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Conférence de presseEurope 1 (sur YouTube)· 25 septembre 2025 27 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Condamnation Sarkozy : "Dans cette décision, il y a un parfum de justice politique" (Eric Naulleau)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 75 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nicolas SarkozyFait
    « Depuis toutes ces années, j'ai assumé toutes mes responsabilités. Je n'ai naturellement refusé aucune audience. J'ai été mis en garde à vue. J'ai été interrogé, examiné. »
  • 0:30Nicolas SarkozyFait
    « La présidente du tribunal a dit, il n'y a aucun enrichissement personnel à vous reprocher. Pas de financement illégal de ma campagne, pas d'enrichissement personnel. »
  • 0:45Nicolas SarkozyFait
    « Le tribunal prononce l'exécution provisoire pour me voir dormir en prison le plus tôt possible. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On a entendu cette alerte en l'airement. On va revenir à l'actualité avec ce procès dans l'affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozi et ce jugement. Nicolas Sarkozi n'échappe pas à la prison a priori même s'il fait appel.

On écoute les mots de l'ancien président de la République à la sortie de l'audience. Depuis toutes ces années, j'ai assumé toutes mes responsabilités. Je n'ai naturellement refusé aucune audience.

J'ai été mis en garde à vue. J'ai été interrogé, examiné. De telle façon que la présidente du tribunal a dit, il n'y a aucun enrichissement personnel à vous reprocher.

Pas de financement illégal de ma campagne, pas d'enrichissement personnel. Et la conclusion qu'en tire le tribunal, c'est que je dois passer 5 années en prison et alors même qu'on connaît mon adresse, qu'on peut me reconnaître dans la rue, que j'ai assumé toutes mes responsabilités. Le tribunal prononce l'exécution provisoire pour me voir dormir en prison le plus tôt possible.

Je demande aux Français qu'ils aient voté ou non pour moi, qu'il me soutiennent ou non, d'apprécier ce qui vient de se passer. La haine n'a donc décidément aucune limite. J'assumerai mes responsabilités. [Musique] Je déférerai aux convocations de la justice.

Et s'ils veulent absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison. Mais la tête haute. Je suis innocent.

Cette injustice est un scandale. Je ne m'écuserai pas de quelque chose que je n'ai pas fait. Voilà pour la déclaration solennelle de l'ancien président de la République Gautier Lebret nous a rejoint.

Nous sommes avec Louis de Ragnell, Éric Nolo Catherine, bonsoir ma chère Catherine. Jean-Sébastien Ferjou, Jules Toris. Le président de la République affirme qu'il se défendra jusqu'à la fin, jusqu'à son dernier souffle, dit-il.

Oui, absolument parce qu'il est convaincu d'être innocent. Et puis ce qui est vrai et ce qui a été quand même déclaré, qui a été déclaré par la présidente du tribunal, c'est qu'il n'y a pas eu de financement illégal. Donc là, maintenant, c'est prouvé et c'est attesté. euh il n'y a pas eu de corruption et par ailleurs, le document sur lequel repose le début du du commencement de cette pseudo enquête de médiia part est un faux et c'est la présidente du tribunal qui le dit.

Donc ce qui est ce qui est totalement invraisemblable dans cette histoire, c'est que ce que tout le monde enfin tous les gens qui connaissaient mal l'affaire ou qui regardaient ça de loin avaient peut-être en tête, c'était la possibilité d'un financement les biens, il n'y en a pas. Et en fait, c'est une qualification qui était qui a été rajoutée au dernier moment par le parquet national financier, l'association de malfaiteurs euh qui est en fait une accusation selon laquelle Nicolas Sarkozier aurait laissé ses collaborateurs envisager de promettre des contreparties à certaines personnes. Donc c'est quelque chose de très flou.

