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InterviewLCI (sur YouTube)· 8 mars 2023 21 minContradictoireMixteRetraitesSolidarités & familleTransportsÉconomie & entreprises

Réforme des retraites : "La porte reste ouverte au niveau du gouvernement" : C. Beaune

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Un ministre de la République devrait-il faire des bras d'honneur dans l'hémicycle ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    L'Inter syndicale va-t-elle être reçue par le Président de la République ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le temps et l'ampleur de la mobilisation d'hier ne justifient pas une prise de parole par le président ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    À quoi va ressembler la situation dans les transports dans les jours à venir ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez exclure totalement le recours au 49-3 pour faire passer ce texte ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous reconnaissez que le pays risque de sortir plus fracturé de cette séquence et l'extrême droite plus forte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Clément BeauneFait
    « Les perturbations vont continuer à peu près avec la même intensité pas davantage dans l'aérien »
  • 10:00Clément BeauneFait
    « Je suis obsédé par le risque d'extrême droite depuis le début de mon engagement politique »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour Clément bonne bonjour Adrien merci beaucoup d'être là ce matin on va parler longuement cette colère contre la réforme des retraites mais d'abord une question sur votre collègue Eric Dupond-Moretti le ministre de la Justice hier a fait deux bras d'honneur dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale en direction du président du groupe les républicains Olivier Marleix un ministre de la République devrait-il faire ça c'est un geste qui n'a évidemment pas sa place dans l'hémicycle en particulier et le Garde des Sceaux a d'ailleurs présenté ses excuses je pense que c'était nécessaire il l'a fait et c'est suffisant écoutez c'est un des excuses qui étaient indispensables et le garde des sceaux l'a fait lui-même et je pense que ça montre le garde des sceaux l'a dit que il regrettait ce geste qu'il avait convenu que il ne l'avait pas il n'aurait pas dû faire ce geste et que ce geste n'a pas sa place dans l'hémicycle démocratique dans notre pays ce n'est pas un geste que vous auriez fait vous-même j'espère que non bien sûr mais encore une fois l'important c'est de dire parce que la parole publique est importante et le garde des solides de sa propre bouche que ça n'aura pas dû être fait et qu'il présentait ses excuses pour ce geste je crois que c'était important que ce message soit dit et entendu d'autant que c'était en direction du président du groupe les République en en reparlera à un groupe dont vous avez besoin pour faire passer votre réforme des retraites c'est la question de nos comportements collectifs il faut toujours y être très vigilant dans les mots dans les gestes dans les périodes en plus qui sont évidemment tendus surtout quand vous faites vous même des reproches souvent la à la France insoumise dans l'hémicycle on va en venir donc à cette grogne contre la réforme des retraites on l'entendait à l'instant l'interse syndicale appelle la nouvelle journée mobilisation samedi une autre la semaine prochaine surtout elle va envoyer un courrier au président de la République pour demander à être reçu en urgence l'Inter syndicale va-t-elle être reçue par le Président de la République et ça c'est le prix de la République qui le déterminera mais l'important au-delà de tel ou tel nouveau courrier c'est qu'il y ait une discussion entre l'exécutif le gouvernement particulier qui doit cette réforme nous le faisons et les responsables syndicaux l'ampleur de la mobilisation ne justifie pas que le président se sente concerné mais le président est concerné d'abord parce que je crois personne ne doute sinon d'ailleurs cette lettre n'existerait pas sous cette forme cette réforme elle a été défendue par le printemps de la République comme candidat aux élections présidentielles il a été défendu par ceux qui l'ont soutenu comme moi comme beaucoup de députés élus aux élections légatives il y a pas de doute là-dessus il y a pas eu un réveil ou un sursaut ou le président de la République tout à coup aurait dit après l'avoir caché qui avait besoin d'une réforme au contraire il l'a toujours assumé défendu le prendre la République à l'occasion de s'exprimer lors de déplacement je pense à Rungis je pense au salon de l'agriculture il a