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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 janvier 2020 135 min

Gérard Larcher répond aux questions de l'Association des Journalistes Parlementaires.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour à tous ravis de vous retrouver sur public sénat à suivre dans une des meilleures la conférence de presse de rentrée de gérard larcher le président du sénat qui s'expriment devant l'association des journalistes parlementaires un bref discours devrait débuter à 11h et puis une séance de questions-réponses environ pendant une heure avec les journalistes vous allez tout suivre en direct et en intégralité sur public sénat et bien sûr on va tout analyser tout décortiqué avec quatre invités sur ce plateau j'ai le plaisir d'accueillir sa d'une jambe saine bonjour vous êtes professeur d'histoire au cnam et vice-présidente du comité d'histoire parlementaire et politique également avec nous à arnaud benedetti bonjour je vous êtes rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire également avec nos benjamins morel jour bonjour vous êtes politologue maître de conférences à l'université paris ii paris ii panthéon assas pardon et enfin bruno cautrès politologue chercheur au cnrs membre du cevipof on va parler de tout ça mais d'abord on va faire un petit détour par la présidence du sénat on nous attend alexandre poussard bonjour alexandre qu'est ce que l'on peut attendre comme grandes lignes du discours introductif déjà un marché mais bientôt on peut attendre un discours très offensif de gérard larcher contre la politique du gouvernement avec d'abord des critiques sur l'état des finances du pays après deux mois de débats budgétaires au parlement on sait que la droite du sénat a avec virulence dénoncer la hausse de la dette des dépenses publiques qui ne sont toujours pas maîtrisés et puis des baisses d'impôts annoncées par le gouvernement mais qui ne sont pas financés gérard larcher devrait également aborder le sujet d'actualité en ce moment la réforme des retraites qui va marquer cette année parlementaire 2020 et on sait avec le président du sénat est très remonté contre la méthode du gouvernement il juge le contenu le contenu de cette réforme des retraites encore floue il estime qu emmanuel macron n'a pas vraiment dit la vérité sur le recul de l'âge de départ à la retraite est d'ailleurs gérard larcher mène ses propres consultations avec les partenaires sociaux avec les syndicats sur ce dossier épineux des retraites et puis les journalistes parlementaires devraient l'interroger sur la reconstruction du parti les républicains sa famille politique alors que gérard larcher s'est posé en rassembleur de la droite et du centre dans trois mois un objectif politique majeure les élections municipales merci beaucoup alexandre pour toutes ces explications vous retrouve bien sûr tout au long de cette édition spéciale bruno cautrès convient d'entendre alexandre on attend notamment et bien l'analyse de gérard larcher sur la réforme des retraites c'est l'occasion pour lui de parler aussi de la crise actuelle notons qu aujourd'hui dans une nouvelle journée de mobilisation oui on se doute qu'en cette journée de mobilisation alors que tout semble aujourd'hui assez bloqué en fait entre l'exécutif et les partenaires sociaux on se doute que gérard larcher ne peut que venir évidemment sur ce sur ce terrain je me demande si gérard larcher d'ailleurs ne devrait pas introduire une dimension assez local il est le président du du sénat donc sans doute qu'ils valent il devra revenir sur un thème qui lui est extrêmement cher territoire les territoires est ce qu'il ne faudrait pas que l'on réforme différemment est ce qu'il faudrait pas réformer un peu moins par le haut un peu plus par le bas donc j'imagine que ce sont des thèmes qui lui tiennent beaucoup à queue et sur lesquelles il va sans doute sans doute revenir et puis aussi je pense qu' il serait pas étonnant de voir gérard larcher vous l'incarnez et bien peu j'irai un peu d arrondir les angles dans ce climat social extrêmement difficile est ce qu'il va pas revenir sur la manière dont émane d'un conte réforme la france et se positionne et on ne sait pas non sans doute qui viendra sur ces thèmes là oui arnaud benedetti il faut dire que gérard larcher a mené ses propres consultations de ce côté il a reçu les partenaires sociaux c'est un homme qui connaît bien le dialogue social en bas c'est un nombre de concertation dont ont plus qu il faut rappeler qu'il a été ministre du travail il ya quelques années donc c'est quelqu'un qui a l'habitude de ces négociations difficiles et complexes avec les partenaires sociaux et il a indéniablement une valeur ajoutée sur le plan politique mais juste pour essayer de réfléchir sur ce que l'on peut imaginer de ce que sera le discours de gérard larcher je pense qu'en effet la question des retraites puisqu'on est dans une journée de mobilisation sera vraisemblablement évoqué et on verra justement quelle est la ligne politique qu'il développe au regard actuellement des propositions du gouvernement mais on l'entendra on attendra aussi pas seulement en tant que président du sénat mais en tant que membre j'allais dire pivot si je puis dire de des républicains c'est à dire qu'est ce qu'il va nous dire sur ce qui est sa position par rapport à l'offre politique à venir des républicains donc ça sera très intéressant aussi de savoir comment se positionne gérard larcher personnellement éventuellement dans l'avenir oui c'est l'opposant de droite que l'on attend ici benjamin morel c'était une figure importante à droite car président aussi dit senna oui si vous voulez ses discours de voeux se sont toujours un exercice à double à double perspective pour le président du sénat vous avez d'abord une partie du discours qui est consacrée à des questions institutionnelles où il faut faire valoir à la fois l'apport de l'institution qu'est ce qu'elle apportait dans l'année précédente qu'est ce qu'elle va porter dans l'année à venir ça c'est un discours institutionnel consensuelle au moins au sein du sénat et qui peut viser et pour d'autres raisons l'exécutif mais d'un point de vue institutionnel et ensuite vous avez un gérard larcher qui incarne en effet il est probablement l'un de ceux qui incarnent le mieux l'opposition de droite dans l'opinion hélas cette opposition de droite aujourd'hui elle est à la fois relativement forces structurelles notamment à la veille des municipales qu'elle va probablement est bien plutôt remporté ou en tout cas pour lesquels les bien positionné par rapport à d'autres formations plus nouvel essai une opposition de droite également cas aujourd'hui un vrai problème dans le sens qu'elle a un problème pour être audible elle a un problème pour être audible parce que le gouvernement est bien marche un peu sur ses plates bandes avec sa réforme des retraites et donc il faut faire entendre un autre son de cloche pour la droite un son de cloche qui peut être sur cette question là notamment sur lequel se braquent les projecteurs de l'actualité à la fois en désaccord avec la réforme mais également en adéquation non pas avec ceux qui manifestent mais avec sa propre base électorale et là il ya un enjeu aujourd'hui dans un moment un peu médiatique pour gérard larcher oui justement ça bien jean thissen quelle est la marge de manoeuvre de la droite dans le contexte actuel la réforme des retraites initialement elle était elle ne devait pas déplaire à la droite bien au contraire mais finalement au sénat notamment aujourd'hui la droite est extrêmement critique comment expliquer cette situation alors j'étais parmi vous il ya un an exactement pour les voeux effectivement de gérard larcher pour 2019 et rappelé qu'il ressemble oui mais pas tout à fait nous étions en pleine crise des gilet jaune donc de ce point de vue là nous sommes encore en crise mais il me semble que au moment de la crise des îles et jaune la droite n'a pas eu la possibilité finalement de profiter de cette crise or là on sent quand même que les choses sont un peu différentes pour la crise des retraites je pense qu'il ya une partie à jouer à un coin enfoncé d'autant plus vitale pour les républicains qu'ils n'ont pas de tête un pour le moment au plus tôt ils ont trois têtes ce qui est quand même problématique pour la suite notamment pour les présidentielles et il faut donc penser aussi que gérard lâché va de ce point de vue là positionné en quelque sorte la ligne d des républicains tentaient aussi de conserver l'unité avec les centristes c'est quand même aussi le souci de gérard larcher et on sait que emmanuel macron aimerait bien pouvoir fracturée à la majorité sénatoriale donc là je pense que c'est tout à fait stratégique et ça explique que gérard larcher met à mon avis là sur cette question des voeux un intérêt un discours particulier qui doit à la fois séduire je dirais le plus grand nombre des français allait dans le sens de ce qui est quand même aussi la politique voulue par les républicains et notamment cette réforme des retraites mais en insistant à cet égard comme edouard philippe sûr je dirais l'équilibré financier et là aussi on a un coin alors emmanuel macron veut enfoncer un coin entre les centristes et les républicains mais là je pense que la droite peut enfoncer un coin entre le présent à public et le premier ministre peut-être oui bruno cautrès effectivement il ya une place à creuser et c'est vrai que l'on a bien entendu la droite en tout cas notamment au sénat sur la question du financement du système des retraites et ce fameux âge d' équilibre à 64 ans ça ne lui suffit pas non visiblement c'est un c'est un coin enfoncé effectivement je reprends l'expression c'est vrai que le gouvernement il a quelque chose qui est très compliquée qui est d'expliquer aux français non seulement que cette réforme va créer d'après lui de la justice sociale mais qu'elle va pas creuser en même temps des trous dans les dé dans les déficits et dans les comptes publics on voit que progressivement plus se déroulent les négociations puis on voit qu'il ya des exceptions qui vont être apporté des aménagements si je prends le cas de la fonction publique on a beaucoup parlé du cas des enseignants mais ya pas que des enseignants qui sont des fonctionnaires sans primes et des négociations sont d'ailleurs en train de s'engager d'ailleurs semble-t-il très douloureusement entre les différentes organisations syndicales et le ministre de la fonction publique sur ces questions là et donc c'est vrai que du point de vue des républicains et de leur adn politique la maîtrise des dépenses publiques la réduction des dépenses de l'état la réduction du nombre de fonctionnaires c'est vrai que de ce point de vue là ils ont un coin enfoncé il avait essayé déjà pour nous qu'à l'époque où laurent wauquiez était leader des républicains il avait essayé de venir sur cette thématique déjà et de dire emmanuel macron en fait c'est celui qui va creuser les déficits il réduit pas la part de l'emploi public en france et on voit que sur un angle différent d'une autre manière les républicains essaient de revenir parce que pour le coeur de leur électorat cette question a quand même tout à fait essentiel le triptyque moins d'impôts moins de fonctionnaires moins de dépenses publiques est un triptyque qui continuent à mon avis d'intéresser l'électorat potentiel des républicains ça c'est pour gérard larcher disons hommes opposants de la droite c'est aussi le président du sénat benjamin morel on l'attend aussi sur la défense du bicamérisme c'est un sujet bien sûr qui lui tient à coeur et qui n est pas toujours évident à défendre dans les temps qui courent will traditionnellement si vous voulez c'est le rôle du président du sénat d'affirmer à la fois le rôle de l'institution et d'affirmer et bien la façon dont elles se projettent dans un avenir donc à travers un certain nombre de thématiques on retrouve d'année en année en fait les mêmes éléments on a généralement un président du sénat qui nous apporte un certain nombre de statistiques parlementaire pour nous expliquer que le sénat ça ne sert pas rien c'est pas parce qu'il a le dernier mot et l'article 45 de la constitution qu'on peut juger que cette institution est négligeable alors quand vous c'est une période de crise pour le sénat on est quand même bien mieux qu'il ya un an souvenez-vous que l'année dernière on avait à ce moment là encore mais oui mais l'année dernière on avait quand même la lettre emmanuel macron même aux français où il demandait le conseil économique et social et le sénat est ce vraiment utile donc là on était quand même en pleine crise des gie des jeunes à un moment où la démocratie représentative été remis en cause et où le président de la république pointé le sénat l'a très clairement la situation aujourd'hui entre l'exécutif et le sénat on y reviendra sans doute tout à l'heure mais plutôt une situation de guerre froide mais en tout cas on est plus dans cette remise en cause frontale de l'institution donc là on devrait avoir un ronron d'auto légitimation qui ma foi est assez commun à tous les discours des présidents du sénat depuis en fait 1958 benjamin morel vous parlez de guerre froide et effectivement les relations sont très fraîches entre l'exécutif et le sénat regardait ce sujet de marib remo la sphère benalla laisser des traces entre le chef de l'état et le président du sénat l' affaire remonte certes à juillet 2018 mais depuis les deux hommes ne se voient ils ne se parlent plus en dehors des cérémonies officielles même si du côté du gouvernement on nie toute turbulence je ne sens pas une dégradation profonde des relations entre le schéma l'exécutif et pourtant les derniers mois auront été ponctuée de sérieuses anicroche le projet de réforme constitutionnelle tout d'abord pollue le débat entre les sénateurs et l'exécutif la défense des collectivités locales cher au président de la chambre des territoires également devant le congrès des régions de france gérard larcher tape du poing sur la table et menacent de ne pas ouvrir la séance sur le budget si nous n'avons pas de simulation dans chacun des territoires chacune des communes je n'ouvrirai pas la séance dernier épisode en date qui a mis vent debout la majorité du sénat mais également l'opposition les annonces du plan hôpital d'emmanuel macron depuis la marne alors que les sénateurs examinent le budget 2020 de la sécurité sociale un affront de trop pour les politiques de tous bords on travaille pour rien c'est un théâtre dont on nous demande de voter un budget qui sera démentie dans les 2 jours 3 jours qui viennent c'est du jamais vu dans notre république le sénat rejette donc à l'une et demi le budget de la sécurité sociale autres dossiers en cours la réforme des retraites une réforme que gérard larcher estime viciée depuis le début mai il reçoit chacun leur tour les partenaires sociaux histoire bien sûr de faire entendre encore une fois sa voix et on va tout de suite rejoindre alexandre poussard à la présidence du sénat alexandre vous être avec samuel le goff qui est journaliste à contacter que pense-t-il lui de l'état des relations entre et bien l'exécutif et le sénat et oui samuel le goff comment vous expliquer ses relations tendues entre le sénat et le gouvernement alors que sur le fond sur certaines réformes ya quand même des convergences politiques on est dans un niveau de relation qui est le même depuis 2010 est en fait le gouvernement a tout de suite rentré et toute entrée dans un conflit avec le sénat mais un conflit larvé très politique avec un sénat qui dit clairement qu'il est indépendant mais qu'il est ouvert donc résultat quand on fait de la politique il y à l'affrontement quand on est sur les sujets de fond au cas par cas on peut trouver des convergences on peut trouver des accords mais ça quelque part c'est devenu presque le mode de fonctionnement normal des relations entre le sénat et le gouvernement et il n'y a pas plus de tensions je devrai maintenant qu'il n'y en avait autrefois simplement la proche des sénatoriales et