Mort de Quentin Deranque : LFI se défend
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 1:05OuverteRéponse directe
Le maire candidat est confiant. Comment justifie-t-il cette confiance ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Son principal adversaire ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Pourquoi le candidat écologiste refuse-t-il toute alliance avec le PS ?
- 2:19RelanceRéponse directe
Cette querelle des gauches est idéale pour la droite, non ?
- 2:43OuverteRéponse directe
La droite et le centre sont aussi divisés. Pourquoi ?
- 2:59FerméeRéponse directe
Ah bon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28InvitéFait
« Je leur ai tendu la main, ils ne l'ont pas souhaité. »
- 2:03InvitéFait
« Il n'y a pas de guerre à gauche. L'île est une ville profondément à gauche. »
- 2:07InvitéFait
« Je ne suis pas partisan des accords de coin de table. »
- 4:10InvitéFait
« On pourrait y revenir dessus, pour un principe de solidarité et d'égalité pour tous les citoyens qui subissent des dégâts nationaux. »
- 4:18InvitéFait
« Proposer des choses concrètes, des policiers municipaux en plus, des commerces en moins qui ferment, la grande place qu'on ne veut pas piétonniser. »
- 10:16InvitéFait
« Bien sûr, l'annonce de l'état de catastrophe naturelle, je rappelle qu'on est inondé quand même depuis 7 jours, donc c'est un minimum. »
- 10:22InvitéFait
« Deuxième point, c'est un déblocage de fonds exceptionnels pour les habitants sinistrés, mais également pour les collectivités territoriales. »
- 14:44Locuteur non identifiéFait
« LFI est née dans la violence, avec cette formule désormais célèbre prononcée en 2012, tout conflictualisé. »
- 14:50Locuteur non identifiéFait
« Et LFI mourra de la violence au fur et à mesure que la lumière sera faite sur l'incroyable proportion de délinquants au sein de ses députés. »
- 15:07Locuteur non identifiéFait
« Je souhaite que dans le débat parlementaire que nous ayons ensemble, nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamnée par la justice pour ça, bien évidemment, à la violence, puisse également avoir une peine d'inégibilité. »
- 15:25InvitéFait
« J'appelle donc à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler la France insoumise et la tenir à l'écart des institutions. »
- 15:47InvitéFait
« La France insoumise, j'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, n'a aucune responsabilité dans les actes dramatiques qui ont été commis jeudi à Lyon. »
- 15:57InvitéFait
« Je demande que maintenant ça s'arrête, ces accusations, parce que comme on l'a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations, elles ont ensuite des conséquences. »
- 16:44PrésentateurFait
« De fait, oui, il y a une affaire LFI, puisque l'assistant parlementaire d'un député LFI a été placé en garde à vue, enfin même deux. »
- 17:03PrésentateurFait
« Mais je dirais qu'il y a surtout une affaire LFI aujourd'hui, parce qu'effectivement, il y a, je dirais, dans la lignée de l'hystérisation politique à laquelle on assiste, mais qui ne date pas de l'affaire Quentin, on a effectivement cet embrasement général et ses haros sur LFI. »
Temps de parole
- Invité43 %
- Présentateur26 %
- Locuteur non identifié16 %
- Invité 28 %
- Invité 34 %
≈ 2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
On va ouvrir une page à l'élection municipale, on va prendre la direction de Lille, tout de suite où Martine Aubry a laissé la place il y a quelques mois à son dauphin, Arnaud Deslandes, il doit faire face au candidat écologiste qui avait failli l'emporter en 2020. Marion Lopageux nous raconte cette campagne depuis l'intérieur, regardez.
Ambiance de fête avant la bataille des municipales. Comme tous les mois, les seniors ont droit à leur bal. En droit idéal pour Arnaud Deslandes, le maire sortant et candidat du Parti Socialiste de continuer à se faire connaître, dix mois après avoir pris la succession de Martine Aubry. L'ancien stagiaire qui a gravi tous les échelons se voit déjà en rassembleur de la gauche au deuxième tour, alors que le PS a failli perdre la mairie en 2020 à 227 voix près. Le maire candidat est confiant.
Je reconnais que nous n'avons pas les verts avec nous au premier tour. Je leur ai tendu la main, ils ne l'ont pas souhaité. De vous à moi, je considère par contre qu'on ne compte pas une candidature juste sur l'envie de revanche. Et d'ailleurs, je constate qu'on a aussi beaucoup de points de convergence entre nous, entre nos programmes, ce qui je pense facilitera l'accord du second tour. En tout cas, moi je leur tends déjà la main pour le second tour. Je regrette qu'on n'ait pas fait un accord dès le premier tour. Mais la gauche n'est pas aussi divisée que ça. Elle est largement rassemblée derrière moi aujourd'hui.
Son principal adversaire ?
Stéphane Bally, je suis conseiller municipal et candidat pour les élections municipales en mars prochain. On vote.
Pas de déficit de notoriété. C'est bien Stéphane Bally qui a failli rafler la mairie en 2020. Pour le candidat écolo, il est impensable de s'allier avec le PS avant ou après le deuxième tour des municipales.
Il n'y a pas de guerre à gauche. L'île est une ville profondément à gauche. En dernière législative, la gauche fait plus de 70%. Moi, je ne suis pas partisan des accords de coin de table. Je suis partisan de proposer un projet, une incarnation, une méthode. Et les Lillois, les Lilloises choisiront.