été interpellé sur ce sujet suffisamment du point de vue des syndicats qui considèrent je les cite que le silence ils disent le silence du président de la République est un graphe problème démocratique il y a eu des expressions Clément bonne vous avez raison sur ce que vous n'ayez de rappeler en marge de déplacement rapidement est-ce que le temps et l'ampleur de la mobilisation d'hier on rappelle que c'était la plus grosse mobilisation depuis le début du conflit avec de la même du gouvernement un million de 180 000 manifestants à travers la France est-ce que ça ne justifie pas une prise de parole ou une prise en compte par le président à travers un rendez-vous de cette colère mais ça justifie un dialogue je vais y revenir je le mets de moi-même dans mon secteur et on est un peu paradoxal si vous me permettez à rien gendre on demande que le président laisse faire le gouvernement le temps parlementaire qui est en cours aujourd'hui au Sénat et on lui reprochait parfois de trop s'immiscer de s'exprimer surtout de ne pas laisser la place aux autres institutions et puis maintenant tout à coup on dirait le président doit s'exprimer à leur honnêtement sa position est connue sur cette réforme puisqu'elle procède de lui donc laisse le gouvernement je parle pas la place du Président c'est le président qui décidera des modalités ce que je veux dire c'est que vous fasse focaliser sur un courrier ou une modalité le dialogue il existe il doit exister moi je peux vous dire il y a encore à 5h30 du matin j'étais en discussion avec des responsables syndicaux des routiers je me suis évidemment pas président de la République pour que le dialogue existe toujours on le fait secteur par secteur la première ministre le fait la première ministre le fait l'a fait pendant de longs mois avant la présentation de la réforme le ministre du Travail l'a fait pendant de longs mois avant la présentation de la réforme et cette porte elle reste évidemment ouverte au niveau du gouvernement président décidera ensuite des modalités mais je crois que personne ne peut douter une seconde du fait que cette réforme n'est pas assumée par le Président on le doit reprocher donc on peut pas demander la porte au niveau du gouvernement et vous insistez sur ce que vous faites dans votre secteur absolument parce que c'est ça ma responsabilité et je le maintiens chaque seconde vous reconnaissez que la mobilisation hier était un succès quel mot vous employez écoutez cette mobilisation elle est importante incontestablement elle a été un peu plus importante que la première journée de mobilisation la deuxième journée qui était déjà très forte donc c'est un message qu'il faut entendre et revenir sur le fond je note aussi que la grève ce qui est manifestation et les grèves ont été ces grèves un peu moins suivies que lors des journées de mobilisation importante précédente dans mon secteur sur les transports quand je regarde la SNCF elle est RATP c'est un fait la mobilisation de grève et moins forte que ce qu'elle a été par exemple le 19 janvier donc ça ne justifie toujours pas de retirer le texte ça ne remet pas en question ce point mais c'est pas ça le baromètre pour retirer le texte pour retirer ou voter un texte il y a un débat parlementaire il est pas question de retirer cette réforme ou d'interrompre le débat parlementaire il est en train de se poursuivre au Sénat et ce qui a été souhaité par les syndicats eux-mêmes d'ailleurs c'est qu'il y a un débat politique parlementaire qui n'a pas eu lieu l'assemblée sur l'article 7 et il va commencer aujourd'hui même au Sénat je crois que c'est très important et à côté de ça la mobilisation elle doit oui nous conduire à entendre et écouter moi j'y suis sensible toujours garder le dialogue d'abord pour éviter les dérapages les malentendus moi je ne veux jamais jeter d'huile sur le feu et toujours discuter et puis un dialogue aussi parce qu'il y a d'autres choses que la réforme des retraites j'en suis convaincu y compris dans ces mobilisations il y a des inquiétudes sur le pouvoir d'achat sur les salaires et avoir des discussions dans les transports est-ce que vous pouvez dire aux salariés concernés qui nous regardent ce matin il y a encore du grain moudre on peut encore je sais pas j'imagine quand il y a une réforme de y avoir des décrets d'applications derrière des choses qu'on peut encore préciser est-ce qu'il y a encore du côté de la RATP du côté de l'aérien du côté des routiers des choses qu'on peut encore corriger ou améliorer dans ce texte d'abord l'équilibre de la réforme je l'ai toujours défendu y compris contre ce parfois qui voulait durcir les choses on est en l'exemple