C'estd qu' Nicolas Sarkozy n'a fait aucune action, n'a décidé de rien sur ces deux collaborateurs dont on parle qui sont Bortefeu et Claude Guillant. Et ces deux collaborateurs d'ailleurs d'ailleurs, on leur reproche rien dans cette histoire-là. Donc c'est c'est ça qui est ahurissant dans l'affaire, c'est qu'on a vraiment l'impression que quoi qu'il arrive, on voulait condamner Nicolas Sarkozi, il fallait trouver quelque chose et ce quelque chose n'est absolument pas matérialisé.

Donc c'est un désaveu total pour l'enquête du parquet national financier qui était parti bill en tête sur le financement libien. C'est une un desésaveux total pour les méthodes et les idées euh qui avaient été développées depuis le début depuis 11 ans par Media Part. C'est Media Part qui a travaillé de main dans la main avec certains magistrats où il faisaient fuiter euh euh au bénéfice de de parfois de de de papier très élogieux sur certaines personnes ou alors pour en discréditer d'autres.

C'est médiia part qui était au cœur de tout ça. N'oublions pas que Miaapart a commencé ses premiers articles quelques semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle de 2012. Miapart a publié donc ce faux document qui soi-disant attestait du financement libyen dans l'entre de tour de l'élection présidentielle.

Et à ce moment-là, il y a eu il y a certaines personnes à droite qui ont douté et il y a d'autres personnes surtout à gauche qui ont qui se sont servies qui se sont rués euh sur ces ces pseudos accusations pour expliquer que Nicolas Sarkozy était coupable. Donc ce soir Nicolas Sarkozi n'est pas coupable de financement libien. Il y a pas 1 € d'argent libyen qui n'a été utilisé pour sa campagne et ça c'est dit par la présidente du tribunal.

Mais il y a cette incarcération qui est décidée, qui est prononcé sans qu'on sache véritablement pourquoi. Et c'est ça qui est scandaleux et qui heurte. Et Louis Dragnel, on avait il y a quelques instants maître Ingrain qui est l'un des avocats Nicolas Sarkozy qui dit qu'il va tout faire pour éviter cette incarcération.

On est au moins le rendez-vous est prêt pour le 13 octobre avec le tribunal et c'est ce tribunal pour le parquet national financier. Vous avez raison, ce sont les mêmes qui ont fait l'accusation qui lui indiqueront la date, l'heure, le jour de son incarcération. Gautier Lebrette, c'est il fallait faire un exemple.

Il fallait faire un exemple et avec Nicolas Sar des aveux pour le PNF que le parquet national financier a fait également appel. Ils ont fait 10 ans d'enquête en argumentant que Nicolas Sarkozi s'était fait financer sa campagne de 2007 par le dictateur libien. On leur répond, il y a pas eu de financement libyen, il y a pas eu de pact de corruption, il y a pas d'argent libyen qui a financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2017.

C'était tellement un supplice chinois ce matin que on a cru tous les commentateurs l'entourage de Nicolas Sarkozi que si ce n'était pas gagné puisqu'il était reconnu coupable sur association de malfaiteurs que la peine serait évidemment bien en dessous des réquisitions du parquet qui demandaient 7 ans et peut-être qu'il n'y aurait pas de prison ferme puisqu'on dit il y a pas d'argent libyen dans la campagne de Nicolas Sarkozi. Alors pourquoi on donne 5 ans de prison au à l'ancien président de la République ? Et bien pour sauver la face du PNF, pour sauver la face de Mediaapart Méiapart, les journalistes de Medéiapart sont en train de faire les fanfarons depuis la condamnation de Nicolas Sarkozy parce qu'il va dormir en prison et que eux pour eux c'est une victoire alors que ils devraient se cacher puisqu'ils ont produit un faux document.

ça a été euh stipulé aujourd'hui à l'audience et que Nicolas Sarkozi n'a pas utilisé d'argent libien euh dans sa campagne. Donc ça fait deux fois que l'ancien président de la République est condamné pour une intention. La première fois, c'était après une écoute avec son avocat.