Cette querelle des gauches est idéale pour la droite qui y voit une occasion de faire basculer la ville.
La vérité, c'est qu'à chaque élection, la gauche part en ordre de marche un peu éclatée. Et donc, c'est à nous, justement, les Républicains, le parti des Républicains, de rappeler à quel point la République est importante et de rappeler à quel point nos idées, nos valeurs sont importantes et on y est attaché et que c'est nous qui les défendons.
La droite et le centre sont eux aussi divisés. Violette Spilbou, arrivée troisième lors des municipales de 2020, se revendique du bloc central. Elle aussi est attentive à l'émiettement de la gauche. Passage obligé des candidats, le marché du samedi matin. Ah bon ? Oui.
J'entendais. Ah oui, vous faisiez quoi avec le Père Moroy ? J'étais directeur d'une association pour personnages. Ah, ça s'appelait comment ? SOS Trois-Images. Ah bah oui ! On a un projet qui est Lillo-Lillois. C'est surtout ça qui est important. En fait, vous le voyez ce matin, personne ne me demande mon parti politique, mon étiquette, parce qu'ils savent qu'avoir un maire demain, c'est plutôt avoir un maire qui s'est rassemblé, qui s'est avoir un esprit de concorde. Quand on fait référence à Pierre Moroy, c'est de ça qu'on se souvient. C'est une métropole européenne de Lille qui est gouvernée avec la droite et la gauche ensemble. Et c'est ça que moi je veux recréer à Lille.
Mathieu Vallée, candidat pour le Rassemblement National, préfère le porte-à-porte, plus direct auprès des électeurs selon lui.
Bonjour monsieur, je suis candidat à la mairie de Lille pour le Rassemblement National, Mathieu Vallée, ancien policier. Et donc comme la sécurité, c'est un thème majeur pour moi à la ville, je suis Lillois.
D'accord.
Voilà, j'aurais pu rester flic et du coup je m'engage.
Il y en a d'autres ?
Je pense que six ans après, les cartes sont rabattues puisque Martine Aubry est partie après 24 ans de baronie. Et donc aujourd'hui, on sera jugé, j'espère, sur nos programmes. Voilà, donc au niveau national, le Rassemblement National a fait sa preuve qu'ils pouvaient gouverner parce qu'à l'Assemblée Nationale, on propose des choses concrètes. Et bien je vais faire la même chose au niveau municipal. Proposer des choses concrètes, des policiers municipaux en plus, des commerces en moins qui ferment, la grande place qu'on ne veut pas piétonniser. Voilà, c'est très concret et c'est du tout de suite si on est élu.
Selon un sondage Ipsos commandé par le Parti Socialiste en septembre, le RN passerait la barre du second tour avec 11% d'intention de vote. Les listes LFI, Renaissance et les écologistes sont au coude à coude entre 16 et 19% des voix. Quant au maire sortant, il est crédité de 27% d'intention de vote.
Et pour être tout à fait complet, je vous donne les autres listes en liste à Lille. La liste lutte ouvrière, elle est menée par Pierre Madelein. La liste LFI, Lawera à douche. La liste écologiste et génération, Stéphane Bally. La liste Lille prospère, David Mecci. La liste au-delà des partis, menée, animée par Baptiste Roussel. Et puis je vous donne rendez-vous aussi. Public Sénat organise le premier grand débat entre candidats à la mairie. C'est un événement exceptionnel qu'on vous propose en partenariat avec nos amis de BFM Grand Lille. Le débat aura lieu ce soir, 17h. On voulait vous montrer l'envers du décor. Ce matin, on va retrouver tout de suite Adrien Lannoy. Adrien, bonjour.
Vous présentez cette émission avec Auriane Manchini, qu'on ne présente plus. Racontez-nous un peu comment vous vous préparez.
On se prépare très bien avec Auriane. Depuis plusieurs jours, on a échangé sur les thèmes qui font cette campagne des municipales.
On en a choisi trois, puisque vous avez déjà bien présenté les candidats dans votre reportage que l'on vient de voir. Moi, je vais vous parler plutôt des sujets de ce débat ce soir. Il y aura donc effectivement la sécurité avec des thèmes bien précis à Lille. Faut-il ou pas armer la police municipale ? Martine Aubry a toujours dit non. C'est non également pour Arnaud Deslandes, le maire actuel. Mais Violette Spilbout ou Mathieu Vallée, Louis Delmer à droite sont pour. Il y aura donc débat sur l'armement de la police municipale. C'est un peu le quartier de la fête où il y a souvent des nuisances nocturnes.
Les riverains qui râlent depuis des années comment sécuriser et améliorer le cadre de vie des riverains dans ce quartier. Le deuxième thème ce soir, ce sera l'attractivité. On a entendu Mathieu Vallée parler de la piétonnisation de la Grand-Place. C'est tout récent. C'est un vrai symbole. La Grand-Place de Lille est devenue 100% piétonne. Il y a juste un mois, le 12 janvier. Mais ça s'est fait un peu à marche forcée, rapidement. On a senti qu'Arnaud Deslandes voulait cette piétonnisation avant les élections municipales. Tout le monde n'est pas d'accord. Faut-il la maintenir en l'état, l'élargir ? Comment réagissent les commerçants également à Lille ? C'est un sujet d'actualité chez nous.
