Interview de Gérard Larcher sur le bilan du quinquennat et de la législature
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bonjour gérard larcher bonjour on vient de voir le film en accéléré de ce quinquennat des relations parfois tendues entre le gouvernement et le sénat notamment des révisions constitutionnelles avorter le pic de tension de la sphère benalla le sénat a joué le rôle de contre-pouvoir c'est le titre d'un nouveau livre les relations avec l'exécutif ont elles étaient pour vous particulièrement difficile pas difficile au fond quand on regarde ce quinquennat et pour le législateur que nous sommes et pour les femmes et les hommes politiques que nous sommes c'est quand même un quinquennat on n'a pas réussi à retisser la confiance souvenez-vous il commence par un congrès à versailles et le président de la république nous annonce vouloir construire une forme de renouveau démocratique oui et il nous dit aussi nouvelles vouloir tisser de nouvelles relations avec les collectivités territoriales de la république et 80 demi après aujourd'hui qu'est ce qu'on constate on constate que c'est une étude du cevipof y n'y a pas si longtemps paru dans le figaro que le niveau de défiance reste extrêmement élevé et que doute aussi d'ailleurs si on a écoulé seul élu quand la confiance des français ce sont les maires et les conseillers municipaux donc dans ce premier bilan n'a pas réussi collectivement retisser la confiance même si je vais être un peu chauvin pour le scénar les choses se sont plutôt mieux passé où on n'avait pas une cena bassiner vous estimez aujourd'hui les choses c'est que à la fin de ce quinquennat dont on va voir le rapport de la cour des comptes ce matin on a quand même une réalité financière qui nous amène pour le futur à devoir nous projeter et on a une responsabilité nous les parlementaires premier le milliard de dettes tu es quand même pas rien une dépense publique qui a augmenté et je parle même orco id une dépense publique qui a augmenté à que le quoi qu'il en coûte nos lois qu'il en coûte n'était pas inutile ou l'avons même mon fiancé dans cet hémicycle soutenu dans la plupart de ces phases mais la réalité 3 milliards de dettes une dépense publique qui a augmenté des réalités aussi aujourd'hui qui sont des réalités très fortes notamment quand on voit le déficit du commerce extérieur des questions de compétitivité au début du quinquennat un certain nombre de décisions que là on d'ailleurs soutenu sur les ordonnances travaille sur des actions en matière de l'alternance mais je dois dire que c'est quand même un bilan dans lequel la déception mais les relations avec le sénat ont été des relations vivante nous avons voté beaucoup de textes près de 70% que nous avons voté attention ça ne se passe pas si mal ça démontre que nous sommes toujours une assemblée de la construction ici et pas une assemblée qui se situe systématiquement dans l'opposition par principe je disais au moment j'ai été réélu ici sénat ont dit jamais oui par discipline et jamais non pas dogmatisme ça s'est vérifié au cours de ce quinquennat mais je dis quand on dit non c'est non je pense à la dernière proposition de révision constitutionnelle sur le climat sur le terme garantis les observations du conseil d'état était clair nous analyse était clair c'était un mot qui luttent et inappropriée voire dangereux nous l'avons refusé et je crois que peut-être qu'aujourd'hui on fait un demi tour sur le nucléaire ce n'est pas inutile que nous ayons dit non à quelles réformes constitutionnelles êtes-vous prêts puisque vous parlez de celle à laquelle vous n'étiez pas prêts il y a toujours la question d'introduction de la proportionnelle toujours la question de la réduction du nombre de parlementaires et vous nous avez parlé de ce tous les filles en noir de la constitution je vous le rappelle ça relève d'une décision politique la proportionnelle à l'assemblée nationale cc dessus c'est un texte qui n'est pas constitutionnelle pourquoi nous avons dit non sur la révision de la constitution parce qu'il y avait la question de la représentativité mais surtout il y avait alors que le président de la république s'était engagé en 2010 est au congrès renforcer le rôle et la place du parlement nous avions la réduction par exemple du rôle de la commission mixte paritaire qui d'ailleurs nous a permis d'abord j'allais dire d'aboutir