très concret des régimes spéciaux moi j'ai défendu qu'on fermait les régimes spéciaux pour ceux qui sont recrutés les nouveaux à la SNCF à la RATP désormais mais j'ai défendu aussi que pour ceux qui avaient signé un contrat on n'allait pas casser les choses qui existaient donc on garde cet équilibre moi j'y suis très attaché j'ai toujours défendu cela auprès des directions d'entreprises des syndicats de le maintien c'est pour une retailleux vous parliez du débat parlementaire le président des républicains au Sénat maintient son idée de vouloir accélérer la fin des régimes spéciaux dès 2040 ce sera non pour le gouvernement le gouvernement n'y est pas favorable d'abord je note que ceux qui nous demandent d'aller plus loin sont souvent pas fait la réforme de fermeture des régimes spéciaux en gardons cet équilibre et dire ceux qui avaient un précédemment on va leur changer les règles en cours de route honnêtement ça je pense c'est pas de l'équité c'est de l'excès et donc je suis en effet défavorable le gouvernement et défavorable à aller plus loin sur ce sujet ce serait aller trop loin et ensuite vous me demandez sur quoi en dialogue moi j'ai une discussion je l'ai demandé d'ailleurs au président des entreprises publiques Jean-Pierre pharaon doubles à la SNCF Jean Castex la RATP notamment de discuter sur tout ce qu'il y a autour de la question des retraites les déroulements de carrière les rémunération la pénibilité on a des grandes entreprises publiques dont moi je suis fier parce qu'elles sont souvent des entreprises sociales utilisons la discussion syndicale la discussion sociale maintenant ou après cette réforme des retraites dont je souhaite évidemment qu'il soit très prochainement voté pour que on pose la question du rapport au travail des conditions de travail moi je pense qu'il y a beaucoup de ça qui s'expriment dans les mobilisations et entendre la mobilisation c'est aussi entendre cela et y répondre alors revenons justement à la partie perturbation doit être mobilisation il y avait des IR et vous l'avez vous même relayé des appels au télétravail bon pour une journée ça concerne certains salariés peuvent beaucoup ne le peuvent pas qu'en est-il pour les heures et les jours à venir on voit dans les prévisions de trafic là qu'on était annoncées pour pour aujourd'hui qui a un petit mieux surtout sur le TGV par exemple et ça reste compliqué dans les dans les transports du quotidien à quoi ça va ressembler dans le ferroviaire dans l'aérien demain après-demain dans les jours à venir dans le télétravail c'est effectivement important vous avez raison pour celles et ceux qui le peuvent je sais par ma famille etc que tout le monde ne le peut pas évidemment quand on est personnel soignant par exemple quand on est dans des métiers physiques de contact on ne peut pas le faire mais il y a quand même un tiers des Français aujourd'hui avant la grève qui déclare utilisait au moins une fois par semaine le travail donc c'est un outil qui permet d'améliorer un peu les choses sur les perturbations je vais être très clair les choses vont s'améliorer un peu aujourd'hui beaucoup plus nettement demain et vendredi il y aura des perturbations importantes dans les grands transports publics SNCF notamment RATP en Île-de-France jusqu'à la fin de semaine jusqu'à vendredi au moins les perturbations importantes vont durer jusque là il y aura néanmoins les améliorations réelles perceptibles par les usagers par les Français dès demain notamment sur le réseau SMCF et plus sur le réseau RATP je prends les exemples très concrets hier on avait un TER sur 5 vous parlez de transport du quotidien c'est typiquement le cas on est aujourd'hui à 1 sur 3 il y avait un TGV sur 5 on est aujourd'hui un sur trois sur le métro parisien est séparé dans beaucoup d'autres métropoles là aussi il y a une tendance à l'amélioration pour prendre un exemple très concret demain à Paris le réseau des bus fonctionnera normalement et quand vous dites des perturbations malgré tout encore important de vendredi on en sera quel étiage je ne sais pas le dire aujourd'hui on précisera sans doute dans la journée comme on essaie de le faire à 48 heures d'anticipation mais il y aura une décrue des perturbations heureusement ça sera pas la situation normale je préfère être honnête avec toutes pour ceux qui s'interrogent pour leur vie de famille pour leur vie professionnelle on ne sera pas vendredi dans une situation normale mais on aura quand même une amélioration dans le service public des transports ça c'est pour le ferroviaire pour l'aérien ce que vous avez la visibilité oui alors il y a un système un peu différent sans