On avait écouté l'ancien président et son avocat, voilà, dans l'affaire Bismut pour l'intention de donner un poste à Monaco au juge et deuxième fois, on va mettre un ancien président de la République en prison pour une intention alors qu'on reconnaît qu'il y a pas eu d'argent libien dans la campagne. Tout ça pour sauver la face du parquet national financier. Catherine N, si Nicolas Sarkozi ve incarcéré, évidemment, c'est un fait inédit sous la 5e République.

C'est un un signal absolument désastreux pour vous. Oui, ça veut dire qu'il a que Nicolas Sarkozi, la justice a Nicolas SarkoZi un traitement très particulier mais c'est quelque chose. La planète judiciaire est en hystérie est en hystérie oui.

Face à lui. C'est pas Alors, il s'est donné des bâtons pour se faire battre. Euh ça c'est vrai en les traitant de petits poids, en voulant réformer le statut du juge qui ne serait plus le juge de l'instruction qui deviendrait le juge de l'instruction en tous les cas à la à l'égal de tous et les les Européens euh les juges en Europe qui instruisent à charge à déchargge et pas à charge enfin pas les deux à la fois.

Et donc et il a eu le tort de l'annoncer pour les vœux en 2009 devant les devant les juges et depuis c'est voilà, il fallait vraiment se débarrasser de Nicolas Sarkozy mais tout enfin mais quand même la mère des batailles, ça a été ce faux de médiat entre les deux tours qui a qui je pense voyez Hollande qui a été élu à un un prêt 51 je pense ça a pu jouer et puis vous allez voir l'obsession de médiia part c'est en 2016 juste avant la primaire des républicains. Mais médiia part d'ailleurs, c'était Harfi qui euh qui conseillait Takéine, elle lui avait dit de dire que il avait apporté des valises au ministère de l'intérieur, de l'argent et tout ça et c'était un faux. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il les soit devant, donc c'était l'homme à abattre. l'homme à abattre et Penel l'avait dit à à Hollande, c'était un pacte avec Hollande avec lequel il avait fait un livre pour le préparer à la présidentielle et il y avait ce ce cette chose qui était au journées des parlementaires de La Rochelle où il y avait eu ce film qui en fait ça s'était paru c'est d'ailleurs sûrement encore internet où on voyait Hollande qui interpellitel pour lui dire alors tu l'as pas encore arrêté le voyou ah on y travaille on y travaille et puis on voyait un militant qui disait oui ce quand il faut le tuer.

Donc il y a eu quand même de la part de Média Part une volonté de ben de nuire, de tuer SarkoZile. Pleinel a dit qu'il voulait qu'il soit en prison dans une émission mot croisé en 2014. Et ce que je trouve drôle, c'est qu'aujourd'hui Plenel et bien là il dit que franchement si Méia Part n'existait pas, faudrait l'inventer.

Merci à tous ceux qui nous soutiennent depuis 2008 et qui ont cru à nos révélations sur l'affaire libienne invalidé par la justice. Tout est tombé. que c'est un fou.

Non mais c'est incroyable. 18h11, on est en direct sur ses news et sur Europin. On évoque cette affaire de Nicolas Sarkozi.

On va écouter son avocat, maître Christophe Ingrain. Il était notre invité il y a quelques instants. C'est lui qui était au côté de Nicolas Sarkozi lorsqu'il a appris qu'il était condamné à 5 ans de prison.

On l'écoute. C'est évidemment un choc. C'est évidemment un choc parce que pendant l'audience ce matin, on nous explique que toutes les accusations auxquelles on fait face depuis 12 ans, c'est-à-dire le financement par la Libye de la campagne électorale de 2007, c'est pas vrai.

