penser aussi...

6:44
Jean-Philippe Tanguy

On peut aussi rendre des impôts aux communes. Vous savez qu'aujourd'hui, il y a la commune et puis il y a les intercommunalités qui prennent beaucoup de fiscalité. Donc si on supprime ces grosses intercommunalités, qu'on supprime à l'échelle territoriale, on peut rendre de l'argent aux communes sans augmenter les impôts.

7:04
Présentateur

On peut peut-être supprimer des communes, garder des intercommunalités, c'est en l'inverse, non ?

7:08
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je suis pour garder les communes parce que dans les communes... Non, mais c'est un vrai débat. Oui, moi, je vais vous dire pourquoi. Vous avez des dizaines d'élus municipaux qui ne sont pas payés, qui sont dévoués à leur territoire, qui font le travail comme des associations. Eh bien, heureusement qu'on les a parce que sans elles, il faudrait des dizaines de milliers de fonctionnaires. Donc merci les élus locaux, merci les maires ruraux. Et il faut plutôt lutter contre ces grosses structures qui n'ont pas rendu un gros service aux Français depuis 30 ans.

7:32
Présentateur

Oui, Jean-Philippe Tanguy, Michel Barnier laisse pour l'instant les débats se dérouler. Pensez-vous qu'il va utiliser le 49-3 pour essayer de faire passer son budget, justement ?

7:41
Jean-Philippe Tanguy

Je ne vais pas faire de procès d'intention, mais je le crains. Non, mais je le crains, je vais vous dire pourquoi. Parce que la Macronie et les amis de M. Wauquiez, les députés républicains, sont en train de saboter le budget. Je n'ai jamais vu ça. Oui, c'est mon troisième budget. La coalition ? Oui, ils ne sont pas là. C'est-à-dire que le budget, c'est le texte le plus important de l'année. Eh bien, tout le monde peut regarder les images de la Commission des Finances et de la séance depuis trois jours. Il n'y a presque pas de députés macronistes, ni de députés de M. Wauquiez. Ils ne sont pas là. Pourquoi ils ne sont pas là ?

Parce que comme ils ne sont pas là, la gauche est plus nombreuse, malheureusement, que le Rassemblement National. Et que la gauche peut faire passer tout un tas de taxes zinzins, multiplier les taxes sur tout et n'importe quoi. D'ailleurs, eux-mêmes réclament 60 milliards de taxes. Et cet excès de taxes permet de faire croire au gouvernement que ce sont eux les régions raisonnables. Alors que M. Barnier veut taxer les Français de 30 milliards d'euros. Mais c'est sûr que 30 milliards d'euros par rapport aux 60 milliards d'euros de taxes zinzins du nouveau fonds. — Oui, ben oui. Ils veulent tout taxer. Et on a eu la taxe sur l'eau touristique. Je ne sais même pas ce que c'est.

Taxe sur les animaux. Ils veulent...

8:47
Présentateur

— Non, mais les animaux, c'est un chien, là. Bon, ça ne va pas voir le jour. Mais bon, ça a été proposé.

8:52
Jean-Philippe Tanguy

— Oui, ils proposent quand même. Hier, ils ont voulu taxer de la même façon les petits porteurs d'action et les petits chefs d'entreprise que les millionnaires en augmentant la flat tax de trois points. Ils vous faisaient taxer l'assurance-vie. Tout est taxé.

9:06
Présentateur

— Mais alors si je vous suis, Jean-Philippe Tanguy, vous êtes au Rassemblement national. Et ce que vous constatez, c'est vous qui le dites, que la matronie lâche M. Barnier à l'Assemblée nationale. Alors c'est ça.

9:16
Jean-Philippe Tanguy

— Non, mais pour l'avoir lâché, il faudrait qu'il ait soutenu. Moi, je n'ai jamais vu qu'ils soutiennent M. Barnier comme la corde soutient le pendu. Alors moi, je ne suis pas là pour soutenir M. Barnier, mais je n'aime pas qu'on mente aux Français. Donc quand vous avez M. Attal, M. Darmanin et tant d'autres qui défendent le contraire de ce que défend leur gouvernement pour essayer de se faire mousser dans les médias et ne pas assumer la facture... Voilà. Mais M. Barnier, vous savez, moi, je l'ai toujours combattu quand j'étais aussi avec M. Dupont-Aignan. C'est un fédéraliste, quelqu'un qui défend la commission de Bruxelles. C'est pas du tout ma tasse de thé.