rentrer dans la technique donc je peux vous dire que les perturbations vont continuer à peu près avec la même intensité pas davantage dans l'aérien on a réduit les vols par précaution de 20% à l'aéroport Charles de Gaulle le plus important aéroport français ce sera encore le cas jeudi vendredi et le 30% dans des aéroports comme celui d'Orly en région parisienne comme les grands aéroports en région Nice Toulouse Marseille ce sera aussi 30% d'annulation de vol je le dis aussi pour expliquer en un mot on le fait de manière préventive pour éviter qu'il y ait des perturbations les annulations de dernière minute dans le transport aérien je note et je m'en félicite parce qu'il y a eu un vrai dialogue social par exemple dans les compagnies aériennes pilote personnel navigant il n'y a pas de mouvement de grève aujourd'hui ce qui montre aussi que le dialogue social je l'ai conduit permet des avancées les chiffres que vous nous donnez là c'est pour quelle journée je dis jeudi et vendredi jeudi et vendredi il y a en dépendamment de ces perturbations des opérations blocages qui sont menées par endroits on le voyait ce matin dans les matins ici des expéditions de carburant qui sont bloqués dans dans les raffineries de France des terminaux mécaniques qui sont mis à l'arrêt pour toute la semaine pour 7 jours à Paris la ville dans laquelle vous avez été élu député des éboueurs qui font grève un incinérateur qui ne fonctionne pas juste à côté est-ce que le gouvernement va intervenir sur tout ça est-ce qu'il va y avoir ces prochaines heures des réquisitions de personnelles voire des interventions de force de l'ordre si nécessaire pour débloquer et permettre les circulations tout cela soyons clairs sur le cadre la grève est un droit le blocage n'en est pas un et la violence est un délit donc il faut respecter cette gradation on a le droit de faire grève de se mobiliser c'est un droit garanti par notre Constitution on n'a pas le droit de bloquer au sens empêcher d'autres d'accéder à un site d'accéder à leur propre travail si eux veulent aller travailler ça ce n'est pas un droit social et donc quand il y a des blocages calme par des interventions notamment des forces de l'ordre ça a été le cas aujourd'hui je veux noter que quand je regarde la journée d'hier il y a eu quelques actions irresponsables je les condamne notamment des coupures d'électricité dans des juridictions ou d'autres ça s'appelle des menaces ça s'appelle une action politique c'est pas une action syndicale et c'est pas le droit de grève et il y a eu aussi beaucoup d'actions responsables je vous disais pour être très concret moi hier je discutais au milieu de la nuit avec un leader de syndicat routier qui disait je veux faire simplement un tractage je vous assure qu'on va pas bloquer j'ai une brander au préfet de laisser faire cette action elle s'est finie dans le calme ça c'est une mobilisation sociale respectueuse et respectable s'il y avait s'il y avait des actions de blocage réel typique typiquement pardon dans les raffineries on ne laisserait pas cela faire il faut pas brandir des choses avant que la situation existe mais tout le monde sait nous l'avons montré au mois d'octobre notamment dans les raffineries qu'on ne laissera pas on laissera pas la vie économique la plus essentielle du pays à l'arrêt ça c'est clair c'est notre responsabilité donc on ne laissera pas ça veut dire comme à l'automne des réquisitions si nécessaire voir force de l'ordre s'il n'en est pas dans cette situation mais on peut pas évidemment imaginer que nos raffineries durablement ne fonctionne pas donc on a tous les outils juridiques pour intervenir si besoin vous faisiez allusion tout à l'heure au fait que le débat parlementaire est en cours le Sénat est sur l'article 7 qui est l'article qui permet le report de l'âge légal des départs à la retraite les débats ont été un peu accélérés cette nuit en utilisant un article du règlement du Sénat qui permet de faire sauter des amendements au grand dames de la gauche en revanche il y a une question sur l'issue de ce débat parlementaire Clément bonheur conviennent sur le fond savoir si à la fin il y aura bien un vote des parlementaires hier à votre place Laurent Berger de la CFDT faisait clairement comprendre que s'il y avait un vote oui la CFDT reconnaîtrait la légitimité du Parlement parce que elle respecte les institutions qu'en revanche s'il y avait un passage par le 49,3 c'est-à-dire une adoption sans vote la donne serait différente c'est ce qui nous a expliqué est-ce que vous pouvez exclure totalement le recours au 49-3 pour faire passer ce texte je vais être clair on a déjà le début on