Budget : "La gauche ne propose que des mesures qui sont majoritaires dans le pays"
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Cécile CucermanFait
« Nous ne faisons que des mesures qui aujourd'hui sont majoritaires dans le pays. »
- 1:00Cécile CucermanFait
« Les Français se sont majoritairement opposés à la réforme des retraites qui a été imposée au FOREpsPS. »
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Eh ben on va tout de suite voir ce qu'on pense. Euh Cécile Cucerman, la présidente du groupe communiste à au micro d'Alexandre, salle des conférences. Oui, Cécile Cuckerman, on vient d'entendre François Patria qui donne des concessions euh possibles euh pour la gauche, à savoir et bien euh des mesures pour euh la pénibilité des travailleurs, pour la l'amélioration de la retraite des femmes, également une mesure de justice fiscale.
Or pas la taxe Zucman. Est-ce qu'il y a une voie de compromis possible entre le gouvernement de Sébastien Lecornu et la gauche ? Non, mais je crois que et sans mépris pour mon collègue François Patria, nous venons d'assister sur votre plateau à ce que nous nous assistons depuis quelques jours.
C'est-à-dire qu'en fait ce aujourd'hui le camp d'Emmanuel Macron et le camp de la droite sénatoriale qui met des lignes rouges. Donc en fait, nous pourrons discuter de ça mais ce ne sera pas ça. Nous pourrons discuter de l'air des retraites mais uniquement sur les femmes.
Nous pourrons discuter du pouvoir d'achat mais il faudra travailler plus. Oui. Heureusement quand même que quand on travaille plus, on gagne plus quoi.
Je je rappelle simplement que ce n'est pas un cadeau de gagner plus quand on travaille plus. C'est normal. Et donc finalement, en fait, on est en train depuis quelques jours d'inverser une logique.
On veut une République parlementaire mais dont celles et ceux qui ont perdu les élections législatives au mois de juillet 2024 les ont perdu et ils veulent continuer de diriger. Et bien c'est pas grave, il y a pas de drame mais ça ne marchera pas. Voilà.
Donc je ne sais pas quand, je ne sais pas comment, mais en fait cela ne peut pas durer parce que aujourd'hui les Françaises et les Français ont exprimé d'autres choix que celui de la continuité de la politique incarnée par Emmanuel Macron depuis 2017. Et en même temps, la gauche fait des demandes assez euh radicales. Suspension de la réforme des retraites, tax Zucman sur les haut patrimoines.
Vous pensez vraiment que le socle commun peut accepter ça et queon va arriver à un compromis ? Mais je ne sais pas ce que les uns et les autres peuvent accepter. Nous ne faisons que des mesures qui aujourd'hui sont majoritaires dans le pays.
Donc je ne sais pas si la radicalité c'est de porter des mesures majoritaires, mais je crois que nous avons quelques notions peut-être à échanger sur qu'est-ce qu'est-ce qu'une radicalité. Je pense qu'aujourd'hui, je d'ailleurs je le pense mais toutes les études d'opinion le montrent. Les Français demandent quoi ? plus de justice fiscale.
Les Français se sont majoritairement opposés à la réforme des retraites qui a été imposée au FOREpsPS et qui d'ailleurs est une des origines de la crise politique que nous traversons aujourd'hui et de laquelle nous ne pourrons pas sortir si nous n'acceptons pas cela. Donc moi, je ne pense pas être une radicale aujourd'hui. Je pense simplement vouloir répondre aux besoins de la majorité des Françaises.
Ça ne veut pas dire donner raison à tout et à tout le monde. Cela veut dire en responsabilité dire voilà oui, il y a besoin de justice fiscale. Oui, il y a besoin d'abroger la réforme des retraites et donc oui, nous avons besoin d'aller trouver des recettes supplémentaires pour satisfaire aux besoins des Français.
Et dernière question sur la méthode le cornu alors que demain il y aura une nouvelle journée de mobilisation à l'appel des syndicats. Sébastien Lecornu, le premier ministre dit "Je souhaite donner plus de marge de manœuvre au par au paritarisme au dialogue entre les syndicats et le patronat. Est-ce que c'est la bonne méthode ?" Mais non, mais Sébastien Lecnu a fait un interview au Parisien vendredi dernier, donc je je ne surinterprète pas ses propos.
Bon, dans son article au Parisien, il exprime très clairement tout ce qu'il ne pourra pas bouger. Et bien écoutez, ce n'est pas une ouverture à la voix de la négociation et du pararisme, ni même à la voix d'une négociation avec l'ensemble des groupes parlementaires. Non pas dans une question de compromis, mais dans une question de construire un avenir meilleur pour les Françaises et les Français.
Merci beaucoup. C'est plus Carman. Yeah.
Cécile Cukierman