des municipales à peut-être rendre un peu le l'aspect politique plus prégnant par rapport à l'aspect de fonds oui justement ce que maintenant on regarde sur cette année 2020 est ce que ces relations peuvent s'améliorer malgré ces échéances électorales quand une assemblée est en période électorale c'est toujours plus tendus plus sensibles en même temps c'est aussi au gouvernement d'avoir le tact ou pas pour justement créer des conflits ou ne pas les créer pour apaiser les choses enfin voilà maintenant on est on est vraiment dans la politique politicienne en sachant quand même que les bases des sénatoriales ce sont les municipales qui arrive et on attend quand même une assez large stabilité des équipes en place est ce que dans sa manière de mener les dossiers le gouvernement prend vraiment en compte le parlement je dirais pas ni plus ni moins qu autrefois c'est à dire qu'on est dans la m dans la vème république où l'exécutif suit son propre rythme et le parlement doit suivre ensuite parfois effectivement il ya des épisodes qui désagréable et les parlementaires le font savoir notamment ces derniers temps effectivement la réforme des retraites qui est annoncé avec un calendrier très serré le plfss qui a donné lieu à des incidents mais bon pas plus que d'habitude je dirais merci beaucoup samuel le goff pour votre analyse merci beaucoup alexandre arnaud benedetti qu'est ce que vous vous en pensez on a entendu un dans le sujet de marib remo elle a parlé à la fois de la commission denquête benalla les événements du budget de la sécurité sociale l'histoire de la taxe d'habitation est ce que les relations sont plus tendus qu'auparavant entre le sénat l exécutif j'ai pas si elles sont plus tendus mais ce qui est clair c'est que depuis deux ans et demi le sénat a réussi à s'imposer finalement comme la seule institution de contre pouvoir réel face à un exécutif qui est dominant du fait de sa majorité assez écrasante à l'assemblée nationale d'eau qu' il ya eu bien évidemment des événements et des conjonctures qui ont permis s'ils voulaient de données en plus une très forte visibilité médiatique la sphère benalla d'une certaine manière constitue une césure dans la relation du sénat avec l'exécutif parce qu'on a vu là en effet une commission qui a été particulièrement offensive presque sur un mandat l'américaine dans les questions qu'elle a pu poser aux différents acteurs de cette de 7,2 cette affaire donc est ce cette séquence a aussi laissé vraisemblement des traces dans la relation aujourd'hui difficile si ce n'est qu'on factuel entre le sénat et l'exécutif il ya un autre aspect aussi qui me semble important c'est que le sénat exprime une culture politique qui est une culture politique assez différentes de ce qu'est ce que l'on a appelé le nouveau monde pour deux raisons d'abord parce que les offres politiques traditionnels ils sont encore fortes tant à gauche qu'à droite par leur groupe parlementaire et ensuite parce que elle exprime la france des territoires la france du terrain ces territoires et ce terrain où in fine et l'offre politique dans marche reste relativement faible voire parfois il né distante dont vous avez une culture politique qui est très très différente de la culture politique qui exprime emmanuel macron et sa majorité donc il ya aussi quelque chose de structurel je pense sur le fond dans la relation aujourd'hui parfois complexes entre le sénat et l'exécutif ben johnson l'ancien monde au début de ce quinquennat c'était assez péjoratif mais est-ce que ça l'est encore aujourd'hui parce que bon le nouveau monde ne tient pas forcément non plus toutes ses promesses oui je crois que c'est très juste en fait dans l'adn si je puis dire du maquereau nisme y avait une sorte de peut-être pas de rejet mais en tout cas de marginalisation du de la façon dont on faisait de la politique autrefois classiquement un le le monde des élus le milieu des élus justement qu incarne parfaitement le sénat et puis aussi parcours comme celui d'un gérard larcher regardant le parcours des venelles macron il n'a jamais été élu il est de la pl un produit de la technocratie même si c'est l'un des plus beaux produits la technocratie qui soit il n'empêche qu'il connaît très mal c'est vrai les territoires de gaulle aussi n'avait jamais été élu mais de gaulle il le savait et il connaissait sa france il a labouré il avait beaucoup voyagé il la connaissait intimement et je pense que ça ça manque à emmanuel macron elle a effectivement pour répondre à votre question je crois que on est toujours dans le nouveau monde pour emmanuel macron mais je crois qu'il a compris ça c'est la grande révélation quand même de la crise des gilet jaune et c'est peut-être d'ailleurs paradoxalement cette crise des gilet jaune qui va lui permettre de corriger un certain nombre d'erreurs notamment au moment des élections municipales donc je crois qu'il y avait sur le plan génétique une opposition presque entre au fond la politique telle qu on la faisait autrefois où traditionnellement plus exactement pas trop fort mais traditionnellement est ce que propose emmanuel macron d'ailleurs ça lui a réussi après tout mais je crois aussi que il ya une opposition génétique maintenant comme le disait votre journaliste il ya aussi une opposition politique puisque le sénat se posant bastions comme vous le disait aussi au delà de la majorité de l'opposition pardon et c'est sur ce tir aient sur cette articulation un d'opposition j'ai une éthique et politique que les choses se sont cristallisées avec qu'il faut quand même pas l'oublier non plus l'échec de la réforme des institutions et ça pour pour emmanuel macron c'est quand même une j'irai un camouflet qui le voudra certainement dont tu voudrais simplement prendre sa revanche bruno cautrès ça fait longtemps qu'on n'entend plus trop parler de la réforme des institutions depuis plusieurs mois déjà alors que on avait beaucoup parlé de la figure d'opposition que représentait le sénat oui c'est vrai qu'on a cessé de repousser ce dossier le chef de l'état est venu quand même sur ce thème à l'issue de la crise des gilets jaunes dans le rendu qu'il a fait de ce qu'il avait entendu lui du grand débat national il ya effectivement une dimension de réformes institutionnelles mais qui encore une fois pour le moment est en jachère en tout cas été a été repoussé je lis à travers tout ça quand même en une difficulté un peu structurelles du maquereau nisme à penser la dimension infra infranational le discours d' emmanuel macron hélas projet qu'il a développée pour la france est un discours qui est quand même très théorique surplombant on parle de l'émancipation parle du nouveau monde on assure terminologie et conceptuel qui est extrêmement élaboré mais qui en même temps est très très très générale et très surplombante et donc difficulté pour elle de penser le niveau infranational le niveau local ils ont essayé on se rappelle qu'à un moment donné on a parlé de l'émancipation au niveau local on ne voit pas très bien aujourd'hui la réalité de sa emmanuel macron et a essayé de reconnecter avec le niveau local après le grand débat national on peut se poser la question aujourd'hui que reste-t-il de tout ceci et puis on a vu récemment emmanuel macron dans ses voeux lui-même un éloge très appuyé des mers alors il a parlé pas des sénateurs peut-être en parlant des mères on parle des sénateurs indirectement bien sûr mais on voit qu'il ya une sorte de difficultés quand même du pouvoir depuis 2000 17 à incorporer cette dimension infranational locale et c'est là que peut être le enfin gérard larcher et le sénat ont une carte à jouer effectivement la représentation des territoires et cette connaissance du terrain oui il ya une carte à jouer en effet pour gérard larcher si vous voulez très clairement on voit que les élections municipales ont été très très mal calculé par la république en marche donc à partir de là on a une séquence électorale présidentielle qui va être assez intéressante parce que on a ces municipales ont ensuite les départementales des régionales bref des élections locales qui mobilise assez peu les français et dans laquelle les grands partis notamment les républicains ont des sortants pas réellement la république en marche donc là il ya une carte à jouer pour emmanuel macron est en effet ce problème d'ancrage on va dire en termes d'élus mais il ya également un parti qu'est aujourd'hui assez peu fonctionnels quand on prend le taux de participation à la validation à la transformation des statuts et arm il ya quelques semaines je sais plus combien c'était je crois que c'est 4% voilà donc on est vraiment face à un parti qui n'a pas réussi à mailler le terrain et cette absence de maillage du terrain et bien se ressent également lors de ces échéances et l'or également des nécessaires remontées du terrain vers les députés puis vers l'exécutif est là dessus gérard larcher qui a à la fois s'est appuyé sur ses réseaux locaux mais également a mis en scène à travers son tour de france des régions et c'est sa capacité à s'ancrer dans le terrain est bien à cette possibilité d'incarner autre chose pas forcément quelque chose de supérieur ou quelque chose de meilleur en tout cas une autre vision de la france et de la politique et ça pour un électorat très ancrée et bien ça peut avoir du sens dans ce contexte arnaud benedetti ya peut-être un texte auquel il va falloir faire attention il ya eu le projet de l'engagement et proximité et bien au dernier trimestre dernier puis là il va y avoir la loi à 3 des différences à sion décentralisation déconcentration porté par jacqueline gourault il va falloir que le gouvernement marche sur des oeufs sur ce texte et cherche à ne pas trop braquer les élus locaux oui d'autant plus que là aussi les relations entre les collectivités locales et le président de la république et d'exécutif sont compliquées pour de multiples raisons encore une fois pour une raison de fond et qui est une région de culture politique c'est que la république en marche il n'est pas parti qui n'a pas d'implantations locales et qui n'a pas appris local si vous voulez ce qui fait la spécificité finalement de cette offre politique nouvelle qui est apparue en 2017 c'est qu'elle a gagnée par le haut du premier coup c'est à dire sans maillage territorial comme les grandes offres politiques classiques sans véritables grands élus grands notables qui porte leur soutien en général un candidat à la présidence de la république et une formation politique donc on est là avec une culture politique qui est fondamentalement différente qu'il faut qu'ils apprennent le local est d'ailleurs on voit bien que les difficultés qu'ils ont aujourd'hui à développer une stratégie en vue des municipales montre bien cette difficulté à apprendre le local et à connaître le local alors sur la question de la décentralisation c'est que le sénat sera particulièrement offensif gérard larcher l'a déjà dit sera extrêmement vigilant sur la question des compétences sur la question des financements sur la question des transferts donc il s'agit bien évidemment pour le sénat de jouer son rôle le sénat c'est la chambre des territoires c'est la chambre des collectivités locales donc en l'occurrence il joue dix ans toute sa ressource politique et sa ressource symbolique dans cette relation avec un exécutif qui encore une fois a donné le sentiment d'être éloigné des territoires et d'ailleurs la crise des légendes on a été l'une des meilleures illustrations ces derniers mois nous sommes à quelques minutes de cette conférence de presse de gérard larcher alors on en parlait à la loi 3d c'est l'un des textes qui va marquer cette année on va donc se projeter un petit peu et parler du reste du calendrier revue des textes au programme de cette année avec cécile 6o pas de certitude encore sur les lois qui arrivent ont aussi n'a en 2020 seul inscrit sur le calendrier pour le moment le projet bioéthique qui occupera tout le mois de janvier votée à l'assemblée ce texte prévoit notamment l'ouverture de la pma à toutes les femmes l'autre grand projet du gouvernement c'est la réforme des retraites si le calendrier voulu par l'exécutif et respecter le texte sera présenté le 24 janvier en conseil des ministres examiné par l'assemblée nationale le 17 février il pouvait donc arriver au sénat au printemps mais là encore les contestations pourrait retarder son examen la lutte contre le communautarisme c'est l'autre priorité réaffirmée par emmanuel macron lors de ses voeux aux français le 31 décembre le président veut l'éviter présentera des propositions début février ce sont des sujets où il y a rapidement une agglomération de prises de positions qui sont pas toujours très éclairé avec des raccourcis extrêmement rapides qui peuvent être blessants à l'égard de nos compatriotes musulmans et donc il convient sur ces sujets-là de les distinguer avec précision et en l'occurrence le gouvernement aura dans les semaines à venir des annonces à faire sur les sujets très précis de lutte contre les replis communautaires autre projet de loi en préparation celui de jacqueline gourault sur la décentralisation la ministre de la cohésion des territoires qui a commencé les concertations cette semaine espère débuter l'examen avant l'été ce nouvel acte de décentralisation prévoit de transférer des compétences aux collectivités en matière d'écologie de logement et de transport enfin le gouvernement devrait remettre dans l'emploi du temps le plan dépendance qui prévoit de créer des congés pour les aidants et de nouveaux postes dans les ehpad initialement prévue pour fin 2010 9 il a été repoussé à cause de l'actualité sociale la réforme de l'audiovisuel sera aussi au menu de la session parlementaire et un autre projet de loi issu des conclusions de la convention citoyenne sur le climat pourrait aussi voir le jour voilà la conférence de presse devrait commencer d'une minute à l'autre on voit d'ailleurs le président du groupe lr bruno retailleau qui est dans la salle et qui va donc assister au discours et à cette conférence de presse de gérard larcher alors on parlait 1 de cette loi de décentralisation ce nouvel acte de décentralisation il est porté par jacqueline gourault d'ailleurs c'est une ancienne sénatrice enfin d'ailleurs toujours sénatrice elle redeviendra sénatrice elle quitte son ministère benjamin morale quelle est la stratégie du gouvernement pour présenter ce texte à la stratégie du gouvernement c'est une stratégie de contournement de la stratégie de gérard larcher si vous voulez la stratégie de gérard larcher c'est de réunir toutes les assauts mystream la mf départements de france régions de france et d'écrire une forme de projet de nouvel acte de décentralisation la stratégie du gouvernement et jacqueline gourault est très différente elle est justement elle était avant-hier à arras de faire le tour des régions d'avoir une négociation dans les départements préfecture par préfecture animé par le préfet pour avoir des remontées de terrain et pour corriger ce qui peut l'être et éventuellement pas forcément faire de grandes vagues de décentralisation a selon jacqueline gourault mais tout bête non ajustées et laisser plus de liberté au local en contournant ses grandes associations qui sont plutôt aujourd'hui tenues par l'opposition donc on voit très clairement que ce sont deux visions du projet de vision de ce qu'on appelle nouvel acte de décentralisation mais l'acte iii si vous voulez on le répète tous les deux ans on en parle également pour les lois note on a vu ce que ça a donné donc peut-être cet acte iii on verra ce que ça donne mais dans tous les cas y compris sur cet élément fort que la question de la décentralisation il ya très clairement des stratégies et des oppositions très forte entre le sénat gouvernement oui sabine j'entraîne c'est important pour l'exécutif de se réconcilier avec les élus locaux ont cette année aussi d'élections municipales et puis sénatoriales au mois de septembre prochain c'est fondamental dans son livre aux révolutions emmanuel macron a expliqué qu'il avait deux figures admirable et