La corruption, il y en a pas eu. Le document médiia part, c'est un faux. Donc on nous annonce tout ça et puis à la fin on nous dit mais attention euh nous avons la certitude ou nous avons la certitude que des proches du candidat Sarkozy sont allés discuter avec des proches de Mohamar Kaddafi de la possibilité la possibilité d'un financement par la Libye de la campagne de 2007.

Et ces faits-là, cette discussion là constitue l'association de malfaiteurs qui justifie la condamnation. Voilà pour l'avocat de Nicolas Sarkozi, Eric Nolo. On peut pas dire que vous êtes un sarcoziste.

On peut pas le dire. Pas historique. Non, pas historique.

En tout cas, ça se fait. Qu'est-ce qu'elle vous que que vous inspire cette décision de justice ? À mon avis, d'ailleurs, la la ligne de démarcation n'est pas entre sarcosiste ou antisarcosiste.

Que des juges puissent déclarer en même temps qu'il n'a rien dans le dossier et que Nicolas Sarkozy est coupable, personne ne peut le comprendre, sarkoziste ou pas. Ou alors tout le monde peut le comprendre. C'est-à-dire qu'il y a une volonté d'humiliation au moins de trois manières en le condamnant le mandat de dépôts et l'exécution provisoire.

Donc sur cette affaire, il y a quand même un entêtant parfum de justice politique. Mais ceux qui se réjouissent parfois bruyamment, parfois avec beaucoup de mauvais goûts devraient pas se réjouir. C'est pas une nouvelle, pas une bonne nouvelle pour la France, c'est une nouvelle d'ailleurs pour personne.

Une bonne nouvelle pour personne parce que ça veut dire que la justice se rend au doigt levé. Il y a rien dans le dossier mais nous nous estimons que il y avait une intention qu'on ne peut pas prouver par ailleurs et donc vous êtes coupable. Ce qui est arrivé à Nicolas Sarkozi peut arriver à n'importe lequel d'entre nous autour de cette table ou n'importe lequel des des personnes n'importe laquelle des personnes qui regardent cette émission.

Donc il devrai regarder un peu plus loin que le bout de leur nez. Ceux qui se réjouissent sur internet et ailleurs. C'est une très mauvaise nouvelle pour la justice et pour la France pas seulement pour Nicolas Sarkozi.

Jules Torres, il y a évidemment des réactions de la gauche qui est extatique évidemment qui se félicite. La droite la droite est très mesurée dans son soutien dans à Nicolas Sarkozi effectivement là on peut noter la grande prudence des des dirigeants de droite. C'est à la fois un coup de tonner judiciaire mais c'est aussi un coup de tenir politique que la gauche aujourd'hui Sabre le Champagne sorte dans la rue pour fêter la condamnation de Nicolas Sarkozi.

Ça nous étonne pas. Ils ont déjà commencé depuis les années 2010 à vouloir obtenir sa tête. Je vous rappelle que Media Part a fait partie de tout cela, bien aidé par les responsables du Parti socialiste qui ont utilisé cet argument-là, euh le faux de Méia Park notamment pendant la campagne présidentielle de 2012 et ça a notamment pu faire perdre euh Nicolas Sarkozy euh cette campagne présidentielle.

Du reste à droite, euh évidemment tout le monde est courageux mais personne n'estémraire. C'est-à-dire que on voit ici le le tweet de Laurent Vquis qui se garde bien de dénoncer une décision de justice. Bruno Rotaillot, il est ministre en exercice, donc il y a l'indépendance.

Donc personne va aller se mouiller. Il y a qu'une personne qui se mouille, c'est Marine Le Pen. C'est Marine Le Pen qui finalement est est non pas dans le même bateau que Nicolas Sarkozy, mais l'exécution provisoire ça lui a coûté.

Elle pourra peut-être pas se présenter à cause de ça à la prochaine élection présidentielle où elle est encore une fois, il faut le dire, favorite. Donc c'est vrai qu'on se demande pourquoi aujourd'hui personne ne vient au secours de Nicolas Sarkozy. Peut-être que parce que il considère qu'il n'est plus totalement dans le jeu politique.