Mais c'est quand même pas de sa faute, en l'occurrence, si le déficit a complètement explosé. Ça, c'est la faute de M. Darmanin, de M. Attal, de M. Lemaire, de M. Macron. Et ils ne sont même pas capables d'assumer leurs responsabilités. Ils disent « On ne veut pas augmenter les impôts ». Mais c'est de leur faute. C'est de leur faute. Et est-ce qu'ils proposent des économies à la place ? Rien. Il n'y a pas une seule économie que propose M. Attal. Pas une seule économie que propose M. Darmanin. Qu'est-ce qu'il propose M. Darmanin ? C'est vendre les bijoux de famille. C'est vendre nos... Ah ça, vous êtes contre ? Mais c'est scandaleux.

10:11
Présentateur

Parce qu'il n'y a pas des choses qu'on peut vendre qui ne servent à rien, en fait, à l'État, et qui rapporteraient un peu de l'argent ?

10:17
Jean-Philippe Tanguy

On peut toujours discuter des actions de l'État pour investir ailleurs. Mais vendre des bijoux de famille pour financer la dette, c'est la folie. Mais personne ne fait ça. Si vous êtes une entreprise et que vous vendez vos actifs pour financer votre dette, vous êtes mort. Si vous êtes une famille et que pour financer votre surendettement, vous vendez votre maison, votre voiture, votre outil de travail, ça va mal finir. Donc vraiment, quand on est Darmanin, qui a été ministre des Comptes Publics, qui propose ça, je comprends qu'on soit complètement endettés.

10:47
Présentateur

Alors si Michel Barnier est lâché par une partie de ses amis LR, par la Macronie, c'est ce que vous dites, par la gauche aussi, est-ce que le Rassemblement National aide Michel Barnier d'une manière ou d'une autre ? Certains disent que vous êtes la béquille, justement, du gouvernement.

11:04
Jean-Philippe Tanguy

Merci, non mais on n'est pas... Vous êtes la béquille de Michel Barnier ? Je n'ai absolument pas la béquille de Michel Barnier. On ne soutient pas sa politique, mais nous, on est là pour les Français. Donc moi, on ne va pas laisser se multiplier les taxes de la gauche sans réagir. On fait barrage aux taxes injustes. On propose un effort des plus riches, on propose des taxes sur les rachats d'actions spéculatifs. Voilà. Et surtout, on propose de rendre de l'argent aux Français. Donc on n'est pas du tout sur le soutien à M. Barnier. M. Barnier, par exemple, il veut désindexer les retraites des retraités. Nous, on est complètement contre.

L'addexation des retraites, c'est un droit garanti par la loi.

11:41
Présentateur

Oui. Mais vous rejoignez Maud Bréjohn et le gouvernement. Maud Bréjohn qui est la porte-parole, qui dit que le rôle du gouvernement est de protéger, justement, les Français de l'obsession fiscale du nouveau Front populaire. Ça, vous la rejoignez ?

11:53
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais ça, c'est le Rassemblement National qui, pour le moment, protège les Français de l'obsession fiscale du NFP. Vous n'êtes pas au pouvoir. Du NFP, heureusement qu'on est au Parlement. Parce que je ne sais pas si Mme Bréjohn est vraiment au gouvernement. En tout cas, ses amis ne sont pas au Parlement. Ils ne sont pas là. Voilà. Ils ont complètement déserté et ils font exprès. Moi, vraiment, je veux dénoncer, d'ailleurs, Marine Le Pen l'a fait dans son discours, le cynisme de ces gens. La Macronie et M. Wauquiez, ce sont des gens qui n'ont aucun principe.