dans un nombre très important de gars tout récemment sur la loi décentralisation déconcentration 3ds nous avons abouti sans la loi et à quelques mois climat résilient nous avons abouti donc est-ce qu'il faut réformer tout le temps la constitution il faut se poser un certain nombre de questions sur le fonctionnement traditionnel séder réformes institutionnelles doivent tête est automatiquement constitutionnel sans doute sur un certain nombre de points mais je crois qu'il faut les préparer et il faut qu'elles soient strictement nécessaire quelqu'un qui est dans cette salle rappeler qu'il faut toucher la constitution que d'une main tremblante la cession va se terminer la semaine prochaine gérard larcher avec un débat sur le mali il ya aujourd'hui un mini sommet à paris sur ce sujet vous allez voir le premier ministre jean castex est ce que vous êtes favorable à un retrait total de l'opération barkan du mali d'abord rappelé qu'au mali notre engagement est un engagement dans la lutte contre le terrorisme l'islamisme radical le djihadisme c'est un combat qui est mené au nom des valeurs est d'ailleurs à l'appel historique du mali je me souviens très bien de l'opération serval aujourd'hui la réalité c'est que nous sommes face à une junte militaire qui préfèrent les miliciens d'un groupe privé wagner liés à la russie et la situation sans doute qu'on ne peut pas rester dans un pays dans les forces politiques juste l arrivée par la force et hors de tout contexte démocratique de voeux puis la présence de nos armées et d'un certain nombre de nos alliés qui sont à nos côtés le président de la république chef désormais en lien avec les partenaires européens doit faire le poids savoir dans quelles conditions on peut continuer assuré parce que se battre contre le terrorisme l'islamisme radical c'est se battre bien sûr dans ces pays mais c'est aussi se battre souvenons nous des attentats que nous avons connus pour des valeurs que nous avons en partage notamment en europe savoir comment nous allons réorganiser cela cela dépend du président de la république le parlement va être associés à la réflexion la semaine prochaine peut-être un peu avec sion avec emmanuel macron vous allez rencontrer jean castex est ce que bien sûr - sexuellement je pense qu'on ne peut pas rester dans un pays qui nous quittons les forces politiques même arrivés par la force ne veulent plus moi je pense à nos soldats a pigé quand même une pensée 58,58 de nos soldats sont tombés nous avons eu des centaines de blessés nous nous sommes retrouvés dans la cour des invalides ou ailleurs pour leur rendre hommage on leur doit me semble-t-il au delà de l'hommage un peu une dette une dette de patrie et c'est ce que nous allons je crois devoir partager au delà des clivages politiques rinne ne faut pas néanmoins quitter le sel pour vous on parle d'un redéploiement au niger et je vous le disais à l'instant il faut voir comment nous nous réorganisons on a évoqué l' niger mais regardez aussi les frontières nord au delà du burkina faso de la côte d'ivoire togo bénin la frontière sénégalaise c'est autour de cela qu avec nos partenaires africains nous devrons discuter dans les jours qui viennent on revient donc sur ce mandat les deux dernières années ont été bien sûr marquer au parlement comme pour tout le monde par la crise sanitaire qui a débuté dans un climat ici on se le rappelle d'union nationale ce qui n'est plus du tout le cas aujourd'hui au fil des confinement la majorité sénatoriale a voté néanmoins le pass vaccinale aujourd'hui elle dénonce aussi un pass électoralistes est ce que vous regrettez ce vote non il était nécessaire à cette époque nous avons d'ailleurs voté la plupart des mesures avec toujours une attention particulière ça doit toujours être proportionnée proportionnée entre les nécessités sanitaires et le respect des libertés individuelles et collectives car nous avons nous avons admis la restriction des libertés individuelles et collectives l'interdiction de se déplacer l'interdiction de se réunir l'interdiction un certain nombre d'activités souvenez-vous les je ne pouvais plus aller au restaurant entrer dans des commerces sauf dans doute ces périodes de confinement et à chaque fois le rôle du sénat gardien des libertés individuelles et collectives c'est cette réponse proportionnée voilà pourquoi nous avons mis au cours de cette période en place