Mais du reste qui se joue, c'est pas seulement le passé, c'est pas seulement le présent, c'est également le futur. Je peux vous dire quand on est président de la République, on est à des années lumières de penser qu'on pourrait un jour aller en prison pour des faits qui sont aujourd'hui absolument pas des faits. On vous parle donc de suspicion et je pense que ça va jeter le probl, c'est ce sera finalement qu'un aème clou dans le cercueil de la justice qui est dont la défiance n'a jamais été aussi élevée chez les Français.

Mais du reste, on va pouvoir penser que Nicolas Sarkozy a fait cela alors qu'en réalité on lui reproche quoi ? bien de ne pas être au courant que monsieur Géant et que monsieur Hortfeu allait en Libye pour avoir la possibilité, je le cite encore une fois, d'obtenir des fonds. C'est un véritable scandale cette décision.

Jean-Sébastien Ferge, vous êtes avec nous, on va on a évoqué cette décision d'exécution provisoire, ce mandat de dépôt, ça pose une vraie question démocratique. C'est-à-dire que vous pouvez être faire appel, être présumé innocent puisque l'appel vaut pour présomption et vous vous retrouvez en prison. C'est c'est un vrai sujet quand même.

Oui. Alors que les raisons habituelles habituellement évoquées n'existent pas dans le cas de Nicolas Sarkozi. Il y a pas de risque de fuite, il y a pas de risque de trouble à l'ordre public, il y a pas de risque qu'il mettent en danger ou qu'il commettent à nouveau les les mêmes faits parce qu'on voit pas bien quelle autre campagne présidentielle il essaierait de financer.

Sachant que par ailleurs ça n'est pas ce qu'on lui reproche dans la décision. Donc oui, tout dans cette décision je trouve jette un profond trouble enfin démocratique à proprement parler. Catherine disait tout à l'heure, ça vient aussi du fait que Nicolas Sarkozy a souhaité s'attaquer au statut de la magistrature, pas à X ou X magistrats, pas en soi l'indépendance de la justice.

Mais ça veut dire parce que la question juste précédente aussi, pourquoi personne enfin pourquoi un certain nombre de responsables politiques se contentent plutôt d'affirmer leur amitié ou leur soutien personnel ? Mais parce qu'ils ont peur. La réalité c'est quelqu'un qui remet en cause l'état du droit, pas l'état de droit mais l'état du droit.

On voit que dans ce pays qui remet en cause l'interprétation que les magistrats font du bloc de constitutionnalité en France, cette personne-là en tant que responsable politique, vraisemblablement si un jour il se retrouve devant des tribunaux, on va lui reprocher. Et effectivement, vous le disiez, ce principe de de d'exécution provisoire, il est profondément choquant parce que il remet en cause le principe même de l'appel, mais il a été voté par les députés. Absolument.

Excuse-moi députés par députés, il a été voté quiment. Vous avez raison de le souligner. Vous avez raison de le souligner.

Mais l'autre point l'autre point étant en vraie insécurité juridique et je rejoins ce que ce que disait Éric tout à l'heure, c'est que tous les Français devraient se poser la question. À partir du moment où on peut vous condamner pour une intention supposée de commettre un délit dont il n'y a pas le début du commencement de la moindre exécution puisqu'il a été relaxé pour tous les chefs d'inculpation portant justement sur les supposés délit. Ça veut dire que vous êtes dans un pays où vous pouvez condamner les gens à loisir et moi je pense que la gauche qui sera fait pas avec les black block parce qu'on dit on peut pas les arréventif et je pense que la gauche qui se réjouit aujourd'hui moi je je ne comprends pas la logique qu'il y a à s'alarmer tous les jours du risque d'arriver au fascisme d'arriver des fascistes au pouvoir en France et de leur offrir une arme parce que s'il y avait vraiment des fascistes en France qui pouvaient utiliser la justice comme ça alors là une fois que vous êtes sûr que vous pouvez faire condamner les gens uniquement sur des inten Attention supposé tout le monde peut être tout le monde partira aux mines de Sibérie.