Et puis le stationnement également. Martine Aubry a voulu un stationnement payé dans toute la ville pour les Lillois. Forcément, c'est une mesure contre le pouvoir d'achat. qui dénonce ses opposants aujourd'hui. C'est un vrai sujet de débat pour ce soir entre les candidats. Et puis le dernier thème, ce sera le logement avec l'encadrement des loyers à Lille, qui n'est pas si efficace que ça, selon un rapport d'un observatoire privé il y a quelques mois. Et puis le dossier Saint-Sauveur, c'est très précis. C'est une grande friche, une ancienne gare de triage de 23 hectares
qui est un peu comme une verrue en centre-ville. Martine Aubry voulait faire 2000 logements.
D'autres voulaient faire tout simplement un parc urbain pour ces quartiers populaires. Il y aura encore débat entre les candidats ce soir avec Oriane Mancini. Ils seront 6 autour de la table à 17h. Trois débats, beaucoup de sujets à évoquer ce soir. On continue de peaufiner ces questions. On vous donne rendez-vous à 17h. Et on sera là à 17h. Merci beaucoup Adrien pour le programme. Et très bon débat à vous. On vous regardera bien évidemment tout à l'heure. Allez, on va tout de suite continuer à parler de ces élections municipales avec vous, Guimet. Les municipales notamment à Marseille. C'est très chaud, on en parle dans la presse ce matin.
Oui, c'est très serré et rien n'est joué, selon un sondage Elab réalisé pour la Provence. Vous le voyez, Benoît Payan est au coude à coude avec le candidat à Rassemblement national, Franck Alizio. Le maire sortant est à 31% dans les intentions de vote quand son rival est à 29%. Pour l'extrême droite, c'est un niveau inédit pour un scrutin local à Marseille. Et puis, loin derrière eux, la candidate d'hiver droite Martine Vassal est pour l'instant à 21%. Le match à trois est en train de se transformer en duel. Et à Montpellier, c'est pour l'instant le maire sortant qui fait la course en tête.
Oui, et de loin, de très très loin, selon les résultats d'un sondage réalisé par l'IFOP, vous le voyez, pour midi libre. Au premier tour, le socialiste remporterait 35% des voix, c'est-à-dire 19 points d'avance sur la candidate suivante, l'insoumise Nathalie Oziol qui en récalterait 16%. Et puis, à la troisième place, l'humoriste Rémi Gaillard crée la surprise avec 10% des voix. En 2020, il avait déjà été candidat. Il avait d'ailleurs manqué le second tour à 200 voix près. Dans l'actualité également, cette ancienne chanteuse pop candidate à Paris. Oui, Steve, rappelez-vous de cette chanson ? Ah là, je ne me rappelle pas. Ah oui, ça me dit quelque chose.
Eh bien oui, c'était l'un des tubes de 2007. Eh bien, 19 ans plus tard, Coxie, son interprète, rejoint la liste de Sarah Knafo. Coxie, Laure Cohen, de son vrai nom, sera tête de liste dans le 14e arrondissement. L'ancienne chanteuse, devenue coach en prise de parole, se dit pourtant apolitique. Mais après une rencontre avec l'eurodéputée Reconquête, elle s'est dit admirative, je cite, de ses propositions et de son programme. Elle a donc accepté de figurer sur sa liste. Je ne suis pas émourienne. Je suis simplement une Parisienne à bout de nerfs, assure-t-elle. Ce qui m'intéresse, c'est l'avis des gens. Merci beaucoup, Guimet. On vous retrouve tout à l'heure pour la revue de presse en région.
On va tout de suite parler des crues historiques qui touchent une grande partie du territoire, et notamment l'ouest de la France. On retrouve le sénateur RDSE, Michel Massé, qui est avec nous depuis, je crois, la gare de Bordeaux. Monsieur le sénateur, bonjour. Vous attendez, je crois, la ministre. Et vous avez deux, trois mois à lui dire, je crois. Oui, tout à fait. Bonjour. Je me trouve à Aiguillon, dans l'Auté-Garonne. On attend patiemment, madame la ministre, pour 4-5 points brièvement. Bien sûr, l'annonce de l'état de catastrophe naturelle, je rappelle qu'on est inondé quand même depuis 7 jours, donc c'est un minimum.
Deuxième point, c'est un déblocage de fonds exceptionnels pour les habitants sinistrés, mais également pour les collectivités territoriales. On pourrait y revenir dessus, pour un principe de solidarité et d'égalité pour tous les citoyens qui subissent des dégâts nationaux. L'autre point, c'est une vigilance particulière sur les assurances afin de pouvoir bénéficier d'une myriade d'experts dans un délai extrêmement contraint et très rapide, que ce soit vraiment efficace de suite, et puis faciliter l'instruction des dossiers d'anonymisation, notamment, je pense, au régime dans le cadre agricole qui est particulièrement touché, mais également l'industrie.
– Oui, en gros, vous vous posez la question où est Sébastien Lecornu ? Vous n'êtes pas assez accompagné par le gouvernement aujourd'hui, c'est ce que vous dites. – Écoutez, certainement que l'État a pris le temps pour nous faire de très belles annonces aujourd'hui. – D'accord, donc c'est un euphémisme pour dire, voilà, ça presse, il va falloir nous aider au plus vite et notamment aider les collectivités locales. – Il y a une urgence, il y a une urgence parce que vous le savez, il y a deux événements climatiques qui sont conjugués, à la fois des inondations et également une tempête, ce qui est exceptionnel.