manuellement pardon et françois mitterrand il nous a montré qu'il était un monarque républicain maintenant il faut qu'ils nous montrent qu'il est comme françois mitterrand capable d'être un vieux briscard et de contrôler le territoire et comme vous disiez de mailler le territoire d'avoir des réseaux parce qu'on peut conquérir seul le pouvoir on peut pas le conserver seul longtemps oui c'est ça on est bien là au coeur du sujet effectivement dans révolution effectivement on voit mal la dimension locale et c'est vrai que la république en marche chez nous on l'avait étudié dans une grande enquête qu'on a fait avec terra nova les adhérents de la république en bas si on voyait qu'effectivement la dimension locale était tout à fait à la fois absent de l'organisation de ce mouvement politique et aussi de l'horizon idéologiques ou politiques des des adhérents qui au fond sont des adhérents motivés surtout par leur admiration sans limites pour emmanuel macron donc c'est vrai qu'il m'a crans à la figure de référence emmanuel macron numéro un et les adhérents en marche c'est le cas également il y avait la question de l'europe la question de l'éducation de la formation qui est très importante pour également mais on voit que ce sont des problématiques qui s'incarne mal en tout cas d'en venir une approche très très très local donc effectivement ces difficultés structurelles qui fait que malgré tous les efforts de communication d'emmanuel macron à travers le grand débat c'était quand même très très important tous les efforts pour faire passer des messages qui est que maintenant la question des corps intermédiaires des pouvoirs locaux est très importante pour lui on voit que ça a du mal à embrayer que dans l'opinion je n'imagine pas qu'aujourd'hui emmanuel macron serait perçu comme quelqu'un incarnant ou parfaitement représentatif du pouvoir local ou de houe de la france 2 des différents territoires donc il ya une difficulté assez structurelles pour lui et sans doute que l'opposition va continuer ce n'est pas que gérard larcher mai on avait vu aussi laurent wauquiez qui étaient sur cette stratégie de dire ils n'arrivent pas à incarner toute la diversité du pays donc elle a une difficulté un peu structurelles est-ce qu'il ya aussi un décalage entre cette image qu'il y a eu des grands débats où il a tenté de renouer avec les élus locaux et puis les actes si on voit par exemple le sujet de la taxe d'habitation s'est toujours pas bien géré réglez ça reste des pommes de discorde concrètes jeudi il ya plusieurs choses d'abord si vous voulez emmanuel macron a fait le constat lorsqu'il s'est porté candidat à la présidence de la république et lors des premiers mois de son mandat d'une délocalisation des corps intermédiaires il considérait que de toute façon les corps intermédiaires aujourd'hui ne répondait plus aux aspirations de la société aux aspirations des français il a cru pouvoir les dépasser il a cru pouvoir les contourner en finalement pratiquant un exercice du pouvoir qui relevait beaucoup plus j'allais dire du monde managériale que du mode gaulliste même s'il se réfère au général de gaulle mais le général de gaulle avait une autre conception le général de gaulle d'abord avait des barons autour de lui qui lui servait de relais et la difficulté c'est que ce dont on se rend compte d'ailleurs les différents remaniements à répétition auxquels on assiste depuis deux ans le montrer le et le démontre c'est que il ya une faiblesse aussi de ressources humaines à l'intérieur de l'appareil politique de la république un marché qui pèse énormément sur le fonctionnement de la de la majorité l'autre aspect qui me paraît l'essentiel et je rejoins ce que dit bruno cautrès c'est que la sociologie de la république en marche la sociologie du vote patron du veau de macron c'est une sociologie de métropole essentiellement donc ce n'est pas une sociologie qui est la sociologie des territoires telle qu'on la connaît et on voit que là aussi ça constitue un facteur extrêmement contraignant pour emmanuel macron et sa majorité dans l'exercice du pouvoir et c'est la raison pour laquelle il veut conquérir quand même le un maximum de conseils municipaux un là la stratégie mise en place pour les élections municipales clairement à les visent à conquérir d'abord des sièges de conseillers municipaux et bien on va dans un instant rejoindre la présidence du sénat puisque gérard larcher est en train d'arriver il a salué la salle des journalistes on l'a vu également salué le président du groupe plr bruno retailleau il est maintenant avec claude malhuret président du groupe les indépendants et puis également le président de la commission des lois philippe bas ils saluent bien les deux journalistes qui vont être à ses côtés lors de cette conférence de presse jean pierre gratien et chantal didier merci beaucoup à tous les quatre pourtour vos éclairages avant cette conférence de presse je vous en rappelle le déroulement normalement gérard larcher devrait faire une brève allocution avant et bien une séance de questions-réponses tout cela devrait durer et bien environ une heure benjamin morel c'est vraiment le coup d'envoi de la rentrée de gérard allard chez que cette conférence de presse oui c'est le coup d'envoi c'est le moment où en effet à intervalles réguliers alors on a également la conférence de rentrée au mois de septembre mais où le président du sénat reposent ses cartes sur la table et tente de montrer et bien qu'elle ait sa place en tant que leaders du sénat et en tant que chef un peu implicite aujourd'hui dos républicains qui n'ont pas vraiment quelle est la place aujourd'hui de cette majorité quelle est la place de cette institution voilà gérard larcher qui est en train donc de s'installer sur la scène face à ceux publiés thrill va donc répondre pendant une heure environ aux questions des journalistes de l'association de la presse parlementaire on prend tout de suite la direction de la présidence j'ai merci beaucoup à vous monsieur le président d'avoir accepté notre invitation en accueillant la jp ici même dans ce formidable petit palais du luxembourg avant toute chose je vous souhaite au nom de notre association une bonne et une très heureuse années 2020 une année j'en suis sûr que vous avez marqué d'une croix blanche sur votre agenda avec des élections municipales c'est vrai au mois de mars puis un renouvellement partiel du sénat en septembre de quoi sera faite la majorité c'est la seule sénatoriales la composition du sénat à l'automne prochain je sais que cette question alimente déjà bon nombre de discussions dans les couloirs de la haute assemblée j'imagine qu'elle intéresse aussi bon nombre de confrères présents aujourd'hui dans cette salle nous verrons cela tout à l'heure je précise avant toute chose que ce rendez-vous est diffusé en direct sur la chaîne public sénat que l'on salue évidemment au passage et il est également à suivre sur notre live tweet @ agi parlement mais avant que nous vous posions nos questions merci pour commencer de bien vouloir des exposés on va dire l'état d'esprit dans lequel vous vous trouvez en ce début de nouvelle année bien cherchant à humilier cher jean pierre gratien mesdames mesdemoiselles messieurs membres de l'association des journalistes parlementaires mes chers collègues près président de groupe le commission mesdames et messieurs suis heureux de vous accueillir ici au petit luxembourg pour cette conférence de presse ce début d'année est bien sûr début d'année c'est l'occasion de s'adresser mutuellement des voeux une année qu'on souhaite profitable heureuse à titre personnelle et collective merci d'être là nombreux parce que les difficultés de mobilité d'aujourd'hui en tous les cas pour ceux qui venaient de rambouillet ce matin étaient des réalité bien tangible merci de votre présence ce matin les voeux c'est aussi l'occasion de faire un peu une rétrospective et j'ai repris mes voeux du 17 janvier dernier jeu présenté alors pour l'année 2019 ses voeux nous étions en pleine crise des gilets jaunes souvenez vous je souhaitais que notre pays retrouve la voie de l'apaisement du dialogue du respect de l'ordre républicain je m'interrogeais alors sur ce mystère français comment un pays où la pression fiscale bat des records mondiaux et où la redistribution est assez exemplaire où peut-on vivre des tensions aussi aussi forte je formais alors le voeu que la france puisse retrouver le chemin d'un dialogue social du niveau d'une grande démocratie le moins que l'on puisse dire c'est que mes voeux n'ont pas été exaucés j'espère qu'il en sera mieux pour l'année 2020 nous nous sommes retrouvés au mois de septembre j'ai évoqué devant vous alors l'acte 2 du quinquennat souvenez-vous nouveau monde saison 2 premier bilan d'étape quatre mois après alors que ça devait être un nouveau départ 2020 a commencé avec un conflit social dur conséquences d'une réforme à mes yeux mal conduite que de pouvait que déboucher sur une méprise n'ont aucune impasse j'y reviendrai le déficit de l'état pour 2020 c'est 100 milliards et nous allons emprunter plus de 205 milliards en 2020 ça va être un record fonds 2020 et nous avons achevé l'examen du budget à la fin du mois de décembre dernier la dépense publique ne ralentit pas les baisses de prélèvements obligatoires ne sont pas financés on a même un renoncement absolue aux réductions des effectifs de l'étang la trajectoire budgétaire s'éloigne des règles européennes et l'absence de mesures d'économies et le financement par le déficit de nouvelles dépenses enfin la dépense engagée au mois décembre 2018 à la suite du la crise des gilet jaune comme des baisses d'impôts rendre l'objectif de rééquilibrage qui était prévu je vous le rappelle à l'horizon 2022 absolument hors de portée quelques questions que reste-t-il du grand débat que reste-t-il du projet de révision constitutionnelle qui nous attend et vous attend tous occupés que reste-t-il des annonces majeures sur la politique migratoire de la france rien n'a été fait aujourd'hui en matière d'harmonisation européenne des politiques d'asile et d'immigration ainsi que en ce qui concerne les frontières extérieures de l'europe jeunes up quand un an les flux secondaire le demandeur d'asile à destination de la france n'ont jamais été aussi importants qu'en est il et je reprends le titre d'une liste aux élections européennes de la renaissance de l'europe qu'en est il du discours sur la laïcité en ce jour de voeux au culte annoncé répété est toujours attendu nous étions à l'aube d'un nouveau monde et le jour ne s'est pas encore levé peut-être que ces mots peuvent apparaître fort et et provocateur pas du tout je crois que c'est l'expression d'une réalité je regrette car les français sont passés en un an du scepticisme à la défiance je le regrette car à chaque fois que la parole publique et finalement fragilisé c'est un peu un mauvais caillou dans la chaussure de la démocratie peut-on encore croire que le programme de réformes dont a besoin notre pays puisse s engager pour tancer qu'il faudrait c'est possible me semble-t-il encore à condition de faire preuve de franchise des courageux de privilégier l'équité indispensable à l'acceptabilité d'une réforme et enfin de comprendre que la réalité des territoires l'action de proximité doit être la référence je me suis pendant des mois déplacer dans notre pays je rappelais ce mode c est ce que le pouvoir vient d'en haut mais la confiance vient d'abord d'en bas j'ai la conviction que rien ne serait possible sans la confiance aujourd'hui la défiance elle se manifeste vis-à-vis des politiques vis-à-vis des élites vis-à-vis aussi des médias et nous voyons bien que c'est le premier sujet seuls les maires et peut-être nous échangerons sur les municipales les maires adjoints et conseillers municipaux échappent à cette grande interrogation de la confiance aux sceptiques d'il ya quelques années 2010neuf peu semblent avoir fait une nouvelle fois la preuve du rôle et de la place du sénat une camériste fonctionne le sénat a imprimé sa marque et affluence d'ailleurs un certain nombre de projets du gouvernement n'a jamais jouer l'obstruction c'est paradoxalement à l'assemblée nationale que les débats parlementaires prennent du retard vous êtes des observateurs je prends deux exemples 1 sur lequel il ya une cmp hier conclusive l'économie circulaire du 2 milles 800 amendements à l'assemblée nationale un peu plus de 7 100 au sénat ne croyez pas que senna soit moins imaginatif mais peut-être est-il plus construit dans son imagination sur la santé jugé qui demeure n'était que d'entendre les questions au gouvernement hier l'assemblée nationale plus de deux mille amendements un peu plus de 8 100 au sénat le sénat a conclu les accords sur la majorité des textes et je rappelle simplement parce qu'on n'a pas ce chiffre à 76% des textes ont été adoptés après accord entre les deux assemblées et c'est une observation récente plus de 70% des amendements du sénat y compris en cas de désaccord ont été retenus dans le dialogue y compris dans le dialogue interrompu quand les cmp n'aboutisse ma demande quand même quelques exemples engagement et proximité énergie et climat fonction publique biodiversité taxe de gaffe à école de la confiance et bien sûr l'an dernier les mesures d'urgence dj les jeunes croient vraiment que l'obstruction c'est pas génétiquement notre adn c'est vrai que nous disons non tout au moins la majorité sénatoriale et même au delà quand ça nous sommes au contraire à l'intérêt du pays je pense parce que nous sommes le gic est compris dans l'examen du budget nous prenons la diminution de la dépense publique et nous avons un budget qui augmente nous proposons des mesures de diminution de la dette comment accepter un budget qui le creuse au plfss je vous rappelle quand même que nous ne pouvons pas voter un budget dont il était annoncé pour le surlendemain qu'il allait être profondément modifiée notamment pour l'hôpital mais en même temps sur le plfss nous avons été logique par rapport à la réforme de l'assurance vieillesse et et des retraites parce que pour nous majoritairement la question du paramètres de l'âge celui du niveau des cotisations celui du niveau des pensions celui au travers du paramètres de l'âge de dire rediscuter pénibilité de carrières longues tout ceci faisait partie et de ces logiques alors dans le calendrier parlementaire nous allons avoir en janvier l'ensemble du texte sur la bioéthique actuellement en commission qui viendra en séance publique le 21 janvier prochain nous allons avoir en février en première lecture c'est tout moi ce que le premier ministre m'a dit au début de cette semaine des textes sur le parquet européen 1 nous allons avoir aussi un certain nombre d'adaptations directive nous aurons en février les conclusions sur l'économie circulaire et et le gaspillage et puis avril et mai nous devrions avoir audiovisuel texte important est annoncée hier par le premier ministre mais il me l'avait annoncé lundi le texte sur les retraites ceci me permet de faire une transition sur les retraites je vous le dis franchement pour avoir eu quelques responsabilités dans une pré négociation en 2016 sur ce dossier il se trouvait que deux candidats à une primaire avait d'ailleurs des conclusions assez identique du pense alain juppé françois fillon est pas tout à fait la même sociale icolas sarkozy il ya une faute originelle en refusant d'aborder la question de l'âge légal de départ au nom d'une promesse électorale improvisé alors que c'est une des clés de la réforme c'est comme si on n'en parlera pas mais on ne cesse d'en parler au fond le gouvernement sont un peu président a créé la défiance de l'opinion en introduisant un as pivot il n'est en fait qu'un habillage du recul de l'âge légal et les français quelques parents compris quand on leur disait pas toute la vérité les partenaires sociaux y compris les plus allants sur ces sujets ont eu le sentiment que la négociation était tronqué certains d'ailleurs ont changé le haut par un u puis il ya eu quand même un certain nombre de mois assez maladroit