Faut quand même savoir que Jawad qui a logé les terroristes du Bataclan a été condamné à 4 ans de prison moins donc que Nicolas Sarkozi quand vous lynchez un policier que ça soit à Shilty Game ou à Tourcoin vous ne faites pas vous ne faites pas de prison ferme. On verra pour l'instruction à Tourcoin à Shilty Game celui qui a foncé en moto sur un policier il a pris 4 mois de prison avec surcis et 150 € d'amende. Mais vous voyez, vous passez les tweets vous passez.

C'est un scandale, un scandale absolu. Donc c'est foncer sur un policier, bah vous faites moins de prison qu'un président de la République sur une intention. Mais sur les tweets de la droite.

La droite a tort la droite a tort de de d'avoir peur. Et c'est justement parce qu'elle a eu peur et parce qu'elle n'a pas mené le combat culturel queon se retrouve dans cette situation. Elle n'a pas voulu mener le combat culturel médiatiquement et on voit ce qui est devenu le service public. et elle n'a pas voulu euh transformer la magistrature parce que qu'est-ce qui se passe ?

C'est une vengeance parce que Nicolas Sarkozi, on l'a dit, avait dit les magistrats et la formule sur les petits poids, ils sont comme des petits poids. Et donc, on se retrouve avec une très très large majorité de magistrats de gauche qui évidemment détestent Nicolas Sarkozy et donc la droite devrait réagir de manière beaucoup plus vive et mener la bataille culturelle pour arrêter l'hégémonie de la gauche dans les médias et dans les prétoirs. Autre extrait de la location très solennelle qu'a fait Nicolas sorti à la sortie de l'audience.

Écoutez ce qu'il a dit. Ce qui s'est passé aujourd'hui dans cette salle du tribunal correctionnel de Paris et d'une gravité extrême pour l'état de droit, pour la confiance qu'on peut avoir pour la justice. plus de 10 ans d'enquête, [Musique] des millions d'euros dépensés pour trouver un financement libyen dont le tribunal correctionnel vient de dire qu'il n'a pas pu et pour cause être trouvé dans ma campagne.

Le tribunal était plus loin en déclarant solennellement que le document médiap qui était à l'origine de cette procédure était, je cite un faux. J'ai été renvoyé devant ce tribunal pour quatre délits. Sur trois, j'ai été relaxé. [Musique] Pas de financement trouvé, pas de corruption.

Je suis donc condamné pour avoir prétendument laissé faire deux de mes collaborateurs qui auraient eu l'idée l'idée d'un financement illégal de ma campagne. Voilà pour ce qu'a dit l'ancien président de la République Loï de Ragnell. Je voyais qui se coue la tête.

Effectivement on marche sur la tête. Il manque juste une phrase, c'est à la place de n'importe qui d'autre. N'importe qui d'autre à la place de Nicolas Sarkozi aurait été relaxé.

Voilà, c'est tout. C'est c'est certain. Ben le Marine Le Pen peut-être pas.

Oui. Alors mais justement c'est ça le problème, c'est que c'est un peu la tête du client. Et là droite en une dizaine de phrases, Nicolas Sarkozy a résumé le dossier et si c'était pas Nicolas SarkoZi évidemment que la Dutant que le tribunal le tribunal correctionnel en quelque sorte se prononce contre sa propre jurisprudence puisque dans l'affaire des assistants parlementaires du modè François Baou été relaxé parce que précisément on ne pouvait pas prouver qu'il était informé des agissements ou des intentions de ses collaborateurs.