On a toujours des maisons qui sont bien entendu inondées, des foyers qui n'ont pas d'électricité. Heureusement qu'il y a l'entraide fraternelle entre les habitants. Heureusement également qu'il y a une mobilisation générale de la part des services de l'État de M. le Préfet, des pompiers, nos sapeurs-pompiers qui sont là volontaires et combien importants les collectivités ont joué le rôle, que ce soit le département ou les mairies. Voilà, mais tout cela au bout de 7 jours n'est plus tenable. – On a bien entendu votre message, monsieur le sénateur. – Oui, allez-y. – Un dernier point, si je peux permettre, un dernier point, si je peux permettre, revoir très très rapidement la GEMAPI.
On appelle à une solidarité nationale. On ne peut pas demander un territoire comme nous, petite communauté de communes, de 19 000 habitants, où on collecte 500 000 euros sur une taxe qu'on n'a pas demandé, avec 19 millions de travaux aujourd'hui. – C'est bien noté, merci. – Donc, les prêches vont continuer. Voilà, je vous remercie beaucoup. – Demain, ça j'ai passé. Merci beaucoup, monsieur le sénateur, et bon entretien avec la ministre Guimet. On va continuer à parler avec vous des inondations et des crues, parce qu'évidemment, ça fait la une des quotidiens régionaux ce matin. – Oui, notamment du courrier Picard.
Le quotidien qui s'inquiète, regardez, l'assurance-habitation va encore grimper dans les Hauts-de-France, de 9 % de plus en moyenne cette année. Il s'agit des plus fortes hausses de France en cause, vous l'avez dit, les risques climatiques, dont les inondations, notamment sur le littoral. Résultat, en Picardie, les primes d'assurance devraient continuer d'augmenter dans les prochaines années, et certains territoires pourraient même, à terme, ne plus être assurables. – Les paillettes, Guimet, on veut des paillettes, on veut des JO avec… – Mais je n'offre de l'or, Steve, pas des paillettes !
– Des paillettes et de l'or, avec effectivement la première place remportée hier par les filles en relais biathlon. – C'était, oui, aux JO de Milan-Cortina, irrésistible selon l'Est républicain, renversante pour le Dauphiné libéré. Les Bleus ont créé l'exploit, 34 ans après les pionnières des JO d'Alberville en 92. Les quatre Françaises ont écrasé la concurrence, et avec ce nouveau sacre, le sixième, la France bat son record en nombre de médailles d'or aux JO. – Et à deux jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, la montagne se penche sur les liens entre les bêtes et ceux qui les élèvent. – Oui, l'amour est dans les tables.
Au titre, vous le voyez, la montagne qui raconte, même s'ils finissent par les conduire à l'abattoir, les éleveurs nouent des liens aussi forts que particuliers avec leurs animaux. Et pour la première fois depuis sa création, le Salon de l'Agriculture n'accueillera donc aucun bovin cette année. – Pas de paillettes au Salon de l'Agriculture. Merci beaucoup, Guimet, pour ce tour complet de l'actualité en région. Les suites tout de suite de l'affaire Quentin Deranck, une semaine après le passage à tabac du militant identitaire qui a succombé à ses blessures. L'enquête progresse. Deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnaud sont toujours en garde à vue. LFI est dans la tourmente.
On en parle dans un instant, mais tout de suite, ce sujet, il est signé Gaspard Bunel. – Manifestation organisée par l'extrême droite à Lille où minutes de silence hier au Sénat, cinq jours après sa mort, les hommages pour Quentin Deranck se multiplient. Mais après le recueillement, les passes d'armes politiques ont repris au centre de toutes les attaques, la France insoumise.
– LFI est née dans la violence, avec cette formule désormais célèbre prononcée en 2012, tout conflictualisé. Et LFI mourra de la violence au fur et à mesure que la lumière sera faite sur l'incroyable proportion de délinquants au sein de ses députés.
Deux assistants parlementaires du député insoumis Raphaël Arnaud sont mis en cause dans l'affaire. Le gouvernement accentue donc sa pression sur l'élu, condamné pour violence volontaire en réunion en 2022.
– Je souhaite que dans le débat parlementaire que nous ayons ensemble, nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamnée par la justice pour ça, bien évidemment, à la violence, puisse également avoir une peine d'inégibilité.
De son côté, Jordan Bardella va même plus loin et demande de faire un front républicain contre la France insoumise. – J'appelle donc à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler la France insoumise et la tenir à l'écart des institutions, que ce soit à l'Assemblée nationale où ses députés siègent dans de nombreuses instances ou en vue des prochaines élections municipales. – Les responsables LFI se défendent d'être associés au meurtre de Quentin de Ranque. – La France insoumise, j'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, n'a aucune responsabilité.
Dans les actes dramatiques qui ont été commis jeudi, à Lyon, et donc je demande que maintenant ça s'arrête, ces accusations, parce que comme on l'a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations, elles ont ensuite des conséquences. – En plus des dégradations commises contre des permanences LFI, le siège du parti a été visé par une alerte à la bombière. Les occupants ont dû être évacués. – Y a-t-il une affaire LFI ? Assiste-t-on à une grande récupération politique ? Pour en parler, pour en débattre, j'accueille sur ce plateau Aurore Malval. Bonjour.