imprécisions sur les contours de la réforme cacophonie des interventions ministérielles j'ai un verbatim absolument extraordinaire depuis une loi de mars d'intervention ministériel je pense que ce serait cruel et comme c'est pas le premier gouvernement qui aurait ce type de verbatim qu'il conçoit la sensibilité je n'irai pas dans la cruauté y compris de ce qui s'est dit en outre de la part du ministre du budget sur l'année qui étaient devant nous pour négocier des erreurs de communication on a eu la clause grand-père la question de la valeur du point la question de la réalité des enseignants et notamment de la diminution des pensions parce que moi je partage avec que disait le premier ministre viendrait équité universalité ce sont des sujets importants et puis on a créé la confusion entre régimes spéciaux régime autonome la première grande mobilisation je vous le rappelle n'a pas été dans des transports et celle des avocats qui a été en quelque sorte précipiter parce que on ne savait plus si on allait à faire à avoir ou pas une forme de hold up sur des caisses qui avait été construite notamment par des professionnels ce que je me pose comme question sans méchanceté avoir passé deux ans à négocier et nous avons pris notre part puisque nous avons organisé deux colloques ici en accord avec la ministre et de haut commissaire pour en arriver à un tel résultat en fait l'opinion est passé de l'adhésion il ya deux ans et demi notre monde adhérait système qui semblait plus équitable plus juste plus pérenne à la suspicion c'était le début de l'été à l'opposition et ailleurs le sondage de ce matin qui paraît au journal le figaro interpelle toujours malgré j'allais dire tout ce qu'on va vivre en conséquence décret les partenaires sociaux même les plus allants favorable à une réforme systémique vous savez qu'au sénat c'est pas un sujet interdit la réforme systémique depuis 2010 notamment sont passés d'une approche plutôt positif au rejet total en fait il nous reste au gouvernement qu'à certain nombre de solutions qui apparaissent j'allais dire plutôt mauvaise il ne peut plus reculer surtout après le discours de voeux du président de la république il faut donc tenter faire passer l'idée que la réforme se serait alors qu'en réalité les vider progressivement de son contenu il a fait de la segmentation de la population du catégorielles en accordant des dérogations à l'universalité à tour de bras au fond universalité en a pris un sacré coup les cliquetis youth aussi on voit aujourd'hui les réactions des professions libérales avocats ce matin sos retraite unapl toute cette réalité là il a tellement accordée aux régimes spéciaux que seul le nom a disparu pour se transformer en régime spécifique on un vote maintenant le pivot flottant le pivot sans âge ce qui dans la définition du pivot j'allais dire en mécanique assez complexe le gouvernement paraît accepté la proposition de la cfdt de renvoyer les aspects budgétaires à une conférence de financement il est contraint d'ouvrir les vannes de la dépense et se pose une question par de l'émoi au législateur j'ai presque fini je vous promets autour des principes d'universalité d'équité de responsabilité on peut partager comment voter une réforme qui porte sur 14 pour cent du pib' sans étude d'impact comment nous demande-t-on de voter avant les résultats une conférence de financement que dit la loi organique le président de la commission des lois 2009une étude d'impact doit comporter des rubriques suivantes je la cite l'évaluation des conséquences économiques financières sociales environnementales ainsi que des coûts et des bénéfices financiers attendus des dispositions envisagées fin de citation du texte faut donc reprendre le sujet de façon sérieuse on ne peut pas s'engager sans savoir combien au fond cela va coûter mais aussi dans ses conséquences dans ses coûts et ses bénéfices mais aussi dans ses conséquences sociales car comment nous réaliserons l'équilibré financier de nos retraites cet équilibre est le gage de la confiance me semble-t-il de nos concitoyens dans la pérennité du système je demande par conséquent au gouvernement d'attendre les résultats qu'ils soient positifs ou négatifs de la conférence de financement avant de saisir le parlement d'un projet de loi jeudi solennellement 14% du pib' 321 milliards on n'est pas là dans l'épaisseur du trait je sais que ce n'est pas la position tous les partenaires sociaux y compris ceux avec qui j'ai un dialogue mais il me semble que cette méthode s'impose je leur ai toujours dit à ses partenaires sociaux que la question de l'âge il fallait en parler les yeux dans les yeux et non pas en tournant autour d'un pivot ou d'un équilibre mais qu'il ya aussi des sujets majeurs et carrières longues la question de la pénibilité un certain nombre de dispositifs spécifiques je dis bien la convergence mais pas l'uniformisation des régimes nous savons déjà que l'uniformité n'existe plus oui cette demande pour moi elle est forte on peut pas jouer 14% du pipe sans une vraie étude d'impact préalable lorsque les biens les règles ça doit être la première assemblée saisie mais je crois qu'il faut qu'on n'ait le courage de se regarder en face non pas pour bloquer la raison de la réforme était indispensable et vous savez qu'on n'a pas de blocage son système systémique en tous les cas où ces bas à points mais est-ce qu'on s'engage sur 320 milliards sans avoir fait autre chose qu'une étude d'impact dont chacun reconnaît pour certaines d'entre elles que la qualité de remplissage est assez modérée et sur un sujet aussi important ceci ne renvoie pas aux calendes grecques la réforme mais tout simplement aux calendes de la raison j'évoque depuis plusieurs mois et cette fameuse version le logiciel qu'elle je suis attaché partir du local pour irriguer le national le gouvernement a engagé un travail de concertation pour l'élaboration du projet doit qu'il a qualifié de 3d décentralisation différenciation des concentrations comme je les dis au congrès des régions à bordeaux le sénat prendra naturellement toute sa place dans ce nouvel acte de décentralisation comme il avait pris toute sa place en 2018 je rappelle juin 2018 dans l'évaluation les propositions d'ajustement de la loi sur la nouvelle organisation territoriale de la république dont je me réjouis que nous soyons arrivés après une période de tension mais c'est la vie et c'est le dialogue parlementaire à un accord nous lancerons donc dans les prochains jours une démarche rassemblant l'ensemble des groupes politiques du sénat hamon travers de leurs présidents les présidents de commissions des lois et de délégation aux collectivités territoriales en vue d'élaborer nos propositions autour de quelques principes qui pourraient structurer le projet premiers principes le principe d'autonomie consolider les compétences des collectivités territoriales desserrer les contraintes et sanctuariser leur autonomie financière sujet que nous avons d'ailleurs déjà abordé de manière j'allais dire trans groupe au moment de nos travaux préparatoires à la révision constitutionnelle poti sanctuariser le principe d'autonomie financière par une loi de finances des collectivités territoriales ce avec la question est posée qui fixerait les recettes de ces dernières à les grandes orientations de leurs dépenses de fonctionnement et d'investissement principe de subsidiarité il en oeuvre de manière ascendante idée est de permettre aux communes départements régions qui le souhaiteront de prendre de nouvelles compétences parfois ou d exercer un peu différemment je pense aux dialogues région département en matière économique je pense à la demande qui existe là partent certaines régions en matière d'emploi je pense qu'il faut aussi assouplir la répartition des compétences exercées par les divans différents niveaux de collectivités territoriales mais nous verrons le travail enfin il ya le principe de différenciation qui permet de simplifier l'architecturé locale en favorisant la libre organisation des territoires territoire unis nous a invités à ces voeux d'autant plus qu'ils se déroulent au sénat ça aura lieu la semaine prochaine mais nous allons travailler bien sûr etc territoire n'est mais avec l'ensemble des associations mais c'est d'abord un travail du sénat est un travail du sénat non pas en chambre close mais ouvert sur les territoires et l'ensemble de la société car la question de la décentralisation et de la déconcentration c'est pas qu'une affaire d'élus c'est aussi une affaire qui touche la proximité des citoyens j'ai été trop long mais je souhaite dire d'un mot quand même sur la situation internationale la situation en irak est préoccupante la montée des tensions au cours de ces derniers mois a connu une brutale escalade bien sûr il appartient à l'exécutif dans la vème république de conduire la politique de notre pays mais nous sommes attentifs à tout ce qui peut être un facteur de désescalade et au delà de la violence de voix quand même deux interrogations et de questionnements sommes face sans doute à une grave crise de prolifération nucléaire les accords de vienne je le dis d'autant plus qu'à l'époque elle a été le premier sur la présence françois hollande à me rendre en iran après les accords de vienne je l'avais fait à l'époque avec jean pierre raffarin et des représentants de tous les groupes du duché n'a des parties à l'accord de vienne peuvent rester me semble-t-il étroitement coordonnée pour appeler l'iran revenir au respect de ses obligations nucléaires et puis il ya le sujet de la présence ou non de la fin de la coalition contre le terrorisme en irak qui n'est pas une mince affaire pour l'ensemble du moyen-orient l'action de la coalition internationale contre des ch c'est aussi un point important mais aussi tout ce qui se passe notamment dans la relation etats unis mais aussi de sunnites chiites en syrie au liban et en irak et puis le questionnement sur l'europe quelle place de l'europe dans tout cela je n'ai pas évoquer d'autres sujets mais peut-être viendront-ils dans les questions naturellement l'élection municipale est une élection structurantes j'aime bien revenez structurante pour le pays elles forment aussi la trappe des 550 mille élus territoriaux qui eux mêmes au suffrage universel indirect devons désigner les sénateurs et donc c'est une élection importante au plan politique elle est aussi importante parce que nous voyons bien que c'est l'élection de la petite république dans la grande et c'est l'élection d'une légitimité dans un pays en état de défiance il y aura bien sûr leurs conséquences sur les élections sénatoriales que vous regarderez avec gourmandise à la suite des élections municipales et moi avec sérénité à la suite des élections municipales crois qu'il faut vraiment des institutions solides et des contre-pouvoirs puissant c'est ce que nous voulons être nos institutions sont fortes on voit qu'elles sont adaptés j'allais dire à toutes les situations voilà ce que je pouvais vous dire j'ai été trop long mais maintenant je réponds à vocation non merci à vous en tout cas je crois qu'on a bien compris l'état d'esprit dans lequel vous êtes en votre qualité de président du sénat à l'aube de cette nouvelle année on va passer bien sûr au jeu des questions réponses je vous rappelle la règle qui fait foi dans notre association je vous demande de bien vouloir vous présenter présenter votre votre nom le média que vous représentez puis bien sûr de poser votre question d'autant plus que je rappelle que tout cela est en direct sur sur la chaîne public sénat aujourd'hui c'est chantal didier qui va vous poser là la première question oui monsieur le président on a bien compris on s'y attendait un peu que vous ne seriez pas très favorable à la procédure accélérée pour la réforme des retraites mais comment interprétez-vous cette procédure accélérée elle dira finalement deux ans et demi de négociations dont on voit le résultat les débats actuels les grèves et puis tout d'un coup est ce qu'il ya un enjeu politique c'est à dire faire voter par l'assemblée nationale une première version de la réforme avant les municipales je vous ai disent comment je voyais les choses je pense qu'il est déraisonnable au sens de la raison et nous sommes dans un des salons au siècle des lumières se réunissait avec boffrand les physiocrates il est déraisonnable d'engager 14% du pipe sans avoir achevé la conférence de financement est une proposition intéressante je rappelle que nos amis centristes avaient parlé d'une conférence sociale il ya quelques semaines et je pense que ceci ne met pas en péril une éventuelle réforme des retraites cette réforme est nécessaire or comment je l'interprète comme vernement est il si délai raisonnable je pense que le gouvernement n'avait peut-être pas imaginer à quel point le pays serait en situation de rejet et d'opposition pas simplement sur la question des retraites c'est parce qu'au fond je crois qu'il faut d'abord recréer un minimum de socle de confiance et y compris avec les partenaires sociaux y compris avec le parlement c'est quand même assez étonnant que si nous n'avions pas pris l'initiative avec le président de la commission des affaires sociales et avec le rapporteur général jean marie vanlerenberghe et le rapporteur des retraites rené paul savary nous n'aurions jamais eu avec le parlement débat préalable à une réforme des retraites et qu'il n'y a fallu l'initiative de la commission des affaires sociales et l'unanimité de la conférence des présidents décembre pour que nous ayons un débat qui a été intéressant il n'éprouve pas facile je reconnais pour le nouveau secrétaire d'état pas facile du tout surtout qu'il avait en face de lui des sénateurs c'est comme à la boisson j'avais dit méfiez-vous ils connaissent et ils ont posé des questions j'ai été les vraies questions précises je crois que on ne perd pas son temps à dialoguer au préalable avec le parlement non plus et pour mémoire à quel âge auriez vous fixer l'âge légal de départ à la retraite cette faute originelle dont vous avez parlé de la parité tout le monde connaît les propositions que nous en retirons qui étaient les propositions de passage progressif à 64 ans tout en ouvrant une vraie négociation car nous voyons bien que six critères de pénibilité j'allais dire l comrie auquel est attaché la cfdt ne fonctionnait pas bien mais c'est pas un sujet interdit on peut le voir autrement que par métier on peut le voir par fonction on peut examiner tout ça mais je pense qu'il faut se dire la vérité c'est notre rapporteur on n'est pas le savoir il y a trois réalités montant des cotisants des pensions et âge légal de nous serions le seul pays qui ne se pose pas la question du report de l'âge légal moi je dis ça j'ai vu laurent berger je continue à voir les partenaires sociaux tout le monde le sait au mois de décembre je n'ai pas changé de langage je sais que pour lui c'est à casus belli mais parce qu'on lui a pas dit non plus il a au moins reconnu que moi je lui avais dit en 2016 voilà peut-être une première série de questions on va passer le micro si vous voulez bien ici tout de suite un jour ma nous restons pour le journal le monde est ce que votre électorat l'électorat du parti les républicains est hostile à cette réforme des retraites telle qu'elle est en train de se dessiner je pense que l'électorat mais j'admire les français y pense bien qu'il faille continuer à faire la réforme des retraites ça n'est jamais de gaieté de coeur moi j'ai vécu au gouvernement la mise en oeuvre de la réforme des retraites de 2003 j'étais ministre du travail délégué aux relations du travail vous dire que c'était d'une simplicité absolue et la cfdt avaient alors accompagner cette réforme nous avons connu ensuite les réformes fillon nous avons connu la réforme touraine jamais je ne vois les français se précipiter mais la réalité de la responsabilité politique c'est de préserver un système qui fait que hormis un certain nombre de nos professions je pense au monde agricole et aux carrières très précaire nous avons un taux de pauvreté inférieur chez les aînés par