et un contrôle dans chaque commission mais nous avons mis commission denquête mission d'information mission d'information qui va achever sa tâche qui était présidé par le socialiste bernard je n'y allais deux rapporteurs roger karouchi jean michel arnaud et une commission d' enquête qui suit d'ailleurs les conséquences sanitaires qui a lieu sur l'hôpital de même que nous mettons en place une commission d' enquête sur l'hébergement de nous aider dans les établissements spécialisés mais aussi tout simplement l'accueil de nous aimer est-ce que mel est ce que le pass vaccinale pour vous aujourd'hui est encore proportionnée quand on voit qu'il ya une vingtaine de parlementaires de votre groupe qui demande sa levée immédiate et puis je rappelle que ce matin olivier ferrand annoncé une levée possible pour nous mars eh bien écoutez nous verrons il ya une commission qui travaille là dessus je rappelle son titre adéquation entre les mesures imposées par le pass vaccinale est la réalité de la pandémie je fais confiance à la présidente catherine de roche de la commission c'est vraiment le rôle de contrôle du parlement on n'est pas simplement dans la pulsion du jour dans l' annonce du jour nous avons voté un texte c'est la loi si la loi doit être levé parce que nous avons retrouvée et des niveaux j'allais dire de vie sanitaire qui soit acceptable et bien la commission nous le dira mais vous ne dites pas que ce passé et politique comme certains on a pu l'entendre dans l'octroi je dis que je passe et je fais partie de ceux qui ne votent pas comme président du sénat j'ai soutenu ceux qui votaient quelques questions politiques gérard larcher dimanche valérie pécresse a utilisé les expressions grand remplacement ou encore français de papier ça a été commentée dans tous les sens 1 depuis critiqué y compris dans votre camp vous avez toujours représenté une voix modérée 1 chez les républicains est ce que vous regrettez qu'elle est employée ce vocabulaire migration sécurité deux échecs majeur du quinquennat photo qu'on apporte des réponses à cette question migratoire il faut le faire dans le cadre de nos valeurs républicaines et la question quand on reprend la phrase de valérie pécresse c'était parce qu'elle n'en voulait pas qu'on utilise ce terme de grandissement veulent être le rempart à ces grands remplace moi je veux des français qu'ils soient les français de coeur et c'est ça et voilà pourquoi la question de l'intégration de l'assimilation de l'accueil dans notre pays est un sujet aussi important et quand on ne maîtrise pas quand on maîtrise pas les migrations et bien quelque part ça nous conduit à une forme de séparation nous avons d'ailleurs président de la république avait utilisé ce mot au mur au scepticisme pour éviter le séparatisme maîtrisons maîtrisons l'immigration maîtrisons l'immigration faisons de l'intégration de l'assimilation ça nous renvoie au texte sur les valeurs de la république et sur la laïcité auquel le sénat ait ré majeur car ban attaché et auquel je suis personnellement tellement attaché il ya eu six textes dont vous nous rappeler l'existence 1 pendant ce quinquennat autour effectivement de du séparatisme il ya eu plusieurs lois autour de la sécurité se sont pour vous encore des occasions manquées elles n'ont pas manqué pourtant on nous a certain nombre de textes nous en fait avancer même ce que nous n'avons pas voté je pense aux tec sur les valeurs de la république je vais prendre un exemple nous venons d'avoir un débat sur le sport vous savez bien ces jeunes femmes qui viennent voler devant le sénat qui sont allés manifester devant le sénat au fond elles viennent tester si la république tient bon ou si elle recule je ne suis pas pour une république qui recule voilà pourquoi je pense que le gouvernement a eu tort dans le texte sport de ne pas de deux arbitres aient accepté et on est en plein jeux olympiques il ya un esprit et un esprit initié par pierre de coubertin qui s'inscrit aussi dans cette égalité hommes-femmes dans des valeurs universelles je suis pour l'universalisme et l'universalisme ça fait partie des valeurs de la république et tout ce qui nous sépare nous devons être très attentifs et les combattre il ya une ambiguïté pour vous du gouvernement sur cette question n'a entendu les prises de paroles de marlène schiappa d'elisabeth à moreno j'ai compris y compris en entendant le