– Bonjour.
– Grand reporter au service politique de Marianne. Bonjour, Mickaël Darmon, j'allais dire camarade, mais oui, camarade Mickaël Darmon, ça va ? – Oui, pourquoi pas, monsieur. – Évitorialiste politique I24 News. Très simplement, on le voit que cette enquête progresse, on voit qu'il y a une sorte d'embrasement dans la classe politique. Aurore, il y a une affaire LFI aujourd'hui ?
– De fait, oui, il y a une affaire LFI, puisque l'assistant parlementaire d'un député LFI a été placé en garde à vue, enfin même deux.
– Deux et un stagiaire.
– Et un stagiaire, et qu'un député de la France insoumise est le cofondateur de la Jeune Garde, le mouvement qui serait impliqué dans l'affaire. Mais je dirais qu'il y a surtout une affaire LFI aujourd'hui, parce qu'effectivement, il y a, je dirais, dans la lignée de l'hystérisation politique à laquelle on assiste, mais qui ne date pas de l'affaire Quentin, on a effectivement cet embrasement général et ses haros sur LFI. Alors, pour différentes raisons, avec différentes façons de faire des différents groupes politiques, mais oui, la France insoumise est aujourd'hui au cœur de cette affaire, et même, je dirais, de la façon dont se redéfinit le champ politique.
– Mais est-ce qu'on n'assiste pas quand même à une grande récupération politique ? On va les entendre, on va entendre Jordan Bardella, on va entendre un peu plus tard Bruno Retailleau, sans vraiment rentrer pour l'instant dans les détails, on voit que c'est haro sur LFI, et ce n'est pas tout à fait un ondard à moins d'un mois maintenant des élections municipales.
– Oui, mais c'est logique aussi avec l'évolution politologique de LFI.
Il ne faut quand même pas oublier qu'aussi depuis des mois et des mois maintenant, et même plus que ça, dans tous les sondages, la France insoumise est considérée comme le parti le plus dangereux par les Français sondés, et non pas pour des analystes ou des observateurs de la vie politique, que Jean-Luc Mélenchon est considéré comme étant le personnage politique le plus rejeté par les Français, et que c'est la conséquence également de la matrice politique qui a été posée par Jean-Luc Mélenchon et en particulier aussi par le groupe des Insoumis à l'Assemblée, qui est d'organiser la conflictualité, le bruit et la fureur, et de poser le conflit et le chaos comme étant la manière de faire de la politique.
Donc de ce point de vue-là, on est dans une logique aussi d'incitation, et puis cette affaire, elle met au jour aussi la mécanique qui existe entre la jeune garde et la France insoumise. C'est-à-dire qu'effectivement, c'est un groupe qui est à proximité, on le voit bien, en solidarité avec la France insoumise, et tranquillement, discrètement, on voit que ses membres obtiennent des postes de collaborateurs au sein de l'Assemblée nationale. On le voit maintenant de manière assez claire. Donc le lien est établi, de toute façon, entre le mouvement d'autodéfense et le mouvement politique.
Sur la stratégie peut-être de la France insoumise, alors Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompas répètent, ils condamnent la violence politique, etc., etc. Et puis, sur la contre-attaque, très précisément, au début, j'ai l'impression, une petite hésitation du côté de la France insoumise. Et puis, très clairement, ensuite, Jean-Luc Mélenchon est allé en disant on soutient la jeune garde. Quelle est la ligne aujourd'hui du parti, Aurore ?
De toute façon, la France insoumise n'abandonne jamais les siens. Ça, c'est quand même un principe qui a été posé, c'est-à-dire dans l'adversité même la plus totale. D'ailleurs, même si, dans l'affaire Quatennens, par exemple, Jean-Luc Mélenchon avait tenu bon contre une partie de son parti. D'ailleurs, Adrien Quatennens avait quand même été suspendu temporairement du groupe à l'Assemblée nationale. Dans le cas de Raphaël Arnault, c'est quand même un petit peu plus délicat parce qu'il n'est pas directement, en tout cas pénalement, on ne lui reproche rien. Il n'a pas été placé en garde à vue, il n'a pas à ce stade de l'enquête été entendu.
Effectivement, lorsque Manuel Bompas est interrogé à plusieurs reprises, il dit, je trouve d'ailleurs de façon assez claire, que si des membres de la Jeune Garde sont impliqués, qu'effectivement, ils devront être condamnés et même la France insoumise, en tout cas, moi, c'est comme ça que je l'avais compris à l'époque, ne soutiendrait plus la requête, justement, pour demander la non-dissolution de ce groupe. Parce que, vous savez, la Jeune Garde a été dissoute par Bruno Retailleau et l'affaire est en réexamen devant le Conseil d'État qui devait se prononcer d'ailleurs le 11 février. Finalement, cette audience a été décalée.