rapport à d'autres pays européens et que ce sujet là méritent d'être préservés c'est un élément majeur du pacte social je suis pas que dans une logique d'équilibré financier si dans une logique équilibre d'impact social où on peut dire aux générations d'aujourd'hui aux générations futures qu'on n'a pas fait l'impasse d'aujourd'hui sur le futur et inversement donc je pense que cette réforme elle doit être faite sur la questions systémiques débat entre unis mais au sénat en 2010 il y avait eu un débat je pense notamment un pardonnez-moi de serre à tout petit peu d'historique eric woerth était le ministre au banc jean arthuis rapporté et dominique leclerc était le prédécesseur de rené paul savary c'était il ya neuf ans et nous avons retenu que le principe de la réforme systémique pouvait étudier à partir de 2013 pour se donner le temps il ya eu l'élection présidentielle ça n'a pas été ce qui a été retenue par le président hollande et par les gouvernements successifs mais au sénat c'est pas un mot interdit questions sur votre sur votre gauche au fond estime claire mehdi limay télégramme de brest en vous écoutant distribuer les mauvaises notes on se disait ah quel bonheur d'être dans l'opposition alors deux questions est-ce que le premier ministre et le président la république peuvent mieux faire ou est ce qu'ils ont déjà dépassé ce stade et quel modèle pourriez vous leur proposez dans le passé qu'elle gouvernement aurait agi plus intelligemment plus humblement est ce que c'est le gouvernement raffarin un autre gouvernement de quel modèle s'inspire elle il est vrai que c'est plus facile dans l'opposition d'avoir cette attitude mais je viens de rappeler que j'ai vécu dans la majorité la mise en oeuvre de réformes des retraites de 2003 et nous l'avons à l'époque mis en oeuvre nous l'avons mis en oeuvre d'ailleurs avec le syndicat avec les syndicats dits réformistes et cette mise en oeuvre nécessite elle nécessite de retrouver les voix de la conscience quand vous avez une opinion qui ne comprend pas le vrai sujet c'est que vous êtes en juillet qui comprend ce qu'on nous propose comme réforme des retraites qu'elle comprend on découvre subitement qui est un sujet enseignants on découvre subitement qu'il ya des sujets parallèle qui sont extrêmement autre personne n'y comprend rien et on passe de l'âge pivot au nombre d'heures d'annuités travaillé et cotisé puis on passe au grand père puis on revient sur l'âge pivot en fait c'est parce qu'on veut pas se dire la vérité il ya un problème avec l'âge légal disons nous la vérité je pense que la vérité est la seule manière de regagner la confiance la vérité n'est pas toujours facile à dire mais ne pas dire la vérité c'est la certitude de la défiance quel quel régime des retraites avez vous imaginé concernant les sénateurs dans le cadre de cette ag par l'exécutif aujourd'hui d'abord dès avril 2018 j'ai dit au bureau du sénat comme je l'avais déclaré au colloque sur les retraites c'était public madame busan sud le voit et les partenaires sociaux nombreux étaient dans les salles que n'aurait formerions bien entendu les régimes de retraite pas simplement des sénateurs mais aussi des fonctionnaires parlementaires parce que le sujet est un sujet double et que ce régime prendrait bien sûr appuis comme nous l'avions fait antérieurement parce que tout le mérite ne reviendrai pas ma présidence ça a été le cas sous la présidence de christian poncelet ça a été le cas ensuite sous ma présidence jean-pierre bel a pris en compte à chaque fois le régime a été adapté à la loi y compris sur le recul de l'âge et donc nous aurons passé à régime systémique qui sera un régime de basse systémique avec sans doute un régime complémentaire parce que il faut aussi se dire les choses il ya quelques réalités dans la vie parlementaire et donc nous réformons c'est un système avantageux aujourd'hui vous dire les choses comme elles sont c'est un système avantageux qui se base aussi sur une surcotisation des parlementaires nous payons vous le savez une fois et demie plus que la fin 50% de plus que les députés aient ce régime les députés viennent de changer ce système aucun et sous le régime du nouveau système mais notre régime est avantageux il s'agit de le rendre dans l'équité avec les français tout simplement extrêmement clair transparent dans le respect de l'ordre de 58 je rappelle parce que j'entends bien tous bashing que la démocratie ça un coup quand même qu'il faut le dire et il rappelle que le budget du cdas et 325 millions que nous devons des comptes aux français mais que la démocratie c'est un peu moins de 5 euros par français et par an vous diriez que les le sénat les sénateurs au même titre que l'ensemble des parlementaires ont un devoir de d'exemplarité en la matière ils ont un devoir d'être traité comme l'ensemble des français savaient je me méfie du mot exemple parce que c'est me se mettre sur le devant mais je pense que nous avons une exigence de transparence question le simplement pratiquement nous avions commencé commandé une étude on a même un peu d'avancé sur monsieur de le voir et sur l'étude d'impact que qui nous a été rendu à l'été dernier et que dans le cadre de cette étude bien faso mettre en place aujourd'hui avec les trois questeurs et et moi même puis une fois le texte connu dans le cadre du bureau parce que nous nous appliquerons tout simplement leur donne ans de 1958 et donc nous verrons tout cela sereinement tranquillement et nous rendrons compte question juste devant vous judith waintraub figaro magazine j'ai deux questions en fait laurent berger propose une hausse temporaire des cotisations en se servant des caisses des régimes autonome pour équilibrer le système première question deuxième question quelle est pour vous la période de transition acceptable pour les régimes spéciaux premier sujet assurer l'équilibré général en tapant dans la caisse des autres est une réaction assez facile c'est par la première fois je pense que la question de la compétitivité de nos entreprises et la question du pouvoir d'achat des salariés parce que là l'augmentation des cotisations ça touchera aussi bien les salariés que les entreprises alors pour se poser la question est ce qu'on a triple langage sur la compétitivité première tâche le deuxième des sujets vous voyez bien que tout ça c'est un peu bricolage je le dis avec beaucoup de sympathie compris pour leur berger parce que dans une conférence de financement faut définir les règles du jeu ci se définit dans une conférence de financement ensuite les règles du jeu ça se négocie sa discuter et ça peut se partager rien n'arrête pas de prendre une petite idée beaucoup de respect et même de sympathie pour richard ferrand mais avoir un pivot bonus malus trois quatre hommes modernes agirc arrco pour faciliter le maintien dans l'emploi on sait agirc-arrco déjà que ça marche pas ce qu'ils demandent qu'on est en état de défiance premier bilan gère carco ça ne marche pas donc soit on fait bonus malus y ont une plus longue période ça c'est un vrai sujet est ce qu'un système de retraites à moins de 15 ans je sais pas comment nous articulons l'ensemble sur la transition sur les régimes spéciaux pour les régimes spéciaux qui sont devenus des régions spécifiques ça ça fait partie de négociation qui qu'il faut conduire mais les renvoyer 2035 2037 2040 c'est en tous les cas quelque chose qu'il faut dire clairement et quelque chose qui ne faut pas pour rassembler les français les opposer les uns aux autres par rapport à ça c'est vrai que il va falloir définir quels sont les pénibilités qui avait été à l'origine d'un certain nombre de régimes spéciaux et qui ne sont plus tout à fait les mêmes et je pense que les régimes spéciaux doivent disparaître et à la place des régimes spéciaux dans une transition définir la durée de la transition on a choisi finalement une transition très très longue lé là qui n'est pas très différente du nouveau statut de la sncf qui font en fait que seuls les nouveaux entrants rentrerons dans un autre régime est une des approches mais on va pas se boucler la négociation potentiellement sur ce sujet avant d'avoir eu le texte autre question sur votre gauche fanni conquis pour public sénat on l'a vu dans votre discours vous êtes assez critique vis-à-vis du bilan et de l'action de l'exécutif je voulais savoir quel était votre relation avec le président de la république avec emmanuel conforme aux institutions des relations extrêmement régulière avec le premier ministre je suis à la disposition du président de la république voilà oui le 11 novembre voilà autre question devant vous oui j'ai annick halimi du parisien deux questions une petite quand même sur le régime spécifique de retraite des sénateurs les députés ont dit qu'ils allaient mettre en place la réforme dès qu'elles seraient votées peut-être donc en 21 22 en tout cas ça s'appliquerait aux députés déjà élu ce pas clair pour les sénateurs enfin en tout cas pas pour moi et deuxième question on a bien compris tout où toutes les réserves que vous mettiez sur cette procédure de réforme suivi par le gouvernement et par l'elysée on a bien compris je pense aussi que fondamentalement vous n étiez pas contre et plutôt que vous appeliez de vos voeux le report de l'âge légal que vous n'étiez pas contre la régie la réforme d'un de vers un régime universel alors vous qui souligne et beaucoup beaucoup le climat de défiance on sait que vous ne voulez pas vous réveiller italien ou hongrois ça c'est quelque chose que vous n'avez pas dit cette année l'italien c'est le bonheur transitoire voilà c'est transitoire mme alors la question un bref ouais j'y arrive est-ce que vous ne vous seriez pas grandi je veux parler de l'institution ainsi de la classe politique si vous aviez dit clairement que finalement la réforme appelée de ses voeux par emmanuel macron finalement allé globalement est fondamentalement dans le bon sens elle ne va pas dans le bon sens tant qu connais pas les conséquences financières les équilibres financiers nettement chez lexus de plus d'un c'est pas un débat à pardon mais je vous réponds alors on va avec le gouvernement de nous fait aucune proposition en matière de délits financiers et même à capable de les faire je vous rappelle je vous renvoie au débat de lundi demain ne mardi au sénat sur ce sujet je voudrais vous dire un mot naturellement nous appliquerons la loi si la loire sur la fin sur le changement du système universel et 2022 impliqueront 2022 et donc les choses seront claires problème il ya pas de faux semblant on a un régime avantageux on a décidé de le réformer nous conduiront la réforme et nous la conduirons d'une manière transparente au travers d'un régime de base et d'un régime complémentaire je rappelle quand même que les sénateurs prennent leur retraite 10 ans 9 ans très exactement après la moyenne des français que avoir un régime d'indemnité convenable c'est aussi un élément de démocratie et si on veut pas finir hongrois il faut se méfier d'une démocratie au rabais autre question oui bonjour françois vignal de publicsenat.fr vous l'avez évoqué le projet de loi bioéthique est arrivé au sénat en commission les différents amendements de suppression de la pma pour toutes ont été rejetées alors appelez vous a confirmé ce vote lors de la séance d'abord je ne confirme rien par nature savais que je ne vote pas je suis là pour faire que les débats se passe du mieux possible que chacune des sensibilités puissent s'exprimer et que se dégagent le moment venu une décision majoritaire on en est au stade de la commission des amendements de commissions public sénat vous connaissez bien qu'il va y avoir à examiner les amendements extérieurs à la commission et qu'il existe un certain nombre de points et sur lequel le débat va va se poursuivre que ce soit sur la question de la pma mais sur aussi des questions qui sont présents dans la deuxième partie du texte sur les recherches je pense à la question de l'embryon et les cellules souches tous ces sujets qui sont pas des sujets médiocres ou approximatif et qui ne sont pas des sujets uniquement politique qu'il faut traiter comme ça ce que je souhaite c'est que le sénat puisse poursuivre son débat au delà d'un premier examen qui était l'examen des rapporteurs avec l'ensemble des sénateurs et c'est ce qui doit nous conduire jusqu'au 21 janvier donc ça c'est mon rôle de facilité la qualité de ce débat une écoute mutuelle et d'être extrêmement attentifs chacun sait que je peux avoir une position différente de tel ou tel de mes amis sur le sujet de la pma mais sur les questions par exemple scientifique sur la question de l'embryon des cellules souches c'est pas des questions médiocre c'est pas des questions secondaires je pense que le débat doit être présent sur cette question de la paix je ne vote pas là la question des filiations qui est aussi jugé important parce qu'on a vu quand même que la commission n'a pas retenu la proche de la cour de cassation notamment ses biens au législateur de définir et pas la cour de cassation de faire la loi voilà sur cette question de la pma pour toutes qui figure à l'article premier de ce texte de loi est ce qu'il serait particulièrement attentif à ce que va être le débat au sein de la majorité sénatoriale autrement dit si les républicains ici au palais du luxembourg à la majorité sénatoriale c'est les républicains c'est les centristes les indépendants c'est une définition un peu particulière que la majorité sénatoriale mais là je pourrai vous faire un tour sur la majorité sénatoriale c'est vraiment un espace de liberté individuelle ce que je souhaite c'est que le débat ne soit pas des patientes et d'approximations que chacun puisse s'exprimer qu'on soit attentif à certains noms je rappelle que nous sommes dans une assemblée de respect des libertés individuelles et collectives nous sommes dans une assemblée très attentif à la question humaine et qu'on ne peut pas le traiter d'une manière qui serait approximative voilà pourquoi je souhaite que le débat se poursuive et à terme est ce que vous pariez volonté sur une cmp conclusive concernant ce texte révisant leurs huit là je parle surtout brillé peut-être cette cmp conclusion comme celui là je pense que c'est un texte qui nécessite de prendre du temps des débats est verrons la suite très bien alors question alors par de retour pour moi juste sur votre droite pour commencer bonjour xavier brivet maires de france vous avez évoqué monsieur le président la révision constitutionnelle qui semble tomber dans les oubliettes le gouvernement avait conditionné les allemandes ce texte à un accord avec le sénat préalable y at il encore des points de blocage qui expliquerait le report de cette réforme premier principe est là j'ai l'impression de faire comme les intentions de prière dans l'église catholique nous allons prier pour la révision constitutionnelle c'est comme pour la paix vous savez l après-midi les bombardiers d'école nous sommes disponibles pour la révision constitutionnelle nous étions arrivés à un point de convergence sur le deuxième projet je le rappelle qu'ils ne remettaient pas en cause le droit d'amendement du parlement l' équilibre du bicamérisme inégal qui est la marque de la constitution de la vème république mais nous tenons à la question de la proximité et les crises que nous traversons nous montre encore plus la nécessité de la poursuite et et nous avions mais comme principe que si nous n'étions pas contre la diminution je parle uniquement pour la majorité ce n'est pas vrai pour les groupes de gauche du sénat est pour ça ne me choque pas contre la diminution du nombre de parlementaires nous ne faisions pas du scalp de 30% l'alpha et l'oméga et que nous n'imaginions pas qu'il y ait plus de 20 départements ou collectivités à statut spécifique qui n'est qu'un seul député et un seul sénateur et nous avions pris pour référence je vous le rappelle la polynésie française et la nouvelle calédonie pas besoin de refaire le dessin pour la nouvelle calédonie voyez bien que la diversité ça a du sens en nouvelle calédonie et c'est un poison le président