Ne pas être là pour défendre son propre gouvernement et après faire croire aux Français que c'est la faute des oppositions si le budget n'est pas sérieux, c'est honteux. C'est honteux et en plus, c'est complètement ringard. Parce qu'ils prennent les Français pour des imbéciles et ils ne se rendent pas compte qu'aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, avec les journalistes, avec les chaînes d'info en continu, tout se sait.

12:34
Présentateur

Bon, on est loin de l'union des droits réclamée par certains. Parce que là, entre vous et Wauquiez, il y a un mur. Non, mais il y a certains qui réclament, en fait, et notamment des électeurs qui vous regardent à l'Assemblée nationale, quoi. Qui sont passés au Rassemblement national, mais qui étaient en fait chez l'UMP. D'ailleurs, vous-même, vous n'étiez pas loin de l'UMP et des LR, en fait, chez certains ORN.

12:56
Jean-Philippe Tanguy

J'étais à l'UMP, parce que j'étais très loin de M. Wauquiez. J'étais avec M. Dupont-Aignan. À l'époque, M. Wauquiez, il était ministre de l'Europe et il expliquait qu'il fallait destiner le traité de Lisbonne. Ça n'a jamais été ma tasse de tête. Non, mais attendez, attendez. Aujourd'hui, les LR, c'est comme avant. C'est-à-dire que quand ils sont en campagne, ils sont à la droite du Rassemblement national. Et quand ils sont au gouvernement, ils sont à la gauche de François Hollande. Donc ça, c'est la spécialité des amis de M. Wauquiez. C'est parler très fort quand ils sont dans l'opposition ou en campagne électorale. Et c'est tout trahir quand ils sont au gouvernement.

Quand je pense qu'ils nous ont fait leur cinéma auprès des retraités, pour leur dire qu'avec Laurent Wauquiez, il n'y aura jamais de désindexation, et que la première mesure qu'ils prennent, c'est piquer la moitié de l'indexation aux retraités les plus fragiles, parce que c'est la pension de base. Ce qu'ils veulent désindexer, c'est la pension de base, c'est-à-dire des pensions inférieures à 1 900 euros. Alors moi, je veux bien qu'on dise qu'à 1 900 euros, quand on est un retraité, on est riche. Moi, je ne pense pas qu'on soit riche. Je pense qu'on mérite sa retraite.

13:50
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, si Michel Barnier utilise le 49-3, est-ce que vous pourriez voter la motion de censure ?

13:56
Jean-Philippe Tanguy

Mais Marine Le Pen a été très claire mardi. Tout est sur la table. Et si Michel Barnier ne veut pas saisir l'aide qu'on peut lui apporter pour défendre les Français, nous lui contraindrons. Et dans la contrainte, évidemment, il y a la motion de censure sur la table. Donc c'est une forme de chantage, quoi. Mais ce n'est pas du chantage, c'est le rôle du Parlement. Le Parlement est là pour défendre les Français. On a 11 millions de votes. On était le premier parti en suffrage. Ce n'est pas pour laisser taper les Français avec 30 milliards de taxes.

14:22
Présentateur

Et qu'est-ce qui vous ferait éviter de voter cette motion de censure au cas où il y aurait ce scénario, alors, justement ?

14:28
Jean-Philippe Tanguy

Mais que M. Barnier respecte sa promesse de justice fiscale. Donc pas de désindexation des retraites, pas de taxes sur l'électricité et des économies qui permettent de redresser les comptes publics. Où sont les économies ?

14:42
Présentateur

Donc sur les retraites, vous, c'est un chiffon rouge, ce qui a été évoqué pour les retraites ?

14:47
Jean-Philippe Tanguy

Oui, parce que c'est de la spoliation. La désindexation, c'est du vol. C'est dire, vous avez cotisé, vous avez une pension, et on vous pique du fric dans le dos, puisqu'on utilise l'inflation pour vous voler de l'argent. La désindexation, c'est de la spoliation.

15:02
Présentateur

Mais il y a une idée de décaler, en fait, le versement des retraites pour certains, en fonction des revenus, c'est-à-dire les plus modestes. Mais ça, c'est pas vrai, ça. C'est du baratin.