Et évidemment, la Jeune Garde a des soutiens qui, jusque-là, demandaient à ce que le mouvement ne soit pas dissous. Donc, j'avais compris, en tout cas, dans cette expression de Manuel Bompard qu'il s'agissait aussi de ne pas assumer précisément tout ce que faisait la Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon a eu peut-être un discours assez différent mais qui correspond à Jean-Luc Mélenchon. C'est-à-dire, on ne laisse pas les seins sur le bord de la route et aussi, face, je dirais, aux attaques, eh bien, la France insoumise fait bloc. Donc, ça, c'est la stratégie. Même si ça peut, effectivement, en embarrasser certains, en interne, je ne suis pas sûre que tout le monde soit exactement
sur la ligne Jean-Luc Mélenchon. Puisqu'on parlait des réactions politiques, je voulais vous faire écouter Jordan Bardella qui s'en est à nouveau pris à la France insoumise. C'était hier à l'occasion d'une conférence de presse. La veille du lynchage de Quentin, la France insoumise affirmait dans un communiqué officiel soutenant le recours du groupuscule devant le Conseil d'État contre sa dissolution. Nous le disons fièrement, la Jeune Garde est essentielle. De son côté, la patronne des écologistes, Marine Tondelier, signait elle une tribune en soutien sans équivoque à cette milice. Depuis plusieurs années, la Jeune Garde s'est donc constituée en bras armés de la gauche.
Comment vous analysez tout ça, Mickaël ? C'est le RN qui essaye de refiler le mystiquerie, la diabolisation à la France insoumise ?
Il fait de la politique. Franchement, n'importe qui à sa place dit la même chose. C'est normal. De son point de vue et là où il est. Et puis surtout, il prend acte d'une évolution qui n'est pas nouvelle. Toutes les études, également les sondages depuis des mois et des mois, attestent que ce qui est en train de se former, notamment à l'occasion du scrutin des élections municipales, on verra pour après, c'est la constitution d'un front républicain anti-LFI. Tous les sondages et tous les instituts l'ont mis en avant comme étant la bascule nouvelle et la nouveauté également politique en train de faire jour.
Mais bien sûr, vraiment, le RN, ce n'est pas un parti complètement neutre. Pour le dire avec euphémisme. Mais ils ont été diabolisés et à raison pendant des années et des années. Et là, Jordan Bardella essaye de dire « Non, nous, maintenant, on est clean et c'est les autres les méchants. »
Ce n'est pas qu'il essaye, il le dit déjà, clairement, et puis il pousse sa stratégie. On verra si les Français la valident. Nous, on ne peut pas dire aujourd'hui « Regardez, il instrumentalise ». De là où il est par rapport à son métier et par rapport à sa position et ses ambitions, c'est parfaitement normal qu'il dise ça parce qu'il a beau jeu de le dire parce qu'on voit bien qu'on a un Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui voit le chaos et la Führer, lui revenir en boomerang et le met dans une crise qui peut être fatale par rapport à son magistère.
Alors, Bruno Retailleau dit à peu près la même chose. On va l'écouter et puis je vous donne la parole tout de suite. On écoute Bruno Retailleau sur cette nécessité de faire un cordon contre, pas de Front républicain, mais un cordon sanitaire contre la France insoumise. Écoutez. Pour moi, le cordon sanitaire, c'est contre LFI. Je l'ai dit, je l'ai redit, j'avais indiqué à un certain nombre de reprises que pour moi, désormais, il quittait le champ républicain et qu'on devait barrer la route et que pas une seule voix ne devait aller sur des candidats soutenus ou des candidats LFI. Ça vous étonne, Aurore ?
Non, ça ne me surprend pas du tout parce que c'est effectivement la stratégie de Bruno Retailleau depuis plusieurs mois, voire années, le temps passe si vite. Moi, je me souviens d'entendre Bruno Retailleau répéter qu'il était rentré au gouvernement pour faire barrage à la gauche. D'ailleurs, là, il ne parlait pas de la France insoumise, il parlait de la gauche.
Et d'ailleurs, je pense que c'est assez intéressant parce qu'on va très vite assister et on y assiste déjà dans les expressions à la fois du Rassemblement national mais aussi de LR à, finalement, pratiquer le déshonneur par association, c'est-à-dire que la France insoumise est d'abord ciblée puis, ensuite, ça s'étend au reste de la gauche. On entend notamment les supporters de Rachida Dati pointer le fait que la jeune garde aurait soutenu, faisait partie des soutiens du nouveau Front populaire donc que son adversaire à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, était soutenu et avait donc des liens avec la jeune garde.
Donc, on voit bien comment tout cela va progresser et d'ailleurs, je dirais que l'attitude de Bruno Retailleau qui, évidemment, récupère encore une fois cette brutalisation de la vie politique, cette hystérisation, elle n'est pas que le fait de la France insoumise. Lorsque Bruno Retailleau dit ça, ou même le disait avant, il participe aussi de cette violence politique et d'ailleurs, on va voir donc que très rapidement, toute la gauche va un petit peu se trouver ciblée pour cette proximité, pour le fait d'avoir fait des accords.
C'est ce que dit Rachida Dati, c'est toute la gauche dans le même sac.
Exactement et donc, c'est aussi pour ça qu'à gauche, il y a une gêne un petit peu entre deux attitudes finalement. Soit faire bloc, justement, pour défendre ce bloc de gauche, pour défendre aussi face à l'extrême droite, encore une fois, ce combat qui les oppose, qui est un combat aussi idéologique face à la montée de l'extrême droite et aussi le fait, doit-on crier finalement, se distancer, crier Haro avec les autres au risque d'être balayé par cette vague qui emportera tout la gauche ?