marseille le président retailleau sur lequel nous étions mis d'accord avec todd malhuret aussi la question de proximité était quelque chose d'essentiel je lui ai dit au premier ministre lui-même écrit une lettre et dans cette lettre donc je suis en situation d'attenté jeu je crois comprendre que ça n'est pas ça la motifs réels de blocage car rien n'empêcherait non plus un pour l'assemblée nationale de faire une part de proportionnelle sanou à ça ne dépend que de l'assemblée nationale donc voilà question en face d'eux mais puisque vous êtes représentant jean da de collectivités territoriales je me permets de dire que la proximité c'est vraiment quelque chose d'extrêmement important est d'autant plus qu'avec la fin du cumul de mandats exécutifs nous avons plus que jamais besoin de parlementaires qu'ils soient sur le terrain qu'ils soient en relation avec les citoyens les collectivités question juste en face de vous oui parce que la baisse continue et régionaux et bras vous avez évoqué les municipales on va se retrouver dans beaucoup de villes avec des listes sur lesquelles il y aura des gens de votre majorité sénatoriale avec des gens de la majorité présidentielle d'ailleurs ça ne sera pas le cas est ce que vous craignez pas que ça installe une sorte de confusion auprès des français qui disent avis est apprécié au niveau national mais ils s'entendent alors qu'en face de vous vous avez le rn où les verts qui eux apparaissent plus comme des blocs cohérent entre le national et local ou alors vous dites c'est juste une élection locale c'est d'abord et essentiellement jalabert vous couvrez des territoires où c'est essentiellement je rappelle l'élection municipale une élection derrière quand il est candidat à un chef de file ou à maire sortant qui composent sa liste comme il l'entend autour d'un projet de territoire avec des hommes et des femmes qui représentent la diversité des territoires et c'est une ruse respiration me semble-t-il de la capacité de construire des cohésions alors il ya une tentative du ministre de l'intérieur d'écrire une circulaire dont public et qui va éclaircir naturellement le débat avec la création d'une nouvelle variété variabilité génétique d'élus vcm enfin je dois dire que il faut qu'on fasse attention à jouer avec tout ça il ne faut pas dénaturer l'élection municipale il faut pas non plus dénaturer ce que souhaitent et décident les élus de déclarer je pense notamment dans les communes inférieures à 1 h mille habitants et je dois dire que j'ai attiré l'attention solennellement du premier ministre je pense que cette circulaire cette circulaire n'est pas conforme aux valeurs démocratiques qui sont les nôtres et que cette circulaire nécessite d'être soit réexaminée soient soumises à l'avis du conseil d'état il nous reste un quart d'heure questions sur votre droite pour commencer est ensuite question au fond sur votre gauche frédéric delpech pour lci tf1 tout à l'heure vous avez évoqué votre position sur la réforme des retraites en estimant que vous demandé solennellement au gouvernement d'attendre les résultats de la conférence sur le financement des retraites pour présenter un texte au parlement c'est pas le scénario et le calendrier qui est prévu le texte est attendu pour le 17 février à l'assemblée si le gouvernement persiste à vouloir accélérer donc la procédure est ce que quelle sera la position de la majorité sénatoriale sur ce texte est ce que vous allez le rejeter quand il sera présenté au sénat si bien sûr il n'a pas hélas de confiance des prêts de financement n'a pas eu lieu d'abord il faut connaître le texte ici au sénat au projet je rappelle qu'au sénat on va l'écrire plus tard sur mon tombeau on ne dit jamais oui par discipline et jamais non par dogmatisme à partir de ce moment là vous avez la position du sénat donc on va pas commencer à déroger à cela donc je crois que vraiment je veux vous relire qu'est ce que dit la loi organique évaluation des conséquences économiques financières sociales environnementales coûts et bénéfices aussi attendu les dispositions envisagées je redis qu'avec 14% du pib' ont fait pages où joue avec l'agenda et que ça ne remet pas en cause l'engagement de la réforme des retraites voilà c'est je rappelle un élément constitutionnel en jeu c'est que le conseil constitutionnel puisque je l'avais saisi à une époque n'a pas considéré que c'était mais qu'elle ait imaginé telle réforme dans des pays d'europe du nord sans étude d'impact pour qu'on soit sérieux moment je pense qu'il faut être sérieux et je crois que le premier ministre aurait bien envie d de sérieux parce que je vois bien dans sa manière de tenir que la question de l'équilibré financier pour lui quelque chose d'important et là dessus je ne peux que partager sa préoccupation question au fond de la salle sur votre gauche bonjour monsieur larcher cécilia arbona france inter je voulais savoir si vous estimez que le gouvernement a eu le l'attitude appropriée concernant monsieur carlos ghosn qui s'est exprimé hier je voulais savoir si vous partagez par exemple le point de vue de madame le pen qui estime que le gouvernement a abandonné ce grand patron sans même dû fournir des deux consulaire merci beaucoup se soustraire à la justice d'un pays reconnu comme un état de droit c'est quand même un vrai sujet pouvait pas le traiter comme ça ça m'empêche pas de me contre 2 me questionner sur la procédure japonais sq qui manifestement ne relève pas des mêmes principes que les nôtres monsieur ghosn a dit qu'il restait la disposition de la justice française et de la justice libanaise je ne vais parler que de la justice française c'est vrai qu'on a tourné un peu vite la page j'avais vu les réactions notamment d'eric woerth madame le pen c'est moi dans mes références de base voyez et chacun sait on a tourné vous savez moi je vis dans un département qui sait ce qui doit à la gouvernance gones d'avoir sauvé des milliers d'emplois et d'avoir sauvé renault se trouve que renault dans mon département c'est majeur et je n'ai ni sympathie ni antipathie mais je trouve que l'on a été vite questions sur votre droite et patrick ranger le journal le monde vous l'avez rappelé jacqueline gourault engagé lundi la concertation sur la loi 3d qui doit venir en sénat en première lecture sont en juin sont en octobre période est de votre côté donc au sénat vous allez vous même engagé marche sur sur ce texte alors vous avez un peu les trois principes premièrement premier point c'est la question de la différenciation pour l'instant c'est un peu bloquée à cause de révision constitutionnelle le conseil d'état a ouvert des portes qui voulait savoir si du côté du sénat vous étiez favorable à la dévolution de pouvoirs réglementaires aux collectivités territoriales ça c'est le premier point alors mais ensuite je voulais savoir et je voulais savoir dans quel état d'esprit je vous trouve vous êtes sûr sur ce texte s est servi de faire comme pour le texte engagement de proximité tracé des points durs des frontières avec le texte que proposerait le gouvernement pour en eau et ensuite éventuellement vous féliciter du fait que le gouvernement aurait repris 80% des propositions du sénat voilà ton donc ballet signalé le résultat je m'en réjouis à l'avancé en effet notre rôle c'est de définir des arcs boutants sur lequel nous tenons parce que nous sommes l'assemblée des territoires je rappelle que constitutionnellement nous serons la première assemblée saisie et qu on ne comprendrait pas d'ailleurs que nous nous mettions pas en chemin pour préparer pas simplement l'examen du projet du gouvernement mais aussi nos propres propositions car je rappelle que les le texte qui sera soumis en première lecture au sénat ce sera le texte issu de la commission qui le présentera et donc nous aurons des propositions comme nous l'avons fait au moment d'engagement et proximité alors je sais pas si c'est 75% à 80% mais nous sommes parfaitement dans notre rôle et ce n'est pas qu'un rôle technique je le dis devant le président de la commission des lois je pourrais le dire aussi devant le président de la délégation collectivités territoriales aussi éminemment politique voilà pourquoi la manière dont on a travaillé sur d'autres sujets je pense que il est important que les groupes politiques les présidents des groupes politiques soient un moment associé non pas pour faire l'unanimité mais à l'arbitrage d'un certain nombre de grandes orientations question juste en face de vous oui bonjour président bruno jeudy paris match ici vous avez évoqué des échéances électorales 2020 municipal le sénatoriales que vous attendez avec tranquillement peut pas dire avec peut-être plaisir j'adore les élections d'accord sur tout c'est la première question est ce que vous serez candidat à un nouveau mandat en tant que président du sénat et accessoirement c'est pas si on dit oui aussi en dit non au sénat puisque ce que vous avez dit est-ce que vous avez des sentiments puisque vous présidez cette institution depuis 2014 que vous avez encore à faire au poste qui est le vôtre si j'annonçais que je ne suis pas candidat à mon renouvellement ce serait le scoop du matin vous ne l'aurez pas vous avez donc compris par déduction mais ça dépend de la confiance de mes collègues vous savez au sénat ne se décrète pas président mais ce compromis entre la confiance des collègues point la ligne nous verrons le moment venu est ce que vous aviez raconte en avait envie 1 si vous en avez envie ce que je vous donne le sentiment de ne pas en avoir envie alors merci pas de relance peut-être un programme d'ores et déjà c'était la deuxième partie de la question de notre confrère pour pour la suite ce qui resterait à faire à vos yeux ici au sénat j'ai l'habitude de travailler collectif je vais préparer ce projet de manière collective je pense que le sénat eux jouent un rôle dans la construction de la loi dans le contrôle du gouvernement dans la prospective ma préoccupation demain pour le sénat c'est qu'il puisse encore jouer un rôle plus important pour la cohésion de notre pays la rencontre avec les citoyens suit ceux qui me suivent dans les déplacements territoriaux le savent extrêmement préoccupés par l'état de défiance dans notre pays plus personne n'a confiance dans la parole publique j'ai souvent cité l'exemple de lubrizol je suis sûr que le gouvernement dit la vérité ou jour où il savait les choses et je me suis rendu à l'assemblée des maires du département de seine-maritime et ce qui m'a frappé c'est que les seuls qui ont pu porter une parole publique crédible c'étaient les mères dans leur commune une voix au travers de témoignages d'agriculteurs par exemple que j'ai rencontré l'après midi et ça ça me préoccupe beaucoup un pays qui n'a plus confiance dans les représentants de l'état qui n'a plus confiance de ses politiques dans ses élites dans ces médias c'est un pays qui peut aller vers toutes les aventures et ça je pense que si j'ai quelque chose qui me préoccupe ou stade où j'en suis c'est ça oui avant les sénatoriales il y aura et bien évidemment les municipales vous l'avez évoqué minant dans votre intervention est ce que vous diriez que ce rendez-vous est vraiment crucial pour votre famille politique les les républicains break les résultats aux européennes n'ont pas été ce que plus qu attendait justement votre famille politique cette élection là elle est plus cruciale que d'autres dansent dans le contexte politique que l'on connaît pour être sa vie politique une élection naturellement importante pour le pays pour les formations politiques qui ont des candidats notamment j'aurais peut-être dire un mot il se trouve que je suis un républicain je préside le sénat qui lui même est composée d'une majorité sénatoriale dans lequel les républicains son premier groupe mais ne sont pas la majorité ce groupe à lui seul je suis aux républicains parce que je pense qu'il faut construire mais pas simplement avec les républicains avec d'autres partenaires une alternative à la réduction binaire de la démocratie entre la république en marche et le rassemblement national je pars vous refaire mais vous savez bien que mon hermétisme avec le rassemblement national ne souffre aucun questionnement et que j'y veille avec une vigilance absolue y compris dans les responsabilités politiques qui sont les miennes je dois dire que c'est un sujet que nous partageons totalement au sein du groupe des républicains au sénat notamment avec son président et les présidents de commissions ici de la famille des républicains nous avons quand même le premier groupe au sénat nous avons le premier groupe d'opposition nous avons avec nos amis du centre indépendant divers plus de 60% des endroits où les élus se sont déclarés politiquement je crois qu'il ya la trame de recréer ce nouvel espace d'alternative politique donc je suis aux républicains et j'entends contribuer au renouveau autour du projet autour des perspectives et naturellement l'élection municipale et une élection importante même s'il faut pas surinterpréter l'élection municipale parce que je vous le disais tout à l'heure 33 mille communes sont dans une autre logique en tous les cas oui mais le cru 2014 avait été très bon oui ou non républicain donc c'est d'autant plus difficile quand vous partez de oh oui et non il en rit surtout que le fort surtout que l'assemblage peut être un peu différent il y avait une question tout à l'heure il y aura y'aura t'il un peu plus de césar de syrah de sauvignon je n'en sais rien mais ce qui compte c'est quand même les chefs de file donc les maires qui vont être la marque d'équipements dit vous pariez tout de même dragons résulte qu'il y aura eu des élus la république en marche dans les conseils municipaux à la sauver la turballe pas de problème pour les sénatoriales bord ya eu des convertis il ya eu et puis sur les valeurs démocratiques nous ne sommes pas des ennemis autant que le rassemblement national je vous le dis je m'opposerai à toute idée de fusion pour que les choses soient extrêmement clair on n'est pas dans des on n'a pas des réactions guerrière la démocratie mais je pense que si nous ne construisons pas dames et messieurs une alternative entre la république en marche et le rassemblement national méfions-nous de la photo un soir de deuxième tour d'élection présidentielle il ya une étude intéressante qu avait été fait par une fondation politique qui démontrait au fond que le plafond de verre il s'amenuisait beaucoup et qu'il pouvait disparaître je vous invite à lire le pardon juste une petite précision tomber attendait alors pas question s'il vous plaît sans micro non non non non non non voilà donc la question elle est pas là pour l'instant elle est là oui monsieur le président les abandons du gouvernement est ce qu'il fut rien et vous avez des nouvelles de l'intention qui lui avait été prêté deux déclaré l'heureuse de décider le rassemblement le renouvellement total du sénat en 2021 et des nouvelles non ça fait partie des changements constitutionnels c est ce que j'ai les nouvelles la constitution je le dis tout de suite non c'est clair c'est clair parce que au nom de la constituante et c'est dans la constitution pas de nouvelle bonne nouvelle pour le sénat c'est pas de bonnes nouvelles avec la constitution n'est pas en bonne et mauvaise nouvelle réviser la constitution ça a du sens si ça permet d'améliorer le fonctionnement de la démocratie ça a du sens si ça permet d'être plus efficace mais on réforme pas la constitution pour réformer la constitution donc j'ai pas de bonne et une mauvaise nouvelle la seule bonne nouvelle qui pourrait venir c'est qu'on réforme une constitution pour que notre pays ait des instruments qui lui permet d'aller mieux alors question cette fois juste en face de vous il nous reste si on veut tenir les délais et on les les engagés cinq minutes cinq minutes voient la question véronique martinage afp une question courte pour revenir sur le rôle du sénat quel bilan pouvez-vous déjà tiré de l'évolution des questions d'actualité au gouvernement nous feront l'évaluation nous musiciens sommes engagées disons