15:11
Jean-Philippe Tanguy

C'est pas du baratin, ça a été étudié. Non, oui, c'est toujours étudié. M. Hérault l'avait fait. Donc ils veulent frapper tout le monde, et puis ensuite renvoyer un chèque. Stop ! Voilà, c'est une espèce de magouille dont personne ne comprend rien. Il faut de la simplicité. Il ne faut pas désindexer les retraites. Il y a des impôts. Il y a plein de façons de faire de la justice fiscale. La désindexation, c'est de la spoliation. Je le refuse. Et c'est scandaleux. Donc nous, on défend des principes clairs. On n'est pas dans le double langage. On essaie de limiter la case compte tenu de la crise des finances publiques.

Mais il y a des lignes rouges qui ont très clairement été données par Jordan Bardella et Marine Le Pen.

15:44
Présentateur

Et vous les répétez ce matin, donc ?

15:46
Jean-Philippe Tanguy

Voilà. Et je remercie parce qu'on a 140 députés Rassemblement National qui sont surmobilisés au Parlement. Moi, je suis très fier de notre groupe. Parce qu'on est présents pour nos électeurs et même pour ceux qui n'ont pas voté pour nous.

15:55
Présentateur

Oui, oui. Jean-Philippe Butanguy, est-ce qu'il y a aussi dans la balance la promesse d'une nouvelle loi, par exemple, sur l'immigration ?

16:02
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout. Non ? Non, mais nous, on est favorables à une nouvelle loi sur l'immigration. Mais ça n'a rien à voir. On ne va pas accepter de taxer les Français de 30 milliards d'euros comme veulent le faire M. Barnier, M. Wauquiez, M. Attal, en échange d'une loi sur l'immigration. Ça n'a rien à voir. Une loi sur l'immigration et contre les mieux l'immigration, c'est soutenu par 60 à 70% des Français. Donc il n'y a pas besoin de faire du chantage.

16:20
Présentateur

Oui, bon, donc on a compris, c'est des retraites, mais désintexation. Mais pas en revanche, parce qu'il y avait aussi la révision de la réforme des retraites. Bon, il y a eu l'abrogation finalement.

16:31
Jean-Philippe Tanguy

Oui, ça on propose jeudi prochain, merci de le dire. On propose l'abrogation dans notre journée parlementaire. Oui, mais ça a échoué hier en commission, non ? Oui, puisque la gauche, de toute façon, ne font que de la politique politicienne. Donc c'est dommage. Moi, je salue un certain nombre de personnalités de gauche qui ont décidé d'arrêter le sectarisme et de voter l'abrogation de la réforme des retraites. Et je suis très meurtri que la majorité de la gauche continue son sectarisme parce que pour l'instant, c'est les gens qui souffrent. Et dans la Somme comme ailleurs, vous avez des femmes et de soignantes qui sont très fatiguées à 62 ans.

Vous avez des hommes qui ont des métiers difficiles. Et faire travailler plus longtemps les gens, c'est prendre le risque des maladies chroniques, d'invalidité, de malheur au travail. Et au final, non seulement c'est injuste pour nos compatriotes, mais en plus, évidemment, ça coûte de l'argent à la sécurité sociale. Donc tout ça n'a pas de sens.

17:14
Présentateur

Donc là, vous êtes en désaccord avec la gauche par rapport à ce qui s'est passé, effectivement, hier en commission. En revanche, si vous deviez voter la motion de censure, vous pourriez faire alliance avec la gauche, y compris à les filles.

17:25
Jean-Philippe Tanguy

Mais ce n'est pas une alliance. Bah, de fait, de fait. Non, mais de fait, la constitution, c'est que quand le Parlement n'est pas d'accord avec le gouvernement, il représente les gens, il censure. Mais sinon, on ne fait pas d'élection. Si il y a toujours cette menace, si on dit à chaque fois qu'on vote en conscience qu'on est allié politiquement, on ne s'en sort pas. Et c'est un peu la langue de bois de ce gouvernement. Ceux qui se sont alliés, c'est M. Wauquiez et M. Macron, qui avaient dit aux électeurs depuis 7 ans qu'ils étaient ennemis à vie. Donc moi, des paroles comme ça, on sait ce que ça vaut. Rien du tout.