Est-ce que vous parlez de la gauche ? Vous avez entendu Olivier Faure quelque part ? Je crois qu'il a fait une note de blog, Mickaël, qui est assez discret, non, Olivier Faure ?
Oui, c'est que Marine Tondelier, peut-être même, on peut faire, je ne sais pas, une déclaration en vert, on ne sait pas, pour essayer de récupérer effectivement une localisation, mais ça montre bien, effectivement, cet embarras qu'on évoquait à l'instant, effectivement, qu'on réévoquait de la gauche, mais qui est aussi une raison très prosaïque, ne serait-ce que, par exemple, sur l'île de France, vous avez une quarantaine de listes municipales où vous avez une association entre l'EPS et LFI.
Donc, de ce point de vue-là, il y a aussi des enjeux, nous sommes quand même à un mois d'une élection, et il y a un an d'une élection présidentielle, bien évidemment, qu'il y a des intérêts électoraux qui président à la prudence de certains, et Olivier Faure et celui qui a construit le nouveau Front populaire, qui a construit cette alliance avec LFI ou LFI dans cette logique-là d'ailleurs était dominante, et il n'a pas la possibilité encore politique de clarifier comme l'affaire Raphaël Glucksmann, François Hollande ou Jérôme Gage.
Pour revenir aussi sur Bruno Retailleau, on avait un sénateur tout à l'heure, un sénateur LR, qui nous disait « ben voilà, moi, c'est plutôt la ligne Chirac ». La ligne Chirac, on ne pactise pas, on ne fait pas d'alliance avec le Rassemblement National. Là, on est en train de basculer dans autre chose aussi, parce que Bruno Retailleau, ce qu'il dit, pour moi, c'est contre LFI.
Oui, c'est ça. Pour lui, c'est la nouveauté. Cette manière aussi d'installer subrepticement et de légitimer une mécanique d'union des droites. Parce que si effectivement on fait un front public à contre LFI, alors à un moment donné, on est fondé à pouvoir s'associer, ne serait-ce que ponctuellement, avec le RN. D'ailleurs, Jean-Dame Adela, il y a quelques jours, a quand même déjà aussi envoyé un message en disant « pour faire battre la gauche dans certaines villes, on regardera au cas par cas les possibilités d'accords, ou de désistement ».
Mais on voit bien monter effectivement cette musique crypto-shirakienne que porte d'ailleurs quelqu'un comme Xavier Bertrand depuis longtemps puisque son slogan c'est ni LFI ni le RN. On pourrait penser qu'il est rejoint peut-être par l'évolution des événements. Mais ça pose quand même un problème parce que si effectivement le centre ou le bloc central n'est pas assez fort pour la présidentielle, pour avoir effectivement un candidat, dans ces cas-là, s'il y a un choix au deuxième tour à la présidentielle entre le RN et l'FI, ça veut dire quoi ni RN ni l'FI ?
Mais l'union des droites, on en prend le chemin en fait, c'est ce qu'on entend dans la bouche de Bruno Rotaio. Il n'appelle pas lui formellement l'union des droites, je crois que c'est l'union des électeurs. Oui,
ce qu'il dit Bruno Rotaio c'est qu'il veut effectivement prendre dans le tapet, dans le vivier si je puis dire trivialement des électeurs du Rassemblement National pour les ramener chez les Républicains. Mais en fait, c'est toujours le même fantasme qui existe à droite, c'est réussir à nouveau l'OPA que Nicolas Sarkozy avait pratiqué en 2007 et récupérer pour eux à leur bénéfice les électeurs du Rassemblement National. Mais c'est vrai qu'idéologiquement, on a du mal à voir ce qui différencie réellement un Bruno Rotaio d'un Jordan Bardella lorsqu'on entend leurs expressions et même effectivement lorsqu'on les entend s'exprimer sur cette attaque.
Je pense d'ailleurs que ça va plus loin que reprocher à la France insoumise d'avoir pris en son sein adoubé la jeune garde. Il s'agit de prouver presque que ontologiquement la gauche serait violente et que ce mysté gris justement de la diabolisation il rejaillerait, il serait mis à gauche pour de nombreuses années. Est-ce que ça veut dire pour autant que Bruno Rotaio veut faire l'union des droites ?
Je ne suis pas sûre, pas tout de suite en tout cas, il veut essayer d'abord de tenter de mener son aventure et d'essayer lui d'émerger face à l'extrême droite, voire éventuellement, d'ailleurs il ne cracherait pas je pense sur un front républicain qui se constituerait face à lui si d'aventure ils se retrouvaient candidats face à Jordan Bardella. Donc tout ça est quand même un peu hypocrite.
À faire, à suivre, chère, autre sujet important, c'est cru exceptionnel qui frappe la France depuis le 1er janvier. Il est tombé sur le sud-ouest de la France, l'équivalent d'un hiver entier. Beaucoup de villages sont sous les eaux, beaucoup d'agriculteurs aussi sont complètement désespérés par la situation. Certains élus regrettent l'absence du gouvernement à leur côté. Écoutez, le sénateur Michel Massé, c'était tout à l'heure. Il y a deux événements climatiques qui sont conjugués, à la fois des inondations et également une tempête, ce qui est exceptionnel. On a toujours des maisons qui sont bien entendu inondées. On attend patiemment Madame la Ministre pour 4-5 points brièvement.