que le mercredi nô mais plutôt au centre de l'actualité politique c'est un bon jour que la longueur maîtriser des questions gouvernement nous permet d'avoir moins de fuite après 60 minutes et c'est trop tôt ils voient qu'on évalue il va falloir qu'on travaille aussi avec public sénat sur ce sujet parce que c'est eux qui sont aussi les évaluateurs c'est un point important mais j'ai plutôt une tendance à voir puisque je suis un peu les les buzz les tweets et je vois bien quand ça marche quand ça marche pas où aller on a les réponses assez rapidement disons que le mercredi n'est pas une mauvaise journée je réponds comme un paysan normand là y'a jamais très bonne année en normandie il ya des bonnes petites demi année donc je réponds on fera l'évaluation monsieur plutôt positif alors on va prendre les deux dernières questions il y en aura une ici il n'ya juste devant vous voit la première question bonjour la vie robert erb et nouvelle calédonie dans huit mois la nouvelle calédonie va de nouveau s'exprimer un deuxième référendum dans un climat anxiogène avec le même corps électoral la même question est probablement le même résultat vous présenté souvent comme un facilitateur de dialogue et de solutions alors une question la question que se posent tous les calédoniens là bas c'est que doit faire l'êta l'état qu'on n'entend pas beaucoup sur ce dossier pour sortir par le haut de cette situation trente deux ans après la signature des accords de matignon oudinot pour avoir reçu les uns les autres vous le savez au cours des dernières semaines je ne peux que constater que l'anxiété et ça n'est pas dans un camp c'est y compris j'allais dire j'ai reçu des océaniens juste avant noël c'est un véritable sujet le second sujet qui nous préoccupe c'est la situation économique et financière de la nouvelle calédonie le dossier nickel on n'en parle pas ici mais c'est un dossier extrêmement difficile aujourd'hui en nouvelle calédonie c'est même un dossier avec des conséquences le dossier énergétique est à dossier extrêmement important et il va bien falloir qu'on commence à se poser la question est ce sera j'ai prévu dans l'évoqué avec le premier ministre après avoir revu nos amis parlementaires sénateurs calédonien mai j'étais aux voeux de noël de 2,2 des députés et sénateurs de nouvelle calédonie quels que soient leur groupe politique il va bien falloir qu'on traite cette anxiété mais le jour d'après durée faire on ne pourra pas continuer ainsi sans donner des perspectives je crois que l'économie calédonienne et même là la cohésion il est vrai que la question qui est posée c'est comment le vivre ensemble peut se dessiner trente ans après quand on voit les limites de ce vivre ensemble et moi qui suis un appeau du vivre ensemble par nature je me dis qu'il va falloir qu'on soit imaginatif et qu' il va falloir se poser des questions sur le fond et je pense que ça n'est pas en en parlant pas je pense que de gouvernement je sais le premier ministre attentif sur ce sujet et je souhaite que sur ce sujet ça soit pas une partie des espèces de bras de fer entre les uns et les autres ce qui compte c'est la république est pour moi la nouvelle calédonie dans la république mais de quelle manière c'est ça qu'il va falloir imaginer demain alors cette fois ça sera la dernière question bonjour enfin calmé à public sénat voulait revenir sur les tensions entre le sénat et l'exécutif on a vu par exemple le rappelait le budget de l'elysée qui n'a pas été reçu par patrick strzoda on a vu le vote du plfss la veille d'annoncés sur l'hôpital ça donnait dans l'impression à certains sénateurs qu'il y avait encore un manque de respect des corps intermédiaires vraiment des parlementaires quel est votre sentiment à ce qu'une amélioration depuis la sphère benalla sur ce sujet je ne vais pas la sphère benalla comme un point de départ comme un point de l'arrivée sur le plfss dans les choses que j'ai eu avec le problème ici l'a parfaitement compris la décision du sénat tout ça n'est pas sérieux c'est encore pire que l'absence d'étude d'impact on savait qu'on allait faire une annonce différentes et on allait voter sur un texte dont nous savions que la sincérité serait mise en cause de lendemain pardonnez moi je crois que je crois que le gouvernement j'ai dit au premier ministre ensuite on ne peut pas continuer à faire un examen de projet de loi de finances comme nous le faisons en effet le gouvernement ne retire rien des débats de projet de loi de finances du sénat et pourtant si nous avait écoutés en 2017 on n'aurait peut-être pas eu décembre 2018 si vous avez écouté sur une partie des retraites peut-être qu'on n'en serait pas là si nous avait écouté notamment sur la question du déficit budgétaire par rapport au pin je souhaite vraiment le dernier mot appartient à la majorité à l'assemblée nationale mais si sur ces sujets là comme on le fait sur d'autres on s'écoutait un peu plus ce serait mieux et la pardonnez moi la balle elle est dans le camp et de l'assemblée nationale et de l'exécutif j'ai donc demandé au premier ministre première fois que j'annonce lundi que nous ayons une réflexion que nous conduisions avec les deux présidents de commission des finances de l'assemblée nationale et du sénat des deux rapporteurs généraux projet de voir comment nous n'avons pas j'allais dire des travaux qui nous ne nous permettent que de faire des recours au conseil constitutionnel et qui puisse aider y compris quand on n'est pas dans la même majorité à s'écouter mutuellement pour que la décision de la majorité soit éclairé notamment pas la vie d'une chambre qui puise dans les territoires et j'allais dire ses réflexions et pâques sur le sujet des collectivités territoriales sur la question de la taxation par exemple donc voilà j'espère qu'on va avancer voyez je suis plutôt dans une avance positive car je retiens de l'examen budgétaire tel qu'il s'est fait un immense travail fait par les collectionneurs des rapports dont certains vont servir de base d'ailleurs c'est pas du temps perdu mais je pense que le gouvernement devrait un peu bénéficié de ce travail plutôt que de le considérer par pertes et profits on n'aurait peut-être pas eu les gilet jaune si on avait écouté les rapporteurs et leur rapporteur général du budget au sénat à la fin 2017 merci beaucoup plus à bercy avant à la merci à vous vous voyez que pour monsieur je dis je suis en pleine forme il a déjà disparu et et que j'ai une allure de pré retraités mais très progressive voilà c'est par rapport au futur dégâts voilà merci beaucoup merci à vous voilà pour cette conférence de presse de gérard larcher une conférence de presse qui s'est donc terminée sur une tonalité offensive a à nouveau si le gouvernement avait écouté le sénat bien on n'en serait pas là il a notamment cité à deux reprises la crise des gilets jaunes il a terminé finalement comme il avait commencé bruno cautrès d'évidence c'est un opposant et un opposant offensif c'est très clair que le 9 janvier 2001 restera une date où il s'est passé quelque chose le président du sénat aujourd'hui a effectivement eu non seulement des paroles extrêmement offensive mais il s'est clairement où il a voulu clairement s'asseoir sur le siège de premier opposant et manuellement on le début de son discours en particulier mais aussi les réponses qu'il vient de qui vient de faire en concluant son discours le début de son discours était notamment extrêmement offensif pratiquement un réquisitoire contre la méthode de réforme des manuels macro et effectivement il vient d'assister si seulement on nous avait écoutés on n'aurait pas eu la crise des gilet jaune il l'a dit deux fois sur la réforme des retraites mais aussi sur de nombreux sujets gérard larcher sait aujourd'hui positionnée comme quelqu'un qui a peut-être d'autres ambitions interne que celle d'être président du sénat en tout cas devait incarner fortement une posture d'opposition emmanuel macron date très importante que celle du 9 janvier 2020 c'est ce qui vous marquent aussi benjamin morel cette opposition à cet opposant de droite qui s'est exprimé aujourd'hui oui très clairement là on voit que le gouvernement et emmanuel macron surtout en ce qui différencie bien edouard philippe et emmanuel macron ce cas c'est intéressant du point de vue de la construction du personnage et de ses rapports avec le centre et la droite en tout cas gérard larcher s'est très clairement positionné contre le gouvernement et contre la majorité à l'assemblée nationale dans une posture que l'on peut retrouver dans les autres discours précédents de voeux mais d'habitude vous avez toujours de tendances et disco vous avez un temps de l'offensive qui vous avez un temps de la conciliation avec les projets que le sénat pourrait mener main dans la main avec le gouvernement là ce temps de la conciliation on l'a pas réellement eu donc là en effet je suis d'accord avec ce qui a été dit c'est un vrai discours de rupture est justement le président du sénat va répondre dans un instant à nos questions alexandre pouces arrêt salle des conférences et dans toujours à la pression sans il va pouvoir interroger dans un instant poser les questions de public sénat a au président du sénat alexandre c'est à vous oui monsieur le président ce qu'on peut retenir de cette conférence de presse c'est que vous demander au gouvernement finalement de reporter l'examen de la réforme des retraites au parlement après les négociations avec les syndicats oui parce que je pense que on ne peut pas examiner un texte qui porte sur 14 pour cent du produit intérieur brut 320 milliards sans une étude d'impact préalable qui soit crédible or cette étude d'impact qu'elle nécessite de savoir quels seront les conclusions les propositions les accords ou les désaccords de cette conférence de financement que le premier ministre d'accepter qui me semble plutôt une bonne idée mais finalement reporté cet examen au parlement est ce qu'il ya un risque ça prolonge le blocage du pays mais non c'est une affaire trop sérieuse pour qu'on la gère uniquement dans la pulsion c'est pas un décalage de moi ta décalage de méthode on revient tout simplement l'esprit de la constitution on a eu une étude d'impact vous pourriez pas y'a pas de risque de blocage est ce que le dialecte dialogue social est bien mené en ce moment vous êtes un spécialiste du dialogue social par votre prépare vos précédents opus antillon qu' il n'a pas été très bien menée sinon on n'en serait pas là c'est le constat il n'a pas été très bien menée parce que je pense qu'on s'est pas dit la vérité est que on sait pas dit la vérité sur la question de l'âge c'est encore à mon avis beaucoup plus importants que les régimes spéciaux qui deviennent spécifiques en fait il n'y a pas de réforme des retraites qui ne prennent pas en compte parmi les paramètres le paramètre de l'âge alors vous avez indiqué durant cette conférence de presse que votre dialogue avec le président de la république finalement été simplement protocolaire lors des cérémonies lors des régionales un dialogue franc approfondi avec l'elysée c'est c'est difficile non le rôle dans la vème république c'est que mon dialogue soit avec le premier ministre se déroule parfaitement mais je dois rendre hommage au premier ministre nous avons un dialogue qui n'est pas l'apparence qui est en vérité y compris dans des points d'accord ou désaccords mais vous voyez que c'est un dialogue qui nous amène à avoir adopté 76 % de textes de manière convergente avec le président de la république moi je suis à sa disposition est d'accord donc les ya quand même une certaine fraîcheur dans les relations sur sa dissolution merci beaucoup monsieur le président pour votre réaction merci beaucoup alexandre pour cette interview de gérard larcher le président du sénat qui était à votre micro à l'instant arnaud benedetti mon que penser d'un ajustement des relations du sénat avec l'exécutif on a vu une différence entre ces relations entre gérard larcher et edouard philippe et avec emmanuel macron s'appelle à plusieurs reprises le président du sénat a montré que finalement ils avaient des relations je crois régulière avec le premier ministre est intéressant dans le contexte actuel parce que dans le contexte actuel on a un premier ministre qui est en première ligne et dont on sent parfois qui n'est pas tout à fait sur la même ligne que le président de la république notamment sur la fameuse question de l'âge pivot et que le président de la république l'a lui-même quelque part délégué lui a mis une forme de pression lors de discours de voeux pour retrouver une issue rapide et là on a quelque part un président du sénat qui retrouve finalement une relation jeu peut-être par fraternelles avec le premier ministre on n'ira pas jusque là mais en tout cas une relation qui lie et finalement au fait qu'ils ont appartenu à la même formation politique donc ça aussi ça joue vrai salon dans les réflexes du président du sénat d'autant plus que quand même la question de l'âge pivot c'est la question de l'âge légal fondamentalement et donc c'est bien une conception que défend le président du sénat contrairement à rebours de ce que penser en tout cas lors de la campagne présidentielle emmanuel macron et même lorsqu'il l'a répété encore récemment qu'il y a quelques semaines donc cette différenciation cette union cette importance est d'importance à mon sens et elles montrent surtout en creux la la fragilité ou même la froideur des relations entre le président du sénat le président prenait 4s n'a été largement question de la réforme de retraites lors de cette conférence de presse et il ya une annonce en tout cas du côté du président du sénat c'est qu'ils demandent le report de l'examen du texte en attendant la conférence de financement et ses fameuses études d'impact oui il a beaucoup insisté sur l'idée qu'à ses yeux la conférence sur le financement la proposition de laurent berger aller dans le bon sens qui était une bonne proposition mais effectivement il en a appelé un autre calendrier alors il vient de dire que c'était peut-être pas tellement une question de délai mais plus une question de méthode on voit qu'il ya pas seulement la question du report pour lui mais il ya la question de la méthodologie la discussion autour de cette question du financement est effectivement il a assisté beaucoup beaucoup beaucoup virée sur même sur cette dimension pour se positionner lui comme d'un des acteurs stratégiques pour dénouer la crise gérard larcher aujourd'hui il a mis sa contribution dans le débat d'aujourd'hui il a amené sa proposition à lui et je ne doute pas que cette proposition va faire réagir aussi les organisations syndicales donc on voit un gérard larcher qui aussi rentrer dans le débat et rentre comme un des acteurs de cette crise rebondit également sur cet aspect est effectivement par rapport à edouard philippe c'est extrêmement intéressant au fond le président du sénat c'est comme si vous nous expliquer que pour lui c'est peut-être emmanuel macron qui par ses hésitations ou sa méthodologie aurait mis edouard philippe en situation de difficulté et donc qui rapatriera hermet du edouard philippe au fond à l'intérieur d'un périmètre politique dont gérard larcher nous a passé le message aujourd'hui qu'il se sentait très bien dans ce paramètre le politique dans ce champ politique la droite les centristes nos amis centristes at il dit à deux ou trois reprises donc on voit qu'elle a aussi un marquage un balisage politique très intéressant qui a été fait par le président du sénat aujourd'hui oui benjamin morel un mot justement sur sur la méthode sur la réforme des retraites et la façon dont vient de s'exprimer gérera la recherche fruits si vous voulez gérard larcher s'est d'abord sur cette question de la réforme des retraites adressé à la droite il s'est dressé à la droite en effet en parlant d' edouard philippe qui est plutôt populaire à droite dans l'électorat des républicains il s'adressait à la droite également en enfonçons de coin de cette réforme qui peuvent être problématique pour le gouvernement d'abord la question de la