Donc il semblerait que si on est Nicolas Sarkozi, on puisse être condamné même si rien ne prouve qu'il était au courant des agissements ou des intentions supposément déliceuse de ces de ces collaborateurs. Mais pour François Baou, alors lui, il savait pas donc ça passait. Mais là encore, il y a un trouble démocratique.

La justice, elle retient bien souvent la notion de trouble à l'ordre public. C'est la raison pour laquelle le policier qui a malencontreusement enfin malheureusement je veux dire tragiquement tué le jeune Naël, a été mis en prison. Faudra-t-il qu'il y ait un jour dans ce pays des gens de droite qui se mobilisent comme si souvent les gens de gauche savent le faire pour que les magistrats considèrent que oui, il y a un risque de trouble à l'ordre public parce que un certain nombre de Français sont excédés par le deux poids de mesure parce que l'un des principes fondamentaux de la justice c'est quand même l'équité.

Le problème n'est pas tant Nicolas Sarkozy lui-même, c'est le deux poids de mesure permanent. Il y a un traitement politique particulier de la justice pour Nicolas Sarkozi. Ça dure depuis des années le de mesures permanent.

Est-ce qu'il y a encore un moyen pour Nicolas Sarkozi ? Vous pensez de d'éviter la prison ? Je sais que monsieur le rudelier en appelle à la grâce présidentielle d'Emmanuel Macron.

C'est ce n'est pas possible puisque la grâce peut intervenir une fois que l'affaire est définitivement jugée dans la mesure où Nicolas Sarkozi a fait appel. C'est pas possible. Nèement, il sera en prison alors qu'il fait appel.

Absolument. Absolument. Mais moi, je trouve que tout est résumé dans cette phrase de Nicolas Sarkozy qui dit euh qu'il aurait prétendument laissé faire deux collaborateurs et et c'est en fait c'est cette raison-là qui fait que Nicolas SarkoZier est condamné à cette peine de 5 ans euh de prison ferme et et je trouve que c'est extrêmement faible.

C'est c'est ça qui qui sidère tout le monde, sauf la classe politique. Et c'est pour ça que je comprends d'autant moins la classe politique, c'est un avertissement pour toutes les politiques de gauche, de droite, de gauche mur de droite mur. Mais ils devraient tous être saisis par ce qui est en train de se passer.

Il devraient tous se dire derrière Nicolas Sarkozi, c'est toute la classe politique qui est visée. Et attendez, c'est toute la classe politique qui est visée. Alors, il y a eu il y a eu des signes avant-coureur, il y a eu François Fillon et puis il y a eu François Fillon une deuxième fois puisque c'est la même présidente de tribunal, madame Garino qui qui avait jugé François Fillon.

Donc c'était aussi un petit avertissement pour Nicolas Sarkozy. Mais je pense que tous les politiques qui font des campagnes toute la journée, qui s'organisent, qui organisent des réunions, en réalité, vous pouvez quasiment toutes les réunions que qu'organisent des politiques peuvent être considérées comme du trafic d'influence. le la politique, je mets un un pavé dans la marque d'influence en politique parce que de fait vous donnez vous dites "Bah, je vais soutenir ta loi, je vais te soutenir mais en échange, tu me donnes quelque chose." C'est ça fait partie ça fait partie de la politique.

Alors c'est c'est alors pour les juges c'est très difficile à comprendre et simplement je me souviens, j'ai noté une chose quand même dans le réquisitoire du parquet national financier et qui je trouve sonne comme une gifle par rapport à la décision qui a été rendue par la justice aujourd'hui. Le PNF écrivait avait parlé d'un pacte de corruption faustien concernant Nicolas Sarkozy et il disait Nicolas Sarkozy est le décisionnaire, l'organisateur, le bénéficiaire de toute cette organisation dans une quête effrainée de recherche d'argent public et et quand on voit ce qui a été décidé aujourd'hui par la présidente du tribunal, il n'y a pas d'argent, il y a pas de de d'argent libyen, il y a pas de corruption. Cet argent ne vient, il y a pas d'enregistrement personnel, il y a rien de tout ça.