Bien sûr, l'annonce de l'état de catastrophe naturelle, je rappelle qu'on est inondé quand même depuis 7 jours, donc c'est un minimum. Deuxième point, c'est un déblocage de fonds exceptionnel pour les habitants sinistrés, mais également pour les collectivités territoriales. L'autre point, c'est une vigilance particulière sur les assurances afin de pouvoir bénéficier d'une myriade d'experts dans un délai extrêmement contraint et très rapide. Michael, vous qui avez des infos sur tout, vous savez où est Sébastien Lecornu ?
On le cherche également. Il est certainement dans son bureau et à gérer cette crise de loin. Ce qui frappe, c'est qu'effectivement, vous avez dit vous-même dans votre lancement cru exceptionnel, je pense qu'il faut enlever le mot exceptionnel. C'est-à-dire qu'on va devoir s'habituer et ça va faire partie de la norme et donc, il va falloir que des politiques publiques soient maintenant mises en place de façon extrêmement puissante. Mais c'est vrai qu'avant, on voyait tout de suite un Premier ministre, on se souvient de Jean-Pierre Raffarin, dans les marées noires et autres inondations, venir au chevet des populations blessées. Là, le gouvernement reste au sec.
Mais alors, comment vous l'expliquez ? C'est quoi ? C'est effectivement parce qu'il y a d'autres sujets qui sont aussi très importants, mais vous avez des milliers de Français qui sont les pieds dans l'eau, des villages qui sont sous les eaux. Comment vous expliquez ce silence relatif ? Alors, Sébastien Lecornu, pour être tout à fait clair, il était malade hier, il n'est pas venu aux questions d'actualité au gouvernement. Peut-être, alors il y a un déplacement qui est prévu dans l'après-midi, mais pour l'instant, c'est un peu...
Les crues, elles n'ont pas commencé hier, effectivement. C'est vrai que moi, j'ai été assez frappée de voir Monique Barbu, qu'on a peut-être pour certains téléspectateurs des chaînes d'info en continu, découvert à cette occasion. Commentons-nous depuis les salons dorés de son ministère ? Eh bien, les crues, c'est vrai que ça donne toujours... Je trouve que c'est prêter facilement le flanc à la critique, alors qu'il pourrait en être autrement. Ce n'est pas si difficile que ça de se déplacer sur le terrain, montrer que le gouvernement est aux côtés des concitoyens et d'ailleurs, parfois, ça coûte cher. Je rappelle que le ministre, justement, M.
Mati, qui avait dû démissionner pour avoir commenté la canicule à l'époque sous Jacques Chirac en bras de chemise depuis son lieu de vacances. Donc, c'est important, les symboles, ça compte. Alors, pourquoi on ne s'en est pas soucié ? Est-ce que c'est parce qu'effectivement, ce gouvernement-là est un gouvernement un petit peu faible qui ne semble pas en tout cas avoir une grande prise sur les décisions et qui gère finalement le tout-venant, mais qui ne s'attache pas en tout cas à donner de la symbolique du pouvoir à ses concitoyens ?
Est-ce que ça veut dire aussi que ce sujet de l'adaptation des règlements climatiques va venir percuter, en tout cas, pas percuter, mais venir s'imposer dans la campagne des municipales qui débute ?
En tout cas, certainement, la manière dont, au fond, les grands sujets régaliens ne sont pas traités par le sommet d'État et s'imposent maintenant aux élus locaux, on le voit déjà, c'est en train d'arriver vraiment au cœur de la campagne et des demandes des électeurs, mais on voit bien que les digues face aux crues ont cédé, peut-être que les digues politiques seront un peu plus fortes.
C'est l'heure de l'histoire du jour et vous savez, l'histoire du jour, c'est toujours beaucoup d'amour. Aujourd'hui, j'ai eu envie de vous parler de chaussettes, non pas celles de l'archiduchesse, des chaussettes encore plus spéciales. Elles sont à l'effigie de candidats aux élections municipales et plus précisément aux candidats de la mairie de Lille. Une boutique s'est lancée dans le business, elle vend six modèles correspondant aux six principales têtes de liste. Le fondateur de l'enseigne nous explique que c'est une initiative purement citoyenne, admettons, admettons. Ça permet en tout cas de faire connaître le visage et même le nom des différents prétendants à l'élection.
Alors, pourquoi pas vivre les chaussettes lilloises ? Est-ce qu'il faut faire ça ailleurs pour faire émerger des candidats, Mickaël ? Est-ce que vous mettriez des chaussettes Rachida Dati ou des chaussettes Emmanuel Grégoire, vous ? Je ne sais pas,
elles pourraient être facilement déchirées.
Merci, Aurore. Merci beaucoup. Merci, Mickaël. Merci d'avoir participé à ces débats. Merci à vous devant votre écran pour votre fidélité. Ne zappez pas, il y a plein de super programmes sur Public Sénat. Et puis, en fin d'après-midi, vous avez rendez-vous avec Thomas Hugues pour Sens Public. Et puis aussi, il y a le débat, le grand débat organisé à Lille, notamment avec Orianne Manchini. Ce sera à 17h, prise d'antenne à 16h45. Excellente journée à tous sur Public Sénat. Bye bye.
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