souhaite et on fait tout pour qu'il y ait un vote mais souhaiter et exclure un vote explicite ça n'a pas été possible à l'Assemblée nationale et teste la faute de la majorité je crois que chacun peut constater que c'est exactement le contraire qui est une stratégie de blocage parlementaire et d'obstruction parlementaire de la France insoumise bon qu'il voulait pas de vote parce qu'ils ne veulent pas de légitimité politique c'est un choix assumé de leur part au Sénat je crois que le contexte est différent il y a eu cette accélération c'est le Sénat qui l'a choisi cette nuit pour qu'aujourd'hui on puisse discuter de l'article 7 je pense que démocratiquement c'est important et je pense qu'au Sénat il y aura un vote explicite d'ici la fin de la semaine déjà ce sera une bonne chose ensuite sans être trop dans la technique ce qu'on appelle une commission mixte paritaire qui réunit les assemblées et il y aura je le crois un vote dans chaque assemblée je crois qu'il y aura une majorité qui sera réunie sur ce texte notamment à l'Assemblée nationale pour être très clair je pense que c'est mieux parce que c'est possible j'en suis convaincu et que ça souhaitable en effet ensuite de manière générale au-delà de la réforme des retraites je respecte beaucoup Laurent Berger mais attention quand même à ce qu'on dit les outils de la Constitution le 49-3 par exemple ne sont pas des outils illégitimes on préfère politiquement tous qui est un débat une majorité qui s'exprime qu'on n'est pas besoin d'utiliser ce type d'outil mais pour des textes à venir je parle pas seulement de la réforme des retraites ne légitimons pas notre propre cadre constitutionnel je pense que c'est important pour la sérénité d'un débat politique je vais pas me faire son portefeuille ce matin mais il le fait aussi dans l'idée que sinon demain ça viendra nourrir l'extrême droite nourrir un ressentiment collectif contre la classe politique les institutions le pouvoir en place et que vous prenez un risque pour 2027 est-ce que vous reconnaissez que le pays risque de sortir plus fracturé de cette séquence et l'extrême droite plus forte mais je vais vous dire Adrien jaune je suis obsédé par le risque d'extrême droite depuis le début de mon engagement politique il y a seulement quelques années je la combattrai jusqu'au bout sous une forme aux yeux d'une autre et vous avez raison c'est un vrai danger dans notre pays mais c'est pas une fatalité et oui je vois bien que notre pays fracturé et je pense que les mobilisations qui s'expriment pour ça que je le disais c'est pas une astuce c'est pas seulement sur la réforme des retraites c'est beaucoup sur des questions de service public de pouvoir d'achat j'ai fait beaucoup de rencontres avec des agents de la SNCF ou la RATP qui disent eux-mêmes ceux-là la mobilisation va au-delà de la question des retraites donc pour répondre à ces fractures je pense qu'il faut pas abandonner l'ambition de réforme les retraites en responsabilité en font partie mais il y a bien d'autres choses il y a une loi sociale sur le travail qui va arriver sur le rapport au travail sur les conditions de travail tout au long de la vie le travail des seniors le travail des femmes en particulier il y aura un grand plan d'investissement dans la transition écologique et dans le secteur des transports parce que c'est le transport quotidienne les fractures ça contribuera bien sûr il y a 4 ans de listature et 4 ans de mandat je vous assure que ni le président ni le gouvernement ni le Parlement dont l'intention le se croiser les bras et de s'arrêter et c'est notre boulot de continuer à faire des réformes pour la responsabilité d'avenir les retraites en font partie et pour la vie quotidienne et recoudre effectivement ces fractures qui existent dans le fait avec les membres que mène dans votre majorité vous l'avez vu il y a des députés qui ne pas voter cette réforme alors hier on a entendu que le groupe Renaissance à l'Assemblée envisageait dans ce cas là de les exclure est-ce que vous confirmez est-ce que ça vous paraît être la bonne manière de procéder j'ai lu cela pour être tout à fait honnête mais je n'ai pas entendu d'expression au public du parti Renaissance ou de la présidente du groupe Renaissance assemblée par les exclusion et je crois qu'entre nous alors que tout le monde était très responsable que c'est une réforme difficile y compris pour le parlementaires qu'en plus subi les hurlements irrespectueux de la nupesse et de les filles en particulier je pense à tous nos parlementaires et donc je pense qu'il faut qu'on reste soudé unir rassemblée pour vos tests sans menaces ça n'est pas je crois le mot