ministre de l'intérieur ce matin qu'il était me semble t'il plus proche des positions que le sénat mais moi je ne juge que dans les faits objectifs c'est-à-dire le vote le gouvernement et la majorité n'ont pas voulu à l'assemblée nationale de la proposition du cenalt fusion pour le sport ça me semble révélateur la majorité présidentielle justement parlons dalal range désormais valérie pécresse dit elle je la cite dans le camp de la droite extrême qu'est ce que vous leur répondez des mots tout ça c'est des mots je connais valérie pécresse sans doute un peu mieux que j'ai par deux fois était son président de comité de soutien la région ile de france je suis élu tu sûr département c'est une femme qui clairement est une femme qui se situe à droite ouverte aussi sur la pensée d'un certain nombre de modérer c'est une femme qui décide qui fait qui n'est pas dans les mots dans les langages quand elle met une charte de la laïcité en place pour l'ensemble des activités de la région ile-de-france le fait sans même temps une femme ouverte ouvert sur les questions de société attentive aux autres j'ai envie de leur dire suivez valérie pécresse comme elle l'est dans un village ou dans une ville d'ile-de-france et vous verrez la valérie pécresse dont le pays a besoin y a pas besoin d'une clarification d'aujourd'hui délaissent hallynck qu'elle soit ce qu'elle est je le connais bien et je lui fais confiance elle a tout à fait ce j'allais dire la dimension pour donner aux pays qui est tellement fracturée qui est tellement diffusé et tellement dans le doute je reviens à ce cette analyse du cevipof que j'ai évoquée au début de notre entretien voir un pays dans un tel état de défiance qui classe le gouvernement au dernier rang de la confiance qu'ils placent les maires au premier rang de la conscience un pays tellement structuré tellement divisée il a besoin de clarté pour reprendre une formule de valérie pécresse il faut qu'on fasse et qu'on arrête de dire sans faire vous n'êtes pas inquiet face au sondage du jour aujourd'hui qui montre pour la première fois valérie pécresse qui serait d'aller je le dis clairement si valérie pécresse n'est pas au deuxième tour le président de la république sera réélu et à ceux qui s'apprêtent à voter qui ne souhaite pas et sarah deuxième mort de rire il faut que je réfléchisse bien sûr c'est tout simplement comme ça une toute dernière question faut-il revoir selon vous le système des parrainages qu'il redevienne anonyme on voit un certain nombre de propositions notamment celle de françois bayrou qu'il veut une banque des parrainages pour les candidats qui dépasse les 10% d'intentions et les inventions à quinze jours de la fin des parrainages il peut y avoir un sujet j'ai dit que je réfléchirai je proposerai la commission dreux et loi je pense que si des responsabilités très importante qui est donnée au maire et le maire d'un petit village chez moi il a les mêmes pouvoirs que le maire de versailles dans mon département ça nous vient d'ailleurs d'un héritage ancien et cette responsabilité des maires elle est une responsabilité qu'ils doivent assumer j'ai déjà dit parrainer n'était pas soutenir en un temps voit bien que l'extension de l'anonymat peut conduire à des pressions institutionnelles politiques collectives on y est annoncé je suis pour le maintien du parrainage par les maires une réflexion après cette élection devra nous permettent d'analyser faut-il qu'il soit ne niez nous qu'ils soient organisés de manière différente on se donne le temps on n'essaye pas d'être dans l'invention quinze jours avant la fin de la période de signature eh bien merci beaucoup gérard larcher d'avoir répondu aux questions de public sénat nous sommes donc à une semaine de la fin de la session avant de rentrer de plein fouet dans la campagne merci beaucoup pendant ce temps lâche simplement je veux dire le sénat continuera à travailler les commissions se réuniront le mardi ou le mercredi les groupes politiques toutes les deux semaines et les commission denquête l'émission d'information les délégations donc c'est pas les vacances c'est la poursuite de l'activité au service du pays de la démocratie vous continuera à peser sur la vie démocratique et sur les institutions deux importants merci beaucoup et public sénat suivra ça avec bien sûr beaucoup de constance et d'intérêt merci à chela [Musique]
Gérard Larcher