Ça vaut 30 milliards de taxes, malheureusement, si on n'arrive pas à ranger la situation.

18:01
Présentateur

Ce qui veut dire que ce matin, vous n'excruez toujours pas de voter la motion de censure s'il y avait un Jean-Philippe Tanguy, pour être clair et résumer ce que vous avez dit ?

18:07
Jean-Philippe Tanguy

Absolument, plus que jamais, parce que là, ils n'écoutent rien. Ils n'écoutent rien, ils font semblant de débattre. Moi, j'invite tous ceux qui veulent savoir la vérité à regarder nos séances. Vous verrez que le gouvernement n'est d'accord qu'avec lui-même. Et il n'accepte les amendements, il n'accepte les amendements et les changements que des députés macronistes. Donc c'est les macronistes qui débattent avec les macronistes. C'est quand même pas très... Enfin, ceux qui sont là, parce qu'il n'y en a presque pas.

18:27
Présentateur

Un mot sur LFI, parce que ça a beaucoup agité. Il y a eu beaucoup de réactions sur le député Andy Kerbrat, qui a été pris alors qu'il achetait de la drogue. Est-ce qu'il doit démissionner ?

18:38
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je pense que quand on enfreint la loi, il faut se regarder dans un miroir. Et moi, je ne comprends pas comment il peut rester à ses députés. Moi, je ne vais pas tirer sur l'ambulance, parce que, vous savez, moi, je n'aime pas frapper les gens quand ils sont à terre. Donc, voilà, il a été pris en flagrant délit, il va être condamné. Il est devant les Françaises et les Français. Moi, si j'étais à sa place, c'est impossible, parce que je ne touche pas à ces merdes.

18:58
Présentateur

Non, mais alors, à l'Assemblée, parce que, par exemple, la gauche ne vous avait pas serré la main, en fait, à certains. Alors, est-ce que, par exemple, si vous le croisez à l'Assemblée, compte tenu de ce qu'il a fait, il a voulu serrer la main ou pas ?

19:08
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je sers la main à tout le monde, même à ceux qui ont enfreint. Moi, je respecte les gens, voilà. Donc, moi, je suis... Vous savez, j'ai été un des premiers, il y a beaucoup d'extraits en ligne, j'ai dénoncé la banalisation de la drogue dans les élites. Voilà, moi, ça fait depuis que j'ai fait les grandes écoles. À l'Assemblée ? Mais partout. Ça circule beaucoup ? Oui, ça circule à l'Assemblée, ça circule dans les ministères, ça circule dans les grandes rédactions parisiennes, ça circule dans les grandes entreprises, ça circule dans les marchés financiers. Nous sommes dans une société gangrénée par la drogue, malheureusement, à tous les niveaux.

Moi, je l'ai dénoncé, je le dénoncerai encore avant l'affaire Carbrat, pendant l'affaire Palman. Voilà, malheureusement, si ou si on échoue dans notre pays à lutter contre la drogue, c'est que beaucoup de gens qui ont des responsabilités, malheureusement, sont partis liés à ce trafic.

19:50
Présentateur

Et c'est scandaleux. Dernier mot, Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National. Et Rachida Dati propose de faire payer l'entrée de Notre-Dame de Paris. 5 euros, pourquoi pas, vous y êtes favorable ou pas ? Pour l'entretien aussi des églises ?

20:02
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, c'est compliqué, il faudrait deux parcours, parce qu'on peut aussi, une église, c'est fait pour prier, alors... Ah bah oui, bien sûr, ce serait pour les touristes. Voilà, alors si c'est qu'un parcours touristique, très bien, mais il faut un accès gratuit pour les croyants, et on va commencer à faire payer la prière. En tout cas, je ne crois pas que ce soit l'état d'esprit de l'église de France, ni d'ailleurs, qu'il y ait un parcours touristique, et que les touristes contribuent à l'entretien de nos joyaux nationaux très bien, mais il faut quand même que l'accès à la prière reste gratuit.

20:31
Présentateur

Merci Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National. Merci Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National.