registre et donc vous dites l'exclusion n'est pas forcément nécessaire moi je peux parlementaire non mais vous avez été élu députés à son autonomie mais je pense que je le dis très clairement les messages doivent être rassemblement par la stigmatisation vous êtes interpellé quand même de voir que aujourd'hui ceux qui parlent avec les syndicats c'est plus Aurélien Pradier de la républicains que la majorité c'est Aurélien Pradet aujourd'hui qui reçoit Laurent Berger oui faut pas être dupe une communication politique organise Aurélien Pradier c'est pas je crois historiquement le champion du dialogue social et du dialogue syndical moi tous les jours je parle des responsables syndicaux tous les jours encore hier soir je le fais à chaque fois pour le secteur des routiers pour le secteur des cheminots pour le transport public pour le transport aérien je crois que c'est nécessaire c'est notre boulot on le dit pas toujours une conférence de presse à chaque fois qu'on a un coup de fil ou une discussion parce qu'il y a aussi du respect des coulisses c'est normal dans ces moments là très bien les robergers a raison d'accepter toutes les invitations républicaines c'est son droit de responsable syndical mais je crois que Aurélien pratique loin d'avoir le monopole d'une discussion sociale il y a un débat qui s'est ouvert ce week-end sur les propos du ministre du Travail au lycée du socle qui disait c'est une réforme de gauche pour une Retailleau à rétorquer son référendum de droite bon on va pas rentrer dans le débat l'exégèse de la réforme vous vous êtes un homme de gauche et vous l'avez revendiqué est-ce que vous êtes attaché à ce que le gouvernement fasse des réformes de gauche est-ce que vous considérez que cette réforme est une réforme de gauche et je considère que cette réforme est nécessaire et je l'ai dit comme homme de gauche je la soutiens je la défends et je l'ai même défendu au législatives donc j'essaie d'être cohérent maintenant ce que je dis aussi c'est que notre âge de napolitique c'était aussi mon engagement devant les électeurs comme tous les membres de la majorité ne se résument pas à cela moi je tiens beaucoup à cette loi sur notre système ferroviaire parce que c'est la vie quotidienne je tiens beaucoup à ce qu'on fera sur la fin de vie je tiens beaucoup à l'investissement à une loi sur le progrès social et les conditions de travail dans notre pays que portera aussi Olivier du socle qui lui aussi vient de la gauche c'est donc je pense que oui les retraites mais pas seulement les retraites on va continuer et on va avoir des doigts très importantes je quitte le chant des retraites pour donc là c'est interview Clément Beaune parce qu'hier il s'est passé quelque chose d'assez important niveau européen normalement la fin de la vente des voitures thermiques et prévues pour 2035 il faut qu'il y a un accord entre État membre et l'Allemagne a annoncé qu'elle comptait s'abstenir si tout cela était soumis au vote ce qui fait que le vote a été reporté cinédié qu'est-ce que vous dites aux Allemands j'ai eu hier mon homologue allemand ministre des Transports puisque c'est notamment lui qui a mené cette forme de fronde contre l'objectif 2035 il faut garder cet objectif il est très important y compris pour nos industriels en France en Allemagne beaucoup d'autres constructeurs sont engagés dans la transition vers l'électrique mais comment vous expliquer cette attitude mais sache qu'il y a des inquiétudes je crois qu'il y a des discussions internes à la coalition allemande pour être très clair aussi peut-être un peu de positionnement politique il faut qu'on garde cette ambition si on garde pas cette ambition nous serons balayés sur le plan industriel et écologique en revanche il faut réussir 2035 accompagné le passage électrique c'est dans plus de 10 ans le constructeur produiront d'ici là électrique plus abordable pour les classes moyennes pour les Français qui en ont besoin aujourd'hui c'est un produit de luxe la voiture électrique il faut justement que ça devienne un produit qui ne soit pas seulement chinois qui soit français et européen et c'est pas en donnant des contre signaux que l'on va réussir à créer cette voiture électrique accessible à tous mais les Allemands vous disent on pourrait aussi utiliser des carburants de synthèse par oui mais je crois qu'on a besoin ce signal il était clair il avait été soutenu y compris par l'Allemagne il avait été acté sous la présidence française de l'Union européenne comme une grande ambition portée des Allemands qui reviennent je crois revenir sur cet objectif qui est très important merci beaucoup Clément bonne d'avoir été là ce