gestion de la crise sociale en fait on a eu une grève extrêmement longue la plus longue depuis les années 80 on a une grève assez dur là on peut avoir une partie de l'électorat de droite qui reprochent au gouvernement est bien de ne pas avoir su gérer le conflit social deuxième point est bien la possibilité éventuellement de céder sur des éléments sur ces questions des régimes spécifiques sur la question de l'âge de la retraite et là on a un gérard larcher qui a la foi a joué un jeu d'équilibriste assez intéressant en étant très ferme sur le fond de la réforme en dix ans grosso modo il faut travailler plus longtemps il faut abolir réellement les régimes spéciaux et en même temps en étant très conciliant sur la méthode en expliquant que lui et bien en tant qu'ancien ministre du travail et cetera il y avait moins de gens dans la rue ça avait duré moins longtemps et que si la droite avait mené cette réforme ça ce serait passer plus facilement donc là c'est un jeu qui est à destination de cet électorat toi tu es bien merci beaucoup un benjamin morel merci bruno cautrès pour tous vos éclairages arnaud bénédicte y rester avec nous encore quelques minutes on va prendre la direction de la présidence à nouveau car alexandre vous êtes avec le président de groupe l'est républicain au sénat bruno retailleau oui bruno retailleau le président du sénat a demandé l'exil le report de l'examen au parlement de cette réforme des retraites est-ce que ce report ça ne va pas prolonger le blocage du pays les grèves non mais c'est deux choses différentes moi je pense que la dissociation entre la façon dont on va financer les retraites de demain et le mode de calcul des retraites aussi pour nos aînés c'est terrible pourquoi parce que dans un système à points si vous n'avez pas le un équilibre financier c'est le point qui s'ajuste c'est des pensions qui diminue et la preuve nous a été donnée par mails macron lui même depuis deux ans puisque il avait certifié au moment de son élection pendant la campagne qui ne toucherait pas à l'âge légal à 62 ans il n'a pas touché à l'âge légal et il a désindexé les retraites ce sont des milliards en moins que nos aînés n'ont pas pu toucher donc on voit bien et c'est ce que nous voulons nous on veut d'abord assurer à nos retraités un pouvoir d'achat l'important c'est pas savoir si on calcule les pensions en terme de points ou en termes de trimestre l'important c'est ce que nos retraités nos aînés vont toucher demain et c'est pour ça qu'on est pour l'augmentation de l'âge légal c'est-à-dire à 64 ans et puis 65 dans un deuxième temps alors durant cette conférence de presse on a parlé de l'agenda parlementaire de cette année 2020 dans deux semaines il ya un texte important le projet loi de bioéthique est sûre notamment l'ouverture la pma toutes les femmes et bien votre groupe l'est républicain est assez divisés comment vous vivez cette division non il n'est pas divisée il est très majoritairement opposés à cette comment dirais-je ouverture de la pma qui prive les enfants de pères simplement la plupart des autres groupes sont favorables donc il ya une question d'arithmétique il ya une première phase qui sait jouer avec la commission spéciale il y aura l'examen en hémicycle c'est le plus important c'est là qu'on va voter les textes que je souhaite moi c'est qu' on puisse trouver des points d'équilibré c'est d'ailleurs ce que gérard larcher a indiqué il ya quelques instants donc il y aura et je serai le premier à déposer des amendements mais on aura des équilibres aussi à trouver vous savez que on n'est pas dans une procédure d'urgence voilà donc les choses reviendront est ce que je veux dire enfin c'est que les députés auront le dernier mot donc il va falloir trouver ce qui peut subsister d'utile pour apporter à ce texte des limites des limites éthiques alors merci beaucoup bruno retailleau pour votre réaction oui juste un mot pour revenir sur la fin de cette interview arnaud benedetti on le voit il ya peut-être quand même un risque de divisions de scission du groupe l air sur la question de la loi de bioéthique et notamment à l'appel pour tout temps oui toujours sur liste vous savez ce sont les sujets sociétaux sont des sujets qui sont clivant et qui traverse pratiquement toutes les formations politiques enfin avec bien évidemment des degrés différents mais globalement ça sera pas un facteur si vous voulez au delà du vote un facteur de division profond et durable et structurant la majorité quand même sénatoriales reste fondamentalement aujourd'hui solide et cohérente quelles que soient les circonstances législatives donc on peut penser quand même que passer ce cap passé cette difficulté éventuelle bon il faut encore s'assurer de la réalité si je puis dire quelque part la majorité restera plutôt unis s'il est un sujet en tout cas sur laquelle à la majorité sénatoriale la droite est unie et bien c'est sur la réforme des retraites une réforme d'ailleurs que gérard larcher a étrillé à plusieurs reprises lors de sa conférence de presse on écoute le président du sénat tout à l'heure on passe de l'âge pivot au nombre d'heures d'annuités travaillé et cotisé puis au passo grand père puis on revient sur l'âge pivot en fait c'est parce qu'on veut pas se dire la vérité il ya un problème avec l'âge légal disons nous la vérité je pense que la vérité est la seule manière de regagner la confiance la vérité n'est pas toujours facile à dire mais ne pas dire la vérité c'est la certitude de la défiance et il faut dire la vérité aux français dit gérard larcher air et campe sur sa position pour les l air il est très clair qu'il va falloir travailler plus longtemps est finalement ce qu'il fait mal à la majorité présidentielle c'est d'avoir entretenu le flou sur wii alors il ya plusieurs choses dans les déclarations de gérard larcher il ya d'abord une critique très net sur la méthode et la communication autour du projet de réforme des retraites il rappelle en effet les oscillations du gouvernement et de l'exécutif sur ce dossier depuis plusieurs mois et c'est assez cruel au demeurant il y à un deuxième aspect c'est que et qui est vrai sans moment à mon sens le plus grave pour la majorité présidentielle c'est que il met en doute si vous voulez fortement la sincérité de l'exécutif sur ce sujet dans ce terreau midi le problème fondamental aujourd'hui de l'exécutif sait qu'il ne dit pas la vérité aux français il tient un discours qui est un discours plutôt double en l'occurrence ou derrière la sémantique on cache la réalité des des problèmes et le troisième point c'est qui qui est aussi extrêmement difficiles pour la majorité présidentielle c'est qui il s'attaque sur le fond à sa méthode il dit en substance voilà il réforme essentielle voilà une réforme de fond mais il faut être en mesure un moment donné d'ouvrir un dialogue de deux de disposer de temps pour pouvoir la mener donc on est bien avec cette affaire dans une bataille pour la conquête quand même de l'électorat de droite et de centre-droit parce que d'une certaine façon le président du sénat nous explique qu'il est favorable à une vraie réforme sur le projet des retraites une réforme qui ne se cachent pas qu'ils ne cachent pas la vérité aux français donc en d'autres termes il essaye d'être sur le terrain de marqueur d'un électorat centre-droit qui peut éventuellement soutenir emmanuel macron s'il va jusqu'au bout de la logique de cette réforme mais le président du sénat démontrent d'une certaine manière que il n'ya rien de cette volonté affichée dans aujourd'hui la façon dont tu agis l'exécutif donc il ya bien là en tout cas cet électorat là qui est ciblé et puis par ailleurs concernant la méthode encore une fois sur la méthode il montre par sa forme de communication en rappelant l'expérience qui est la sienne d'anciens ministres du travail en montrant qu' il est un nombre de concertation ils se montrent quelque part ouvert à la démocratie sociale donc il est d'une certaine manière aussi dans un discours qui est audible par une gauche réformiste une gorge plus sociale on voit bien que il est entré là de construire un personnage politique qui est un personnage politique qui s'efforce d'être l'homme d'une synthèse éventuellement pour d'autres combats la partition de la droite sur la réforme des retraites elle est plus fine à jouer que celle de la gauche la gauche dans le retrait total de la dans le rejet total de la réforme la droite elle doit bien expliquer où elle veut une réforme est une réforme qui est plus jusqu'au boutistes qui serait peut-être pas plus populaires celles l'avait à l'expliquer oui parce que l'enjeu encore une fois tant pour la république en marche pour emmanuel macron que pour l'offre de droite républicaine c'est d'arriver à arrimer cet électorat de centre-droit dont on considère aujourd'hui qu'il est un écrin absolument essentiel pour emmanuel macron l'emporter lors de la prochaine élection présidentielle et pour la survie même des républicains on a vu quand même depuis deux ans et ça c'est très important sur le plan la sociologie électorale une transformation de l'électorat de d'emmanuel macron entre le résultat de la présidentielle et le résultat des européennes puisque le résultat des européennes a montré fortement une poussée de l'électorat centre-droit dans le vote mc rognant et c'est bien aujourd'hui l'un des enjeux qui est lui aussi à cette question de la réforme emmanuel macron ne peut pas céder sur la réforme il ne peut pas céder sur la réforme parce que s'ils cèdent sur la réforme c'est son logiciel sur joli ciel de la transformation politique du pays qui est en panne et d'une certaine façon la droite républicaine par la voix de gérard larcher a compris qu'il y avait là en tout cas un effet d'aubaine qui pouvaient profiter à sa formation politique vous restez avec nous une nouvelle fois alexandre plus hardcore vous êtes avec le président du groupe centriste au sénat le sénateur hervé marseille louis hervé marseille on va parler de la réforme des retraites un sujet principal de cette conférence de presse gérard larcher demandé bien un report de l'examen au parlement après la fin des négociations des syndicats on va vers une conférence de financement de ce régime de retraite les centristes demandait une conférence sociale justement sur ce sujet c'est un peu la victoire des centristes écouter surtout la victoire du bon sens parce que on a perdu beaucoup de temps je pense qu'on aurait pu s'épargner beaucoup de difficultés nous avions demandé avec patrick mignola président du groupe modem à l'assemblée jean christophe lagarde qui présidait au pays cette conférence parce qu'il paraissait de bon sens de mettre tout le monde autour de la table pour essayer d'atteindre les objectifs et d'en parler de faire des propositions aujourd'hui c'est le cabba tant mieux cette méthode de faire des conférences sociale est ce que ça marche vraiment ça fait plus de deux ans qu'on met tout le monde autour de la table sur cette réforme des retraites et on aboutit à rien déjà premier point vous le dites ça fait deux ans qu'on parle de tout ça la presse en parle les syndicats évidemment en parle le gouvernement s'en saisit il ya encore une fois qu'un seul endroit où on n'a pas parlé de ça c'est le parlement il est tenu à l'écart de tout ça fait deux ans qu'il n'y a pas eu de débats de propositions du gouvernement à son instigation soit l'assemblée nationale soit au sénat donc c'est un peu dommage que on est passé un peu outre le parlement qu'on est passé outre pendant longtemps des syndicats et que maintenant comme toujours on soit obligé de revenir en arrière pour essayer de trouver les bonnes solutions et finalement dans cet acte ii du quinquennat est ce que ça a vraiment changé le dialogue avec le parlement le dialogue avec les syndicats écoutez c'est laborieux et on peut toujours se plaindre un peu du fait que les corps intermédiaires sont pas suffisamment pris en considération vous savez tout ça se reproduira un parce que dans un pays où les institutions sont malmenés et où il n'y a qu'un exécutif et la rue y'a plus de syndicats ya plus de partis politiques ont passé au dessus du parlement c'est dangereux parce que à force d'être dans la bipolarité c'est pas toujours celui qu'on attend qu'ils arrivent l'importance des corps intermédiaires merci beaucoup hervé marseille d'avoir répondu à mes questions oui hervé marseille qui parle du fait qu'il n'ya plus de camp intermédiaire aujourd'hui le parlement est tenu à l'écart de tout a dit le président du groupe centre et c'est ce que vous êtes d'accord avec cette analyse avec cette position de l'exécutif aujourd'hui écoutés en tout cas gérard larcher a lui même dit qu'on ne perd pas son temps à dialoguer avec le parlement - j'ai trouvé que finalement tout l'intervention du président du sénat visé au delà de l'aspect très offensif qui a été le sien a rappelé que le sénat était une chambre de modération qui d'une certaine manière et est capable de prendre le pouls social le pouls territoriale du pays et on voit bien que lorsque il fait cette présentation c'est une critique en creux extrêmement dur finalement de la pratique de la gouvernance du président de la république sur les relations entre le président de la république et des cours intermédiaires on voit bien que là aussi le sénat se fait le défenseur des corps intermédiaires pas seulement des élus mais aussi des partenaires sociaux donc on a là d'une certaine manière une illustration par gérard larcher de la nécessité d'instaurer un dialogue qui soit un dialogue susceptibles de porter les réformes on ne peut pas porter les réformes sans dialoguer en d'autres termes c'est ce qu'essaye de faire passer comme message gérard larcher en montrant que d'une certaine façon là aussi le fameux acte 2 de l'exécutif n'est peut-être pas au rendez vous il est peut-être rendez-vous de la communication mais il n'est pas au rendez vous de la pratique du bourg d'ailleurs il ya eu plus de dialogue que ce que l'on pouvait imaginer entre les deux jambes elle a aussi fait valoir que les trois quarts des textes ont fait l'objet d'un accord entre le sénat et l'assemblée nationale en commission mixte paritaire oui parce que si vous et tout l'enjeu pour le président du sénat est de montrer que si le sénat est en effet un contre-pouvoir mais c'est un contre-pouvoir nécessaire c'est pas un contre pouvoir d'obstruction c'est un comprendre pouvoir d'accompagnement de la pratique du pouvoir face aux critiques qui peuvent lui être faites par la majorité présidentielle il s'agit encore une fois de montrer que l'institution qui le dirige est une institution qui n'est pas dans une opposition systématique doux disons les différents exemples qu'il a pu citer dans son intervention un contre-pouvoir d'accompagnement est ce que finalement on retrouve pas là et bien fête traditionnelle du bicamérisme que défend traditionnellement gérard larcher bien sûr comme président du sénat oui clairement de toute façon il faut dans une démocratie parlementaire alors c'est pas le cas du tout et démocratie parlementaire il existe des démocraties parlementaires au sens en sénat mais finalement elles sont assez minoritaire le le sénat joue pleinement son rôle dans une dans une configuration d'opposition clairement on l'a vu lors des différentes cohabitation c'est là qu'il retrouve toute sa valeur institutionnelle parce que encore une fois il est cette chambre de modération et de contraintes qui permet d'exercer un vrai contre-pouvoir lorsque la majorité présidentielle est pléthorique comme c'est le cas aujourd'hui mais la vertu du bicamérisme que semble loué le président du sénat c'est une une vertu qui est dans l'adn des démocraties parlementaires et bien voilà c'est sur ses bienfaits du bicamérisme que nous allons terminer cette émission consacrée à la conférence de presse de rentrée de gérard larcher merci à vous de l'avoir suivi et à très bientôt sur l'antenne de public sénat [Musique]

Gérard Larcher répond aux questions de l'Association des Journalistes Parlementaires. — Gérard Larcher · Pourquijevote