Et en dépit de toutes ces accusations qui tombent, toutes les portes sont fermées et bien malgré tout, il fallait condamner Nicolas Sarkozi, il est donc condamné et du coup si on poursuit le raisonnement à la fois juridique et politique, c'est une attaque à la séparation des pouvoirs à partir du moment où il n'y a pas de pacte de corruption et où donc monsieur Sarkozi n'a pas bénéficié à titre personnel de l'argent libien ou que ça n'a pas servi à financer sa campagne. Donc les magistrats se permettent en soi de juger le simple fait d'entretenir des relations avec les représentants d'un régime critiquable. Parce que il y a quand même probablement, admettons même que certains membres de l'entourage de Nicolas Sarkozy et certains ont été condamnés les fait pour des raisons ayant à voir avec la corruption.

Qui peut imaginer que les relations avec la Libye n' été n'aient eu aucune dimension diplomatique ? C'est-à-dire que là, n'importe quel homme politique français est en situation de se voir reprocher un jour les conts qu'il seraient amené à avoir avec un régime étranger. Et ça c'est une atteinte à la séparation des pouvoirs.

Oui. Puis ce qu'il y a de très nouveau aussi dans la le fonctionnement de la justice et qui s'est accru avec l'édification de ce nouveau ministre de de tribunal oui le tribunal de Paris là, c'est que maintenant autrefois il pouvait y avoir encore des relations entre les juges, les magistrats et les avocats. Là, tout est organisé.

C'est un espèce de grand building où il y a des ascenseurs pour chaque chaque métier et les juges considèrent que les avocats d'abord ne fréquentent que des voyou et et vivent sur l'argent des voyou. C'est ça leur leur mentalité. le parle plus et et je dire il y a plus aucune avant il y avait au moins un échange où on pouvait avoir un petit peu l'espérance que il y aurait du bon sens et en tous les cas la vérité éclaterait et là c'est très difficile parce qu'on ne peut pas leur parler.

Un tout petit mot je le avant qu'on écoutera à nouveau l'avocat de Nicolas. C'est vrai que moi, moi cette affaire me rappelle quand même cruellement l'affaire qu'on a commenté il y a quelques semaines de Marine Le Pen, notamment sur ce mandat de dépôt avec exécution provisoire. Et finalement ce qu'on a reproché à Marine Le Pen, souvenez-vous, quand on a motivé l'exécution provisoire, c'est qu'on a dit bah si on ne met pas cette exécution provisoire, il y a un risque quand même de trouble à l'ordre public en 2027 si les Français sont en désaccord avec cela et il y a un risque de récidive.

Donc c'est vrai que on voit la même chose avec Nicolas Sarkozi et je me souviens notamment euh d'un d'un fait qui avait particulièrement heuré Marine Le Pen dans cette affaire. Euh c'est quand vous savez un des deux procureurs euh a dit dans une partie qui concernait en en l'occurrence le l'Eurodéputé Jean-François Jalque euh sur ce contrat, je n'ai pas de preuve mais rassurez-vous, je ne vais pas requérir la relaxe, ça me ferait trop de mal. Et ben, j'ai un petit peu le sentiment que dans cette histoire, c'est la même chose.

Les juges n'avaient pas grand-chose ou rien. Ils avaient des faisceaux d'indice, des suspicions, mais ils ne pouvaient pas dire qu'il n'y avait rien. Parce que là, vous aurez Méia Part qui vous dit "Bah, vous voyez, la justice, elle défend les criminels en col blanc, vous aurez la gauche qui serait montée au créneau.

Là, ça les aurait pas dérangé de bafouer l'état de droit ou de critiquer des décisions de justice." Donc, en réalité, je pense que dans cette affaire, tout est politique. une bataille entre la droite et la gauche.